La Nation Bénin...
Les usagers des juridictions devraient bientôt payer le même montant pour un même acte, quel que soit le tribunal concerné. En Conseil des ministres, mercredi 1er juillet, le gouvernement a décidé d'harmoniser les coûts des actes judiciaires et de généraliser le paiement électronique afin de renforcer la transparence dans la gestion des recettes et de réduire les risques d'irrégularités.
Le gouvernement poursuit son chantier de modernisation du service public de la justice. En Conseil des ministres, mercredi 1er juillet, il a décidé de renforcer le dispositif d'encadrement des recettes judiciaires à travers deux mesures complémentaires : l'harmonisation des coûts des actes judiciaires et l'instauration du paiement électronique comme unique mode de règlement. Cette décision fait suite aux constats relevés dans l'application du décret de 2012 qui avait pourtant institué l'uniformisation des tarifs applicables aux actes judiciaires ainsi qu'aux documents délivrés par le ministère de la Justice. Dans les faits, il subsiste encore des différences de coûts entre certaines juridictions pour des actes identiques, une situation qui alimente parfois l'incompréhension des usagers.
À travers cette réforme, le gouvernement entend garantir une application rigoureuse et uniforme des tarifs sur l'ensemble du territoire national. L'objectif est de mettre définitivement un terme aux variations constatées d'une juridiction à une autre et d'assurer à tous les citoyens un traitement identique devant le service public de la justice. Cette harmonisation devrait également contribuer à améliorer la lisibilité des coûts des prestations judiciaires et à renforcer la confiance des usagers dans le fonctionnement des institutions judiciaires. Elle s'inscrit dans la dynamique des réformes engagées ces dernières années pour moderniser l'administration publique et améliorer la qualité des services rendus aux populations.
Le Conseil des ministres relève également que le dispositif actuel de gestion des recettes présente des insuffisances susceptibles de favoriser certaines irrégularités. Des écarts de caisse, des manquements dans la tenue des registres réglementaires ainsi que des cas de détournement de deniers publics ont notamment été observés. Face à ces risques, l'option retenue consiste à supprimer progressivement les paiements en espèces au profit d'un système entièrement électronique. Ce mécanisme permettra de renforcer la traçabilité des opérations financières, de sécuriser les recettes et de limiter les manipulations de fonds au sein des juridictions. Le paiement électronique devient ainsi un outil de gouvernance destiné à accroître la transparence dans la gestion des ressources publiques.
Cette évolution est facilitée par la digitalisation progressive des actes concernés. En effet, les prestations visées par la réforme ont déjà fait l'objet d'une dématérialisation qui ouvre la voie à une gestion plus moderne des procédures judiciaires. L'institution du paiement électronique apparaît donc comme une étape supplémentaire dans la transformation numérique du secteur de la justice. Elle devrait simplifier les démarches des usagers tout en offrant aux administrations compétentes des outils plus efficaces de suivi et de contrôle.
L’accès aux prestations dans les tribunaux facilité aux usagers