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Le Bénin a célébré, ce mercredi 16 octobre, la 39e édition de la Journée mondiale de l’alimentation (Jma) couplée avec le lancement de la 23e édition de Téléfood. Les manifestations officielles commémoratives ont eu lieu à Adjohoun en présence de plusieurs autorités dont celles de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) près le Bénin.
« Agir pour l’avenir. Une alimentation saine pour un monde Faim zéro ». Tel est le thème de la 39e édition de la Journée mondiale de l’alimentation (Jma) couplée avec le lancement officiel de la 23e édition de Téléfood. Ce double événement célébré le 16 octobre de chaque année, a mobilisé hier à Azowlissè dans la commune d’Adjohoun, retenue pour abriter les manifestations officielles, un parterre d’autorités. Selon le représentant du représentant résident de la Fao au Bénin, Jean Adanguidi, cette journée est une occasion unique qui réunit toutes les couches de la société pour manifester ensemble leur engagement pour l’éradication de la faim et de la malnutrition et, pour renforcer la sensibilisation à la nécessité de fournir une alimentation de qualité pour tous, de façon durable. En d’autres termes, la célébration de cette journée instituée par les Nations Unies vise à rappeler à la communauté internationale son engagement à éradiquer toutes les formes de malnutrition et à sensibiliser le public à la qualité de ce qu’il mange. Toutes choses qui constituent la priorité absolue de la Fao qui se bat depuis la première édition de cette journée à atteindre ses objectifs, souligne le fonctionnaire onusien. Il plaide pour la création de meilleures conditions et de mesures incitatives aux agriculteurs afin de les encourager à accroître et diversifier la production de nourriture de qualité. Jean Adanguidi félicite le gouvernement du président
Patrice Talon pour ses efforts dans ce sens soutenus notamment par la création d’une Agence de sécurité sanitaire des aliments et la mise en œuvre de nombreuses réformes depuis 2016 en vue de l’émergence du secteur agricole. « Malgré les défis nombreux, l’espoir est permis. En nous serrant les coudes et en mettant à profit les connaissances et les moyens à notre disposition, nous pouvons relever ces défis d’ici à 2030 et faire de notre génération, la génération qui aura marqué l’histoire de l’humanité en éliminant la famine et la malnutrition sous toutes ses formes », assure le représentant du représentant résident de la Fao au Bénin qui réitère l’engagement et la détermination de l’organisme onusien à maintenir le cap pour l’essor de l’agriculture béninoise.
Des raisons d’espérer
Le directeur de cabinet du Maep, Bonaventure Kouakanou, représentant le ministre, informe que c’est depuis 1981 que le Bénin célèbre cette journée. Il salue le thème de cette année; lequel doit interpeller sur l’urgence de se mobiliser pour relever les défis de la lutte contre la faim et la sous-alimentation au Bénin où le taux de l’insécurité alimentaire est passé de 11 % en 2016 à
9 % en 2017. Bonaventure Kouakanou se réjouit de ces chiffres qui donnent des raisons d’espérer avec la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement qui a fait de l’agriculture la priorité de toutes les priorités.
Le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy et le maire d’Adjohoun, Roland dah Hèfa, ont saisi l’occasion pour vanter les énormes potentialités végétales, animales et halieutiques dont regorge la Vallée de l’Ouémé jusque-là inexploitée. Ils plaident pour la densification des projets de valorisation de cette vallée pour l’éradication rapide de la faim et toutes formes de malnutrition au Bénin. Comme à chaque édition, une collecte de fonds a été faite sur place dans le cadre du lancement de la 23e édition du Téléfood. L’opération a donné un montant de 479 750 F Cfa. La collecte va se poursuivre jusqu’à l’édition de 2020 pour appuyer les initiatives d’élimination de la faim au Bénin.
La cérémonie s’est achevée par la remise de lettres de félicitations et d’enveloppes aux 12 lauréats du concours de rédaction épistolaire provenant des 12 départements du Bénin, organisé dans le cadre de cette célébration. De même, plusieurs coopératives et groupements de femmes transformatrices de produits agricoles venues des quatre coins du Bénin ont été gratifiés d’importants lots d’équipements constitués de 96 bassines; 24 grandes marmites d'une capacité de 25 kg; 24 fûts en plastique de 220 litres; 24 brouettes; 4 décortiqueuses d’arachide; 4 presse manioc à double vis et 4 kits d’étuvage de riz. Tout ce matériel a été offert par la Fao pour accompagner les bénéficiaires sur le terrain.

Après avoir pris connaissance des conclusions consensuelles issues du dialogue politique des 10, 11 et 12 octobre derniers, le Conseil des ministres, en sa séance de ce mercredi 16 octobre, marque son adhésion auxdites conclusions. Qui plus est, l’Exécutif entend mettre en œuvre, dans les prochains jours, celles relevant de sa responsabilité.
Le président Patrice Talon et son gouvernement marquent leur adhésion aux conclusions consensuelles issues du récent dialogue politique C’est la quintessence du Conseil des ministres de ce mercredi 16 octobre. Il en ressort que toutes les recommandations consensuelles contenues dans la synthèse du rapport des travaux, et relevant de la responsabilité du président de la République et de son gouvernement seront mises en œuvre.
En effet, le chef de l’Etat a présenté au Conseil le compte rendu des travaux du dialogue politique. Les différents points de consensus retenus par les acteurs politiques ont été mis en relief. Ils ont trait au toilettage de la charte des partis politiques et du Code électoral, à l’institution des élections générales selon les modalités à convenir, à la révision du nombre de sièges des députés à l’Assemblée nationale et au nombre de conseillers communaux, à la déconcentration de l’organisation des élections locales, à des mesures de clémence envers les personnes détenues suite aux élections d’avril 2019, à la participation de tous les partis politiques à la compétition électorale, etc.
Diligence
Ces solutions consensuelles concernent également la poursuite du renforcement du système partisan et du processus électoral, en assurant la prépondérance des partis politiques d’envergure nationale, la promotion de l’équité dans la représentation du peuple et enfin le renforcement de la démocratie par l’élaboration et la mise en œuvre d’une loi organisant le statut de l’opposition.
Les acteurs du dialogue politique se sont accordés sur la nécessité de préserver ou promouvoir de nombreux acquis tels que l’exigence des 10 % des suffrages exprimés comme seuil de représentativité des partis, l’introduction d’un mécanisme de parrainage par des élus communaux pour l’élection du président de la République... Les acquis à préserver ont aussi trait à l’effectivité du financement des partis politiques avec effet immédiat pour les partis enregistrés et le maintien de pièces essentielles dans les dossiers de candidatures (quitus fiscal, casier judiciaire, attestation de résidence, caution, carte d’électeur et déclaration sur l’honneur).
Prenant acte de ces conclusions, le gouvernement marque son adhésion à ces recommandations consensuelles, et promet de poser, dès les prochains jours, les actions nécessaires pour la mise en œuvre des recommandations qui relèvent de sa responsabilité.
Rencontre avec la Conférence des présidents
Pour ce qui est des recommandations relevant de la responsabilité des institutions de la République, le chef de l’Etat a décidé de prendre des initiatives à cet effet, rapporte le relevé du Conseil. Ainsi, le président Patrice Talon tiendra, ce jeudi 17 octobre, une séance de travail avec la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien
Agbénonci, hier face aux membres du corps diplomatique a fait part de ce choix. D’après le patron de la diplomatie béninoise, c’est encore la preuve de la volonté ferme du chef de l’Etat de trouver des solutions aux malentendus nés des dernières législatives. « J’avoue que j’ai été très ému aujourd’hui lorsque le président nous a dit dans quelle direction il souhaite aller ; qui est une direction de recherche du consensus et d’apaisement total… », s’est réjoui Aurélien Agbénonci. Un acte grandiose que la doyenne du corps diplomatique, Sandi Abdou Sahadi, a apprécié à sa juste valeur, tout en invitant les partis politiques en difficulté à saisir la main tendue du chef de l’Etat.

Le débordement du fleuve Mono contraint désormais des familles entières au déplacement de leur milieu de vie. C'est du moins le cas notamment à Athiémé où l’ampleur des inondations dues à la crue du fleuve défraie la chronique. Le déplacement a effectivement commencé dans l’après-midi de ce mardi 15octobre 2019 où les premiers sinistrés ont quitté Lonou, un hameau de l’arrondissement de Dedekpoè et Gbédji, un des trois quartiers d’Athiémé centre. Aidés de la police fluviale et des autres acteurs de la plate-forme de réduction des risques et catastrophes, ils ont rejoint le siège de l’arrondissement central où ils campent depuis quelques heures. En tout, c’est près de quarante personnes dont des vieillards et des nourrissons qui occupent ce site. La commune d'Athiémé abrite en tout, cinq sites d'accueil à raison d’un site par arrondissement. Fuyant la furie des eaux fluviales qui se sont emparées de leurs habitations et exploitations agricoles, les sinistrés appellent à l’aide de tous. En dépit de quelques nattes ainsi que des bouteilles d’huile et d’un peu de riz, toutes choses prélevées certainement du don gouvernemental remis le vendredi 11 octobre dernier, dont ils ont bénéficié dès leur installation, les sinistrés estiment leurs besoins plus importants. Au nom du groupe (des sinistrés), la cultivatrice Agbadji Abalo demande plus de nattes, de moustiquaires, des vêtements, de vivres et des ustensiles de cuisine. Rappelant combien les eaux ont détruit tous leurs investissements agraires ainsi que leurs habitations, qui sont pour la plupart construites en terre battue, la porte-parole prie les personnes de bonnes volontés de les assister pour la reconstruction dès l’assèchement des eaux.
Du reste, il faut signaler que la sécurité du site d’accueil et des actions de sensibilisation sont assurées par des éléments de la Croix rouge. “De façon concrète, nous sommes ici pour sensibiliser sur les règles d’hygiène et d’assainissement et référer les potentiels patients vers les centres de santé”, a expliqué Mesmin Coffi, président du comité local Croix rouge Athiémé.
Société 16 oct. 2019

Sur le thème « Les enjeux de la digitalisation pour les professions libérales », se tiendra du 24 au 25 octobre prochain à l’Espace Dream Beach à Cotonou, le troisième Congrès régional des experts-comptables de l’Uemoa. Les objectifs et le programme de cette rencontre internationale ont été présentés, vendredi 11 octobre dernier, à Cotonou, à la faveur d’une conférence de presse par le comité d’organisation.
Saisir les opportunités qu’offre la transformation digitale pour se réinventer et augmenter le niveau des services offerts par les professions libérales en général et par l’expertise comptable en particulier. C’est tout l’intérêt du troisième Congrès régional des experts-comptables de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) qu’organise l’Ordre des experts-comptables et comptables agréés du Bénin (Oecca-Bénin) en collaboration avec les autres ordres d’experts-comptables de l’Union. Les activités prévues et les sujets à débattre au cours du congrès ont été présentés aux hommes des médias, au cours de la conférence de presse tenue, vendredi dernier à Cotonou, en présence du représentant résident de la Commission de l’Uemoa au Bénin, Komlan Agbo.
Placée sous le parrainage du ministre de l’Economie et des Finances du Bénin, président en exercice du Conseil des ministres de l’Uemoa, cette rencontre internationale d’échanges aura lieu, les 24 et 25 octobre à Cotonou, sur le thème central intitulé « Les enjeux de la digitalisation pour les professions libérales ».
Cette thématique n’est pas choisie au hasard. « Dans les réflexions menées au cours des deux premières éditions du congrès à Abidjan en 2017 et à Dakar en 2018, nous nous sommes interrogés sur ce que nous, experts-comptables, allons devenir face aux profondes mutations de notre environnement si nous ne suivons pas le cours des choses», indique Serge
Armand Codo, premier vice- président de l’Oecca- Bénin et président du comité d’organisation du congrès. Deux défis majeurs: rendre flexibles les interventions et en assurer la célérité, se présentent à la corporation dans un contexte où la digitalisation impose le changement de paradigmes dans tous les domaines et dans les relations avec toutes les parties prenantes, souligne-t-il.
« C’est un thème très contemporain qui colle aux réalités professionnelles d’aujourd’hui», dira Eugène Ezin, président de la commission Communication de l’Oecca- Bénin. Il fait remarquer qu’aujourd’hui, la possibilité s’offre, grâce au numérique, d’automatiser presque 80 % de leurs activités, surtout les tâches répétitives en matière de tenue comptable. « On n’a plus besoin d’attendre dans nos cabinets que le client nous adresse son relevé bancaire pour traiter sa comptabilité par exemple», illustre-t-il. Pour autant, nuance M. Ezin, la pensée, l’analyse, la réflexion comptables resteront et demeureront toujours entre les mains de l’humain. Cela appelle à la maîtrise de l’outil informatique, à l’appropriation des outils actualisés d’analyse, à la veille permanente de l’environnement pour faire en sorte que les compétences ne soient pas en déphasage par rapport à ce qui change fondamentalement dans le milieu professionnel, préconise le président de l’Oecca-
Bénin, Cosme Goundété, président en exercice du Conseil permanent de la profession comptable (Cppc –Uemoa).
A l’en croire, « Le congrès promet une valeur ajoutée substantielle à tous les participants; il les aidera à être à la hauteur des nouveaux défis ». « Et c’est pour cela, enchaîne-t-il, que ce n’est pas seulement le congrès des experts-comptables, mais il s’adresse aussi aux autres professions libérales: avocats, notaires, commissaires-priseurs, architectes, médecins, etc., aux opérateurs économiques, et à toute l’Administration au niveau central comme au niveau décentralisé. »
Trois axes
Selon l’organisation, le congrès de Cotonou se veut « celui de l’acteur économique en général » et se déroulera suivant trois axes déclinés en six conférences-débats et quatre tables rondes. « Les enjeux de la transformation digitale pour la profession du chiffre », « De la théorie à la pratique : Quelles solutions concrètes pour nos cabinets?» et « Transformations digitales: Rôle et action des instances professionnelles», sont les trois thématiques principales autour desquelles se dérouleront les discussions, précise Eugène Ezin.
Trois sous-thèmes seront développés au niveau de l’axe 1 et sont relatifs à l’état des lieux de la transformation digitale des organisations, à la place de l’humain au cœur de la transformation digitale et aux risques et opportunités de la transformation digitale pour la profession libérale.
Au niveau de l’axe 2, les participants seront invités à se pencher sur la transformation digitale dans l’espace Uemoa de façon globale, les grandes étapes de la transformation du cabinet, les outils de la transformation digitale et la relation client, les expériences d’experts-comptables dans différents pays, de dirigeants de cabinets, de praticiens, de consultants, etc.
Le troisième et dernier axe sera développé lors de la deuxième journée des travaux avec des échanges articulés autour des défis des ordres professionnels en matière de transformation numérique de leur métier, l’écosystème nécessaire pour favoriser la transformation digitale de la profession, la vision des présidents et autres élus des ordres professionnels sur la transformation numérique.
Les conférenciers proviennent non seulement des huit pays de l’Uemoa mais également du Maghreb, de l’Afrique centrale et de
l’Europe, notamment de la France, de la Belgique.

La ministre du Numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a procédé, ce mardi 15 octobre, au lancement de l’étude visant à améliorer l’accessibilité des communications électroniques et de la poste pour tous au Bénin. Il s’agit d’en faire bénéficier équitablement à toute la population.
Le Bénin accélère les pas vers l’amélioration de l’accessibilité des communications électroniques et de la poste. C’est à travers un contrat signé avec l’Alliance pour un internet abordable (A4AI) en vue de stimuler la connectivité et les usages numériques. Cette dynamique est portée par l’Agence béninoise du service universel des communications électroniques (Absu- Cep) et l’Agence pour le développement du numérique (Adn) sous le leadership de la ministre du Numérique et de la Digitalisation.
Tout en relevant quelques disparités dans le secteur, le directeur général de l’Absu-Cep, Emile Kougbadi, souligne l’urgence d’agir au profit du secteur. «La plupart des opérateurs de réseaux mobiles et fournisseurs d’accès internet sont en retard sur leurs obligations de couverture; ce qui accentue la fracture numérique dans le pays. Pendant ce temps, dans les secteurs de l’Education, de la Santé, de l’Agriculture,… les défis du numérique sont énormes », évoque-t-il.
En dépit des initiatives fortes du gouvernement ces dernières années, une grande partie de la population reste sans accès internet. Le tableau qu’il peint révèle de nombreux gaps à combler. «La couverture internet mobile 3G de la population avoisine 60 %, le taux de pénétration internet est de
48,02 %», dévoile-t-il, se référant aux statistiques de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep).
S’agissant des services postaux et financiers, la pénétration est encore plus faible au regard des normes de l’Union postale universelle: « un bureau de poste pour trente-cinq mille habitants », révèle-t-il.
L’étude relative à l’amélioration de l’accessibilité des communications électroniques et de la Poste au Bénin se veut une boussole pour agir en faveur de toutes les populations béninoises. Elle s’inscrit dans la dynamique du gouvernement au profit du secteur du numérique et ambitionne de promouvoir l’accès universel à internet, aux usages numériques et aux services postaux.
Selon la ministre du Numérique et de la Digitalisation,
Aurélie Adam Soulé Zoumarou, le réseau postal représente un potentiel majeur pour tous les Béninois quels que soient leur situation géographique et leur secteur d’activité. Elle souligne que le numérique tout comme la poste sont des leviers indispensables pour le développement rural, inclusif et durable.
Des enjeux incommensurables
Les enjeux liés à l’accessibilité des communications électroniques et de la poste sont énormes et illimités. « Le seul fait d’avoir accès à un réseau de communication électronique mobile ou fixe, haut débit ou très haut débit ouvre la voie à un ensemble de possibilités qu’on ne saurait quantifier », assure-t-elle.
La liste des enjeux n’est pas exhaustive: « Grâce au déploiement d’une salle multimédia, les élèves peuvent avoir accès à des ressources scolaires…. Nos mères et nos sœurs peuvent accéder à la microfinance mobile grâce au déploiement d’un réseau mobile dans leurs communautés afin d’améliorer leurs revenus », apprécie la ministre. Idem pour les producteurs qui accèdent facilement aux informations dans le secteur agricole pour améliorer leur productivité grâce aux communications électroniques.
Au regard de ces atouts, il importe d’agir pour éviter les disparités et améliorer l’existant. « Il n’y a pas de raisons que des contrées du Bénin soient privées des communications électroniques et du réseau postal. Quand on a pris le pari d’améliorer l’accessibilité et le développement des usages pour toute la population, on ne peut que rechercher des stratégies pour l’intensifier », tranche Aurélie Adam Soulé Zoumarou, pour justifier la pertinence de la présente étude avec A4AI en vue d’améliorer l’accès, la connectivité, les usages numériques.
Le projet est dans sa phase active et s’étendra sur quatorze mois. Dans ce cadre, A4AI établira un diagnostic du secteur des Tic ainsi que son cadre politique et réglementaire. Son appui permettra au Bénin d’évoluer efficacement sur le chantier de l’accès universel de l’internet à tous les Béninois.

Le fichier national d’admission et de nomination des cadres aux emplois dans la chaîne des dépenses publiques est désormais une réalité. La première base de données mise en place à cet effet, est constituée de plus d’une cinquantaine de cadres sélectionnés, par catégorie, après appel à candidatures, suivi d’un tri méticuleux.
Le fichier national d’admission et de nomination des cadres aux emplois dans la chaîne des dépenses publiques est l’une des promesses de campagne du candidat Patrice Talon. Son objectif étant de mettre en place une administration publique moderne et efficace au service du développement. Une fois au pouvoir, le chef de l’Etat l’a instauré, par décret n°2016-477 du 16 août 2016. Il s’agit d’une liste de compétences avérées et incontestables qui sera désormais exploitée en vue de désigner, par un mécanisme transparent, les cadres à des postes de responsabilités dans la chaîne des dépenses publiques.
Ainsi, la première base de données de ce fichier national récemment mis en place a permis de retenir 57 cadres susceptibles d’être proposés à nomination à trois postes dans la chaine des dépenses publiques. L’on y retrouve, parmi les personnes retenues, trois cadres pour le poste de coordonnateur de projet, 46 pour le poste de directeur de l’administration et des finances, et huit cadres pour le poste de personne responsable des marchés publics.
Mais avant d’en arriver à cette sélection, un appel à candidatures a été lancé en vue de la sélection des cadres capables d’occuper les postes de coordonnateur de projet, directeur de l’administration et des finances, directeur de l’informatique à la direction générale du budget, directeur général adjoint du budget, directeur général adjoint du trésor et de la comptabilité publique, directeur du contrôle à la direction nationale de contrôle des marchés publics et enfin de personne responsable des marchés publics.
Après leur enrôlement, les candidats ont été soumis à un test psychotechnique axé, entre autres, sur le leadership, le management et l’intégrité. Ils ont également subi un entretien individuel. Après quoi, ils ont fait l’objet d’une enquête de moralité. C’est ainsi que le gouvernement du président Patrice Talon est parvenu à la mise en place de la première base de données du fichier national d’admission et de nomination des cadres aux emplois de la chaîne des dépenses publiques. D’autres phases suivront, dans les semaines à venir, en vue de la sélection des cadres pour le reste des postes.
Pour un suivi rigoureux de la performance des cadres dont les noms figurent dans le fichier et nommés à des postes de responsabilités dans la chaîne, il est prévu qu’ils soient périodiquement évalués en matière d’éthique et de compétence professionnelle. Des séances de renforcement de capacités seront, régulièrement, initiées à leur intention en vue d’améliorer de manière constante la prestation de l’administration publique et de faire de la reddition de comptes, une réalité. Il faut souligner que cette base de données sera périodiquement auditée pour son épuration et l’intégration de nouveaux cadres.
Le fichier national d’admission et de nomination des cadres aux emplois dans la chaîne des dépenses publiques est l’un des moyens de lutte contre la politisation de l’administration et la corruption. L’avènement de cet outil de gestion rationnelle des compétences dans la chaîne des dépenses publiques est donc salutaire, et l’on ne peut qu’encourager le gouvernement à poursuivre sur cette lancée.

Le développement d’un capital humain compétent et compétitif passe par un système éducatif performant. Mais, les performances enregistrées sont loin d’être reluisantes. Les responsabilités sont partagées.
Le Bénin a encore du chemin à faire pour avoir des ressources humaines qualifiées pouvant contribuer au développement du pays. Le rapport d’avancement 2018 du Programme de croissance pour le développement durable (Pc2d) fait état de réalisations qui ont contribué à la légère amélioration observée l’année passée. Malgré les résultats encourageants enregistrés ces dernières années, l’on est encore loin des objectifs à atteindre.
Construction et réhabilitation de salles de cours, acquisition de manuels scolaires et d’équipements, formations au profit des enseignants, activités d’inspection des enseignants dans les écoles, mise en place des cantines scolaires pour la rétention des écoliers et élèves dans les établissements, sont à mettre à l’actif du gouvernement et de ses partenaires. Aussi, il a été pris en charge les frais de scolarité de 244 425 élèves filles du premier cycle de l’enseignement secondaire général pour l’année scolaire 2017-2018 en vue de réduire les disparités liées au genre. Dans le même temps, 4095 apprenants ont été appuyés pour l’enseignement technique et la formation professionnelle. Toutes choses qui ont globalement fait évoluer les indicateurs de performance.
C’est ainsi qu’au niveau des Enseignements maternel et primaire, le taux de redoublement a baissé, passant de 14,92 % en 2017 à 10,82 % en 2018. De 51,2 en 2017, le ratio élèves/maître est passé à 46,28 en 2018, selon la direction de la Programmation et de la Prospective du ministère des Enseignements maternel et primaire (Dpp/Memp). L’indice de parité à ce niveau est demeuré constant à 0,93 et ainsi proche de la cible de 0,95 fixée. Par contre, le taux de scolarisation s’est établi à 110,76 % en 2018 en deçà de la cible de 116,9 %. Il en est de même du taux d’achèvement du cycle primaire qui s’est affiché à 58,49 % contre 60,24 % en 2017 et là encore, c’est loin de la cible de 70,45 %. Le taux de qualification des enseignants du primaire reste faible, soit 87,72% en 2018 contre une cible de 95% attendue.
Au niveau de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle, la situation est quasi-identique. Les effectifs d’apprenants se sont accrus de 4,82 % mais le taux brut de scolarisation en baisse depuis 2014 a poursuivi sa tendance en passant de 47,6 % en 2017 à 44,3 % en 2018, selon les chiffres de la Dpp du ministère en charge du secteur. Les taux de réussite affichés respectivement à 28,63 % au Bepc et 33,43 % au Bac en 2018, restent bas. Le taux de réussite aux examens du premier cycle de l’enseignement technique est par contre élevé, soit 69,2 % en 2018 contre 65,6% en 2017.
Dans l’Enseignement supérieur, les effectifs d’étudiants restent en constance hausse: le nombre d’étudiants pour 100 000 habitants est passé de 1094 en 2017 à 1146 en 2018, selon la Dpp du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Du coup, le ratio étudiants/places assises a augmenté de 2,7 en 2016 à 3 en 2018, et le ratio étudiants/enseignant: de 81 en 2017 à 89 en 2018. Cela se traduit par une baisse du niveau d’encadrement et appelle au recrutement de nouveaux enseignants. Toutefois, l’on peut se réjouir que 64,71% des projets de recherche aient pu être financés en 2018 contre 59,26% en 2017 mais loin de la cible de 85% définie.
Responsabilités partagées
Les faibles résultats incombent aux apprenants, aux enseignants, aux syndicats, aux parents, aux autorités locales et nationales en charge du secteur. La première cause des contreperformances, c’est sans doute les grèves perlées ‘’systématiques’’ qui s’enchaînaient presque tous les ans, suivant les mots d’ordre des syndicats trop exigeants. Heureusement, le gouvernement a pris le taureau par les cornes, inversant peu à peu la tendance à la politisation et la syndicalisation à outrance du système éducatif. Résultat, l’année académique passée s’est déroulée sans accroc. Chose plutôt rare, et il faudra maintenir le cap !
La pénurie d’enseignants aussi bien en nombre qu’en qualité et leur concentration dans les zones urbaines au détriment des zones dites enclavées est dénoncée depuis des lustres. Faute de commodités (eau potable, électricité, Internet) dans certaines localités enclavées, beaucoup d’enseignants résident hors de leur zone de travail ; ce qui explique les retards et l’absentéisme répétés. Certains poussent loin l’inconscience professionnelle, versant carrément dans l’éthylisme. Aussi, quelques écoles primaires sont encore dirigées par des enseignants qui ne sont pas titulaires du Certificat d’aptitude pédagogique.
Autres facteurs, il y a : le manque de rigueur dans la préparation des cours, la recherche de gain facile par les enseignants qui couraient d’établissement en établissement à la recherche des heures de vacation. Les mesures prises à ce propos par le ministère en charge de l’Enseignement secondaire ont quelque peu changé la donne. A cela, s’ajoute la non qualification de bon nombre d’enseignants qui viennent au métier par nécessité. Nombreux sont les vacataires sans aucune notion pédagogique; de simples bacheliers sont employés comme professeurs tout comme des étudiants sortis des sciences économiques qui enseignent les mathématiques, des diplômés des sciences juridiques dispensent des cours de français ou de philosophie, etc. Une situation qui a récemment amené le gouvernement à initier une évaluation des enseignants en vue du renforcement de capacités de ceux qui en ont besoin. Curieusement, cela a suscité des remous.
Les défaillances du système éducatif s’expliquent également par le déficit en personnel d’encadrement (conseillers, inspecteurs pédagogiques) et l’insuffisance de moyens pour le contrôle et le suivi des enseignants et l’atteinte du quota horaire. Nombre de parents éprouvent des difficultés à suivre les enfants du fait de la grande différence de méthodologie d’apprentissage des nouveaux programmes dits d’approche par compétences. Certains d’entre eux, poussés par la cherté de la vie ou par insouciance ont démissionné de leur rôle, abandonnant à eux-mêmes les enfants qui s’adonnent plutôt aux loisirs malsains.
La capacité des infrastructures d’accueil au niveau du primaire, du secondaire et du supérieur, se trouve largement dépassée, en dépit de nouvelles salles de classe et d’amphithéâtres construits par endroits. Avec le manque encore criant d’infrastructures et d'enseignements, l’on assiste au jumelage des classes de différents niveaux. Au secondaire, les responsables de lycées et collèges sont contraints, face aux effectifs pléthoriques, de recourir au système des classes volantes au gré des intempéries alors que dans les universités publiques, des étudiants, futurs cadres, s’asseyent sur des briques ou à même le sol pour acquérir le savoir.
Poursuivre les efforts
Les récentes données enregistrées au niveau des différents ordres d’enseignement appellent à plus d’efforts de la part du gouvernement qui a annoncé le recrutement de nouveaux enseignants qualifiés pour assurer un meilleur encadrement des apprenants. Les projets de construction et de réhabilitation de salles de classe et d’amphithéâtres devront également connaître un coup d’accélérateur pour juguler l’insuffisance des salles de cours, de laboratoires et autres, qui oblige des écoliers à se mettre à trois ou à quatre sur des tables-bancs pour deux.
Il est nécessaire d’impliquer davantage les élus locaux dans la gestion du système éducatif ; eux qui, préoccupés par d’autres problèmes de leurs communes, s’intéressent peu à la qualité de l’éducation dispensée dans leurs contrées. Les collectivités locales devront se substituer à l’Etat qui ne peut plus faire face aux besoins, en mobilisant les ressources nécessaires, en faisant former les enseignants et en proposant des initiatives d’incitation à l’excellence à travers des bourses d’études par exemple.
Il faudra également procéder à un suivi rigoureux des enfants à la maison, une sensibilisation plus accrue des enseignants à leur rôle dans la formation de la relève, poursuivre - contre vents et marées - la formation des enseignants non qualifiés dans les écoles normales et l’encadrement et le suivi des enseignants dans la préparation et la dispensation des cours. L’avenir de la jeunesse, fer de lance du développement, en dépend.
Par ailleurs, il importe de revoir de fond en comble le système éducatif pour l’arrimer aux exigences de l’heure et assurer une adéquation entre formation et besoins de la société.

Le gouvernement béninois vise, à plus d’un titre, le renforcement de la qualité de la gouvernance scolaire. Dans cette optique, le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Mahougnon Kakpo, a procédé, vendredi 11 octobre dernier, à Abomey-Calavi, à la remise de lettres de mission, aux chefs d'établissements et inspecteurs pédagogiques.
«La détermination du gouvernement pour l'amélioration de la qualité de l'éducation ne souffrira d'aucune complaisance». Ces propos du ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Mahougnon Kakpo, vendredi dernier, à Abomey-Calavi, lors de la remise des lettres de mission aux chefs d'établissements, inspecteurs pédagogiques délégués et directeurs de la chaîne d'encadrement et d'animation pédagogique, témoignent de la volonté du régime de la Rupture à sortir l’école béninoise de l’ornière.
Ainsi, parvenir au redécollage de l'école béninoise signifie que les acteurs doivent travailler avec méthode et dévouement, a laissé entendre Mahougnon Kakpo, rappelant, au passage, les efforts consentis par le gouvernement et ses partenaires à divers niveaux afin d’obtenir de meilleurs résultats au terme des examens de fin d’année écoulée.
Qu’ils soient donc chefs d'établissement secondaire général, d’établissement technique et de la formation professionnelle, inspecteurs pédagogiques délégués, directeurs départementaux des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle et inspecteur pédagogique général du ministère, tous ont reçu leur lettre de mission des mains de l’autorité. En retour, ils se sont engagés sur l’honneur, à respecter fidèlement les dispositions contenues dans cette lettre.
Par ailleurs, le ministre Mahougnon Kakpo n’a pas manqué d’en appeler à la responsabilité et à la conscience professionnelle de ses collaborateurs missionnés.

Le personnel du Système des Nations Unies au Bénin a rendu hommage hier mardi 15 octobre à Adama Bocar Soko rappelé il y a peu, pour un poste ministériel dans son pays, la Mauritanie, alors qu’il était représentant résident par intérim du Programme des Nations Unies pour le Développement. A l’occasion, ses anciens collaborateurs et collègues lui ont exprimé toute leur admiration et leurs bons vœux.
« Nous avons eu beaucoup de chance de bénéficier de ton expertise, de tes conseils avisés, de ta sollicitude et comme il faut savoir partager un peu aussi, le temps est venu de te laisser servir auprès d’un nouvel auditoire. Tes qualités professionnelles et humaines font de toi une personne que nous allons tous regretter… Ils ont bien de la chance tes nouveaux collègues ! Nous voudrions te dire Merci et te souhaiter les meilleurs vœux de bonne continuation suivie d’une grande réussite que nous aurons le plaisir de célébrer avec toi un de ces jours ! ». Ce sont les mots de l’association du personnel des Agences des Nations Unies au Bénin à l’égard de leur ancien superviseur Adama Bocar Soko qui est aujourd’hui ministre de l'Enseignement fondamental et de la Réforme de l'éducation nationale en Mauritanie. « Ces moments sont extrêmement importants pour la fraternité que nous vivons. Ce que nous avons de plus important au monde, c’est la fraternité humaine… Le Bénin m’a donné beaucoup de choses, le Bénin m’a adopté. Il y a de la compétence au Bénin… Je m’en vais pour d’autres fonctions, on se dit au revoir. Mais à partir du moment où nous nous disons au revoir dans la fraternité, je suis comblé. Je vous remercie pour le soutien que vous m’avez donné. Je vous promets que mon amitié et ma fraternité resteront à jamais ! », a affirmé, l’émotion perceptible, Adama Bocar Soko.
Lors du cocktail d’au revoir organisé dans l’enceinte de la représentation du Pnud au Bénin, le personnel du Snu n’a pas tari de témoignages élogieux à l’égard de l’homme. Une de ses collaboratrices, Annick Pognon, déclare: « Je voudrais simplement remercier M. Adama Soko pour tout ce qu’il a été pour nous en si peu de temps. J’ai énormément appris à ses côtés. Et l’une des choses que j’ai apprises, qui m’a servie et continue de me servir, c’est qu’on n’a pas besoin de faire du bruit pour faire du bon travail… Au-delà d’un patron, c’est un grand frère que nous avons eu, je dirai même un père ».
Professionnel et très humain
Adama Bocar Soko est un homme social, professionnel et perspicace. C’est ce que témoigne le représentant résident de l’Unfpa, Barbara Laurenceau: « C’était un collègue exceptionnel. C’est dur de le voir partir mais on sait que c’est pour la bonne cause. Ce que je garde de lui, c’est sa clairvoyance ». Son professionnalisme et sa perspicacité sont tout aussi remarqués par ceux qui ne travaillent pas dans le Système des Nations Unies mais qui l’ont vu à l’œuvre. C’est le cas de la ministre Marie Odile Attanasso qui a reconnu son professionnalisme, son pragmatisme et son humanisme, va témoigner Ibouraïma Yankpe. L’actuel représentant résident par intérim du Pnud, Ginette Mondongou-Camara, en dira de même. Elle a salué son apport de qualité au sein du Pnud notamment en matière de team building, d’ambiance de travail et de structuration. « L’humain est très important pour Adama. Il est une chance pour l’avenir des enfants mauritaniens », se réjouit-elle. Pour le coordonnateur du Système des Nations Unies, Siaka Coulibaly, les témoignages unanimes rendus sur Adama Soko en disent long sur lui. « Une personne très humble! C’est ce que je retiens de toi. Le peu de temps que nous avons eu à travailler ensemble, j’ai vu ce que tu as et ce que tu donnes. Tu étais la personne qu’il fallait là où tu étais. Je ne peux que te souhaiter bon vent, pleine réussite, plein succès… ». Sens d’écoute, disponibilité, humilité, respect de la parole donnée, crainte de Dieu… sont autant de qualités qu’ont reconnues et saluées les collaborateurs de Adama Bocar Soko.

Dans le cadre de l’insertion sociale et professionnelle des jeunes vulnérables au Bénin, d’une vingtaine d’enfants de victimes d’accidents de la circulation bénéficiaires d’une formation en entrepreneuriat social ont reçu leurs attestations, ce lundi 14 octobre, à Abomey-Calavi. Ceci sous l’initiative de l’Ong Alinagnon avec le soutien de l’Ambassade de France au Bénin.
Originaires de Kétou, d’Abomey-Calavi et de Djougou, 24 enfants de victimes d’accidents de la voie publique ont bénéficié d’une formation en entrepreneuriat social. Au bout de six mois, ils ont reçu leurs attestations, ce lundi à Ouèdo, dans la commune d’Abomey-Calavi. Initié par l’Organisation non gouvernementale Alinagnon avec l’accompagnement de l’Ambassade de France au Bénin, ce projet a permis à ces enfants, majoritairement des filles, d’être aguerris en entrepreneuriat social et solidaire avec des notions en construction de maison avec blocs hydraform et ordinaires, peinture, étanchéité, maraîchage et aviculture.
Au nom des bénéficiaires, Silifath Zocli a exprimé sa satisfaction au bout de ces six mois de formation. « Nous sommes venus en orphelins mais grâce à ce projet, nous repartons avec une nouvelle famille », a-t-elle déclaré. Selon elle, le coordonnateur de l’Ong Alinagnon, Casimir Migan et tous les encadreurs de la maison d’accueil à
Ouédo leur ont permis d’avoir une nouvelle vision du monde. « Nous avons affronté avec succès les épreuves de la vie et nous avons désormais des notions de la coopérative et sommes prêts pour devenir de grands entrepreneurs sociaux » a-t-elle ajouté. A l’en croire, ils ont également été outillés pour sensibiliser aux Ist, violences faites aux filles et femmes, comportements à risques des jeunes, la loi pénale, la communication sur l’entrepreneuriat social et la coopérative et autres.
Après les témoignages des enfants Albertine Akanni et Marc Monhossou, le coordonnateur de l’Ong Alinagnon s’est réjoui de l’aboutissement de ce projet innovant qui a permis de donner une chance aux orphelins de victimes d’accidents de la voie. Pour lui, les enfants sont désormais engagés dans l’entrepreneuriat social et solidaire.
Jean Michel Kasbarian, conseiller de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France au Bénin est satisfait de l’engouement des apprenants au terme de leur formation. Pour lui, l’Ambassade de France à travers le Fonds Piscca a vu juste en soutenant ce projet innovant dans le cadre de l’insertion sociale et professionnelle des jeunes vulnérables au Bénin. « Nous avons fait le choix de l’intégration sociale des jeunes, mais quand on vous écoute, on est convaincu qu’on ne s’est pas trompé », a-t-il conclu.