La Nation Bénin...

Abbaye Notre-Dame des Anges, Nsugbe, Nigeria, 12 août 2026.

Chroniques

Dans l'Évangile d'aujourd'hui, Jésus nous enseigne comment pratiquer la correction fraternelle : d'abord seul à seul, puis avec un ou deux autres, et enfin, avec toute l'Église. Le but est de sauver un frère qui a péché contre soi, afin que ce qui est divisé soit à nouveau réuni et que ce qui est dispersé redevienne un tout. Car la puissance d'une communauté réside dans son unité et dans sa capacité à rester unie malgré les tensions qu'elle peut rencontrer. En effet, la division n'est rien d'autre que l'œuvre du diable.

Par   Frère Clément du Monastère Notre-Dame du Kokoubou, Parakou, Bénin, le 12 août 2026 à 13h38 Durée 2 min.
#panis dei

De fait, le diable est le diviseur depuis le commencement. Si nous voulons rester loin de son influence, nous devons nous efforcer de demeurer unis. Cela ne peut se faire sans la prière, car la véritable unité vient d'en haut, de notre Père du Ciel. À ce sujet, le Seigneur Jésus nous donne une assurance quand il dit : « Si deux d'entre vous sur la terre se mettent d'accord pour demander quoi que ce soit dans leur prière, cela leur sera accordé par mon Père qui est aux cieux. » Ce dont nous avons d'abord besoin dans nos communautés, dans notre Église, et même dans nos pays et à travers notre continent africain, c'est l'UNITÉ.

Nous devons prier ardemment pour cette unité, car c'est par l'unité que la puissance du diable peut être vaincue. La prière nous donne la capacité d'écouter nos frères qui veulent que nous devenions meilleurs en nous éloignant du péché et de la méchanceté, et en nous réconciliant avec nous-mêmes, avec la communauté et avec l'Église. Cela exige beaucoup d'humilité et d'abnégation. Prions les uns pour les autres afin que le Seigneur nous accorde la capacité d'accepter les reproches des autres pour améliorer nos vies dans nos familles, dans nos communautés, dans notre Église et même dans nos nations.

Notre prière pour l'unité ne peut oublier nos pays et notre continent, berceau de l'humanité. C'est pourquoi prions aussi pour nos dirigeants. Par l'intercession de notre Mère, la Très Sainte Vierge Marie, et des Saints, qu'ils deviennent de plus en plus des dirigeants qui écoutent vraiment leurs frères et qui travaillent sincèrement à arracher leurs peuples, et même notre continent africain, aux griffes du démon de la division qui nous a affaiblis depuis si longtemps. Amen !

Frère Clément du Monastère Notre-Dame du Kokoubou, Parakou, Bénin