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Nouvelles

Rentrée judiciaire de la Cour suprême: L’appel à la prudence des magistrats sur les réseaux sociaux

Loin d’interdire aux magistrats l’usage des réseaux sociaux, il leur est recommandé de faire preuve de prudence et de retenue pour respecter les exigences qu’impose leur profession et préserver le serment qu’ils ont prêté. C’est ce qui ressort, ce jeudi 24 octobre, de l’audience solennelle de rentrée judiciaire au titre de 2019-2020 de la Cour suprême et qui a porté sur la question.  

« Les magistrats et les réseaux sociaux ». C’est le thème de la rentrée judiciaire 2019-2020 de la Cour suprême. La thématique a été décortiquée par les acteurs judiciaires à la faveur de l’audience inaugurale qui s’est tenue, ce jeudi 24 octobre, à Porto-Novo, sous l’égide du président de la République, président du Conseil supérieur de la magistrature, représenté à la cérémonie par le ministre de la Justice et de la Législation, Me Séverin Quenum.
Pour le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, ce thème est d’une brûlante actualité. Dans quelle mesure les libertés d’opinion, d’expression et d’association légalement garanties à chaque citoyen, donc à chaque magistrat, accommodent-elles des obligations liées au serment que prêtent ces derniers, s’interroge-t-il. Puisqu’avant son entrée en fonction, le magistrat prête un serment et jure notamment d’exercer ses fonctions en toute impartialité, de conserver le secret des délibérations et des votes, de ne donner aucune consultation à titre privé, de ne prendre aucune position publique, sur les questions relevant de la compétence de la cour ou du tribunal et en définitive de se conduire en tout loyalement et dignement. Mieux, le statut de la magistrature en son article 18 stipule que «…comme tous citoyens, les magistrats jouissent de la liberté d’expression, de croyance, d’association et de réunion ». L’article précise que « dans l’exercice de leurs droits, les magistrats doivent se conduire de manière à préserver la dignité de leur charge et à sauvegarder l’impartialité et l’indépendance de la magistrature ». Au regard de ces réalités, le président de la Cour suprême note que l’obligation de réserve du magistrat n’est plus seulement fondée, comme par le passé, sur une certaine morale. Elle est au XXIe siècle une invitation permanente pour le magistrat à veiller à préserver, dans l’exercice de sa liberté d’expression sur les réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter, Linkeden, Instagram et Whatsapp, son indépendance et son impartialité. Ousmane Batoko estime qu’il doit être défini et maintenu à chaque instant une ligne de crête entre libertés publiques et l’obligation de réserve inhérente à la fonction de magistrat.

Code de déontologie

Le président de la Cour suprême a partagé avec l’assistance, les règles de bon sens et les bons comportements à avoir avec les réseaux sociaux, identifiés par le Réseau francophone des conseils supérieurs de la magistrature. Ces règles renseignent sur le plan de la sécurité, à en croire Ousmane Batoko, que les juges doivent prendre conscience de leurs responsabilités et conserver à l’esprit que la confidentialité complète en cette matière n’existe pas. Le risque de piratage informatique et en particulier de piratage de compte d’utilisateur sur un réseau social à des fins de vol de données personnelles est courant. Il ajoute que le risque existe toujours que des échanges au sein d’une plateforme de discussions soient transmis à des tiers par l’entremise de piratages ou de captures d’écran.
Ainsi, des prises de positions ou des écrits peuvent, à l’insu du magistrat qui en est l’auteur, être relayés dans l’opinion publique et être utilisés pour remettre en cause son impartialité ou le respect de ses obligations déontologiques.
Relativement aux règles de comportement à avoir sur les réseaux sociaux, Ousmane Batoko relève qu’un magistrat qui connaît d’une affaire ne doit consulter sur les réseaux sociaux et médias sociaux, les profils des parties ou des témoins dans une cause pendante. Mieux, ni les juges, ni les procureurs ne doivent, sous peine de sanction disciplinaire, commenter en direct sur Twitter par exemple, le procès auquel ils participent, sous peine de manquement aux devoirs de leur état.
Le président de la Cour suprême a donné l’exemple de certains pays notamment, du Conseil supérieur de la magistrature de Québec où les magistrats sont interdits d’usage des réseaux sociaux sous peine de sanctions lourdes. Ousmane Batoko reconnaît toutefois l’importance des réseaux sociaux qui demeurent une formidable manifestation du progrès. Mais, à défaut d’y renoncer totalement, leur usage par le magistrat doit se faire avec parcimonie, retenue et en toute responsabilité. Car, la garantie de son indépendance, la fidélité à son serment et la noblesse attachée à l’œuvre de justice recommandent une telle attitude. C’est seulement à ce prix, soutient Ousmane Batoko, que toute suspicion d’impartialité sera écartée de l’esprit du justiciable qui appelle de tous ses vœux une justice de qualité, garante de l’équilibre des rapports sociaux. Il rassure de l’engagement de la Cour suprême et du Conseil supérieur de la magistrature, organe de discipline de la magistrature, de prendre toute leur part dans cette œuvre exaltante de consolidation de la confiance de l’institution judiciaire.
Le ministre de la Justice et de la Législation, Me Séverin Quenum, représentant le président de la République, salue le thème retenu pour cette rentrée judiciaire. Selon lui, l’obligation de réserve du magistrat appelle ce dernier à faire preuve de discrétion dans les actes qu’il pose ; la discrétion dans ses idées et convictions et la discrétion quant au mode de vie qu’il mène. Ces exigences invitent le magistrat à savoir là où il faut placer le curseur pour préserver son impartialité et son indépendance. Tout comme Ousmane Batoko, il exhorte le magistrat à un bon comportement sur les réseaux sociaux. Me Séverin Quenum informe, à cet effet, l’élaboration d’un code de déontologie de la magistrature qui définira de façon claire la présence des magistrats en ligne. Le document est sous presse, annonce le garde des Sceaux.
Mais avant les deux interventions, c’est d’abord le procureur général près la Cour suprême, Onésime Madodé qui a pris ses réquisitions et le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin, Yvon Détchénou, représentant les auxiliaires de justice, ses observations sur le thème en débat.

Actualités 25 oct. 2019


Projet de loi de finances gestion 2020: Le Ces apprécie les options du gouvernement

Conformément aux textes qui régissent l'institution, les membres du Conseil économique et social (Ces) ont examiné, ce mercredi 23 octobre, à Cotonou, le contenu du projet de loi de finances exercice 2020. Le document présenté par le ministre de l’Economie et des Finances par intérim, Séverin Quenum, a permis aux conseillers de faire des observations à l’endroit de l’Exécutif.

Sous l’égide du président Augustin Tabé Gbian, les membres du Conseil économique et social (Ces) ont pris connaissance du contenu du projet de loi de finances, gestion 2020. Il s’agit d’une tradition consacrée par la Constitution béninoise et la loi organique du Ces. Le but, précisent ces textes, est de permettre aux conseillers d’émettre des observations ou avis consultatifs sur le projet de budget de l’Etat.
C’est dans cette optique que les membres du Ces ont été éclairés, ce mercredi, par le ministre de l’Economie et des Finances par intérim, Séverin Quenum, sur les grands axes du projet de budget gestion 2020. « Au total, il s’équilibre en ressources et en charges à la somme de 1 986,910 milliards F Cfa », précise le représentant de l’argentier national au terme de sa présentation. En complément, Séverin Quenum souligne que le déficit global en 2020 est estimé à «1,8% contre 1,9 % en 2019». Ce qui lui permet de conclure que le Bénin respecte la marge définie par l’Uemoa en termes de déficit (3 %).
Mais la bonne nouvelle, à en croire le ministre, c’est que ce budget sera en grande partie consacré aux œuvres sociales.
Après sa présentation, place a été faite aux échanges entre conseillers, ministre et cadres du ministère de l’Economie et des finances sur certains points clés du projet de budget.
Répondant aux questions des hommes des médias à la fin de la séance, Séverin Quenum confie avoir recueilli les observations des conseillers au profit de son collègue, Romuald Wadagni et du gouvernement. « Nous allons en débattre au niveau du gouvernement pour voir les amendements qui sont susceptibles d’être portés au projet de budget », a-t-il déclaré. Il a ajouté que, par-delà la convergence de vues, les conseillers ont salué le caractère éminemment social de ce budget qui, en 2020, va permettre d’impacter durablement les couches les plus vulnérables du Bénin.

Actualités 24 oct. 2019


Fonctionnement du système Haca media solution: Le Burkina Faso s’inspire de l’expérience béninoise

Apprécier les performances du système Haca media solution (Hms) au niveau de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) et échanger avec les acteurs impliqués dans son exploitation afin de bénéficier de leur expertise. C’est l’objectif de la visite d’une délégation du Conseil supérieur de la communication du Burkina Faso conduite par le conseiller Ismaël Nignan, hier mercredi 23 octobre, dans les locaux de la Haac.

La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a reçu en audience, hier mercredi 23 octobre à Cotonou, une délégation du Conseil supérieur de la communication du
Burkina Faso.
A sa sortie d’audience, le chef de la délégation, Ismaël Nignan, a confié qu’il s’agit d’une visite d’échange d’expériences de 72 h. Cette visite, selon lui, leur permet non seulement d’apprécier les performances du système Haca média solution (Hms) au niveau de la Haac du Bénin mais également d’échanger avec les acteurs impliqués dans son exploitation afin de bénéficier de leur expertise. « Ce matin, nous avons été séduits par le système de fonctionnement de la Haac, de la composition de ses différentes équipes et du fonctionnement du système Haca média solution », a-t-il affirmé. Il a ajouté que le système Haca média solution est un système de monitoring installé par le Maroc et dont le Bénin est bénéficiaire depuis plus de 5 ans. Ismaël Nignan indique que le Conseil supérieur de la communication du Burkina Faso a signé une convention de partenariat avec la Haute autorité de la communication audiovisuelle (Haca) du Maroc pour l’installation de ce système. « C’est dans le but de réussir ce nouvel outil que le Conseil supérieur de la communication du Burkina Faso nous a envoyés afin qu’on puisse acquérir l’expérience au niveau des pays qui sont en avance sur nous.  Notre délégation travaille, suivant le programme de la Haac, avec plusieurs équipes ainsi que tous les intervenants du système Hms qui compose ce monitoring», a-t-il précisé. Il conclut que cette visite n’est qu’à son début et la délégation Burkinabé envisage d’en tirer le meilleur parti.
Il est à rappeler que le système Haca media solution Hms est un outil qui permet aux instances de régulation qui l’ont adopté de faire le suivi des radios et télévisions.

Société 24 oct. 2019


Paiement des aspirants au métier d’enseignant: Des diligences en faveur des non immatriculés à l’Ifu

L’enregistrement à l’Identifiant fiscal unique est obligatoire pour les aspirants au métier d’enseignant. C’est la condition pour le traitement salarial des intéressés qui doivent remplir cette formalité suivant l’appel des autorités en charge du secteur.

Les aspirants au métier d’enseignant retenus dans la base de données des ministères en charge de l’Education, notamment ceux de la maternelle, du primaire et du secondaire sont invités à se faire immatriculer à l’Identifiant fiscal unique (Ifu) pour percevoir leurs salaires. Le constat indique que plusieurs d’entre eux n’ont pas daigné se conformer aux exigences des autorités. Une situation qui, au regard des explications du directeur général de l’Agence nationale pour l’emploi, pourrait retarder le paiement des salaires aux intéressés. Non seulement les enseignants aspirants qui ne se sont pas immatriculés à l’Identifiant fiscal unique pénalisent leurs collègues qui se sont conformés, mais aussi ils risquent de ne pas percevoir leurs premiers salaires à temps, probablement le 25 du mois, comme cela a été convenu. Car, moins de la moitié de ceux qui ont signé le contrat, selon nos sources, ont accompli la formalité d’enregistrement. Logiquement, cette nonchalance retarderait le paiement des salaires. Mais les autorités, ayant une oreille attentive face aux préoccupations de ce corps, n’ont pas voulu agir ainsi.  
Dans une note de service, en date du 23 octobre, Michelle Bocco Attakpa, chef de la Cellule de services aux contribuables, a informé que les dispositions sont prises avec la direction générale du Budget et la direction générale du Trésor et de la comptabilité publique afin que la non-immatriculation à l’Identifiant fiscal unique ne constitue pas un obstacle au traitement de leurs salaires. Mieux, elle a indiqué que plus de la moitié des demandes enregistrées a déjà été traitée et les numéros Ifu attribués. Les services compétents de la Direction générale des Impôts sont à pied d’œuvre, selon ses explications, pour un traitement diligent des demandes restantes. Il faut rappeler que l’enregistrement se fait en ligne. Les aspirants qui n’ont pas encore réagi sont invités à le faire à temps, pour éviter toute déconvenue.

Société 24 oct. 2019


Géneviève Arawo sur la mission des Centres de promotion sociale: « Nous œuvrons pour le relèvement des personnes vulnérables»

Veiller à la mise en œuvre  des politiques et stratégies du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance dans les différentes communes et s’occuper de la prévention et de la gestion des risques sociaux courus par les populations, particulièrement les groupes vulnérables.Telle sont les missions dévolues aux Centres de promotion sociale (Cps). Géneviève Arawo, directrice départementale des Affaires sociales et de la Microfinance du Littoral apporte ici plus d’éclaircissements sur les services rendus par ces centres et les actions que mène le gouvernement dans ce sens.

La Nation : En votre qualité de directrice départementale des Affaires sociales et de la Microfinance du Littoral, quels sont les services qu’offrent les Centres de promotion sociale ?
Géneviève Arawo : La direction départementale des Affaires sociales et de la Microfinance travaille avec ses structures que sont les centres de promotion sociale. Nous en avons 6 dans le département du Littoral avec 5 services sociaux spécialisés. Les centres de promotion sociale accompagnent les personnes vulnérables, les familles et tout citoyen qui se retrouvent dans un besoin précis.

Que font les Centres de promotion sociale pour traduire en actes les différentes réformes entreprises par le gouvernement ?

En ce qui concerne la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (Pag), notre secteur se situe au niveau du pilier 3 du Pag qui concerne l’amélioration des conditions de vie des populations et de l’axe stratégique 6 relatif à la protection sociale. Les Centres de promotion sociale accompagnent les populations dans leurs besoins quotidiens à savoir: conseils en orientation, en formation et en appui. Essentiellement, les bénéficiaires des prestations des centres de promotion sociale sont les personnes handicapées, les personnes du troisième âge, les enfants, les jeunes et les adolescents.On écoute les personnes, on fait des enquêtes et on élabore à leur profit un projet de vie.

Y a-t-il une synergie d’actions entre les Centres de promotion sociale et les Organisations non gouvernementales qui œuvrent dans le social ?

Les Centres de promotion sociale et les Ong entretiennent des  relations de complémentarité parce que les Ong appuient l’Etat dans la protection sociale. Donc, les Cps sont les coordonnateurs des interventions au niveau communal et en tant que tels, les Ong qui interviennent dans la protection sociale sont des partenaires des Centres de promotion sociale. Ces deux partenaires travaillent en synergie d’actions au profit des couches vulnérables que nous accompagnons.
En outre, nous avons plusieurs lois qui protègent ces personnes telles que le Code de l’enfant, la loi 2017 portant promotion et protection des personnes handicapées en République du Bénin, le Code des personnes et de la famille, la loi sur les violences basées sur le genre. Nous avons tout un arsenal juridique en matière de protection sociale au Bénin et ce sont ces textes qui sont vulgarisés au niveau des centres de promotion sociale de même que les politiques et stratégies en matière de protection sociale.
Parlant du respect de ces textes de loi, nous travaillons à sensibiliser davantage les populations à leur contenu. Nous bénéficions également du soutien des acteurs de la justice.

Comme s’opère l’accompagnement des personnes vulnérables ?

Les procédures varient en fonction des cas. Quand nous devons accompagner les personnes indigentes, il y a des documents à fournir. L’agent du Cps doit procéder à  l’enquête sociale. En clair, il y a des actes administratifs qui sont requis dans l’accompagnement des cibles en fonction de la personne. Dès que vous vous retrouvez dans un centre de promotion sociale, suivant la situation qui se présente, vous aurez des informations sur la procédure. La direction organise périodiquement des supervisions, des suivis pour voir comment les Cps mettent en œuvre la politique de l’Etat et accompagnent les cibles.

Quelles sont les difficultés que rencontrent les Cps dans l’accomplissement de leurs missions ?

Au niveau des Cps, les difficultés que nous rencontrons souvent sont liées au fait que les cibles que nous sommes appelés à accompagner parfois ne disposent pas de pièces. L’acte de naissance qui est une pièce maitresse n’est pas à la disposition de tous les citoyens. Ça pose de problème chaque fois que nous sommes appelés à  accompagner une personne, et c’est en cela qu’il faut saluer les réformes engagées par le  gouvernement et qui visent à permettre à chaque citoyen de disposer d’un acte de naissance qui prouve son identité à travers l’opération Ravip. Chaque fois qu’il y a une opération, il faut qu’on sensibilise les populations à aller se faire enregistrer parce que ça comporte toujours un avantage. Sans l’identité, on ne peut prévoir un plan d’accompagnement,  que cela soit au niveau des Cps ou d’autres secteurs. Nous devons faire en sorte que les parents déclarent les enfants à leur naissance et aillent retirer leurs actes de naissance, sans oublier aussi les actes de décès. Quand nous sommes appelés à accompagner les veuves ou les veufs, il faut nécessairement au nombre des pièces demandées le certificat de décès mais nous n’avons pas cette culture. Lorsque les gens perdent leurs parents, ils ne savent pas qu’il faut faire la déclaration de décès, tout comme la déclaration de naissance. J'’invite les citoyens à systématiquement déclarer les décès, parce que c’est une pièce nécessaire dans les procédures d’accompagnement des personnes vulnérables.

Pourquoi y a-t-il toujours des enfants dans les rues malgré l’existence des Centres de promotion sociale ?

J’attire l’attention des uns et des autres sur le fait que les Centres de promotion sociale n’hébergent pas les enfants ou les personnes en situation difficile. Mais plutôt, ils les orientent vers un centre d’accueil, le temps qu’on retrouve leurs familles. Nous avons des centres d’accueil pour l’Etat et les centres d’accueil privés un peu partout dans le département. Les Cps dans leurs zones respectives font le suivi de ces centres d’accueil pour que la prise en charge à leur niveau soit conforme aux normes.

Quelles sont vos perspectives ?

L’accent sera davantage mis sur la communication afin que les populations soient informées des services disponibles au niveau des différentes structures de l’Etat. Ceci permettra aux uns et aux autres de pouvoir les solliciter en cas de besoin. Nous invitons les familles à mieux accompagner leurs enfants pour que nous ayons des enfants beaucoup plus responsables, surtout à l’ère des nouvelles technologies. Accompagner un enfant n’est pas une intervention ponctuelle mais sur le long terme. Le personnel du Cps est toujours disponible pour les préoccupations liées à l’éducation et à l’encadrement des enfants. Nous faisons en sorte que la relation parent-enfant soit une relation de confiance.Nous invitons de même les acteurs concernés à plus de synergie d’actions.

Société 24 oct. 2019


Consultations médicales foraines à Savalou et à Djidja: Pour le bien-être des populations frontalières

La santé des populations frontalières préoccupe l’Agence béninoise de gestion des espaces frontaliers (Abegief). A cet effet, elle a organisé du 14 au 19 octobre dernier, la 6e édition des consultations médicales foraines dans les communes frontalières de Savalou et de Djidja.

La 2e  phase de la 6e édition des consultations médicales foraines a connu son épilogue le 19 octobre dernier dans les localités frontalières de Tchetti (Savalou) et de Agouna (Djidja).  L’objectif est d’assurer le bien-être des populations frontalières.
Dans son intervention, le directeur général de l’Abégief affirme que la gestion des frontières passe aussi par le bien-être des populations frontalières. Marcel Ayité Baglo note qu’une population apaisée et en bonne santé physique et mentale participe à la lutte contre la radicalisation et le terrorisme. Le directeur départemental de la Santé des Collines, Codjo Dadonougbo, a quant à lui, encouragé les partenaires qui soutiennent le gouvernement dans sa politique de la san té pour tous et  a invité les populations à sortir massivement pour se faire soigner.
Tous les intervenants n’ont pas manqué de souligner l’importance de cette initiative et de remercier le gouvernement à travers l’Abegief pour sa noble mission. Le président de la Société béninoise de médecine interne (Sobemi), Fabien Houngbe a rappelé que ce partenariat dure depuis six ans et après la première édition qui s’est déroulée dans les communes de Savalou, Djidja et Ottola en 2013, il était important de revenir pour apprécier l’état et l’évolution de la santé des populations. « C’est pour cette raison que d’autres spécialités ont été ajoutées. Il s’agit entre autres des endocrinologues, des cancérologues, des cardiologues, des neurologues, des rhumatologues, des dermatologues, des ophtalmologues, des gynécologues et enfin des gériatres », a-t-il rappelé.
A l'issue des consultations, il faut retenir qu'environ 4.000 adultes ont bénéficié gratuitement de soins et de médicaments. Plus de 500 femmes ont reçu des soins gynécologiques dont 35 ayant le cancer du col de l’utérus au stade primaire en ont été guéries. Les femmes souffrant de fistules obstétricales et de prolapsus utérin qui ne pouvaient pas être traitées sur place ont été recensées et leurs dossiers seront affectés à l'hôpital de Tanguiéta pour une prise en charge. 52 personnes atteintes de pathologies oculaires ont été opérées dont 40 de la cataracte. Des individus qui étaient condamnés à vie à la cécité ont recouvert la vue. Le cas le plus émouvant fut un garçon de 7ans dont le handicap avait empêché sa scolarisation depuis 2 ans.
Les substantiels résultats obtenus à chaque édition suscitent la contribution de divers partenaires nationaux et internationaux notamment en cette période de Mobilisation nationale au profit des espaces frontaliers lancée depuis le mois de juin dernier. La présente édition a été réalisée en collaboration avec l’Association des Cliniques privées du Bénin, la Société béninoise de Rhumatologie, une donatrice de l’hôpital La Croix Saint Simon en France et le ministère de la Santé à travers le Programme en charge des maladies non transmissibles (Pnlmnt) pour une prise en charge plus poussée.

Santé 24 oct. 2019


Dysfonctionnements sur son réseau: Mtn Bénin appelé à une réparation objective des préjudices causés

 

L’opérateur de téléphonie mobile Mtn est appelé à offrir aux abonnés du crédit qu’ils pourront utiliser pour acheter le ou les services de leur choix et permettre au réseau de fonctionner normalement. C’est ce qui ressort de la rencontre qu’a eue, mardi 22 octobre dernier, le secrétaire exécutif de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep Bénin) avec l’opérateur Mtn et les Associations des consommateurs partenaires (Acp) au lendemain des dysfonctionnements enregistrés au niveau du réseau ces derniers temps notamment les jeudi 17 et samedi 19 octobre derniers.

L’opérateur de téléphonie mobile Mtn a en effet connu, jeudi 17 octobre dernier, selon l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep Bénin), des perturbations sur son réseau avec comme conséquence l’impossibilité pour ses abonnés d’émettre et de recevoir des appels entre 10 heures et 15 heures. Pour compenser les préjudices causés aux consommateurs, ce dernier a offert 30 minutes d’appel gratuit à tous ses abonnés le samedi 19 octobre 2019. Un cadeau commercial dont les abonnés n’ont pu convenablement jouir à cause de la congestion du réseau.

Pour l’Arcep Bénin, rien ne vaille que de permettre aux abonnés de jouir convenablement du cadeau offert non pas pour compenser les préjudices causés mais pour soulager un temps soit peu, les peines endurées par les consommateurs ces deux jours.  

La rencontre avec l’opérateur Mtn et les Associations des consommateurs partenaires (Acp) a permis donc à l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep Bénin) non satisfaite de la gestion faite de la situation d’en savoir davantage sur les réelles causes du dysfonctionnement enregistré sur le réseau.

Selon l’opérateur, l’interruption du réseau jeudi dernier est due à une panne jamais enregistrée notamment la désintégration du logiciel de gestion des redondances. Le caractère singulier de la panne a poussé l’équipementier à poursuivre les analyses et les mises à jour afin d’éviter à l’avenir de pareilles situations. L’opérateur a reconnu l’importance  du consommateur sans qui il ne saurait exister.

Société 23 oct. 2019


Premier sommet Russie-Afrique: Le Bénin prend une part active aux travaux de Sotchi

 

Le chef de l’Etat béninois est arrivé depuis ce mercredi matin à Sotchi en Russie où il prend activement part, aux côtés d’une quarantaine de dirigeants africains au premier sommet Russie-Afrique.

Sotchi, au bord de la mer noire (Russie), accueille les 23 et 24 octobre le premier sommet Russie-Afrique pour la paix, la sécurité et le développement. Rendez-vous historique entre dirigeants africains et ceux de la Russie pour définir un nouveau cadre de coopération et de partenariat. Le Bénin est présent à ce sommet à travers une délégation conduite par le président Patrice Talon en personne. A son arrivée en terre russe, il a été accueilli  par une délégation conduite par Igor D. Evdovimov, ambassadeur de la Fédération de Russie au Bénin, Murad Kerimovich Kerimov, ministre des Ressources naturelles et de l'Ecologie,  Noukpo Clément Kiki, ambassadeur du Bénin près la Fédération de Russie et Eloi Laourou, ambassadeur représentant permanent du Bénin à Genève.

Ce sommet marque la volonté de Vladimir Poutine et de son pays de consolider sa position sur le continent face à la concurrence européenne et surtout chinoise. C’est ainsi parti pour deux jours de travaux entre dirigeants russes et africains, sans doute pour une coopération mutuellement gagnante pour chaque partie. 

 

Politique 23 oct. 2019


2e session ordinaire de 2019 au Parlement: 70 députés répondent à l’appel de Louis Vlavonou  

 

Les travaux de la seconde session ordinaire de l’Assemblée nationale au titre de l’année 2019 sont désormais ouverts. L’ouverture a été favorisée par la présence de 70 députés, un nombre qui dépasse largement le quorum de 42 parlementaires exigé par la Constitution du 11 décembre 1990. La cérémonie a été marquée par un seul discours, celui du président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou. Le numéro 1 de l’institution parlementaire a annoncé les défis de cette seconde session ordinaire encore appelée session budgétaire qui comporte une soixantaine de dossiers. Selon Louis Vlavonou, cette session sera consacrée principalement  à l’examen du projet de budget de l’Etat gestion 2020. Mais en plus, elle se penchera  sur plusieurs autres dossiers importants dont l’examen de la proposition de loi sur l’amnistie,  la proposition de loi portant statut de l’Opposition, la proposition de loi modificative et complétive du Code électoral, la proposition de loi modificative et complétive de la Charte des partis politiques et la proposition de loi sur le financement des partis politiques. L’importance de ces dossiers fait dire au président de l’Assemblée nationale que la seconde session ordinaire de l’année 2019 sera des plus laborieuses et productives.  La cérémonie d’ouverture a connu la présence de plusieurs personnalités et des membres du corps diplomatique accrédités près le Bénin.

Politique 23 oct. 2019


Cosme Goundété, président de l’Oecca-Bénin: « L’expert-comptable ne coûte rien à l’entreprise »

« Considérer que l’expert-comptable coûte cher à l’entreprise, c’est une image erronée », pense  Cosme Goundété, président de l’Ordre des experts-comptables et comptables agréés du Bénin (Oecca-Bénin) et président en exercice du Conseil permanent de la profession comptable (Cppc-Uemoa). Cette erreur, déplore-t-il,ne se fait généralement qu’au Bénin. Dans d’autres pays comme la Côte d’Ivoire, fait-il savoir, les entrepreneurs demandent plutôt ce qu’ils peuvent gagner en s’adressant à un cabinet d’expertise-comptable et non en se fixant sur le coût des prestations.

« L’expert-comptable ne coûte rien du tout à l’entreprise », affirme le président de l’Ordre, avant de nuancer : « Il prendra certes des millions de francs mais ce ne sera jamais l’argent de l’entreprise ». Il explique que l’expert-comptable ne prend qu’un dividende, une part de ce qu’il apporte à l’entreprise en termes de valeur et c’est pour cela que l’inscription des honoraires d’un expert-comptable dans les charges dans la comptabilité n’est pas conforme.
Selon M. Goundété, c’est un secret de prospérité de se faire accompagner par un expert-comptable. « Ce professionnel de la comptabilité dira à l’entreprise comment se prémunir contre les risques de défaillance précoce, car la mortalité ‘’infantile’’ est très élevée dans la catégorie des jeunes entreprises », souligne-t-il. C’est lui qui fera de la micro-entreprise la petite et moyenne entreprise (Pme) puis la grande entreprise et finalement la multinationale, en l’aidant à sécuriser ses investissements, à payer le juste impôt à travers la vérité des déclarations fiscales et à grandir en conquérant des parts du marché, détaille-t-il. « C’est pour cela que nous revendiquons le statut d’actionnaire non inscrit», renchérit Cosme Goundété.
Il faut souligner que la dénomination « expert-comptable » n’est qu’une appellation simpliste de ce que fait réellement cet acteur majeur du monde des entreprises qui joue également le rôle d’expert en droit fiscal, en droit social, en droit des affaires mais aussi en économie.

Claude Urbain PLAGBETO

Economie 23 oct. 2019


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