La Nation Bénin...
Nouvelles

L’assistant technique au pastoralisme et à l’élevage au département Agriculture, Environnement et Ressources naturelles de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, Bio Goura Soulé, à travers cette interview, estime que le pastoralisme et la transhumance ont permis la densification des économies des pays de la sous-région. Ceci avec toutes les mutations survenues ces dernières années.
La Nation : Quelles sont les mutations connues ces dernières années par le pastoralisme dans la région ouest-africaine ?
Bio Goura Soulé : Le pastoralisme est une très vieille tradition de système d’élevage mobile. On a constaté que ce système a connu une forme de recrudescence, d’intensification au cours des années 70 avec les crises de sécheresse qu’on a enregistrées au Sahel. C’est ainsi que beaucoup d’animaux sont descendus. D’autres se sont installés et ne sont plus partis. Ils se sont installés dans ce qu’on peut appeler le nord des pays côtiers. Au cours des cinq dernières années, ce phénomène s’est accentué avec le changement climatique et surtout l’insécurité des personnes et des biens qui sévit dans le Sahel avec le terrorisme.
Voulez-vous dire que les conflits enregistrés dans la zone sont partis de la transhumance et du pastoralisme?
Justement oui. Parce que tous les animaux ont continué à descendre et leur zone de concentration est ce qu’on appelle le couloir centre de l’Afrique de l’Ouest, c’est-à-dire entre le 7e et le 16e parallèle. C’est dans cette région que le cheptel est concentré. Ce cheptel, composé de bovins, ovins, camelins et autres, est estimé à plus de 400 millions de têtes. La population de cette région est de 350 millions d’habitants. Donc, vous avez presqu'autant de ressources animales que de ressources humaines concentrées dans une portion de la région. C’est ce qui donne lieu à beaucoup de conflits aujourd’hui. Il y a des conflits, que ce soit au centre du Nigeria, au nord du Bénin, du Ghana, du Togo, au sud du Mali, du Burkina Faso, etc. qui se sont mutés de conflits d’accès aux ressources naturelles aux conflits ethniques. Tout ceci veut dire qu’on est dans des mutations très dangereuses qui sont en train de s’opérer et qui ne sont pas liées nécessairement au pastoralisme. Aujourd’hui, quand il y a un braquage, on identifie facilement ce braquage à un groupe ethnique. Cette stigmatisation a renforcé l’esprit que le pastoralisme est aujourd’hui un facteur d’insécurité dans la région.
A côté de cette insécurité, quelles sont les autres conséquences de ces mutations ?
Il y a beaucoup d’autres conséquences, positives d’ailleurs! Le pastoralisme a permis la densification des économies de la région. On est passé aussi à des systèmes de mutations intensifs, à des systèmes de mutations agropastoraux qui sont plus enclins à développer l’élevage. Mais, on a également des mutations sur le plan économique avec la naissance de beaucoup de marchés à bétail qui apportent beaucoup d’argent aux communautés locales et aux populations pastorales. Ce sont là des conséquences positives qu’on ne met pas suffisamment en relief, parce qu’on ne s’est pas documenté. Ce qu’on voit, c’est les conflits et tous les autres problèmes.
Que faut-il faire, à votre avis, pour mettre fin à ces conflits ?
Aujourd’hui, ce que les programmes essaient de faire, c’est de minimiser ces conflits pour garantir une cohabitation pacifique entre les populations dites autochtones des pays d’accueil et les allogènes. Par rapport à tout cela, l’Uemoa et la Cedeao, à travers des programmes et des stratégies régionales et nationales ont essayé d’adresser ces questions de façon très efficace sous deux angles. Il s’agit de promouvoir le dialogue et de réaliser des investissements. Des investissements structurants, ce qui veut dire qu’il faut construire des barrages, des points d’eau, d’hydrauliques villageoises, puis mettre en place des cadres de concertation pour que les communautés puissent se parler, prévenir et gérer les conflits quand ils surviennent.
Quelles dispositions ont été prises au niveau du couloir central pour la construction des infrastructures dont vous parlez ?
En principe, il y a deux instruments de politique au niveau régional. Il y a une politique qui date de 1998 qu’on appelle la loi Adec qui réglemente le pastoralisme. Mais on a constaté que c'est beaucoup plus théorique. Par exemple, on a dit que pour un troupeau, il faut avoir deux bergers et que ces derniers doivent avoir leur carte d’identité. Ça ne suffisait pas. Il fallait réaliser en plus de ça des investissements. Et il y a eu un autre règlement qui a été pris en 2003 pour dire exactement aux pays ce qu’ils doivent faire. Et selon ce règlement, ces pays doivent tracer des couloirs, réaliser des aménagements, identifier où est-ce que cela existe et communiquer avec les autres pays. Malheureusement, vous connaissez nos pays ! Pour ces dimensions, personne ne s’en occupe.
Voulez-vous dire que les différents pays ne profitent pas de ces conséquences positives ?
Non, ils en profitent. Mais ils ne mettent pas en place les instruments pour régler et gérer convenablement les conflits. C’est ça le problème. Si les aménagements ne sont pas mis en place pour canaliser les gens, si les pôles ne sont pas mis en place pour faire vacciner les animaux en même temps, si les systèmes d’informations efficaces ne sont pas en place, pour dire comment les gens partent des pays de départ, par où ils vont passer et où est-ce qu’ils vont être accueillis, on ne peut pas contrôler ! Et c’est ce qui pose problème.
Comment pensez-vous qu’il faut gérer cette situation ?
L’élevage, comme tout bien propre à un individu, a besoin d’un certain nombre de secrets. Vous demandez à quelqu’un combien d’animaux il a cette année pour aller en transhumance, il va vous regarder seulement. S’il a cinquante qui vont aller, il va vous dire que c’est à peine une vingtaine qu’il va envoyer. C’est après qu’on voit dans les zones d’accueil, une trentaine, une quarantaine. Qu’est-ce qu’il faut faire dans ces cas ? La charge pastorale n’est pas suffisante. Les lieux où les animaux vont, il n’y a pas souvent assez de place, les gens n’ont pas fini de dégager les champs et les animaux rentrent dans ces champs et cela crée tous les problèmes. Et comme il y a aussi d’autres pratiques, les agriculteurs avides d’argent, tirent en l’air pour que les animaux se dispersent et rentrent dans leurs champs. C’est un problème d’éducation, de formation et de sensibilisation pour que les gens comprennent les enjeux qu’il y a derrière ce phénomène. Ce n’est pas seulement des enjeux économiques, c’est également des enjeux sécuritaires et politiques.
Quel est le rôle du Projet régional de dialogue et d’investissement pour le pastoralisme et la transhumance au Sahel et dans les pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest (Predip) dans le cadre de ces enjeux ?
Le Predip est un projet financé par l’Union européenne à hauteur de 23 millions d’euros (15 milliards de francs Cfa environ) et qui est chargé de construire des aménagements pastoraux le long du couloir central. L’objectif est de développer un système d’information, de faire la surveillance épidémiologique et surtout de développer le dialogue entre les acteurs pour pacifier l’ensemble du système de pastoralisme dans la sous région.
Le Predip vient en complément à d’autres projets qui fonctionnent déjà. C’est ainsi qu’il y a un projet destiné typiquement aux pays du Sahel. Il s’agit d’un projet financé par la Banque mondiale et plus important que le Predip. C’est un financement de 248 millions de dollars plus un autre projet que les pays côtiers ont élaboré.
En réalité, notre vocation, ce n’est pas le pastoralisme. La vocation, c’est de développer les systèmes d’élevage de façon plus globale et d’avoir des aménagements comme le Bénin le dit très ouvertement aujourd’hui. Il faut sédentariser. Car, derrière le pastoralisme, il y a un mode de vie. C’est culturel et non seulement économique. Mais comment faut-il concilier tout cela ? La Cedeao propose qu’il faut engager une réflexion prospective. Autrement, voir les défis qui s’imposent aujourd’hui à la sous région, défis en termes de gestion des ressources naturelles, dans une perspective de changement climatique, défis de satisfaction de la demande en protéines animales. Car, dans la sous région actuellement, on ne satisfait que 54% des produits carnés. Le reste est importé sur le marché international alors que le potentiel qu’on peut exploiter est là et on ne le fait pas. Il y a aussi le défi en termes de cohabitation entre les populations et le défi de la croissance démographique et de la croissance du cheptel.
Pour relever ces défis, quels sont, selon vous, les chantiers à lancer par les gouvernants de la sous région?
Le premier chantier, c’est de faire des aménagements, comme le Predip le fait ainsi que d’autres projets et programmes; construire une vision partagée à travers une stratégie régionale de transformation des systèmes d’élevage. C’est une vision prospective et la Cedeao s’est donné trois années pour parvenir à cela. Il faut qu’on ait également une vision constructive. C’est-à-dire, où est-ce qu’on veut aller avec notre système d’élevage dans la région ? Est-ce qu’on est un système intensif, semi-intensif? Ou, est-ce qu’on est toujours dans le pastoralisme ? Les réflexions avec la construction des scénarii permettront de dire là où il faut aller pour minimiser les risques qu’on a aujourd’hui.

Conflits prolongés, crise climatique, progression des troubles de la santé mentale et désinformation en ligne parmi les principales nouvelles menaces pour les enfants
Dans une lettre ouverte marquant le 30e anniversaire de l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant, la Directrice générale de l’Unicef tire la sonnette d’alarme face aux principaux problèmes qui menacent les enfants.
Les conflits prolongés, l’aggravation de la crise climatique, la progression des troubles de la santé mentale parmi les jeunes et la désinformation en ligne figurent parmi les nouvelles menaces mondiales les plus préoccupantes auxquelles les enfants font face, a déclaré aujourd’hui l’Unicef dans une lettre publiée par sa Directrice générale, Henrietta Fore.
Outre les dangers existants, comme les difficultés d’accès à l’éducation, la pauvreté, les inégalités et la discrimination, cette lettre inaugurale met en garde contre de nouvelles menaces qui pèsent sur les droits des enfants et définit une voie à suivre pour intensifier les efforts visant à y remédier. Elle est publiée dans le cadre de la commémoration par l’Unicef du 30e anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant, le traité des droits de la personne le plus largement ratifié au monde.
« Et vous, les enfants d’aujourd’hui, votre génération doit faire face à une nouvelle série de défis et de transformations mondiales que vos parents auraient été incapables d’imaginer », écrit H. Fore. « Les changements climatiques sont spectaculaires. Les inégalités sont de plus en plus profondes. La technologie transforme notre manière de percevoir le monde. Jamais autant de familles n’avaient migré. L’enfance a changé et nous devons modifier nos approches en conséquence. »
Huit défis de plus en plus importants pour les enfants de la planète sont énumérés dans la lettre : les conflits prolongés ; la pollution et la crise climatique ; la dégradation de la santé mentale ; les migrations massives et les mouvements de population ; l’apatridie ; les compétences pour l’avenir du travail ; les droits en matière de données et le respect de la vie privée en ligne ; et la désinformation en ligne.
En ce qui concerne les conflits, il est noté dans la lettre que jamais autant de pays n’ont été touchés par un conflit depuis l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant en 1989, un enfant sur quatre vivant dans un pays en proie à des combats violents ou une catastrophe.
S’agissant des changements climatiques, la lettre avertit que les enfants font déjà face à la destruction généralisée de la planète et à une crise climatique mondiale qui risque de saper la plus grande partie des progrès réalisés en matière de survie et de développement de l’enfant au cours des 30 dernières années. La multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes, l’aggravation de la toxicité de l’air, les sécheresses prolongées et les inondations subites sont autant de manifestations de cette crise et touchent de façon disproportionnée les enfants les plus pauvres et les plus vulnérables.
L’Unicef s’emploie à atténuer les effets de la crise climatique dans le monde entier. Par exemple, en Éthiopie, l’Unicef introduit de nouvelles technologies pour cartographier les eaux souterraines et met au point des solutions destinées aux communautés qui souffrent régulièrement de pénuries d’eau. Au Malawi, l’Unicef a mis en place un système durable et écologique qui améliore l’accès à l’eau salubre grâce à l’énergie solaire. Mais bien d’autres efforts restent à fournir pour ralentir les changements climatiques en général.
« Les gouvernements et les entreprises doivent travailler de concert afin de réduire la consommation de combustibles fossiles, de développer des systèmes agricoles, industriels et de transport plus propres et d’investir dans le développement des sources d’énergie renouvelables », écrit H. Fore.
La lettre exprime également la crainte selon laquelle la majorité des enfants naîtront et grandiront dans un environnement numérique saturé de désinformation en ligne. Par exemple, ce que l’on appelle le « deep fake » ou l’hypertrucage consiste à utiliser des techniques d’intelligence artificielle pour créer des bandes audio ou des vidéos fausses mais convaincantes. Un environnement en ligne dans lequel on ne peut distinguer le vrai du faux risque de complètement saper la confiance à l’égard des institutions et des sources d’information et l’on sait déjà avec certitude que cela biaise le débat démocratique et les intentions de vote et sème le doute vis-à-vis d’autres groupes ethniques, religieux ou sociaux.
Il est signalé dans la lettre que la désinformation en ligne laisse déjà les enfants à la merci de manipulations, de maltraitances et d’autres formes d’exploitation, biaise le débat démocratique et entraîne même, dans certaines communautés, la résurgence de maladies mortelles en raison de la défiance à l’égard des vaccins nourrie par la désinformation en ligne, ce qui pourrait donner lieu à une génération entière de citoyens qui ne font confiance à personne. Face à ce défi, l’Unicef met à l’essai des programmes de littérature numérique, comme le programme des Jeunes reporters au Monténégro, qui visent à apprendre aux jeunes à détecter la désinformation en ligne et évaluer la véracité de l’information présentée et à les initier aux fonctions et techniques du journalisme responsable.
« À l’ère du numérique, nous ne pouvons plus nous permettre de penser naïvement que la vérité l’emportera toujours sur le mensonge. En tant que sociétés, il est impératif que nous développions une résilience face à l’avalanche quotidienne des fausses nouvelles en ligne », écrit H. Fore. « Cela commence par le fait de donner aux jeunes la capacité de comprendre à qui ils peuvent se fier et ce qu’ils peuvent croire, de sorte qu’ils puissent devenir des citoyens actifs et engagés. »
En ce qui concerne la santé mentale, la lettre avertit que les troubles de la santé mentale ont augmenté chez les adolescents depuis l’adoption de la Convention et que la dépression fait désormais partie des principales causes de handicap chez les jeunes. Il est donc impératif de privilégier la promotion de la santé mentale, la prévention des problèmes de ce type et l’offre de traitements et d’aide à la réadaptation des enfants et des jeunes concernés et de combattre la stigmatisation et les tabous qui entourent les maladies mentales afin de faciliter la demande de traitement et la fourniture d’un soutien.
Enfin, la lettre reconnaît que les enfants et les jeunes ont déjà créé dans le monde entier des mouvements pour apporter des solutions aux problèmes qu’eux-mêmes et leurs semblables rencontrent et appelle les dirigeants des pays de la planète à suivre leur exemple.
« Les enfants et les jeunes d’aujourd’hui prennent les choses en main en réclamant la mise en place de mesures immédiates et en se donnant les moyens de découvrir et de façonner le monde qui les entoure », écrit H. Fore. « Vous prenez position et nous vous écoutons. ».

Le Festival du sport féminin du Mono était à sa deuxième édition, le mercredi 11 septembre dernier à Lokossa où des athlètes dames ont défendu les couleurs de leur commune respective en football, en handball et en basketball. Au terme des différentes compétitions, les meilleures communes sur le plan sportif sont connues.
Organisé par la direction départementale en charge des sports, le Festival du sport féminin du Mono a mobilisé les sélections des six communes jusque tard dans la soirée, du mercredi 11 septembre dernier, où il a livré son épilogue, les sélections victorieuses des différentes disciplines.
En football, ce sont les dames de la commune de Bopa qui l’ont emporté (1 # 0) contre leurs congénères de Houéyogbé, en phase finale. Bopa sera rejoint sur le podium par les communes de Comé et de Grand-Popo respectivement victorieuses en basketball et en handball dont les matches sont livrés en poule de trois sélections. A noter qu’en football, les sélections se sont affrontées dans le format linéaire. Au-delà des prix attribués aux dames ayant honoré leur commune de provenance respective, l’objectif du festival du sport féminin est non seulement de constituer des sélections du niveau départemental mais aussi de voir émerger des talents à l’image de la star internationale de Basket-ball, Isabelle Yacoubou, a expliqué au lancement des hostilités sportives, Iquel Anani, directeur départemental des Sports. Appuyant ces propos, le secrétaire général de la préfecture de Lokossa, Arnaud Agon, a fait savoir que le sport constitue en soi un levier de l’unité nationale et de la diplomatie. Et par ricochet, il constitue un levier de développement des nations. Ce qui s’entend, poursuit-il, comme des valeurs ajoutées motivant l’attention que le chef de l’Etat accorde à ce secteur dans ses réformes. Du reste, il faut noter que toutes les six communes du Mono ont répondu présentes à l’édition 2019 du festival du sport féminin. Notamment dans la discipline handball où chacune d’elles a présenté au moins une sélection contrairement au football et au basketball. Les communes d’Athiémé et de Comé furent absentes au football tandis que Bopa et Houéyogbé n’ont pu présenter la moindre sélection au basketball. Le terrain des sports de main et le stade communal de Lokossa ont servi de cadre aux différentes compétitions du festival.
Actualités 18 sept. 2019

Le tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué a connu, le jeudi 12 septembre dernier, d’un dossier de détention illégale, transport et commercialisation de trophées d’espèces partiellement et intégralement protégées. Déclaré coupable, le mis en cause, Emmanuel Agossa, a écopé de 24 mois d’emprisonnement ferme puis condamné à payer une amende de 500 000 francs Cfa, une peine qui s’entend tel un avertissement sévère à l’endroit des prédateurs d’espèces protégées.
Agé de 25 ans et père de cinq enfants, Emmanuel Agossa, conducteur de taxi-moto de profession, est poursuivi devant le Tpi d’Aplahoué par l’administration forestière, représentée par maître Jean-Claude Aviansou, pour détention illégale, transport et commercialisation de trophées d’espèces partiellement et intégralement protégées. Prévus et réprimés par les articles 99, 153, 154, 163, 166 et 168 de la loi numéro 2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin, les faits de ce chef d’accusation ont valu au trafiquant, pris en flagrant délit de possession de l'objet prohibé, une peine de deux ans d’emprisonnement ferme, assortie du paiement d’une amende de 500 000 francs Cfa.
La sentence du tribunal présidé par Serge Hounmanakan, s’entend tel un signal fort aux autres trafiquants d’espèces fauniques protégées. Emmanuel Agossa, mis sous mandat de dépôt le 5 août dernier, a été interpellé suite aux informations faisant état d’une probable transaction de trophées de statunga devant s’opérer, à Azovè, dans une structure hôtelière. Suivant cette alerte, une équipe mixte du commissariat d’Azovè et de l’Inspection forestière du Mono-Couffo a effectué, le mardi 30 juillet 2019 aux environs de 15 heures, une descente dans la structure. Le déplacement va s’avérer fructueux, puisque Emmanuel Agossa sera pris en flagrant délit de détention de 30 peaux d’animaux, dont quatorze peaux de crocodiles et de statunga, une espèce intégralement protégée, puis 16 peaux du guib harnaché, une autre espèce partiellement protégée, que le trafiquant s’apprêtait à vendre. Ecouté et gardé à vue dans les locaux du commissariat de police de l’arrondissement d’Azovè, il a été présenté le 5 août au procureur de la République du Tpi d’Aplahoué, Fidèle Iko Afe qui a occupé le fauteuil du ministère public à l’audience du jeudi dernier.
Actualités 18 sept. 2019

Sur l’initiative du Conseil national du dialogue social (Cnds), les membres du Conseil sectoriel du dialogue social au niveau du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle prennent part à un atelier de renforcement des capacités. Ouverts hier mardi 17 septembre à Cotonou par le président du Cnds, Guillaume Attigbé, les travaux s’achèvent ce jour.
Outiller les membres du Conseil sectoriel du dialogue social (Csds) du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle (Mestfp) pour qu’ils s'approprient leurs missions et exercent au mieux leurs responsabilités, les familiariser aux techniques de négociation, de prévention et de gestion des conflits ; leur donner les moyens d'appréciation du climat social au plan sectoriel et échanger avec eux sur les outils de performance d’une structure de dialogue social et sur les thématiques d’actualité ou essentielles pour mieux participer aux grandes décisions relatives aux politiques publiques. Ce sont les objectifs spécifiques de l’atelier de renforcement organisé à l’intention des membres du Conseil sectoriel du dialogue social du Mestfp. Pour le directeur de cabinet du Mestfp, Jean
Benoît Alokpon, ce séminaire est opportun au regard de la sensibilité du dialogue social et de l’effort qu’il exige de toutes les parties prenantes. « Nous devons faire preuve de méthode, de diplomatie et d'élégance dans le verbe. Dans le contexte du dialogue social, chacun doit pouvoir déterminer jusqu'où aller pour ne pas aller trop loin. Et même au sommet des crises, nous devons préserver l'essentiel, l'intérêt général…», a-t-il affirmé. Pour lui, le dialogue social présente un intérêt déterminant pour la nation. Le président du Conseil national du dialogue social, Guillaume Attigbé, va également insister sur l’importance du dialogue social. « Facteur d'amélioration des performances économiques, le dialogue social promeut le progrès social car mis à profit par les Etats, les organisations et les institutions, il est un mécanisme efficace de redistribution des richesses et un vecteur puissant de transformation sociale », fait-il comprendre avant d’inviter les participants à montrer de l’intérêt pour cette session de renforcement assurée par un ancien expert du Bureau international du Travail.
« Pendant deux jours, nous échangerons sur des sujets cruciaux pour un dialogue social apaisé au ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle. Le formateur nous outillera sur les techniques de négociation, pour nous aider à prévenir et à gérer au mieux les éventuels conflits. J’espère que cette formation va outiller tous les acteurs pour que la crise de confiance, qui est l'une des plus grandes menaces en toute négociation, soit conjuguée au passé et que le respect du principe cardinal de la bonne foi puisse guider nos actions », a déclaré le porte-parole des organisations syndicales, Comlan Richard Ahouansou, premier vice-président du bureau exécutif du Csds du Mestfp.

Le président du Parlement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), le Sénégalais Moustapha Cissé Lo, exhorte les autorités du Nigeria à rouvrir les frontières fermées à leurs pays voisins dont le Bénin. C’était en marge des travaux de la seconde session extraordinaire de l’institution parlementaire sous-régionale au titre de l’année 2019 ouverts, lundi 16 septembre dernier, à Monrovia au Liberia.
Une voix importante s’invite dans l’affaire de fermeture des frontières par le Nigeria avec ses pays limitrophes depuis le 21 août dernier. Il s’agit de celle du président du Parlement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest
(Cedeao), le Sénégalais Moustapha Cissé Lo. Celui-ci s’est prononcé sur la question dans son discours d’ouverture des travaux de la seconde session extraordinaire du Parlement de la Cedeao pour le compte de l’année 2019 qui se tiennent du 16 au 21 septembre prochain, à Monrovia au Liberia. Selon des députés béninois membres de cette institution parlementaire sous-régionale, le président Moustapha Cissé Lo ne serait pas allé par quatre chemins pour inviter les autorités nigérianes à rouvrir leurs frontières avec leurs pays voisins. Ceci, parce que cette fermeture viole le Protocole d’accords relatifs à la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace Cedeao auquel est partie le Nigeria. Le président du Parlement de la Cedeao exhorte le gouvernement nigérian au respect de cet instrument sous-régional. Pour lui, la fermeture de frontières ne saurait être la bienvenue dans un contexte où l’Afrique œuvre depuis plusieurs années à la suppression effective des barrières et des tracasseries de toutes sortes au niveau de chaque pays en vue de promouvoir la libre circulation des personnes et des biens au sein de la communauté. Au dire du président du Parlement de la Cedeao, les causes profondes de la contrebande, du trafic des armes et du banditisme qui ont poussé le Nigeria à décider de la fermeture de ses frontières sont des questions récurrentes. Lesquelles doivent être étudiées de manière concertée pour que soit trouvée une solution permanente et durable. Moustapha Cissé Lo invite alors le gouvernement nigérian à engager avec ses pairs des pays voisins le dialogue devant conduire à une solution consensuelle afin de venir à bout des divers trafics qui tuent les économies des pays respectifs et de l’insécurité dans la sous-région. Vivement que le plaidoyer du président du Parlement de la
Cedeao soit entendu par les autorités nigérianes qui avaient annoncé faire un exercice de sécurisation de leurs frontières pour une durée de 28 jours.
Il faut signaler que la seconde session extraordinaire du Parlement de la Cedeao dont sont membres cinq députés béninois à savoir Bida Nouhoum, David Gbahoungba, Nazaire Sado, Salifou Issa alias Saley et Sèdami Mèdégan Fagla se penche, depuis lundi dernier, sur plusieurs points, dont la prestation de serment de nouveaux parlementaires, l’examen et l’adoption du projet de budget de l’institution exercice 2020 ainsi que l’examen et l’adoption du projet des propositions d’amendement au Règlement intérieur de la quatrième législature du Parlement de la Cedeao.

Les travaux d’asphaltage des rues dans les communes de Porto- Novo et Sèmè-Podji se poursuivent à la grande satisfaction des populations. Au contact de l’entreprise en charge des travaux, hier mardi 17 septembre, dans le cadre d’une tournée, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato et sa délégation ont constaté de visu l’évolution des chantiers et instruit la mission de contrôle et l’entreprise à les accélérer et à veiller à leur qualité.
Avec un retard de six mois, les travaux d’asphaltage des rues de Porto-Novo et Sèmè-Podji connaissent un taux d’avancement physique de 40 %. Sur le lot 15 A concerné, ces travaux évoluent sur l’ensemble des dix rues au même moment, a expliqué Vladmir Oké, chef de mission dudit lot à Porto-Novo à la délégation du ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato.
« Nous avons déjà des rues qui sont pavées en partie et d’autres en cours de traitement», a confié le chef de mission. Il a précisé que le délai contractuel est de 24 mois et l’entreprise vient de faire douze mois. « L’effort sera fait pour rattraper le retard observé et anticiper sur la fin des travaux. Suivant le planning de l’entreprise, tout est prévu pour prendre fin avant les délais », a-t-il rassuré.
Mathurin de Chacus, président directeur général du groupe Ofmas International, en charge des travaux dans ces deux communes, note que le retard l’accusé est en lien avec les réajustements et les intempéries généralement observés. « Le gouvernement a mis beaucoup de moyens et a démontré qu’on peut faire beaucoup de choses en peu de temps. Je n’ai pas le choix que de réussir les projets qu’on m’a confiés pour le bonheur de tout le monde », s’est-il engagé. Il s’agit de 9,291 km de voiries primaires, 6,553 km de voiries secondaires et 6,547 km de voiries tertiaires, lesquelles seront revêtues de bitume et pavées dans la ville de Porto-Novo. A Sèmè-Podji, le linéaire total des voiries bitumées et pavées pour le lot est de 9,026 km.
Pas d’éléphant blanc avec le Pag
« Nous avons quelques retours qui faisaient présager d’un certain relâchement au niveau du contrôle et de la mise en œuvre, et nous sommes venus faire le point», confie le ministre José Tonato. En rappelant qu’aucun projet du Pag ne va enregistrer d’éléphant blanc, José Tonato indique qu’il y a également beaucoup de plaintes de la part des collectivités locales. « Si le gouvernement se bat pour faire les infrastructures, il faut que le maillon final que sont les collectivités locales, prennent la main pour la réussite totale. A Sèmè-Podji, le maire est disponible à accompagner le projet mais il est sous sollicité. Autant de choses qui impactent négativement la surveillance que nous devons exercer sur le projet», a indiqué le ministre. Sur le retard accusé, José Tonato recommande de retrousser les manches, toutes choses qui passent par la présence permanente, de jour comme de nuit, de l’entreprise.
Rappelons que le maire de Porto- Novo, Emmanuel Zossou, se réjouit des travaux qui contribueront à changer le visage de sa commune. Il a profité pour en appeler au sens de respect des populations, soupçonnées de vandaliser les matériels sur les chantiers. Quant au maire de Sèmè-Podji, Charlemagne Honfo, il estime que les instructions du ministre pourront faire avancer les travaux. « C’est un programme national et la pression du contrôle échappe aux responsables des collectivités que nous sommes. Il reste donc que le ministère nous associe à travers la convention qui nous lie », a suggéré le maire Charlemagne Honfo.

Après les trois premières étapes à Accra au Ghana et à Lomé au Togo, la capitale économique du Bénin abrite depuis lundi 16 septembre dernier, au Tennis club de l’Amitié (Tca) du stade Général Mathieu Kérékou de Cotonou, la 4e étape du Circuit Itf/Cat des 18 ans et moins de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Trois tennismen béninois, Vence N’Tcha, Sylvestre Monnou et Arnaud Sewanou ont pu tirer leur épingle du jeu, ce mardi 17 septembre, et accèdent aux huitièmes de finale de cette compétition.
Présents à la 4e étape du circuit Itf/Cat des 18 ans et moins de l'Afrique de l'Ouest et du Centre, trois tennismen béninois à savoir Vence N’Tcha, Sylvestre Monnou et Arnaud Sewanou, ont bien démarré en arrachant leur billet pour les huitièmes de finale. Vence N'tcha (Bénin) s’est imposé à Emmanuel Jebutu (Nigeria) 7/6 (2), 6/1 tandis que Arnaud Sewanou (Bénin) s’est débarrassé de Wilson Igbinovia du Nigeria 6/3, 6/3. Fortune identique pour Sylvestre Monnou, victorieux du Turc Cengiz Yigit 6/2, 6/4. Par contre, leurs compatriotes Aristide Sètomè et Sodick Noudogbessi ont été éliminés de la compétition. Ils ont été battus en seizième de finale respectivement par le Togolais Koffi Daniel par le score 7/5, 6/2 et l’Indien Jaishvin Sidana, 6/4, 6/2. Cette compétition à laquelle 80 tennismen en provenance de 23 pays à travers le monde prennent part se poursuit ce mercredi sur les courts du Tca de Cotonou. Les tennismen béninois envisagent de gagner des points lors de cette 4e étape afin d’améliorer leurs classements mondiaux dans leurs catégories. Ils ont décroché des médailles lors des trois autres étapes. A Accra, le jeune Béninois Vence N’tcha, en finale en simples et en doubles, est monté sur la deuxième marche du podium en gagnant deux médailles d’argent. La paire béninoise composée de Mariano Kpodeziaou et Dylan Bruce a gagné en doubles garçons à Lomé alors que
Carmine Bécoudé a été deux fois finaliste en doubles filles. A la 3e étape, Vence N’tcha a remporté la médaille de bronze en simples garçons. Ce qui fait une moisson de 5 médailles dont deux en or, deux en argent et une en bronze pour le Bénin sur l’ensemble des autres étapes. Comme quoi, la Fédération béninoise de Tennis peut compter encore sur ses athlètes à cette compétition qui va s’achever le week-end prochain.

En prélude aux championnats nationaux de football, l'Association pour la promotion des valeurs sportives (Apvs) a initié, vendredi dernier, une formation au profit des journalistes et autres acteurs du football sur les nouvelles lois de jeu.
Réunis autour du thème : « Lois du jeu, les nouvelles modifications », les participants ont été formés par les instructeurs et anciens arbitres Brice Igué et Pierre Babo. Les nouvelles lois de jeu ont été passées en revue pour permettre aux participants d’appréhender leurs contours. Urbain Emmanuel Tchètchè, ancien international béninois, seul technicien présent, a déploré l'absence de ses pairs à une telle formation qui constitue un rendez-vous de donner et de recevoir. La présidente de l’Apvs, Rafiatou Sitou, a exprimé sa satisfaction par rapport à la tenue de ce séminaire et annoncé des formations similaires dans les autres régions du pays avant le démarrage des championnats prévu pour le 28 septembre prochain. Il invite les hommes des médias et les acteurs du football à divers niveaux à participer aux prochaines séances. Rappelons que l’objectif de cette formation de l’Apvs est d’édifier les acteurs du football afin d’assister à moins de contestations lors des matchs des différents championnats à venir. Ch. H
Sports 18 sept. 2019

Depuis environ 30 jours, le Nigeria, pays de plus de 130 millions de consommateurs, a fermé ses frontières avec ses pays limitrophes dont le Bénin, entravant l’écoulement des produits du monde agricole béninois. Face à l’effondrement des prix et au pourrissement de certains produits, notamment la tomate, découlant de cette malheureuse situation, le gouvernement a envoyé ses émissaires sur le terrain, pour échanger avec les producteurs.
Dans ce cadre, le ministre en charge de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui, et sa collègue chargée de l’Industrie et du Commerce, Shadiya Alimatou Assouman, ont marqué un arrêt ce mardi 17 septembre, à Grand-Popo, dans le Mono, où ils ont non seulement écouté les producteurs, recensé leurs propositions pour une sortie des difficultés mais également visité quelques exploitations. « Notre démarche, c’est de venir échanger avec vous. Et de voir ensemble ce que nous ferons, à l’avenir, pour contourner cette situation », a précisé le ministre Gaston Dossouhoui.
Au titre des propositions, le porte-parole des organisations de producteurs, Mathieu Sahui, s’est fait clair pour la solution à court terme. « Nous demandons au gouvernement de nous accompagner à aller prospecter de nouveaux marchés », a-t-il plaidé. « A long terme, nous n’avons pas d’autres choix que de penser à la conservation et à la transformation », ajoute-t-il. Au terme des échanges, les deux émissaires ont promis de rendre compte fidèlement au gouvernement déjà engagé dans la dynamique de production de qualité et de transformation des produits agricoles sur place.
Cette rencontre qui a duré plus d’une heure d’horloge a permis, par ailleurs, de lever un coin de voile sur les motivations de la partie nigériane pour cette énième fermeture de ses frontières. Après Grand-Popo, terre fertile des spéculations telles que l'oignon, la tomate et la carotte, les ministres ont poursuivi leur périple vers les champs d’ananas à Allada, dans le département de l’Atlantique.
Actualités 17 sept. 2019