La Nation Bénin...
Dans l'Évangile d'aujourd'hui, Jésus s'élève contre la dureté du cœur humain en disant : « C'est en raison de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n'en était pas ainsi. » Cette dureté du cœur humain est l'opposé de la tendresse du cœur de Dieu, une tendresse symbolisée par l'amour nuptial où « ils ne sont plus deux, mais une seule chair. » En utilisant l'expression « une seule chair », Notre-Seigneur souligne la puissance de leur union, qui doit être indissoluble.
Mais pour que cette union soit vraiment indissoluble, elle doit être continuellement référée à son modèle divin qui est la Sainte Trinité. C'est un mystère où le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont et vivent dans une union indissoluble ; ensemble, ils sont le même Dieu en trois personnes, malgré leurs différences et leurs spécificités individuelles. Cela dit, le mariage est un mystère qui doit être vécu comme tel, comme un chemin spirituel. C'est probablement la déconnexion de ce mystère et de cette perspective spirituelle qui fait que les divorces se multiplient de nos jours dans nos sociétés, particulièrement dans les pays occidentaux.
Si la tendresse de la lune de miel n'est pas fondée et enracinée dans le mystère de l'amour de Dieu, la dureté de cœur l'emporte dès les premières difficultés et les choses, finalement, s'effondrent, comme le disait Chinua Achebe ! Que nous soyons mariés ou non, le Seigneur nous appelle aujourd'hui à redécouvrir la nécessité d'être des femmes et des hommes dont la tendresse du cœur est enracinée dans la tendresse du cœur de notre Dieu.
L'Évangile d'aujourd'hui est une occasion pour chacun de nous de prier avec ferveur pour nos sociétés afin que, partout — dans toutes nos familles et dans nos communautés — la tendresse du cœur l'emporte sur la dureté du cœur pour la Gloire de Dieu et le salut du monde ! Demandons cette grâce par l'intercession de notre Mère la Très Sainte Vierge Marie et par les prières de saint Maximilien Kolbe dont nous célébrons la mémoire aujourd'hui ! Amen !
Frère Clément Sobakin du monastère Notre-Dame du Kokoubou, Parakou, Bénin.