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Perspectives économiques 2022-2026 au Bénin : La hausse de la croissance sujette aux incertitudes
L’activité économique poursuivrait sa tendance haussière sur la période 2022-2026 au Bénin. Mais, les perspectives restent entourées d’incertitudes liées à la pandémie de Covid-19, au climat, à la demande et aux charges publiques. L’activité économique au Bénin se renforcerait en 2022, avec une croissance de 6,8 %, après 7,0 % en 2021, selon la Note de cadrage macroéconomique 2022-2026 de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Le document publié ce lundi par le département des Politiques économiques et de la Fiscalité intérieure (Dpe) de la Commission de l’Union projette que la croissance serait soutenue par tous les secteurs d’activité, grâce notamment à la poursuite des grands travaux d’investissement public et à une tenue satisfaisante de la campagne agricole. L’activité économique progresserait de 7,7 % en 2023, 6,9 % en 2024, 7,3 % en 2025 et 6,2 % en 2026, selon les nouvelles projections du Dpe. L’inflation continuerait d’être maîtrisée, avec un taux moyen de 1,5 % projeté sur cette période. Au niveau des finances publiques, les recettes totales du Bénin devraient progresser de 8,6 % en 2022 (après la hausse de 7,4 % enregistrée en 2021), pour s’établir à 14,1 % du produit intérieur brut (Pib), grâce à un recouvrement plus important des recettes fiscales, atténué par la baisse projetée des dons. Sur les quatre années à venir, il est attendu une mobilisation plus accrue des recettes publiques avec des recettes fiscales qui passeront de 11,0 % du Pib en 2021 à 11,3% du Pib en 2022, puis à 13,0% en 2025 et 14,1 % en 2026. Le solde global de la balance des paiements continuerait de rester excédentaire sur la période sous revue, passant de 334,0 milliards F Cfa en 2022 à 73,8 milliards en 2026. En ce qui concerne la masse monétaire, elle progresserait en moyenne de 8,0 % (soit 30,2 % du Pib), soutenue par l’augmentation des créances sur les autres secteurs (21,5 % du Pib) accordées pour soutenir l’activité économique. Maîtriser les charges Des incertitudes planent sur l’activité économique de manière globale. Les risques qui entourent les prévisions sont relatifs aux effets éventuels d’un nouveau développement de la pandémie de Covid-19 sur l’économie, aux conditions climatiques défavorables et à une faiblesse de la demande mondiale de coton, pouvant compromettre les projections de la branche Agriculture. La non maîtrise des charges, notamment celles relatives aux intérêts sur la dette publique au regard de leur progression (+25,8 %) observée en 2021 (soit 20,5 % des recettes fiscales) pourrait tirer vers le bas les indicateurs de performance économique. Le Dpe invite alors les autorités béninoises à prendre les dispositions en vue de la poursuite de la mise en œuvre des plans de riposte sanitaire, économique et sociale à la crise sanitaire de la Covid-19, des programmes de soutien à la production agricole. Il insiste également sur la maîtrise des charges et l’amélioration du niveau de recouvrement des recettes budgétaires, à travers l’élargissement de l’assiette fiscale, la modernisation de l’administration fiscale et douanière, la lutte contre la fraude et la corruption. Ainsi, sur la période 2022-2026, une maîtrise des charges permettrait de diminuer les dépenses totales de 1,0 % en 2022, avec le fléchissement des subventions (-5,1 %) et des dépenses d’investissement (-2,1 %). Elles devraient augmenter en moyenne de 8,7 % sur le reste de la période. En conséquence, le déficit budgétaire diminuerait progressivement, ressortant à 4,6 % du Pib en 2022, 3,9 % en 2023, 3,0 % en 2024, 2,8 % en 2025 et 2,7 % en 2026. Quant à la dette publique, elle s’afficherait à 49,8 % du Pib en 2022, puis à 49,2 % en 2023, 48,2 % en 2024, 47,4 % en 2025 et 46,6% en 2026. Economie 17 mai 2022


Déforestation et pillage de ruches au Bénin : l’étau se resserre autour des abeilles
Les apiculteurs béninois commencent à donner de la voix, pour une meilleure protection des abeilles. Ils dénoncent la déforestation, les pillages de ruches, les mauvaises techniques de récolte de miel. En mars 2021, Chabi Yo Orou Gani, apiculteur à Kérou, à plus de 620 km de Cotonou, nous soufflait une menace qui prend de l’ampleur : le pillage des ruches. « Autrefois, les chasseurs de miel qui sont en grand nombre chez nous vont dans la brousse, coupent les bois, font le feu et récoltent le miel. Ils tuent les colonies et récupèrent le produit. A présent, ce sont les ruchers qui sont devenus les terrains de chasse », confiait ce comptable qui s’est converti en producteur de miel depuis 14 ans. Aujourd’hui, les plaintes ne sont plus seulement des incidents passagers. « Le phénomène se généralise, avec parfois les transhumants qui brûlent les ruchers. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai décidé de rejoindre la Lama », se désole Camille Tooubi, apiculteur. [caption id="attachment_81927" align="alignnone" width="325"] Daouda Adouba évoque des plaintes récurrentes liées aux pillages des ruches[/caption] La situation est telle que les faîtières en sont préoccupées. « Président de la Fédération nationale des apiculteurs du Bénin (FeNaBen), Daouda Adouba évoque des plaintes récurrentes. « Nous sommes surtout confrontés aux actes de vol, de vandalisme et à la destruction des essaims. Ce qui me fait plus mal est que si les pilleurs laissaient les abeilles pour n’emporter que le miel, ce serait bien. Ils brûlent tout », condamne le promoteur du village des abeilles situé à Koko, dans la commune de Bantè, à plus de 400 km de Cotonou. Une menace sérieuse Introduite dans sa forme moderne au Bénin vers les années 1950, l’Apiculture est aujourd’hui pratiquée par environ 5 565 personnes installées essentiellement dans les zones forestières et savanicoles, aussi bien dans la partie septentrionale que méridionale du pays. Elle s’est considérablement développée au cours des dernières années avec une production moyenne annuelle estimée à 420 tonnes. Néanmoins, de plus en plus, les apiculteurs assistent impuissants au vol et au vandalisme dans les exploitations apicoles. C’est un véritable fléau national qui détruit les exploitations et démotive les apiculteurs. Nombreux sont les producteurs de miel qui ont désormais recours à des mesures de sécurité sur les sites. Les uns positionnent des gardiens pendant la période de miellée, c’est-à-dire la période saisonnière de production du nectar butiné par les abeilles. D’autres n’hésitent pas à faire usage de pratiques mystiques pour attraper les présumés voleurs de miel. « Si le voleur y va et prend le miel, il ne va pas se retrouver et le propriétaire va l’attraper. Mais ces solutions sont insuffisantes », fait savoir Daouda Adouba qui partage son quotidien avec les abeilles depuis 37 ans. Les abeilles poussées à bout Dans les périphéries de Cotonou, les abeilles sont rares. Il faut remonter au Nord de la commune d’Abomey-Calavi, ou carrément à Zè, pour commencer par dénombrer des ruches. Les résultats du Recensement national de l’Agriculture dévoilés en janvier 2022 en disent long sur la concentration de l’activité d’apiculture dans la région septentrionale. L’Atacora se positionne en tête avec 11 707 ruches sur 25 536 sur le plan national. Suivent l’Alibori (3 791 ruches), la Donga (2 612 ruches), le Borgou (2 498 ruches), le Plateau (2 467 ruches) et les Collines (1 109 ruches). Des analyses effectuées par les spécialistes, la déforestation, les mauvaises pratiques de récolte du miel et les pillages emportent dans le silence les essaims d’abeilles, en plus de faire chuter la productivité dans les exploitations agricoles. « Ces pratiques menacent l’abeille elle-même qui est à la quête d’un habitat sûr. Face à la déforestation et aux actes de vandalisme de son habitat, l’insecte va disparaitre. Et si l’abeille disparait, l’humanité suivra », alerte Olivier Kpodékon, spécialiste en gestion des ressources naturelles. Il préconise alors la répression à travers une loi. « Il faut partir d’un cadre légal qui sécurise l’abeille et son habitat. Les troncs d’arbres constituent par exemple aussi des habitats pour les abeilles que les apiculteurs sécurisent », explique-t-il. Mais ces menaces ne sont pas connues qu’au Bénin. Profitant de la Journée mondiale des abeilles célébrée le 20 mai de chaque année, l’Onu ne cesse de tirer la sonnette d’alarme. « Le nombre d’abeilles et d’autres pollinisateurs est en forte baisse dans plusieurs régions du monde en grande partie à cause de pratiques agricoles intensives, de la monoculture, du recours excessif aux produits chimiques agricoles et des températures en hausse associées au changement climatique. Ce qui a pour effets de non seulement affecter les rendements agricoles mais aussi la nutrition », s’inquiète la Fao. « Pur miel du Nord » : Attention à la tromperie ! Avec ses près de 12 000 ruches dénombrées par le Rna, l’Atacora est très vite mis en avant dans le marketing du miel au Bénin, par les revendeurs. Mais attention, tout ce qui se vend dans les rues n’est pas si pur. Les actes de vandalisme sont à prendre au sérieux en raison des risques de problèmes de santé publique liés à l’utilisation des pesticides lors des récoltes frauduleuses de miel ou de l’utilisation des bidons vides de pesticides pour la conservation et le conditionnement du miel. « Les pilleurs ont parfois recours à des insecticides pour tuer les abeilles. Ils récupèrent à la main le miel dans des bouteilles d’insecticides pour le vendre aux consommateurs qui n’en savent rien. Ces derniers sont en train d’être intoxiqués comme cela sans s’en rendre compte », dévoile Adouba Daouda. Puis il ajoute : « Ces produits issus de vol sont exposés au bord de la voie. Les voleurs, pour tromper la vigilance des consommateurs, ajoutent un échantillon d’abeilles qu’ils mettent à la surface. Il y a de cela trois ans, j’ai envoyé des échantillons de ces miels vendus aux abords des voies en France pour des analyses. La trace d’herbicide a été retrouvée dans le miel. Les consommateurs doivent s’approvisionner chez les apiculteurs indiqués pour ne pas s’intoxiquer », fait-il remarquer avant d’inviter l’Etat à mettre en place un cadre légal qui protège l’apiculture, les apiculteurs et les consommateurs contre ces pratiques qui se généralisent. De son côté, l’Etat n’est pas resté les bras croisés. Des démarches sont en cours pour garantir la qualité du miel. Ce sont d’ailleurs ces efforts qui ont permis que le miel béninois soit accepté sur le marché européen depuis 2018. Mais pour les apiculteurs, il faudra sauver les abeilles des flammes du gain facile et protéger les consommateurs béninois. Le faire, c’est aussi protéger les autres filières agricoles, puisque comme l’avoue Albert Einstein, « Si l’abeille venait à disparaître, l’homme n’aurait plus que quelques années à vivre ». Environnement 17 mai 2022


Amour Raïmi Miwoto, expert certifié domotique Knx : « Nous gagnerions à intégrer la domotique dans tous les grands projets… »
Avec ses compétences qu’il fait valoir aussi bien au Bénin que dans la sous-région, Amour Raïmi Miwoto, ingénieur Télécoms et réseaux, ingénieur système de sécurité électronique et technicien qualifié maison intelligente, certifié Domotique Knx, nous explique les contours de la domotique. Il insiste sur ses avantages et son importance dans les grands projets en cours. La Nation : Que comprendre par la domotique ? Amour Raïmi Miwoto : Le terme domotique vient de la jonction de deux mots que sont: « domicile » et « automatique» et désigne globalement l’ensemble des techniques de gestion automatisée appliquées au bâtiment, d’où l’appellation anglaise Smart home, Smart buildings comme pour dire le bâtiment intelligent. La domotique opère dans un champ technique et informatique très vaste, elle allie l’électronique, l’informatique, la télécommunication et l’automatisme. Le principe étant d’intégrer au sein du réseau électrique, un circuit de commande qui combine différents types de capteurs pour une gestion automatique et intelligente du bâtiment. Elle permet de programmer la plupart des appareils et dispositifs électriques d’un bâtiment, depuis l’éclairage jusqu’aux équipements audiovisuels et électroménagers, en passant par l’ouverture des portes et fenêtres. Elle facilite également la sécurité de l’habitation en gérant les systèmes d’alarme, les préventions d’incendie, la température, la présence au sein des pièces, voire l’interaction environnementale. Elle s’applique essentiellement au réseau électrique et différents capteurs permettent de gérer automatiquement les équipements en fonction de l’état et des configurations faites. Par exemple, pour éteindre automatiquement les équipements dans une pièce inoccupée, pour fermer automatiquement les fenêtres lorsqu’il pleut, pour éteindre automatiquement la climatisation lorsque le temps est frais, ou définir des heures de fonctionnement de tout ou partie des équipements électriques. Vous avez déjà énuméré certaines fonctionnalités du système. Combien de types de domotique existe-t-il? Il faut noter que le besoin de contrôler les installations électriques d’un bâtiment s’est posé depuis bien longtemps avec pour objectif de réduire la consommation, de faciliter la gestion et d’augmenter le confort. Depuis les années 80, les technologies entrant dans le cadre de l’automatisation des bâtiments ont commencé par être élaborées et ont connu des évolutions. Nous ne parlerons donc pas véritablement de différents types de domotique mais plutôt des différentes évolutions de la technologie domotique dans le temps. Néanmoins, nous pouvons distinguer de nos jours, deux grandes familles que sont la domotique sans fil et la domotique filaire; les deux pouvant s’imbriquer dans une même installation. L’une intégrant des équipements sans fil communiquant par onde radio et la seconde avec des câbles, pour la partie circuit de commande. Depuis 1980, la technologie domotique x10 plus connue sous le nom de Cpl (Courant porteur en ligne) a vu le jour. C’est une technologie permettant de faire transporter les données sur le réseau électrique du bâtiment. Ensuite, la technologie Plcbus qui est une évolution du Cpl en corrigeant certaines insuffisances, mais toujours basée sur le même principe que le Cpl. Ont suivi les technologies « In one » qui sont des technologies propriétaires développées par des équipementiers et qui ne sont compatibles qu’avec une certaine gamme d’équipements de cette marque. Aujourd’hui, le protocole domotique qui s’impose le plus est le Knx, diminutif commercial de Konnex, qui est en fait un référentiel qui réunit plusieurs équipementiers et les fait communiquer sur un principe de communication par bus de données filaires ou en sans fil, intégrant la notion de circuit de commande composé de divers types de capteurs à faible voltage (30v) et le circuit de puissance composé des actionneurs (220V ou 380V) au sein du même réseau électrique. Knx est aujourd’hui le référentiel le plus documenté et le plus évolutif en matière de domotique. Avec tout ce que vous venez d’énumérer, quels sont les avantages de ce système? La domotique présente essentiellement trois grands avantages. Il y a d’abord l’économie substantielle de la consommation énergétique, car elle permet la réduction des coûts d’installation et d’exploitation du réseau électrique. De nos jours, l’efficacité et l’efficience énergétiques sont d’une importance croissante pour les foyers et pour l’administration. Automatiser les systèmes pour économiser l’énergie avec des produits qui consomment également moins d’énergie, tels que l’éclairage Led, apporte des avantages substantiels. Par exemple, l’éclairage, l’air conditionné ne sont alors activés qu’en cas de besoin, comme pendant les heures de travail, selon les profils horaires personnalisés, ou encore avec des systèmes de détection de présence, et de contrôle de l’environnement (ensoleillement – température ambiante – intempéries …). Il faut noter que les économies substantielles observées avec la domotique ne sont pas essentiellement dues à la limitation de la consommation par l’équipement électrique en lui-même, mais beaucoup plus à la limitation, voire l’élimination du gaspillage. Plusieurs statistiques montrent que nos consommations en énergie sont élevées non pas à cause de ce que nous consommons effectivement, mais surtout à cause de ce que nous gaspillons (les lampes non éteintes, les climatiseurs laissés en marche sans occupation, les appareils électroménagers constamment branchés …) et ce gaspillage s’observe plus lorsque l’utilisateur n’est pas le payeur direct ; ce qui se passe souvent dans nos administrations où le courant est fortement gaspillé, simplement parce que la facture n’est pas directement payée par le personnel. Le gouvernement du Bénin, depuis quelque temps, a revu les tranches horaires journalières de travail dans l’administration publique et cette décision a été motivée, entre autres, par le besoin d’économiser l’énergie. Cette mesure serait plus efficace si un système domotique était mis en œuvre dans les bâtiments administratifs de sorte à couper automatiquement les équipements gros consommateurs électriques à partir d’une certaine heure où l’administration est censée être fermée ou dans des pièces inoccupées. Cette automatisation pouvant être personnalisée bureau par bureau ou en fonction du profil de l’agent. Nous notons aussi une économie dans l’installation pour les bâtiments neufs dans la mesure où avec Knx, tous les appareils communiquent via un langage commun, indépendant du fabricant de l’appareil. Ce qui signifie moins de câbles et donc une économie sur le matériel électrique, une installation plus simple, une économie sur le temps de travail et un meilleur contrôle qui se remarque aussi dans l’exploitation du réseau électrique. Le deuxième avantage est la sécurité d’exploitation du réseau électrique. La domotique Knx par l’introduction du circuit de commande en courant faible limite les risques d’électrisation et d’électrocution, dans la mesure où la plupart des équipements en contact avec les utilisateurs sont des capteurs de courant faible moins dangereux sur l’Homme que le courant de puissance. Le contrôle actif de la charge électrique, la réduction des risques de court-circuit sont aussi assurés du fait de la séparation circuit de commande et circuit de puissance. Le troisième avantage, très commode pour les particuliers, est le confort. Avec la domotique, vous pouvez contrôler toute votre installation électrique à partir de votre smartphone, allumer ou éteindre des équipements par contrôle vocal, faire suivre vos contenus multimédias selon vos déplacements dans la maison, intégrer et suivre à distance vos systèmes de sécurité électroniques, simuler votre présence à la maison, déclencher à distance ou selon des programmations flexibles pouvant prendre en compte plusieurs paramètres, l’ouverture des accès, l’arrosage du jardin, la luminosité, etc. Ce système n’est pas très développé au Bénin. Et si cela existait, ce ne serait-il pas très coûteux ? La domotique, comme nous l’avons fait remarquer plus haut, a vu le jour depuis les années 80 et a connu plusieurs évolutions. Elle est de plus en plus répandue, bien que dans ce domaine il existe une fracture entre les pays développés et ceux qui le sont moins. Les équipements domotiques sont disponibles au Bénin et dans la sous-région, des équipementiers domotiques mondialement reconnus ont des filiales en Afrique de l’Ouest notamment au Nigeria et en Côte d’Ivoire. Quelques sociétés béninoises sont des représentants agréés d’équipementiers domotiques et donc ont la facilité de rendre disponible sur notre territoire du matériel domotique de qualité, en quantité suffisante pour la demande et dans des délais acceptables. Plus la domotique se fait connaitre, plus les coûts sont accessibles. Automatiser un bâtiment par la domotique revient à l’installation, un peu plus élevé que le système électrique classique, dans l’ordre de 20 à 30 % en fonction des paramètres à contrôler. Mais le retour de cet investissement est vite fait puisqu’à l’exploitation, en fonction des programmations faites, les réductions sur la consommation énergétique peuvent aller à 30 % en moyenne pour les bâtiments domestiques et bien au-delà pour les bâtiments administratifs. N'a-t-on pas besoin de la disponibilité de l’Internet pour l’utilisation de la domotique ? Le fonctionnement de la domotique en soi n’est pas tributaire de l’Internet. La configuration et l’exploitation quotidienne de la domotique peuvent se faire dans ses avantages les plus essentiels (économie d’énergie et sécurité) sans besoin d’Internet. L’Internet intervient pour le volet programmation des conforts d’utilisation et pour la gestion à distance sur smartphone ou autres terminaux hors du réseau informatique local. Notons aussi que de plus en plus au Bénin, le niveau de la qualité de service Internet connait des améliorations appréciables. Et depuis les années 80, pourquoi la domotique n’est pas encore répandue au Bénin ? Nous ne dirons pas que la domotique n’est pas répandue, elle est bien connue et adoptée dans plusieurs pays déjà. Au Bénin, il est aisé de constater plusieurs systèmes domotiques de base déjà utilisés dans nos maisons et administrations comme le contrôle de l’allumage des lumières par détection de présence et autres. La domotique dans son fonctionnement évolué et complet, il faut le reconnaitre, n’est pas très répandue au Bénin. Cela, peut-être, parce qu’elle n’est pas encore très connue dans ses avantages à court et long termes dans toutes les installations électriques et c’est en cela que de telles interviews sont fort utiles pour démystifier la technologie, la faire accepter et adopter par les populations et nos gouvernants pour profiter des avantages compris depuis longtemps par les pays développés qui l’exploitent à grande échelle déjà. Qu’avez-vous à dire pour conclure cet entretien? C’est l’occasion de vous remercier pour cette opportunité que vous nous donnez d’apporter un peu de lumière par notre modeste connaissance, sur la domotique, cette technologie numérique qui peut efficacement participer au développement de nos pays dans un contexte où nous devons prôner l’efficience énergétique. C’est aussi l’occasion de lancer un appel à nos gouvernants pour une étude approfondie de l’impact de l’intégration de la domotique dans nos bâtiments administratifs et dans nos politiques énergétiques. Le Bénin est en pleine construction (logements sociaux, cité ministérielle, marchés modernes, grands centres commerciaux et hôtels de luxe, blocs administratifs) et nous gagnerions énormément à intégrer la domotique dans tous ces grands projets. Société 17 mai 2022


Yantannou Sarki, au sujet des pillages de ruches : « Il faut interdire la vente du miel dans les rues »
  Président de la Plateforme nationale des acteurs de la filière apicole au Bénin (Pnafa-Bénin), Yantannou Sarki dévoile des pistes pour faire face aux menaces et par ricochet protéger les consommateurs de miel au Bénin. La Nation : Quelles sont les menaces qui pèsent sur l’abeille au Bénin ? Yantannou Sarki : Je voudrais d’abord souligner que l’apiculture, c’est l’élevage des abeilles pour les services de pollinisation et les produits de la ruche. L’abeille, c’est beaucoup plus que le miel. Dans le monde, trois cultures sur quatre produisant des fruits et des semences destinés à l’alimentation humaine dépendent en partie des abeilles. Notre vie en dépend donc intimement. Mais il se fait que l’homme qui vit de l’abeille est encore son premier ennemi. Les hommes tuent sciemment les abeilles. Par exemple, les techniques de récolte de miel jusqu’à présent détruisent encore beaucoup d’abeilles. En plus, il y a la monoculture. Les abeilles ne trouvent de nourriture qu’une petite partie de l’année. Les cultures n’étant pas variées, il y a beaucoup de colonies qui meurent de faim. De par l’activité agricole, on utilise exagérément de l’insecticide. Or, ce ne sont pas tous les insectes qui sont nuisibles. Il y en a qui sont des amis des plantes comme l’abeille et les papillons. L’utilisation de l’insecticide fait donc des victimes non ciblées. Celui qui cultive le coton, la mangue, le cajou a besoin des abeilles. Mais il utilise des produits qui portent atteinte à ce transporteur gratuit de pollen. Au Bénin, on parle de plus en plus d’actes de pillage. La plateforme des apiculteurs en est-elle informée ? Nous avons constaté que depuis trois ans, il y a des individus qui nuitamment brûlent les abeilles, cassent les ruches et emportent le miel. Quand nous avons pris la résolution de monter la garde, ils ont changé de méthode. Ils viennent avec des produits phytosanitaires pour traiter les abeilles ; les tuent afin de récolter le miel pour le mettre sur le marché. Ainsi, la plupart des miels qui courent les rues sont contaminés. Les gens en seront malades et vont croire que c’est la sorcellerie. Alors qu’ils ont pris sur une longue période du miel infecté. Comment faire face aux menaces ? Il faut déjà que les apiculteurs soient eux-mêmes informés que l’abeille n’est pas utile que pour le miel mais aussi pour l’agriculture. Lorsque l’apiculteur fait savoir à l’arboriculteur qui a des plantations de mangue, de cajou, que l’abeille permet d’améliorer sa production, celui-là va comprendre qu’il sera la première victime du déclin des abeilles. Je crois qu’il ne faut pas attendre l’Etat pour sensibiliser autour de nous. L’abeille joue un rôle important pour notre sécurité alimentaire et améliore la productivité des cultures de rente. Si tous les producteurs agricoles sont informés, ils feront eux-mêmes la veille pour protéger les abeilles. Maintenant, à notre niveau, nous devons nous former et améliorer le dispositif des ruchers. Il faut des ruchers modernisés. Si nous sommes d’accord qu’il faut faire des poulaillers pour des poulets de chair, il faut le faire aussi pour les abeilles. L’apiculteur doit construire son rucher. Nous devons nous demander aussi si nous contribuons aux recettes de l’Etat. Raison pour laquelle, la plateforme travaille à ce que chaque apiculteur se formalise, déclare son exploitation et paye les taxes de développement local. Une fois la formalisation faite, il faut taper du poing sur la table et interdire la vente du miel dans les rues. Le miel en vente doit être dans des contenants portant l’autorisation de l’Agence béninoise de sécurité sanitaire des aliments (Abssa). Dans ce cas, il ne sera plus question que des gens qui n’ont pas de ruche vendent le miel. La sensibilisation doit aussi aller à l’endroit des consommateurs pour qu’ils comprennent les risques qu’ils courent. Aujourd’hui, nous avons tué toutes les abeilles sauvages. Nous n’avons pour la plupart que des abeilles domestiques, qui ont des propriétaires. Alors, si vous achetez du miel chez celui qui n’est pas un apiculteur, vous payez la mort. On ne doit plus vendre du miel sans une marque autorisée. Ainsi, on sait d’où ça vient et s’il y a un problème, c’est le miel de cet apiculteur et non le miel béninois. Environnement 17 mai 2022


Législatives 2023 : Les enjeux d’un mandat de transition
A mesure que les jours passent, c’est le branle-bas dans les états-majors des formations politiques. Les législatives de janvier 2023 marquent un tournant décisif pour l’ensemble de la classe politique. Un scrutin qui s’annonce plus ouvert que les précédents, et c’est l’insomnie au sein des partis politiques. Chacun des acteurs s’est enfin approprié les diverses lois fondant la réforme du système partisan à savoir le Code électoral, la Charte des partis, voire certaines dispositions de la loi 2019-40 portant révision de la Constitution du 11 décembre. Un retour conséquent, ou une affirmation de son hégémonie sur la scène politique, est un impératif aux prochaines législatives, dernier rendez-vous électoral, avant les élections générales en 2026. Pour les partis de l’opposition, absents à la 8e législature, le défi est tout aussi grand que pour les géants de la mouvance, appelés à confirmer leur hégémonie dans l’arène, avant la grande bataille de l’année électorale. Ce scrutin législatif marquera donc la fin d’un cycle. En effet, il s’est dessiné, ces dernières années, non sans controverses, un nouveau visage du paysage politique, sous la gouvernance de Patrice Talon. Le réformateur aura réussi à laisser une empreinte indélébile sur l’arène politique. Le nombre de députés au Parlement passera à 109 lors des prochaines législatives, de quoi attiser les appétits, et le mandat à 5 ans à compter de 2026. Plus de représentants au Parlement sous-entend une maitrise du terrain, un renforcement de son ancrage, et surtout une place à la table des négociations avant la fin de l’ère Patrice Talon. C’est dire qu’au-delà du crédit de parrainage qu’offriront ces législatives aux partis politiques qui en sortiront vainqueurs, une présence au Parlement est un enjeu de taille surtout qu’il s’agit d’un mandat de transition, où tout peut se jouer. Dans l’intérêt général Les acteurs ont d’ailleurs pris la mesure de l’enjeu, et en dépit des appréhensions des uns et des autres, chacun y met du sien pour une participation active. En témoignent les rencontres et la mobilisation autour de l’élaboration de la Liste électorale informatisée (Léi) qui servira de support au scrutin, de même que les échanges avec le médiateur de la République. A ces occasions, la classe politique, toutes tendances confondues, a répondu à l’appel. Un symbole qui contraste avec les contestations et autres violences enregistrées lors des élections, ces dernières années. « Les discussions entre le médiateur de la République et ses invités se sont déroulées dans une ambiance conviviale, empreinte de courtoisie et de respect mutuel. A l’issue des travaux, il tient à exprimer toute sa gratitude à tous les partis politiques pour leur disponibilité, leur sens d’écoute et de responsabilité, ainsi que leur engagement pour la paix et la concorde nationale», a-t-on lu dans le communiqué qui a sanctionné les échanges avec les 14 partis politiques ayant répondu à l’appel sur les 16 invités. Il est également noté que les préoccupations et recommandations exprimées par les partis politiques au cours de ces échanges seront transmises sous forme d’un plaidoyer aux institutions concernées. C’est une évidence que janvier 2023 marquera aussi la fin d’un cycle de violences électorales. Mieux que par le passé, où les contestations ont pris le pas sur le dialogue, du fait des réformes politiques, le paysage s’est apaisé et le sera sans doute davantage tant que les acteurs se parlent dans l’intérêt général. Les législatives de janvier 2023 portent beaucoup d’espoir. Actualités 16 mai 2022


Développement du secteur privé au Bénin : Les investissements seront intensifiés
Le gouvernement peut compter sur la Société financière internationale (Ifc) pour la mise en œuvre du Pag 2021-2026, notamment en matière de renforcement du secteur privé. A la faveur de l’atelier « Ifc Day» tenu, vendredi 13 mai dernier à Cotonou, le vice-président régional pour l’Afrique a annoncé que l’institution intensifiera ses investissements et ses services-conseils au Bénin. « La Société financière internationale (Ifc) est engagée à soutenir le Programme d’action du gouvernement (Pag 2021-2026), en intensifiant ses investissements et ses services-conseils », a affirmé, vendredi dernier à Cotonou, Sérgio Pimenta, vice-président régional de l’Ifc pour l’Afrique. C’était à l’occasion de l’atelier sur le renforcement du secteur privé au Bénin «Ifc Day » qui a regroupé des représentants du gouvernement, des hommes d’affaires et des directeurs sectoriels d’Ifc en charge des infrastructures, de l’industrie manufacturière, de l’agroalimentaire, des services et des industries financières en Afrique. Les échanges avec le gouvernement et les chefs d’entreprises devraient permettre d’aligner la stratégie de l’Ifc sur la vision de développement du pays et les besoins spécifiques du secteur privé. « Il est essentiel pour le Bénin de mettre en place les conditions favorisant le développement d’un secteur privé fort, dynamique et créateur d’emplois en vue de renforcer davantage la résilience du Bénin aux chocs extérieurs, dans le contexte actuel de la pandémie de Covid-19 et du conflit en Ukraine dont les répercussions exercent de nouvelles pressions sur l'économie mondiale », estime M. Pimenta. « Pour ce faire, affirme-t-il, l’Ifc entend accompagner un certain nombre de projets dans des secteurs clés pour l’économie béninoise, notamment l’agroalimentaire, le tourisme, les infrastructures et les marchés financiers, lesquels visent notamment à tirer parti des opportunités offertes par la révolution numérique dont l’importance a été mise en lumière par la pandémie et les partenariats public-privé. ». Un accent sera mis sur les groupes sous-représentés, en particulier les micro, petites et moyennes entreprises (Mpme) détenues par des femmes et les jeunes. Les réformes et les ambitions du gouvernement à court et moyen termes ont été exposées à la délégation à travers la présentation du Pag II et de divers projets. Il en ressort que des mesures incitatives, des facilités d’implantation et de procédures administratives, des infrastructures et des services particuliers sont mis à la disposition des investisseurs, particulièrement dans les Zones économiques spéciales (Zes). Celle de Glo-Djigbé qui a suscité l’admiration de la délégation de l’Ifc, vise une transformation profonde du tissu industriel béninois, à travers l’installation d’un parc moderne de promotion des chaînes de valeur : coton, karité, soja, cajou, ananas, etc. Avancées et défis Romuald Wadagni, ministre d’Etat, chargé de l’Economie et des Finances, a réaffirmé la détermination du gouvernement à améliorer le climat des affaires au profit des entreprises du secteur privé et particulièrement en faveur des Mpme, elles qui occupent près de 95 % des actifs et produisent plus de 40 % de la richesse nationale. Sous l’égide de l’Agence pour la promotion des investissements et des exportations (Apiex), souligne-t-il, des avancées remarquables sont enregistrées en termes de création, de formalisation et d’installation d’entreprises, au point qu’il est désormais possible de créer son entreprise en deux heures au Bénin. Si le nombre d’entreprises créées croît de 12 à 15 % chaque année, selon l’Apiex, d’autres indicateurs de performance économique préoccupent. L’administration travaille à améliorer la compétitivité commerciale à travers les facteurs tels que le niveau de productivité, la croissance et le renforcement du capital humain. Les indicateurs de la qualité de la gouvernance: l’Indice de perception de la corruption (Ipc), les indicateurs mondiaux de la gouvernance (Wgi) de la Banque mondiale, l’Evaluation des politiques et des institutions nationales (Cpia), le G20 Compact with Africa (CwA), sont au cœur des stratégies pour accroître l’attractivité de l’investissement privé, favoriser les politiques d’insertion sociale et d’équité et améliorer la stabilité politique et économique. La délégation de l’Ifc se dit satisfaite des échanges qui augurent d’un nouvel élan dans les relations entre le Bénin et la Société financière internationale qui soutient déjà les entreprises par la mise en place des lignes de partage de risques avec des banques locales pour faciliter l’accès au financement. Elle comprenait, entre autres, Aliou Maiga, directeur régional pour l'Afrique de l’Ouest et centrale ; Manuel Reyes-Retana, directeur régional pour les institutions financières, Linda Munyengeterwa, directrice régionale pour les infrastructures; Sam Dzotefe, directeur régional par intérim pour l'industrie manufacturière, l'agroalimentaire et les services et Atou Seck, directeur de la Banque mondiale pour le Bénin. Economie 16 mai 2022


15e journée de la Super Ligue pro de Football : Coton enchaine, Loto-Popo cale
La victoire du leader provisoire, Coton Fc sur Dadjè et le nul du champion en titre, Loto-Popo sont les résultats marquants de la 15e journée de la Super Ligue Pro disputée, samedi 14 mai dernier. Avec ce succès, les Cotonculteurs restent en tête du tournoi avec 33 points. Ainsi, Coton Fc se maintient en tête de la compétition. Avec comme objectif de remporter cette rencontre à domicile, Romaric Amoussou a surpris Dadjè dès la première minute. Cueillis à froid, les joueurs de Dadjè Fc vont rétablir la parité grâce à Djidonou Kossi à la 13e minute. Mais, les hommes de Victor Zvunka vont reprendre l’avantage en deuxième mi-temps. Béranger Koho va permettre à Coton Fc de marquer le but de la victoire (2-1) à la 72e minute. Avec cette nouvelle victoire, le club de Ouidah consolide sa première place avec 33 points. A Grand-Popo, Loto-Popo Football Club a été contraint au partage des points par Éternel Omniports (0-0). Après le 2-2 concédé face à Ayéma, il y a trois jours, le champion en titre n’a pu se défaire de son adversaire du jour. Avec ce résultat, Loto-Popo Football Club pourrait encore s’éloigner du podium. Signalons que battu par la formation de Dynamo d’Abomey par le score de 4-1, Adjidja Fc des Forces armées béninoises reste la lanterne rouge du tournoi après 15 journées.   Résultats du samedi 14 mai 2022 Dynamo d’Abomey – Adjidja Fc 4-1 Loto-Popo – Eternel Omn 0-0 Coton Fc – Dadjè Fc 2-1 Sports 16 mai 2022


Explications sur la cherté de la vie : Bohicon et Abomey invitées à prioriser les produits locaux
Dans le cadre de la tournée explicative, une équipe gouvernementale conduite par le ministre Alain Nouatin était, les 13 et 14 mai derniers, face aux populations de Bohicon et d’Abomey. Avec force détails, la délégation a énuméré aux populations les raisons de la cherté de la vie et les diverses mesures gouvernementales pour en réduire les impacts avant de les inviter à donner plus de place aux produits locaux. Il a été question d’entretenir les populations de Bohicon et d’Abomey sur les raisons de la cherté des produits de grande consommation et autres. Une occasion pour la délégation gouvernementale de présenter les raisons de la cherté de la vie et d’inviter les populations à prioriser les produits locaux. Si la vie coûte aussi cher au Bénin de nos jours, soutiennent les intervenants, c’est du fait de la crise mondiale dont les effets n’ont pas épargné le Bénin. Entre autres, explique Alain Nouatin, ministre de la Défense, il faut retenir la Covid-19, la guerre entre l’Ukraine et la Russie, grands pays fournisseurs des produits de grande consommation. A cela s’ajoutent les actes terroristes dans les pays voisins qui font que certains producteurs ont abandonné les terres pour venir s’approvisionner au Bénin. Ces situations ont aggravé les choses, regrette Alain Nouatin. Mais, poursuit-il, le gouver-nement a pris des mesures d’anticipation qui permettent d’atténuer les effets de la crise afin que les poches des populations ne subissent pas trop la pression. Entre autres, il a cité les subventions accordées aux entreprises pendant la crise de Covid-19, la subvention des produits de forte consommation, les mesures pour renforcer la production locale, l’exonération de certaines taxes et récemment la décision de relèvement du Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) et celle visant à améliorer les salaires. Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères, soutient son collègue de la Défense en notant que le gouvernement travaille à réduire les effets douloureux de la crise mondiale sur la population béninoise. La subvention des produits pétroliers de cinq milliards de francs Cfa par mois est passée à dix milliards, ajoute-t-il. Et c’est bien cette subvention qui a permis aujourd’hui de ne pas avoir le gasoil à la station à 1 200 ou 1 500 francs. Et l’essence à 1 000 francs le litre comme c’est le cas dans certains pays. La subvention des intrants agricoles en vue de la cession à un prix abordable aux producteurs, a fait que le Bénin dispose de stocks contrairement à certains pays où les prix ont doublé. Priorité à la consommation locale Si ces différents appuis sont accordés aux producteurs, il faut bien que ces intrants servent à la production locale pour qu’au temps des récoltes, ce soit les consommateurs béninois qui en jouissent, laisse entendre Alain Nouatin. Il a fait constater que les producteurs sont sous une forte pression des acquéreurs étrangers pour prendre ces produits. La même pression se fait constater sur les produits vivriers, d’après l’ancien ministre Lazare Sèhouéto qui trouve paradoxal que les produits agricoles qui accroissent d’année en année au Bénin coûtent aussi cher sur le marché local. Alors, la seule solution, à en croire les autorités présentes, c’est que la priorité devrait être à la consommation locale, au regard des efforts fournis par le gouvernement pour appuyer les producteurs. L’accent est ainsi mis sur la nécessité pour les Béninois de transformer les menaces et autres difficultés de l’heure en opportunités. Abondant dans le même sens, Hervé Hêhomey, ministre des Transports et des Travaux publics, fait observer que la cherté de la vie est plus grave ailleurs qu’ici. Patrice Talon et son équipe ont procédé à des exonérations et subventionné des produits de grande consommation. A la date d’aujourd’hui, plus de 130 milliards de francs Cfa sont déjà débloqués pour soulager les populations face à cette crise, récapitule-t-il. Innocent Togla, secrétaire général adjoint du ministère de l’Agriculture, ira dans les détails, pour ce qui concerne le domaine agricole. Le représentant du ministère du Commerce et de l’Industrie, Rafiou Tchalla, donne quelques exemples pour illustrer les efforts du gouvernement. Malgré cette crise économique mondiale, les projets prévus par le Pag2 du président Talon se réaliseront en ce qui concerne Bohicon et Abomey. Benjamin Dako, a énuméré quelques-uns de ces projets pour mieux convaincre l’assistance de la volonté du gouvernement de poursuivre les efforts malgré la crise. Après les questions et réponses, les autorités présentes ont exhorté les uns et les autres à faire l’option de consommer ce que nous produisons localement pour atténuer les chocs de cette crise épouvantable. Le gouvernement, quant à lui, mettra tout en œuvre pour l’accès à l’eau potable, à l’énergie, aux espaces marchands, aux cantines scolaires, aux infrastructures routières. Pour ces séances de sensibilisation, on note autour des maires Rufino d’Almeida de Bohicon et Antoine Djedou d’Abomey, la présence des ministres Alain Nouatin, Aurélien Agbénonci et Hervé Hêhomey, des députés Gildas Agonkan, Nazaire Sado, Mama Sanni, Dominique Atchawé, Janvier Yahouédéou, Boniface Yêhouétomè, et d’autres personnalités politico-administratives comme Lazare Sèhouéto, Benjamin Dako. Actualités 16 mai 2022


5e journée des play-offs de la Ligue Pro de Basketball : Elan Coton se réconforte, Aspal Bbc cartonne
Les rencontres de la 5e journée des play-offs de la Ligue Pro de Basket-ball ont été disputées dans la catégorie des hommes le week-end dernier. Dans la conférence sud, Elan Coton Basket-ball Club s’est débarrassé de Renaissance Basket-ball Club, samedi 14 mai dernier sur le parquet du Centre communautaire Eya à Cotonou tandis que Aspal a confirmé sa suprématie dans le septentrion en allant s’imposer (88-48) aux Panthères sur leurs installations à Djougou. Elan Coton Basket-ball Club a enchainé avec sa quatrième victoire en 5 matchs en se débarrassant de Renaissance Basket-Ball Club, samedi 14 mai dernier, lors de la 5e journée des play-offs de la Ligue professionnelle de Basket-ball du Bénin dans la conférence sud. Au cours de cette confrontation qui a tenu toutes ses promesses, l’équipe de Renaissance Bbc s’est battue jusqu’à la dernière minute. Elle avait démarré la rencontre avec du rythme et de la méthode mais va perdre le premier quart-temps. La grande artillerie d’Elan Coton Bbc a eu raison d’elle avec un panier à trois points. Le score à ce niveau était de 15-18. Au deuxième quart-temps, Renaissance Basket-ball Club va réussir à s’imposer. Plus adroit et précis dans les passes et les tirs, il gagne par 16-06. Au troisième quart-temps, Elan Coton Bbc va user de son expérience pour dominer la formation de Renaissance Basketball Club (10-20). Les Blanc et Bleu d’Elan Coton Bbc profitent pour améliorer leur compteur ( 44-41). Au quatrième quart-temps, Elan Coton Bbc va conserver son avance pour l’emporter (56-59). Avec ce succès, Elan Coton Bbc conserve sa place de leader dans le classement, il est suivi par Energie Bbc. Aspac Bbc est troisième avec deux victoires en cinq sorties tandis que Renaissance Bbc qui n’a gagné le moindre match depuis l’entame des play-offs est la lanterne rouge. Dans la conférence nord, Aspal Bbc poursuit sa course en tête du classement. Il a réalisé un hold-up parfait en allant s’imposer aux Panthères (88-48), samedi 14 mai dernier à Djougou. Avec cette 17e victoire en 17 matchs cette saison, Aspal confirme sa suprématie dans le septentrion. Sports 16 mai 2022


Cinéma : Viola Davis va-t-elle incarner Tassi Hangbé dans un film ?
Dans une publication en date du 11 mai 2022, la créatrice du Podcast Cinéma Raconté,
Marvine Oumeyouti a annoncé que l’actrice américaine Viola Davis va incarner Tassi Hangbé dans le film The Woman King qui sortira en octobre 2022. L’équipe de fact-checking de La Nation a vérifié pour vous. La fièvre observée ces derniers jours au sujet de la statue « Amazone » attribuée par les internautes à la reine Tassi Hangbé, s’est étendue dans le milieu du cinéma. Marvine Oumeyouti a saisi l’occasion pour faire une annonce. « Je voudrais juste vous annoncer que l‘actrice américaine Viola Davis va incarner un personnage inspiré de Tassi Hangbé dans le film WOMAN KING qui sortira en Octobre 2022 si tout va bien ! », a-t-elle publié sur son compte Facebook le 11 mai 2022.   Cette annonce qui a été partagée une vingtaine de fois et généré 116 réactions dans la soirée du 11 mai 2022 n’a pas tardé à alimenter la polémique sur la toile. Des approbations, il y en a eu. « Hâte de voir. Bonne nouvelle », a laissé en commentaire Igor Houngbadji, un des abonnés. Mais des rectifications, il y en a eu aussi, notamment de la part de Cornelia Glèlè, cinéaste, blogueuse cinéma et créatrice du premier Festival international de films de femmes de Cotonou qui se tient tous les deux ans dans la capitale économique du Bénin. « Oui, Sony a produit un film qui a pour titre The Woman King. Non, Violas Davis ne joue pas Tassi Hangbé, mais Nanisca, une cheffe guerrière. C’est un film de fiction et non un documentaire », a réagi la cinéaste qui, selon nos informations, a travaillé sur le film.   Cette réaction de Cornélia Glèlè a suscité une précision de l’auteure de l’annonce. « Je n’ai pas dit que Viola Davis est Tassi Hangbé. Elle incarne un rôle inspiré d’elle », martèle à son tour la créatrice du Podcast Cinéma Raconté Marvine Oumeyouti, avec qui l’équipe de Fact checking a aussi échangé.    

Ce qu’il faut savoir de ce film

Viola Davis va-t-elle incarner Tassi Hangbé dans un film ? Le film n’est pas encore disponible. C’est annoncé pour le 16 septembre 2022 pour la région américaine et 5 octobre 2022 en France, date valable pour l'Afrique francophone . Mais les recherches avancées effectuées par l’équipe de Fact checking de La Nation permettent d’avoir quelques précisions. « Une épopée historique inspirée des événements réels qui se sont déroulés dans le royaume du Dahomey, l’un des royaumes les plus puissants d’Afrique aux 18e et 19e siècles », annonce Imob, l’un des catalogues de films et de séries les plus connus au monde. Dans un article en anglais, publié le 11 mai 2022 et relayé sur Tweeter, Empire Magazine donne une idée du film. « Pour la prochaine épopée historique de Gina Prince-Bythewood, The Woman King, Davis assume le rôle principal jouant Nanisca, générale de l’armée entièrement féminine des vraies Amazones du Dahomey », renseigne la publication qui a été commentée par la suite par Viola Davis elle-même : « Wooooohoooo !!!! Agojié !!! ».   [embed]https://twitter.com/violadavis/status/1524483435015770113?t=cDpGtWdjGENB_gxYktYiLA&s=19[/embed] L’actrice américaine Viola Davis, que d’aucuns surnomment « la dure à cuire » pour son rôle dans ce film en parle sur son compte Twitter qui compte près de 1,9 million d’abonnés. « Je suis profondément honorée et ravie de donner vie à cette incroyable histoire de ces guerriers. Préparez-vous pour The Woman King, exclusivement dans les salles de cinéma cet automne », a annoncé l’actrice dans un tweet le 1er février 2022, suscitant plus de 83 400 réactions, et 13 700 retweets. [embed]https://twitter.com/WomanKingMovie/status/1488565210562453505?t=uT_8r5MM5L_ZJjY8vew8Yg&s=08[/embed] Un compte Twitter est aussi dédié à cette production cinématographique pour laquelle, selon Nytimes, « Il a fallu six ans à Davis pour réaliser, car les studios étaient réticents à soutenir un film mettant en vedette autant de femmes noires ». Les premières rares images du film que l’on retrouve sur quelques médias spécialisés, présentent Nanisca de Davis au premier plan, flanquée de compagnons guerriers joués par Lashana Lynch et Sheila Atim (plus récemment vue jouant un sorcier dans Doctor Strange In The Multiverse Of Madness). Selon les propos rapportés par Empire Magazine, Prince-Bythewood dit avoir « l’intention de créer un ensemble des acteurs les plus dopants de ce moment de toute la diaspora ». Le suspense continue par rapport à son contenu, le film n’étant pas encore sorti.

Verdict

The Woman King n’est pas un biopic (film retraçant la vie d’un personnage célèbre) de la reine Tassi Hangbé. Ce n’est pas non plus l’histoire du royaume du Dahomey qui y est relaté. Cependant, il fait allusion à cette armée de femmes, les amazones. Il faut attendre la sortie du film pour découvrir en réalité le contenu. Actualités 13 mai 2022


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