La Nation Bénin...
Le Bénin espérait lancer sa campagne sur une note encourageante. Il en ressort profondément meurtri. Dimanche 26 juillet, au stade Charles Konan Banny de Yamoussoukro, les Guépards juniors ont subi une véritable démonstration de la Côte d’Ivoire (5-0) lors du match d’ouverture du tournoi qualificatif de l’Ufoa-B pour la CAN U20 2027. Une entrée en matière douloureuse qui révèle les limites d’une équipe dépassée dans tous les compartiments du jeu.
Lors du match inaugural du tournoi de l’Ufoa-B, dimanche 26 juillet, au stade Charles Konan Banny de Yamoussoukro, les Béninois ont affiché, dès les premières minutes, une fébrilité inquiétante. Perte de balle au milieu de terrain, relance hasardeuse du gardien, erreurs de placement, manque d’agressivité, etc. Les Éléphanteaux n’ont eu qu’à exploiter les largesses offertes. À la pause, le score de 2-0 reflétait déjà la supériorité ivoirienne. La seconde période s’est transformée en calvaire, avec trois nouveaux buts encaissés face à une formation béninoise incapable de réagir et qui n’était que l’ombre d’elle-même, avec un coach, Raymond Tchayé, très dépassé par le naufrage collectif. Le plus préoccupant reste toutefois l’absence de réponse, aussi bien technique que tactique. Malgré l’enchaînement des buts, aucun ajustement n’a permis d’enrayer l’hémorragie. L’équipe est restée prisonnière de ses approximations, laissant l’impression d’avoir renoncé avant même le coup de sifflet final. Une image difficile à accepter à ce niveau de compétition.
En conférence de presse, Raymond Tchayé a parlé d’« un jour noir », reconnaissant que les quatre premiers buts étaient des « offrandes » faites à l’adversaire. Son analyse est lucide. La Côte d’Ivoire a certes été supérieure, mais le Bénin s’est surtout battu lui-même. Plus révélatrice encore est sa réponse sur l’absence de changement tactique. Selon lui, lorsque « l’équipe n’est déjà plus sur le terrain », modifier le système devient presque vain. Un constat sévère qui pose la question de la capacité mentale du groupe à résister dans l’adversité. Il reste un match face au Niger pour espérer rebondir. Mais une réaction ne pourra venir que d’une profonde remise en question. Car à Yamoussoukro, ce n’est pas seulement un match qui a été perdu. C’est l’image d’une sélection incapable de défendre ses ambitions et ses couleurs qui a été sérieusement écornée. Les Guépards juniors devront désormais prouver que cette humiliation n’est qu’un accident et non le reflet de leur véritable niveau.