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Fonds d’investissement et de garantie: 5 milliards F Cfa pour le développement des Pme

Economie
Un nouveau souffle pour les Pme Un nouveau souffle pour les Pme

Le processus pour la création du Fonds d’investissement et de garantie des Petites et moyennes entreprises (Pme) est amorcé. Le gouvernement a adopté l’idée et approuvé ses statuts. Ce fonds de 5 milliards F Cfa permettra de renforcer les Pme et facilitera leur développement. 

Par   Joël C. TOKPONOU, le 25 juil. 2024 à 01h59 Durée 2 min.
#Fonds d’investissement et de garantie

Le Fonds d’investissement et de garantie des Petites et moyennes entreprises (Pme) créé par le gouvernement est un établissement financier à caractère bancaire qui bénéficie d’une dotation initiale de 5 milliards de F Cfa. Il vient compléter le dispositif de promotion et de développement des micro, petites et moyennes entreprises ou industries. L’objectif visé est de leur faciliter l’accès aux crédits d’une part et d’apporter aux banques et institutions de microfinance, des solutions en matière de couverture des risques que ces entreprises prennent, d’autre part. Un tel mécanisme de garantie des crédits destiné aux Pme/Pmi contribue notablement à pallier la principale défaillance qui handicape leur développement, en l’occurrence le manque de sûretés.

En effet, avec cette mesure, c’est un goulot d’étranglement des Pme qui vient d’être levé car les garanties de crédit, en permettant le partage du risque avec les prêteurs, offrent un accès au financement à des entreprises ne disposant pas d’un historique de crédit suffisant.

C’est donc un écosystème incitatif qui se met en place pour les micro et Pme, ouvrant ainsi de nouvelles et belles perspectives aux Pme sérieuses qui reçoivent un coup de main important dans le déploiement de leurs plans d’affaires. 

Comme le Fnda

En décembre dernier, le gouvernement prenait déjà une décision identique qui facilite l’accès des Pme intervenant dans le secteur agricole aux crédits. En fait, le taux de refinancement du Fonds national de développement agricole (Fnda) aux Systèmes financiers décentralisés (Sfd) méritants est passé à 0 % contre 2 % jusque-là, pour la mise en place de crédits au profit des exploitants et micro, petites et moyennes entreprises agricoles et à un taux d’intérêt maximum de 12 % l’an dégressif. Cette mesure consiste à la rétrocession, à la fin du processus, des intérêts de 2 % l’an qui seront payés après remboursement du refinancement octroyé par le Fnda. Mais pour bénéficier de cette facilité, il faudra un niveau de tirage de la ligne de refinancement supérieur ou égal à 70 % et, un taux de remboursement de 100 % des tirages effectués conformément aux tableaux d’amortissement de chaque tirage.

Seulement, en cas d’impayé, la mesure de rétrocession des intérêts perçus s’estompe pour le tirage concerné. Ceci constitue un cadrage afin d'inciter les bénéficiaires à l’effort et au sérieux.

L’autre facilité accordée aux promoteurs agricoles, c’est la mise en place d’une subvention pour couvrir une partie des charges salariales en vue d’améliorer la qualité de service et le suivi des crédits agricoles octroyés. Elle consiste en la mise en place d’un appui financier sur deux ans aux fins de prendre en compte une partie des charges salariales du personnel complémentaire dédié au financement agricole et chargé de dynamiser l’intervention des Sfd en vue d’un meilleur accès au financement des exploitants agricoles.