La Nation Bénin...
Les difficultés d’approvisionnement en
carburant perturbent les déplacements et les activités de nombreux usagers au
Bénin. Au-delà des files d’attente dans les stations-service, cette situation
suscite des inquiétudes sur les revenus des travailleurs et les dépenses des
commerçants.
Les difficultés d’approvisionnement en carburant compliquent le quotidien de nombreux usagers. Dans certaines localités, notamment dans le nord du Bénin, les consommateurs peinent à trouver du carburant dans les stations-service. Pour ceux qui dépendent de leur véhicule pour travailler, chaque heure perdue peut réduire les recettes de la journée.
Conducteur de taxi-moto, Sidoine MONTCHO explique que cette situation perturbe son activité. « Quand il faut passer du temps à chercher de l’essence, on perd des clients. Pourtant, c’est avec les courses de la journée que nous faisons face à nos dépenses. Si je passe une bonne partie de la matinée à la station, je gagne forcément moins », confie-t-il.
Les commerçants sont eux aussi concernés.
Euloge GBAGUIDI souligne les répercussions possibles sur l’approvisionnement et
le transport des marchandises. « Nous avons besoin de nous déplacer pour
acheter et livrer les marchandises. Si les déplacements deviennent plus coûteux
ou plus compliqués, nos dépenses augmentent et nos bénéfices peuvent diminuer
», explique-t-il.
Une distribution sous pression
Le 14 octobre, le ministère de l’Industrie
et du Commerce a rencontré les acteurs du secteur pétrolier pour rechercher des
solutions. Les distributeurs et les gestionnaires de stations-service ont reçu
un délai de 48 heures pour rétablir un approvisionnement régulier. Les
autorités ont notamment demandé un renforcement des moyens logistiques et
annoncé une accélération des formalités administratives liées à la chaîne
d’approvisionnement.
Dans plusieurs communes de l’Atacora, le
prix du litre d’essence de contrebande a atteint 2 500 FCFA par endroits, selon
des informations publiées le 14 octobre par Banouto. À la pompe, le prix
officiel de l’essence est passé de 725 à 750 FCFA le litre le 8 octobre. Celui
du gasoil a augmenté de 750 à 765 FCFA.
Un retour à la normale attendu
Le délai fixé par le gouvernement
constitue un premier repère pour apprécier les mesures annoncées. Leur
efficacité devra se traduire par une meilleure disponibilité du carburant et
une réduction des files d’attente.
Pour les conducteurs, les commerçants et
les autres usagers, l’enjeu est de pouvoir se procurer du carburant sans
sacrifier une partie de leur journée de travail. La régularité de
l’approvisionnement reste ainsi essentielle à la continuité des activités économiques.
Carburant au Bénin