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La lutte contre le travail des enfants entre dans sa phase répressive au Bénin. Le préfet de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia, vient de donner le ton à travers un arrêté préfectoral en date du 30 octobre 2019. Les récidivistes subiront la rigueur de la loi.
La lutte contre le travail des enfants prend une nouvelle allure au Bénin. Le préfet de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia, annonce la répression à travers un arrêté en date du 30 octobre 2019.
Aucune excuse ne sera désormais acceptée. « Il est formellement interdit sur toute l’étendue du territoire du département de l’Atlantique, l’utilisation de la main-d’œuvre infantile dans les marchés, les ateliers, sur les chantiers et autres zones d’exploitation économique », précise l’arrêté préfectoral.
La décision de l’autorité préfectorale est loin d’être une menace. Elle doit être considérée comme un soulagement pour les milliers d’enfants, victimes de ce phénomène et les défenseurs de leurs droits qui multiplient les efforts pour en arriver à bout.
L’exploitation de la main-d’œuvre infantile crée d’énormes préjudices et assombrit les perspectives de vie des enfants. A la résistance des parents contre les nombreuses campagnes de sensibilisation au phénomène, s’ajoute la naïveté des victimes qui s’adonnent à la pratique sans pour autant mesurer les risques sur leur santé, leur éducation, leur avenir et leur vie.
Le phénomène perdure malgré les Conventions qui régissent le travail des enfants. La loi n°2015-08 du 08 décembre 2015 portant Code de l’enfant en République du Bénin n’y a rien fait non plus.
On les retrouve dans divers ateliers, au niveau des carrefours et feux tricolores. Les grands marchés du Bénin sont le théâtre de l’exploitation économique des enfants.
Selon les données du Bureau international du travail (Bit), en 2013, le nombre d’enfants travailleurs était de 168 millions. On estime à 7008, ceux exploités économiquement en 2013 dans les marchés Dantokpa à Cotonou, Arzékè à Pararkou, Ouando à Porto-Novo. Ces chiffres qui sont toujours d’actualité renseignent sur l’importance des actions à mener en vue de corriger la situation des enfants commerçants.
Mise en garde
La mesure préfectorale vient mettre fin aux préjudices causés aux enfants dans le département de l’Atlantique et sur le territoire national. En son article 2 elle met en garde les auteurs : « Quiconque s’adonne ou tire des revenus d’une telle pratique est sévèrement puni conformément aux dispositions de la loi ».
La pauvreté est souvent invoquée comme raison pour justifier le phénomène. Mais pour les pouvoirs publics, l’enfant est sacré et aucun motif ne saurait expliquer des préjudices qu’on lui fait subir. Selon le recensement général de la population et de l’habitat (Rgph4), les enfants de moins de 15 ans représentent 45 % de la population béninoise. Ils constituent donc une frange non négligeable pour le développement et sur laquelle le Bénin doit concentrer ses efforts pour répondre aux impératifs des Odd.
Leur situation requiert des actions fortes pour étendre la protection sociale en leur faveur conformément à la recommandation 202 de l’Organisation internationale du travail (Oit).
C’est conscient de ces enjeux que le préfet de l’Atlantique met les acteurs de la chaîne de protection devant leurs responsabilités : « Les institutions de la protection de l’enfant en service dans le département sont chargées de veiller à l’application stricte et correcte du présent arrêté ».
Les gouvernements se sont succédé sans jamais réussir à relever ce défi. La Rupture à travers le préfet, Jean-Claude Codjia vient de donner le ton ferme de la lutte contre l’utilisation de la main-d’œuvre infantile. Il reste que les autres départements lui emboîtent le pas pour le bonheur des enfants.
Les normes en matière de travail des enfants
Le travail des enfants est proscrit par les articles 66 et 166 de la loi 98-04 du 27 janvier 1998 portant Code du Travail en République du Bénin. L’article 66 stipule que « nul ne peut être apprenti s’il n’a l’âge de 14 ans révolu ». L’article 166 du même code établit que « les enfants ne peuvent être employés dans aucune entreprise avant l’âge de 14 ans ».
Le Bénin, à l’instar des autres pays membres de l’Organisation internationale du Travail (Oit), a ratifié deux conventions fondamentales relatives au travail des enfants. Il s’agit des conventions 138 de l’Oit sur l’âge d’admission à l’emploi et 182 sur les pires formes du travail des enfants. Selon la Convention 138, les enfants doivent nécessairement aller à l’école jusqu’à un certain âge avant de se lancer dans une activité économique. Mais le Bénin peine à mettre efficacement en pratique ces mesures.

Le Centre pour le développement des affaires et la coopération avec la Russie (Cdacr) et ses partenaires dont Encadrement Design, organisent du 27 au 29 novembre prochain, à Moscou, un forum commercial, culturel et artistique au profit des hommes d’affaires béninois et russes. L’objectif est, entre autres, de mettre en relation les entrepreneurs et investisseurs des deux pays. La nouvelle a été annoncée à la presse, ce mardi 5 novembre, à Cotonou.
Contrairement à certains pays africains, le Bénin entretient moins de relations d’affaires avec la Russie qui est un pays incontournable en matière de business et dans la géopolitique internationale. C’est pour corriger le tir, booster les échanges économiques entre les deux pays, que se tiendra à Moscou, les 27, 28 et 29 novembre prochains, le forum dénommé « Perspectives et opportunités de coopération entre la Russie et le Bénin ».
Ces assises inédites auxquelles sont conviés les hommes d’affaires et entrepreneurs, les artisans et les commerçants béninois seront, pour eux, l’occasion de présenter le potentiel commercial, culturel et artistique du Bénin aux investisseurs russes. De plus, elles permettront de créer un cadre propice et idéal pour les échanges commerciaux entre Béninois et Russes, et surtout de mettre en relation les entrepreneurs béninois et les investisseurs russes, expliquent les organisateurs de ce forum qui étaient face aux professionnels des médias, hier mardi. Au menu de cette rencontre, une séance de vernissage de l’exposition « Bénin Lumière » en présence de deux artistes béninois (un peintre et un sculpteur) de renommée mondiale, des rencontres B to B, un concert et une exposition qui, elle, durera jusqu’au 3 janvier 2020.
En gros, il s’agit d’« une mission commerciale à Moscou », a laissé entendre Serge Phocas Odunlami, président du Cdacr, qui, au passage, regrette que le Bénin soit au rang des pays qui n’entretiennent pratiquement aucune relation commerciale avec la Russie alors même que ce pays dispose de sa propre technologie que convoitent certains pays développés. Il invite alors les entrepreneurs béninois à saisir l’opportunité qu’offre ce forum pour aller découvrir la technologie russe, une des meilleures dans le monde, afin de l’importer et d’en profiter longuement. « La Russie fabrique également des matériaux de construction » à l’instar de ce que les opérateurs économiques béninois importent de certains pays développés, rappelle-t-il.
En sa qualité de citoyen béninois épris de développement, Georges Bada et les sœurs Awounou qui coordonnent le volet culturel dudit forum, ont largement démontré l’intérêt que cette rencontre revêt pour le Bénin. «Aucun pays ne se développe sans sa culture… Nous irons révéler le potentiel économique, culturel et artistique du Bénin en
Russie…», assurent ces dernières en rappelant, au passage, que la culture et les arts sont également pourvoyeurs de devises. Et pour le maire d’Abomey-Calavi, la Russie regorge d’énormes potentialités dont le Bénin peut profiter. Georges Bada dévoilera à cet effet des statistiques qui, à son avis, montrent la puissance de ce pays en matière de développement économique dans le monde. De sa position de maire, il pense que la commune d’Abomey-Calavi a beaucoup à gagner en attirant des investisseurs sur son territoire. « Une ville ne doit pas tout attendre de l’Etat ! », s’exclame-t-il.
Autant qu’ils sont, les conférenciers espèrent que les entrepreneurs et autres investisseurs béninois seront nombreux à prendre part à ces assises.

Dans le cadre du projet de généralisation de l’usage du numérique par l’éducation et la formation, le gouvernement, à travers l’Agence béninoise du service universel des communications électroniques et de la Poste (Absu-Cep), a doté douze établissements secondaires et douze écoles primaires du Bénin de salles multimédias. C’est au Collège d’enseignement général n°1 Allada que la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou du Numérique et son collègue Mahougnon Kakpo de l’Enseignement secondaire ont procédé au lancement des infrastructures, hier mardi 5 novembre.
Le gouvernement du Bénin vient de sortir de l’enclavement numérique vingt-quatre établissements scolaires dont douze dans le secondaire et autant dans le primaire en les dotant de salles multimédias. Le lancement officiel desdites salles hier au Collège d’enseignement général n°1 Allada a permis d’en savoir plus sur cet outil destiné à généraliser l’usage du numérique par l’éducation et la formation.
Au nom des apprenants et des enseignants, le directeur du Ceg 1 Allada a pris l’engagement de sécuriser l’infrastructure. Il s’est réjoui que son établissement soit le point focal de cette innovation dans le département de l’Atlantique.
Conscient de l’importance de cet outil pour le relèvement du niveau de l’enseignement, Eloi Dounon a assuré avoir déjà fait former les enseignants pour l’intégration du numérique dans les cours. Le censorat aussi est rentré dans la danse pour la coordination des programmes.
Au regard des bienfaits du numérique dans l’éducation, Jean-Claude Codjia, préfet de l’Atlantique et du Littoral, a noté que ce jour est à marquer d’une pierre blanche. S’adressant aux bénéficiaires, il leur a signifié que par la mise à disposition de cette salle, le gouvernement leur permet de voyager à travers le temps et le monde en élargissant leur champ de connaissances.
Le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Mahougnon Kakpo, s’est d’abord considéré comme l’un des bénéficiaires de la salle multimédia, avant de souligner qu’elle constitue l’un des outils mis à disposition pour faire avancer l’éducation au Bénin. A l’en croire, le gouvernement positionne l’éducation comme l’un des leviers pour faire décoller l’économie. Pour y parvenir, a-t-il retenu, on ne saurait négliger le numérique. L’intégration du numérique dans l’enseignement passe par les outils de travail dont la salle multimédia, a-t-il laissé entendre. Promesse du gouvernement de la Rupture, cette infrastructure a été réalisée par l’Agence béninoise du service universel des communications électroniques et de la Poste (Absu-Cep) dont il a loué la perspicacité. « Cette salle permettra aux enseignants et aux apprenants d’être connectés aux bibliothèques du monde», a-t-il noté.
Après avoir visité l’infrastructure, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a indiqué que l’une des façons de préparer les écoliers et élèves à affronter l’avenir avec confiance, c’est d’intégrer le numérique dans l’enseignement à travers la mise à disposition des salles multimédias. Elles sont au nombre de 24 sur toute l’étendue du territoire national dont 12 dans des collèges et 12 dans des écoles primaires. Equipées de 40 ordinateurs pour les apprenants, d’un ordinateur enseignant, d’un tableau interactif avec projecteur,d’une armoire (chariot) de rangement et de charge des ordinateurs, ces salles sont dotées de deux climatiseurs. Connectées à internet, a-t-elle poursuivi, elles sont autonomes en énergie, car alimentées par l’énergie solaire. Elles sont aussi équipées d’un logiciel de gestion de classe et des contenus numériques pédagogiques sans oublier les accessoires tels que 10 multiprises, un système d’alarme, un kit de laboratoire.« Les douze départements ont été servis, soit un centre pour un collège et un centre pour un établissement primaire », a-t-elle récapitulé.
Pour l’animation des salles, Emile Kougbadi, directeur général de l’Absu-Cep, a promis de tout mettre en œuvre pour que les élèves n’hésitent plus devant l’ordinateur mais qu’ils parviennent à l’utiliser comme leur cahier. Notons que les travaux ont duré cinq mois.

Ce week-end, les populations sinistrées suite aux dernières inondations de Docodji dans la commune de Ouinhi et de Kpokissa dans Zogbodomey ont fait l’objet d’une attention particulière de la part de la communauté Jama’at islamique Ahmadiya au Bénin. Elles ont bénéficié de vivres et de camps médicaux gratuits.
Les dernières inondations ont fait de nombreuses victimes et des dégâts dans plusieurs localités du département du Zou. Très sensibles au drame que vivent ces populations, les responsables de la Jama’at islamique Ahmadiyya Bénin ont décidé d’aller au secours de ces sinistrés. A Docodji comme à Kpokissa, des familles ont tout perdu dans ces inondations. Désespérées, elles ne savent même plus à quel saint se vouer. Mais, la descente «surprise» de la Jamat’at islamique Ahmadiyya dans ces localités encore difficiles d’accès aura permis à beaucoup de retrouver l’espoir.
A Dasso comme à Kpokissa, ce sont 40 sacs de riz de 50 kg, 20 sacs de 110 kg de maïs, 40 cartons de savons, des cartons de biscuits pour les enfants et autres qui ont été offerts aux populations. En plus des vivres, le donateur Ahmadiyya était venu avec des équipes de médecins pour des camps médicaux au cours desquels des consultations ont été faites et des médicaments distribués gratuitement aux populations. Les uns et les autres ont exprimé leur reconnaissance à la Jama’at islamique Ahmadiyya pour ce geste plein de symboles pour les sinistrés.
A Dasso comme à Kpokissa, l’Amir Rana Farooq Ahmad, président de la Jama’at islamique Ahmadiyya du Bénin, a souligné que ces gestes sont bien insignifiants face aux besoins exprimés. Pour lui, c’est une action spontanée face à l’urgence et aux détresses des familles sinistrées sur le terrain. Ceci pour efficacement assurer sa mission de solidarité et de prière à travers ces actions humanitaires. Un geste qui accompagne aussi le gouvernement du Bénin dans ses efforts. A cet effet, les missions d’Ahmaddiyya interviennent au Bénin depuis plusieurs décennies dans les secteurs de la santé et de l’eau potable.

Autour du thème « Proposition d’amélioration du contenu de la loi n°2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin », les membres du Cadre de concertation et d’échanges d’informations pour l’efficacité de la lutte contre la corruption se sont réunis, hier, lundi 4 novembre, à Grand-Popo. Les travaux de cette rencontre qui tient lieu de troisième session ordinaire pour le compte de l’année en cours, ont été lancés par Jean-Baptiste Elias, président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc).
L'objectif de la session est d'identifier les axes d'amélioration du contenu de la loi numéro 2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin. De façon spécifique, il a été question, entre autres, de s’accorder sur les insuffisances ou limites de la loi au regard de la pratique et de faire des propositions motivées en vue de l'amélioration de son contenu. Pour y parvenir, les propositions d'amélioration issues des études commanditées et des travaux du sous-comité mis en place par l'Anlc enrichies d'autres réflexions ont été présentées en plénière.
La réforme du cadre législatif tire sa pertinence non seulement des difficultés relatives à la conduite des dossiers épinglés mais aussi des études, à en croire le président de l’Anlc, Jean-Baptiste Elias qui a lancé les travaux de la session. «Le Système national d'intégrité a recommandé que l'Anlc se dote de pouvoirs d'officier de police judiciaire pour qu'elle soit capable de suivre les dossiers qu'elle transmet à la justice, qu'elle soit une institution dotée d'une autonomie administrative et financière, à l'instar des autres institutions constitutionnelles », justifie-t-il. Les recommandations de certaines études comme celles du magistrat Emmanuel Opita, et du projet 2D corruption piloté sous l'égide de l’Ong Alcrer, poursuit le président de l’Anlc, demeurent également «une source d'inspiration de la réforme ». «Notre propre pratique quotidienne demeure une source incontournable de la réforme législative, dans la mesure où nos tâches journalières nous confrontent à la réalité de la mise en œuvre», insiste Jean-Baptiste Elias.
Le cadre de concertation a été mis en place, depuis 2015, après l'adoption de la loi numéro 2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin, pour appuyer l'Anlc, dans sa croisade transversale et pluridisciplinaire contre la corruption. Et c’est au titre de son plan de travail annuel 2019 que l'Anlc a prévu quatre sessions du cadre de concertation. Tout comme les précédentes sessions, la troisième organisée hier a été financièrement appuyée par la Banque Mondiale, à travers le Projet d'appui à la gestion des investissements publics et à la gouvernance (Pagipg), a tenu à préciser le président de l’Anlc, Jean-Baptiste Elias. Les parties prenantes du cadre de concertation sont les organes de contrôle de l'ordre administratif, la chambre des comptes de la Cour suprême, le ministère en charge de la Justice, la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), le Partenariat national de l'eau (Pne-Bénin) et quatre organisations de la Société civile opérant dans le domaine de la bonne gouvernance. Le Réseau des parlementaires africains de lutte contre la corruption (Apnac-Bénin) n’est pas du reste. Il a été représenté à Grand-Popo par le député Benoît Dègla .

Le Bénin dispose désormais d’un nouveau guide méthodologique en matière d’élaboration des politiques et stratégies sectorielles. Ce document qui instaure un nouveau format de cadre stratégique conforme au canevas régional harmonisé permettra d’éviter, à l’avenir, les dichotomies entre politiques et budgets. Sa validation a eu lieu, jeudi 31 octobre dernier, à Cotonou, à la faveur d’un atelier entre les parties prenantes.
Les acteurs impliqués dans l’élaboration des politiques et stratégies sectorielles, notamment la Direction générale des politiques de développement (Dgpd) et la Direction générale du budget (Dgb) disposent désormais d’un nouveau guide méthodologique pour la rédaction desdites politiques et stratégies. Le projet de guide validé, jeudi dernier, lors d’un atelier, permettra désormais d’éviter les cas de dichotomies entre les politiques et les budgets, ceci, afin de répondre aux exigences de la loi organique relative aux lois de finances.
De façon précise, ce nouveau guide soumis à l’appréciation des parties prenantes intègre plusieurs thématiques transversales dont les changements climatiques, le genre et l’emploi, la gestion axée sur les résultats et la redevabilité. Il assure également l’arrimage parfait entre les stratégies formulées et le cadre budgétaire retenu. Autrement dit, explique Magloire Augustin
Aguessy, directeur général des politiques de développement, le document instaure un nouveau format de cadre stratégique conforme au canevas régional harmonisé.
Sa rédaction « a été l’objet d’un long processus participatif et inclusif sous la conduite d’un consultant international… », explique-t-il. Au bout du rouleau, poursuit-il, le nouveau guide s’imposera comme l’instrument majeur qui gouvernera la planification, au Bénin, jusqu’à sa prochaine version.
Après avoir rappelé les raisons qui ont conduit le gouvernement à procéder à l’actualisation du guide méthodologique, Rufino
d’Almeida, fait observer que ce document actualisé vient en complément à l’ancien, puis l’enrichit tout en mettant un point d’honneur sur une démarche administrative inclusive et participative. « Ce guide prend en compte les grandes phases d’élaboration des politiques et prévoit les boîtes à outils pour orienter la prise en compte des dimensions transversales à toutes les étapes du processus », souligne le directeur de cabinet du ministre du Plan et du Développement.Il est à préciser que ce guide méthodologique révisé constitue un outil important au service des personnes (physiques et morales) responsables de l’élaboration des politiques publiques et celles chargées des activités opérationnelles au sein des différentes structures et institutions de l’administration publique. Après sa validation par les experts, universitaires et hauts cadres, place sera faite à son appropriation par les acteurs, d’une manière plus large, pour l’amélioration des choix stratégiques ainsi que leur mise en œuvre.

Les cultures numériques sont à l’honneur tout au long du mois de novembre à l’Institut français de Cotonou. Le festival international « Novembre numérique » de l’Institut français coïncide avec la troisième Semaine du numérique (Senum 2019) du ministère du Numérique et de la Digitalisation.
Porté par les Instituts français dans le monde, le festival international des cultures digitales « Novembre numérique» est à sa troisième édition cette année. L’évènement se déroule simultanément dans plus de quarante pays et soixante villes sur les cinq continents. Autour des rencontres numériques, des concours, des échanges entre entrepreneurs du numérique, des ateliers de création numérique et autres, il met en avant les cultures numériques dans leur diversité. Les manifestations s’adressent aussi bien aux professionnels du numérique qu’aux apprenants (écoliers, élèves, étudiants), promoteurs de start-up, bibliothécaires, documentalistes et autres archivistes.
A Cotonou, l’interaction entre la langue et le numérique est à l’honneur depuis samedi dernier autour du tiers-lieu « Fair’Langue», laboratoire numérique dédié à la formation et au renforcement des compétences linguistiques en français, installé dans les locaux de la médiathèque de l’Institut français. Des forums de démonstration autour des équipements et contenus dudit laboratoire seront animés par les Fablabs (laboratoires de fabrication) du Réseau francophone des Fablabs d’Afrique de l’Ouest (Reffao) lancé l’année dernière.
L’un des temps forts de l’événement sera aussi le festival « Make Africa » visant à permettre aux participants de se former à l’utilisation d’outils de pointe comme l’imprimante 3D et de renforcer la place et les usages du numérique à l’école. Entrepreneurs numériques, acteurs des secteurs économique, éducatif, culturel sont conviés aux tables rondes, sessions de formation et ateliers de démonstrations au menu.
Il est également prévu un atelier de réalisation de jeux vidéo destiné aux jeunes sous la direction de l’Institut français, Epitech et Africa Design School; une compétition dénommée « Coder en français » affirmant le français comme langue de programmation ; une exposition des œuvres de Maksaens Denis, en collaboration avec le photographe Marius Dansou. Organisée en partenariat avec Laboratorio Arts Contemporains dans le cadre de l’acte IV de la Saison II des « Rencontres d’Ici et d’ailleurs», cette exposition qui démarre ce mardi, tisse le lien entre art, culture et numérique.
Par ailleurs, le ministère du Numérique et de la Digitalisation organise, du 12 au 16 novembre, avec le soutien de l’Alliance Smart Africa, la troisième édition de la Semaine du numérique
(Senum 2019) autrefois connue sous la dénomination de « Semaine de l’Internet ». Dans ce cadre, sont organisés à Cotonou et dans d’autres villes du Bénin, des concours d'innovations numériques, notamment dans l'éducation : « Prix spécial Martial Ahyi», dans le domaine des finances et du développement communautaire : « Fintech Challenge», dans le secteur de l’hôtellerie: «L'hôtel le mieux connecté » pour les promoteurs des centres hôteliers, et des start-up portées par des femmes: «Les Amazones du digital ».

Cotonou abrite, du 4 au 8 novembre, une conférence technique internationale dans le cadre du Programme mondial « Sécurité alimentaire et renforcement de la résilience» initié par l’Allemagne. Les approches efficaces pour lutter contre la malnutrition sont au cœur des échanges.
Autour de la problématique de la sécurité alimentaire et nutritionnelle pour les peuples et les économies, sont mobilisés à Cotonou des acteurs du Programme mondial « Sécurité alimentaire et renforcement de la résilience ».Il s’agit d’une conférence technique sur les «Approches efficaces pour lutter contre la malnutrition et le potentiel de mise à l’échelle », qui réunit, pendant cinq jours, des participants provenant des douze pays d’intervention de ce programme à savoir Bénin, Burkina Faso, Cambodge, Ethiopie, Inde, Kenya, Madagascar, Malawi, Mali, Togo, Yémen et Zambie. Il est question pour eux de partager leurs diverses expériences en matière de stratégies et de facteurs de succès face aux défis d’amélioration des performances du secteur agricole et rural en général et du sous-secteur alimentation et nutrition en particulier.
Initié par le ministère fédéral allemand de la Coopération et du Développement économique (Bmz) dans le cadre de l’initiative « Un seul monde sans faim»(Sewoh), le programme en question vise, comme sa dénomination l’indique, à améliorer la situation alimentaire et nutritionnelle et la résilience aux crises alimentaires des personnes, surtout des femmes en âge de procréer, des femmes enceintes, des mères allaitantes et des jeunes enfants (0 à 23 mois) dans les zones d’intervention, précise Claudia Lormann-Nsengiyumva, chef du programme.Cette lutte contre la malnutrition passe, entre autres, par une approche multisectorielle à travers des synergies dans les domaines de l’agriculture, de la santé, de l’éducation, de la protection sociale ainsi que l’assainissement de l’eau et de l’hygiène, renchérit Anna Friedmann – Pfautsch, représentant de la Bmz.
Procédant ce lundi à l’ouverture des travaux, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, a invité les participants à prendre en compte la nécessité de développer, dans les interventions futures des projets, des actions visant à renforcer la capacité des ménages agricoles dans la gestion des risques et catastrophes naturelles, à favoriser la diversification et la pérennisation de leurs revenus ainsi que le désenclavement de certaines zones pour améliorer l’accès aux marchés. Les priorités devraient être également orientées vers la valorisation des filières agricoles à haut potentiel économique et la sensibilisation des populations vulnérables à une alimentation saine et équilibrée, a exhorté le ministre.
En marge des exposés, les participants visiteront demain, à Porto-Novo, Zè, Comè et Kpomassè, des sites d’entreprises et des ménages soutenus notamment dans le cadre duProjet multisectoriel d’alimentation, de santé et de nutrition (Pmasn) et du programme mondial « Centres d’innovations vertes pour le secteur agroalimentaire » (Prociva) de la Giz. Echanges avec les autorités locales sur les expériences des communes avec les interventions du Conseil de l’alimentation et de la nutrition (Can), exposition de la diversité alimentaire desdites localités, présentation des promoteurs et des ménages modèles (site intégré avec jardin de case ; pisciculture, élevage d’escargots et de volaille), démonstrations culinaires et dégustation, marqueront les visites.
L’agriculture, à travers plusieurs programmes et instruments (Proagri, Prosol, Pas-Pna, Pacc, Fi-Agri, Fsoa),occupe la première place dans le portefeuille de la coopération allemande au Bénin avec un volume global de plus de 110 millions d’euros, souligne l’ambassadeur Achim Tröster. En plus des axes prioritaires en cours, « Nous soutiendrons la formation professionnelle dans le secteur de l’agriculture et nous veillerons à ce que les résultats obtenus et les méthodes introduites soient pérennisés », promet le diplomate allemand.
Avec la fermeture des frontières, personnes et biens agonisent à Sèmè-Kraké[/caption]Avec la décision unilatérale de fermeture des frontières par le Nigeria le 20 août dernier, c'est le Schéma de libéralisation des échanges de la Cedeao qui est mis à rude épreuve dans tout l'espace. Cette mesure temporaire dictée par la nécessité de renforcer la lutte contre la contrebande et le trafic des armes prend l'allure d'une mesure punitive à l'égard des pays voisins dont le Bénin.
La fermeture des frontières par le Nigeria, comme on peut s’en douter, est déjà source de problèmes de divers ordres. En effet, des transporteurs arrivés à la frontière de Sèmè-Kraké depuis le 20 août restent bloqués avec leurs marchandises. « Il y a ici 1100 camions bloqués... C'est une situation qui engendre plusieurs autres phénomènes. On assiste à des actes de vandalisme, des vols de marchandises par les apprentis des transporteurs poussés par la faim... Plusieurs d'entre eux ont été arrêtés et déposés déjà… C'est sans oublier les risques d'insécurité sanitaire... », a indiqué le Receveur des douanes de Sèmè-Kraké Honoré Padonou ce lundi 4 novembre lors de la visite de la Task Force de la Cedeao. A l'en croire, tout déplacement de marchandises est interdit depuis le 20 août. Ni les camions en provenance du Nigeria, ni ceux en provenance du Bénin et de pays voisins ne peuvent transiter par la frontière de Sèmè-Kraké. Pire la partie nigériane interdit tout retour aux transporteurs de marchandises qui ne sont pas en transit mais qui sont sur le site de la frontière alors même qu'ils n'ont pas encore traversé le Nigeria. « Les denrées périssables sont restées bloquées et sont pratiquement inconsommables actuellement. Les paysans et les agricultures ne peuvent plus passer avec leurs produits. Les marchandises exposées sont à la solde des intempéries, l'agglutination des camions rend difficile le contrôle... Nous sommes exposés à une situation qui pourrait conduire à une insécurité totale », a ajouté le Receveur des douanes de Sèmè-Kraké qui rassure du professionnalisme de la douane béninoise. A ces difficultés de circulation des biens, s'ajoutent celles relatives à la libre circulation des personnes. « Ceux qui ont la carte d'identité ne peuvent plus aller au Nigeria sans le passeport. Seuls ceux qui ont le passeport ou la carte biométrique Ecowas peuvent passer. Mais à partir de 18h, plus aucune circulation de personnes n'est admise. Et biens et personnes ne peuvent plus circuler entre 18h et 6h », fait savoir le commissaire du poste de Sèmè-Kraké Maylise Wannou. Face à l’ampleur de l’agonie infligée aux usagers de la frontière de Sèmè-Kraké, la Task Force de la Cedeao a exprimé toute son amertume et sa désolation. « Les choses ne peuvent pas rester en l’état. Le problème n'est pas personnel, c'est devenu le problème de la Cedeao et la Cedeao travaille pour une solution permanente », a rassuré le secrétaire permanent de la Task Force de la Cedeao Moustapha Gnankambary lors de la séance de travail entre la délégation de la Cedeao et les transporteurs.
Economie 05 nov. 2019