La Nation Bénin...
Nouvelles

Le gouvernement a annoncé à l’issue du Conseil des ministres de ce mercredi 25 septembre un programme spécial dénommé Pré-insertion dans l’enseignement. Il concerne les aspirants au métier d’enseignant retenus dans la base de données constituée au terme des évaluations de mai et d’août derniers. Au cours d’une conférence de presse, hier jeudi 26 septembre à la Tour administrative, les ministres des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Mahougnon Kakpo, et des Petites et moyennes entreprises, Modeste Kérékou ont expliqué les modalités de ce programme qui sort seize mille jeunes de la précarité.
Seize mille jeunes enseignants sont sortis de la précarité grâce au programme spécial du gouvernement dénommé ‘’Pré-insertion dans l’enseignement’’. Il s’agira de recruter des enseignants et de les mettre à la disposition des collèges et lycées en fonction des déficits exprimés par les directeurs départementaux des enseignements. Sa mise en œuvre est confiée à l’Agence nationale pour l’emploi (Anpe). Les aspirants au métier d’enseignant retenus dans la base de données du ministère y passeront pour des formalités de signature de leur contrat. Celui-ci va durer neuf mois et court du 30 septembre 2019 au 29 juin 2020. Au cours de cette période comptant pour l’année scolaire 2019-2020, les bénéficiaires du programme spécial Pré-insertion dans l’enseignement, environ 16 000 enseignants, auront une allocation salariale, des primes de logement à verser sur leurs comptes et une prise en charge sanitaire. Telles sont les précisions que les ministres des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Mahougnon Kakpo et Modeste Kérékou chargé des Petites et moyennes Entreprises, de la promotion de l’emploi et de l’Artisanat ont apportées hier au cours d’une conférence de presse conjointe animée à la Tour administrative.
Par ce programme, souligne le ministre Mahougnon Kakpo, les enseignants vont quitter définitivement le statut de vacataire, qui n’existera plus dans le système éducatif béninois. En prenant cette mesure, le gouvernement finit avec les vacataires dans notre système éducatif, confie le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle. « Le gouvernement a posé un acte fortement social en donnant un emploi permanent aux enseignants qui naguère étaient dans la précarité. C’est déjà un grand pas. Et 15.865 enseignants sont concernés pour plus de 16 milliards Fcfa que le gouvernement engage pour les neuf mois. Cela traduit la volonté du gouvernement non seulement d’améliorer les performances du système éducatif mais également de donner un emploi plus ou moins durable à nos jeunes qui interviennent dans le système éducatif», a précisé le ministre. Il a souligné que ces enseignants bénéficieront d’un suivi pédagogique et seront évalués au terme du contrat. Cette évaluation doit déterminer s’il faut reconduire leur contrat. Le ministre note avec satisfaction qu’il existe dans la base de données des enseignants qui ont le profil pour enseigner dans leurs disciplines.
Le gouvernement se rapproche de 500 mille emplois
L’Agence nationale pour l’emploi (Anpe) a un rôle déterminant à jouer dans le processus. Le ministre Modeste Kérékou invite les populations à chercher à comprendre les différentes mesures prises par le gouvernement. Il confie à cet effet que les enseignants sont désormais sédentarisés avec une mesure sécuritaire garantie. Leur contrat avec une agence gouvernementale est la preuve que ce dernier tient à les sortir de la précarité, a insisté Modeste Kérékou. Ministre en charge des questions de l’emploi, il indique qu’avec ce programme au profit de 16 mille enseignants, le gouvernement se rapproche de son ambition de créer 500 mille emplois. « A un an et demi de la fin du mandat, ¾ de cet objectif est atteint », déclare Modeste Kérékou. Il ne s’agit pas, souligne-t-il, de croire qu’avec cette mesure, il n’y aura plus de recrutement dans la fonction publique. Ce n’est pas pour mettre fin au recrutement dans la fonction publique, mais il est aussi temps que la jeunesse sache que l’emploi indépendant est encore meilleur, note Modeste Kérékou.
Rappelons que l’initiative du gouvernement vise la performance du système éducatif. Et désormais, il n’y aura plus d’à peu près, soutient le ministre Kakpo Mahougnon.

Après plusieurs mois de travail d’accompagnement au changement de comportement en matière d’hygiène et d’assainissement de base, 20 localités des communes d’Athiémé, de Lokossa et de Dogbo ont atteint le statut de Fin de défécation à l’air libre (Fdal). Elles se distinguent, désormais, par les drapeaux verts qui flottent dans leur ciel respectif. Symbole de leur pré-certification, la montée des drapeaux a été le clou des fêtes organisées, du 10 au 13 septembre dernier, en l’honneur des communautés lauréates sous la houlette de l’Ong belge Protos/Join for Water, représentée dans le Mono/Couffo.
Chants et danses ont marqué, vendredi 13 septembre dernier, la célébration de la Fin de défécation à l’air libre (Fdal) à Dékpoè, dans la commune d’Athiémé. Dékpoè est un village découpé en six hameaux dont quatre sont parvenus à l’état Fdal, portant à dix, les localités ayant atteint ce statut à Athiémé entre juillet 2018 et juin 2019. Avec cet effort, la commune passe devant Dogbo où six localités ont franchi avec succès cette étape, suivie de Lokossa avec quatre localités à statut Fdal. Mais pour en arriver-là, il a fallu plusieurs mois de travail, d’accompagnement des communautés vers l’abandon de certaines habitudes séculaires et des actions de promotion de bonnes pratiques en matière d’hygiène et d’assainissement. De façon concrète, dans les quatre localités pré-certifiées Fdal du village de Dékpoè par exemple, on peut constater que chaque ménage a accès à des latrines hygiéniques et, cerise sur le gâteau, il y existe des latrines à cinq cabines dont le plancher est en matériaux locaux. La célébration de ces efforts visant le bien-être de la communauté, est la dernière étape d’une série de 10 cérémonies de distinction commencée depuis le 10 septembre, par le village de Lokogohoué, dans la commune de Dogbo en passant par les arrondissements de Houin et de Koudo dans la commune de Lokossa. Les communautés de Lokogohoué ayant connu, elles-aussi, assez de progrès comme c’est le cas de la collectivité d’accueil de Bernadette Fangnon, qui était toute heureuse d’exhiber, au passage de la délégation de l’Ong Protos, les différentes latrines construites par son beau-père en vue de leur éviter de continuer à s’exposer aux risques sanitaires dont les maladies diarrhéiques.
Les dix cérémonies ont impacté en tout 20 localités qui se distinguent, désormais, par les drapeaux verts fluo (réalisés en tissu satin de forme rectangulaire) estampillés FDAL et qui sont hissés sur leur place publique respective. Ces succès engrangés sur le front de l’hygiène et de l’assainissement de base n’auraient été possibles sans le soutien financier et technique de la Direction générale de la coopération au développement-Belgique (Dgd) et de Protos à travers son programme Multi Year Program, dont la phase IV est en cours de mise en œuvre. Réputé très actif également pour l’accès des communautés à l’eau potable, Protos a été salué et encouragé, tour à tour et à chacune des étapes, par les représentants du système sanitaire, les autorités politico-administratives ainsi que les représentants des communautés bénéficiaires.
L’objectif des cérémonies, notamment la montée des drapeaux, est de renforcer le sentiment de fierté des communautés lauréates puis susciter l’intérêt de leurs villages environnants à s’aligner sur les nouvelles normes d’hygiène et d’assainissement, explique le chef d’Antenne de Protos/Join for water dans les départements du Mono et du Couffo. Guillaume Houinato et ses collaborateurs n’ont pas manqué, à l’occasion, d’exhorter les comités de gestion des symboles de la pré-certification ainsi que les communautés à l’honneur à maintenir le cap au risque de voir tomber en berne leur drapeau. « Ce que nous célébrons n’est qu’une étape de la mise en œuvre de l’approche Assainissement total piloté par la communauté (Atpc).Vous serez à nouveau évalués après un an à compter d’aujourd’hui », ont-ils prévenu dans toutes les localités parcourues. La reconnaissance des statuts se fait par les cadres de la Direction nationale de la santé publique (Dnsp) à travers la Coordination départementale de la composante hygiène et assainissement de base (Cdc-Hab) des deux départements. L’organisation des cérémonies s’inscrit dans le respect de la Stratégie nationale de promotion de l’hygiène et de l’assainissement de base (Snphab) 2018-2030.Le document recommande, en effet, chaque fois qu’une communauté ou une entité atteint le statut FDAL, d’organiser une cérémonie ayant pour but de marquer l’évènement, mais aussi de susciter l’enthousiasme et la détermination chez les autres localités voire collectivités, rappelle Ismaël Ahouandjinou, assistant technique à l’Antenne Mono-Couffo de Protos/Join for Water.

Dans le cadre du Bénin Dns Forum, une rencontre multi-acteurs a réuni, ce jeudi 19 septembre, les cadres techniques et économiques du monde de l’Internet au Bénin à Cotonou. Autour du thème : « Technologie de l’internet et perspectives économiques pour l’atteinte des Odd au Bénin », ils ont échangé sur leurs expériences sur l’implémentation, l’exploitation et le développement des infrastructures IP et Dns pour répondre aux besoins des utilisateurs finaux de l’Internet. Selon le président du Comité d'organisation de cette 5e édition du Bénin DNS Forum, Yazid Akanho, au cours de ce séminaire d’échanges co-organisé avec l’Agence du développement du Numérique (Adn), un point d’honneur est mis sur la diversité des acteurs et la qualité des participants afin de garantir des réflexions tout aussi riches, utiles et constructives. A l’en croire, les participants venus aussi bien du secteur privé que de l’administration publique aborderont ensemble les grands enjeux liés aux technologies de l’Internet et les perspectives économiques pouvant permettre au Bénin de réaliser les Objectifs de développement durable à l’échéance annoncée de 2030. C’est le lieu pour le directeur général de l’Agence du développement du Numérique (Adn) de saluer la diversité des structures présentes. Il a réitéré le soutien du gouvernement à ces assises et a promis son soutien pour les prochaines éditions. Il souhaite que le Bénin Dns Forum ne s'arrête pas seulement à deux villes du pays mais profite également aux autres grandes agglomérations du Bénin. Signalons que de grands panels ont meublé cette première journée des rencontres multi-acteurs.
Economie 20 sept. 2019

La Fédération internationale de Football Associations (Fifa) a dévoilé, ce jeudi 19 septembre, son classement de ce mois. Vainqueur de la Côte d’Ivoire et battu par l’Algérie lors de la trêve internationale, le Bénin est passé de la 82e à la 83e place mondiale mais reste au 18e rang sur le continent.
Battus par les Fennecs de l’Algérie lors des journées Fifa en début de ce mois, les Ecureuils du Bénin, tombeurs de la Côte d’Ivoire dans la même période, ont perdu ce jeudi 19 septembre, une place dans le classement Fifa-Coca-Cola publié par la Fédération internationale de Football Associations (Fifa). Ainsi, le Bénin descend de la 82e à la 83e place mondiale. C’est la première régression du pays dans ce classement depuis le mois de juin. Toutefois, il reste dans le top 20 sur le continent où il occupe la 18e place devant le Gabon (19e), le Congo (20e) et Madagascar (21e). Le Sénégal avec sa 20e place mondiale reste la première nation africaine en dépit de son repos lors des dernières journées Fifa. Le double vice-champion d’Afrique est talonné par la Tunisie. Le
Nigeria, futur adversaire du Bénin, qui est 3e sur le plan africain et 34e nation de la planète football, intègre le top 40 des meilleures nations mondiales. Le Lesotho et la Sierra Leone, les autres challengers des Ecureuils du Bénin dans le groupe H, dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2021, sont respectivement 117e et 137e dans le classement mondial. La Côte d’Ivoire occupe la 56e place mondiale et est 10e nation africaine tandis que l’Algérie, championne d’Afrique, est 4e sur le continent et 38e dans le classement mondial.
Sur le vieux continent, vainqueur lors de leurs dernières sorties (0-4) à Saint-Marin et en Écosse, dans le cadre des éliminatoires de l’Euro 2020, les Diables Rouges de la Belgique sont toujours en tête du classement avec 1752 points. La France a retrouvé sa deuxième place grâce à ses deux victoires (3-0) face à Andorre et (4-1) face à l’Albanie.
Accroché par la Colombie (2-2) et battu au Pérou (0-1), le Brésil devra se contenter de la troisième place. L’Angleterre (4e) et le Portugal (5e) bouclent le top 5. Le bond de 3 places réalisé par les Pays-Bas suite à leur victoire (4-2) en Allemagne reste la meilleure progression dans le top 20 du classement. Si la Grenade 160e a effectué le plus grand saut (+13) dans le classement, elle est suivie de Guatemala, 133e et des Iles Caïmans, 160e qui ont fait un bond de +11. Quant à Nicaragua, 148e et l’Eswatini, 150e ils ont chuté de 11 places. Signalons que les Iles Cook sont la lanterne rouge de ce classement Fifa.

Les producteurs, revendeurs et éleveurs de la commune de Glazoué dans le département des Collines ont pris part, hier jeudi 19 septembre, à une rencontre organisée par les ministres Gaston Dossouhoui de l’Agriculture et Shadiya Alimatou Assouman du Commerce. Face aux conséquences liées à la fermeture des frontières, la délégation gouvernementale a recensé les difficultés et a envisagé avec les acteurs des filières touchées, les voies et moyens pour faire front efficacement à cette crise.
Glazoué, grand centre commercial fréquenté surtout par la communauté nigériane, est aussi touché de plein fouet par les effets de la fermeture des frontières avec le Nigeria. Dans les
Collines, Glazoué est un grand marché incontournable. Un marché pratiquement régional fréquenté par les communautés étrangères et surtout celle nigériane. Ce marché est très prisé pour son riz, sa tomate, ses ignames, ses maniocs, ses carottes et autres. Des produits périssables dont la valeur a chuté de façon drastique.
Hier, à l’entame de la rencontre, le ministre Gaston Dossouhoui a été clair : « Le gouvernement nous a envoyés écouter vos difficultés, vous producteurs, éleveurs et autres acteurs des filières frappées par la crise née de la fermeture sans préavis des frontières avec le grand voisin. Il s’agit aussi de voir comment conserver nos produits et surtout de penser à renforcer les capacités des unités de transformation locales existantes ». En réalité, dit le ministre Gaston Dossouhoui, « Je suis venu pour qu’on change de manière de faire. Nous sommes aussi capables d’explorer d’autres solutions. Nous ne devons pas nous abandonner aux effets de la crise ». Gaston Dossouhoui sera appuyé par sa collègue du Commerce, Shadiya Alimatou Assouman qui ajoute que « c’est d’ailleurs parce que la situation est préoccupante que le gouvernement va à la rencontre des acteurs des filières concernées pour mieux appréhender leurs problèmes afin de trouver ensemble les mécanismes pour y faire face efficacement ».
La parole donnée aux acteurs aura permis de comprendre que le gouvernement a vu juste en dépêchant une délégation à Glazoué. Car, comme dans les autres communes, à Glazoué c’est aussi un drame qui se joue de façon silencieuse. Animesh Raj, représentant de la ferme Africa Agritech, raconte les difficultés de cette ferme qui, dans cette crise de fermeture des frontières avec le Nigeria, a déjà perdu huit tonnes de tomates. Et, elle continue encore chaque jour d’en perdre parce que cette fermeture était imprévisible pour cette ferme qui vient à peine de se lancer en comptant beaucoup sur la proximité avec le marché nigérian.
En dehors de la ferme Agritech, d’autres vendeurs de tomates et surtout d’ignames de Glazoué subissent aussi la crise et ne savent toujours pas à quel saint se vouer. Les pertes ne sont pas non plus des moindres. Théodore Gbèho évoque, quant à lui, le problème des tubercules d’igname qui étaient vendues la mesure à 40.000F qui sont cédées aujourd’hui à 25.000F et parfois, moins que ça.
L’éleveur peulh, El hadj Louga, fait aussi comprendre que son secteur n’est guère épargné par la mévente généralisée du fait de cette fermeture des frontières. A cause de la situation, explique-t-il à la délégation ministérielle, par semaine, il vend à peine 40 têtes de bœufs contre 100 auparavant. Plus grave, poursuit-il, l’animal précédemment vendu à 200.000 F est désormais cédé entre 150.000f, voire 100.000f. Pour lui, c’est une situation aussi dramatique que surréaliste qui ruine l’éleveur.
Après avoir écouté les uns et les autres, la délégation ministérielle, tout en compatissant à la douleur exprimée, a invité les acteurs de ces filières à acter la transformation de nos produits et surtout à prospecter d’autres marchés afin d’atténuer les effets de cette crise. C’est dire que cette crise, bien que difficile, doit être rapidement transformée en opportunité par les acteurs des filières concernées pour rebondir.

Plusieurs communes vibrent, depuis peu, au rythme de l’asphaltage, un projet d’aménagement et de réhabilitation de voiries. Ainsi, de Cotonou à Natitingou en passant par Lokossa, Abomey et Parakou, la transformation des villes évolue à pas de géant.
Avec le régime de la Rupture, le Bénin roule en mode développement à grande vitesse. La modernisation des grandes villes est devenue une réalité, surtout grâce aux travaux d’asphaltage en cours depuis plusieurs mois. La transformation radicale à
Cotonou, Natitingou, Sèmè-Podji, Porto-Novo, Lokossa, Abomey, Parakou, Abomey-Calavi, etc., fait rêver plus d’un. Comme le disent certains, le Bénin est en chantier. Lequel se matérialise par les bitumage et pavage de voies, l’aménagement de terre-pleins centraux et d’espaces verts, les raccordements au réseau de la Soneb, pour ne citer que ces travaux. Toutes les villes respirent ainsi rénovation et modernisation.
Dans les communes du grand Nokoué, Cotonou par exemple, une bonne partie des 237 kilomètres (km) d’aménagement et de réhabilitation de voiries primaires, secondaires et tertiaire, a déjà été réalisée. Et des quartiers comme ‘‘Les Cocotiers’’ et ‘‘Cadjèhoun’’, bien que les travaux soient toujours en cours, dévoilent toute leur beauté, et l’on y voit clair et plus loin, et y respire plus d’air sain. C’est pareil à Abomey-Calavi où 71 km de voiries sont en cours, deux fois moins à Bohicon, 41 km à Abomey, 29 km à Lokossa. Natitingou verra 36 km, Porto Novo 90 km et Sémè-Podji en a pour 37 km. Soit un total de 646 km de voiries. Tous ces travaux s'élèvent à environ 900 milliards de F Cfa, selon les autorités en charge.
De l’électricité dans l’air
Dès décembre 2020, en plus des voies neuves qui seront réceptionnées et des raccordements au réseau de la Sbee, les communes (celles concernées par les travaux d’asphaltage) se verront illuminées par un réseau électrique purement solaire. C’est d’ailleurs dans cette perspective que le gouvernement a signé, il y a quelques jours, un contrat avec des entreprises, suite à un appel d’offres, pour la fourniture et l'installation de 14 758 lampadaires solaires. Le tout, pour un montant d’environ 14 milliards de F Cfa, et les travaux vont durer 15 mois. La cerise sur le gâteau, c’est que cette commande est couverte par une garantie de 10 ans avec une caution bancaire de 2 milliards de F Cfa. C’est donc dire qu’aucun des lampadaires ne tombera en panne sans être réparé.
Ces efforts du gouvernement en matière d’accès à l’électricité propre prouvent à quel point modernisation et développement des villes riment avec protection de l’environnement. Mais ce n’est pas tout. Puisqu’un autre contrat concerne la fourniture et l'installation d'équipements de sécurité pour un montant total de 5,6 milliards de F Cfa. Et les équipements en question seront composés de 534 488 ml de signalisation horizontale latérale, de 30673 m² de bande horizontale transversale (passage piéton), de 4.758 unités de signalisation verticale (panneau de police), de 2413 unités de garde-corps de protection. Ils sont également constitués de 266 unités de ralentisseurs de vitesse, de 108 ml de passages surélevés pour piéton, de 580 ml de glissières métalliques double onde, de 154 unités de feux tricolores, de trois (3) unités de bornes kilométriques et d'un panneau Pn Sl4 (passage à niveau).
Prévenir l’incivisme
Dans certaines localités, les lampadaires solaires et autres équipements de voiries font l’objet de pillage ou de destruction de la part d'individus malintentionnés. Malgré la garantie de 10 ans dont bénéficient ces infrastructures, il est important que l’Etat mette en place un dispositif sécuritaire pouvant permettre de lutter contre les cas de vol, pillage et vandalisme sur ces infrastructures. L’un des moyens pour y arriver, c’est d’installer des caméras de surveillance de sorte à permettre à la Police d’identifier clairement les auteurs de vol et autres actes d’incivisme sur ces biens publics. La loi sur la vidéosurveillance existe, et il ne reste plus qu’à passer à l’action.

La ministre des Affaires sociales et de la Micro-finance, Véronique Tognifodé Méwanou, a procédé, ce mercredi 18 septembre, à la remise officielle de kits scolaires et d’appuis financiers aux personnes vulnérables. Ce geste témoigne de la volonté du gouvernement d’améliorer les conditions de vie de ces personnes en situation de handicap.
Le gouvernement du président Talon multiplie les actions à l’endroit des personnes vulnérables. C’est à travers la remise, hier mercredi 18 septembre, de kits scolaires et d’appuis financiers aux orphelins et enfants vulnérables, aux étudiants handicapés non boursiers et non secourus, aux patients stabilisés de centres de prise en charge psychiatrique, ainsi qu’aux personnes handicapées en attente de subir des soins chirurgicaux et/ou appareillages, dans le but de leur permettre de sortir de la précarité.
Le directeur général du Fonds d’appui à la solidarité nationale (Fasn) affirme que sa structure est la réponse du ministère des Affaires sociales et de la Micro-finance aux besoins réels et urgents des personnes vulnérables. Alphonse Sogadji note que cette cérémonie constitue l’aboutissement d’un long processus impliquant plusieurs structures. Les étudiants handicapés ont été sélectionnés après étude de dossier par les services du fonds en collaboration avec le bureau de l’Association des scolaires et étudiants handicapés du Bénin et sous le contrôle de la Direction des bourses et secours universitaires. Quant aux autres bénéficiaires que sont les orphelins et enfants vulnérables, il indique que les dossiers ont été constitués au niveau des centres de promotion sociale de leurs localités.
Le porte-parole des bénéficiaires a remercié les différentes autorités pour la marque de solidarité témoignée à leur endroit.
Stéphane Amoussou a saisi cette occasion pour formuler d’autres doléances à l’endroit du gouvernement. Il s’agit, de la prise des décrets d’application de la loi portant protection des personnes handicapées et l’insuffisance, voire l’inexistence de matériels adéquats au profit des personnes handicapées tant dans leur formation que dans leur insertion professionnelle.
La ministre des Affaires sociales et de la Micro-finance affirme que le gouvernement a décidé, dans son programme d’action 2016-2021 d’engager des actions pour relancer de manière durable le développement économique et social du Bénin. Véronique Tognifodé Méwanou note que dans ce cadre, il est prévu au titre du pilier n°3 de l’axe stratégique n°6 du Pag, l’amélioration des conditions de vie des populations à travers le renforcement des services sociaux de base et de protection sociale.
Elle ajoute que les questions de réadaptation, d’insertion ou de réinsertion des personnes porteuses de handicap font partie des priorités du ministère des Affaires sociales. Raison pour laquelle, à l’en croire, le gouvernement a entrepris une politique de promotion et de défense des droits de la personne handicapée. Elle précise que c’est ce qui amène le ministère à appuyer 45 étudiants handicapés non boursiers et non bénéficiaires de secours de l’Université d’Abomey-Calavi à raison de 100.000 F Cfa par étudiant, 7 personnes handicapées bénéficiaires de prise en charge des frais de soins chirurgicaux et ou d’appareillage variant entre 79.000 FCfa et 600.000 FCfa selon les cas, 30 patients stabilisés de centres de prise en charge psychiatrique qui recevront chacun un appui financier de 50.000 FCfa pour l’exercice d’activités génératrices de revenus, 50 orphelins et enfants de haute vulnérabilité bénéficiant chacun de kits scolaires d’un montant d’environ 50.000 FCfa. « Le montant total de la remise de ce jour est de 11 millions 148 mille 386 FCfa », a-t-elle confié.
Véronique Tognifodé Méwanou souligne que la distribution des kits se poursuivra au profit de 390 orphelins et enfants de haute vulnérabilité sur toute l’étendue du territoire national pour un montant de 67 millions 981 300 FCfa. Elle invite les bénéficiaires à faire preuve d’abnégation et de persévérance dans l’exploitation de l’appui qui leur a été remis.

Un audit des comptes du Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb), sur l’exercice clos le 31 décembre 2018, révèle plusieurs actes de mauvaise gestion. Défaut de prélèvement de la Taxe à valeur ajoutée (Tva) chez ses prestataires étrangers, décaissement occulte de fonds, dépenses non éligibles…Bref, la liste des irrégularités décelées est longue; obligeant le commissariat aux comptes à émettre un avis non favorable sur les états financiers annuels de l’entreprise.
Avis défavorable sur les états financiers annuels, gestion 2018, du Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb). Les auditeurs n’ont pas eu autre choix que celui-là. Dans leur rapport, les commissaires aux comptes justifient cet avis par le fait que les états financiers annuels ainsi que le patrimoine du Cncb ne sont pas réguliers et sincères. Ils ne reflètent donc pas une « image fidèle du résultat des opérations» de l’exercice 2018, estiment les auditeurs.
Concrètement, il est noté que l’entreprise n’a pas opéré les retenues de la Taxe à valeur ajoutée (Tva) et autres prélèvements sur les honoraires des prestataires étrangers comme le recommandent les dispositions fiscales en vigueur. Aussi flou que cela puisse paraître, le Cncb « a octroyé des dotations en carburant au ministre des Infrastructures et des Transports et à sa secrétaire pour un montant de 3,47 millions F Cfa » en 2018. Le mandataire Bureau international maritime (Bim), déduit près de 6,5 millions F Cfa par mois, de la rémunération à partager avec le Cncb. Cette somme représenterait, selon l’argument servi aux auditeurs, « les frais de la plateforme au profit de Bim ». Alors que la rémunération en question n’est pas prévue dans le contrat de prestation. Elle n’a donc pas de base juridique.
Toujours au nombre des irrégularités relevées, le Cncb a octroyé des primes non éligibles à 159 de ses employés (à peine 2 % des concernés ont remboursé une partie des sous indument perçus) pour un montant de 206,5 millions F Cfa.
Le document fait aussi cas de la découverte de plusieurs soldes créditeurs et autres débiteurs vieux de plusieurs années. Ceux-ci sont évalués à près d'un milliard. D’après les commissaires aux comptes, l’entreprise estime que certains de ses clients débiteurs « contestent les factures» qui leur ont été adressées. Lesquelles factures sont chiffrées à « 963 302 465 F Cfa ». Le rapport informe également que plusieurs employés du Cncb ont bénéficié de matériels et mobiliers de bureau. Mais, «la liste des bénéficiaires et les preuves des affectations desdits matériels et mobiliers ne sont pas disponibles ». Qui plus est, « les matériels achetés n’ont pas été comptabilisés ni amortis depuis le 5 novembre 2015 et le fournisseur n’a été payé que le 9 novembre 2018 après plusieurs relances…», note le commissariat aux comptes. Plusieurs autres dysfonctionnements ont été également relevés et mentionnés dans le rapport.

Depuis bientôt un mois, le Nigeria a fermé ses frontières avec les pays voisins dont le Bénin. Officiellement, les raisons d’un tel acte fluctuent, côté nigérian, passant de nécessité d’opérations sécuritaires internes à des raisons liées aux fraudes douanières et aux activités de contrebande, puis à la réexportation via le Bénin de produits qui seraient indésirables sur le sol nigérian. Quel va être le dénouement de cette situation qui éprouve les relations entre les deux pays ?
La récente fermeture des frontières par le Nigeria, comme à ses habitudes, est un acte unilatéral qui laisse perplexe. Perplexe en raison des liens séculaires entre les deux pays et, de ce fait, la fermeture de frontières ne doit jamais s’opérer sans devoir aviser l’autre. Perplexe, en raison de ce que cette forme de protectionnisme s’exerce en violation des normes de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest et des exigences de la Zone de libre échange en Afrique, organisme et instrument auxquels le Bénin et le Nigeria sont parties. Alors ?
Quoi qu’il en soit, il faut déplorer la situation qui, en l’occurrence, n’est favorable ni au Nigeria ni au Bénin, surtout aux commerçants des deux pays qui en souffrent le plus. On ne le souligne pas assez, mais la fermeture des frontières a des impacts économiques négatifs aussi bien sur le Bénin que sur son voisin de l’Est, géant aux pieds d’argile en raison de ce que son sort est intimement lié au pétrole dont le cours ne dépend du reste pas des autorités nigérianes.
Difficile pour le Bénin
A hauteur de 13 %, les exportations du Bénin vers le Nigeria sont constituées de produits tels que le soja, le piment, l’ananas et bien d’autres produits maraîchers. Ce qui fait de ce pays le 4e partenaire du Bénin à l’exportation. C’est dire l’impact de la mesure prise par les autorités nigérianes sur ces secteurs économiques au Bénin. Rien qu’à en juger par la sollicitude dont fait preuve le gouvernement depuis, à travers ses ministres sectoriels, à l’endroit des producteurs de tomates et autres produits maraichers ébranlés par la situation, on mesure que l’impact est d’importance.
Autre pan des opérations économiques affectées au Bénin, le commerce de réexportation d’ailleurs dans le point de mire d’Abuja. La fermeture des frontières induit de ce fait une réduction drastique du volume des échanges entre les deux pays et par ricochet des recettes fiscales de l’Etat béninois, voire des prévisions de croissance, comme a pu l’admettre en toute lucidité le ministre d’Etat en charge du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, lors d’une interview à Jeune Afrique.
Impacts sur le Nigeria
Mais comme dit un adage béninois, l’enfant qui empêche sa mère de dormir ne saurait piquer non plus un somme ! La situation actuelle n’est pas non plus sans préjudice pour le Nigeria, tout géant qu’il est. Aussi, le tissu industriel nigérian est-il soumis à rude épreuve. L’on sait, sans devoir recourir nécessairement à des statistiques, combien les Nigérians, nombreux, commercent au Bénin, en y vendant des produits made in Nigeria ou de réexportation, chose que reprochent paradoxalement les dirigeants nigérians au Bénin.
Ces commerçants nigérians, aujourd’hui bloqués, faisaient régulièrement la navette entre leur pays et le Bénin, autant voire davantage que les Béninois qui convoient leurs produits sur le marché nigérian. En général, selon les témoignages, les maraichers de Grand-Popo et d’autres régions du Bénin, vendent clé en main leurs productions à des Nigérians qui payent par avance ou réservent les produits bien avant récolte. La fermeture des frontières signifiant non circulation des biens, inutile de préciser que ces revendeurs et les consommateurs finaux au Nigeria sont tous pénalisés. Autant que les producteurs béninois. Il en est de même des produits nigérians qui transitent par le Bénin pour d’autres pays de la sous-région. Inutile de souligner également, que le Nigeria est aussi sujet à l’inflation du fait de cette situation qui prend les couleurs d’une crise entre le Nigeria et ses voisins. Et pour cause, qui dit rareté de biens, dit inflation, un principe économique basique. Une inflation qui va continuer à frapper les produits alimentaires de base des Nigérians. Alors, du Bénin ou du Nigeria, qui est le plus grand perdant ? Autant résoudre l’énigme de l’œuf et de la poule, à savoir lequel vient avant l’autre !
La situation étant ce qu’elle est, les autorités béninoises ont adopté la bonne posture pour son règlement : la discussion avec leurs homologues nigérians et des initiatives pour une solution régionale inclusive. Quand bien même, l’acte posé par le Nigeria a des relents hostiles dans un contexte d’intégration régionale où l’ouverture et le dialogue doivent primer sur toutes autres considérations.

Les ministres Gaston Dossouhoui et Shadiya Assouma ont pris langue, ce mercredi 18 septembre, à Allada, avec les acteurs de la filière ananas qui éprouvent des difficultés à écouler leurs produits suite à la fermeture des frontières nigérianes. Des propositions à court, moyen et long termes sont faites pour juguler la crise qui perdure depuis un mois.
Renforcer les capacités des unités de transformation locales ; mettre en place une plateforme de prospection et des mécanismes adéquats pour accéder aux marchés sahélien, maghrébin, européen et asiatique ; appuyer les organisations faîtières pour une meilleure structuration de la filière et la traçabilité des produits. Ce sont entre autres solutions envisagées par les acteurs de la filière ananas pour juguler la crise née de la fermeture de façon unilatérale, depuis le 23 août dernier, des frontières du Nigeria.
En effet, les flux d’exportation de l’ananas vers le grand voisin de l’Est qui consomme 47 % de la production nationale, sont très réduits. Même la voie de contrebande à Ifangni ne permet pas de décharger les commerçants béninois qui crient leur ras-le-bol. Les commerçants grincent des dents, les transformateurs rechignent, les producteurs sont aux abois et l’Etat a de la peine. Plus de 4500 tonnes de fruits seront accumulées d’ici à la fin du mois mais les unités de transformation n’arrivent à absorber que 500 à 600 tonnes par semaine, signale le ministre de l’Agriculture, Gaston
Dossouhoui qui a rencontré les acteurs de la filière, hier à la préfecture d’Allada, en compagnie de son collègue de l’Industrie et du Commerce, Sadiya Assouma.
«La situation est préoccupante et cruciale. Nous avons mal; aidez-nous à nous en sortir», supplie Bertille Guèdègbé
Marcos, présidente de l’Association interprofessionnelle de l’ananas du Bénin (Aiab). Mais au-delà de l’amertume et des plaintes relatives aux pertes énormes enregistrées, la séance d’échanges devrait permettre d’aboutir à des solutions. Au moins quatre séances de concertation sont déjà organisées sous l’égide du ministre de l’Agriculture ou des structures sous sa tutelle depuis le début de la crise, saluent les acteurs.
Gaston Dossouhoui se montre compatissant mais insiste sur la maîtrise des itinéraires techniques de production et l’adoption de bonnes pratiques en vue de garantir la qualité du label béninois. Ainsi, l’ananas pourra être mieux conservé et exporté par bateau par exemple, selon lui.
Si en matière de commercialisation, il est question de porter la quantité exportée d’ananas de 4500 tonnes actuellement à au moins 12 000 tonnes l’an dans la sous-région et à 24 000 tonnes vers l’Union européenne, ce qui préoccupe davantage le ministre c’est la transformation sur place, surtout avec l’ambition du gouvernement de passer de 400 000 tonnes environ à 600 000 tonnes de production par an à l’horizon 2021.
Diversifier les champs d'exportation
La situation actuelle appelle à accélérer le processus de diversification des champs d’exportation en saisissant les opportunités du marché régional (Niger, Togo, Burkina Faso, Mali) et du marché international. Pour ce faire, le président de l’Association nationale des exportateurs d’ananas du Bénin (Aneab), Jean-Xavier Satola, propose la mise en place d’une cellule qui inclut les partenaires techniques et financiers afin de discuter des modalités d’accompagnement. Mais avant, il suggère que le gouvernement appuie les transformateurs qui manquent de fonds de roulement et d’équipements adéquats et surtout les producteurs endettés afin d’amortir les crédits consentis à taux élevé (environ 11 à 12 %) auprès des institutions de microfinance. A ce propos, les regards sont tournés vers le Fonds national de développement agricole (Fnda) qui devrait réduire les risques, bonifier les crédits et faciliter ainsi l’accès des bénéficiaires aux prêts bancaires, mais qui peine à satisfaire les entrepreneurs agricoles depuis son lancement en juin 2018, à en croire Mme Guèdègbé Marcos.
Félix Noutchédé Dossou, secrétaire général de la Fédération nationale des coopératives de transformateurs d’ananas du Bénin (Fenacotab), insiste, quant à lui, sur la nécessité d’équiper et d’aider les entreprises transformatrices à acquérir à moindre coût les emballages et autres consommables. « Si on a 20 à 30 entreprises bien équipées, on peut gérer la situation », estime-t-il.
La ministre de l’Industrie et du Commerce a salué la qualité des échanges tout en rassurant que les inquiétudes et les propositions des acteurs sont bien notées. «L’Etat va veiller pour une sortie honorable de la crise», apaise le ministre Dossouhoui, promettant de rendre compte à qui de droit.