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Rufus Saré à propos du Commerce électronique dans le Borgou: « De plus en plus de microentreprises émergent grâce au numérique »

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Rufus Saré, directeur départemental du Commerce du Borgou, fait le point du développement du commerce électronique dans le département. Il évoque les opportunités offertes par les plateformes numériques, les défis liés à l'organisation du secteur ainsi que les perspectives d'encadrement par les pouvoirs publics.

Par   Christian HOUNONGBE, le 28 août 2026 à 07h18 Durée 3 min.
#Commerce électronique

La Nation : Comment se porte le commerce électronique dans le département du Borgou ?

Rufus Saré : Le commerce électronique connaît un développement progressif dans le département. Les acteurs économiques l’utilisent de plus en plus dans le cadre de la modernisation de leurs activités. Nous constatons l’émergence de nombreuses petites entreprises qui s’appuient sur les outils numériques pour promouvoir et commercialiser leurs produits.

Comment cette dynamique se manifeste-t-elle concrètement sur le terrain ?

 De plus en plus de microentreprises préfèrent utiliser les plateformes numériques plutôt que de disposer d’un point de vente physique. Cette option leur permet de réduire certaines charges liées à la location de boutiques ou à la gestion de personnel. Le numérique leur offre également l’avantage d’atteindre une clientèle beaucoup plus large.

Quelles actions les pouvoirs publics mènent-ils en faveur des acteurs du e-commerce ?

Le secteur est encore en phase d’organisation. Pour l’heure, les principales actions concernent le renforcement des capacités des acteurs. Des formations sont régulièrement organisées par les structures compétentes du ministère afin de leur permettre de mieux maîtriser les outils et les exigences du commerce électronique.

Quels sont les canaux numériques les plus utilisés par les commerçants du Borgou ?

WhatsApp demeure le canal le plus utilisé, notamment à travers les groupes de discussion et les listes de diffusion. Facebook est également exploité pour la promotion des produits. Quant aux plateformes de type marketplace, elles restent encore peu développées et sont surtout utilisées par des entreprises mieux structurées.

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Existe-t-il des initiatives locales qui illustrent cette évolution ?

Oui. Nous avons notamment des réseaux de promotion du « Consommons local » qui regroupent plusieurs microentreprises. Ces structures utilisent les réseaux sociaux, les sites web et des plateformes numériques pour accroître leur visibilité et développer leurs ventes.

Disposez-vous de statistiques sur les entreprises qui exercent dans le commerce électronique ?

Non, pas encore. Le secteur étant en pleine structuration, nous ne disposons pas de données consolidées. Mais cette préoccupation figure parmi les chantiers à venir afin de mieux connaître l’ampleur du phénomène.

Les questions logistiques, notamment la livraison des produits, constituent-elles une préoccupation pour les autorités ?

 Absolument. Les réflexions sont en cours. Le commerce électronique soulève plusieurs défis, notamment en matière de traçabilité des transactions, d’organisation des circuits de livraison et de protection des consommateurs. Ces aspects nécessitent une attention particulière.

Quelles sont les perspectives d’encadrement du secteur ?

 Les pouvoirs publics travaillent sur les mécanismes qui permettront de mieux organiser le secteur. Les questions relatives à la fiscalité, à la sécurisation des transactions et au contrôle des activités sont au cœur des réflexions. Avant toute mesure, il est indispensable de disposer d’outils efficaces de suivi et de régulation.

Quel message avez-vous à adresser aux acteurs du commerce électronique ?

 Je les invite à poursuivre leurs efforts de professionnalisation. Le numérique offre d’importantes opportunités de croissance. Cependant, son développement durable passe par le respect des bonnes pratiques commerciales, la qualité des produits et la confiance des consommateurs.