La Nation Bénin...
Les dérives liées à l’utilisation des
réseaux sociaux continuent de se retrouver devant les juridictions
spécialisées. La Cour de répression des infractions économiques et du
terrorisme (CRIET) a examiné, ce mardi 13 octobre 2026, une affaire présumée de
harcèlement par voie électronique. Ce dossier met en lumière les violences
numériques consécutives aux ruptures amoureuses et les enjeux judiciaires liés
à la diffusion non consentie de contenus intimes.
L’affaire trouve son origine dans la fin tumultueuse d’une relation amoureuse. Selon les éléments versés au dossier, la victime présumée accuse son ex-compagnon d’avoir publié des clichés intimes la concernant sur son statut WhatsApp, peu de temps après leur séparation.
La plaignante soutient également que cet acte aurait été précédé d’intimidations répétées. Le jeune homme aurait, selon ses déclarations, proféré des menaces explicites de divulgation de ces images afin de la contraindre à poursuivre leur relation. Ces accusations ont conduit la victime présumée à saisir la justice.
À la barre, le prévenu a vigoureusement contesté les faits qui lui sont reprochés. Plaidant non coupable, il nie formellement être l’auteur de la publication litigieuse sur les réseaux sociaux.
Pour étayer l’accusation, le conseil de la partie civile a présenté à la Cour des éléments matériels, notamment des captures d’écran censées établir la matérialité des faits reprochés. Le ministère public a toutefois rappelé qu’en matière de cybercriminalité, la seule détention physique d’une carte SIM ne constitue pas une preuve absolue de l’utilisation effective et exclusive du compte WhatsApp associé au moment des faits.
Face à la complexité des vérifications
techniques et afin de permettre un débat contradictoire approfondi, la Cour a
décidé de renvoyer l’affaire au 1er décembre 2026. Dans l’attente de cette
prochaine audience, le prévenu reste en détention provisoire.
Points à vérifier avant publication
un jeune homme poursuivi devant la CRIET pour diffusion présumée de photos intimes