La Nation Bénin...
Des milliers de kilomètres de pistes rurales sont concernés par la campagne de réfection 2026-2027. Environ 18 000 km sont à traiter, avec des interventions ciblées sur les voies les plus dégradées, des ouvrages de franchissement à reconstruire et 75,385 km d’axes stratégiques à réhabiliter. L’enjeu est de faciliter les déplacements, de rapprocher les villages des services essentiels et de permettre aux producteurs d’acheminer leurs récoltes dans de meilleures conditions.
Pour les habitants des localités rurales, une piste dégradée peut rapidement devenir un obstacle au quotidien. Un ouvrage effondré, une chaussée abîmée ou un passage difficile peuvent compliquer les déplacements, ralentir le transport des récoltes et rendre l’accès à certains services plus pénible. C’est à ces difficultés que doit répondre le programme de réfection des pistes rurales et des routes en terre classées au titre de la campagne 2026-2027. Environ 18 000 km sont concernés. Au-delà des travaux ordinaires de remise en état, des interventions spécifiques sont prévues sur les axes qui ont subi de fortes dégradations. L’objectif est de rétablir la circulation sur ces voies et de préserver les liaisons indispensables à la vie économique et sociale des localités rurales.
Parmi les chantiers annoncés, plusieurs concernent des ouvrages de franchissement dont la dégradation entrave la circulation. Sur le tronçon Gomparou- Kandérou, 21 dalots de différentes sections seront construits en remplacement de ceux qui se sont effondrés ou qui sont trop endommagés. Une partie de la chaussée sera également rehaussée. Les travaux prévoient aussi la construction d’un dalot au point kilométrique 1+342 de la piste Pèrèrè Centre-Soubado et d’un autre au PK 28+250 du tronçon Tanguiéta-Tanongou. À Koumagou, sur l’axe Boukoumbé-Manta, il est prévu de réparer l’ouvrage effondré au PK 10+800. Ces aménagements doivent contribuer à sécuriser les passages et à limiter les interruptions de trafic. Le programme prévoit par ailleurs le renforcement et l’assainissement partiel de trois axes : Zakpota Centre-Kpakpamè, sur 11,7 km; Sinwè Kpota-Akiza, sur 14,1 km; et Zogbodomey-Akiza, sur 17,5 km. La remise en état de ces voies doit améliorer les conditions de circulation et faciliter l’écoulement des eaux, afin de mieux protéger les chaussées contre les dégradations.
En dehors de ces travaux, 75,385 km d’axes stratégiques ont été retenus en raison de leur état et du rôle qu’ils jouent dans la mobilité rurale. Il s’agit notamment de l’axe Gomparou-Founougo, long de 18 km, ainsi que des voies d’accès aux Lycées techniques agricoles de Kpataba et d’Akodéha, qui s’étendent respectivement sur 12 km et 26 km. Pour ces établissements, disposer d’accès praticables est essentiel à la continuité des activités et aux déplacements des apprenants et des personnels.
D’autres tronçons sont également concernés. Il s’agit de Djondjizoumè Centre-Lokotan (4,317 km), Ouèdèmè-Monoto (9,527 km) et Kessawé-Vèha-Dessa-Cessahoukanmè (10,541 km). Ces voies assurent des liaisons importantes entre les localités et les espaces d’activité. Leur dégradation peut compliquer les déplacements des habitants, mais aussi l’acheminement des produits agricoles vers les lieux de vente.
La campagne 2026-2027 entend ainsi répondre à des besoins concrets : maintenir les pistes praticables, éviter que certains passages ne deviennent des points de blocage et faciliter les échanges entre les villages. Pour les producteurs, de meilleures voies peuvent simplifier le transport des récoltes. Pour les populations, elles favorisent les déplacements vers les marchés et les services sociaux de base. La réfection de ces axes répond donc à un enjeu de désenclavement et de dynamisation des économies locales, avec une priorité accordée à la continuité du trafic et à la sécurisation des flux agricoles.
La réfection de ces axes répond donc à un enjeu de désenclavement et de dynamisation des économies locales