La Nation Bénin...
Avec une croissance de 8,1 % en 2025, le Bénin dispose
d’atouts solides pour poursuivre sa transformation économique. Mais, dans un
contexte mondial marqué par la fragmentation géopolitique et le durcissement
des conditions de financement, le Rapport pays 2026 de la Banque africaine de
développement (Bad), lancé mercredi 29 juillet à Cotonou, appelle à mobiliser
davantage de capitaux et à améliorer la qualité des investissements pour une
croissance inclusive et durable.
Le document, présenté par Dr Tankien Dayo, économiste pays principal de la Bad, projette une croissance de 7 % en 2026 et de 7,1 % en 2027, avec un déficit budgétaire ramené à 2,6 %, puis à 2,4 % du produit intérieur brut (PIB). « Le Bénin continue de renforcer progressivement sa résilience économique malgré un contexte international complexe », a rappelé Olivier Pognon, directeur de l’Alsf, lisant le message du représentant pays de la Bad, Robert Masumbuko.
Le rapport invite à passer de la quantité à la qualité des financements. Ghislain Hologan, conseiller technique aux financements internationaux, a plaidé pour une meilleure préparation des projets et une gouvernance indépendante du futur fonds souverain.
Serge Dossou-Yovo, directeur général du Financement du développement, a cité l’approbation récente d’une garantie partielle de crédit de 200 millions d’unités de compte, destinée à mobiliser 500 millions d’euros pour des investissements alignés sur les Objectifs de développement durable.
La Bad met toutefois en garde contre les risques liés
à un recours croissant aux marchés internationaux : l’endettement reste
soutenable seulement si les ressources sont orientées vers des investissements
productifs. L’efficacité des investissements publics est estimée à 56 %, ce qui
appelle à renforcer la préparation et le suivi des projets.
Rapport pays 2026 de la Bad