La Nation Bénin...
Un jeune homme enthousiaste demanda à Jésus ce qu'il devait faire pour obtenir la vie éternelle. Lorsque Jésus lui répondit, il sembla satisfait et a ajouta : « Tout cela, je l'ai observé. Que me manque-t-il encore ? » Lorsque Jésus lui répondit à nouveau, il perdit son enthousiasme, « il s'en alla tout triste, car il avait de grands biens ». La perfection ne se contente pas de la simple pratique des commandements. Elle demande quelque chose de plus : aller vendre ce que l'on possède, le donner aux pauvres et suivre le Christ. Cela signifie tout quitter pour le Christ ou, pour parler comme Saint Benoît, ne rien préférer au Christ.
C'est cela la vraie vie chrétienne à laquelle chacun d'entre nous est appelé. Elle n'est pas réservée aux seuls spécialistes. Elle est pour tous ceux qui ont reçu le baptême. Pour nous, c'est une bonne chose d'observer tous les commandements sur lesquels Jésus met l'accent, mais c'est une meilleure chose de ne rien préférer au Christ. Pour quelqu'un qui ne préfère rien au Christ, le Christ n'est plus un concept, mais une personne qui change sa vie. Ne rien préférer au Christ, c'est s'identifier à lui et se comporter comme lui désormais. Et comment s'est-il comporté ?
Saint Paul nous l'enseigne, en disant : « Lui qui était de condition divine, [le Christ] n'a pas jugé bon de revendiquer son égalité avec Dieu. Mais il s'est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme. Il s'est abaissé, devenant obéissant jusqu'à la mort, et la mort de la croix. C'est pourquoi Dieu l'a souverainement élevé ». Notre salut réside dans l'humilité, de sorte que même si nous avons observé tous les commandements, si nous ne nous humilions pas pour nous soumettre totalement au Christ et ne rien lui préférer, nous n'avons rien fait.
Par conséquent, efforçons-nous d'observer tous les commandements, mais visons la sainte humilité qui est comme le sel qui donne du goût et aide à conserver la nourriture. Cette sainte humilité ne s'acquiert pas par nos propres forces. C'est un don que nous devons demander sans cesse à Notre Seigneur. Par l'intercession de la Bienheureuse Vierge Marie et des saints, qu'il nous accorde cette grâce de l'humilité qui est vraiment la mère de toutes les autres grâces. Amen !
Clément Sobakin du Monastère Notre-Dame de Kokoubou, Parakou, Bénin.