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Nouvelle loi associative: Les textes constitutifs de l’Eglise du christianisme céleste mis en conformité

Société
L’Eglise du christianisme céleste renforce son cadre juridique existentiel L’Eglise du christianisme céleste renforce son cadre juridique existentiel

La Constitution et le Règlement intérieur de l’Eglise du christianisme céleste ont été révisés puis mis en conformité avec la loi n°2025-19 du 22 juillet 2025 relative aux associations et fondations au Bénin. C’est à la faveur d’un Synode extraordinaire qui s’est déroulé, samedi 11 avril dernier, au siège suprême de l’Ecc à Porto-Novo. 

Par   Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau, le 16 avr. 2026 à 09h58 Durée 2 min.
#Eglise du christianisme céleste

L’Eglise du christianisme céleste rend conformes ses textes fondamentaux à la loi n°2025-19 du 22 juillet 2025 relative aux associations et fondations en République du Bénin. Les travaux de la mise en conformité ont eu lieu à la faveur d’un synode extraordinaire qui s’est déroulé, samedi 11 avril dernier, à Porto-Novo. Les textes fondamentaux en question sont la Constitution et le Règlement intérieur de l’Ecc. Ils ont été révisés, mis en conformité avec la nouvelle loi associative puis adoptés. L’adoption a été faite à l’unanimité des participants notamment les membres du comité supérieur mondial de l’Eglise, les membres des différentes commissions, les représentants de diocèses du monde entier et les membres du comité d’experts juridiques mis en place pour rédiger et proposer les textes révisés. Les travaux de mise en conformité ont permis d’expliciter certains points clés. Ainsi, l’on ne parlera plus désormais du Saint siège mais plutôt de siège suprême de l’Ecc.

Mieux, une réforme a été apportée au niveau des organes de direction de l’Eglise. L’on a désormais le révérend pasteur qui est un organe à part entière; le conseil pastoral ; le comité exécutif puis les départements. Plusieurs autres points clés dont la durée de vie de l’Eglise, la hiérarchie et les sanctions, le mode de succession, la structure territoriale, les conditions d’adhésion, la gouvernance financière et autres ont été clarifiés, comme l’exige la nouvelle loi associative. Ils ont été pris en charge et opérationnalisés dans les deux nouveaux textes. Lesquels ont été largement inspirés des projets de constitution et de règlement intérieur du Comité supérieur de transition mis en place dans le cadre du processus d’unification de l’Ecc, a précisé Michel Adjaka, président du comité d’experts juridiques mis en place par l’Eglise. Ce qui a permis d’avoir de nouvelles dénominations, des articulations et des reformulations pour que les textes soient beaucoup plus proches de la réalité, a-t-il ajouté.

Les textes révisés proposés par le comité d’experts ont été présentés et examinés par les participants au Synode extraordinaire qui n’ont pas manqué d’apporter quelques amendements. Ce n’est qu’après toutes ces étapes que les deux textes ont été adoptés. La version adoptée sera transmise aux autorités compétentes pour la suite du processus.  

Ouvrant les travaux du synode extraordinaire, le révérend pasteur Bennet Akandé Adéogun, chef mondial de l’Ecc, présent aux assises, par le biais de son porte- parole, le vénérable suprême Marcelin Zannou, a remercié les trois experts juridiques pour la qualité de leur travail. Il a invité ensuite les participants à bien examiner les deux textes et à les enrichir au besoin pour un meilleur aboutissement de ce chantier institutionnel. Les textes révisés et soumis à l’attention du Synode sont le fruit de quatre jours d’atelier sous la présidence du révérend pasteur de l’Ecc, a précisé le vénérable suprême Jean Sènou Kokoyè, président du comité d’analyse et de réflexion prospective de l’Eglise du christianisme céleste.