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Nouvelles

74e anniversaire des Nations Unies: Le bien-être des peuples soutenu par des réformes et des défis

L’Organisation des Nations Unies souffle demain jeudi 24 octobre sa 74e bougie. Cet évènement coincide avrc le 30e anniversaire de la Convention relative aux droits des enfants (Cde) et le 25e anniversaire de la Conférence internationale sur la population et le développement (Cipd).  Ce calendrier a été dévoilé ce mardi 22 octobre à la faveur d’un petit déjeuner de presse qui a également permis d’exposer les enjeux de la réforme du système de développement des Nations Unies au Bénin  .

La famille onusienne au Bénin évalue la réforme du système de développement des Nations Unies, la mise en œuvre de l’agenda 2030 en lien avec les droits des enfants au Bénin. C’est en prélude à la célébration de l’anniversaire de l’Organisation des Nations Unies, ce jeudi 24 octobre.
A la faveur d’un petit déjeuner de presse, les chefs d’agences du Système des Nations Unies (Snu) à savoir l’Unicef, l’Oms, le Pam, la Fao, l’Unfpa, le Pnud, l’OnuSida, l’Union postale universelle se sont relayés au pupitre pour exposer les efforts de chaque institution dans le cadre de la réforme du système de développement et les défis à relever au Bénin à l’aune des Odd.
Selon le coordonnateur résident du Snu, Siaka Coulibaly, « la réforme du système de développement des Nations Unies a été impulsée par les Etats membres et vise à renforcer le leadership, l’efficacité et l’efficience des agences du Snu afin de mieux accompagner les pays dans le cadre de la mise en œuvre des Odd et de l’agenda 2030 ».
Cette mesure comporte des innovations. « A la différence des autres réformes, celle-ci a été voulue par les Etats membres eux-mêmes et bénéficie de leur soutien. Elle est principalement guidée par l’agenda de développement 2030, touche le système dans son ensemble et guidée par un renforcement du système de coordination », poursuit-il.

Des lauriers pour le Bénin

Le bilan qu’il fait des Odd au Bénin laisse entrevoir des bonds qualificatifs. « Le Système des Nations Unies bénéficie de l’adhésion des plus hautes autorités du Bénin dans la mesure où depuis le 1er janvier 2019, le pays a apporté son adhésion en acceptant le coordonnateur résident comme étant le représentant du secrétaire général des Nations Unies au Bénin », souligne-t-il ; « la vision du gouvernement est fortement marquée par le cadre de coopération durable des Nations Unies couvrant la période 2019-2023 qui remplace le Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement (Undaf) », relève Siaka Coulibaly.
La réforme du système de développement des Nations Unies est en phase de mise en œuvre conformément à la vision du Pag et les autres instruments de planification. Il décerne un satisfécit au Bénin pour son élan dans le cadre des Odd. « Le Bénin est pratiquement le seul pays dans la sous-région à avoir mis en place un comité interministériel afin de suivre avec les agences du Snu la mise en œuvre de ce cadre, ainsi que des Odd et l’agenda de développement 2030».

Des défis liés aux droits des enfants

Le 74e anniversaire de l’Onu coïncide avec le 30e anniversaire de la Convention relative aux droits des enfants (Cde) et le 25e anniversaire de la Conférence internationale sur la population et le développement (Cipd). Occasion pour le représentant résident de l’Unicef, Claudes Kamenga d’annoncer les couleurs et de revisiter le chemin parcouru par le Bénin en termes de respect des droits des enfants.
Il présente un tableau assez reluisant quoique des challenges demeurent. « Le cadre légal et juridique au Bénin s’est sensiblement amélioré en ce qui concerne les droits des enfants ». Il note une réduction de près de 50 % de la mortalité chez les enfants de moins de 5 ans de 1990 à 2017, soit de 181 pour mille en 1990 à 96 pour mille en 2017.
Sur le plan éducatif, il note l’amélioration de l’accès à l’enseignement primaire avec « un taux de scolarisation brut de 116 % en 2017 contre 50 % en 1990 ; l’indice de parité est passé de 0,58 en 1990 à 0,91 en 2017 ».
Même appréciation concernant l’enregistrement des naissances où le Bénin figure en tête de liste des pays ayant fait des progrès remarquables ces dernières années.
Relativement aux défis, le représentant résident de l’Unicef pointe la faiblesse de la mise en œuvre des textes protégeant les enfants. « Si seulement la moitié des textes relatifs aux droits des enfants était appliquée, le Bénin serait un paradis terrestre pour chaque enfant », se convainc-t-il.
Il indexe également la faiblesse institutionnelle des systèmes nécessaires pour la prestation des services sociaux et le défi de la pauvreté au Bénin. « 43 %
des enfants du Bénin vivent encore dans des ménages pauvres ; au moins 6 enfants meurent au Bénin en l’espace de 2 heures; 3 enfants sur 10 au Bénin souffrent encore de malnutrition ; seulement 38 % de filles et 50 % des garçons sont inscrits au secondaire ».
Les défis liés aux droits des enfants répondent au cahier des charges de chaque institution onusienne dont les représentants présents ont pris l’engagement de poursuivre les efforts n

Actualités 23 oct. 2019


Championnat d'Afrique universitaire de Badminton: Les badistes béninois décrochent deux médailles de bronze

 

La première édition du Championnat d'Afrique universitaire de Badminton s’est achevée ce mardi 22 octobre en Ile Maurice. Les athlètes de l'Université d'Abomey-Calavi malgré leur disqualification dans les compétitions par équipe homme (Thomas Cup), femme (Uber Cup) et individuelle dans les épreuves de double homme et double femme, ont pu tirer leur épingle du jeu en décrochant deux médailles de bronze en simple Femme par le biais de Joeline Degbey et en double Mixte par la paire Joeline Degbey et Gbenoukpo Sébastiano Dégbé. Ce tournoi continental organisé par la Fédération africaine des Sports universitaires (Fasu) en partenariat avec la Confédération africaine de Badminton (Bca) et l'Université de Maurice a été remporté par l'Université de Lagos.

Sports 22 oct. 2019


Dialogue politique: Les membres du comité d’experts dévoilés  

Dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations du dialogue politique qui s’est déroulé les 10, 11 et 12 octobre derniers, le comité d’experts chargé de la mise en forme technique des mesures législatives relatives aux recommandations du dialogue politique a été constitué. Au total, neuf membres font partie de ce comité. Il s’agit de Dorothée Sossa, facilitateur du dialogue politique, Victor Prudent Topanou, rapporteur général du dialogue politique,  Orden Alladatin, 1er rapporteur du dialogue politique, Luc Sinzogan, 2e rapporteur du dialogue politique, Mathurin Nago, membre Up, André Okounlola, député Br, Augustin Ahouanvoebla,  député Up, Abdoulaye Gounou, député Br et Barthélemy Kassa, député Br.

Politique 22 oct. 2019


Retombées du séjour du président Patrice Talon: La construction d’une usine de textile par le Japon à Sèmè Podji se précise  

 

Les patrons japonais réitèrent leur engagement à investir au Bénin. Les projets devraient se concrétiser d’ici là.

Les retombées  des engagements pris par les investisseurs japonais en août dernier à l’occasion du symposium organisé pour présenter les atouts du Bénin sont déjà perceptibles. En séjour depuis lundi dernier en terre japonaise, le président Patrice Talon échange à nouveau avec ces investisseurs pour s’enquérir de l’évolution des projets. Tout est en bonne voie et les goulots d’étranglement se lèvent à petits coups pour la concrétisation de ces projets, pourrait-on dire.  

Ce mardi, le président de la République, en marge de sa participation aux manifestations marquant l’intronisation du nouvel empereur a reçu en audience une délégation de la société japonaise Marubeni conduite par son manager général Shigeru Yamaguchi. Avec les responsables de cette entreprise avec laquelle le ministre de l’Economie et des Finances avait signé un mémorandum d’entente en août dernier, les échanges ont porté sur l’évolution du projet de construction d’une usine de textile à Sèmè Kpodji.

« La recherche d’un investisseur stratégique partie prenante du projet a été la principale préoccupation soulevée par le groupe », au cours de l’audience avec le chef de l’Etat.  

Politique 22 oct. 2019


Pacôme Alomakpè, coordonnateur du Prix villes patrimoine culturel du Bénin: « Notre projet vise le rayonnement des communes

Plusieurs communes du Bénin étaient sous les feux de la rampe, il y a peu, du fait de la gestion qu’elles font de leurs patrimoines. Une manière de les aider à être plus attentives à la protection de ces patrimoines et à les valoriser pour en faire des facteurs de développement. Pacôme Alomakpè, gestionnaire de patrimoine de formation et porteur du projet, revient dans cet entretien sur les motivations et perspectives de cette initiative.

La Nation : Pourquoi un projet de valorisation des patrimoines en direction des communes ?

Pacôme Alomakpè : Le projet les Prix villes patrimoine culturel du Bénin vient régler certains problèmes de gouvernance du patrimoine culturel et touristique des collectivités locales. Il s’agit notamment de la faible intégration des biens et éléments hérités de nos civilisations dans le processus du développement durable, de la défaillance dans l’appropriation des enjeux et opportunités liés au patrimoine culturel et touristique, de la mauvaise conservation ou protection du patrimoine culturel et touristique. La liste des maux sous lesquels ploie le patrimoine culturel et touristique est longue. Notre initiative vient donc apporter une contribution porteuse. Elle engage les communes sur la voie de la conscience, de la responsabilisation et l’implication effective dans les actions de gestion du patrimoine culturel. C’est un projet qui vise le développement durable et le rayonnement  des communes du Bénin à travers la capitalisation et la bonne gestion du patrimoine culturel et touristique.

Nous sortons à peine de la première édition. En quoi ont consisté les grandes étapes de ce projet ?

L’édition 2019 du projet les Prix villes patrimoine culturel du Bénin s’est déroulée autour des activités principales que sont le renforcement de capacités, en matière de gestion du patrimoine culturel et du tourisme, une visite guidée et pédagogique du patrimoine culturel de la ville de Grand-Popo, la dégustation culinaire et la soirée crépuscule de distinction des meilleures communes engagées pour le développement culturel et touristique de leurs localités.
Le renforcement des capacités des représentants des communes à Grand-Popo dans le cadre du projet a été le fruit des efforts conjugués aussi bien des organisateurs du projet que des formateurs venus du Bénin, de la Belgique et de l’Afrique du Sud. Ils étaient une dizaine de professionnels, de praticiens et de scientifiques invités à partager avec les représentants des communes les connaissances, les savoirs et savoir-faire. La formation a été théorique et pratique. Elle a mis à l’agora des discussions plusieurs sujets d’ordre théorique que sont ‘’Patrimoine culturel et touristique au service du Développement communal: outils, stratégies et mesures’’, ‘’Conservation et sauvegarde du patrimoine culturel communal: la responsabilité des acteurs communaux,’’ ‘’Concevoir et appliquer le Tdl sur les activités liées à la capitalisation du Patrimoine culturel et touristique dans les communes’’.
Ces thématiques ont été décortiquées, décryptées et rendues assimilables aux représentants des communes par les formateurs tels que le docteur Paul Akogni, Evelyne Alitonou, Fabrice Noukpakou, Happy Goudou, Anne-Mauricette Kodjo.

Qu’est-ce qui ressort de toutes ces présentations ?

Les communications présentées ont permis aux participants à la formation de cerner la notion du patrimoine culturel, d’en avoir une compréhension approfondie, leur permettant de distinguer le patrimoine culturel matériel du patrimoine culturel immatériel, de connaître les acteurs clés qui génèrent, protègent et valorisent cette richesse capitalisable par le tourisme. Elles leur ont aussi permis de se faire une idée sur les dispositions juridiques nationales et internationales qui règlementent le secteur du patrimoine culturel, de maîtriser le système d’établissement des taxes sur les activités qui font du patrimoine culturel une matière première par excellence.
Quant à la formation pratique, elle a été faite en salle et sur le terrain. Elle a favorisé des échanges scientifiques et techniques sur les thématiques à savoir : ‘’Création et entretien d’une saine et fructueuse collaboration entre les mairies et les communautés détentrices en vue de la bonne gestion du patrimoine culturel et touristique’’, ‘’Conception et mise en œuvre de la politique culturelle et touristique d’une commune’’, ‘’Montage de projet culturel pertinent pour capter les investisseurs et mobiliser les partenaires financiers’’, ‘’Conception et mise en œuvre des stratégies de commercialisation d’une destination’’…
Comme des médiateurs de la connaissance objective, les communicateurs à ce niveau ont transmis les idées et les techniques pour outiller les représentants des communes à disposer de l’arsenal nécessaire pour mieux organiser les secteurs culture et tourisme et faire d’eux des créneaux porteurs pour le développement durable de leurs localités.

Vous avez également distingué des communes !   

La rencontre de Grand-Popo a été aussi un moment de consécration des communes ayant à leur actif des actions, projets et activités pertinents contribuant au développement durable dans lequel le patrimoine culturel et le tourisme ont une place de choix. C’est la soirée crépuscule de distinction des communes qui a mis sous les feux de la rampe cette reconnaissance. En effet, un jury mis en place pour apprécier les dossiers déposés par les communes a, sur la base de critères bien définis, procédé à la sélection des meilleures communes. Celles-ci ont été sélectionnées en fonction des actions menées pour la conservation et la sauvegarde du patrimoine culturel, pour le financement des secteurs culture et tourisme, pour l’accompagnement des acteurs culturels et touristiques. Les communes consacrées par le jury sont Porto-Novo avec le prix « Meilleure des meilleures communes », Parakou avec le prix « Bonne gouvernance du patrimoine culturel et du tourisme», Grand-Popo avec le prix « Bonne conservation et bonne sauvegarde du patrimoine culturel et touristique »,  Adjohoun avec le prix « Révélation culturelle et touristique».  La remise des trophées à ces communes lauréates a été faite lors d’une soirée artistique.

Que retenir en termes d’acquis pour cette édition ?

En termes de résultats obtenus, nous pouvons citer l’éveil de conscience des représentants des communes formés et  la compréhension qu’ils ont de la valeur que constitue le patrimoine culturel et touristique dans leurs localités, la mise en place d’un réseau d’acteurs communaux autour des défis liés à la gestion du patrimoine culturel, la promesse des représentants formés de susciter des actions pertinentes sur le patrimoine culturel et touristique notamment l’inventaire, la valorisation et la mise en tourisme... En plus de ces acquis, il y a aussi le rayonnement et le sens de responsabilité qui animent le lauréat d’une reconnaissance comme celle accordée par les trophées et prix donnés.

Peut-on déjà saluer la mise en place d’un réseau d’acteurs au service du patrimoine dans les communes ?

Les actions de pérennisation des acquis de cette initiative définissent la suite. Il s’agira, entre autres, d’entretenir le réseau des acteurs communaux mis en place afin qu’il y ait une veille citoyenne et administrative sur le patrimoine culturel et touristique. Il s’agira aussi de faire du coaching continu et soutenu pour les représentants formés afin qu’ils soient productifs et efficaces dans la conduite des activités et projets communaux des secteurs patrimoine culturel et tourisme. Il s’agira enfin de contribuer à la promotion du patrimoine culturel et touristique de ces communes.

Existe-t-il un mécanisme de suivi pour que les communes reconnues meilleures cette année maintiennent le cap ?

Oui. Ce mécanisme est le réseau des experts et consultants mobilisés autour du projet et qui travailleront pour assister constamment les communes lauréates des prix, les relancer sans cesse sur le respect des engagements pris et les guider à tout moment avec des conseils, des recommandations... Mieux, un système d’auto-évaluation est établi pour que les chargés des affaires culturelles et les secrétaires généraux jouent dans leurs communes respectives le rôle de gardien du patrimoine culturel et touristique.

Société 22 oct. 2019


Programme du Bénin avec le Fmi: Kristalina Georgieva salue les performances enregistrées

La nouvelle patronne du Fonds monétaire international (Fmi) apprécie de fort belle manière l'évolution du programme du Bénin avec son institution. Kristalina Georgieva l’a fait savoir au ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, à l’occasion d’un tête à tête avec l’argentier béninois, jeudi 17 octobre dernier, à Washington.

Maintenir les bonnes relations entre les Institutions financières internationales, en l’occurrence le Fonds monétaire international (Fmi) et le Bénin. Tel est l’objectif de la séance de travail tenue jeudi dernier, entre le ministre béninois de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni et la nouvelle directrice générale du Fmi, Kristalina Georgieva, ceci, en marge des assemblées Banque mondiale/Fonds monétaire international.
Au cours des discussions entre les deux personnalités, Kristalina Georgieva a salué les performances du Bénin dans le cadre des réformes engagées et de la consolidation de sa croissance. Une appréciation qu’elle fait après lecture d’un rapport que ses services lui ont transmis dans le cadre du suivi du programme en cours entre le Bénin et son institution. Profitant de l’occasion, le ministre Romuald Wadagni a présenté le point des avancées réalisées par le pays ces trois dernières années. Sans occulter la stratégie du régime de la Rupture pour la diversification de l’économie nationale. L’argentier national n’a pas manqué de saluer la qualité de l'intervention du Fmi au Bénin, rappelant, au passage, que l’Institution de Bretton Woods sera de nouveau à Cotonou dans le cadre de sa cinquième revue.
Outre l'évolution du programme du Bénin avec le Fmi et les performances de l’économie béninoise, il a été également question, entre les deux personnalités, des performances économiques de la zone Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Au vu de l’exposé de l’argentier béninois et président du Conseil des ministres de l’Economie de l’Union, Kristalina Georgieva a loué les efforts qui sont faits au plan sous-régional, et promis l’appui constant de son institution pour des résultats meilleurs.
Rappelons que la nouvelle directrice du Fmi a une bonne connaissance du continent africain et de ses enjeux de développement. A l’instar de son prédécesseur, elle souhaite développer des relations de qualité avec le Bénin et le continent africain en général.

Actualités 22 oct. 2019


Sommet Russie-Afrique: Un « événement historique, sans précédent »

Alors que le premier sommet Russie-Afrique auquel prend part le président Patrice Talon s’ouvre demain à Sotchi, que retenir des relations entre le Bénin et la Russie ? Que revêt ce sommet que le président Vladimir Poutine qualifie « d’historique » ?

Signant le renouveau, la 6e édition des Consultations politiques a dynamisé le partenariat entre le Bénin et la Russie. Ses points d’ancrage ont, entre autres, porté sur l’octroi d’un domaine à l’ambassade de la Fédération de Russie, en vue de la construction de sa Chancellerie à Cotonou ainsi que de la résidence de l’ambassadeur…Mais il y a mieux encore ! Le fruit de cette coopération, c’est aussi la remise de la dette béninoise d’un montant d’environ cinq milliards de F Cfa que le Bénin avait pour obligation de traduire en financements de projets de développement. Mais également l’octroi au Bénin, respectivement au titre des années 2014, 2015 et 2016, d’une trentaine de bourses de stage et de recyclage entièrement à la charge de la partie russe, notamment au profit de la Police républicaine et des Forces armées béninoises. Outre la négociation visant une augmentation de quotas de bourses complètes au profit des étudiants béninois, la préoccupation relative aux questions d’équivalence entre la Licence béninoise et la Maîtrise russe avait été abordée à cette occasion…
Datant des années 60, les relations diplomatiques entre le Bénin et la Russie, après un moment de flottement, ont repris de plus belle en octobre 2014, la faveur de la reprise des Consultations politiques, dont la 5e édition a relancé la coopération bilatérale, notamment au plan économique. Ce regain d’intérêt s’est accentué suite à la tenue à Cotonou, le 4 juin 2018, de la sixième session des Consultations politiques entre la République du Bénin et la Fédération de Russie.
Alors que la Fédération de Russie entend intensifier ses relations avec l’Afrique, ses rapports avec le Bénin sont au beau fixe. Une embellie que les deux pays accentueront lors de la 7e édition de leurs consultations politiques à Moscou l’année prochaine. Une opportunité que saisiront les deux pays pour évaluer la mise en œuvre des accords signés depuis l’époque soviétique afin de mieux les adapter aux réalités géopolitiques actuelles, et procéder à la signature de différents accords de partenariat actuellement en cours de négociation. Mais avant, il y a le sommet de Sotchi du 23 au 24 octobre.

Encore des gains

Entre les deux pays, l’approfondissement des contacts avec des groupes d’investisseurs russes ayant l’intérêt à opérer au Bénin a déjà été exprimé. De même, des missions de travail des délégations des deux pays ont été effectuées. Les séjours en Russie du président du Conseil économique et social en 2015, à la tête d’une forte délégation du Conseil, du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération en 2017, et plus récemment du président de l’Assemblée nationale cette année même, témoignent de l’excellence de ces relations. Une bonne dynamique à laquelle participent les Chambres de commerce des deux pays qui ont du reste organisé un forum pour la promotion des investissements dans les domaines de l’énergie électrique, de la prospection minière, du pétrole et du gaz. Ajoutée à cela, en vue de la promotion des relations économiques entre les deux pays, la participation d’une délégation du Bénin conduite par Zul Kifl Salami au 11e sommet économique international Russie-Monde musulman tenu à Kazan du 24 au 26 avril dernier. S’inscrit également dans cette perspective, la participation du chef de l’Etat au premier sommet Russie-Afrique qui s’ouvre demain à Sotchi en Russie.

Sotchi

Le sommet de Sotchi est appelé à ouvrir un nouveau chapitre dans les relations entre la Fédération de Russie et les pays d’Afrique, jure l’hôte des Africains. Entretenant des relations avec le continent bien avant les indépendances auxquelles elle a contribué, la Russie a été également présente aux côtés des nouveaux Etats africains, et a participé à l’édification des soubassements de leur développement avec des hauts et des bas. Selon le président Vladimir
Poutine, qui a donné une interview à l’agence de presse russe Tass dans la perspective du sommet de Sotchi du 23 au 24 octobre prochain, « Aujourd’hui, le développement et le renforcement des relations mutuellement avantageuses avec les pays africains et leurs groupements d’intégration font partie des priorités de la politique extérieure russe… ». Pour le numéro 1 russe, il s’agit d’un « événement historique, sans précédent », car argumente-t-il, en plus de la Russie, « C’est le premier sommet à part entière qui rassemblera les leaders des pays africains et les dirigeants des groupements régionaux majeurs ». Ce sommet, précise Vladimir Poutine, se veut « le point de départ pour des relations de partenariat équitables, basées sur l’égalité en droit et l’intérêt pratique mutuel ».

Actualités 22 oct. 2019


Vernissage à Porto-Novo : Les œuvres d’art des malades mentaux en exposition

Les œuvres artistiques réalisées par des malades mentaux, pensionnaires du centre d’art-thérapie Vie et Solidarité sont exposées au centre culturel Ouadada à Porto-Novo, du 19 octobre au 1er décembre prochain. Le vernissage a mobilisé plusieurs acteurs culturels ainsi que des psychiatres et des diplomates accrédités près le Bénin.

Une centaine d’œuvres d’art sont exposées au centre culturel Ouadada à Porto-Novo. Elles y seront du samedi 19 octobre au dimanche 1er décembre prochain. La particularité de cette exposition qui suscite beaucoup de curiosité est que ces chefs-d’œuvre sont réalisés par des malades mentaux du centre d’art-thérapie Vie et Solidarité de Porto-Novo. Le vernissage a permis samedi dernier au public composé notamment d’acteurs culturels, de psychiatres, de psychanalystes et de diplomates dont l’ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin d’apprécier les œuvres de ces personnes psychologiquement   affectées et de découvrir les talents qui sommeillent en elles. A travers ce vernissage, l’artiste photographe Louis Oké Agbo, promoteur du centre d’art-thérapie Vie et Solidarité, entend mettre en lumière pour la première fois au Bénin la notion innovante consistant à mettre l’art au service de la santé mentale. Selon lui, l’art-thérapie peut contribuer à soulager, traiter voire « guérir » les malades mentaux souvent marginalisés dans la société. Il dit avoir eu la géniale idée lors de sa collaboration avec le centre psychiatrique de Jacquot à Cotonou. Ce qui l’a motivé à créer sa structure pour promouvoir l’art-thérapie à travers des ateliers de photographie, de peinture, de musique et de sport qu’il anime avec les personnes ayant des troubles de comportements et errant dans la ville de Porto-Novo.
« A partir des œuvres d’art produites par un malade mental, on peut apprécier l’évolution de son état de santé, c’est-à-dire voir s’il y a davantage de précision dans le travail réalisé», soutient Louis Oké Agbo. La question a même fait l’objet de communication samedi dernier sur le thème : « Des couleurs sur des maux, l’expression de tous les possibles». Laquelle communication a été animée par Claude Jamart, psychanalyste belge entourée de son confrère Pierre Marchall de la Belgique et des psychiatres béninois Moïse Dossa et Gilles Aizan. Les quatre experts ont tous félicité Louis Oké Agbo pour son initiative. Il a su trouver le bon filon pour redonner du sens, du goût et des couleurs à la vie de ces personnes ayant un handicap mental et intellectuel. En cela, il leur permet de s’exprimer et de s’extérioriser à travers les œuvres d’art réalisées. Selon les communicateurs, même si c’est prétentieux de dire que l’art peut guérir le malade mental à la place de la médecine moderne, il peut offrir des éléments d’appréciation du traitement du patient. «La santé mentale est une chose trop sérieuse pour la confier aux seuls psychiatres », insiste Dr Moïse Dossa pour montrer toute l’importance de l’art-thérapie aux côtés de la médecine moderne dans la prise en charge des personnes souffrant de maladie mentale.

Culture 22 oct. 2019


Difficile circulation sur le lac Djonou à Godomey: La libération de l’exutoire de l’eau envisagée

Le ministre des Infrastructures et des Transports,Hervé Hèhomey, est descendu sur le pont du lac Djonou, situé à quelques encablures du marché de Godomey dans la matinée de ce lundi 21 octobre. L’objectif est de constater le débordement de l’eau qui rend la circulation difficile afin d’envisager une solution.

La circulation au niveau du pont de Houédonou, sur le lac Djonou non loin du marché de Godomey est, depuis quelques jours, difficile. Cette situation causée par le débordement des eaux suite aux pluies diluviennes de ces derniers jours, n’a pas laissé les autorités en charge des Infrastructures et des Transports insensibles. Hier lundi 21 octobre, le ministre Hervé Hèhomey y a conduit une délégation des cadres de son département pour apprécier la situation et apporter une solution.
En effet, avec les pluies diluviennes de ces derniers jours, l’eau est déviée de sa trajectoire pour se retrouver en dehors de l’infrastructure construite pour son écoulement. Devant cette situation, fâcheuse pour les usagers de ce tronçon qui mène dans la commune d’Abomey-Calavi, le ministre Hervé Hèhomey rassure. « Nous allons conjuguer nos efforts pour favoriser l’écoulement des eaux. Voyez-vous, les gens ont même fait obstruction à l’eau. Il faut refaire le lit du cours d’eau pour favoriser  son écoulement, parce que l’eau est détournée un peu de son lit. Voilà l’ouvrage ici, mais nous avons vu l’eau qui coule de l’autre côté. Nous allons rétablir un peu tout ça et je crois que d’ici quelques jours, nous aurons satisfaction », a laissé entendre le ministre au terme de sa visite. La solution définitive au problème figure déjà dans le Programme d’action du gouvernement, confie le ministre. Il en veut pour preuve le projet du contournement nord-est de Cotonou envisagé par le gouvernement. D’après lui, les études techniques de ce projet sont avancées et elles prévoient en lieu et place de l’ouvrage actuel, la construction d’un pont en deux fois trois voies pour faciliter la circulation aux usagers.
Il faut rappeler qu’à la suite de la visite du ministre, le préfet du département de l’Atlantique, Jean Claude Codjia et le directeur départemental des infrastructures ont pris langue avec les riverains et tous ceux qui occupent l’exutoire naturel des eaux pour que le lit du lac Djonou soit libéré pour une meilleure circulation de l’eau. Une équation que les occupants sont appelés à résoudre dans quelques heures au regard de l’inondation de la route sur environ vingt mètres, causant des ennuis aux usagers.

Société 22 oct. 2019


Affrontement entre Peuls et paysans à Aklampka : Un mort et un blessé enregistrés

Dans la nuit du dimanche 20 octobre  dernier, un groupe de peuls a abattu par balles un paysan âgé de 30 ans et blessé grièvement un autre. Le drame s’est produit dans la localité d’Aklamkpa dans la commune de Glazoué.

Devenus récurrents, les affrontements entre paysans et des groupes de peuls ne cessent de faire des victimes. Le dernier cas qui vient de se produire à Aklamkpa dans Glazoué s’est soldé par la mort d’un paysan du nom de Kabli Awossou, père de 4 enfants et un blessé grave référé à l’hôpital de zone de Dassa-Zoumé. Les éléments de la police sont déployés sur les lieux pour prendre le contrôle de la situation.
En effet, le paysan est abattu à sa ferme un peu en retrait des habitats d’Aklamkpa. A côté, il  a implanté une cabane pour en faire son abri. Selon les témoignages de ses proches, c’est après avoir fini ses activités champêtres, le dimanche soir, qu’il s’est rendu à sa cabane. Mais, à sa grande surprise, celle-ci  est occupée par de jeunes peuls. Une altercation survient entre eux. L’un des peuls sort une arme et tire à bout portant sur le paysan. Les proches de la victime parlent de trois impacts de balles sur le corps du paysan déposé à la morgue.
Appelé d’urgence à la rescousse, le frère de la victime descend sur les lieux du drame. Il ne va pas non plus échapper au courroux des peuls qui lui tirent dessus. Il est grièvement blessé et transporté à l’hôpital de Dassa pour être pris en charge.    
De sources bien renseignées, ce groupe de peuls serait celui qui a perpétré un braquage, il y a de cela deux semaines dans la localité de Bantè. Recherchés par la police, ils s’étaient volatilisés dans la nature, profitant de la forêt, avant de se retrouver, dimanche dernier, dans la cabane du paysan qu’ils ont tué.  
La police s’est mise à leurs trousses pour les rattraper.

Société 22 oct. 2019


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