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Nouvelles

Quinzaine de l’éducation des filles au Bénin: Le Lares et la Coopération suisse font le bilan de 18 ans d’engagement

Le Laboratoire d’analyse régionale et d’expertise sociale (Lares) organise du 8 au 21 octobre à Cotonou, la quinzaine de l’éducation des filles au Bénin. Divers acteurs intervenant dans la scolarisation et l’éducation des filles, des partenaires techniques et financiers sont attendus à cette quinzaine pour faire avec le Lares, le bilan de 18 ans d’intervention dans ce secteur.  

Le Laboratoire d’analyse régionale et d’expertise sociale (Lares) est un laboratoire privé de recherche qui intervient depuis 30 ans au Bénin et dans la sous-région dans  trois principaux secteurs que sont l’agriculture, le développement territorial et l’éducation. Depuis 18 ans, en partenariat avec la Coopération suisse, ce laboratoire a fait ses preuves en matière de promotion de l’éducation des filles. Plusieurs projets ont été conduits et ont « permis de couvrir 33 communes avec des objectifs variés qui tiennent compte des leçons apprises du contexte, tout en s’arrimant aux politiques nationales de l’éducation et du genre. Aujourd’hui, 18 ans après, des résultats majeurs ont été obtenus avec des effets assez visibles », révèle Dr Esther Adimi, coordonnatrice des projets éducation au Lares. La quinzaine qu’organise sa structure depuis mardi 8 octobre donne l’opportunité de partager les acquis capitalisés. Une aubaine, d’autant plus que « nous sommes au démarrage de la mise en œuvre du Plan sectoriel pour l’éducation (Pse) 2018-2030 dans lequel, l’éducation des filles et la qualité de l’éducation sont de grands défis à relever », apprécie-t-elle. Dr Esther Adimi se dit aussi convaincue que les bonnes pratiques capitalisées au cours de cette expérience pourront contribuer à l’opérationnalisation du Pse.
Si aujourd’hui, le Lares peut se vanter d’un tel bilan, c’est parce que depuis 2000, il a fait de l’éducation des filles son cheval de bataille avec l’appui technique et financier de la Coopération suisse à travers la mise en œuvre de programmes et projets visant à contribuer au développement équilibré des localités béninoises, rappelle de son côté, le professeur Servais  Afouda, représentant le directeur du Lares. Aujourd’hui, « nous sommes à l’heure du bilan de ces nombreuses années d’efforts, de soutien, de conception, d’initiatives, d’orientation et même d’insertion professionnelle de nos filles », estime-t-il. Ce qui est certain, selon ses explications, c’est « un bond assez considérable en terme d’amélioration de la rétention des apprenants, mais aussi en matière de qualité de l’éducation ».  

Des actions urgentes à mener

Autant que les responsables du Lares, la Coopération suisse, bras financier et appui technique de cette longue marche vers l’amélioration de l’offre éducative, a des raisons d’être satisfaite. C’est une longue expérience dont les fruits méritent d’être partagés et le seront à l’occasion de cette quinzaine, dira à l’ouverture des travaux, Valérie Liechti, représentante résidente de la Coopération suisse. Plus précise, elle souligne qu’au Bénin, « s’il est à constater qu’il y a très peu de différence dans les chances d’accéder en première année du primaire pour les filles et les garçons, il est à noter que ce constat s’amenuise au fur et à mesure que nous évoluons dans le cursus scolaire ». Pour preuve, illustre-t-elle, l’indice de parité sur le taux brut d’accès qui est respectivement de 0,98 en sixième, de 0,77 en troisième et de 0,48 en Terminale.    
Dans l’enseignement technique, les filles représentent 26% des effectifs scolarisés dans le public et sont plus présentes dans les filières hôtellerie, restauration et médico-sociale, souligne ensuite Valérie Liechti qui appuie son intervention par d’autres chiffres plus indicatifs sur le secteur. Finalement, plaide-t-elle, cet état des lieux fait appel à « des actions urgentes à mener pour améliorer de façon significative les différents taux et réduire les disparités de genre par sous-secteur du système éducatif au Bénin ».
L’œuvre de ces deux organisations est saluée par Jean-Benoît Alokpon, directeur de cabinet du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle. Grâce à elles, reconnaît-il, la situation en ce qui concerne l’éducation des filles a été améliorée et la réduction des inégalités de genre connaît des avancées. Son vœu, c’est qu’au cours de cette quinzaine, les acquis, , les bonnes pratiques et les leçons apprises soient partagés avec tous les acteurs du système éducatif béninois.  
La quinzaine de l’éducation des filles au Bénin prend fin le 21 octobre prochain.

Société 09 oct. 2019


Fermeture des frontières par le Nigeria: Les propositions des employeurs pour un dégel

Le bureau de la Confédération nationale des employeurs du Bénin (Coneb) était face aux hommes des médias, ce mardi 8 octobre, à Cotonou. Une image plutôt rare qui, d’emblée, montre qu’il y a urgence. Et c’est le cas, puisqu’au menu des échanges, figurent uniquement l’épineux problème de fermeture des frontières nigérianes et ses conséquences sur l’économie béninoise.

La Confédération nationale des employeurs du Bénin (Coneb), appuyée par les présidents des faîtières des producteurs, des transformateurs et des exportateurs d’ananas du Bénin, a animé, hier à Cotonou, une conférence de presse au sujet de la fermeture des frontières par le Nigeria et ses impacts négatifs sur leurs commerces et l’économie béninoise en général. Des échanges à bâtons rompus avec la presse qui se sont soldés par les propositions de la Coneb à l’endroit des gouvernants et du secteur privé pour non seulement maîtriser la situation actuelle mais aussi rendre le Bénin moins dépendant du Nigeria.
« Au nombre de ces doléances, insiste Albin Feliho, président de la Coneb, on peut citer la création d’une commission ad’ hoc pour évaluer les impacts de la fermeture des frontières nigérianes sur les entreprises béninoises en vue de recommander des mesures incitatives à intégrer dans la loi de finances, gestion 2020 ». Les employeurs béninois sollicitent aussi du gouvernement, « des mesures financières exceptionnelles de subvention (après évaluations) au profit des entreprises affectées par cette situation avec le Nigeria afin d’éviter la faillite des sociétés fournisseurs du marché nigérian ayant déjà constitué des stocks en réponse des prévisions des demandes périodiques avant la fermeture des frontières ».
Toujours en termes de propositions à l’endroit de l’Exécutif béninois, la Coneb suggère, entre autres, « l’adoption d’une loi sur la préférence nationale dans certains biens et services produits par les entreprises nationales (la liste des produits sera définie et actualisée chaque année de concert avec l’administration et les représentants du secteur privé) ». Elle propose également qu’un programme spécial de mise en valeur des zones économiques soit élaboré et mis en œuvre de manière rigoureuse.
Outre le gouvernement, les employeurs du Bénin ont également formulé des propositions à l’endroit du secteur privé auquel ils appartiennent. Il faut dire qu’en amont, puis en aval de ces suggestions, ces créateurs de richesse ont rappelé l’historique des liens commerciaux entre le Bénin et le Nigeria, dévoilé les démarches qu’ils ont entreprises afin de contribuer au dégel de la situation, décrit le calvaire qu’ils vivent depuis un mois et demi, que le Nigeria, leur principal marché d’écoulement, a décidé de fermer ses frontières terrestres avec le Bénin.
La Coneb estime, entre autres, que « la prospérité commerciale du Bénin et l’équilibrage de sa balance commerciale résulteront, en partie, de sa capacité à saisir les opportunités que lui offre le marché nigérian dont il dépend énormément ». Par conséquent, martèlent les employeurs, le Bénin doit trouver des solutions endogènes pour réduire sa vulnérabilité trop élevée vis-à-vis du Nigéria, c’est-à-dire transformer ce qui lui semble être une menace en opportunité. Mais pour y parvenir, explique Albin Feliho, faudrait-il que le pays se montre plus compétitif, commercialement plus agressif.

Actualités 09 oct. 2019


Préparatifs du match Bénin # Zambie: Troisième séance d’entraînement pour les Ecureuils ce jour

En prélude au match amical contre les Chipolopolo de la Zambie dans le cadre de la journée Fifa, dimanche 13 octobre prochain, au stade Charles  de Gaulle de Porto-Novo, les Ecureuils du Bénin se préparent depuis ce lundi à Cotonou. Après l’arrivée de Cèbio Soukou, Jordan Adéoti et Désiré Sègbè Azankpo, l’effectif du sélectionneur Michel Dussuyer affichera complet ce mercredi, lors de la troisième séance d’entraînement.

La sélection nationale de football du Bénin  affûte ses armes depuis ce lundi 7 octobre, dans la perspective du match amical contre les Chipolopolo de la Zambie, dimanche 13 octobre prochain, au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. Seulement une dizaine de joueurs ont participé lundi dernier à la première séance d’entraînement. Il s’agit des locaux Ourou Djalilou, Jérôme Bonou, Nabil Yarou, Patrick Sedjamè revenus du tournoi de l’Ufoa au Sénégal et les expatriés Yannick Aguémon, Olivier Verdon, David Kiki, Saturnin Allagbé, Salomon Junior et Steve Mounié qui ont foulé le sol béninois depuis dimanche dernier. Rejoint par Fabien Farnolle, Youssouf Assogba, Maël Sedagondji, Rodrigue Kossi,  Stéphane Sessegnon, Tidjani Anaane,  Pote     Mickaël    et Jodel Dossou, lundi soir, le  groupe est au complet depuis hier avec l’arrivée de Cèbio Soukou, Jordan Adéoti et Désiré Sègbè Azankpo.
Quart de finalistes à la Coupe d’Afrique des Nations 2019 en Egypte, Stéphane Sèssègnon et ses coéquipiers auront à cœur de confirmer leurs dernières performances face à de grandes nations sur le continent. Vainqueurs du Maroc, les Ecureuils qui ont fait jeu égal avec le Cameroun et le Ghana avant de tomber face au Sénégal devront prouver tout le bien qu’on pense d’eux. Victorieux des Eléphants de la Côte d’Ivoire le mois dernier, le Bénin qui a tenu dur avant de perdre face à l’Algérie, championne d’Afrique, à Alger est une fois encore attendu. La formation des Ecureuils diminuée par les blessures de Khaled Adénon, Cédric Hountondji, Rudy Gestede, Séibou Mama et Sessi d’Almeida devra s’adapter pour s’imposer face aux Chipolopolo de la Zambie. La dernière confrontation entre les deux sélections s’est soldée par une victoire béninoise (3-0) lors des éliminatoires de la Can Tunis 2004 avec un doublé d’Omar Tchomogo et un but de Moussa Latoundji servi par Mouri Ogounbiyi au stade de l’Amitié de Kouhounou.

Société 09 oct. 2019


En visite à l’Université nationale d’agriculture: Eléonore Yayi s’enquiert des difficultés

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesrs), Eléonore Yayi, a visité les infrastructures de l’Université nationale d’Agriculture (Una) installées à Porto-Novo, Sakété et à Kétou pour s’enquérir surtout de leurs difficultés.

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Eléonore Yayi, a fait d’une pierre deux coups en visitant sur le terrain les infrastructures de l’Université nationale d’Agriculture (Una), en marge de la célébration de la 26e Journée mondiale des enseignants dont les manifestations officielles ont eu lieu les 4 et 5 octobre derniers à Kétou. Elle a visité le rectorat de l’Una à Porto-Novo et les infrastructures du centre universitaire de Sakété abritant l’Ecole des sciences et techniques de conservation et de transformation des produits agricoles. La délégation ministérielle a poursuivi sa tournée à Kétou qui abrite deux centres universitaires. Il y a le site du centre universitaire d’Idigny où sont installées l’Ecole de foresterie tropicale ; l’Ecole d’horticulture et d’aménagement d’espaces verts et l’Ecole de gestion et de la production végétale et semencière. Il y a ensuite le Centre universitaire d’Awaï qui abrite le vice-rectorat de l’Una; l’Ecole du génie rural; l’Ecole de gestion et d’exploitation des systèmes d’élevage et l’Ecole doctorale des sciences agronomiques et de l’eau. Ces écoles ont été visitées sur les 10 que compte l’Una réparties sur cinq sites. Les dix écoles universitaires comptent, selon le recteur de l’Una, Gauthier Biaou, au total 1171 étudiants au titre de l’année universitaire 2018-2019 ; une centaine d’agents et 95 enseignants toutes catégories confondues. L’Una est à sa cinquième promotion, depuis sa création, avec 207 diplômés sur le terrain.  Mais tout n’est pas encore rose, note le recteur. En tant que jeune université thématique, beaucoup de défis restent encore à relever pour rendre les différents sites universitaires agréables à l’académie et aux recherches scientifiques, observe Gauthier Biaou. Au nombre des problèmes qui plombent la bonne marche des activités, le recteur évoque surtout la situation des infrastructures du centre universitaire de Sakété qui ne répondent pas aux normes techniques. L’atelier de  travaux d’application des étudiants a été réalisé avec le courant domestique alors qu’il fallait des fils de gros calibre pour faire tourner les équipements. Il en est de même, souligne Gauthier Biaou, des installations de plomberie qui sont aussi défaillantes. Pis, le centre est dépourvu de point d’eau.

Espoir permis

La directrice de l’Ecole des sciences et techniques de conservation et de transformation des produits agricoles de Sakété, Flora Chadaré Assogbadjo, appuie les propos du recteur. Ce n’est pas aussi la joie sur les sites de l’Una à Kétou, surtout au centre universitaire d’Idigny où les étudiants et les enseignants parcourent au quotidien plus de sept kilomètres pour s’y rendre. Mieux, les problèmes d’eau se posent aussi avec acuité. Sur les huit forages prévus, un seul a été construit. La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a pu toucher du doigt toutes ces réalités. Eléonore Yayi félicite tous les acteurs de l’Una qui se battent au quotidien. Cela, en dépit des difficultés liées notamment à l’électricité, l’eau, aux équipements et aux résidences universitaires. L’autorité ministérielle encourage les uns et les autres à maintenir le cap. Car, l’Una, comme les autres universités thématiques, est inscrite au rang des priorités du Programme d’action du gouvernement (Pag). Lequel met l’accent sur la formation technique et professionnelle pour faire des jeunes de véritables agents de développement à travers l’auto-emploi. Eléonore Yayi se réjouit que les formations de l’Una cadrent bien avec les besoins sur le terrain. Elle rassure les autorités rectorales que le gouvernement jouera sa partition pour soulager leurs peines et renforcer ces formations à travers des travaux pratiques et d’application en atelier. Et ce, en vue de permettre à l’Una d’atteindre les objectifs fixés pour que les responsabilités soient clairement situées à l’heure du bilan.

Actualités 09 oct. 2019


Polémique autour du dialogue politique: Les clarifications du gouvernement

Le ministre en charge de la Communication, Alain Orounla, s’est fait le porte-parole du gouvernement, ce lundi 7 octobre, au cours d’une conférence de presse à Cotonou, pour apporter des clarifications au sujet du dialogue politique convoqué par le chef de l’Etat pour le 10 octobre prochain. L’exercice vise à préciser le cadre et le contexte de ces assises et à lever toute équivoque quant aux confusions et comparaisons sur fond de discours polémiques qui se font entendre çà et là.

Le dialogue politique voulu par le chef de l’Etat en invitant les formations politiques en règle pour le 10 octobre prochain n’est pas à confondre avec une conférence nationale. C’est la première nuance apportée par le ministre en charge de la Communication, Alain Orounla, au cours de sa conférence de presse, lundi à Cotonou.
Depuis l’annonce de cette invitation, il s’est répandu certaines interprétations, d’orientations pas toujours bienveillantes tendant à confondre les genres et les notions, a déploré le ministre à l’entame de sa conférence. Pour lui, le dialogue auquel les acteurs politiques sont conviés n’est pas une conférence nationale. Il va en profiter pour préciser le cadre et le contenu à donner au dialogue politique, « radicalement distinct de ce qui a été semé dans les esprits ». Alain Orounla s’est montré formel sur le fait que ce dialogue « n’est pas une assise nationale » et ne saurait être en aucun cas comparé avec la conférence nationale de 1990 imposée par d’autres circonstances. Le Bénin n’est pas dans une situation qui lui impose de s’asseoir pour revoir l’orientation politique du pays, encore moins les bases économiques, réfute le ministre. Les éléments pour exiger une telle rencontre ne sont pas réunis en l’espèce. Le président Patrice Talon n’a pas convoqué toutes les composantes de la nation et le pays ne connait pas une situation de crise nationale et sociale, nuance-t-il.    
« L’exercice auquel le gouvernement et son chef convient la classe politique, c’est un dialogue politique pour résoudre des problèmes spécifiques et purement politiques. Ce dialogue ne postule pas qu’on débatte de ces questions devant la nation et que tout le monde s’y invite », indique-t-il, par ailleurs. Sur les revendications d’une certaine société civile, Alain Arounla répond qu’elle n’y a pas sa place. « La politique et les réajustements politiques ne sont pas l’affaire de la société civile, du clergé », précise-t-il, ensuite. Un cadre constitutionnel définit même le cadre de l’exercice de l’activité politique, révèle le ministre pour qui, l’invitation du chef de l’Etat est une adresse aux formations politiques pour corriger et réajuster les lois qui régissent l’animation de la vie politique du pays, décriées il y a quelques mois. Le gouvernement n’est pas sourd aux difficultés et doléances de certaines entités politiques, note-t-il. Il faut donc voir à travers ce dialogue, une réponse positive aux doléances des acteurs politiques.

Rien n’exige aujourd’hui d’envisager une conférence nationale

« Rien n’exige aujourd’hui d’envisager une conférence nationale », rappelle une fois de plus le ministre qui souligne que seules les formations politiques reconnues comme telles par les lois en vigueur dans le pays peuvent y prendre part. La liste des partis convoqués s’est même voulue généreuse. La participation ou non des Forces cauris pour un Bénin émergent a été abordée au cours des échanges au cours de la conférence de presse. Là-dessus, le ministre Orounla est formel. Le gouvernement n’a reçu aucune correspondance de ce parti, a-t-il vertement déclaré. Ce dont on ne peut douter, selon lui, c’est la bonne foi du gouvernement qui a invité au-delà des partis en règle, d’autres qui ont manifesté le désir de se mettre en règle. « Le gouvernement ne se prêtera pas au jeu de certains acteurs qui ont tourné dos à la voie pacifique et à la négociation », insiste-t-il.  
Autre préoccupation, l’absence du clergé soulevée par certains. Il ne sied pas pour un dialogue politique de répéter le schéma de 1990, tranche le ministre. Autant que le dialogue social entre les acteurs sociaux, le dialogue politique se passera entre acteurs politiques, tout au plus sous la bannière d’un médiateur, rectifie le ministre de la Communication qui a souhaité que la démarcation soit respectée.

Actualités 08 oct. 2019


Analyse budgétaire du secteur de l’éducation: Nécessité d’améliorer l’allocation des ressources

Chaque être humain a droit à l’éducation qui contribue au développement social, culturel, démocratique et économique. Outre ses nombreuses retombées sociales, l’éducation offre des avantages économiques durables et un retour sur investissement net considérable pour la société. Elle favorise l’épanouissement personnel des individus, notamment leur développement intellectuel, social et physique. L’éducation encourage les individus à devenir des citoyen(ne)s actifs/ives et contribue au bien-être de nos sociétés. Loin d’être une dépense, l’éducation est un investissement nécessaire pour apporter des solutions aux crises actuelles.

L’investissement dans l’éducation des enfants est un investissement productif à moyen et long termes en ce sens qu’elle permet à l’enfant de se doter des compétences et des outils nécessaires pour mieux subvenir à ses besoins une fois adulte, et à ceux de ses enfants.
Par ailleurs, elle contribue à améliorer les conditions et les performances de travail et constitue le terreau d’une croissance économique durable et viable pour aujourd’hui et pour demain. Aussi, permet-elle d’accroître les revenus, d’améliorer la santé, de promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes et d’atténuer les effets du changement climatique. Elle joue un rôle crucial dans la lutte contre la pauvreté et les inégalités.
L’éducation est donc capitale pour la vie humaine. Elle représente, en effet, le meilleur investissement qu’un pays puisse faire pour sa population et son avenir.
Le Bénin, à l’instar de tous les pays s’investit dans l’éducation pour son développement et l’amélioration des conditions de vie de sa population.

Les défis…

De 2006 à 2015, le système éducatif béninois a connu la mise en œuvre d’un Plan Décennal de Développement du Secteur de l’Education (Pddse 2006-2015) dont l’évaluation a révélé aussi bien de progrès que de nouveaux défis. L’expansion de l’école maternelle et l’introduction de la gratuité avec des campagnes de sensibilisation ont conduit à une croissance rapide des effectifs dans le sous-secteur de l’enseignement primaire. L’enseignement secondaire s’est développé sous la pression d’une demande croissante avec une amélioration progressive de la scolarisation. Mais, les résultats aux différents examens confirment qu’un pourcentage élevé d’enfants n’acquièrent pas les connaissances requises pour le niveau d’étude qu’ils s’apprêtent à achever. Les stratégies mises en œuvre jusque-là ont donc contribué à améliorer l’accès mais la qualité des enseignements demeure un défi à relever.
Par ailleurs, la déperdition scolaire a favorisé le phénomène d’enfants hors de l’école. Sur une population de 3 297 553 (Emicov, 2015) d’enfants âgés de 5 à 17 ans, il est estimé 1 013 270, soit 30,7 % hors de l’école. Il y a donc nécessité d’une opérationnalisation accrue des cours accélérés afin de réduire, les années à venir, le nombre d’enfants hors de l’école. Aussi, le sous-secteur de l’alphabétisation ne connaît-il pas encore l’essor requis pour le développement collectif et individuel des citoyens.
Dans le cadre de l’amélioration des offres éducatives et en lien avec les orientations du Programme d’action du gouvernement, le système éducatif s’est doté d’un nouveau plan, le Plan sectoriel de l’éducation post 2015 (Pse 2018-2030), gage d’un engagement national à rénover les performances du secteur. La mise en œuvre des stratégies élaborées dans ce plan requiert des dotations budgétaires adéquates au secteur. Mais dans quelle mesure les budgets du secteur sont crédibles par rapport aux objectifs pour quel niveau de performance atteint dans les dépenses ?

Evolution des allocations au secteur de l’éducation

Pour l’année 2019, le budget voté pour le secteur de l’éducation (maternel, primaire, secondaire et supérieur) se chiffre à 250,03 milliards F Cfa, contre 269,23 milliards F Cfa en 2018 dans un contexte de baisse du Budget général. Ce budget connaît ainsi une baisse de 19.1 milliards F Cfa par rapport à 2018, soit un taux de décroissance de 7,1 % contre une baisse de 2,7 % du Budget général. De 2015 à 2018, les budgets alloués à l’éducation ont suivi une tendance haussière. En 2018, le secteur de l’éducation a bénéficié d’un accroissement de 3,2% de son allocation par rapport à 2017 (8,7 milliards F Cfa de plus par rapport au budget 2017), alors que le budget général diminuait de 270,37 milliards F Cfa.
Une relative priorité est accordée aux dépenses du secteur éducatif. En pourcentage du Budget général, les trois ministères de l’éducation reçoivent globalement 19,8 % en 2019 (soit 18,2 % des dépenses totales), contre 20,7% en 2018, dans la logique de respecter ainsi les engagements pris lors de la Déclaration d’Incheon de consacrer à l’Education au moins 15 à 20% des dépenses totales publiques.
L’effort de priorisation des ressources de l’éducation reste important mais en baisse. La part du budget général allouée au secteur de l’éducation est passée de 20,7 % en 2018 à 19,7 %
en 2019. Les dépenses affectées au secteur sont en-dessous des prévisions financières faites dans le Plan sectoriel de l’éducation (Pse) post 2015. Il est donc nécessaire d’améliorer l’allocation des ressources à ce secteur en vue d’atteindre des résultats du Pse.
L’allocation intra-sectorielle opérée en 2019 alloue 45,6 %
du budget total du secteur de l’éducation au Memp, 30 % au Mesrs et 24,4 % au Mestfp. Par rapport à 2018, la part du Memp a connu une augmentation de plus de 6 points de pourcentage. Sur la période 2015-2019, elle a évolué en dents de scie variant entre 39 %
atteints en 2018 et 48 % en 2015, tout en restant supérieure à celles des autres ministères de l’éducation.
Aussi, faut-il noter que la part d’au moins 45 % du budget du secteur attribuée au Memp établit le respect des recommandations du Programme mondial pour l’éducation en matière de répartition intra-sectorielle.

La crédibilité budgétaire et l’exécution des dépenses…

Le Plan Sectoriel de l’Education post 2015 a fait des estimations de dépenses selon les objectifs à atteindre dans le temps qui ne sont souvent pas prises en compte dans les programmations des dépenses. Suivant les simulations financières faites, pour chaque sous-secteur, il existe un écart non négligeable entre les dépenses planifiées dans le Plan Sectoriel de l’Education et les dépenses prévues dans le budget.
Ainsi, pour les années 2015, 2017 et 2018, les écarts (entre dépenses prévisionnelles et dépenses réelles) sont évalués respectivement à 32,3, 42,5 et 42,7 milliards de F Cfa.
Les prévisions de dépenses en capital de l’éducation d’un montant de 28, 83 milliards F Cfa en 2015, 16, 79 milliards F Cfa en 2016, 63, 97 milliards F Cfa en 2017 et 50 milliards F Cfa en 2018 ont été exécutées respectivement à 57 %, 52 %, 43 % et 40 %. Par contre, les taux d’exécution des dépenses ordinaires quoiqu’en baisse de 2015 à 2017 sont plus élevés que ceux des dépenses en capital.
En effet, les taux d’exécution base ordonnancement de ces dépenses sont de 91 % en 2015, 87 % en 2016 et 79 % en 2017.

Plaidoyer pour l’effectivité d’une éducation de qualité pour tous
Le budget 2020 doit allouer des ressources conséquentes à l’éducation alternative, du fait de la persistance de la déperdition scolaire, (30,7 % des enfants de 5 à 17 ans est hors de l’école), les alternatives éducatives notamment les Programmes de cours accélérés développées par des Partenaires techniques méritent d’être renforcés par un financement intérieur pour permettre d’assurer à tous les enfants une éducation équitable (Odd4).  
Améliorer les allocations dans le budget 2020  pour la mise en œuvre du programme «Alphabétisation et promotion des langues nationales». Suivant les simulations financières faites dans le Pse, l’alphabétisation a reçu presque le quart des ressources planifiées selon le niveau des objectifs à atteindre en 2019.
Stabiliser et accroître à partir du budget 2020, la part des ressources allouées à la qualité des enseignements au sein des différents ordres d’enseignement  et faire de la qualité des enseignements la première priorité sur les prochaines années.

Téléchargez l’intégralité de la note d’analyse  budgétaire sur :        

https://bit.ly/2mdUKy1
       https://socialwatch.bj/

Source : Social Watch

Société 04 oct. 2019


Projet de loi de finances gestion 2020: Tourisme et culture, les priorités du gouvernement

Les priorités du gouvernement du président Patrice Talon pour l’année 2020 sont nombreuses. Selon le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (Dpbep) 2020-2022,  le secteur du Tourisme et de la Culture a de beaux jours devant lui.

En ce qui concerne le tourisme, le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (Dpbep) 2020-2022 indique que  la politique de l’État sera orientée vers le renforcement des capacités des acteurs et l’amélioration de la qualité des services ainsi que la modernisation des infrastructures touristiques suivant les standards internationaux. A cet effet, les priorités pour l’année 2020 concerneront, entre autres,  la poursuite des activités de restructuration et de mise en valeur du parc W/Bénin conformément au plan d’affaires de African Parks Network (Apn). Le document note que l’Etat poursuivra  des travaux relatifs à la réinvention de la cité lacustre de Ganvié  sans oublier les travaux de construction des équipements muséographiques et touristiques dans les villes d’Abomey, d’Allada, de Porto-Novo et de Ouidah.
La restauration à l’identique de la cité historique de Ouidah de même que  la réhabilitation du site de la Ganni à Nikki font également partie des priorités du gouvernement.
Dans le domaine de la culture, les efforts budgétaires seront concentrés sur le renforcement des capacités des acteurs culturels et l’amélioration de la qualité des œuvres. Le document met de même l’accent sur  la préservation et la mise en valeur du patrimoine culturel, du patrimoine naturel à caractère culturel, et la modernisation des infrastructures culturelles suivant les standards internationaux. A cet effet, les priorités pour 2020 sont relatives, entre autres, à la construction des complexes culturels et sportifs ainsi qu’à la construction du théâtre national. Il s’agit également, révèle le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (Dpbep) 2020-2022, de la construction de la maison de l’artiste, la construction d’un zénith de 7 000 places  et enfin la promotion des talents et le renforcement des capacités dans le sous-secteur de la culture en milieu scolaire et dans les communes.

Actualités 04 oct. 2019


Piétinement des chantiers des lots 10A et 1A du projet Asphaltage: Le ministre Tonato menace de passer aux résiliations

Le ministre du Cadre vie et du Développement durable, José Didier Tonato, a effectué, ce jeudi 3 octobre, une descente sur les chantiers des lots 10A et 1A du projet Asphaltage en souffrance respectivement à Abomey-Calavi et Cotonou. Vu l’ampleur des manquements relevés, les parties prenantes ont dû convenir d’un plan d’urgence d’exécution des travaux.

Abomey-Calavi, lot 10A du projet Asphaltage. Ici, l’on note des malfaçons sur les caniveaux préfabriqués, le mauvais aménagement des voies de déviation, la  mauvaise gestion de l’hygiène, de la sécurité et de l’environnement, le piétinement dans l’implantation des poteaux électriques,… Bref, les travaux sont au ralenti. A peine 30 % de taux de réalisation physique. Le préfet de l’Atlantique, Jean Claude Codjia et le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato, sont mécontents. « Nous avons 12 lots actuellement en cours dans 9 villes du Bénin… Le classement de ces lots montre qu’au niveau des deux derniers, les choses sont en retard. Nous avons Cotonou 1A géré par l’entreprise Hnrb, et Abomey-Calavi 10A, curieusement, c’est encore l’entreprise Hnrb. Pourquoi cela n’avance-t-il pas ? », interroge José Didier Tonato. L’autorité ministérielle interpelle alors le directeur de l’entreprise en charge des travaux et le chef de la mission de contrôle afin de leur imprimer « une marche forcée » pour que le chantier soit livré conformément au cahier des charges. « C’est l’objet de ma visite ici », lance-t-il.
En réponse aux questions de l’autorité, les entrepreneurs expliquent que ce retard est dû aux pluies diluviennes qui s’abattent ces derniers temps sur la ville de Calavi. Un argument irrecevable, selon le ministre du Cadre de vie.
Contrairement à ce qui a été constaté à Abomey-Calavi, le chantier de Cotonou connaît un taux d’exécution meilleur, soit 43 %. Toutefois, de nombreux manquements ont été constatés sur le chantier et les ouvrages réalisés, au point même de provoquer la colère de toute la délégation (qui a été rejointe par le maire de la ville de Cotonou, Isidore Gnonlonfoun) y compris des éléments de la Police républicaine.

Rupture de contrat ?

Au regard des constats effectués, le ministre du Cadre de vie estime que « l’entreprise est en cause, et la mission de contrôle  aussi ». « Nous sommes venus convenir de comment nous allons faire la marche forcée à partir de maintenant. Il y a un programme hebdomadaire qui est établi. Il y a des décisions qui vont tomber. Nous avons fini notre stock de mise en demeure. Maintenant, nous allons passer aux résiliations, et peut-être également aux mises en régie », a menacé José Didier Tonato. « Je suis venu annoncer ça clairement à l’entreprise Hnrb », ajoute-t-il d’un ton ferme. L’entreprise a donc deux semaines pour mettre en œuvre le plan d’urgence qui a été convenu, et la mission de contrôle, de son côté, a jusqu’au 11 octobre prochain pour s’exécuter. Ainsi, d’ici mi-octobre, ce plan de redressement sera évalué et en cas d’échecs le ministère du Cadre de vie prendra ses responsabilités. « Si les choses ne se passent pas bien, nous allons passer à l’attaque », prévient l’autorité. Le ministre invite, par ailleurs, les responsables des villes bénéficiaires du projet à faire le gendarme derrière les entreprises pour que les travaux puissent évoluer comme il se doit.

Satisfaction tout de même

L’objectif premier de la descente de l’autorité sur les chantiers, hier, est de relever tous les manquements et de convenir d’une porte de sortie validée par toutes les parties. Là-dessus, José Didier Tonato, Jean Claude Codjia et Isidore Gnonlonfoun estiment qu’il a été atteint. Les trois personnalités n’ont d’ailleurs pas caché ce sentiment de satisfaction devant les hommes des médias. Les travaux vont bientôt prendre fin, et Cotonou sera beau à voir, assurent-ils. « Je crois que l’asphaltage, c’est un projet qui a été méthodiquement bien monté. On n’a pas fait les choses au hasard… », se réjouit le préfet.

Actualités 04 oct. 2019


Prix villes patrimoine culturel du Bénin : Susciter des villes modèles pour valoriser le tourisme et les patrimoines

Quatre communes du Bénin ont été distinguées au terme des Prix villes patrimoine culturel du Bénin. Elles deviennent ainsi des porte-étendards pour la valorisation du patrimoine culturel et la promotion du tourisme.

A l’issue de la soirée de distinction des meilleures communes, dans le cadre du projet « Prix villes patrimoine culturel du Bénin », les communes de Porto-Novo, Grand Popo, Parakou et Adjohoun ont été distinguées. Une mention de félicitations a été donnée aux communes de Ouidah et de So-Ava pour les attentions portées aux secteurs culture et tourisme dans leurs localités.
La commune de Porto Novo est repartie avec le prix des meilleures communes, Parakou avec le prix bonne gouvernance du patrimoine culturel et du tourisme, Grand Popo avec le prix bonne conservation et bonne sauvegarde du patrimoine culturel et touristique et Adjohoun s’en est tirée avec le prix révélation culturelle et touristique.  Les communes primées s’en sortent avec des bons d'accompagnement technique tel que la réalisation d’éléments audiovisuels pour la valorisation et la promotion du patrimoine culturel et touristique, la production et diffusion de feuillets d’information, l’assistance technique... Ces prix, à en croire l’organisation, ont été aussi un moment de consécration des communes ayant à leur actif, des actions, projets et activités pertinents contribuant au développement durable dans lequel le patrimoine culturel et le tourisme occupent une place de choix.
Pour y parvenir, un jury a été mis en place pour apprécier les dossiers déposés par les communes sur la base des critères biens définis et procéder à la sélection des meilleures communes. Celles-ci ont été sélectionnées en fonction des actions menées pour la conservation et la sauvegarde du patrimoine culturel, pour le financement des secteurs culture et tourisme, pour l’accompagnement des acteurs culturels et touristiques… Les communes lauréates ont reçu lors d’une soirée prestige,  des trophées et des bons de soutien technique. Initialement connue sous la dénomination «Label villes patrimoine culturel et paysages du Bénin» cette initiative est le résultat d’une série d’actions engagées depuis des mois par plusieurs organisations représentées par Comlan Pacôme Alomakpé. Pour ce dernier, il faut voir à travers ce projet, leur modeste contribution au développement durable des communes qu’il invite à s’investir et œuvrer pour la bonne gestion du patrimoine culturel et du tourisme.
Mais avant cette cérémonie de distinction, bien d’autres activités ont été organisées dans le cadre du projet. Elles ont mobilisé dans la commune de Grand-Popo, localité hôte, des représentants communaux, des professionnels du patrimoine culturel et d’autres acteurs provenant des collectivités locales, du ministère en charge de la Culture, des institutions de formation et de la société civile. On peut retenir au nombre des activités phares, le renforcement de capacité en matière de gestion du patrimoine culturel et du tourisme, la visite guidée et pédagogique du patrimoine culturel de la ville de Grand- Popo, l’art culinaire... Le renforcement de capacité des représentants des communes s’est voulu un grand rendez-vous au cours duquel, une dizaine de professionnels, de praticiens et de scientifiques ont été invités à partager avec les participants des connaissances, savoirs et savoir-faire. La formation a été théorique et pratique et a permis d’aborder des thématiques comme patrimoine culturel et touristique au service du Développement communal : outils, stratégies et mesures ; conservation et sauvegarde du patrimoine culturel communal : la responsabilité des acteurs communaux...

Culture 04 oct. 2019


Audience à la Haac: Améliorer la prestation des journalistes

Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication Rémi Prosper Moretti a reçu en audience, ce jeudi 3 octobre, le ministre de la Communication, et de la Poste, Alain Orounla et l’ambassadrice des Etats-Unis près le Bénin, Patricia Mahoney. Les deux personnalités ont échangé avec  le président de l’institution de régulation des médias sur des questions relevant du secteur de la presse.

Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication a reçu, ce jeudi, la visite du ministre de la Communication et de la poste, Alain Orounla  et de l’ambassadrice des Etats-Unis près le Bénin.
A sa sortie d’audience, le ministre de la Communication a affirmé qu’il s’agit d’une visite de courtoisie au  président de la Haac. Alain Orounla a indiqué avoir saisi cette occasion pour aborder plusieurs questions d’intérêt  avec le président Rémi Prosper Moretti. « Nous avons saisi cette opportunité pour aborder ce que nous appelons les grandes orientations de notre département ministériel à savoir la professionnalisation plus accentuée des différents métiers de la communication et surtout les modalités de régulation de l’espace et du paysage audiovisuels afin que nous ayons une production de qualité», a-t-il confié.
Alain Orounla a affirmé que désormais, l’accent sera mis sur le renforcement de capacités des journalistes. Selon lui, la production des professionnels des médias ne comble encore les attentes du ministère de la Communication et de la Poste. Il a ajouté que les moyens seront mis à la disposition des professionnels des médias pour améliorer la qualité de leurs productions. Alain Orounla est également revenu sur les défis du passage de l’analogie au numérique et les conséquences liées à l’implantation de la Télévision numérique terrestre (Tnt). « Nous avons manifesté notre disponibilité à travailler la main dans la main avec l’institution de régulation des médias pour le bien-être de nos compatriotes. Le passage de l’analogie au numérique est une réalité que nous allons rendre perceptible dans quelques semaines», a rassuré le ministre Alain Orounla.
La deuxième personnalité reçue par le président de la Haac est l’ambassadrice des Etats-Unis près le Bénin. Pour Patricia Mahoney, il s’agit aussi d’une visite de courtoisie à l’institution de régulation des médias. Elle a ajouté qu’elle a abordé le problème de la liberté de la presse avec le président Rémi Prosper Moretti. « La liberté de la presse est une valeur et un principe très importants que nos deux pays partagent en commun parce que c’est la base de la démocratie», a-t-elle conclu.

Actualités 04 oct. 2019


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