La Nation Bénin...
Au Bénin, le bruit du voisinage n'est pas
qu'une affaire de savoir-vivre. Un décret fixe des niveaux sonores à respecter
et prévoit des sanctions en cas d'infraction.
Que ce soit une fête bruyante jusqu'au
bout de la nuit ou un aboiement incessant, ces nuisances sonores sont encadrées
par le décret n° 2022-301 du 25 mai 2022 portant réglementation du bruit en
République du Bénin.
Un décret fixe les règles
Le texte classe notamment parmi les bruits
de voisinage liés au comportement les cris d'animaux domestiques, les appareils
de diffusion sonore, les pétards, les jeux bruyants ainsi que les bruits
provenant des bars et restaurants.
Pour ces nuisances, le niveau sonore ne
peut excéder 60 décibels, de jour comme de nuit, avec une limite abaissée à 50
décibels entre 22 heures et 7 heures du matin. Les mesures sont réalisées à
l'extérieur des sources d'émission.
Qui peut intervenir ?
Le contrôle est assuré par la Police environnementale et les unités territoriales de la Police républicaine. Elles peuvent rechercher et constater les infractions, recevoir les plaintes et interpeller les personnes présumées responsables de nuisances sonores, conformément aux textes en vigueur.
Un voisin importuné par un bruit excessif
peut donc, en théorie, solliciter directement ces services pour faire constater
la nuisance.
Que risque celui qui dépasse les limites ?
Le décret renvoie notamment à la loi n°
98-030 du 12 février 1999 portant loi-cadre sur l'environnement. Son article
119 prévoit une amende de 50 000 à 500 000 francs CFA pour les nuisances
acoustiques produites en violation des prescriptions légales. En cas de
récidive, une peine d'emprisonnement de 10 à 30 jours peut s'ajouter à
l'amende.
Le bruit du voisinage n'est donc pas
seulement une question de tolérance entre voisins. Lorsque les niveaux prévus
par la réglementation sont dépassés, le problème peut devenir une infraction,
avec des conséquences financières bien réelles pour son auteur.
Que dit la loi sur le bruit du voisinage au Bénin ?