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Campagne agricole 2026-2027: Cap sur la production et le soutien aux producteurs

Economie
Les premiers semis marquent le démarrage effectif de la campagne agricole 2026-2027 Les premiers semis marquent le démarrage effectif de la campagne agricole 2026-2027

Tout est mis en œuvre pour faire de la campagne agricole 2026-2027 un nouveau levier de croissance et de sécurité alimentaire. Lancée le 23 avril dernier à Komiguéa, dans la commune de N’Dali, cette nouvelle saison s’ouvre avec des ambitions élevées, une forte mobilisation des producteurs et un soutien financier conséquent pour préserver l’accès aux intrants agricoles.

Par   Arnaud DOUMANHOUN, le 05 juin 2026 à 06h39 Durée 2 min.
#Agriculture #Campagne agricole 2026-2027

La campagne agricole 2026-2027 est entrée dans sa phase active dans les champs et les zones maraîchères. Entre premiers semis, ambitions de production revues à la hausse et maintien des subventions sur les engrais, le but est de faire de cette nouvelle saison un levier de sécurité alimentaire et de croissance économique. Dans les champs comme dans les zones maraîchères, les activités agricoles ont pris leur rythme au cours du mois d’avril selon le Bulletin d’information et d’alerte précoce sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle (Biap-San) du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Du Nord au Sud, les producteurs ont engagé les opérations. Plusieurs travaux agricoles ont marqué cette période, notamment le défrichement, le labour, les premiers semis, l’entretien des parcelles ainsi que la récolte et la commercialisation de certains produits agricoles.

Dans la partie septentrionale, les agriculteurs ont surtout procédé au défrichement de nouvelles parcelles et aux premiers labours. Les premiers semis de maïs et d’arachide ont également démarré dans plusieurs localités, tandis que d’autres activités économiques agricoles ont continué d’animer les campagnes, notamment la commercialisation des noix de cajou, la cueillette des mangues et la récolte du miel. Au Centre et dans la zone méridionale, les paysans ont intensifié les travaux de préparation des terres et les semis. La récolte du manioc, la transformation des produits dérivés ainsi que les cultures maraîchères dans la Vallée de l’Ouémé ont également occupé une place importante dans les activités rurales. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte où certaines cultures sont déjà observées à des stades avancés. Dans les bas-fonds, le maïs atteint les phases de floraison et d’épiaison, tandis que l’arachide est au stade de floraison. Toutefois, le Bulletin d’information et d’alerte précoce sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle (Biap-San) relève que la majorité des cultures vivrières ne sont pas encore totalement installées.

Des objectifs de production ambitieux

Il faut rappeler que le lancement officiel de la campagne agricole par l’ex ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Gaston Cossi Dossouhoui, a permis de dévoiler les grandes ambitions du gouvernement pour la saison 2026-2027. Placée sous le thème de la compétitivité et de la durabilité des systèmes de production agricole, cette campagne met un accent particulier sur la protection sociale des acteurs agricoles et le développement des chaînes de valeur.

Les projections annoncées témoignent de cette ambition. La production céréalière devrait progresser de 16 % pour atteindre 3,4 millions de tonnes. Les racines et tubercules sont attendus à 9,46 millions de tonnes, soit une hausse de 17 %, tandis que les légumineuses devraient enregistrer une croissance de 7 %, avec un objectif de 1,322 million de tonnes dont 770 000 tonnes de soja.

Les cultures industrielles ne sont pas en reste. Le gouvernement vise 700 000 tonnes de coton, 500 000 tonnes d’ananas et 250 000 tonnes d’anacarde, filière particulièrement mise en avant cette année. Ces ambitions agricoles s’accompagnent d’un effort financier important de l’État. Face à la flambée internationale des prix liée notamment aux tensions géopolitiques et à la hausse du coût des intrants, le gouvernement a décidé de maintenir les prix des engrais à leur niveau de la campagne précédente. Pour y parvenir, une enveloppe de 31,8 milliards de FCfa a été mobilisée. Ainsi, le sac de 50 kg de Npk coton et vivriers reste fixé à 17 000 FCfa malgré des prix de marché supérieurs à 23 000 FCfa. L’urée demeure à 15 000 Fcfa, tandis que d’autres fertilisants comme le Kci et le Ssp bénéficient également de subventions importantes. Cette mesure vise à empêcher que les coûts de production ne deviennent un frein pour les exploitants.