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Nouvelles

Transfert de compétences dans le secteur de l’énergie : La plateforme pédagogique inaugurée
Le Bénin s’assure du transfert de compétences dans le secteur de l’énergie. A cet effet, le ministre d’Etat chargé du Développement, Abdoulaye Bio Tchané a procédé, aux côtés de son collègue Dona Jean-Claude Houssou de l’Energie, à l’inauguration de la Plateforme pédagogique de formation réseaux transport et distribution, ce mardi 17 mai à Abomey-Calavi. Le Centre de formation professionnelle et de perfectionnement (Cfpp) de la Communauté électrique du Bénin (Ceb) abrite désormais une plateforme pédagogique de formation réseaux transport et distribution. L’infrastructure a été inaugurée, ce mardi 17 mai, par le ministre d’Etat chargé du Développement, Abdoulaye Bio Tchané accompagné de son collègue de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou. Cet ouvrage réalisé dans le cadre du Projet d’accès durable et sécurisé du Bénin à l’énergie électrique (Padsbee) avec l’appui de Vinci Energies est exclusivement dédié à des fins pédagogiques. Il s’agit d’une ligne très haute tension de 161 Kv composée de trois portées et d’une travée transformateur composée de disjoncteurs, sectionneurs, réducteurs de mesure, parafoudre et d’un transformateur de puissance de récupération. Elle sera reliée à un système de contrôle commande complet installé dans une salle de relais avec pour objectif de commander les équipements électriques à distance et d’assurer la formation sur le contrôle commande numérique de poste. La sécurité des acteurs, une priorité A en croire Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, cette plateforme renforce le plateau technique de formation et permettra au Centre de formation de la Ceb d’enrichir son catalogue, afin de former des hommes et des femmes capables de mieux tenir les engagements du programme de développement socio-économique des deux Etats que sont le Bénin et le Togo. Il indique qu’il s’agit d'un nouvel outil de formation qui offre plus que jamais la possibilité à cette communauté électrique sous-régionale de se positionner comme centre de référence dans la sous-région. « Cette infrastructure est la première du genre dans toute l’Afrique occidentale. Cela montre le niveau de détermination et d’engagement de nos deux pays et particulièrement pour le programme Padsbee du gouvernement béninois. Il ne suffit pas de mettre en œuvre des projets. Il faut également avoir les bras et les cerveaux capables d’accompagner les changements que ces projets sont en passe d’apporter… », fait observer le ministre de l’Energie. Pour Jean Philippe Gadenne, directeur du projet à Vinci Energies, les hommes constituent la plus grande richesse. Il souligne que cette plateforme de formation ‘’grandeur nature’’ construite au sein de la Ceb sera portée par de nouveaux modules de formation afin de diversifier et de renforcer l’offre de formation du Cfpp, avec un accent particulier sur le volet sécurité. « Elle a pour objectif de former des opérateurs des secteurs d’énergie en s’appuyant sur l’expertise de l’Académie de Vinci Energies, et de développer un contenu local en formant des cadres capables de réaliser, maintenir et exploiter les infrastructures d’énergie au Bénin, parce que nous exerçons un métier dangereux, chaque salarié qui vient travailler doit rentrer chez lui en sécurité », a-t-il déclaré. Un tremplin pour le transfert de compétences Le ministre de l’Energie ajoute que ce contenu local implique la prise en compte de l’environ-nement dans lequel s’inscrivent les projets, du développement des compétences, du volet social, de la sécurité des biens et des personnes. Dona Jean-Claude Houssou soutient que la réalisation de la Plateforme pédagogique de formation réseaux transport et distribution marque une nouvelle ère pour la sécurité souhaitée pour le personnel travaillant sur les réseaux électriques, car des cas d’accidents sont survenus ces trois dernières années. « Les formations techniques qui seront assurées désormais, surtout sur cette plateforme, intégreront ce volet sécurité notamment les habilitations nécessaires pour nos électriciens, l’accompagnement du personnel pour une culture de prévention des risques quotidiens et l’élaboration des règles générales de la sécurité. Notre ambition est que désormais, tout grand projet d’infrastructure soit un tremplin pour la formation et le transfert des compétences », a expliqué le ministre de l’Energie. Le ministre d’Etat chargé du développement, Abdoulaye Bio Tchané, a félicité la Ceb qui abrite désormais un des grands centres de l’Afrique de l’Ouest dans le secteur de l’énergie. « Le Bénin abrite l’essentiel de la construction énergétique au sein de la Cedeao et c’est bien que nous ayons un centre de formation exemplaire », s’est réjoui Abdoulaye Bio Tchané. Société 18 mai 2022


Genre et tourisme au Bénin : la barre à redresser
Au-delà de l’ambition du gouvernement de faire du tourisme béninois le pionnier de l’Afrique, des efforts méritent aussi d’être faits pour corriger le déséquilibre du genre dans ce secteur. C’est ce à quoi exhorte le document de profil genre au Bénin. La Politique nationale du tourisme (Pnt) au Bénin est au point. Pour le gouvernement, il s’agit de «faire du Bénin une destination de référence en Afrique de l’Ouest dans le respect de la préservation du patrimoine culturel et naturel». L’ambition est de faire doubler la contribution du tourisme au produit intérieur brut d’ici 2025. Cette politique soutient non seulement l’accroissement et l’amélioration de l’offre touristique, mais aussi la promotion du tourisme et le renforcement des capacités managériales des acteurs du secteur. Elle repose sur environ une dizaine de stratégies allant du développement des infrastructures touristiques à la promotion de la « destination Bénin » sur les principaux marchés de provenance des touristes en passant par l’amélioration du système d’information sur le secteur touristique et la mise en place de mécanismes de financement productifs adéquats au profit du secteur. A côté de ces ambitions se dressent d’autres défis. Selon un rapport de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement en 2017, le tourisme béninois génère 2,6 % du Produit intérieur brut et fournit 9 % de la totalité des emplois avec 6,5 % d’hommes et 11,7 % de femmes occupant des emplois dans le secteur. Toutefois, la dominance des femmes dans le secteur ne suffit pas à freiner les inégalités. En dépit de leur contribution au développement du secteur, des écarts sont toujours notés. Le document de profil genre du Bénin relève l’inexistence de dispositions spécifiques dans les divers documents de politique et de stratégie de développement du secteur en vue de la valorisation de l’apport des femmes. L’inexistence de données ne permet pas d’apprécier le niveau d’exposition des femmes aux risques d’abus et de violence inhérents au secteur du tourisme. Si des efforts sont faits par l’Exécutif pour maintenir le tourisme béninois au top niveau, les mesures prises aux niveaux mondial et national contre la Covid-19 obligent le Bénin à retrousser les manches. Ces mesures, relève le document de profil genre au Bénin, ont affecté le tourisme et les secteurs connexes comme l’hôtellerie, la restauration et les voyages à 75 %, classant ainsi ces secteurs parmi les quatre branches les plus vulnérables à la crise au Bénin. « L’Etude sur les impacts socioéconomiques de la Covid-19 au Bénin » en 2020 en déduit un accroissement de 66 % du taux de chômage et du sous-emploi dans le secteur du tourisme. Cette situation pourrait également entraîner la disparition de nombreux emplois féminins si des efforts supplémentaires ne sont pas faits par les acteurs à divers niveaux du secteur touristique au Bénin. Actualités 18 mai 2022


Agenda spatial du Bénin : la vision à long terme du développement national
Adopté en 2016, le Schéma national d’aménagement du territoire encore appelé Agenda spatial est un instrument de planification spatiale traduisant la vision que l’Etat a du territoire national et de son évolution souhaitable sur une période de 15 ans. Il propose les grandes orientations nationales en matière d’aménagement et de développement équilibré et durable. Le développement du Bénin a longtemps souffert d’une absence de vision spatiale à long terme. L’aménagement du territoire était marginalisé dans les politiques publiques. Le document intitulé ‘’Développement spatial à long terme du Bénin : Le Pag, déclencheur des pôles de développement’’ publié en 2021 par le ministère du Cadre de vie et du Développement durable renseigne que la gouvernance des territoires était caractérisée par un manque de planification spatiale et une faible valorisation des potentialités régionales et locales. La plupart des communes ne disposaient pas de Schémas directeurs d’aménagement et celles qui en disposaient ne font aucun usage des orientations spatiales. Mais depuis 2016, le gouvernement à travers son Programme d’action entend impulser une nouvelle dynamique pour relever le niveau d’équipements et d’infrastructures des centres urbains et réaliser de grandes infrastructures structurantes pour l’émergence des pôles régionaux de développement. Pour concrétiser cette ambition et éviter de commettre les mêmes erreurs que par le passé, le document souligne que le gouvernement a engagé le renouveau de l’aménagement du territoire. Il s’agit de la mise en place d’un nouveau cadre législatif pour l’aménagement du territoire, de la création de l’Agence nationale d’aménagement du territoire de même que ses axes d’intervention. La relance de la planification spatiale Le document sur le développement spatial à long terme du Bénin indique que les actions engagées par le gouvernement, à travers l’Agence nationale d’aménagement du territoire (Anat) ont visé essentiellement la promotion de l’élaboration des instruments de planification spatiale à différentes échelles et la promotion de leur mise en œuvre. Au niveau national, l’objectif visé par la réforme est de rompre avec une approche sectorielle de la planification qui amène les ministères à déployer des projets structurants sans se référer aux orientations spatiales, aux projets des autres secteurs ou aux vocations des territoires pour une mise en cohérence spatiale. Il s’agit, d’après le document, de promouvoir une gouvernance des territoires basée sur une approche territoriale de la planification des secteurs en vue de garantir une délivrance équitable des services collectifs et une cohérence spatiale des projets structurants. L’enjeu est de faire approprier les orientations spatiales de l’Agenda spatial par les ministères sectoriels et assurer leur prise en compte dans les documents sectoriels de planification. La dynamique a déjà pris en compte le secteur numérique et le secteur de l’énergie. Le document précise également qu’au niveau des pôles régionaux, il s’agit pour l’Etat d’asseoir au niveau des départements, des instruments de coordination et d’orientation spatiale qui permettent aux préfets de jouer au mieux leur rôle de coordination spatiale de l’action publique, aux maires et aux associations intercommunales d’avoir des orientations spatiales pour élaborer leur document de planification spatiale et répondre aux besoins en foncier liés à la mise en œuvre des projets. Au niveau local, l’objectif de la réforme est de permettre à terme que toutes les communes du Bénin disposent d’un schéma ou d’un plan directeur qui donne une base objective et cohérente à l’affectation des projets dans l’espace et au développement des zones (Zones agricoles, zones industrielles, zones d’activités économiques). Promotion de l’économie des territoires L’Agence a développé l’initiative « Marché des territoires » à partir de laquelle des projets structurants à fort impact sur l’économie régionale ou locale ont été identifiés, peut-on aussi lire dans le document sur le développement spatial à long terme du Bénin. Certains de ces projets visent à développer à l’échelle locale des zones de croissance ou des points d’attractivité et de compétitivité des territoires qui regroupent sur des espaces donnés, des activités complémentaires en lien avec la vocation du territoire. Leur mise en œuvre nécessite l’implication du secteur privé. C’est fort de cela que l’agence associe le secteur privé à la dynamique, à travers la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin. Les activités de l’Agence tournent autour de trois axes. Le premier axe est le développement de la coopération nationale et internationale pour des partenariats innovants. A ce niveau, il s’agit de renforcer la gouvernance des territoires par des pratiques innovantes tirées des échanges avec les partenaires régionaux et internationaux. A cet effet, le ministère du Cadre de vie et du Développement durable a signé un accord de partenariat avec le ministère en charge de l’Aménagement du territoire du Maroc en 2018 à Rabat dans les domaines de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme, de l’habitat et des politiques de ville. Ce partenariat est devenu opérationnel depuis 2019. Le ministère, à travers l’Anat, a développé également avec l’Ambassade de France, un partenariat en matière d’aménagement du territoire. Ce partenariat s’est traduit depuis par des actions de renforcement de capacités, l’organisation et l’animation des rencontres internationales et nationales sur l’aménagement du territoire. Le deuxième axe, précise le document, se penche sur la mise en oeuvre de programmes innovants d’aménagement et de développement durable. L’objectif à ce niveau, c’est de formuler et de mettre en œuvre des programmes innovants permettant d’accompagner la dynamique de promotion des pôles régionaux de développement. Dans ce cadre, le ministère a signé, en 2020, avec la commission de l’Uemoa, une convention pour formuler le « Programme de promotion des pôles de compétitivité (3 Pc)». Ce programme contribue à la mobilisation des ressources pour la mise en œuvre des études de faisabilité réalisées. « Quant au troisième axe, il concerne le développement de la recherche pour soutenir les pôles de développement. Il vise à mobiliser les centres de recherches pour accompagner l’émergence des pôles de compétitivité », nous apprend ledit document. Dans ce sens, l’Anat a engagé en 2020 le processus de signature de partenariats avec l’Université d’Abomey-Calavi et l’Université de Parakou pour mettre effectivement la recherche au service des territoires. Actualités 18 mai 2022


Développement du basket-ball au Bénin : le gouvernement signe un mémorandum d’accord avec la Nba
Fidèle à sa vision de développer le basket-ball, le gouvernement béninois s’est allié hier, mardi 17 mai à Cotonou, à la National Basket-ball Association (Nba). A travers ce mémorandum d’accord signé par Oswald Homéky, ministre des Sports, et Victor Williams, Ceo Nba Afrique, la Nba va non seulement accompagner la formation des encadreurs, athlètes et officiels mais aussi soutenir les initiatives de développement de la discipline à la base au Bénin. A travers la signature d’un mémorandum d’accord, mardi 17 mai à Cotonou, Oswald Homéky, ministre des Sports, et Victor Williams, Ceo Nba Afrique, ont concrétisé le partenariat entre le gouvernement béninois et la National Basket-ball Association (Nba). Selon Oswald Homéky, par cet acte, la principale ligue de basket-ball au monde va non seulement accompagner la formation des encadreurs, athlètes et officiels mais aussi soutenir les initiatives de développement de la discipline à la base au Bénin. C’est le lieu pour lui de saluer tous ceux qui ont contribué à la signature de cet accord, notamment son compatriote Ian Mahinmi, ancien joueur de la Nba. « C’est un grand jour pour le sport béninois, car nous sommes en train de signer un partenariat avec la plus grande ligue au monde», a-t-il déclaré. Rappelant les investissements du gouvernement dans le secteur du sport avec la mise en place d’infrastructures et différents programmes de développement du sport à la base, Oswald Homéky estime qu’il est arrivé le moment où les performances des sportifs béninois ne seront plus du hasard mais plutôt le fruit des efforts fournis à tous les niveaux. Il témoigne sa reconnaissance au comité exécutif de la Fédération béninoise de Basket-ball qui a très tôt compris les enjeux de la professionnalisation de ce sport. A l’en croire, le Bénin se donne les moyens pour être le meilleur dans tous les sports. « Le Bénin a décidé de marcher avec les plus grandes expertises au monde et nous allons avec nos partenaires asseoir de réelles politiques pour favoriser la formation des encadreurs, des athlètes, des officiels et autres », a-t-il promis. Victor Williams, Ceo Nba Afrique, se dit sidéré par la vision du gouvernement du président Patrice Talon pour le sport, avec les projets de promotion et de formation ainsi que la construction des infrastructures sportives. Fier d’Ian Mahinmi, il note que c’est une chance pour le Bénin d'avoir un ambassadeur de ce niveau. Espérant une coopération fructueuse, il est prêt à travailler avec le gouvernement béninois et la Fondation d’Ian Mahinmi pour le développement du basket-ball béninois. Emu, pour sa part, Ismahinl Onifadé, président de la Fédération béninoise de Basket-ball, souligne que ce partenariat constitue l’ingrédient pour amorcer la révolution de la balle au panier au Bénin. Séduit par l'engouement suscité par cet accord, il s’engage à ouvrir toutes les portes afin que ce partenariat puisse permettre aux athlètes béninois d’accomplir leurs rêves. Sports 18 mai 2022


Carte Postale / Trésor royal restitué : A la découverte du Métier à tisser et du fuseal
Le métier à tisser est un outil composé d’un cadre en bois et d’un peigne. Dans la photo ci-contre, il montre un lé de coton en cours de fabrication. Cet outil de tissage s’utilise horizontalement avec l’aide d’un fuseal. Ce dernier est formé d’une baguette et de deux rondelles de liège. Ainsi, dans l’ancien royaume du Danxômè, les vêtements étaient conçus à partir de bandes tissées assemblées par des artisans spécialistes. Cet ensemble de métier à tisser et de fuseal servait donc à travailler le coton destiné, entre autres, à la fabrication du tissu utilisé pour confectionner la tenue des soldats du royaume. «Donc, il y avait un corps à filer le coton et ils (les membres dudit corps) en filaient en quantité et en qualité. Le métier à tisser était assez développé pour fournir de la matière aux couturiers qui se chargeaient de mettre à la disposition du roi les habits des soldats du Danxômè», explique Calixte C. B. Biah, conservateur du musée d’histoire de Ouidah et l’un des acteurs clés du rapatriement des 26 trésors royaux à Cotonou et de leur exposition au palais de la Marina. D’après les estimations des organisateurs de l’exposition publique diptyque, le métier à tisser fait 35,3x27 cm et le fuseal est long d’environ 50 cm. Les deux outils sont fabriqués à base de bois n   Culture 18 mai 2022


Concert de clôture de la Semaine de l’Europe : Don Métok et Kêmy chauffent la plage de Fidjrossè
La plage de Fidjrossè a vibré, dimanche dernier, avec les prestations des artistes Ignace Don Métok et Oluwa kêmy, qui clôturent ainsi l’édition 2022 de la semaine de l’Europe. Une demi-heure vient de passer après la clôture du concert. Mais des vagues de spectateurs continuent de déferler sur la route des pêches avec toutes sortes d’émotions. Certains jeunes jouent même les prolongations sur la plage, avec les agrégats musicaux sur lesquels ils viennent de s’éclater, au clair de lune, avec Ignace Don Métok et Oluwa kêmy. « Ils auraient dû nous laisser nous éclater encore plus. J’allais montrer de quoi je suis capable sur le podium », lance l’un d’entre eux en fon. Ces deux artistes viennent de tenir ainsi le pari du concert gratuit organisé par l’Union européenne au Bénin, pour clôturer la Semaine de l’Europe. Et il est vrai que le public a été, durant toute la soirée, au cœur de la chaleur que dégageaient Ignace Don Métok et ses danseuses que tentent de défier certains mélomanes. La chanson « Hongan » s’est laissée fredonner, suivie des pas de danse. Tout comme une demi-douzaine d’autres titres parmi lesquels « Gnonou» et «Zogodo» ont tenu pour longtemps en haleine la plage. Tout de jaune vêtu, Ignace Don Métok que les réseaux sociaux ont donné pour mort, mi-avril 2022, débordait plutôt d’énergie sur le podium décoré aux couleurs de l’Ue. Cet artiste, qui travaille dans l’ombre sur un nouvel album, n’est guère surpris de l’accompagnement spontané du public. « Je ne suis pas étonné. Le public béninois est exigeant. Il faut savoir lui donner le show. Nous sommes avec lui depuis des décennies. Il faut savoir communiquer avec lui. C’est une grande joie pour moi qu’il ait répondu à notre appel », confie-t-il en fin de spectacle, avant de remercier l’Union européenne au Bénin pour l’occasion. «C’est heureux que l’Ue ait pensé à nous. Nous souhaitons que de pareilles occasions se présentent encore pour permettre aux artistes de s’impliquer dans ces célébrations internationales», ajoute-t-il. Avant Don Métok, le public est resté en symbiose pendant un peu plus d’une heure avec Oluwa kêmy sur des notes d’amour et d’espoir. « Egolo» a été repris en chœur dans un océan d’émotions avant de replonger le public dans la folie du show avec « J’aime mon mari ». La soirée a été marquée aussi par des interprétations réussies des opus de la vedette de la musique béninoise qui s’est laissée aller à des duos occasionnels, un mélange de timbres professionnel et amateur très créatif. Beaucoup de jeunes sont rentrés, avec des cadeaux, souvenirs de leur audace et de leurs talents lors de ce concert. Culture 18 mai 2022


Université d’Abomey-Calavi Police universitaire : un dispositif d’ordre pour les étudiants
Garantir la sécurité, la discipline au sein de l’Université d’Abomey-Calavi, telle est la mission de la Police universitaire, une institution au service des étudiants. Le couscous au menu du restaurant universitaire, plat préféré des étudiants. La gestion de la file d’attente se fait par des hommes et femmes vêtus de gilet noir, qui maintiennent l’ordre dans les rangs. Ce sont des étudiants membres actifs d’une institution dénommée Police universitaire. C’est une institution qui contribue à faire régner la sécurité sur le campus. Selon Pascal Sossa, directeur de l’institution pour cette année académique, « la Police universitaire est une institution spécialisée à caractère sécuritaire, affiliée à la Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb), créée par des étudiants et pour les étudiants. Portée sur les fonts baptismaux en 2000, elle a pour objectif principal de défendre les étudiants, de lutter contre l’injustice, d’assurer la discipline et la sécurité sur le campus». Elle a trois grands champs d’action. D’abord, explique le directeur, elle assure la discipline au restaurant universitaire. En effet, la Police universitaire maintient l’ordre dans les rangs et s’assure de la qualité des mets servis aux étudiants. Ensuite, elle garantit le respect du code de la route à tous les ronds-points de l’université aux heures de pointe. Enfin, l’institution permet une circulation aisée des bus universitaires. «Assurer la sécurité consiste aussi à prévenir des cas de vols, offrir des prestations de service pour la couverture d’évènements, encadrer des marches de protestation», ajoute Pascal Sossa. La Police universitaire constitue, en outre, un instrument d’intégration pour les étudiants. Certains se limitent au bénéfice de ses prestations tandis que d’autres y adhèrent. «Cette institution, pour un étudiant qui l’intègre, lui permet de nouer des relations, d’acquérir des notions de leadership et de militantisme», informe Bienvenu Adahou, étudiant et membre de la Police universitaire. L’intégration de tout étudiant à cette institution est conditionnée par des tests et formations. En dépit de la bonne volonté de la Police universitaire, elle est confrontée à certaines contraintes, dont la principale est le manque de financement. «Depuis 2016, la Police universitaire ainsi que toutes les institutions n’ont plus de subventions. Nous n’avons plus de soutien du Centre des œuvres universitaires et sociales ni du gouvernement pour organiser nos activités», déplore le directeur de la Police universitaire. Pour certains étudiants, cette institution se doit de faire des réajustements en son sein. « La Police universitaire est une très bonne institution, mais je suggérerais qu’ils fassent une remise en cause de leur modus operandi», souhaite un étudiant anonyme qui se refuse à dénoncer les anomalies qu’il dit pourtant constater. Par Mailyse DAGBA (Stag.) Education 17 mai 2022


Dr Flora Josiane Chadaré au sujet de la mangue : « C’est un fruit apprécié pour sa richesse en antioxydants »
La récolte des mangues bat son plein au Bénin et ce fruit est disponible sur presque tous les étalages. Dr Flora Josiane Chadaré, Maître de Conférences en nutrition, sciences des aliments, dévoile les valeurs nutritionnelles de ce fruit. La directrice de l’Ecole des sciences et techniques de conservation et de transformation des produits agricoles (Estctpa) revient sur les pistes de transformation et de conservation. La Nation : En quoi la mangue est-elle bonne pour la santé ? Dr Flora Josiane Chadaré : De son nom scientifique Mangifera indica L., le manguier appartient à la famille des anacardiacées. Le fruit du manguier ou la mangue est très prisé par les populations pour ses qualités organoleptiques notamment son goût et son odeur. Ses qualités nutritionnelles et plus particulièrement ses teneurs en provitamine A, en vitamine C, en minéraux et en fibres font de la mangue un produit alimentaire qu’il faut se procurer souvent. La pulpe de mangue a une valeur énergétique qui varie de 50 à 60 Kcal pour 100 g de produit frais. La mangue est surtout appréciée pour sa richesse en antioxydants dont les caroténoïdes (β-carotène, provitamine A), l’acide ascorbique et les composés phénoliques. Ces valeurs nutritionnelles pourraient varier selon les variétés. Par exemple, une étude effectuée au Burkina Faso a montré que la variété Amélie a une forte teneur en β-carotène (1752,72±41,64 μg/100 g de pulpe fraîche) et en vitamine C (58,94±1,77 mg/100 g de pulpe fraîche) alors que la variété Sensation a une forte teneur en composés phénoliques totaux. La mangue contient également des teneurs importantes en vitamines B1, B2, B6, E et d’oligo-éléments essentiels. Puisque c'est la saison, n'y a-t-il pas un risque à vouloir abuser de la consommation de ce fruit? Les études scientifiques ont montré que les composés nutritionnels et phénoliques contenus dans la mangue lui confèrent plusieurs propriétés thérapeutiques notamment préventives contre les maladies cardiovasculaires, le diabète, le stress oxydatif, grâce à leur pouvoir antioxydant. D’autres études scientifiques ont également montré que la mangue est un excellent dépuratif et est recommandée aux personnes nerveuses pour limiter l’insominie et réduire la fatigue cérébrale. Il a été scientifiquement démontré que les fibres solubles de la mangue peuvent aider à diminuer les taux de glucose sanguin. Les fibres insolubles vont, quant à elles, accélérer le transit intestinal contribuant ainsi à une digestion facile. Vu les propriétés de la mangue, notamment son potentiel à prévenir un certain nombre de maladies, un abus léger de sa consommation serait plutôt désirable, surtout que cela n’est pour le moment disponible que quelques mois dans l’année. Mais tout n’est pas consommé. Une bonne partie des mangues pourrissent et finissent dans les poubelles. Quelles sont les possibilités de transformation pour accroître sa valeur ajoutée ? Le phénomène de dégradation des fruits est normal et on devrait s’y attendre si rien n’est fait pour le contrer. Cela vient des facteurs internes et externes au fruit. En effet, les fruits frais sont des produits vivants, c’est-à-dire qui respirent. Cette respiration induit des phénomènes de variation métabolique au niveau des cellules qui se traduisent par des changements de couleur, saveur, odeur qui, au-delà d’un stade, conduisent à la dégradation de la mangue. En plus de cela, les attaques des mouches, des champignons ainsi que les chocs physiques au cours du transport après récolte favorisent aussi la détérioration de la mangue au cours de la conservation. Les possibilités existent non seulement pour la transformation mais aussi pour la conservation des fruits tels que la mangue. Quelles sont ces possibilités? La mangue peut être transformée en de nombreux produits dérivés notamment à partir de la pulpe et accessoirement à partir du noyau et de la peau. Les plus fréquents au Bénin sont souvent dérivés de la pulpe comme suit: le jus de mangue, le nectar de mangue, le sirop de mangue, les cocktails de fruits contenant de la mangue, les confitures, la mangue séchée. D’autres possibilités de transformation de la mangue sont: les conserves de mangue (issues de la pulpe de mangue), le vin de mangue (issu de la pulpe de mangue), le vinaigre de mangue (issu de la pulpe ou de la peau de mangue), l’huile (extraite du noyau de la mangue pour la savonnerie et les cosmétiques). La conservation des fruits et légumes en l’état ou les techniques post-récolte de conservation des fruits ne sont vraiment pas développées au Bénin pour le moment. Toutefois, les techniques existent et ont été prouvées scientifiquement pour ralentir sur plusieurs mois, voire plus, le mûrissement des fruits comme la mangue. Il s’agit de contrôler la température (en dessous d’un seuil donné) et de modifier le mélange de gaz qui environne les mangues dans des proportions bien définies, pour les conserver en l’état pendant plusieurs mois, de quoi les déstocker progressivement jusqu’à la saison suivante ou de les exporter en bon état. On parle d’atmosphère modifiée. Certains vendeurs n'attendent pas forcément que les fruits mûrissent. Ils font usage de produits chimiques pour accélérer le processus. Quelles sont les conséquences éventuelles sur la santé du consommateur ? Le processus de mûrissement de la mangue est un processus naturel qui se trouve accéléré par la production d’un gaz (éthylène) lors du mûrissement. L’utilisation hors norme des produits chimiques à diverses fins dont le mûrissement des fruits est à déconseiller. Il est nécessaire de faire la lumière complète sur les types de produits chimiques utilisés par les vendeurs à ces fins, les doses appliquées pour en déduire de façon précise les effets potentiellement néfastes sur la santé du consommateur. Santé 17 mai 2022


Communes de l’Atacora : Attentes et défis de la gouvernance sous les Se
Les communes de l’Atacora, à l’instar de celles des autres départements du Bénin, font l’expérience, depuis quelques jours, des secrétaires exécutifs. Ces derniers ont des défis à relever pour l’amélioration de la gouvernance de l’administration communale dont ils ont la charge. La gestion de l’administration communale est désormais aux mains des secrétaires exécutifs. Ces cadres techniques ont des défis à relever pour booster le développement des communes dont ils ont la charge. Dans le département de l’Atacora, les populations attendent beaucoup des secrétaires exécutifs, tous conscients de l’immensité de la tâche à abattre. « Nous devons être tous des agents porteurs de développement, utiles à cet accompagnement pour la réalisation des objectifs collectifs de développement local assignés par la réforme, en l’occurrence le développement infrastructurel et l’assainissement du cadre de vie, le développement économique qui entraine la création d’emplois et la distribution de revenus, la prise en charge et la couverture des besoins des citoyens en matière de santé, de logement, de formation, d’éducation et de culture, d’aménagement et de préservation de l’environnement», a souligné Sidonie Houndonougbo, secrétaire exécutive de la commune de Toucountouna. Il s’agit d’un engagement ferme pour ces cadres de contribuer, à travers une gestion saine mais efficace, au rayonnement des communes de l’Atacora. Des communes qui commencent à sortir des rangs des villes à faibles infrastructures du fait des investissements du Programme d’action du gouvernement, notamment le projet asphaltage et les infrastructures marchandes et sportives réalisées. Les populations des communes de l’Atacora, elles, apportent leur soutien à la réforme du gouvernement. À travers des organisations de veille, on note un intérêt à aider les secrétaires exécutifs. Les acteurs de la société civile expriment leurs attentes, rappelant l’urgence pour l’atteinte des objectifs et le respect des textes qui régissent le secteur de la décentralisation. C’est ce que soutient Gaston Béhiti, président de la Dynamique civique pour une veille citoyenne (Dcvc). Il suggère la collaboration, la disponibilité et surtout le respect du couloir de chacun défini par la loi. Les attentes de la population seront comblées, précise-t-il, si les maires, les chefs de services des mairies, les cadres techniques, l’organe de supervision…assurent respectivement leurs tâches selon la loi. Actualités 17 mai 2022


Promotion et protection des droits de l’homme : Les implications de l’accréditation au statut “A” de la Cbdh
Les membres de la Commission béninoise des droits de l’Homme(Cbdh) ont présenté aux médias, hier lundi 16 mai, les implications et perspectives de l’accréditation de l’institution au statut « A » des Nations unies. C’était aussi l’occasion pour faire le bilan de 40 mois d’exercice. Il aura fallu moins de 40 mois à la Commission béninoise des droits de l’Homme (Cbdh) pour décrocher l’accréditation au statut « A » de l’Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l’Homme. Cette performance annoncée, le 29 mars dernier, est l’expression de la reconnaissance des actions menées par l’équipe d’Isidore Clément Capo-Chichi, président de la Cbdh. «Désormais, le Bénin pourra s’asseoir à la même table que les pays dits de grande démocratie», se réjouit Emerico Adjovi, membre de la Cbdh. Pour y parvenir, plusieurs indicateurs ont été évalués. Mais ceux qui ont déclenché le processus d’évaluation sont principalement l’autonomie financière de l’institution, la possession d’un siège où les citoyens peuvent se rendre pour les plaintes, et la création des sections régionales dans une dynamique de proximité avec les potentiels plaignants, où qu’ils se trouvent sur le territoire national. Concernant ce dernier point, la Cbdh a pu ouvrir six sections, en l’occurrence à Lokossa, Abomey, Porto-Novo, Parakou, Natitingou et dans l’Atlantique grâce au projet « Advancing rights in Benin activity » financé par l’Association du barreau américain. « Notre ambition, à l’avenir, c’est de parvenir à ouvrir les autres sections dans les départements restants. A long terme, nous envisageons de couvrir toutes les 77 communes», informe Isidore Clément Capo-Chichi. Mais en attendant, cette accréditation permet à la Cbdh « de prendre la parole devant les Nations unies dans son domaine de compétence. L’expérience imminente, c’est l’Examen périodique universel (Epu) qui se tiendra en janvier 2023. A la suite du gouvernement, le président de la Cbdh interviendra devant le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies où siège le Bénin. L’accréditation « A », c’est aussi la preuve de l’engagement à continuer à respecter les obligations du droit international des droits de l’Homme. Mais le président de la Cbdh fait une importante clarification. L’accréditation n’est pas définitive. Elle est évaluée tous les cinq ans et le pays peut la perdre lorsque manque l’un des critères de l’accréditation. Cette précision n’enlève rien à la détermination de la Cbdh qui peut compter sur ses partenaires. Le président a d’ailleurs exprimé sa gratitude à l’Association du barreau américain, à l’Usaid et à l’ambassade des Etats-Unis qui soutiennent l’institution dans ses actions. Des lauriers, le gouvernement aussi en a reçu pour avoir « fait confiance à des hommes qu’il n’a pas choisis mais nommés ». Un bilan édifiant La présentation des implications de l’accréditation « A » était aussi l’occasion pour les membres de la Cbdh de donner un bref aperçu du bilan de leur institution. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que la moisson est abondante. A l’actif de l’institution, on retient déjà la publication de deux rapports qui ont tous été présentés au président de la République puis aux députés à l’Assemblée nationale conformément à la loi 2012-36 du 15 février 2013 portant création de la Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh) en République du Bénin. Au titre du bilan, on note aussi l’élaboration d’une stratégie nationale de la jeunesse sur cinq ans. Dans la même dynamique de promotion et protection des droits de l’Homme, la Cbdh a mené des actions en collaboration avec les Organisations de la société civile (Osc) et les autres Organisations non gouvernementales. Face à ce bilan, les représentants des Osc, des organisations de jeunesse, de l’Usaid, de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique ont unanimement salué les résultats obtenus. De manière particulière, les partenaires techniques et financiers ont rassuré la Cbdh de la poursuite de leur soutien. Economie 17 mai 2022


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