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Nouvelles

Djakotomey: Jacob Fidégnon porté à la tête de l'association de développement
L'Association de développement de la commune de Djakotomey sort d'un quart de siècle de léthargie. C'est à la faveur de son congrès ordinaire tenu, samedi 15 février dernier, à l'arrondissement central. Deuxième du genre depuis la création de l’association, le congrès a été sanctionné par le renouvellement des instances dirigeantes. Le magistrat Jacob Fidégnon a été porté à la tête du nouveau bureau exécutif. Les filles et fils de la commune de Djakotomey se sont réunis, samedi dernier, dans le cadre du deuxième congrès ordinaire de leur association. Venus des dix arrondissements de la commune, ils ont étudié puis adopté les statuts et règlement intérieur de l’association rebaptisée Assomption pour le développement de Djakotomey. Il s'en est suivi le renouvellement des instances de gouvernance à savoir le bureau et le conseil consultatif. Pour le bureau exécutif, c’est au magistrat Jacob Fidégnon qu’est revenue la charge de maintenir allumée la flamme de l’association après le congrès de 1995. Il est assisté de Éphrem Sogbavi au poste de secrétaire général et de Koumassi Montcho à la trésorerie générale sans oublier les autres membres du bureau. Le nouveau président a pour mission de mettre en œuvre les directives de l’assemblée générale et de faire rayonner la commune à travers des initiatives de développement. Des premiers mots du président Jacob Fidégnon, il ressort la volonté de promouvoir la paix, la fraternité et le développement. Les attentes En envoyant, samedi dernier,des représentants saluer la relance des activités de l’association de développement de leur terre natale, le patriarche Bruno Amoussou et le ministre Oswald Homeky ainsi que le préfet du Couffo attendent que le creuset joue véritablement sa partition dans le processus de développement. Et cela, les délégations respectives l’ont rappelé,tour à tour, en invitant tous à fumer le calumet de la paix et à mettre le cap sur l’épanouissement et l’autonomie économique des communautés. Faire de l’importance numérique des cadres natifs de la commune un avantage pour son développement a été leur credo.Nassirou Farougou, représentant du préfet, souligne que « aucun conseil communal ne peut à lui seul relever le défi de développement ». Dandji Kokou, le maire de la commune saluera, lui aussi, la renaissance de l’association dont il attend des actions concrètes pour le bien-être des communautés. Lesquelles actions devront prendre en compte, selon lui, les préoccupations de toutes les catégories socio professionnelles de la commune.Mieux, il a invité l’association à fédérer ses énergies avec celles des autres acteurs de développement pour des actions concertées et conduites à l’unisson sur le front de lutte contre, le sous-développement. Portée sur les fonts baptismaux en 1987, l’association n’a tenu qu’un seul congrès ordinaire en 1995 avec à sa tête feu Félix Essou Dansou. Société 18 févr. 2020


Projection du film Adu: 90 minutes sous le charme touristique du Bénin
Le Bénin comme lieu de tournage pour les producteurs en quête de décors merveilleux. C’est ce que comptent vendre désormais le ministre Jean Michel Abimbola et ses collaborateurs au reste du monde. La production espagnole « Adu » en salle, depuis la fin du mois de janvier dernier, sert de tremplin à cette promotion de la destination Bénin. Jeudi 13 février, la première de ce film s’est offerte comme un grand moment de célébration des attraits touristiques du Bénin. C’était une soirée pas comme les autres. Face au grand écran de la salle de cinéma de Canal Olympia à Wologuèdè, membres du gouvernement, députés, diplomates, autorités et cadres à divers niveaux, acteurs culturels, cinéastes, et autres amoureux du septième art se sont retrouvés pour découvrir Adu. Adu, du nom du jeune enfant parakois Moustapha Oumarou, tête d’affiche de cette production de grande facture tournée par des Espagnols, mais presque essentiellement au Bénin. Personne n’a voulu rater ce moment exceptionnel. En off de la projection, il y a eu un moment de célébration des acteurs et auteurs du film. Ils se sont volontiers prêtés au jeu des flashs, offrant ainsi l’occasion au public et aux autorités présentes d’immortaliser la première de Adu, mais aussi et surtout ce moment avec les acteurs du film ainsi que l’équipe de production. Et avec celle que l’on pourrait qualifier de facilitatrice de cette aventure que tous souhaitent revivre, Bella Agossou, actrice béninoise vivant en Catalogne. Passé cet instant, place à la projection. Dans le noir et le silence des salles de cinéma, Adu se déploie, sous le regard admiratif de quelque 300 spectateurs et reporters (béninois et étrangers). Inutile de souligner que la concentration était à son comble et que par moments,s’échappaient des sentiments de fierté à la vue de certains décors du pays, des sourires approbateurs à la vue de certains acteurs et des rires aux éclats sur certaines actions, notamment celles de Moustapha. On doit surtout mentionner que le jeune enfant dont le coaching a été assuré par Bella Agossou a impressionné plus d’un. Il a en effet, malgré son jeune âge, assuré et assumé son rôle de bout en bout. Comme lui, Zeyidiya Dissou a également comblé les attentes du public par la maîtrise de son rôle. Ces deux jeunes enfants que rien ne prédestinait au cinéma sont devenus au bout des 90 minutes, non seulement les héros d’une soirée, mais aussi et surtout la fierté de tout un pays. La fierté, c’est aussi les autres acteurs, notamment Koffi Gahou, de regrettée mémoire, Didier Nassègandé, Eliane Chagas et bien d’autres qui ont apporté leur touche à Adu. Fierté ! Fierté, le film l’était aussi dans son entièreté. De Cotonou à Ganvié en passant par Adja-Ouèrè, mille et un attraits du Bénin défilaient tout au long des 90 minutes du film. Et cela fait logiquement la fierté du ministre en charge de la Culture qui n’est pas allé du dos de la cuillère pour le saluer. Des initiatives du genre doivent se multiplier, indique le ministre qui rappelle en effet que Adu, c’étaient deux cent mille entrées à la première faite en Espagne et 400 salles de projection dans le monde. Le message qu’il faut y lire, c’est que « nous avons l’occasion de montrer notre pays à travers une supra production espagnole » et envoyer ainsi un signal au monde entier qu’il est un condensé de l’Afrique dont il garde solidement pour lui, une part des attraits à travers la faune, la flore, les fleuves, les plaines… Autant d’éléments de satisfaction qui sont sans doute à la base de la standing ovation qui a accueilli le générique de fin du film. Culture 17 févr. 2020


Droit international des droits humains: Ousmane Batoko pour une meilleure application
La clôture des travaux du séminaire-dialogue des juges d’Afrique francophone sur une meilleure application du droit international des droits de l’Homme a été l’occasion pour Ousmane Batoko, président de la Cour suprême, de lancer un appel fort à ses pairs en faveur d’une meilleure application par les juges de ces droits sans lesquels il ne saurait y avoir ni démocratie, ni Etat de droit. En saluant la qualité du rapport qui a sanctionné les 48 heures de travaux du séminaire-dialogue des juges d’Afrique francophone pour une meilleure application du droit international des droits de l’Homme, Ousmane Batoko, président de la Cour suprême, a surtout voulu reconnaître à ses pairs présents la qualité de leurs contributions. Ainsi, il n’a pas caché ses sentiments de satisfaction pour le co-degré d’implication des participants à ce grand rendez-vous scientifique international. « Deux jours durant, nous avons travaillé à l’atteinte des objectifs que nous nous sommes assignés en décidant dans des conditions d’urgence de ce séminaire-dialogue », fait observer le président Ousmane Batoko à la clôture des travaux. Les débats ont tourné autour d’une thématique de préoccupation majeure touchant à la problématique de l’Etat de droit en construction au quotidien dans chacun de nos pays, poursuit-il. Avec une légitime fierté, il reconnait que la rencontre de Cotonou a eu le mérite de contribuer substantiellement au renforcement des capacités des juges africains francophones en vue de l’application efficiente du droit international des droits de l’Homme. « Nous aurons été amenés à échanger sans faux-fuyant sur les voies et moyens afin de permettre une meilleure protection et une garantie optimale des droits de l’Homme non seulement dans les cours et tribunaux des Etats, mais également par les institutions régionales et sous-régionales africaines et internationales… en confrontant nos idées sur les approches, voire sur les évolutions jurisprudentielles. Nous aurons contribué par là même à la consolidation de la démocratie et à l’enracinement de l’Etat de droit à l’échelle des Etats francophones de notre continent », souligne-t-il. L’une des illustrations, dit-il, c’est le rapport général des travaux présenté par le professeur Dandi Gnamou. « Au regard des conclusions de la rencontre, nous pouvons être fiers du travail abattu et dire avec une réelle fierté que les résultats escomptés ont été au rendez-vous de nos légitimes attentes », se satisfait le président de la Cour suprême qui n’a pas oublié de témoigner aux participants et experts, ses gratitudes pour les contributions de qualité à l’élévation du débat et surtout à l’enrichissement mutuel qui est la plus-value pédagogique que chacun aura tirée de ce rendez-vous de pédagogie réciproque. « L’effectivité de la protection des droits humains qu’assurent nos institutions au sein du monde francophone n’est plus à démontrer », ajoute-t-il, souhaitant dès lors une meilleure application du droit international des droits de l’Homme. Aussi, va-t-il, comme à l’ouverture des travaux, insister une fois de plus sur la sécurité juridique indispensable pour les citoyens et « la sacralité des droits de l’Homme dans un environnement de confiance à la prééminence des outils de leur protection ainsi qu’un environnement d’espérance en la pérennité de leur sauvegarde ». Actualités 17 févr. 2020


Non participation aux communales 2020: Restaurer l’espoir méconnait-il la Charte des partis politiques ?
La décision du parti ‘’Restaurer l’espoir’’ (Re) de ne pas participer aux élections municipales et communales du 17 mai prochain est contradictoire à l’esprit et à la lettre de la Charte des partis politiques en vigueur au Bénin. « Les partis politiques sont tenus de participer aux élections législatives, communales et locales. Tout parti politique perd son statut juridique s’il ne présente pas de candidats à deux (02) élections législatives consécutives. La décision de retrait de l’enregistrement est prise par le ministre chargé de l’Intérieur et publiée au Journal officiel de la République du Bénin. Le recours en annulation contre la décision du ministre chargé de l’Intérieur est suspensif ». Telles sont les dispositions de l’article 27 de la loi portant Charte des partis politiques, en vigueur au Bénin. Lesquelles dispositions font clairement obligation aux partis politiques de prendre part aux joutes électorales politiques. Puisque c’est à travers cette participation que le parti politique non seulement joue par excellence son rôle d’animateur de la vie politique nationale mais aussi arrive à mesurer son influence sur le terrain politique. C’est en cela que la décision de boycott prise par le parti Re au terme des travaux de sa séance extraordinaire tenue lundi 10 février dernier à son siège à Cotonou fait couler beaucoup d’encre et de salive. Le parti de Candide Azannaï porte plusieurs griefs contre le processus électoral en cours, pour justifier son choix. Pour cette formation politique en effet, les élections communales et municipales du 17 mai prochain n’ont aucun enjeu national. « Les lois qui l’organisent violent l’essence même de la décentralisation», précise le communiqué final qui a sanctionné les travaux de ces assises. Selon Re, les élections projetées pour le 17 mai 2020 « sont pipées, non égalitaires, corrompues à tout point de vue car formatées sur les bases exclusives générées par les élections législatives exclusives ». Le parti ‘’Restaurer l’espoir’’ souhaite l’organisation d’un dialogue national inclusif. Pour cette formation politique de l’Opposition, le seul enjeu politique pour le peuple béninois, est « la reconquête des libertés, le rétablissement de l’Etat de droit, la restauration de la démocratie et la sauvegarde des acquis de la Conférence nationale ». C’est donc au regard de tout ceci qu’il a décidé d’opter pour la politique de la chaise vide. Fuite en avant ? Seulement que ce boycott n’est pas en phase avec la loi qui ne permet pas aux partis légalement reconnus à rester en marge des joutes politiques. Mieux, d’aucuns se posent la question de savoir comment un parti politique qui a été recalé contre son gré lors des élections législatives d’avril 2019 pour défaut de récépissé qu’il a fini par obtenir, va vendanger cette occasion électorale en décidant d’opter pour la politique de la chaise vide maintenant qu’il a en main le précieux sésame. L’on se demande si la vraie raison du boycott de Re n’est pas ailleurs. Surtout avec les dispositions contraignantes notamment du Code électoral exigeant désormais aux partis politiques en lice aux communales et municipales de recueillir au moins un taux de 10 % des suffrages obtenus au plan national avant d’être éligibles à la répartition des sièges. Aussi, la loi fait-elle obligation aux partis politiques de pourvoir les candidatures dans les 546 arrondissements, c’est-à-dire toutes les circonscriptions électorales sur toute l’étendue du territoire national. Toutes choses nécessitant plus d’investissements physiques, matériels et financiers de la part des dirigeants de ce parti qui n’a pas pour autant encore une assisse nationale. A quoi bon alors de déployer de tels investissements si l’on n’est pas sûr que les résultats seront au rendez-vous au bout du rouleau au soir du dimanche 17 mai prochain en obtenant le fameux taux de 10 %? Cela, afin de prétendre obtenir des conseillers municipaux et communaux avec la possibilité peut-être d’avoir des maires au bout du processus. Candide Azannaï et les siens, qui ne sont pas nés de la dernière pluie, ont certainement fait leurs calculs. Et le choix a été vite fait. Seulement que cette décision de boycott viole les dispositions de la Charte des partis politiques qui exigent la participation de toutes les formations politiques au processus électoral de peur de perdre leur statut juridique après deux absences aux législatives. Politique 17 févr. 2020


Joseph Gnonlonfoun au cabinet du président de la Haac: « Ce qui nous préoccupe, c’est la paix »
Joseph Gnonlonfoun, médiateur de la République, a été reçu en audience par le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, hier jeudi 13 février. Au menu des discussions, la régulation des médias en période électorale. Reçu en audience par Rémi Prosper Moretti, président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, hier jeudi 13 février, Joseph Gnonlonfoun, médiateur de la République, est sorti satisfait de la séance. Sa satisfaction, selon ses explications, est fondée sur l’assurance que son hôte lui a donnée par rapport aux mesures que la Haac, institution de régulation des médias, est en train de prendre dans le cadre de ces élections prévues pour le 17 mai prochain. Le médiateur de la République a indiqué que les citoyens sont appelés à aller voter pour ceux qui vont les diriger à la base. Ces élections seront organisées par la Commission électorale nationale autonome (Cena) et par un certain nombre de structures dont la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, d’après Joseph Gnonlonfoun. Ce qui préoccupe c’est la préservation de la paix, indique le médiateur. « Aujourd’hui, nous sommes venus voir les conseillers de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication pour dire aux membres que notre problème à nous, c’est la recherche de la paix, rien que la paix et la fraternité », a martelé Joseph Gnonlonfoun. « On leur a dit aussi que, dans le cadre de la régulation et du suivi des activités de la presse, nous sommes d’accord avec eux chaque fois qu’ils vont dans le sens de la recherche de la paix, dans le sens de la recherche du bien-être des populations et de tous nos concitoyens », a-t-il ajouté. Selon le médiateur, ceux qui seront élus vont aider le Bénin à aller vers le développement. Ils vont contribuer à construire un Bénin de paix et de tranquillité et un Bénin qui se développe. Dans sa démarche pour un bon déroulement des élections, le médiateur entreprend de faire le tour non seulement des institutions de la République mais aussi des organisations de la Société civile. Actualités 14 févr. 2020


Programme des Nations unies pour le développement: Un nouveau représentant résident par intérim au Bénin
Bouri Jean Victor Sanhouidi est le nouveau représentant résident par intérim du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) au Bénin. De nationalité burkinabè, cet agroéconomiste de formation, marié et père d’un enfant, a pris fonction à Cotonou, le 6 février dernier, informe l’institution à travers un communiqué de presse parvenu à notre rédaction. A sa prise de contact avec le personnel de l’institution, Bouri Jean Victor Sanhouidi a reconnu aux uns et autres les efforts faits en vue de l’atteinte des objectifs à eux assignés. Outre les performances réalisées au cours de l’année 2019, le nouveau représentant résident par intérim a salué le travail en équipe, le respect mutuel et le sens de responsabilité du personnel. « Je suis là pour vous accompagner et partager mes expériences acquises au fil des nombreuses années de ma vie professionnelle passée dans différents pays », a-t-il déclaré. Avec plus de 30 ans aux Nations unies et particulièrement au Pnud, où il a commencé sa carrière en 1981 en tant qu’administrateur auxiliaire (Jpo) au Programme à Dakar au Sénégal, Bouri Jean Victor Sanhouidi a une carrière assez riche au sein du Système des Nations unies ainsi qu’une vaste expérience dans la gestion du développement à travers le monde y compris des pays en conflit. Avant son affectation au Bénin, il a été représentant résident par intérim du Pnud aux Comores (décembre 2018 à avril 2019), au Cameroun (avril à juillet 2017) et en Ouganda (février à mars 2016). Après avoir occupé le poste de représentant résident du Pnud et coordonnateur résident du Système des Nations unies au Sénégal (2007 à 2010), à Madagascar (2002 à 2007), en République démocratique du Congo (2000 à 2002) et au Niger (1996 à 1999). Il a été de 1991 à 1996, chef de la section Afrique du Programme des Volontaires des Nations Unies, puis chef par intérim de la Division des Opérations du programme des Volontaires des Nations Unies à Genève et à Bonn. Il a été représentant résident adjoint du Pnud au Bénin de 1988 à 1991 et assistant au représentant résident/Programme au Pnud Zaïre, actuellement Rdc de 1985 à 1988. En dehors du Pnud, Bouri Jean Victor Sanhouidi a travaillé dans plusieurs autres agences du Système des Nations unies notamment en qualité de chargé de Bureau (Oic) au Fonds des Nations Unies pour la Population (Unfpa) en Guinée-Bissau (juin à décembre 2011), en Namibie (avril à juillet 2013) et au Kenya (septembre 2013 à mars 2014) ; conseiller principal auprès du bureau d’Onu Femmes en Côte d’Ivoire (juin à septembre 2012). De 2016 à janvier 2020, M. Sanhouidi apporte son expertise aussi à son pays d’origine, le Burkina Faso, en tant que conseiller technique principal en appui au ministère de l’Economie, Finances et Développement dans le cadre de l’organisation de la Conférence des partenaires du Burkina Faso pour le financement du Plan national de Développement économique et social (Pndes) en décembre 2016 à Paris en France. De septembre 2019 à janvier 2020, il est consultant principal et chef d’équipe de consultants chargée d’une étude sur : « Défis sécuritaires et coopération au développement au Burkina Faso ». Il est à souligner par ailleurs qu’avant de rejoindre les Nations unies, ce haut fonctionnaire a été assistant au Département d’Economie rurale à la Faculté des Sciences de l’Agriculture et de l’Alimentation de l’Université Laval de Québec au Canada (1978-1979) et travaillé à l’Usaid à Ouagadougou, au Burkina Faso (1980-1981).   Actualités 13 févr. 2020


Développement des marchés financiers: Des efforts de modernisation du système envisagés
Au terme de deux jours d’échanges enrichissants, la première conférence du Programme conjoint de développement des marchés financiers (J-Cap) a clos ses travaux, mardi 11 février dernier à Abidjan. Autorités et experts ont témoigné tout leur intérêt à voir le marché financier régional gagner en attractivité pour des investissements structurants au profit des populations. Ouverts, lundi 10 février dernier à Abidjan par le premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, les travaux de la première conférence du Programme conjoint de développement des marchés financiers (J-Cap) ont permis aux acteurs du marché financier régional de faire le point des évolutions et progrès enregistrés dans la zone Umoa ces dix dernières années. Les réformes impulsées à travers ledit programme ont favorisé une renaissance du marché des capitaux, véritable moteur de croissance des Etats de la sous-région. Des performances qui doivent être maintenues grâce aux efforts de modernisation du système financier que les autorités à divers niveaux se sont engagées à faire. Le marché financier devrait gagner en attractivité pour le développement des Etats. D’où l’urgence de poursuivre les réformes déjà engagées au profit du marché financier régional afin d’en faire un moyen de financement efficace. Ces réformes, ont relevé les experts et autres décideurs invités à cette rencontre, devraient à ce titre toucher la fiscalité applicable aux valeurs mobilières dans les Etats membres de l’Umoa, la tarification du marché financier régional, l’éducation financière des populations, l’élargissement de la base des investisseurs et la diversification des produits financiers. S’agissant du financement à long terme des économies de l’Union monétaire ouest-africaine, les participants à la J-Cap 2020 ont souligné la nécessité d’entreprendre des démarches en vue d’alléger les contraintes réglementaires applicables aux fonds de pension et aux compagnies d’assurances en termes d’investissement ainsi que la mise en place de clauses de défiscalisation favorisant les émissions obligataires. Au titre de l’attractivité des émetteurs et de la liquidité du marché, il a été retenu de se mettre à niveau surtout en matière de communication financière, de transparence et de gouvernance. La question de l’accompagnement et de la sensibilisation des Petites et moyennes entreprises dans le processus d’admission à la cote de la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) a été également évoquée. Des actions fortes attendues Des échanges concernant le futur des marchés financiers, il ressort que l’usage des Fintech est une aubaine pour le marché et devrait permettre un essor remarquable et ambitieux à l’image du mobile money en vue de l’augmentation du taux d’épargne et de l’accroissement des investissements. Il a été par ailleurs proposé de sensibiliser les Etats à recourir au marché financier régional dans le cadre de la privatisation des sociétés publiques. Quant au secteur de l’immobilier et l’attractivité des émetteurs, il a été question d’encourager les acteurs à développer des instruments nouveaux tout en les entourant de prudence mais également de l’agilité nécessaire en vue des éventuels ajustements, de recourir à la finance verte comme source de financement de l’immobilier et de privilégier des secteurs non cycliques dans le cadre du financement de l’immobilier tout en les limitant dans un premier temps aux investisseurs qualifiés. S’il s’entend que des avancées notables ont été enregistrées au niveau du marché financier régional qui a su s’accommoder avec les diverses variantes économiques, il est à reconnaître qu’il reste beaucoup à faire. Tout ceci amène le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers à définir au cours de cette année et à l’avenir des actions susceptibles de booster le marché des capitaux. Il s’agit entre autres, de finaliser avec l’assistance du Groupe de la Banque mondiale la proposition d’un cadre fiscal harmonisé au cours du troisième trimestre 2020 ; d’accélérer les réflexions sur la tarification applicable sur le marché financier régional en vue d’une revue en 2021 ; de lancer le programme d’éducation financière à l’endroit des investisseurs ; de mener des actions fortes à l’endroit du secteur privé notamment les compagnies d’assurance ; les Fonds de pension et les Caisses de dépôts et de consignation. Et aussi d’entreprendre des réflexions en vue d’un assouplissement des réglementations pour une meilleure contribution des Institutions au financement à long terme des infrastructures ; mettre en place le programme de certification des acteurs du marché et finaliser dans les meilleurs délais, le Fonds de protection des épargnants afin d’accroitre la robustesse et l’attractivité du marché financier régional. Actualités 13 févr. 2020


Conseil exécutif de l’Unesco: Le Bénin fait son come-back, selon l'ambassadeur Irénée Zèvounou
Après plus de 10 ans d’absence, le Bénin fait son retour au Conseil exécutif de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). Ce come-back met davantage en lumière le Bénin, aujourd’hui plus connu, considéré et respecté dans le monde, surtout au niveau de l’Unesco. L’ambassadeur, délégué permanent du Bénin près l’Unesco, Irénée Zèvounou, revient dans cette interview sur cet exploit diplomatique. La Nation : De façon concrète, quelle est la mission d’un ambassadeur du Bénin près l’Unesco ? Irénée Zèvounou : L’Unesco est un organisme intergouvernemental, c’est-à-dire composé d’Etats qui partagent en commun l’objectif principal de resserrer entre eux les relations de coopération dans les domaines de l’éducation, de la science, de la culture et de la communication, de manière à contribuer au maintien de la paix et de la sécurité internationales. Toutes les activités de l’Organisation concourent à ce but ultime, noble et légitime. L’ambassadeur joue un rôle multiple dans ce contexte. Le premier est celui de la représentation. Chaque ambassadeur représente son pays auprès de l’Organisation. Pour faire simple, il incarne à la fois les yeux, la bouche et les oreilles de son gouvernement auprès de l’institution. S’agissant du Bénin, le rôle quotidien de l’ambassadeur que je suis est de représenter notre pays dans toutes les réunions, les manifestations diverses organisées par l’Unesco. Ces occasions me permettent d’exprimer les vues et positions du gouvernement béninois et surtout de défendre nos intérêts par une veille stratégique permanente. L’ambassadeur que je suis joue aussi un rôle d’interface entre les autorités nationales, les délégations des autres Etats membres et le Secrétariat de l’Unesco. Le but recherché au final est d’accroître la visibilité de notre pays au sein de l’Unesco, de lui faire bénéficier de l’assistance et des programmes divers de l’Organisation et surtout de lui assurer un réseau de partenaires techniques et financiers pour l’accompagner à relever les défis de l’éducation, des sciences, de la culture et de la communication dans notre pays et au profit de nos populations. Quelles sont les actions phares à votre actif depuis votre prise de service en octobre 2016 ? Après un peu plus de trois ans de gestion, nous avons indéniablement plusieurs réalisations à notre actif. Mais je vais me focaliser seulement sur quelques-unes. D’abord, sur le plan programmatique global, je vais signaler la négociation et la signature le 3 avril 2017 d’un nouvel accord-cadre de coopération entre le Bénin et l’Unesco. L’accord porte sur la réalisation sur cinq ans d’une quinzaine de projets structurants au Bénin. Le montant global de l’accord est d’environ 50 millions de dollars Us avec un apport du gouvernement béninois d’environ 10 millions de dollars Us. Cet accord a initié au sein de l’Organisation un nouveau paradigme de coopération donnant-donnant et cité comme modèle à suivre. Ensuite, sur le plan politique nous avons œuvré pour un repositionnement stratégique de notre pays dans certains organes clés puisque depuis 2009, le Bénin n’a plus été élu dans aucun organe et évoluait presque en marge de l’institution. Cela s’est traduit, dans un premier temps, par notre élection en 2017 pour un mandat de quatre ans dans six organes à savoir : le Comité juridique ; le Comité du siège ; le Conseil intergouvernemental du programme Gestion des transformations sociales (Most); le Comité intergouvernemental pour la promotion du retour des biens culturels à leur pays d’origine ou de leur restitution en cas d’appropriation illégale (Prbc) ; le Conseil intergouvernemental du Programme international pour le développement de la communication (Pidc) et la Commission de conciliation et de bons offices, chargée de rechercher la solution aux différends qui naîtraient entre Etats-parties à la Convention concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l'enseignement. Le mandat pour ce dernier organe est spécifiquement de six ans. Plus récemment, en 2019, le Bénin a été doublement élu au Comité subsidiaire et à la présidence de la Réunion des États-parties à la Convention de l’Unesco concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels. Mais la plus importante élection restera celle de novembre 2019 qui marque le retour du Bénin au Conseil exécutif, l’un des trois organes principaux de l’Organisation. Tout ceci témoigne d’une réalité désormais indéniable : le Bénin est aujourd’hui plus connu, considéré et respecté pour son dynamisme, sa crédibilité et sa contribution efficace au travail de l’Unesco. Le Bénin siège désormais au Conseil exécutif de l’Unesco. Que gagne le pays avec ce come-back ? (Sourire) Notre retour au Conseil exécutif, après dix ans d’absence, participe de notre stratégie de repositionner le Bénin dans des organes clés de l’Organisation. C’est ainsi qu’avec le soutien ferme du groupe électoral de l’Afrique et des membres d’autres groupes électoraux, nous sommes parvenus à ce résultat lors des élections tenues au cours de la 40e session de la Conférence générale, en novembre 2019. Pour le Bénin, la présence au Conseil exécutif est un privilège, celui de faire partie de ce groupe restreint d’Etats membres chargé de contrôler la mise en œuvre de l’action de l’Unesco et de proposer ses orientations stratégiques. En participant ainsi aux travaux du Conseil, le Bénin est en mesure de contribuer plus étroitement à la gouvernance de l’Unesco mais aussi de faire prendre en compte, dans le programme de l’Organisation, certaines questions et préoccupations qui lui semblent prioritaires. En clair, nous avons plus que jamais une opportunité réelle de faire refléter nos vues et priorités dans l’agenda de l’Organisation. Ceci ne peut être que bénéfique pour nos populations sur le terrain qui sont, en retour, bénéficiaires des programmes de l’Unesco. Un tel coup diplomatique induit certainement des exigences… L’une de nos priorités pour cette année sera de réussir notre retour au Conseil exécutif en participant activement à ses deux réunions prévues respectivement en mars et octobre prochains, avec des contributions de très bonne facture. Ceci reste un défi, compte tenu de la taille assez modeste de notre délégation. Nous veillerons aussi à la mise en œuvre de certaines recommandations du Comité du patrimoine mondial sur les Palais royaux d’Abomey et le complexe W-Arly-Pendjari. Cette mise en œuvre est susceptible d’être évaluée à la prochaine réunion du Comité prévue en juillet 2020 à Fuzhou en Chine. Par ailleurs, nous célébrerons cette année le 50e anniversaire de la Convention de 1970 concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels. Comme je l’ai évoqué plus haut, le Bénin assure la présidence de la Réunion des États-parties à cette convention et nous souhaiterions marquer cet événement de façon particulière. D’autres agendas sont en discussion avec le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération ainsi que le ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts. Nous ne saurions les dévoiler pour l’instant. Mon vœu le plus cher reste que la présente décennie commençante marque une aube nouvelle pour un Bénin toujours et partout révélé. Monsieur l’ambassadeur, combien de sites béninois sont inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco ? Le Bénin n’a, pour l’instant, que deux sites sur la liste du patrimoine mondial : un site culturel, les Palais royaux d’Abomey inscrits en 1985 et un site naturel, les parcs nationaux de la Pendjari et du W inscrits en 2017. Cette dernière inscription a été faite dans le cadre d’une initiative conjointe avec le Burkina Faso et le Niger de sorte que l’appellation officielle portée sur la liste au nom des trois pays est Complexe W-Arly-Pendjari. Nous travaillons pour d’autres inscriptions. Toutefois, il faut avouer que le processus est assez complexe et long puisqu’il s’étale généralement sur plusieurs années. Les sites concernés par les futures inscriptions sont notamment : la cité lacustre de Ganvié, la route de l’esclave et le palais royal de Porto-Novo. Un bien une fois inscrit sur la liste du patrimoine mondial devient un bien d’intérêt pour toute l’humanité. Il doit être préservé et légué aux générations futures. Pour ce faire, sa gestion et sa conservation se font désormais sous une supervision internationale, incarnée par le Comité du patrimoine mondial. L’Etat sur le territoire duquel se situe le bien n’en perd pas pour autant la propriété mais il ne peut plus agir exclusivement à sa guise à l’égard du bien sans une concertation étroite avec l’Unesco. Mises en balance, ces exigences sont presque insignifiantes à côté de tous les avantages potentiels de l’appartenance à la liste du patrimoine mondial. L’un de ces avantages indéniables, c’est la reconnaissance internationale qui peut bien se convertir en gains significatifs au niveau économique et touristique. Les pays ont également la possibilité de bénéficier de l’expertise de l’Unesco dans la gestion et la conservation du bien et de recevoir, pour ceux qui ont moins de moyens, comme le Bénin, l’assistance internationale à cet effet, en cas de besoin. Quels sont alors les critères pour une inscription au patrimoine mondial de l’Unesco ? L’idée de patrimoine mondial renvoie à celle d’une propriété collective de l’humanité tout entière dont la préservation et la transmission aux générations futures sont d’une impérieuse nécessité. C’est la Convention de 1972 concernant la protection du patrimoine culturel et naturel qui a créé la liste du patrimoine mondial afin d’y recenser les biens qui ont une valeur universelle exceptionnelle. Les critères permettant de définir cette valeur sont au nombre de dix et énoncés au paragraphe 77 des Orientations devant guider la mise en œuvre de la Convention. Dès lors, pour qu’un site ou une infrastructure soit labélisé, il doit remplir au moins un des dix critères suivants : représenter un chef-d’œuvre du génie créateur humain ; témoigner d’un échange d’influences considérable pendant une période donnée sur l’architecture ou la technologie, les arts monumentaux, etc. ; apporter un témoignage unique ou exceptionnel sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue ; offrir un exemple éminent d’un type de construction architecturale ou de paysage illustrant une période significative de l’histoire humaine; être un exemple éminent d’établissement humain traditionnel ; être directement ou matériellement associé à des événements ou des traditions vivantes, des idées, des croyances ou des œuvres artistiques et littéraires exceptionnelles ; représenter des phénomènes naturels remarquables ou des aires d’une beauté naturelle et d’une importance esthétique exceptionnelles ; être des exemples éminemment représentatifs des grands stades de l'histoire de la terre ; être des exemples éminemment représentatifs de processus écologiques et biologiques en cours et contenir les habitats naturels les plus représentatifs et les plus importants pour la conservation in situ de la diversité biologique. Actualités 13 févr. 2020


Développement des marchés financiers: Des experts en quête de choix stratégiques et de nouveaux modèles
Débattre des défis de la croissance par les marchés de capitaux dans un contexte où la tendance des investissements directs étrangers est à la baisse, particulièrement en Afrique et au ralentissement des chaînes de valeurs mondiales. C’est ce à quoi se sont attelés des acteurs du marché financier de la sous-région à la Conférence internationale sur le développement des marchés financiers qui a pris fin ce mardi 11 février à Abidjan en Côte d’Ivoire. Initiative de la Banque mondiale et de Société financière internationale (Ifc), le Programme conjoint de développement des marchés financiers (J-Cap) a convié à sa première conférence internationale sur le développement des marchés financiers plus de 350 experts et décideurs du monde entier pour échanger autour des défis de la croissance par les marchés de capitaux. Cette rencontre a permis à Mamadou Ndiaye, président du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés régionaux (Crepmf), de faire savoir que le J-Cap est une initiative du groupe de la Banque mondiale visant à renforcer l’engagement de l’institution en faveur du développement des marchés financiers locaux. Le partenariat entre l’institution qu’il préside et la Banque mondiale traduit, selon lui, une volonté commune d’accompagner le développement du marché financier régional, en vue d’une meilleure contribution au financement des économies de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Ce programme, assure-t-il, s’inscrit en droite ligne de la vision des autorités de l’espace déclinée à travers les nouvelles priorités du marché financier régional et qui, à terme, devait permettre d’accroitre et de diversifier l’offre de financement en faveur des économies de ces Etats. Avec le Programme J-Cap, le Conseil régional de l’épargne, publique et des marchés régionaux entend renforcer la protection de l’épargne, mais également l’attractivité et la compétitivité du marché régional, afin de préparer au mieux l’intégration prochaine des places financières ouest-africaines. La conférence organisée autour du thème ‘’Investir pour la croissance’’ est une occasion pour explorer de nouvelles opportunités d’investissement et d’affaires pour l’espace sous régional, identifier les difficultés et contraintes rencontrées sur d’autres places, mais également pour discuter de solutions innovantes et adaptées à la zone. Des idées innovantes à explorer En abritant la Conférence internationale sur le développement des marchés financiers, la Côte d’Ivoire, selon son premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, traduit tout l’intérêt que les autorités de l’Uemoa, dont la présidence de la Conférence des chefs d’Etat est assurée par le président Alassane Ouattara, attachent au développement des marchés de capitaux. « Il ne fait aucun doute que ces marchés sont, par excellence, un levier important de la croissance économique de nos Etats », indique-t-il, saluant les initiatives des Partenaires techniques et financiers et leur appui constant au développement du marché financier régional et à l’amélioration de sa contribution au financement des économies de l’Union. Notamment le groupe de la Banque mondiale pour ses efforts en faveur du développement de l’industrie financière dans la sous-région et le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (Crepmf), acteur majeur du développement du marché des capitaux dans la zone. Les synergies d’actions ayant abouti à la mise en place du Programme conjoint de développement des marchés financiers (J-Cap) qui vise la création d'un marché performant des obligations d'État, le développement des marchés des actions et des obligations de sociétés, l'expansion, la diversification de la base des investisseurs, et une meilleure contribution des fonds de pension au financement de l’économie, ont été entre autres appréciées par le premier ministre ivoirien. « Cette conférence est le lieu de faire converger les réflexions sur les problématiques de croissance de nos économies à travers les outils de financement par le marché financier», indique-t-il. Soulignant par ailleurs que « la mobilisation d’une épargne importante et durable constitue un impératif majeur pour le développement de nos économies, confirmant le lien étroit entre l’épargne et le taux de croissance économique des Etats, à travers notamment le taux d’investissement ». Adama Coulibaly, ministre de l’Economie et des Finances de la République de Côte d’Ivoire, à sa suite, notant la transformation structurelle du marché régional à l’avènement du programme J-Cap, a fait une rétrospective des incertitudes qui caractérisaient il y a peu l’environnement des marchés de capitaux. « En 22 ans d’existence, notre marché financier régional a su s’accommoder avec des économies d’endettement et de faible valeur de productivité, dans un contexte mondial marqué par l’envolée des prix des denrées alimentaires, des produits pétroliers, des turbulences financières ayant induit une récession économique dans les pays développés et la décélération de la croissance économique dans les pays émergents », fait-il observer. Au regard des tensions commerciales persistantes entre certaines puissances et des incertitudes économiques au sein de la zone Euro relatives au Brexit, les prévisions mondiales de la croissance en 2020 restent, à son avis, pessimistes. Il en ressort que les marchés africains devraient gagner en attractivité en 2020, tandis que les tendances mondiales seront plus que jamais en contradiction avec les intérêts des entreprises internationales, projette-t-il. Ce qui lui laisse croire que «une plus grande intégration régionale, à travers notamment l’opérationnalisation efficace de la zone continentale de libre-échange africaine, le rapprochement des marchés financiers de la Cedeao, ainsi que l’avènement de la monnaie unique Eco, constitueront pour notre zone un contrepoids bénéfique au nationalisme économique croissant dans le reste du monde ». Des opportunités se profilent donc à l’horizon, et « il nous appartient de nous préparer pour en tirer le meilleur profit», admet-il. Dans ce contexte de crise, la dynamique suscitée par les réformes sous l’impulsion du programme J-Cap a de quoi donner le sourire au président du Conseil des ministres de l’Union monétaire ouest-africaine, par ailleurs ministre de l’Economie et des Finances du Bénin, Romuald Wadagni. « Le montant des ressources levées en 2019 a atteint un nouveau cap de 1 620,2 milliards de F Cfa. Ce record porte ainsi le volume total des ressources levées par le marché financier régional à fin 2019 à 7 500 milliards de F Cfa dont environ 40 % ont permis de financer les infrastructures des Etats membres », se satisfait-il. En dépit de la fragilité des marchés, le président du Conseil des ministres de l’Umoa estime que des signaux encourageants sont notés avec une normalisation de l’activité sur certains des marchés affectés par la crise. Un affaiblissement de l’activité économique et une baisse des taux d’intérêt appellent à une réorientation vers une politique monétaire plus accommodante. La conférence réunissant les experts et décideurs, espère-t-il, permettra aux milieux financiers de jeter les bases d’un marché de capitaux à long terme, financé par l’épargne des ménages et permettant la distribution de la croissance des économies auprès des populations. Il est donc essentiel, juge-t-il, d'adopter des politiques communautaires structurelles, visant à améliorer la compétitivité et l'inclusivité de la croissance, pour réduire la vulnérabilité aux chocs extérieurs, constituer des coussins d’amortissement, stimuler une croissance tirée par le secteur privé et pérenniser sa dynamique. Il importe d’agir conséquemment, tout en opérant des choix stratégiques et en élaborant de nouveaux modèles de financement. Actualités 12 févr. 2020


Formation aux compétences numérique: Le premier centre Icdl public lancé
Fidèle à la vision du gouvernement de développer les compétences numériques au sein de l’administration publique et de la population, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation a procédé, ce mardi 11 février à Cotonou, au lancement du premier centre de formation et de test accrédité International Certification for Digital Literacy (Icdl). A cette occasion, Émile Kougbadi, directeur général de l’Agence béninoise du service universel des Communications électroniques et de la Poste, a reçu officiellement l’agrément 2020 de l’accréditation des mains de Damien O’Sullivan, président de la Fondation Icdl. Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de formation aux compétences numériques et de certification Icdl au profit du personnel de l’administration publique béninoise, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a procédé, ce mardi 11 février à Cotonou, au de lancement du premier centre International Certification for Digital Literacy (Icdl) public du Bénin. La cérémonie a été couplée avec la remise officielle de l’agrément 2020 de l’accréditation Icdl à l’Agence béninoise du Service universel des Communications électroniques et de la Poste (Absu-Cep) par Damien O’Sullivan, président de la Fondation Icdl. Selon la ministre du Numérique et de la Digitalisation, ces deux activités font suite au protocole d’accord signé en avril 2018.Elle reste convaincue que pour opérer de manière efficace la transformation digitale de l’administration, les cadres doivent acquérir les compétences numériques nécessaires. « Nous avons démarré la transformation digitale dans tout le pays à travers la mise en place d'infrastructures et de services dans tous les secteurs et corps de métiers », a-t-elle fait remarquer. Toutes choses qui suscitent l'engouement de l'ensemble des populations. A l’en croire, l’objectif du centre de test accrédité Icdl est de former et certifier aux standards de l’Icdl les compétences numériques du personnel de l’administration béninoise, les enseignants et élèves, les artisans et commerçants. « Nous lançons un réseau de 62 centres qui vont aider les populations à utiliser efficacement les outils numériques », a-t-elle poursuivi.  L’Absu-Cep s’appuie, selon son directeur général, Emile Kougbadi, sur ce réseau de 62 centres dont le principal est basé au siège de l’agence et 61 autres centres secondaires sur l’ensemble du territoire. « Ces centres sont composés de 24 salles de classe numériques installées dans les établissements d’enseignement et 37 points numériques communautaires haut débit », a-t-il détaillé. Pour lui, c’est un grand jour pour l'Absu-Cep, car dans le cadre de la mise en œuvre de la démocratisation de l'Internet au Bénin, les élèves, artisans et autres bénéficieront des formations et certifications sur les logiciels bureautiques courants suivant les parcours définis par la Fondation Icdl comme par exemple l’essentiel de l’ordinateur, l’essentiel sur le web et la communication, le traitement de texte, le tableur, la présentation, la collaboration en ligne, la sécurité informatique, base de données, etc. Avant de transmettre l’agrément 2020 de l’accréditation à l’Absu-Cep, Damien O'Sullivan, président de la Fondation Icdl, s’est réjoui du processus qui a abouti à cette cérémonie. Selon lui, l’Icdl est un standard de certification de compétences numériques utilisées dans le système des Nations Unies et dans plusieurs administrations publiques dans le monde entier. Actualités 12 févr. 2020


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