La Nation Bénin...
Chef de famille, l’homme de la
maison, pilier de la famille, la société a longtemps façonné l’image de l’homme
comme un être invulnérable. L’homme est condamné à incarner la force même
devant les plus grandes difficultés.
La société a imposé aux hommes le masque de la dureté. En Afrique le père de famille est perçu comme le protecteur, le guide, le pourvoyeur et il incarne une autorité à ne pas contester. La place de l’homme est respectée dans beaucoup de coutumes et traditions.
Lorsqu’il arrive aux hommes de faire face à des situations difficiles comme le décès d’un être cher, la perte d’un emploi, les situations de maladie d’un membre de la famille et autres, ils essaient toujours d’être forts parce que c’est la norme que la société leur a imposée.
Mais que font les hommes de
leur ressentis, que font les hommes de leurs larmes refoulées, que font les
hommes des douleurs masquées. Sur la page Psycom, un homme a partagé son
expérience et il dit « Beaucoup d’hommes compensent leur mal-être en trouvant
des exutoires nocifs, comme les addictions. Moi, par exemple, je suis devenu
addict au sport, parce que j’avais besoin de décompresser. Au début, on ne se
rend pas compte qu’on entre dans un cycle infernal. J’ai fini par me faire très
mal. »
Toujours sur la page de Psycom
, on peut lire « Consommer de l’alcool ou des substances est souvent vécu comme
un moyen d’oublier ses problèmes. C’est une manière de se cacher des
difficultés dont on n’arrive pas à parler. Mais cet effet ne dure qu’un temps
très court et les problèmes réapparaissent peu après. »
Les hommes devraient pouvoir parler de leurs ressentis dans les moments difficiles sans forcément percevoir cela comme une faiblesse.
La société a fait croire aux hommes que
pleurer est une faiblesse, alors que pleurer permet de se libérer.
Comme le souligne cet extrait du 12 Juin 2025
Sur le site Minds « Un homme* se doit d’être solide, de ne pas pleurer et de
protéger ses proches. Des clichés dangereux, qui font passer les hommes pour
des robots sans émotion, et dont le bien-être psychique ne compte pas.
Pourtant, eux aussi, ont une santé mentale ! S’il est vrai que statistiquement,
les femmes souffrent plus de troubles psychiques que les hommes (lire notre
article sur le sujet), cela ne signifie pas pour autant que ces derniers ne
souffrent pas. Il est par ailleurs probable que les problèmes de santé mentale
des hommes soient sous-évalués. »
Les hommes doivent pouvoir pleurer quand ils en ont besoin