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Nouvelles

Mutilations génitales féminines: Exciseuses, déposez vos lames !
Célébrée le 6 février, la Journée internationale contre les Mutilations génitales féminines offre l'occasion de prendre conscience des effets néfastes de cette pratique sur la santé des femmes. « Quatre-vingt-six millions de jeunes filles à travers le monde risquent de subir des mutilations sexuelles d'ici à 2030», alerte l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) pour attirer l’attention de la communauté internationale sur le nombre de nouvelles victimes des mutilations génitales féminines sur les dix prochaines années. Encore appelées excision, les mutilations génitales féminines tuent. Malheureusement, elles se pratiquent toujours dans certaines sociétés africaines. Les Nations Unies estiment à 200 millions le nombre de filles et de femmes ayant subi une forme de Mutilations génitales féminines (Mgf). «Chaque année, dans le monde, plus de trois millions de filles sont exposées et risquent de subir des mutilations génitales féminines. La plupart de celles qui sont excisées l’ont été avant l’âge de 15 ans », souligne l’Onu. Les données sont illustratives de l’ampleur du phénomène. «La mutilation génitale féminine viole les droits humains et ruine la santé et le bien-être d’environ trois millions de filles chaque année. Plus de 130 millions de filles et de femmes en Afrique et au Moyen-Orient ont subi une forme quelconque de Mgf et son impact sur leurs vies est énorme», renseigne l’Unicef. Considérées comme une violation des droits des jeunes filles et des femmes, les Mgf sont le reflet d'une inégalité profondément enracinée entre les sexes et constituent une forme extrême de discrimination à l'égard des femmes, notent les Nations Unies. Elles désignent toutes les interventions aboutissant à l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou toute autre mutilation des organes génitaux féminins pratiquée pour des raisons non médicales. Au Bénin, les départements du Borgou et de l’Alibori ainsi que ceux de l’Atacora et de la Donga sont les plus exposés. Infections récurrentes La pratique résiste aux sensibilisations et détruit la vie des victimes. Ses conséquences sont désastreuses. Si l’Onu note la survenue « des règles irrégulières, des problèmes vésicaux à vie et des infections récurrentes», les survivantes n’ont également aucune chance d’accoucher par voie basse. Les acteurs de la lutte et les médecins s’accordent sur les conséquences fâcheuses des Mgf. « Ces pratiques violent les droits à la santé, à la sécurité et à l'intégrité physique, le droit d'être à l'abri de la torture et de traitements cruels, inhumains ou dégradants, ainsi que le droit à la vie lorsqu'elles ont des conséquences mortelles », se désole l’Onu. En l’absence de toute nécessité médicale, elles exposent les victimes à de graves conséquences sur leur vie et leur bien-être, poursuivent les Nations Unies. La liste des dangers qui guettent les victimes est longue : graves hémorragies, problèmes urinaires, kystes, infections, stérilité,…. A cela s’ajoutent les complications lors de l'accouchement et le risque de décès du nouveau-né. Au nom des croyances religieuses ou sociales, les Mgf se pratiquent avec la complicité des parents et sous le regard impuissant des populations. Les victimes en payent le prix fort. Douleurs physiques, morales et psychologiques…, elles souffrent à vie. Les plus chanceuses s’en remettent mais avec des séquelles. Considérées comme un moyen d’asservir et de dompter la sexualité des filles ou une garantie de chasteté, les Mgf constituent un prérequis au mariage ou à la succession selon certaines traditions, notent les Nations Unies. « Dans les sociétés où cette pratique est la plus répandue, elle est souvent considérée comme un rite de passage pour les filles. Les mutilations génitales féminines ne sont pas approuvées par l’islam ou le christianisme, mais les croyances liées à la religion sont fréquemment invoquées pour justifier leur pratique», renseigne l’Onu. L’éradication de l’excision fait partie intégrante du combat contre les violences basées sur le genre et des actions dans le cadre des Odd. La journée du 6 février dédiée à la lutte contre les Mgf devrait aider les acteurs de la lutte à obtenir des changements importants. Mais le chemin, semble-t-il, est encore long. Les auteurs ne sont pas encore conscients de l’enjeu. Où en est-on au Bénin ? La pratique existe depuis des lustres. Mais la riposte tarde à produire des effets significatifs dans la plupart des pays concernés. Où en est réellement le Bénin dans le cadre de la lutte? Peut-on désormais évoquer ‘’zéro mutilation génitale féminine’’ au Bénin? Les filles, notamment celles du nord, peuvent-elles enfin jouir librement de leur sexualité sans craindre l’ablation de leurs organes génitaux ? Exciseuses béninoises, il est temps de déposer la lame pour le bonheur des adolescentes et filles. Santé 11 févr. 2020


Obtention de certification informatique de haut niveau: Hecm Abomey-Calavi accueille le Centre de test de Icdl
La Haute école de commerce et de management (Hecm) ne revendique pas sa réputation d’école leader pour la forme. Elle travaille à la matérialiser à travers diverses innovations. Elle vient de s’imposer une fois de plus comme précurseur de la digitalisation dans l’enseignement supérieur. Depuis ce lundi 10 février, l’école a inauguré un centre de test Icdl, ce qui l’autorise à faire passer en ligne les évaluations en vue de l’obtention des certificats Icdl par ses étudiants et tous ceux qui le désirent. Damien O’Sullivan, Ceo de Icdl Fondation et Natondé Aké, promoteur de la Haute école de commerce et de Management (Hecm) ont procédé, ce lundi 10 février à l’inauguration du Centre de test accrédité de Icdl logé sur le campus Hecm d’Abomey-Calavi. Il s’agit d’un centre moderne, spacieux, entièrement climatisé, connecté à l’Internet haut débit et doté d’une vingtaine d’ordinateurs ultramodernes. Instant solennel et sobre, mais dont la portée impactera non seulement l’école, son rendement et le profil de ceux qui en sortent, mais aussi et surtout le devenir du Bénin tout entier. International certification in digital literacy (Icdl) est en effet la référence internationale de la certification des compétences digitales. Elle apporte une plus-value au curriculum vitae des personnes qui suivent une première formation ou une formation continue. C’est une référence adoptée par différents gouvernements en Afrique, en Asie, en Europe et en Amérique. De même, plusieurs institutions internationales et les plus grandes universités du monde ainsi que de nombreuses entreprises l’ont également adoptée comme norme dans leur processus de recrutement du personnel. Le centre de test de Hecm, le premier ouvert au Bénin a l’avantage de permettre aux étudiants de se faire former et ensuite de passer des tests en ligne pour obtenir les certifications qui les hissent au premier rang sur le marché de l’emploi. L’intérêt de l’ouverture d’un tel centre, si on s’en tient aux explications de Damien O’Sullivan, Ceo de Icdl Fondation, c’est de montrer aux étudiants qu’en arrivant sur le marché de l’emploi, ils doivent être prêts tout de suite, être productifs et employables par les entreprises ou les structures qui les recrutent. « L’outil informatique est une des solutions pour être employable, d’où l’intérêt pour les étudiants de détenir la certification Icdl qui est la référence », soutient-il. Pour ce qui est du choix de Hecm pour abriter ce centre, il ne relève pas du hasard, assure-t-il. C’est une école leader, une référence sur le marché béninois et il est important que tous les étudiants qui en sortent émerveillent les employeurs qui ont porté leur choix sur eux, souhaite-t-il. « Ce que nous attendons des étudiants, c’est qu’ils fassent la certification et que cela soit pour eux la clé pour ouvrir les portes de l’emploi », dévoile-t-il. Mais le centre de test Icdl de Hecm n’est pas seulement ouvert aux étudiants. Toute autre personne qui en manifeste le besoin peut y passer son test en vue de l’obtention de sa certification, explique Natondé Aké. Le promoteur de Hecm, dont le leadership a été maintes fois salué, prône la pédagogie de l’exemple. Sur plusieurs motifs, il s’est lui-même fait évaluer et son certificat de reconnaissance lui a été délivré à l’occasion de cette inauguration à la satisfaction de ses collaborateurs. Digitalisation à grands pas Selon la Commission européenne, 90 % des emplois nécessitent un certain niveau de compétences numériques. C’est pourquoi, par un accord écrit et après la procédure d’accréditation, « Icdl Africa a déclaré la Haute école de commerce et de management (Hecm) en décembre dernier Centre de test accrédité à titre non exclusif, pour exécuter les programmes Icdl et mener des tests de certification pour les candidats ». En s’associant à une référence mondiale comme Icdl, Hecm ambitionne de voir ses apprenants et plus généralement les Béninois acquérir des compétences digitales ou numériques pour développer leur employabilité, leur productivité et leur efficacité professionnelle. Ce partenariat permettra à l’école leader d’enrichir son offre de formation, d’accroître l’employabilité de ses étudiants et de toute autre personne désireuse de passer une certification Icdl. Avec cette accréditation doublée de l’ouverture d’un centre de test Icdl, le public pourra désormais passer en ligne les évaluations en vue de l’obtention des certificats Icdl dans les modules tels que présentation (avancé), documents (avancé), site web, conception 2D et 3D, multimédia, marketing digital, gestion de projet, commerce électronique, systèmes Crm, tableur pour finance, tableur pour la gestion, analyse de données, principes de codage… Hecm fait ainsi un autre pas de géant en matière de digitalisation. En effet, après la formation de son personnel et l’adoption du progiciel Gest Student de gestion du système Lmd qui a révolutionné le management de l’établissement depuis août dernier, et l’organisation d’un colloque scientifique sur la digitalisation les 24 et 25 octobre derniers, la voici, moins de six mois après, en train de célébrer un autre exploit en matière de numérique et de digital, la formation pour l’acquisition des compétences numériques et leur certification par le centre de test Icdl de l’école. Hecm, une université crédible ! Damien O’Sullivan, Ceo de Icdl Fondation reconnait que son institution ne s’est pas embarrassée pour porter son choix sur l’école leader, en vue d’abriter ce centre. Ce choix s’est presque imposé, indique-t-il. Et ceci, en raison de la réputation de l’école et du leadership de son promoteur qui s’est inscrit dans une quête permanente de rendements meilleurs. Les étudiants qui sortent de cette université n’ont jamais eu la moindre difficulté pour s’insérer sur le marché de l’emploi. Malgré cette prouesse, le promoteur estime qu’il faut leur donner des chances supplémentaires d’être les meilleurs à toutes les compétitions possibles sur le marché de l’emploi. Ainsi, il faut les doter d’une certification Icdl. Une certification qui sera obligatoire pour tous les étudiants à compter de la rentrée prochaine, note-t-il. « Pour nous, et c’est pour cette raison que nous sommes personnellement présent pour inaugurer cette salle, le secteur éducatif est un secteur clé et il est important que les étudiants béninois puissent être opérationnels partout dans le monde en étant formés au standard international. C’est pourquoi nous avons fait le choix naturel de Hecm qui est une institution de formation qui connaît les valeurs et l’intérêt de porter des standards et aussi de par sa position sur le marché en tant qu’école leader. Il est important pour nous de travailler avec des universités crédibles et Natondé Aké à travers son leadership a porté le projet et notre partenariat est parti pour une longue durée », témoigne Damien O’Sullivan. Solange Umulisa, directrice Afrique de Icdl, ne dira pas le contraire. « 90 % des jobs dans le monde nécessitent la maitrise de l’outil informatique. Donc, il est important d’amener sur le marché des étudiants outillés », insiste-t-elle. Mieux, poursuit la directrice, détenir le certificat Icdl facilite la tâche aux enseignants parce que les étudiants ont déjà des prérequis. Ils sont autonomes et très avancés sur les recherches et font certains travaux eux-mêmes parce qu’ils maîtrisent l’informatique, expose-t-elle. Autant d’avantages pour lesquels, le patron de Hecm, Natondé Aké, souhaite voir tout le public profiter de cette aubaine. Pour lui, ce certificat renforce le profil du détenteur et lui donne plus de chance de décrocher n’importe quel emploi, du fait de ses connaissances surtout informatiques. Depuis vingt ans, en tout cas, rappelle-t-il, son école a travaillé à devenir leader et ne cesse de poser des actes dans ce sens. Après l’inauguration, les responsables de Icdl ont visité quelques installations informatiques de l’école, pour se rendre compte de la haute technicité et des conditions de travail des étudiants. En outre, ils ont eu avec eux des échanges pour les amener à mieux comprendre l’utilité d’un tel projet. Des échanges renforcés par la présence de Daris Gbaguidi, directeur Icdl Afrique francophone, et Laszlo Vilon Guézo, directeur de Win Africa. Pour rappel, Icdl est aussi agréée par le gouvernement béninois pour le renforcement des capacités informatiques du personnel de l’Etat. Education 11 févr. 2020


Harmonisation du baccalauréat dans les États membres de l’Uemoa: Les capacités des acteurs impliqués renforcées
Organisé par le département du développement humain de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), l’atelier national de renforcement des capacités des acteurs impliqués dans l'initiative d’harmonisation du baccalauréat dans les États membres de l'union se tient du lundi 10 au vendredi 14 février à Cotonou. Au lancement des travaux, Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a réaffirmé la volonté gouvernement béninois d’accompagner cette initiative. En prélude à l’harmonisation du baccalauréat dans les États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) en 2024, et au Baccalauréat blanc régional en 2022, les acteurs de l’éducation prennent part du lundi 10 au vendredi 14 février à un atelier national de renforcement des capacités à Cotonou. Alphonse da Silva, directeur de l’Office du Baccalauréat et point focal de l’initiative, s’est réjoui de la mobilisation de tous les acteurs autour de ces assises consacrées à l’évaluation du processus. Saluant les autorités béninoises pour avoir accepté la tenue de cet atelier, Komlan Agbo, représentant résident de l’Uemoa au Bénin,  a, au nom du président de la Commission de l'institution, a fait observer que « Cela dénote de l’engagement du gouvernement à cheminer avec la Commission de l’Uemoa dans l’initiative devant aboutir à l’harmonisation du baccalauréat dans l’espace communautaire ». Selon lui, cet atelier va permettre aux acteurs notamment aux enseignants de s'imprégner du processus afin de constituer des relais auprès de leurs pairs. Il s’agira de partager les expériences acquises et d’aborder les diligences en vue du prochain Bac blanc régional. A l’occasion, il a réitéré l'engagement de l'Union à accompagner les États dans leurs ambitions de doter l'espace d'un bac unique. «  Cette réforme vise à faire du Bac un examen répondant aux standards internationaux en matière d’évaluation des compétences des élèves des classes terminales », a-t-il expliqué. Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a exprimé sa reconnaissance au président de la République Patrice Talon qui travaille, depuis trois ans, à l'éradication de la mauvaise gouvernance dans le secteur de l'éducation. Elle a rappelé le vœu du chef de l’Etat d'instaurer un nouveau management dans le secteur de l'éducation à travers l’installation du Conseil national de l’Education. A l’en croire, pendant cinq jours, les acteurs auront à faire le point de l’avancement du processus d’harmonisation du Bac, des démarches à faire et à formuler des propositions sur le plan national pour l’atteinte des objectifs fixés par l’Uemoa. « Un des défis majeurs reste l’effectivité de la libre circulation des enseignants et la mobilité des apprenants dans l'espace communautaire pour favoriser l’émergence d’une éducation de qualité », a-t-elle dit. Education 11 févr. 2020


Développement du Bénin: La population touche du doigt les grandes réalisations
La dynamique du gouvernement est la même en matière de développement du Bénin. Aucune localité ne sera laissée de côté dans les projets initiés et qui sont en cours de réalisation dans les soixante-dix-sept communes du Bénin. Les citoyens béninois sont de plus en plus édifiés sur les grands projets de développement du gouvernement. Les travaux de construction d’infrastructures sont présentés aux populations à la faveur de l’initiative dénommée ‘’Gouvernement au contact de la population’’. Pour l’étape de la commune de Savalou, les populations ont pu toucher du doigt les réalisations à leur profit. Il s’agit notamment, selon Prosper Yao Iroukora, maire de la localité de la construction, d’un stade moderne. Les travaux ont suffisamment évolué, rassure-t-il avant de préciser que la question de l’eau, très préoccupante dans le département des Collines en général et à Savalou en particulier trouve un début de solution avec le projet de renforcement des quinze forages du réseau de la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb). A Savalou, il y a désormais de l’eau potable pour la population, selon les explications du maire à Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste. La commune de Savalou a aussi bénéficié de la route inter-Etats 3 Dassa-Savalou-Djougou dont les travaux ont été lancés le 04 août 2017, pour une durée de trente-six-mois par l’entreprise Ebomaf sur une distance de 280 kilomètres. Le montant des travaux est estimé à près de 162 milliards de francs Cfa et ils prennent en compte les bretelles de Bassila-Manigri-Prékètè frontière Togo. « Le président Patrice Talon et son gouvernement s’occupent des soixante-dix-sept communes du Bénin. Le chef de l’Etat a le devoir de le faire », a informé le ministre de la Communication et de la Poste. Selon lui, le travail pour le développement du Bénin est énorme. « Nous recherchons l’argent, nous économisons l’argent, nous évitons le gaspillage, pour apporter le développement partout. On sème le développement », a-t-il renchéri, renforçant ainsi la perception des populations sur les réalisations du gouvernement à leur profit. Et toutes ces réalisations doivent se faire dans la paix et la tranquillité. Il faut dire que ‘’Gouvernement au contact de la population’’, sera une rencontre périodique dans les communes, au cours de laquelle, les citoyens vont toucher du doigt les grandes réalisations du Programme d’action du gouvernement, pour le quinquennat 2016-2021. Actualités 11 févr. 2020


Développement de marchés de capitaux pour financer les économies: Romuald Wadagni indique le cap à Abidjan
En sa qualité de président du Conseil des ministres statutaires de l’Uemoa, Romuald Wadagni, ministre béninois de l’Economie et des Finances a procédé à l’ouverture de la Conférence inaugurale du Programme conjoint de développement des marchés financiers, J-Cap 2020, ce lundi 10 février à Abidjan. Il a exposé à l’occasion l’utilité et les conditions de réalisation d’un tel challenge. Discuter des dynamiques sur le marché financier de l’Uemoa. Tel est le but de la Conférence inaugurale du Programme conjoint de développement des marchés financiers, J-Cap 2020 qui se tient du 10 au 11 février au Sofitel Hôtel Ivoire d’Abidjan, où se sont réunis depuis hier plus de trois cents acteurs de haut rang des administrations publiques et d’autres pôles d’activités. Placée sous le haut patronage d’Alassane Dramane Ouattara, président de la Côte d’Ivoire, et président de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire Ouest-africaine (Uemoa), l’honneur a échu au ministre Wadagni de procéder à l’ouverture de ladite conférence, en présence d’Amadou Gon Coulibaly, Premier ministre représentant le chef de l’Etat ivoirien. Au cours de son allocution, Romuald Wadagni a souligné l’importance d’actions urgentes pour dynamiser et diversifier le marché des capitaux au sein de la sous-région ouest-africaine. Selon l’argentier béninois, en tant que vivier duquel le secteur privé peut puiser des ressources pour prendre le relais des Etats, en l’absence de marchés de capitaux attractifs et dynamiques, il n’est pas possible pour les pays d’aller au développement. Surtout dans les pays en développement dont la plupart ne disposent pas des conditions préalables à un marché des capitaux sain. A savoir, un système bancaire sain, un bon cadre institutionnel et réglementaire, des fondamentaux macroéconomiques stables, une infrastructure de marché efficace et un marché de taille suffisante. Aussi, a-t-il exhorté toutes les parties prenantes à œuvrer pour rendre favorables les investissements privés, qui doivent suppléer les Etats dans le financement du développement. Tirer profit des marchés de capitaux Le Programme conjoint de développement des marchés financiers (J-Cap), lancé en juin 2017 pour aider les pays en développement à tirer profit des avantages d’un marché des capitaux local solide, fait à cette fin la promotion du développement de marchés financiers locaux viables dans des pays comme le Bangladesh, l’Indonésie, le Kenya, le Maroc, le Pérou, le Viêt Nam et ceux de l’Uemoa. Il s’agit d’une initiative prioritaire du Groupe de la Banque mondiale, soutenue par l’Australie, l’Allemagne, le Japon, le Luxembourg, la Norvège et la Suisse, qui a centré cette année sa conférence sur l’Uemoa. L’instance sous-régionale de l’Afrique rejoint ce programme en décembre 2018 après la signature d’une convention commune Groupe Banque mondiale-Conseil régional de l’Epargne publique et des marchés financiers (Crepmf). Ceci étant, Romuald Wadagni a révélé la réalisation hier, les objectifs de la conférence d’Abidjan qui se veut une contribution à la réalisation de l’ambition d’instituer des places qui mettent en relation les agents économiques détenteurs d’excédents de capitaux, et ceux qui ont des besoins de financement de leurs économies. Creuset pour explorer les bonnes pratiques de marchés de capitalisation, ailleurs dans le monde, cette conférence entend également esquisser les possibilités de les transposer, a-t-il indiqué. Mais aussi, il revient aux participants à ladite conférence d’envisager les nouveaux créneaux de partenariat, d’investissement et d’affaires avec les acteurs de tous horizons. Selon lui, les réflexions doivent porter à la fois sur le cadre institutionnel et réglementaire dudit marché, les émetteurs et les pourvoyeurs de capital au marché dynamique voulu. Par Kokouvi EKLOU, Envoyé spécial à Abidjan Actualités 11 févr. 2020


Nouvelle mandature de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin: Arnauld Akakpo élu président
La nouvelle mandature de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin a été installée, vendredi 7 février dernier, au siège de l’institution par la ministre de l’Industrie et du Commerce. Occasion pour les élus consulaires de se voir rappeler la mission qui leur est dévolue suite aux réformes intervenues au niveau du fonctionnement de l’institution et de porter à sa tête l’opérateur économique Arnauld Akakpo. Les élus consulaires ont porté à la tête de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib) Arnauld Akakpo. A leurs côtés, ce dernier a pour mission de faire désormais de l’institution consulaire une administration performante au profit d’un secteur privé dynamique, créateur de richesse et de prospérité pour le Bénin. Ceci, conformément à la décision du gouvernement d’opérer des réformes structurelles au niveau de sa gestion en vue de mettre fin à des pratiques handicapant son rayonnement. « En tant qu’élus consulaires, vous êtes animés d’une volonté de servir la communauté des opérateurs économiques et ceci constitue une mission bien noble ! Vous travaillerez aux côtés du gouvernement pour inciter et faciliter le développement des affaires. Vos divers appuis et contributions sont vivement attendus dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement. Je souhaite que cette nouvelle mandature ouvre la voie à une collaboration de type nouveau entre les dirigeants de la Ccib et l’autorité de tutelle ! », a indiqué Alimatou Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce, à la cérémonie d’installation de la mandature 2020-2025 de l’institution. Elle a appelé les membres à veiller à l’application rigoureuse des nouveaux textes statutaires et à faciliter la mise en œuvre de la vision du gouvernement qui consiste à faire du secteur privé un véritable partenaire de l’Etat pour la création de la richesse et la lutte contre la pauvreté. En somme, il s’agit pour eux de repositionner la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin pour en faire un véritable centre de services au profit de la communauté des opérateurs économiques. Fort de ce que la nouvelle mandature de la Ccib est constituée d’élus de qualité, capables de relever les défis de l’heure, la ministre a rassuré de l’écoute et de la disponibilité de la tutelle pour que l’institution soit réellement refondée pour le bonheur des opérateurs économiques. L’installation des 60 élus consulaires « marque la fin de la transition décrétée par le gouvernement en vue de la bonne conduite des réformes statutaires et institutionnelles visant l’amélioration des performances de l’institution consulaire ». De quoi satisfaire Alain Hinkati, administrateur provisoire de la Ccib qui a su conduire efficacement les réformes au niveau du système de gouvernance de l’institution jusqu’à l’organisation des élections consulaires le 18 décembre 2019. Arnauld Akakpo dirigera donc pour les cinq prochaines années l’institution avec comme 1er vice-président, Casimir Migan. Les trois autres vice-présidents sont respectivement Kamilou Arouna, Arnaud Dègla et Christiane Tossou. Actualités 10 févr. 2020


Appui au développement du secteur agricole : Icco Cooperation ouvre officiellement son bureau au Bénin
L’Icco, une organisation non gouvernementale néerlandaise présente en Afrique de l’ouest depuis plus de 50 ans, s’implante au Bénin avec l’ouverture, vendredi 7 février dernier de son bureau à Cotonou. A cette occasion, les lauréats de la première édition du concours d'excellence d'œuvres médiatiques sur la protection de l'arbre à Karité au Bénin ont été récompensés en présence de la directrice régionale de Icco Rowa, Leena Lindqvist, et de l’ambassadeur des Pays-Bas près le Bénin, Catharina Geertuida Maria Tjoelker-Kleve. Fidèle à sa stratégie à savoir renforcer les systèmes agricoles durables, Icco a procédé, vendredi 7 février dernier, à l’ouverture de son bureau à Cotonou. A l’occasion, Leena Lindqvist, directrice régionale de Icco Rowa, a salué l’engagement des autorités béninoises aux côtés de Icco Cooperation. Pour elle, Icco Cooperation travaille en synergie d’actions avec les gouvernements et institutions locales non seulement en exploitant les compétences sur place mais aussi en renforçant la coopération. « Nous avons actuellement un programme qui est un contrat de plaidoyer et de lobbying où nous renforçons les capacités sur les chaînes de valeurs karité et anacarde », a-t-elle expliqué. En général, Icco travaille, à l’en croire, avec les Odd 2 et 8 relatifs à la sécurité alimentaire et au développement économique. « Nous nous focalisons sur les nouvelles technologies, l’inclusion financière, l’emploi des jeunes et le changement climatique », a-t-elle poursuivi. Satisfaite des démarches ayant abouti à l’ouverture de ce bureau au Bénin, elle a salué la Snv, l’ambassade des Pays-Bas, le ministère des Affaires étrangères du Bénin et des Pays-Bas et Sébastien Dohou pour sa détermination et son engagement aux côtés de Icco. Quant à elle, l’ambassadrice des Pays-Bas près le Bénin, Catharina Geertuida Maria Tjoelker-Kleve, s’est réjouie de l’ouverture de ce bureau qui va renforcer les actions de cette organisation au Bénin. Pour elle, ce bureau est l’aboutissement d’une longue histoire entre la coopération néerlandaise et le Bénin. Ces dernières années, Icco a travaillé, selon elle, sur les filières karité et anacarde dans une vision d’engagement de la société civile basée sur le plaidoyer. «Leur travail a été pertinent parce qu’ils ont amplifié les voix des femmes et hommes producteurs et transformateurs d’anacarde et de karité », a-t-elle ajouté. Ainsi, Icco a pu apporter des éléments pour le développement durable de ces deux filières et renforcé les petits producteurs dans une approche inclusive dans les chaînes de valeurs. « Les jeunes nous tiennent à cœur, car il y a tellement à faire par rapport à leur employabilité », a-t-elle signalé. Les meilleures productions de presse primées Au nom du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Martin Agognon a témoigné la reconnaissance du gouvernement béninois à Icco et à la directrice régionale pour tout ce qu’ils font pour le peuple béninois. A l’en croire, c’est pour asseoir leurs activités au Bénin que les responsables de cette organisation non gouvernementale à caractère international ont entrepris des démarches de reconnaissance officielle auprès des autorités béninoises pour obtenir le récépissé de déclaration administrative leur conférant la capacité juridique d’existence au Bénin. « Elle pourrait dès l’ouverture de ce bureau impacter davantage et apporter un mieux-être aux populations de nos villes et campagnes » a-t-il déclaré. A cet effet, il encourage les responsables de Icco à poursuivre leurs activités sur le territoire national dans les normes afin de satisfaire les populations. « Notre souhait serait de voir vos activités fleurir à savoir la promotion de l’agriculture et des projets d’accès à l’eau potable », a-t-il confié. Sébastien Dohou, représentant pays de Icco, a présenté le programme Alliance pour l’Engagement Citoyen de Icco (Cea) au Bénin. Selon lui, il s’appuie sur une approche de lobbing et de plaidoyer en faveur des politiques et stratégies de développement inclusif soutenues par les Organisations de la société civile (Osc) de manière à impacter les revenus des petits exploitants de karité et d’anacarde. En marge de cette cérémonie, le jury de la première édition du concours d'excellence d'œuvres médiatiques sur la protection de l'arbre à Karité au Bénin a rendu son verdict. Présidé par le cinéaste-documentaliste Sourou Okioh, il a attribué dans la catégorie radio, le premier prix à Ernest Agbota de l’Ortb Parakou tandis que les deuxième et troisième prix sont revenus à Issa Andemi et Soulémane Gbassidé de Deeman radio à Parakou. Au niveau de la presse écrite, Josué Mehouénou du journal de service public La Nation est reparti avec le premier prix tandis que Bonaventure Agbon du journal Bénin Intelligent et André Tokpon de Agritime ont remporté respectivement les deuxième et troisième prix. Seule lauréate dans la catégorie télévision Karamath Agbataou est repartie avec le troisième prix. Société 10 févr. 2020


E-commerce: La révolution en marche
Eric Mètinhoué est cash promoteur d’Eyastore.com, un site de vente en ligne qui permet d’acheter cash, à crédit ou achat-tontine. Depuis plus de quatre ans, ce jeune Béninois surmonte toutes les contraintes pour proposer à ses compatriotes des services de vente en ligne. Son entrée dans le secteur a été progressive, mais tout aussi fulgurante. « Nous avons compris qu’il y avait un fort potentiel sur la vente en ligne et à distance, nous avons donc lancé en 2016 la marque Eya, exclusivement sur facebook. En 2018, on a lancé Eyastore qui a pour but principal au début de distribuer des produits technologiques. On s’est très vite rendu compte qu’il y avait un besoin sur plein de produits, donc progressivement, nous avons élargi nos offres à l’alimentaire, l’immobilier, la location de voitures, et bientôt l’assurance », détaille Eric Mètinhoué. Quatre ans après ses débuts difficiles, c’est aujourd’hui dans la posture d’un entrepreneur épanoui qu’il évoque la vente en ligne, les contraintes inhérentes à cette offre de service, mais aussi ses potentiels gains et avantages. Si Eyastore.com est parvenu à s’imposer en peu de temps, c’est grâce au dynamisme de son équipe qui a dû batailler dur. Eric Mètinhoué ambitionne de passer à au moins mille produits avant la fin du premier trimestre 2019. De l’alimentaire à l’ameublement en passant par le cosmétique, la bijouterie, les jeux, les fleurs, les matériaux de construction, l’électroménager… Plus rien ne sera laissé en rade, jure-t-il. « L’idée, c’est d’offrir le maximum de produits aux populations béninoises et aux étrangers et de développer de bons rapports avec les fournisseurs », insiste-t-il. Dans cette ambition de valorisation et de mise en ligne des produits pour la vente, Eyastore.com entend « vraiment faire la promotion du made in Benin ». Odjala.com, tout un marché ! Odjala.com, ce site qui tend à devenir l’une des plus grandes plateformes à proposer des articles divers et toutes sortes d’objets en ligne, a vu le jour par « un pur hasard », raconte avec émotion son fondateur, Afiss Bileoma, ingénieur en informatique. « J’avais un rendez-vous business important et je devais traverser le Nouveau pont qui enjambe le marché Dantokpa. Il y avait un bouchon terrible tel que mon compagnon et moi sommes allés en retard à notre rendez-vous. Au retour, en reprenant par le marché et en réfléchissant, nous nous sommes rendu compte que ce marché qui draine tant de monde n’était pas en ligne. Nous avons alors décidé de digitaliser plusieurs boutiques de ce marché et le succès a été immédiat. Nous nous sommes rendu compte que des gens pouvaient acheter dans ce marché sans venir au Bénin et qu’au lieu des e-commerce locaux, on pouvait faire du e-commerce transfrontalier», explique-t-il. Ce rêve devenu réalité dure depuis trois ans et s’impose en référence dans le domaine de la vente en ligne. Odjala qui veut dire grand marché en yoruba n’a pas mis du temps à s’imposer et à satisfaire sa clientèle. « Au départ, nous pensions juste mettre le marché Dantokpa en ligne », rappelle Afiss Bileoma. En seulement trois ans, cette plateforme a permis à beaucoup de personnes de commander de nombreux produits ou articles et de les recevoir dans les délais. Inspiré du modèle Ali baba, Odjala.com connait actuellement une phase de maturité qui lui permet de générer des ressources propres. Mais pour y arriver, il a fallu à ses fondateurs batailler dur et surtout gagner la confiance des acheteurs. C’est surtout la diaspora africaine qui peut jubiler de l’avènement d’une telle plateforme. 70% des ventes vont en sa direction. « Nous sommes très friands du made in Africa. C’est notre spécialité », laisse entendre Afiss Bileoma. En dehors de la diaspora africaine, il y a la clientèle locale et une frange d’acheteurs américains et européens très intéressés par les produits africains. Activité à risque Entreprendre dans un secteur comme le commerce en ligne est tout sauf une petite aventure. Déjà, il n’est pas facile de gagner la confiance des clients, mais il faut en plus s’entourer des garde-fous pour contrecarrer les assauts des hackers et autres cybercriminels à l’affût et qui peuvent faire couler tout l’investissement et le système mis en place. Unanimement, tous les acteurs interrogés conviennent des risques, sans pour autant se laisser emporter par quelque crainte. Afiss Bileoma évoque pour sa part deux difficultés majeures. « Il faut maîtriser la chaîne de transport et assurer un paiement efficace », indique-t-il. Pour lui, les plus gros risques dans cette activité sont liés à ces deux difficultés. Après quoi, il mentionne les problèmes liés à la cybercriminalité. Pour Amanda Djamba, informaticienne dans une institution privée de la place, « en matière de vente en ligne, les Béninois sont très réticents en raison de la cybercriminalité ». Même si aujourd’hui certaines plateformes de vente en ligne parviennent à instaurer la confiance avec la clientèle, cela ne se concrétise qu’au bout de lourds sacrifices, laisse-t-elle entendre. Pas étonnant qu’en général, les Béninois ne demandent à payer que quand le produit est livré et ses caractéristiques vérifiées. Pour se tirer d’affaire, Murielle Alapini, consultante sur les questions de technologie et d’informatique, propose de « mettre en place des systèmes et mécanismes pour assurer la qualité et la quantité ». Le commerce en ligne n’est pas un jeu d’enfant. En plus de trouver les astuces pour convaincre les acheteurs à leur faire confiance, les plateformes doivent amener les promoteurs des produits à adhérer à cette innovation. Il faut trouver le mécanisme pour dissiper les craintes à chaque niveau avant de se tirer d’affaire. Cette partie du puzzle est particulièrement difficile à démêler. « Certains promoteurs, dès qu’ils ont vu ce que nous faisons, sont venus spontanément vers nous. Mais il a fallu aussi faire la cour à d’autres pour les amener à se décider. Nous sommes allés vers certains les démarcher », indique Eric Mètinhoué. Mais, « Certains fabricants ne comprennent pas toujours et pensent que ce qui importe pour nous, c’est de gagner de l’argent. Non», se désole-t-il. Briser le plafond de verre La plupart des acteurs sont unanimes sur la nécessité de sensibiliser les potentiels clients pour mieux ouvrir les horizons à ce type de commerce. « Il faut éduquer, sensibiliser et rassurer la population. Il faut leur faire comprendre que vendre en ligne n’est pas synonyme de ‘‘gay-man’’ (cybercriminel), nous sommes des commerçants et disposons d’un siège social », plaident-ils. En somme, il ne leur est pas facile de faire valoir qu’ils sont des entreprises sérieuses, en tout cas dignes du nom. Pour Afiss Bileoma, ce type de transaction est avantageux à plus d’un titre. Assis dans son canapé, on peut commander un produit de n’importe où et l’avoir à temps. Mais le e-commerce au Bénin est encore embryonnaire, nuance Murielle Alapini. « Nous avons des offres de biens et services utilisant les réseaux sociaux. Quand on parle de e-commerce réel, il faut des plateformes dédiées avec des systèmes de paiement bancaire électroniques (paiement par carte bancaire surtout) », argumente-t-elle. Josué F. MEHOUENOU Société 07 févr. 2020


3e édition du festival panafricain « Afrique du rire » à Cotonou: L’humoriste ivoirien Digbeu cravate dévoile programme
Cotonou accueille le 15 février prochain, la troisième édition du festival panafricain d’humour «Afrique du rire». Grand moment de rire et de comédie qui verra sur scène, des humoristes réputés. Mercredi 5 février dernier, Digbeu cravate, l’un des principaux organisateurs, a échangé avec les hommes des médias pour en dire un peu plus sur l’évènement. Michel Gohou, Oualas, Digbeu Cravate, Adama Dahico, Redouane Bougheraba, Ahmed Sparrow, Sacko Camara… Le samedi 15 février prochain promet des surprises à Canal Olympia de Cotonou. Les plus grands humoristes francophones du moment prennent quartier à Cotonou pour une soirée de rire à n’en point finir. Les têtes d’affiches sus citées seront accompagnées par de jeunes noms de l’humour et de la comédie. Kromozom, Fridaousse Iffabi, Pacheco, côté Bénin seront également sur scène pour faire parler leurs talents. C’est d’ailleurs là, toute la philosophie du festival panafricain « Afrique du rire » qui, cette année, est à sa troisième édition. Le choix du Bénin à cette étape du projet après la première édition au Maroc est tout sauf anodin, dira Michel Bla alias Digbeu cravate au cours de la conférence qu’il a organisée, en marge de l’évènement, mercredi 5 février dernier. Ce choix qui relève de sa personne, en qualité de membre du comité d’organisation, il le justifie par le besoin de faire parler l’humour béninois et de le présenter à un public plus large et plus varié. Autre paramètre, donner la chance aux jeunes comédiens de partager la scène avec des professionnels d’un certain niveau. « J’ai choisi le Bénin parce que je trouve qu’il y a du potentiel ici », soutient-il. Seul couac, le « stand-up », genre par excellence du festival n’est pas développé au Bénin. Il est encore à l’étape embryonnaire, reconnaît Digbeu. Fort heureusement, certains jeunes talents y travaillent. Mais leurs compétence et talents ont besoin d’être renforcés. Il leur manque des formations sans lesquelles ils ne peuvent tenir devant de grands publics et devant des professionnels, assure l’humoriste ivoirien, fort de son expérience. C’est d’ailleurs cette expérience qui lui vaut de figurer dans le top of mind des humoristes sur le continent et surtout d’organiser ce festival panafricain d’humour qui a déjà sillonné plusieurs pays comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Burkina, le Mali… Perspectives « Cela fait 27 ans que je fais ce métier et aujourd’hui je suis en train de chercher à me mettre derrière la caméra pour donner la chance aux plus jeunes », confie-t-il. C’est l’ambition des autres organisateurs de ce festival. Mais le défi de la relève, assure le conférencier, ne pourra être relevé sans le soutien de ceux qui ont en charge la gestion de la culture. S’agissant particulièrement du Bénin, il invite le ministère en charge de la Culture à s’y pencher pour donner plus de chance aux jeunes talents. L’autre défi qui attend le Bénin, d’après lui, c’est de briser la barrière de la langue. « Les meilleurs comédiens s’expriment en Fongbé ou dans leur dialecte, c’est ce qu’on nous dit pour le Bénin », fait-il observer. Digbeu souligne que la présence du festival dans tous ces pays, vise à montrer leur diversité ainsi que leur richesse. « Nous voulons montrer aux autorités que nous pouvons faire beaucoup avec la richesse culturelle. Il n’y a pas seulement que les minerais, l’agriculture, il y a aussi la culture. Ce que nous faisons en tant qu’artistes peut vraiment participer à l’évolution du pays », laisse-t-il entendre. « Afrique du rire est un festival itinérant sous le parrainage du roi du Maroc. Culture 07 févr. 2020


Brimée et contrainte à l’exil : L’art pour que justice soit faite à Hawa Ibrahim Qatruni
L’art mène à tout, dit-on. Il peut aussi être un moyen de lutte contre l’injustice et l’oppression. C’est ce que fait Hawa Ibrahim Qatruni, réfugiée libyenne au Bénin pour réclamer justice et attirer l’attention de la communauté internationale sur sa situation de femme brimée. Dans ses mains un ouvrage, derrière elle, un tableau d’art et à ses côtés, deux comédiens. Pour Hawa Ibrahim Qatruni, la solution à ses problèmes pourrait venir de l’art. Elle y croit, elle qui, en plus de son diplôme d’ingénieur agronome a toujours eu un penchant pour la chose artistique. Son combat, c’est celui pour un monde plus juste envers la femme. Cette réfugiée libyenne qui vit au Bénin avec son époux et son enfant veut se faire entendre et réclamer justice. Elle dit avoir déjà essayé en vain, notamment au Niger où elle a trouvé refuge après avoir fui le péril libyen. Mais le cri de cœur de la jeune femme derrière le voile peine à être entendu. Elle vient donc emprunter les sentiers de l’art à travers une trilogie. D’abord l’ouvrage. De sa plume, elle signe la première partie du livre « A quand la justice pour Hawa Ibrahim Qatruni ? », avec en première de couverture, une image d’elle à peine souriante. Toujours de ses doigts, elle peint ensuite un tableau d’art qui résume sa vie, mais aussi le calvaire qu’elle vit avec sa famille. De son exil vers le Niger, de l’enfer que lui font vivre ses frères qui l’ont dépossédée de l’héritage de son père, des brimades et injustices, de l’emprisonnement de son mari, des manigances de ses frères pour l’empêcher de jouir de ses droits, de sa fuite vers le Bénin et de la justice qu’elle réclame, juste parce qu’elle a eu le malheur d’être une femme, Hawa Ibrahim Qatruni laisse voir sur cette œuvre d’art, son visage ensanglanté, un peu comme pour demander que sa situation change. Son cri de détresse, elle l’adresse notamment aux présidents des Etats-Unis, de la France, à l’Emir du Qatar, au président nigérien et à la reine d’Angleterre. Troisième élément emprunté à l’art, une pièce de théâtre inspirée de son histoire. Cette trilogie, Hawa Ibrahim Qatruni la présente, non seulement pour réclamer justice, mais aussi et surtout pour qu’aucune autre femme n’ait, nulle part dans le monde à subir un tel sort. La vie dure qu’on lui mène « parce qu’elle est une femme instruite et émancipée », elle voudrait y mettre un terme et pour cette raison, elle réclame d’abord et avant tout justice pour elle et les siens. Car autant qu’elle, sa famille vit aussi un drame. Ils ont été dépossédés de leurs biens et privés de tout, même du cadeau de mariage que le père de la jeune dame avait offert au couple. Désormais réfugiée au Bénin, Hawa a présenté il y a quelques jours à Cotonou à un public sélectionné, son ouvrage (à éditer), la pièce de théâtre ainsi que l’œuvre d’art réalisée par elle. A ses côtés, outre les défenseurs de la cause de la femme et des personnes brimées, un groupe d’artistes engagés qui veulent porter à ses côtés, son combat de justice et de réparation. Culture 07 févr. 2020


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