La Nation Bénin...
La mairie de Cotonou et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) ont signé, hier lundi 26 octobre, un accord de partenariat en faveur du bien-être et du développement des enfants. Cette collaboration vise notamment l’amélioration du cadre scolaire, l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement, le renforcement des services de santé ainsi que la protection de l’enfance, avec une attention particulière aux quartiers les plus vulnérables de la capitale économique.
Faire de Cotonou une ville où chaque enfant peut grandir, apprendre et s’épanouir, quel que soit son quartier. C’est l’ambition qui sous-tend l’accord de partenariat signé lundi 26 octobre entre la municipalité de Cotonou et l’Unicef. Pour le maire de Cotonou, Luc Gnacadja, cet accord s’inscrit dans les orientations du document de mandature « Cotonou 2026-2033, changer d’échelle ». La municipalité entend notamment améliorer le cadre de vie des enfants et investir davantage dans le capital humain, en accordant une place importante à l’éducation, à la santé et à la culture. « Une ville qui ne peut pas assurer une croissance optimale à ses enfants est une ville qui condamne son avenir », a-t-il souligné, insistant sur la nécessité de placer les jeunes générations au cœur des politiques municipales. Il a également expliqué que l’articulation entre l’éducation, la santé et la culture répond à une approche globale du développement de l’enfant. Selon lui, les réalités culturelles doivent être prises en compte dans les actions de sensibilisation, notamment en matière de vaccination, afin de favoriser l’adhésion des communautés. Au-delà des infrastructures scolaires et sanitaires, la municipalité souhaite accorder une attention particulière aux quartiers lacustres de Cotonou, qui concentrent plusieurs formes de vulnérabilités, notamment économiques, sociales, environnementales et sanitaires. Le maire a évoqué la situation de ces quartiers, où vivent plus de 50 000 personnes exposées aux risques climatiques. La présence d’un nombre important d’enfants dans ces zones renforce, selon lui, la nécessité de développer des réponses adaptées aux réalités locales. L’approche envisagée consiste à mieux valoriser les savoir-faire des populations et à intégrer les différentes dimensions de leur environnement dans les interventions. Luc Gnacadja a, par ailleurs, assuré que la mairie entend jouer pleinement sa partition dans la mise en œuvre du partenariat. Il a salué l’accompagnement de l’Unicef et réaffirmé la disponibilité de la municipalité à travailler de manière proactive avec l’organisation.
Des actions concrètes
Pour Ousmane Niang, représentant résident de l’Unicef au Bénin, cet accord formalise une volonté commune d’agir durablement en faveur des enfants. Il a salué l’engagement du maire et la collaboration des équipes municipales, qui ont contribué à l’élaboration du document à travers des échanges et des visites conjointes sur le terrain. Il a également souligné la convergence entre la vision municipale « Cotonou 2026-2033, changer d’échelle » et le mandat de l’Unicef, axé sur le bien-être, la protection et le développement de chaque enfant. Le partenariat couvre plusieurs domaines prioritaires, dont l’amélioration des conditions d’apprentissage dans des écoles accueillantes et résilientes, l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement, la santé, notamment la vaccination, ainsi que la protection de l’enfance. Le partage d’expertises et d’outils figure également parmi les axes de coopération, avec l’objectif de renforcer les capacités des acteurs locaux et de favoriser des interventions à plus grande échelle. Rappelant le rôle de proximité des communes auprès des enfants, des parents et des enseignants, Ousmane Niang a insisté sur l’importance de traduire les engagements en résultats tangibles dans la vie quotidienne.