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Nouvelles

Cop 15 sur la biodiversité: Un accord « historique » trouvé
Après quatre ans de discussions, et dix jours de réajustement à Montréal au Canada, la 15e Conférence des Parties sur la biodiversité (Cop 15) a pris fin sur un accord historique. Les pays s’engagent à protéger 30 % de la planète et restaurer 30 % des écosystèmes. En projet depuis quatre ans, le cadre mondial pour la biodiversité a été enfin adopté lundi dernier à la Cop 15. « Cet accord signifie que les gens du monde entier peuvent espérer de réels progrès pour mettre un terme à la perte de biodiversité et protéger et restaurer nos terres et nos mers d'une manière qui préserve notre planète et respecte les droits des peuples autochtones et des communautés locales », a déclaré Achim Steiner, le chef du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud). Démarrée le 7 décembre 2022, la Cop 15 s’est en effet fixé comme défi de conclure à Montréal un accord de dernière chance pour sauver les espèces et les milieux naturels d'une destruction irréversible. La planète connaît un dangereux déclin de la nature dû à l’activité humaine. Elle est confrontée à sa plus grande perte de vie depuis les dinosaures. Un million d’espèces végétales et animales sont aujourd’hui menacées d’extinction, et le risque d’une 6e extinction est élevé. Le cadre mondial sur la biodiversité adopté est le premier depuis les objectifs d’Aichi définis en 2010. En effet, lors de la Cop 10 à Nagoya, au Japon, en 2010, les gouvernements se sont engagés à atteindre les 20 objectifs d’Aichi en matière de biodiversité à l’honorizon 2020. Il s’agissait notamment de réduire de moitié la perte d’habitats naturels et de mettre en œuvre des plans de consommation et de production durables. Mais les objectifs n’ont pas été atteints. Le nouveau cadre d’action adopté est un texte de 23 cibles pour arrêter et inverser le déclin de la biodiversité. La cible phare est relative à la protection de 30 % des terres et des océans d'ici 2030. Le texte appelle également à la réduction de moitié du risque lié aux pesticides et aux produits chimiques dangereux, en tenant compte de la sécurité alimentaire et des moyens de subsistance. Pour l’Onu Environnement, ce n’est là qu’une première étape dans la réinitialisation de notre relation avec la nature. « Nous avons maintenant l'occasion de consolider et de renforcer la toile de la vie, afin qu'elle puisse supporter tout le poids des générations à venir. Les mesures que nous prenons en faveur de la nature sont des mesures visant à réduire la pauvreté ; ce sont des mesures visant à atteindre les objectifs de développement durable ; ce sont des mesures visant à améliorer la santé humaine », a déclaré Inger Andersen, directrice exécutive du Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue), lors de la séance plénière de clôture de la Cop 15. Pour rappel, la Cop 15 devait se tenir à Kunming, en Chine. Mais en raison de la politique zéro Covid-19 du gouvernement chinois, la ville de Montréal au Canada a été choisie. Voilà pourquoi cet accord mondial porte d’ailleurs le nom des deux villes : cadre mondial Kunming-Montréal. Environnement 21 déc. 2022


Revalorisation salariale: Une marque du ‘‘hautement social’’, selon Wilfried L. Houngbédji
Reçu sur une radio local de l’Ouémé, lundi 19 décembre dernier, le secrétaire général adjoint, porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji a passé en revue plusieurs sujets de l’actualité nationale dont la mesure de revalorisation des salaires.« La question de la revalori-sation des salaires n’a rien à voir avec les prochaines élections législatives». Le secrétaire général adjoint, porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a apporté cette clarification, lundi, lors d’une émission sur une radio locale de l’Ouémé. Il est revenu de long en large sur la mesure finalisée par le gouvernement en Conseil des ministres le 7 décembre dernier et détaillée par le chef de l’État dans son discours sur l’état de la nation le lendemain devant les députés de la 8e législature. Selon lui, sans aucune pression, sans grèves et sans revendications, le chef de l’État, Patrice Talon, a passé son premier mandat à asseoir les bases du développement socio-économique du Bénin. Ainsi, il a mis son second mandat sous le sceau du " hautement social". Wilfried Léandre Houngbédji rappelle qu’en décembre 2021 déjà, le président de la République annonçait la revalorisation des salaires. Il n’y avait pas d’élection en vue. Puis le gouvernement s’est préparé à faire l’agréable surprise aux travailleurs en mettant cela en application le 1er mai 2022. Mais quelques mois avant, contre toute attente, la guerre Russie-Ukraine a commencé avec ses corolaires notamment la cherté de la vie. Le gouvernement a alors décidé d’affecter les ressources prévues pour revoir les salaires à la hausse au soutien à l’économie nationale et au renforcement du pouvoir d’achat des populations à travers la subvention de plusieurs produits de première nécessité, a expliqué le porte-parole du gouvernement. Mais les échanges avec les partenaires sociaux sur la question des salaires, poursuit-il, ont continué. Et rendez-vous a été pris pour fin novembre dernier pour la concrétisation de cette mesure. À cette date, le chef de l’État a évoqué avec les Centrales et Confédérations syndicales, le Patronat et autres, les principes sur la base desquels la revalorisation des salaires se fera… « La suite, tout le monde la connait. Ça n’a donc rien à voir avec les prochaines élections », insiste Wilfried Léandre Houngbédji. Il a rappelé que l’augmentation salariale est basée sur certaines échelles dont la justice sociale et la plus-value que cela implique pour le budget annuel de l’Etat avec plus de 60 milliards F Cfa d’incidence par an. Le social en marche Cette mesure est pérenne puisqu’elle accompagne les agents en fonction jusqu’à leur retraite, souligne Wilfried Léandre Houngbédji. La mesure impacte aussi les retraités qui verront leur pension revue à la hausse, ajoute-t-il. Le porte-parole du gouvernement a décortiqué plusieurs autres sujets de l’actualité nationale dont les retombées pour le Bénin du deuxième sommet Usa-Afrique, les mesures de sécurité face aux attaques djihadistes, la question des Aspirants au métier d’enseignant (Ame) et celle du maintien des filles à l’école et à l’université. Relativement à cette dernière question, l’invité a rappelé qu’en dehors des 450 F Cfa pour chaque fille du primaire et 600 F Cfa pour les filles du secondaire, et ce, par transfert monétaire chaque jour pendant trois ans le tout pour un montant de 9 355 550 000 F Cfa, le gouvernement a aussi décidé d’attribuer des bourses de 38 500 F Cfa aux 10 meilleures filles au Bac par département pendant 10 mois et sur trois ans ainsi qu’aux meilleures élèves filles inscrites dans les filières scientifiques, techniques et professionnelles, à raison de 27 500 F Cfa par mois pendant 10 mois sur trois années. Par ailleurs, confirmant les propos du chef de l’État, Wilfried Léandre Houngbédji a rappelé que le payement des Ame passera de 9 à 12 mois avec la précision que le salaire du 11e mois sera réparti sur le 12e. « Après trois années d’exercice effectif, les Ame seront soumis à un test à l’issue duquel ils seront reversés en agents de l’État s’ils ont la moyenne requise. Dans le cas contraire, ils garderont leur statut d’Ame et auront la possibilité de passer encore le prochain test pour avoir une nouvelle chance de changer de statut », a précisé le porte-parole du gouvernement. Wilfried Léandre Houngbédji a apporté des éléments de réponse aux préoccupations des auditeurs et auditrices de la radio au cours de l’émission qui a duré plus d’une heure et demie. Actualités 21 déc. 2022


Appui de la Coopération suisse à la formation technique et professionnelle: Le programme FORCE lancé à Djougou
Quatre centres de formation technique et professionnelle bénéficient du Programme dénommé Formation professionnelle renforcement de capacités pour l’emploi (Force) dont le lancement des opérations terrain a eu lieu, ce jeudi 15 décembre à Djougou. Cette initiative financée par la Coopération suisse et mise en œuvre par Swisscontact au Bénin a pour zone d’intervention les quatre départements du nord Bénin à savoir le Borgou, l’Alibori, l’Atacora et la Donga. Le Programme Formation professionnelle renforcement de capacités pour l’emploi (Force) financé par la Coopération suisse et mis en œuvre par Swisscontact entre dans sa phase active à travers la signature de la convention de partenariat avec les Centres de formation professionnelle, partenaires dudit programme. Selon Christiane Dehoué Kpédé, directrice de Swisscontact, l’objectif global du programme est de contribuer à mettre en place un système efficace et attractif de formation professionnelle par apprentissage qui contribue à un développement socio-économique inclusif et à la mitigation des facteurs de risques multidimensionnels qui s’observent actuellement dans de nombreuses régions du nord Bénin. À travers cette première phase terrain, le Centre Don-Bosco de Kandi, le Centre de formation Liweitaré de Natitingou, le Centre privé d’enseignement technique Don Bosco de Parakou et celui de la formation professionnelle et d’apprentissage de Djougou sont concernés. Leurs responsables sont fortement représentés à cette cérémonie de signature de convention de partenariat en présence du maire de Djougou. « Le programme Force, d’un volume global de 9,7 millions de francs suisses, soit 4 milliards 62 millions F Cfa sous mandat de Swisscontact est d’une durée de quatre ans allant d’octobre 2022 à septembre 2026 », a indiqué Christiane Dehoué Kpédé à l’assistance. Celle-ci est composée des directeurs départementaux des enseignements secondaires techniques et de la formation professionnelle, des apprenants, des élus communaux et des cadres de la Coopération suisse dont Barnard Agbangla, chargé de programme éducation de base et formation professionnelle. Elle a ajouté que Force dispose de plusieurs cibles. Il s’agit notamment de 5 300 jeunes qui seront formés et certifiés en CQP/AQP, 2 000 jeunes également formés et certifiés en CQM, 2 500 jeunes formés en formation modulaire de courte durée en agriculture. À cela s’ajoutent 10 000 jeunes bénéficiant indirectement du programme et 1 750 formateurs des CFP, maîtres artisans et cadres des structures partenaires bénéficiant des formations des formateurs. « Pour atteindre ces cibles, ce programme est mis en œuvre avec la facilitation de Swisscontact à deux niveaux. Il s’agit du niveau territorial dans quatre les départements du nord Bénin à savoir Borgou, Alibori, Atacora et Donga et au niveau national à travers l’Agence de développement de l’enseignement technique (Adet) », a rassuré la directrice de Swisscontact.

La Coopération suisse favorable à l’Eftp

« Je me réjouis d’être à vos côtés en vue de participer au lancement des activités opérationnelles du programme Force, lesquelles activités font partie intégrante de la phase opérationnelle de la stratégie nationale de l’Eftp du Bénin », a martelé la directrice. Selon ses propos, répondant à l’appel du gouvernement, la Coopération suisse, à travers la Direction de développement de la coopération, a accepté de financer le programme Force qui s’inscrit dans l’opérationnalisation de la nouvelle stratégie de l’Eftp. Elle a rassuré de l’engagement de sa structure à jouer son rôle dans l’atteinte des objectifs du programme. Yérima Danklou Feye, directeur du Centre de formation professionnelle et d’apprentissage de Djougou, salue le leadership du gouvernement pour avoir décroché des partenaires au développement dont la Coopération suisse à travers le Programme Force. Ainsi, il a espoir que les jeunes bénéficieront d’un système de formation professionnelle performant et attractif à dominance pratique, en cohérence avec les besoins du marché du travail et des bassins d’emplois. Le gouvernement du Bénin, affirme-t-il, accorde une place de choix à la formation professionnelle et technique. « Nous sommes très conscients des défis qui nous attendent et puisque la Coopération suisse et le gouvernement nous font confiance, nous saurons atteindre les objectifs fixés au profit des jeunes », a-t-il rassuré, soulignant qu’il s’agit d’une noble vision dans la lutte contre la pauvreté, le chômage et les autres formes qui hypothèquent l’avenir de la jeunesse. Malik Gomina, maire de Djougou, s’estime heureux de voir aboutir cette première phase du programme. Son souhait est qu’à l’évaluation, les objectifs soient atteints pour que les centres bénéficient encore d’autres phases au bonheur de la jeunesse. Il invite à la rigueur dans la gestion du fonds du contribuable suisse et recommande aux apprenants d’avoir de bonnes performances pour s’imposer leurs domaines de compétence.
Société 21 déc. 2022


Transformation structurelle des économies en Afrique: Les options possibles d’un nouveau paradigme
Face aux crises endogènes et exogènes, il devient impérieux pour l’Afrique de repenser son modèle de développement. Plusieurs options s’offrent au continent pour une transformation structurelle des économies.S’il n’y a pas de panacée en matière de modèle de développement et que chaque pays peut incarner son propre paradigme, certains impératifs sont communs aux pays. Selon les auteurs de la Note de politique économique (Npe) n° 1 de la direction générale de l’Economie (Dge/Mef) du Bénin, il urge de réconcilier le système éducatif avec les besoins et défis réels de l’économie, afin de rompre avec le sous-emploi massif des jeunes. Pour ce faire, l’éducation doit pouvoir insuffler un esprit de créativité, d’innovation et de prise de risque pour former des citoyens actifs, capables de contribuer à l’éclosion des niches d’avantages comparatifs des économies africaines, estiment-ils. Ainsi, l’enseignement technique et la formation professionnelle doivent prendre le pas sur les formations générales dans les centres de formation africains. Les économistes soulignent la nécessité de renforcer l’Etat-providence et de promouvoir le patriotisme fiscal, afin d’élargir la base fiscale et disposer de ressources domestiques conséquentes pour répondre aux enjeux de développement interne. L’accent est également mis sur la bonne gouvernance à travers l’instauration d’institutions fortes, laquelle implique la culture de la transparence et une lutte implacable contre les comportements déviants (corruption, détournement de deniers publics, évasion fiscale). Autre axe, il convient d’accélérer le développement du secteur privé pour réduire la pression de l’emploi sur les Etats. L’amélioration du climat des affaires, à travers des conditions d’exercice plus favorables et l’accès au financement adapté, doit être un cheval de bataille pour permettre aux entreprises et industries de jouer pleinement leur rôle de pourvoyeur d’emplois et de richesse. Il est question pour les pays de se donner les moyens de transformer davantage leurs matières premières en produits finis ou semi-finis afin de créer les conditions d’une croissance inclusive. Cette transformation productive est source de diversification économique et favorable à l’intensification du commerce régional.

Forte dépendance

Avant d’esquisser ces options du nouveau paradigme à implémenter, y compris celles que porte désormais le gouvernement béninois, les auteurs ont passé en revue les limites du modèle de développement actuel de l’Afrique qui montre ses limites. Ils notent que la concentration des sources de revenus de l’Afrique autour de quelques matières premières, ce qui n’est guère favorable à une croissance soutenue et inclusive. Bien au contraire, elle fait du continent le principal perdant de la globalisation. La croissance économique qui s’affichait, en moyenne, à un taux de 5,2 % pour l’ensemble du continent et à 5,4 % pour l’Afrique subsaharienne au début des années 2000, selon la Banque mondiale, a été secouée ces derniers temps par une série de crises. « Si cette croissance a permis de réduire le taux de pauvreté sur le continent, elle n’a pas été suffisamment inclusive », analysent les économistes. La revue fait constater que « Les inégalités intra et inter-pays africains se sont creusées ». Les économistes soulignent que, « Même lorsqu’elle n’est pas directement le théâtre de crises économiques majeures, l’Afrique en paie le prix fort en raison de l’extraversion de son économie et de la forte concentration de ses exportations sur quelques matières premières ». Ils en veulent pour preuve les chocs induits par la pandémie de Covid-19 et la guerre russo-ukrainienne qui ont révélé « une double fragilité préjudiciable pour l’Afrique ». Selon la Npe, « D’une part, la récession subie par le continent en 2020 est essentiellement le fait de l’effondrement des prix des matières avec l’arrêt de l’activité mondiale. Les économies les plus diversifiées du continent ont été plus résilientes face à la pandémie. D’autre part, la flambée actuelle des prix et le risque d’insécurité alimentaire sont le fait, en grande partie, de la dépendance du continent aux importations de ces produits ».

Mutualiser

Cette double dépendance à l’exportation de produits non transformés et à l’importation de produits alimentaires obère le développement de l’Afrique qui reste très largement dépendant des aléas de l’environnement international. Du coup, un nécessaire changement de paradigme économique s’impose afin d’opérer une transformation structurelle des économies et sortir des vulnérabilités récurrentes dont les pays souffrent, préconise Aristide Mèdénou, directeur général de l’Economie. En effet, « Les pesanteurs imposées par les conditions initiales ― ce que les économistes appellent les dotations factorielles naturelles ― sont encore trop présentes, notamment dans les pays riches en ressources naturelles », fait-il savoir dans son avant-propos à la Note de politique économique. « Pour sortir durablement de cette pression au double visage, il est important que les politiques économiques volontaristes prennent le pas sur le déterminisme et l’immobilisme économiques dictés par les conditions initiales et leurs relatifs conforts », pensent A. Mèdénou et les autres. Ils en veulent pour preuve que les économies les plus diversifiées du continent aient été plus résilientes face à la pandémie. Aussi, la flambée actuelle des prix et le risque d’insécurité alimentaire sont le fait, en grande partie, de la dépendance du continent aux importations de ces produits. Malgré un accroissement continu de ses échanges avec le reste du monde, la part de l’Afrique dans le commerce mondial n’a cessé de baisser, passant de 6 % en 1960 à 2,6 % en 2021, selon la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced). Pour inverser la tendance, les pays ne peuvent exister en vase clos. L’Afrique doit miser sur l’accélération du rythme de son intégration économique tout en se structurant autour des projets clés relatifs à la santé, à l’éducation et aux infrastructures, prônent les auteurs de la Npe. Cela passe par la suppression des contraintes liées à la libre circulation des biens et des personnes, l’interconnexion quantitative et qualitative des pays à travers des réseaux de transports et de télécommunication, précisent-ils. Photo : Aristide Mèdénou, directeur général de l’Economie (Archives)
Economie 21 déc. 2022


Appui de la Coopération suisse à la formation technique et professionnelle: Le programme FORCE lancé à Djougou
Quatre centres de formation technique et professionnelle bénéficient du Programme dénommé Formation professionnelle renforcement de capacités pour l’emploi (Force) dont le lancement des opérations terrain a eu lieu, ce jeudi 15 décembre à Djougou. Cette initiative financée par la Coopération suisse et mise en œuvre par Swisscontact au Bénin a pour zone d’intervention les quatre départements du nord Bénin à savoir le Borgou, l’Alibori, l’Atacora et la Donga. Le Programme Formation professionnelle renforcement de capacités pour l’emploi (Force) financé par la Coopération suisse et mis en œuvre par Swisscontact entre dans sa phase active à travers la signature de la convention de partenariat avec les Centres de formation professionnelle, partenaires dudit programme. Selon Christiane Dehoué Kpédé, directrice de Swisscontact, l’objectif global du programme est de contribuer à mettre en place un système efficace et attractif de formation professionnelle par apprentissage qui contribue à un développement socio-économique inclusif et à la mitigation des facteurs de risques multidimensionnels qui s’observent actuellement dans de nombreuses régions du nord Bénin. À travers cette première phase terrain, le Centre Don-Bosco de Kandi, le Centre de formation Liweitaré de Natitingou, le Centre privé d’enseignement technique Don Bosco de Parakou et celui de la formation professionnelle et d’apprentissage de Djougou sont concernés. Leurs responsables sont fortement représentés à cette cérémonie de signature de convention de partenariat en présence du maire de Djougou. « Le programme Force, d’un volume global de 9,7 millions de francs suisses, soit 4 milliards 62 millions F Cfa sous mandat de Swisscontact est d’une durée de quatre ans allant d’octobre 2022 à septembre 2026 », a indiqué Christiane Dehoué Kpédé à l’assistance. Celle-ci est composée des directeurs départementaux des enseignements secondaires techniques et de la formation professionnelle, des apprenants, des élus communaux et des cadres de la Coopération suisse dont Barnard Agbangla, chargé de programme éducation de base et formation professionnelle. Elle a ajouté que Force dispose de plusieurs cibles. Il s’agit notamment de 5 300 jeunes qui seront formés et certifiés en CQP/AQP, 2 000 jeunes également formés et certifiés en CQM, 2 500 jeunes formés en formation modulaire de courte durée en agriculture. À cela s’ajoutent 10 000 jeunes bénéficiant indirectement du programme et 1 750 formateurs des CFP, maîtres artisans et cadres des structures partenaires bénéficiant des formations des formateurs. « Pour atteindre ces cibles, ce programme est mis en œuvre avec la facilitation de Swisscontact à deux niveaux. Il s’agit du niveau territorial dans quatre les départements du nord Bénin à savoir Borgou, Alibori, Atacora et Donga et au niveau national à travers l’Agence de développement de l’enseignement technique (Adet) », a rassuré la directrice de Swisscontact. La Coopération suisse favorable à l’Eftp « Je me réjouis d’être à vos côtés en vue de participer au lancement des activités opérationnelles du programme Force, lesquelles activités font partie intégrante de la phase opérationnelle de la stratégie nationale de l’Eftp du Bénin », a martelé la directrice. Selon ses propos, répondant à l’appel du gouvernement, la Coopération suisse, à travers la Direction de développement de la coopération, a accepté de financer le programme Force qui s’inscrit dans l’opérationnalisation de la nouvelle stratégie de l’Eftp. Elle a rassuré de l’engagement de sa structure à jouer son rôle dans l’atteinte des objectifs du programme. Yérima Danklou Feye, directeur du Centre de formation professionnelle et d’apprentissage de Djougou, salue le leadership du gouvernement pour avoir décroché des partenaires au développement dont la Coopération suisse à travers le Programme Force. Ainsi, il a espoir que les jeunes bénéficieront d’un système de formation professionnelle performant et attractif à dominance pratique, en cohérence avec les besoins du marché du travail et des bassins d’emplois. Le gouvernement du Bénin, affirme-t-il, accorde une place de choix à la formation professionnelle et technique. « Nous sommes très conscients des défis qui nous attendent et puisque la Coopération suisse et le gouvernement nous font confiance, nous saurons atteindre les objectifs fixés au profit des jeunes », a-t-il rassuré, soulignant qu’il s’agit d’une noble vision dans la lutte contre la pauvreté, le chômage et les autres formes qui hypothèquent l’avenir de la jeunesse. Malik Gomina, maire de Djougou, s’estime heureux de voir aboutir cette première phase du programme. Son souhait est qu’à l’évaluation, les objectifs soient atteints pour que les centres bénéficient encore d’autres phases au bonheur de la jeunesse. Il invite à la rigueur dans la gestion du fonds du contribuable suisse et recommande aux apprenants d’avoir de bonnes performances pour s’imposer leurs domaines de compétence. Société 21 déc. 2022


Visite d’une délégation du Hcbe: Des réalisations en perspective pour Toffo
La commune de Toffo bénéficiera dans les mois à venir de l’accompagnement des investisseurs de la section Amérique -Caraibes et autres du Haut conseil des Béninois de l’extérieur (Hcbe) pour son développement. La visite effectuée par une délégation du Hcbe, vendredi 16 décembre dernier, entre dans cette perspective et dans le cadre de la célébration du 25e anniversaire du Haut conseil. Elle n’est pas moins prometteuse pour Toffo, car à la clé il y a de nombreuses réalisations prévues pour la commune.Un hôtel 5 étoiles et une salle de conférence bien équipée. C’est, entre autres, ce dont bénéficiera la commune de Toffo dans le cadre de son partenariat avec le Haut conseil des Béninois de l’extérieur (Hcbe). En visite touristique vendredi dernier dans la localité, la délégation conduite par son président Maxime Vignon s’est engagée à accompagner le Conseil communal de Toffo dans son élan de développement. A sa descente, la délégation a eu un tête-à-tête avec la première autorité à l’hôtel de ville. Les échanges se sont ensuite poursuivis au Centre des jeunes et loisirs de la localité où des engagements ont été pris. Un film documentaire sur les potentialités et valeurs de la commune a permis d’édifier la délégation. « Au détour d’une réunion avec le maire, elle nous a entretenu des besoins de la commune dans le domaine des infrastructures et du tourisme. De retour dans notre section aux Etats-Unis, nous avions discuté de tous ces besoins et nous avions pu regrouper plusieurs sociétés afin d’investir dans le projet de Pacte de Houègbo pour l’implantation d’un hôtel 5 étoiles et d’une salle de conférence », a fait savoir Jonas Lima, président du Conseil d’administration de la section Usa et Caraïbes. La construction de cet hôtel à Toffo permettra de maintenir le lien historique entre les descendants des esclaves et cette commune, se convainquent les deux parties. Déjà, au début de l’année 2023, un appel de levée de fonds sera lancé où les investisseurs de la diaspora du Haut conseil des Béninois de l’extérieur, Amérique et Caraïbes ainsi que d’autres pourront apporter leur contribution pour la concrétisation des ambitions nourries par le Conseil communal, sous la férule du maire Bibiane Adamazè.

Projets structurants

Tous ces projets deviennent réalité grâce aux efforts de mobilisation des ressources par le Conseil communal. En effet, pour en arriver là, le Conseil communal avait entrepris d’aménager son territoire pour en faire un pôle économique régional pour les départements du Zou et du Couffo qui communiquent avec l’Atlantique à travers Toffo. Présentant la physionomie géospatiale et socioculturelle de la commune tout en levant un coin de voile sur son passé historique, Bibiane Adamazè, maire de la commune de Toffo souligne que dans ce cadre, elle a initié un certain nombre de projets structurants à savoir : la création d’un point d’attractivité et de compétitivité du territoire sur l’actuel site du centre de divertissement de Houègbo, la création d’un jardin botanique médicinal à Toffo, la création de coopératives agricoles de jeunes dans les arrondissements de Toffo et bien d’autres initiatives structurantes. « Pour ce faire, la commune a multiplié ses efforts dans le cadre de la coopération décentralisée Sud-Sud entre pays africains, avec les villes européennes, des Caraïbes et des Etats-Unis d’Amérique avec l’appui des organisations des Béninois de la diaspora », a-t-elle indiqué. Ces efforts, à l’en croire, ont conduit à plusieurs rencontres dont celle de 2021 avec les membres du bureau du Haut conseil des Béninois de l’Extérieur de la zone Usa et les Caraïbes pour des échanges sur les projets communaux et les possibilités de coopération avec les villes américaines. Les autorités nationales, selon elle, ont saisi l’opportunité de valorisation et de promotion des économies locales et régionales en organisant un marketing territorial à travers une table ronde des investisseurs en vue de lever des fonds pour la réalisation du projet de création d’un Point d’attractivité et de compétitivité du territoire (Pacte) à Houègbo, le 7 avril dernier. Selon Odidi Cocou Edmond, directeur général de l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (Anat), le gouvernement a engagé les réformes structurelles dans le secteur de la décentralisation en permettant à chaque commune de révéler ses potentialités sur tous les plans et montrer aux autres communes les avantages comparatifs dont elle dispose. « Je crois que c’est ce à quoi nous assistons actuellement », a-t-il indiqué tout en précisant qu’investir à Toffo, c’est investir sur un territoire d’avenir. La rencontre a été sanctionnée par une visite guidée des lieux sacrées et places ayant trait à la route des esclaves. La délégation s’est rendue au palais du roi Toffohossou Kinizehoue, à la source des esclaves d’Adjagbé à Agué, au stade omnisports de Toffo, au monastère St Joseph, au palais d’escale du roi d’Abomey Agadja à Akpè, au noyau central de la forêt de la Lama, sur le site devant abriter le Pacte de Houègbo, au palais du roi d’Agon et au bord du lac fétiche Hlan.
Société 19 déc. 2022


Paiement par carte bancaire: Gim-Uemoa et Cmn lancent une campagne à Cotonou
Organisée par le Groupement interbancaire monétique de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Gim-Uemoa) en collaboration avec le Comité monétique national (Cmn), la 1re édition de la campagne de promotion du paiement par carte bancaire a été lancée, jeudi 15 décembre dernier à Cotonou. Prévue du 19 décembre 2022 au 18 janvier 2023, cette activité est destinée entre autres à encourager les populations à utiliser la carte bancaire comme moyen de paiement dans les commerces.Au cours d’une conférence de presse suivie d’échanges avec les commerçants, le Groupement interbancaire monétique de l’Union économique et monétaire ouest- africaine (Gim-Uemoa) en collaboration avec le Comité monétique national (Cmn) a procédé, jeudi 15 décembre dernier, au lancement officiel de la 1re édition de la campagne de promotion du paiement par carte bancaire à Cotonou. A cette occasion, Giresse Cariel Avokandoto, représentant du président de l’Association professionnelle des Banques et Établissements financiers du Bénin (Apbef-Bénin), a salué la mobilisation des acteurs autour de cette campagne qui vise à sensibiliser les populations à l’utilisation de la carte bancaire comme moyen de paiement dans les commerces. Engagé pour le développement de la monétique sur la place du Bénin, il invite les populations à faire usage de leurs cartes bancaires durant cette campagne de 30 jours où des séances d’échanges sont prévues avec les commerçants, les agences de surveillance des Gab et autres. Pour Brice Aurel Medo, président du Comité monétique national (Cmn-Bénin), cette campagne est l’aboutissement d’un long processus. Il salue la synergie d’actions entre le Gim et le Cnm qui a abouti à la tenue de cet évènement où plusieurs récompenses sont mises à la disposition des utilisateurs de cartes bancaires. Convaincu que le Gim-Uemoa, organisme international qui fédère plus de 130 banques, établissements financiers et postaux, structures de microfinance, émetteurs de monnaie électronique et le Cmn ne se sont pas trompés en initiant cette campagne, il a rappelé les avantages de la carte bancaire, un moyen moderne et sécurisé dans les transactions financières. Le président du Comité monétique national (Cmn-Bénin) compte sur les acteurs pour le bon déroulement de cette campagne. « Avec une carte bancaire, votre argent est sécurisé. Vous pouvez vous réjouir d’être des témoins de cet événement », a-t-il déclaré. C’est le lieu pour Gnima Diarrassouba, responsable Marketing et Produit du Gim-Uemoa, d’exposer les grandes lignes de cette campagne réservée au grand public et aux marchands (supermarchés, restaurants, hôtels, pharmacies, etc.) et qui s’articulera autour de la promotion sur les lieux de vente dans certains commerces et un jeu-concours pour les porteurs. A cet effet, maitre Marin Jean Gounadon, huissier de justice, exhorte les populations à effectuer des achats avec leurs cartes pour gagner de nombreux lots. Il est prévu des gadgets Gim et des bons d’achat pour les porteurs tandis que dans les commerces (marchands), les populations peuvent gagner non seulement des gadgets Gim mais aussi des cartes prépayées avec recharge d’un montant de 100 000 Francs Cfa (1er lot), de 75 000 Francs Cfa (2e lot) et 50 000 Francs Cfa (3e lot) lors de cette campagne qui va s’achever le 18 janvier 2023. Société 19 déc. 2022


Appui aux personnes vulnérables de la Donga: Du matériel aux groupements professionnels
Quatre groupements féminins et sept porteurs de projets de la commune de Djougou ont reçu un appui en matériel, don du gouvernement en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement. La cérémonie de remise a été présidée par la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance jeudi 15 décembre dernier à la mairie de Djougou.Des feuilles de tôles, des machettes, seaux, bassines, paquets de ciment, marmites, nattes, passoires, écumoires, moulins à piment plus moteur… Ce sont les équipements d’appui aux groupements féminins et porteurs de projets que la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance a remis aux bénéficiaires ce jeudi 15 décembre à la mairie de Djougou. Cet appui accordé à ces personnes vulnérables grâce au partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui à la cohésion sociale dans la commune de Djougou. Les bénéficiaires de ces équipements exercent dans le secteur de l’agriculture, l’agroalimentaire, la pisciculture, l’élevage… et pourront renforcer ou élargir leurs domaines d’activités grâce à cet appui. Pour Djibril Amadou, premier adjoint, représentant le maire de Djougou, cet appui constitue un coup de pouce aux ménages et à toute la population. Il a profité de l’occasion pour exprimer la reconnaissance de sa commune au gouvernement et au Pnud. Selon José Herman Wabo, représentant résident adjoint du Pnud, la commune de Djougou présente plusieurs vulnérabilités spécifiques qui l’exposent au risque de l’extrémisme violent. Les défis étant encore nombreux, d’après ses propos, les autorités béninoises ont conçu le Projet d’appui à la cohésion sociale dans la commune de Djougou et le Pnud n’a pas hésité un seul instant pour soutenir l’initiative. Celle-ci va contribuer à la résilience socio-économique des populations les plus exposées à l’extrémisme violent. Il se réjouit du fait que le projet impacte les jeunes et les femmes. « Le présent appui s’inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement à améliorer les conditions de vie des populations en situation de vulnérabilité, en l’occurrence celles exposées aux risques de radicalisation et d’extrémisme violent, à travers le projet d’appui à la cohésion sociale dans les communes de Djougou, Parakou et Bohicon », a souligné Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance. Elle a rappelé que le Bénin est connu pour sa légendaire culture de paix et le chef de l’État est très engagé pour la préservation des acquis en matière de solidarité et de soutien aux plus démunis. Il s’agit, d’après elle, d’une opportunité offerte aux femmes, filles, artisans et aux agro-éleveurs de bénéficier d’un moyen financier et matériel ainsi que d’une assistance technique pour entreprendre des activités ayant une plus-value durable et surtout un impact positif sur leur environnement familial et communautaire. C’est donc le début d’une vaste opération de soutien à plus de mille jeunes filles, jeunes femmes, entrepreneurs agropastoraux qui vont désormais se lancer à leur propre compte ou étendre leurs activités en vue de s’autonomiser durablement? Société 19 déc. 2022


Tita digital skills de la Fondation Mtn Bénin : Uche Ofodile visite le siège du projet et échange avec les lauréats
La directrice générale de Mtn Bénin, Uche Ofodile, a visité, mercredi 14 décembre dernier à Abomey-Calavi, les locaux du projet Tita digital skills initié par la Fondation Mtn Bénin au profit des jeunes. Après le tour des bureaux et salles de cours, elle a échangé avec les lauréats et les a invités à donner le meilleur d’eux-mêmes.Le projet Tita digital se dote d’un siège somptueux à Abomey-Calavi. Il s’agit d’un immeuble R+1 que la directrice générale de Mtn Bénin, Uche Ofodile, a visité dans la soirée du mercredi 14 décembre dernier. Du rez-de-chaussée au premier étage, elle a admiré les bureaux et autres salles au design inspirant et attrayant, dont la salle des cours équipée entre autres d’une trentaine d’ordinateurs et la salle d’entretien avec les coaches. Face aux lauréats de la première cohorte du projet, la directrice générale de Mtn Bénin a fait part de sa fierté et sa satisfaction après avoir visité les somptueux locaux qui les accueillent pour la formation aux métiers du numérique. Elle les encourage à tirer au maximum profit de cette opportunité, ajoutant que c’est eux qui seront les ambassadeurs de Tita digital skills. « Capitalisez, inspirez-vous de vos camarades, du staff, des coaches, des innovateurs... », a-t-elle ajouté. [caption id="attachment_91060" align="alignnone" width="450"] Des lauréats prêts à faire leurs armes dans le numérique[/caption] Mtn Bénin est convaincu que la connectivité a des impacts positifs sur la vie des citoyens. « C’est pour cela que nous avons décidé de supporter les jeunes pour qu’ils aient des compétences qui leur profitent et qui profitent également au Bénin », a souligné la Dg. Elle espère que des rangs des lauréats sortira le prochain inventeur de Facebook ou d’Uber ou encore de la prochaine solution digitale reconnue dans le monde entier. Uche Ofodilé assure que ce soit Mtn Bénin ou la Fondation, il y a toujours de la place pour soutenir les solutions innovantes. Répondant aux questions des lauréats, la Dg de Mtn Bénin informe que l’une de ses ambitions depuis son arrivée à la tête de l’entreprise, c’est y d’apporter du sang neuf et qu’il appartient aux lauréats d’être les meilleurs dans leurs spécialités respectives. « Si vous êtes les meilleurs, vous pouvez avoir votre place parmi nous et je vous encourage à vous donner à fond », a-t-elle exhorté. [caption id="attachment_91062" align="alignnone" width="200"] La Dg Mtn Bénin exprimant sa satisfaction à la vue du cadre qui accueille les étudiants[/caption] Aux filles de la cohorte, elle a conseillé de toujours exceller, d’être concentrées sur la formation, d’être curieuses et surtout de ne pas se laisser distraire par des futilités, afin d’atteindre leurs objectifs.

Formation à point nommé

Tita digital skills récemment lancé est une initiative de la Fondation Mtn Bénin pour former la jeunesse aux métiers du numérique. Elle vient en complément de la formation universitaire des bénéficiaires. « Le numérique est le métier d’aujourd’hui et de demain et parfois on constate des difficultés chez certains de nos jeunes dans ce domaine. Mais on ne se contente pas seulement des compétences numériques. On va jusqu’à dérouler des cours sur l’intelligence artificielle, le coding, la robotique, etc. », a détaillé Philipe Goabga, premier responsable de la Fondation. Les 100 lauréats de la première cohorte sont des étudiants dans diverses filières à l’Université d’Abomey-Calavi avec qui la fondation Mtn est en partenariat. Ils se disent heureux de bénéficier de cette formation qui est également, pour eux, une opportunité de réseautage, d’échanges et de partage d’expériences. Roméo Ogouvidé est en licence de Physique. Il entend associer les acquis de la formation à son domaine de prédilection. « J’ai envie d’être un programmeur, me spécialiser dans la robotique. Déjà que je suis un physicien, je veux apprendre les bases de l’informatique et du numérique afin d’associer cela à mon domaine de prédilection. J’espère que cette formation me permettra d’atteindre mes objectifs », souhaite-t-il. Espérance Okoosi est aussi dans la même logique. Cette jeune technicienne supérieure en aménagement des ressources naturelles veut évoluer dans son projet qui nécessite des compétences dans le domaine du numérique. « Je travaille actuellement sur un projet agroalimentaire et j’ai besoin de prototyper, de plus m’outiller dans le digital pour ne pas être limitée dans mon imagination. Je pense que grâce à la formation Tita digital skills, je pourrais mieux m’outiller pour réaliser mon projet », a-t-elle indiqué. Les 100 lauréats de la première cohorte ont été sélectionnés parmi 4 000 candidats ayant postulé à l’appel à candidatures. La formation démarre mardi 20 décembre prochain. Le projet dure cinq ans et la formation va se poursuivre l’année prochaine avec le recrutement de la deuxième cohorte. En attendant, Philipe Goabga voudrait vraiment que ces jeunes soient engagés et rompus à la tâche. « Qu’ils ne soient pas distraits, qu’ils soient concentrés sur leurs objectifs parce que nous espérons parmi eux des personnes innovantes qui vont trouver des solutions utiles. Nous espérons aussi que la formation leur permettra d’impacter leur environnement et d’être utiles à leur pays », a déclaré le patron de la Fondation Mtn Bénin.
Société 16 déc. 2022


Audit du système de management de qualité: La certification Iso 9001 version 2015 de l’Onip confirmée
L’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) a fait l’objet d’un audit de surveillance de la certification Iso 9001 version 2015. L’objectif du contrôle effectué toute la journée de ce jeudi 15 décembre 2022 est l’amélioration de la qualité des prestations en vue de rendre plus compétitif l’office.La confirmation de la certification de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) à la norme Iso 9001 version 2015 est officielle. Elle a été prononcée hier jeudi 15 décembre à la suite d’un audit de surveillance qui a passé en revue tout le système de management de la qualité. Ceci à la grande satisfaction de la direction générale de l’Onip et des pilotes de processus. Après une journée de contrôle et d’audit dans toutes les sections de l’office, Ferdaous As-Sarrokh, auditrice au Registre international des auditeurs certifiés (Irca), se dit satisfaite du sérieux au niveau de la gestion du système de management. Elle salue aussi le sérieux observé au niveau du suivi des recommandations des auditeurs internes et externes. « Il n’y a pas de non-conformité ni majeure, ni mineure. La forte implication de la direction dans la démarche qualité et la forte compréhension du contexte et l’autonomie des pilotes processus sont aussi des points forts notés lors de notre audit », a-t-elle témoigné. Elle a apprécié également la détermination et l’expertise du personnel qui ne ménage aucun effort pour l’excellence, le travail bien fait, le sens de la communication au travers des réunions hebdomadaires du Codir, des réunions mensuelles au niveau de chaque pilote du processus et l’assemblée générale trimestrielle organisée par la direction générale avec l’ensemble du personnel. Elle exhorte à cet effet tout le personnel à pérenniser ces acquis pour des résultats meilleurs. A ces mots de satisfaction de l’auditrice au Registre international des auditeurs certifiés (Irca), Bertin Sowakoudé, directeur général par intérim de l’Office national d’imprimerie et de presse, a au nom du personnel, salué cette performance. « C’est heureux que nous n’ayons pas enregistré de non-conformité et que nous ayons des points forts», s’est-il réjoui. Il invite le personnel à ne pas dormir sur ses lauriers mais plutôt à redoubler d’ardeur pour « une amélioration continue de nos processus pour une meilleure satisfaction de nos clients et usagers ». Ce qui permettra à l’Onip d’améliorer ses prestations pour être plus compétitif. Il faut noter que la certification a pour but de valoriser le parcours de l’Onip, renforcer sa crédibilité et sa légitimité professionnelle et ouvrir des perspectives pour son évolution. A cet effet, l’Onip est passé par trois formes d’audit dans le système de management de qualité à savoir : l’audit de certification en 2014, l’audit de surveillance 1an après et l’audit de renouvellement 2 ans après. Après ces étapes, il a migré en 2017 vers la certification Iso 9001 version 2015. Basé sur le principe de la satisfaction du client et de la prise en compte des exigences clients, réglementaires et de la norme, le système de management axé sur la démarche qualité permet d’assurer une pérennité à l’office? Par Estelle VODOUNNOU (Stag.) Société 16 déc. 2022


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