La Nation Bénin...
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La consultation prénatale en structure sanitaire appropriée est indispensable pour une maternité à moindre risque. L’ignorance de ces préalables expose les femmes à divcers risques. Pour se prémunir contre, les consultations prénatales régulières sont obligatoires.
L’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant demeure un objectif prioritaire dans la plupart des pays en Afrique notamment au
Bénin. Il ne peut en être autrement quand on sait que la fréquence et la gravité des problèmes de santé ainsi que les taux de mortalité maternelle et infantile sont élevés. Ils sont respectivement de 464 pour 100 000 naissances et 96 pour 1000 enfants selon Eds IV. Face à cette situation, les soins prénatals constituent les moyens les plus sûrs pour réduire les mortalités maternelle et infantile.
Selon Félix Sonon, médecin de santé publique, nutritionniste et chef service nutrition à la direction de la Santé de la mère et de l'enfant, les soins prénatals sont les soins que reçoit une femme au cours de la grossesse. Ils aident à assurer des résultats sains pour la femme et le nouveau-né. Ils constituent une porte d’accès à toute une gamme de services de santé au niveau de la promotion de la santé et des services de santé préventifs.
Ainsi, les soins prénatals sont l’une des interventions les plus efficaces pour prévenir la mortalité et la morbidité maternelle.
L’Organisation mondiale de la Santé (Oms) recommande quatre visites prénatales mettant l’accent sur les interventions dont l'efficacité a été reconnue. Ces consultations permettent de déceler les signes précurseurs de complications lors de la grossesse et de l’accouchement. En plus, dans les cas où les carences en fer et l'anémie sont élevées, elles permettent de fournir des suppléments en fer et en acide folique. Dans les pays où les carences en vitamine A sont courantes, elles permettent également de fournir des suppléments en vitamine A à faible dose ainsi que des conseils sur une alimentation appropriée pendant la grossesse.
Félix Sonon renseigne que les soins prénatals partent du principe que toute femme enceinte est à risque de complications et qu’elle devrait donc recevoir des soins de base y compris un suivi pour les complications. Il s’agit en somme, dit-il, d’atteindre des objectifs précis dont : la détection et le traitement précoces des problèmes et complications, la prévention des maladies et des complications, la préparation à l’accouchement et aux éventuelles complications, et de la promotion de la santé.
Les risques liés à la grossesse et leurs causes
Les soins prénatals encouragent l’évaluation au cours de laquelle la sage-femme compétente s’entretient avec la femme, l’examine et effectue des examens complémentaires pour rechercher les symptômes des maladies courantes locales, ainsi que des complications se rapportant à la grossesse. Les complications suivantes ont une influence significative sur la santé maternelle et néonatale. Les maladies les plus courantes sont : le paludisme, l’anémie grave, la pré-éclampsie ou l’éclampsie, le Vih/Sida et les infections sexuellement transmissibles. Dans les zones à haute prévalence de paludisme, de telles interventions portent également sur le diagnostic, la prévention et le traitement du paludisme et ses complications. Une autre stratégie clé des soins prénatals est que chaque consultation doit être menée par un prestataire de soins de santé compétent, c’est-à-dire, une infirmière, une sage-femme, un médecin ou bien par un prestataire qualifié ayant les connaissances, compétences et aptitudes nécessaires pour œuvrer pour l’atteinte des buts des soins prénatals.
Ensuite, les soins prénatals encouragent la mise en œuvre d’interventions sûres, simples et rentables pour éviter les complications de la grossesse et de l’accouchement. Tout prestataire compétent doit aider la femme et sa famille à développer un plan pour l’accouchement. Il devrait s’assurer que la femme et sa famille ont les informations nécessaires pour prendre les meilleures décisions possibles pendant la grossesse, l’accouchement et la période post-partum ainsi que les conseils suffisants pour appliquer ces informations à leur situation particulière.
Pour ce qui concerne les causes liées aux risques de la grossesse, Gladys Zinsa, sage-femme à la maternité de Hèvié, estime que certaines femmes, pour diverses contraintes ou pesanteurs sociologiques, ne parviennent pas à recevoir ni la deuxième ni la troisième dose de la Sulfadoxine Périméthamine, ou ne viennent pas du tout en consultation prénatale avant d’accoucher. Les raisons qui empêchent les femmes de recevoir les soins dont elles ont besoin pour éviter de mettre leur vie en danger sont multiples. Il s’agit de l’inaccessibilité géographique, du coût élevé des soins, le transport, les médicaments, les charges multiples des femmes, et l’impossibilité pour elles de prendre des décisions au sein du foyer.
En outre, la mauvaise qualité des soins, un mauvais accueil ou un mauvais traitement des femmes par les prestataires ne les encouragent pas à se rendre dans les centres de santé pour les soins prénatals. Or les consultations prénatales doivent être régulières et pour prévenir les risques liés à la grossesse.
Les consultations prénatales sont obligatoires chez les femmes enceintes pour prévenir les complications, selon Félix Sonon.

Les membres du Conseil économique et social (Ces) prennent part, du 1er au 4 octobre, à Cotonou, à un séminaire sur les relations économiques entre le Bénin et le Nigeria. Les conclusions de ces travaux dont le thème principal est lié aux atouts et faiblesses de la proximité du Bénin avec le géant de l’est, permettront à l’institution de faire des propositions pour des échanges commerciaux équitables avec ce pays.
Oser mettre fin, grâce à des solutions idoines, efficaces et durables, aux préjudices que la fermeture des frontières nigérianes cause à l’économie béninoise. Tel est le souhait du Conseil économique et social (Ces). A cet effet, et conformément aux prérogatives du Ces, les conseillers se sont retrouvés hier, à Cotonou, à la faveur d’un séminaire dont le thème principal est : « Proximité géographique du Bénin avec le Nigéria : atouts, faiblesses et perspectives pour la croissance économique nationale ».
Ainsi, les membres du Ces sont déterminés à proposer des réponses éclairées au gouvernement et à l’Assemblée nationale pour que plus jamais, aucun bras de fer commercial entre le Nigeria et le Bénin n’ait des conséquences fâcheuses sur l’économie nationale. A travers ces assises, le Ces entend partager avec le peuple béninois ses réflexions sur cette question ; ceci, de concert avec les spécialistes, a laissé entendre le Général Soumanou Oké, président du comité d’organisation dudit séminaire. « L’objectif est de contribuer non seulement à régler durablement le caractère parfois conflictuel des échanges avec le Nigeria mais aussi une meilleure exploration par le Bénin des atouts liés à sa proximité géographique avec le géant voisin de l’Est », appuie le président du Ces. A en croire Augustin Tabé Gbian, ce séminaire, qui se tient dans un contexte marqué par la fermeture des frontières par le Nigeria n’est qu’un pur « hasard de calendrier ». Mais ce qui est sûr, estime-t-il, c’est que le bras de fer actuel conforte les membres de son institution « dans l’idée qu’il urge peut-être de changer de paradigme lorsqu’il s’agira désormais de penser nos relations avec le Nigeria ».
Selon les organisateurs, plusieurs communications seront présentées durant ces assises. Il s’agit entre autres de celle portant sur les fondements historiques et socioculturels des relations entre le Bénin et le Nigeria, les échanges transfrontaliers des hydrocarbures et du riz entre les deux pays et ses impacts socioéconomiques pour le Bénin. C’est dire donc que tous les moyens sont réunis pour explorer les pistes devant permettre au Bénin de réduire drastiquement sa dépendance (économique) vis-à-vis du Nigeria.
Les participants à ce séminaire à savoir des experts, universitaires, diplomates, syndicalistes venus d’horizons divers se pencheront également sur l’état des lieux et les perspectives, au Bénin, du financement du développement par le Partenariat public-privé.

La mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (Pag) ne concerne pas seulement les réalisations aux plans économique et infrastructurel. Elle procure également des retombées sociales à l’instar des nombreux emplois créés et des assistances portées aux couches vulnérables un peu partout sur le territoire national.
10 milliards F Cfa injectés dans le micro crédit mobile (Mcm), au profit des femmes béninoises. Elles sont plus de 2 000 femmes à être impactées par ce programme en l’espace de huit mois seulement. Et grâce à ce crédit qui leur est alloué par le gouvernement, les bénéficiaires ont pu développer leurs activités génératrices de revenus au point d’inspirer les hommes à en faire eux-aussi la demande.
Au titre des mesures sociales, le Projet d'autonomisation économique de la femme et promotion du genre (Pafe-Pg) et le Programme de protection des couches vulnérables (Ppcv), ont permis à plusieurs groupements de femmes transformatrices de produits agricoles de bénéficier de l’appui du gouvernement en matériels et équipements de travail. De 2017 à 2018, environ 2,5 milliards F Cfa ont été débloqués par l’Exécutif béninois pour équiper plus de 850 groupements de femmes à travers tout le pays. Selon les projections gouvernementales, 4,5 autres milliards F Cfa vont être injectés dans le Paef-Pg d’ici 2021. De quoi favoriser l’autonomisation des femmes et contribuer considérablement à la réduction de la pauvreté.
Assister les couches vulnérables
Le troisième âge, dont la vulnérabilité est notoire, n’est pas du reste en ce qui concerne les mesures de l'Exécutif béninois. Ainsi grâce à la dématérialisation des procédures de mise à la retraite des agents de l’Etat, les retraités jouissent pleinement de leurs droits sans devoir être confrontés aux tracasseries administratives excessives.
En ce qui concerne les jeunes, le gouvernement du président Patrice Talon s’est aussi investi pour l'amélioration de leurs conditions. Le projet Asphaltage a généré lui seul près de 1000 emplois. Ceci, grâce aux recrutements effectués par les entreprises chinoises via l’Agence nationale pour l’emploi (Anpe). Lors de son adresse à la nation la veille du 59e anniversaire de l’accession du Bénin à l’Indépendance, le chef de l’Etat a annoncé d'autres recrutements au profit des jeunes. « J’ai décidé, avec le gouvernement, d’instituer un programme spécial d’insertion dans l’emploi. Ce programme consistera à recruter chaque année, à la charge de l’Etat, 2000 jeunes diplômés à placer dans des entreprises privées ou publiques, sur une période de deux ans, avec l’espoir qu’ils sauront se rendre utiles et efficaces pour se faire recruter à l’issue de la période d’insertion, ou alors qu’ils sauront voler de leurs propres ailes dans l’auto-emploi », a déclaré Patrice Talon.
Sauvegarde des emplois
Mieux, à la faveur du Conseil des ministres du 11 septembre dernier, d’importantes mesures sociales ont été prises en vue du maintien au poste de milliers d’agents de l’Etat (enseignants et autres) alors que ceux-ci étaient quasiment sur le point d’être éjectés de l’administration publique. Mercredi 25 septembre dernier, le Conseil des ministres a, de même, adopté le projet de loi de finances de l’Etat, gestion 2020, comprenant son lot d’actions sociales. Des décisions et actions sociales qui augurent de bonnes perspectives sur ce plan. Comme l’a dit Patrice Talon, lui-même, dans son discours à la nation à l’occasion du 1er août dernier, « ces initiatives à fort impact social constituent, sans conteste, autant de preuves de la répartition équitable des fruits de la croissance économique ».

L’école primaire publique de Ouocomey dans l’arrondissement de Possotomè change de visage. Grâce à la Fondation Mtn, elle bénéficie d’un nouveau module de trois classes avec bureau et magasin entièrement équipés. La réception de l’ouvrage a eu lieu, mardi 1er octobre en présence du directeur général de Mtn Bénin.
L’école primaire publique de Ouocomey dans l’arrondissement de Possotomè, commune de Bopa, tourn la page des salles de classe en terre battue ou en feuilles de tôle avec des apprenants assis sur des briques. Grâce à la générosité de la Fondation Mtn, cette école créée en 2009, peut accueillir dignement ses apprenants et leur offrir le confort d’un cadre d'étude moderne. Cette fondation a fait construire en partenariat avec l’Association de développement économique, social, culturel de Possotomè (Adescap) un module de trois classes avec bureau et magasin entièrement équipés.
« Ce module de trois classes nous permettra de travailler dans de bonnes conditions. C’est une joie immense », estiment les responsables de l’école. Dans les rangs des écoliers, passés les cris de joie, les pas de danse, le ton est aussi à la satisfaction. Faresse Houndessiadan, élève au cours moyen deuxième année se fera leur porte-voix, pour dire à la Fondation, combien immense est leur joie. « Trois classes sur six nous créent des difficultés et ne nous permettaient pas de travailler dans de bonnes conditions », rappelle-t-elle. «Ce geste de la Fondation Mtn vient soulager la peine de nos parents obligés à chaque rentrée des classes de renouveler les feuilles de tôle et les toits », poursuit Faresse Houndessiadan. Tout en remerciant la fondation pour cette œuvre sociale de grande portée, la petite écolière souhaite pour ses camarades et elle, en plus des classes modernes, la construction de toilettes au sein de l’établissement. Autres doléances portées par Faresse Houndessiadan en direction des donateurs, des classes numériques et l’énergie solaire. « Nous avons toujours la main tendue en direction du réseau leader », conclura-t-elle.
En attendant que la Fondation Mtn ne réagisse à cette main tendue, sa promptitude et la célérité dont elle a fait montre pour l’érection de ce module de classes laissent sans voix le président de l’Association de développement économique, social, culturel de Possotomè (Adescap) Gilbert Hounkpatin. C’est bien cette association qui a sollicité la fondation afin qu’elle leur vienne en aide, seulement le 31 janvier 2018. «La belle œuvre, solide et confortable » qui en résulte lui fait décerner aux donateurs, « la mention très honorable » pour ce geste de cœur. L’engagement de cette fondation aux côtés des couches défavorisées est à saluer, insiste-t-il.
Un nouveau soleil se lève sur Ouocomey
Frédéric Dandevehoun, maire de la commune de Bopa, reprend à son compte, la citation de Victor Hugo « Ouvrez les écoles, fermez les prisons », pour indiquer que lorsqu’une école s’ouvre, il faut la construire et l’équiper. Et cette mission que s’est assignée volontiers la Fondation Mtn est davantage appréciée par cet élu, enseignant de formation, qui y voit un geste d’érection d’une commune de Bopa meilleure avec des citoyens bien formés et outillés. Il souhaite donc que l’œuvre ne se limite pas à Ouocomey. D’autres localités de la commune attendent le même geste, plaide le maire.
Le préfet du département du Mono, Komlan Senan Zinsou, tend également la perche à la Fondation pour l’aider à hisser davantage la scolarisation dans son giron de commandement. Pour lui, il y a aujourd’hui des raisons d’investir dans l’école dans le Mono. La première au Baccalauréat 2019 émane du département et au cours des dix dernières années, le même département a fourni cinq premiers à ce même examen. Ces résultats méritent d’être accompagnés et récompensés et pour y arriver, dans la perspective de stimuler de nouvelles vocations, le préfet a souhaité avoir la Fondation Mtn comme premier allié.
La Fondation Mtn pour l’épanouissement des enfants
« Par ce geste, nous concrétisons notre volonté d’œuvrer à l’épanouissement et au développement de nos enfants. Ils sont le renouveau, la pérennité et la continuité. Leur réussite est un enjeu majeur », introduit la présidente de la Fondation Mtn, Viviane Sissuh. « Notre objectif est d’aider les ménages faibles à scolariser leurs enfants, de participer à maintenir les enfants à l’école et donc d’agir positivement sur le taux de scolarisation en milieu rural », indique-t-elle ensuite. Cet engagement de la Fondation s’est traduit par la remise de kits aux apprenants sur l’ensemble du territoire national, rappelle-t-elle aussi. « Avec l’inauguration de ce module de classes, une nouvelle porte s’ouvre sur l’avenir des centaines d’élèves qui bénéficieront de cette belle infrastructure entièrement équipée en tables-bancs avec un bureau pour le directeur le tout d’un coût global de 25 millions », révèle ensuite la présidente de la Fondation. Lieu d’apprentissage, l’école est aussi et surtout un lieu de vie dans lequel les enfants doivent se sentir épanouis, plaide-t-elle. Ces nouveaux locaux leur apporteront un cadre d’évaluation qu’ils sauront respecter, estime-t-elle. Le chantier n’aura duré que trois mois et traduit, à en croire le directeur général de Mtn Bénin, Stephen Blewett la volonté du réseau leader, Mtn Bénin, de faire rayonner le Bénin et de semer un peu partout la joie dans les cœurs.

Halimah Nakaayi, tel est le nom de la nouvelle championne du 800 m femmes. Cette Ougandaise de 24 ans vient de succéde ainsi à Caster Semenya aux Championnats du Monde 2019. La Sud-Africaine, Caster Semenya, double championne olympique et triple championne du monde, a dominé ses concurrentes sur cette distance jusque-là. Maiselle a été mise en retrait pour hyperandrogénie, jugée défavorable aux autres athlètes.
Selon de nouvelles règles édictées par l'IAAF le 8 mai dernier, pour prendre part à des compétitions internationales allant du 400m au mile, les athlètes hyperandrogènes doivent désormais d'abord faire baisser leur taux de testostérone à 5 nmol/l pour une période de 6 mois et maintenir ce taux à ce niveau. Caster Semenya, principale cible de la mesure, refuse de se soumettre à ce qu’elle estime être un diktat, à savoir prendre des médicaments pour pouvoir courir. Aussi, n’a-t-elle pu participer aux championnats du monde d'athlétisme 2019 à Doha. Elle est donc détrônée sur les 800m, sa distance de prédilection, par Halimah Nakaayi.
Sports 01 oct. 2019

Le ministre des Infrastructures et des Transports est descendu, ce lundi 30 septembre, dans la commune d’Abomey-Calavi pour y visiter plusieurs chantiers de construction de route. Hervé Hèhomey en a profité pour exiger plus de célérité de l’entreprise en charge des travaux.
La pluie qui s’est abattue pour une bonne partie de la journée de ce lundi 30 septembre sur la commune d’Abomey-Calavi n’a pas empêché le ministre des Infrastructures et des Transports, Hervé Hèhomey et certains de ses collaborateurs de parcourir l’ensemble du chantier de la route Calavi Kpota-Ouèdo-Hêvié-Cococodji. Le ministre y est allé pour constater l’état d’avancement des travaux et signifier le respect des exigences du gouvernement à l’entreprise Ebomaf en charge des travaux. Tout ne va pas bien, pourrait-on dire, au regard du constat fait par le ministre sur le terrain. Certains manquements ont été relevés par le ministre qui semble quelque peu déçu aussi du rythme d’évolution des travaux.
« Les choses vont changer d’allure », a-t-il promis au terme de sa visite de plusieurs heures. Déjà ce jour, il a fait convoquer pour une séance de travail dans l’enceinte du ministère des Infrastructures et des Transports, l’entreprise Ebomaf, la mission de contrôle, les Directions des services techniques et des Affaires domaniales de la mairie d’Abomey-Calavi pour examiner des questions techniques. Le ministre Hervé Hehomey entrevoit aussi la revue du planning et des méthodologies. « Nous allons nous ingérer dans l’organisation interne de l’entreprise pour l’aider à mener à bien et à aller vite », s’est-il engagé, dans le souci de voir le chantier connaître plus de célérité.
Cette visite de chantier, la première qu’il effectue officiellement depuis son retour à la tête du ministère est tout sauf anodine. Elle résulte de l’importance qu’accorde le chef de l’Etat à cette route qui facilitera la circulation dans la commune d’Abomey- Calavi.
D’une longueur initiale de 21 kilomètres environ, les travaux de construction de la route Calavi Kpota-Ouèdo-Hêvié-Cococodji ont démarré en août 2016. Mais en 2017, indique le ministre, le gouvernement a décidé de son agrandissement en synergie avec les études du contournement Nord de Cotonou. «D’une route d’une fois deux voies, nous sommes passés à une route de deux fois deux voies et donc il fallait agrandir l’emprise de la route et procéder à des déguerpissements et des déplacements de réseaux importants », rappelle-t-il. Sa descente sur le terrain lui a permis de constater que la nouvelle emprise est dégagée et que les travaux sont effectivement en cours. Un soulagement pour le ministre qui souhaite néanmoins que les choses aillent un peu plus vite. Aussi, a-t-il exhorté l’entreprise Ebomaf à mettre un point d’honneur à la sécurité des riverains en posant des indications et panneaux appropriés.
La patience des populations saluée
Si l’entreprise Ebomaf parvient à dérouler son agenda sur le tronçon Calavi Kpota-Ouèdo- Hêvié-Cococodji, c’est aussi parce qu’elle bénéficie du soutien et de l’attention des populations. « Je suis venu aussi saluer la patience et le sens de patriotisme des populations qui se sont adaptées au contexte. Je suis venu leur dire que le président Patrice Talon accorde une importance particulière à cette route en raison de la section urbaine de la voie », a déclaré le ministre au terme de sa visite. Il a expliqué à l’occasion que les dispositions techniques et financières sont prises pour que les populations soient soulagées, surtout qu’il s’agit de travaux en agglomération, et qu’il faut garantir la sécurité et la desserte de la localité. « Nous ferons tout pour un achèvement au plus tôt… Le chef de l’Etat suit personnellement l’évolution de ce chantier », a conclu le ministre Hervé Hèhomey.
La route Ouèdo-Tori-Bossito bientôt lancée
Le ministre Hervé Hèhomey a profité de sa descente sur le chantier de construction de la route Calavi Kpota-Ouèdo-Hêvié- Cococodji pour apporter une bonne nouvelle aux populations de la localité. « Le gouvernement va bientôt lancer les travaux de construction de la route Ouèdo- Tori-Bossito », a annoncé Hervé Hèhomey sous les ovations des élus communaux et du maire de la commune d’Abomey-Calavi. Le projet est suffisamment avancé, selon le ministre. « La phase de contractualisation est très avancée avec l’entreprise et la mission de contrôle. Cette fois-ci, nous signons les deux contrats ensemble et vous allez voir que, dans les prochains jours, nous viendrons lancer les travaux », a promis le ministre. Plus qu’une question de jours donc et cet autre chantier très attendu par les populations des communes d’Abomey-Calavi et de Tori-Bossito va démarrer n J.F.M

Conçu pour les start-up de toute la zone Emea (Europe, Moyen-Orient et Afrique), le programme Facebook Accelerator London sera pour la première fois ouvert aux start-up africaines. Pendant 12 semaines, ces start-up qui utilisent l’intelligence artificielle (Ia), la Blockchain et d’autres technologies Facebook pour créer de l’impact à grande échelle vont bénéficier de l’expertise des équipes de Facebook.
Fidèle à sa vision d’accompagner le développement du numérique sur le continent africain, Facebook va ouvrir dès novembre prochain, son programme Facebook Accelerator London, aux start-up africaines. Basé à Londres, ce programme conçu pour les start-up de toute la zone Emea (Europe, Moyen-Orient et Afrique) sera ouvert aux start-up africaines qui utilisent l’intelligence artificielle (Ia), la réalité augmentée et la réalité virtuelle (Ra/Rv), la Blockchain et d’autres technologies Facebook pour créer de l’impact à grande échelle. Pendant trois mois, le programme Facebook Accelerator London va permettre aux start-up d’accéder aux connaissances et à l’expertise des équipes de Facebook, notamment à travers des ateliers pratiques sur les produits, l’ingénierie, la croissance, l’influence et un mentorat personnalisé.
Selon Nicola Mendelsohn, vice-président pour la zone Emea chez Facebook, les start-up sélectionnées pourront rencontrer des experts de Facebook, y compris des spécialistes travaillant dans les domaines de la réalité augmentée, de la Blockchain et de l’Intelligence artificielle. « L’innovation est au cœur de Facebook et nous ouvrons aujourd’hui à l’Afrique notre programme Facebook Accelerator London », a-t-il confié. Il espère à travers ce programme, nourrir et encourager un nouvel essaim d’entreprises qui exercent un impact positif sur le monde.
Les start-up participant au programme seront encadrées par des chefs de produits, des spécialistes des données, marketeurs, des spécialistes du recrutement et des ingénieurs de Facebook. Le programme, à travers Facebook Connectivity, soutiendra également les entreprises qui trouvent des solutions pour éliminer les obstacles à la connectivité numérique, en offrant un accès et des services Internet plus rapides, moins coûteux et meilleurs, en rendant l'information plus facilement accessible ou en améliorant la culture numérique.
Les start-up béninoises peuvent souscrire en ligne à ce programme hébergé dans le bureau de Facebook à Londres et qui sera mené en partenariat avec Founders Intelligence, l’agence du Founders Forum Group chargée du conseil stratégique dans le domaine du numérique.

Au nombre des victimes, côté béninois, de la mesure unilatérale prise par le Nigeria de fermer ses frontières, figurent au premier plan des agriculteurs et commerçants de produits agricoles. Pour parer au choc, le ministre de l’Agriculture Gaston Dossouhoui, préconise une approche aussi novatrice que libératrice à terme.
Aussitôt l’investissement consenti, aussitôt les dividendes recueillis ! Telle est la problématique révélée par la fermeture des frontières nigérianes et que recèlent les termes d’échanges avec le Nigeria. Un paradigme qu’il convient de changer, autrement dit, proscrire le ‘’sôtcha ! doutcha !’’, littéralement le gain facile en langue fongbé. C’est la clé, pour combattre la facilité à laquelle les Béninois sont habitués, dans le cadre commercial entre le Bénin et le Nigeria, afin de ne plus avoir à subir le diktat des frontières nigérianes que les autorités de ce pays ne s’embarrassent pas de fermer à leur guise, par mesure protectionniste et autres…Elles l’ont fait par le passé et le feront sans doute à l’avenir. Aussi, faut-il prendre au Bénin, des mesures résilientes, pour libérer l’économie nationale de ce joug.
Tout laisse à croire que telle est l’option du gouvernement béninois. Aussi, le ministre de l’Agriculture, qui a rencontré les acteurs du secteur agricole, les plus éprouvés, des opérateurs économiques, ainsi que les partenaires techniques et financiers, soutient-il que « la situation du Nigeria n'est pas un calvaire mais le point de départ d'une révolution ». Il tenait un tel propos jeudi 26 septembre dernier à l’occasion de la revue de performances du secteur agricole au centre Majestic de Gbégamey à Cotonou. A l’en croire, « Le Nigeria n'est pas un calvaire pour nous. Il peut être certes une opportunité mais nous ne l'avons pas encore bien saisie ».
Changer, pour être résilient
Rappelant que l'une des causes pour lesquelles le Nigeria a fermé ses frontières, c'est parce que le Bénin sert de plateforme pour la réexportation du riz dans ce pays, il souligne que dans cette optique, le Nigeria a mis en place une politique de production et ne veut plus que le riz asiatique vienne empêcher la consommation de la production locale. Le Bénin doit tirer leçon, à l’en croire, de cela : « Nous devons changer notre méthode de travail, notre manière de réfléchir et notre façon de chercher l'argent et apprendre à saisir les opportunités », exhorte-t-il. Appelant tous les opérateurs économiques frappés par la mesure de fermeture de frontières, à s'organiser « autrement pour gérer le commerce qui va tirer vers le haut notre économie ».
Evidemment, il ne revient pas qu’aux seuls opérateurs économiques d’agir dans ce sens, mais selon Gaston Dossouhoui, « le secteur public ne va pas développer le secteur privé mais le secteur privé va se développer en exploitant les ressources du secteur public ». Ce qui inclut que la puissance publique va appuyer les initiatives tendant à un changement de paradigmes dans le cadre des rapports commerciaux avec le Nigeria, entre autres, qui doit être pensé dans une perspective plus résiliente. «Je veux vous choquer pour que vous puissiez produire maintenant en norme pour transformer cette fermeture en une opportunité pour changer complètement le mental», admet-il, car dans ce qui a tout l’air d’être l’ébauche d’une nouvelle vision commerciale, dit-il, « je vais vous demander de regarder vos programmes et de les réorienter vers des investissements plus structurants pour changer le mode de vie et le modèle de production de notre agriculture », adresse-t-il tant aux commerçants qu’aux partenaires techniques et financiers réunis. Une vision qui remet en cause, il est vrai, la théorie alléguant que l'économie du Bénin est arrimée à celle du Nigeria ! Il s’avère indispensable aujourd’hui de faire cet aggiornamento. Et pour cause, depuis 2016 les paradigmes à ce propos ont changé. « Quand vous regardez la croissance du Nigeria et celle du Bénin pendant près de quinze ans, les lignes se suivent comme si elles étaient parallèles. Même avec les variations, tout était symétrique », observe le ministre de l’Agriculture, « Mais il se fait que depuis 2016, la courbe du Bénin a changé. Cela voudrait dire que les choses ont changé et évolué », note-t-il avant d’appeler les économistes à passer « ce message pour qu'on sache que les choses ont changé. Et c'est fort des réformes que nous faisons pour devenir autonomes ».
Aussi surprenant que cela puisse paraître, avance Gaston Dossouhoui, la situation qui prévaut aujourd'hui ne doit pas faire pleurer, « Bien au contraire la balle doit rebondir autrement et nous devons réfléchir autrement», assure-t-il. Autrement dit, il faut en finir avec la débrouillardise, au marché de tout venant auquel la plupart de ceux qui commercent avec le Nigeria sont calés jusqu’à présent !
Loin d’être des incantations, jure-t-il, exemples à l’appui, «Nous pourrons nous organiser autrement pour avoir des semences de tomates qui ne pourrissent pas avant 10 jours. Ainsi, nous serons plus résilients», projette Gaston Dossouhoui, tout en appelant au respect des normes phytosanitaires afin d’investir sans péril les marchés extérieurs, auquel cas le marché nigérian aussi se verra automatiquement pris en compte sans qu’il ne soit nécessaire de s’en contenter et d’en subir les aléas à l’occasion. Ce qui implique donc la prospection d’autres marchés pour ne plus avoir à dépendre uniquement ou en grande partie du Nigeria. En clair, pour ne plus avoir à subir les fermetures cycliques de la frontière bénino-nigériane, il faut orienter autrement la politique de production, et c’est loin d’être impossible, adjure-t-il. C’est du reste une exigence de structuration dont le Bénin, qui se vante d’être une économie de réexportation, a besoin.
Pédagogie, non pas se morfondre sur son sort
Cette approche, qui appelle à une rupture radicale avec le sôtcha doutcha, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et sa collègue en charge de l’Industrie et du Commerce l’ont expliqué aux producteurs, transformateurs, ainsi qu’aux commerçants, lors des rencontres qu’ils ont eues, avec eux à Grand-Popo, à Allada et Glazoué les 17, 18 et 19 septembre derniers.
Loin de ne pas être compatissant, le gouvernement préfère en finir avec cette sorte de diktat qu’exerce, à souhait, le Nigeria. Non pas forcément pour nuire au Bénin, mais dans une logique de protectionnisme bien souvent. Chose dont le Bénin doit s’inspirer. Aussi, bien que conscient de ce que la situation ait impacté négativement beaucoup de producteurs et commerçants des produits agricoles, le gouvernement béninois s’attelle-t-il à forger ceux-ci pour une économie durable et résiliente, à les libérer du saupoudrage d’une solution de facilité qui n’agit pas dans le fond, sur le problème. En d’autres termes, l’heure a sonné de tirer leçon de la difficulté du moment, réelle à bien des égards, sans la considérer comme une fatalité, mais plutôt comme le ressort d’une quête indispensable pour l’indépendance, de décrocher du géant qui se plait à souffler un vent d’Est mauvais pour le foin des Béninois.

Dans le cadre des préparatifs de leur première sortie contre le Syli national de la Guinée A’, prévue pour ce mardi 1er octobre à (21h à Cotonou au Bénin) à Thiès, les Ecureuils A’ se sont entrainés, ce lundi matin au Complexe sportif Djemba de Thiès.
Cette deuxième séance d’entrainement au pays des Lions de la Téranga s’est déroulée dans une bonne ambiance. Pendant 50 minutes, les joueurs repartis en deux ateliers de travail ont participé aux différents exercices. Les gardiens ont été confiés à Chitou Rachad, entraineur des gardiens et les joueurs de champs ont été conduits par le sélectionneur Moussa Latoundji et son adjoint Stanislas Akélé.
La Rapidité, l’agressivité dans le marquage, la récupération et la conservation ont été au menu des exercices. La mise en place tactique a été aussi passée en revue lors de cette séance. Après la réunion technique de ce matin, il est retenu que le Bénin évoluera en jaune et la Guinée en blanc. La rencontre sera officiée par Aliou Miezan de la Côte d'ivoire, assisté de son compatriote Abou Ngo, 1er Assistant et du malien Baba Yoboliba, second assistant.
Sports 30 sept. 2019

Réuni en Conseil des ministres, mercredi 25 septembre dernier, le gouvernement du président Patrice Talon a adopté le projet de loi de finances, exercice 2020. Un budget équilibré en ressources et en dépenses à 1986,910 milliards de F Cfa. A travers ces documents de politique économique, l’État affirme son engagement à amorcer la transformation structurelle de l’économie béninoise.
Selon le relevé du Conseil des ministres du mercredi 25 septembre dernier, le gouvernement du président Patrice Talon a adopté le projet de loi de finances gestion 2020. Le projet de budget est évalué à 1986,910 milliards de F Cfa. Il est en hausse de 109,367 milliards de F Cfa par rapport à 2019, soit un taux d’accroissement de 5,8%. Ce projet de loi table sur un taux de croissance de 7,6 %, un déficit budgétaire de l’ordre de 1,8 % du Pib en amélioration de 0,4 % par rapport au niveau attendu à fin décembre 2019 et un taux d’inflation maîtrisé.
L’État affirme ainsi son engagement à amorcer la transformation structurelle de l’économie béninoise afin de la diversifier, la rendre plus productive et l’asseoir sur des bases plus stables pour une amélioration substantielle des conditions de vie des populations.
Selon les perspectives économiques et financières 2020-2022, inscrites dans le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle la politique économique en 2020 sera conforme aux grandes options prises par l’État dans le Plan national de développement 2018-2025, le Programme de croissance pour le développement durable 2018-2021 et le Programme d’action du gouvernement 2016-2021.
Au nombre des priorités du gouvernement, on note entre autres, la poursuite de l’opérationnalisation des Pôles de développement, l’accélération de l’exécution des projets en cours visant globalement un bon maillage du territoire en fibre optique et la disponibilité de l’internet haut et très haut débit. Il y a aussi la poursuite de la valorisation du potentiel touristique national, la construction des infrastructures de promotion de la culture, la poursuite des actions visant la modernisation du réseau routier et du cadre de vie. Le gouvernement mettra également l’accent sur le Renforcement du capital humain (Arch) sans oublier l’opérationnalisation de la Cité internationale de l’innovation et du savoir. La réalisation de l’accès universel et durable à l’eau potable sera aussi l’une des priorités du gouvernement.
En ce qui concerne la gestion des finances publiques sur la période 2020-2022, le gouvernement mettra l’accent sur la modernisation des structures, la simplification, l’automatisation et la dématérialisation des procédures ainsi que le renforcement des ressources humaines. L’autre raison fondamentale du gouvernement est de renforcer la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales par, entre autres, l’amélioration du cadre législatif et règlementaire et la coopération sous régionale et internationale.