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Nouvelles

Exposition Art du Bénin : des artistes visuels et sculpteurs en parlent
Qu’ils soient dans le « In » ou le « Off » de l’exposition publique diptyque, c’est pratiquement le même sentiment qui les anime. Les artistes contemporains béninois sont heureux de voir une partie des trésors royaux revenir sur leur terre et exposés au public dans un lieu assez symbolique qu’est la présidence de la République. A côté, l’exposition d’art contemporain leur donne beaucoup plus de visibilité mais surtout de l’espoir quant à la volonté politique de promouvoir le secteur, et ils en sont ravis. Six d’entre eux expriment ici leurs impressions. Ponce Zannou, artiste plasticien et sculpteur « Le retour de nos trésors royaux est triomphal. Béhanzin l’aurait voulu plus tôt. C’est avec joie que nous accueillons ces œuvres qui reviennent sur leur terre; la terre qui les a vues naître; leur terre de prédilection. Du coup, je suis très fier et je remercie tous ceux et celles qui ont effectué les démarches nécessaires afin que ces œuvres nous reviennent. C’est d’abord une volonté politique et de cette volonté est née la présente exposition publique diptyque. Elle permet que le peuple béninois ait conscience de notre métier, et elle nous donne plus de visibilité que par le passé. Donc, non seule-ment l’exposition est pour nous un ouf de soulagement, mais elle nous offre également un temps de réflexion, un questionnement puisque nous devons nous interroger sur le parcours intermédiaire, c’est-à-dire entre le temps passé et ce que nous faisons aujourd’hui. Qu’est-ce que ce serait si on connaissait tout ce temps-là ? Donc, il y a eu une coupure à un moment donné et bien qu’il y ait des œuvres qui restent, l’arrivée et l’engouement que suscitent ces œuvres nous donnent plus à réfléchir et ça nous met dans une nouvelle conscience culturelle, une nouvelle conscience artistique. » Dominique Zinkpè, artiste plasticien et sculpteur « Il faut reconnaître qu’il y a eu un engagement politique très fort qui a permis de ramener une partie des œuvres de nos ancêtres. Ça a été long mais on peut célébrer ça actuellement. On le vit au quotidien et même l’argument qui était mis en avant où on nous disait : oui les œuvres on sait très bien d’où elles viennent mais vous ne pouvez pas les prendre parce que vous ne sauriez les entretenir autant que nous. Mais de quoi nous parle-t-on ? Comment peut-on imaginer que ceux qui ont créé leurs œuvres ne sauront plus les garder ? Pour moi, ce sont des arguments futiles, et heureusement qu’aujourd’hui, il y a eu une meilleure compréhension des choses et une volonté des deux parties et des autres acteurs impliqués. Ce qui a conduit à une belle première expérience de restitution. On ne peut que s’en féliciter et les négociations pourraient continuer pour qu’on en ait d’autres parce que les œuvres doivent retrouver leur place… J’ai remarqué qu’il y a un grand engouement autour de l’exposition en cours et les Béninois sont fiers de se redécouvrir à travers l’histoire de ces œuvres. C’est vraiment sublime et l’intelligence la plus forte encore des organisateurs, c’est d’y associer les artistes contemporains pour mettre en dialogue ce qui se faisait avant et ce qui se fait aujourd’hui. Ça donne une belle harmonie d’exposition assez importante que le Bénin n’a jamais réussi à faire. C’est pour le bonheur de notre peuple, de notre pays et moi en tant que plasticien, je ne peux que la célébrer. Je suis heureux de remarquer que tout ça est fait en bonne intelligence et qu’il y a une grande volonté de parta-ger l’art de nos ancêtres et l’art contemporain avec nos concitoyens. Avec l’exposition diptyque, nous sommes arrivés à un niveau supérieur en termes de qualité de travail : installations, scénographie, etc. L’intelligence de ce projet, moi je la sublime tous les jours… Souvent, pour honorer nos ancêtres artistes, c’est au palais royal que ça se faisait. Présentement, les œuvres sont arrivées au Bénin et c’est au palais présidentiel qu’elles sont célébrées. Je pense que l’intelligence est belle puisque le système politique a changé. De plus, il est rare de voir, de nos jours, des artistes plasticiens exposer au palais présidentiel. Je trouve que ça nous fait grandir, ça nous fait honneur et ça nous donne plus de visibilité auprès du peuple béninois et africain. Donc, c’est beau, c’est fort, c’est intelligent… » Laeila Adjovi, artiste visuelle « Je suis particulièrement contente de participer à la cause des restitutions. Je suis également très contente que le Bénin soit en pole position et j’espère vraiment que c’est le haut de l’iceberg, le début de quelque chose. Là, on est au début de la route et je fais confiance au gouvernement pour continuer à la fois à accompagner les artistes contemporains mais aussi vraiment se poser des questions de fond sur la valorisation de notre patrimoine et de notre cul-ture. Pour avoir exposé dans plusieurs pays européens, américains et africains, je dirai que l’exposition que nous avons en ce moment au palais de la Marina est de très haut niveau, y compris si on inclut les standards internationaux. C’est une exposition qui n’a rien à envier à ce qui se ferait au Tate Modern ou au Quai-Branly… Donc ici, on n’a rien à envier à des institutions internationales. Que ça soit en termes de sélection des œuvres des artistes contemporains, de scénographie (qui est absolument magique), les nocturnes, etc., cette exposition est réussie. Je pense que n’importe quel artiste international serait fier d’y participer parce que ça fonctionne ! » Claudine Dan, artiste peintre « Pour une première au Bénin, je trouve que l’exposition est très bien installée. J’ai eu l’occasion de voir les trésors royaux au musée Quai-Branly à Paris. Au palais de la Marina, je trouve que la scénographie, les installations, etc. sont de très haut niveau. La qualité de l’exposition est à la hauteur de ce que j’ai vu ailleurs. On n’a rien à dire sur ce point ; on n’a rien à envier à ce qui se fait sous d’autres cieux. C’est une bonne occasion pour les Béninois, surtout la jeune génération, d’être sensibilisés à l’art. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les ateliers peintures avec les enfants sont bien conseillés pour pouvoir préparer la jeune génération à cette sensibilité à l’art. S’il était possible que l’on introduise le volet artistique dans les programmes des écoles afin que les enfants puissent avoir cette sensibilité depuis leur jeune âge, ça serait génial » Frigg Toss, jeune artiste visuel et sculpteur « L’exposition publique diptyque est une aubaine en termes d’ouverture d’esprit parce qu’à travers elle, le public béninois va mieux appréhender ce qu’on appelle art en général et art africain en particulier. Et cette exposition met bien en exergue l’art béninois dans toute sa splendeur. Je ne peux qu’être fier de cela. » Cortex Asquith Sognigbé, jeune artiste visuel « Voir ces trésors royaux me permet de savoir que s’il y a plus de 130 ans, des personnes ont pensé des motifs ou taillé le bois d’une certaine façon, c’est qu’aujourd’hui, on doit être à une étape beaucoup plus évoluée pour montrer qu’effectivement on est parti de quelque part pour arriver à un niveau assez élevé. L’exposition publique diptyque, ça parle du passé, ça parle du présent. C’est au bout de l’ancienne corde qu’on tisse la nouvelle. C’est une découverte pour nous en tant que Béninois de pouvoir connaître ce qui a été fait, comment ça a été fait et aussi d’apprécier l’esthétique de ce qui était fait dans le temps pour savoir en fonction de ce qui est fait aujourd’hui, s’il y a eu une certaine évolution. Donc, le dialogue créé entre le passé et le présent permet d’analyser l’évolution de l’art au Bénin avec les artistes aujourd’hui. » Actualités 21 avr. 2022


Audience à la Cour constitutionnelle : Charles Coovi et son bureau chez Djogbénou
Le bureau national de la Chambre des huissiers conduit par Charles Coovi était, hier mercredi 20 avril, à la Cour constitutionnelle. Il est allé recevoir des conseils et orientations de Joseph Djogbénou, président de la haute juridiction afin de réussir le colloque prévu dans le cadre de la 6e rencontre Afrique-Europe des huissiers de justice. Par Estelle VODOUNNOU (Stag.) En prélude à la 6e rencontre Afrique-Europe des huissiers de justice qui se tiendra du 22 au 25 mai prochain, Charles Coovi, président national des huissiers de justice au Bénin, et son bureau ont rendu visite au président de la Cour constitutionnelle. Ils y sont allés recevoir des conseils et orientations auprès de leur hôte pour la réussite de ce colloque. « Il nous a donc donné des pistes de réflexion par rapport au thème qui sera développé à cette occasion. Cette rencontre qui rassemblera chaque délégation des pays africains et de l’Europe s’articulera autour du thème : ‘’Le rôle d’huissier de justice à l’ère de la digitalisation’’ », déclare le porte-parole des huissiers de justice au terme de l’audience. Il promet avec son équipe de prendre en compte les points importants évoqués par le président de la Cour constitutionnelle pour la suite des préparatifs de ce colloque. «Nous sommes sortis satisfaits au terme des échanges. Le président de la Cour constitutionnelle a échangé avec nous sur tous les contours de l’organisation et nous avons reçu de bons conseils et orientations que nous pensons pouvoir appliquer pour la réussite de l’évènement », s’est-il réjoui. Actualités 21 avr. 2022


Traitement des eaux usées domestiques : A la découverte d’une solution innovante
Au campus universitaire d’Abomey-Calavi, un dispositif innovant de traitement des eaux usées est en expérimentation. Au bout du dispositif installé sur le site du Laboratoire des sciences et techniques de l’Eau et de l’Environnement (Lstee) de l’Uac coule une eau transparente et inodore. Sans être prévenu, le visiteur ne peut imaginer la provenance de ce liquide. Pourtant, c’est bien des eaux usées domestiques qu’il s’agit. « Les eaux résiduaires que nous traitons sont prélevées au niveau des résidences universitaires et dans quelques ménages de la commune d’Abomey-Calavi », dévoile Dr Mahomed Daouda, un des techniciens du site. Une fois ramenées sur le site, les eaux résiduaires sont versées dans un bassin anaérobie, c’est-à-dire sans oxygène. Il est rempli de sorte à alimenter le système à 200 litres par jour. Des simulations de séquence sont réalisées toutes les deux heures. Une pompe immergée permet de faire une homogénéisation. « C’est un tank d’un mètre cube qui simule les fosses septiques que nous avons dans nos ménages. Ça permet de faire un premier traitement et d’éliminer tout ce que nous pouvons voir à l’œil nu », précise le jeune chercheur. A la sortie de ce milieu anaérobie, un abattement est perceptible. Mais le liquide devra poursuivre son parcours dans des conduits pour être totalement apuré. « L’eau qui sort est de bonne qualité parce qu’il y a des bactéries anaérobie et aérobie qui en jargon facile vont manger la matière organique qui est à l’intérieur. Quand il n’y a plus à manger, les bactéries meurent. On les utilise donc pour la dégradation de la matière organique et avoir de l’eau de qualité », explique Professeur Martin Pépin Aïna, directeur du Laboratoire des sciences, techniques de l’Eau et de l’Environnement (Lstee). Ce qui retient aussi l’attention sur le site, c’est l’absence d’odeur. « C’est un système innovant en ce sens que quand vous partez des bassins aérobies, dont les fosses que nous utilisons dans nos maisons, à la sortie, vous avez toujours des problèmes d’odeur. Ici, comme vous pouvez le constater, on ne sent pas du tout l’odeur », fait remarquer l’enseignant-chercheur qui précise que le système continue d’être perfectionné « au jour le jour ». Au Bénin, en zone urbaine et particulièrement à Cotonou et Porto-Novo se pose avec acuité le problème de gestion des eaux usées domestiques. Il n’existe quasiment pas de réseaux collectifs d’assainissement. Très peu de ménages évacuent convenablement leurs eaux usées. Le reste, la grande majorité, les rejette dans la nature et les caniveaux. Cependant, dans un contexte où l’eau potable est un bien précieux qui se raréfie, d’aucuns voient très utile cette technologie canadienne, au-delà de la réduction des risques de pollution. « Cette technique va permettre de bien filtrer l’eau usée avant de la laisser dans la nature. Ensuite, l’eau potable existe en quantité limitée. Nous pouvons utiliser ces eaux usées traitées pour arroser les routes pour les travaux publics, éteindre le feu pour les pompiers, faire des cultures de contre saison, etc. », dévoile Florent Dogbalou, spécialiste de cette technologie. Une utilisation à l’échelle communautaire pourra être bénéfique pour l’Environnement et la Santé. Environnement 21 avr. 2022


2e journée des championnats seniors amateurs de handball : L’Uac enchaîne, l’As Canon se relance
Victorieuse d’Adjidja par le score de 32-28 lors de la deuxième journée des championnats seniors amateurs de handball, hier mardi 19 avril au Hall des Arts, loisirs et sports de Cotonou, l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) a réussi un coup double avant sa troisième sortie prévue pour ce jour. De son côté, l’As Canon s’est relancée en dominant Aso Tigre par le score de 35-15 après son faux pas de la première journée contre l’Uac. Les matchs de la deuxième journée des championnats seniors amateurs de handball ont été disputés, hier mardi 19 avril au Hall des Arts, loisirs et sports de Cotonou avec diverses fortunes pour les équipes en compétition. Vainqueur de l’As Canon (28-25) lors de la première journée, l’équipe de l’Université d’Abomey-Calavi a enchaîné avec sa deuxième victoire consécutive en s’imposant à Adjidja par le score de 32-28. Dans la deuxième rencontre de la journée, l'As Canon qui avait besoin d’une victoire pour se relancer a gagné son pari face à la jeune formation Aso Tigre. Dès l’entame de la partie, les joueurs de l’As Canon ont pris les premières initiatives en assiégeant le camp adverse. Alliant expérience et rigueur, ils ont dominé cette modeste équipe dans tous les compartiments de jeu. A la mi-temps, le score était de 14-7. Revenus plus revigorés de la pause, les joueurs de l’As Canon vont atomiser leurs sujets jusqu’au bout. Le score va passer de 14-7 à 35-15. La compétition va se poursuivre, ce mercredi 20 avril, avec deux grandes rencontres au programme. Après deux défaites en autant de sorties, l’équipe des Forces armées béninoises, Adjidja, battue par Assec (26-31) puis l’Université d’Abomey-Calavi (32-28) sera aux prises avec Aso Tigre. Ce match apparaît comme le duel des petits poucets du tournoi tandis que la deuxième confrontation entre l’Assec et l’Uac s’annonce comme le match de la confirmation. Avec une victoire lors de la première journée sur Adjidja, Assec va vouloir enchainer avec un deuxième succès alors que l’Uac aura à cœur de continuer sur la même lancée. Sports 20 avr. 2022


1re journée en retard de la Super Ligue pro de football : Déplacement périlleux pour Loto-Popo et Buffles ce jour
Reportées en février dernier, les rencontres de la première journée de la Super Ligue professionnelle de football du Bénin auront lieu, ce mercredi 20 avril, sur les différentes installations prévues pour le tournoi. Au nombre des matches au programme, figurent les confrontations entre les Cavaliers de Nikki et Loto-Popo Fc, champion en titre puis entre Dynamo d’Abomey et les Buffles du Borgou. Les matchs de la première journée en retard de la Super Ligue Pro de football du Bénin s’annoncent alléchants, ce mercredi 20 avril, avec les déplacements de Loto-Popo Fc et des Buffles du Borgou. Champion en titre, Loto-Popo Fc va en découdre avec les Cavaliers de Nikki tandis que vice-champion en titre, les Buffles du Borgou vont affronter Dynamo d’Abomey, le leader provisoire. En effet, après deux journées laborieuses à domicile à Grand-popo, les Loto-boys sortiront de la cité balnéaire pour aller défier les Cavaliers de Nikki sur leurs installations. Une virée septentrionale à plusieurs enjeux pour le tenant du titre qui a besoin d’enchainer avec une deuxième victoire consécutive pour engranger des points et remonter davantage dans le classement. Après sa victoire, le week-end dernier sur Djeffa, Loto-Popo Fc, 7e au classement avec 14 points, aura à cœur de remporter cette confrontation face à l’une des formations les moins classées de la compétition. Favoris dans cette confrontation, Patrick Sèdjamè et ses coéquipiers savent qu’ils n’ont pas droit à l’erreur face aux Cavaliers de Nikki, 15es avec 8 points-8. « Nous jouerons notre avant-dernier match de la phase aller de la compétition et seul un résultat positif nous permettra d’avancer dans le classement », a confié Rodrigue Fassinou, buteur lors de la journée précédente. Selon lui, ses coéquipiers sont conscients de la situation et vont donner le meilleur d’eux-mêmes afin d’arracher ces trois précieux points loin de leur base. A la même heure au stade de Goho, Dynamo d’Abomey va accueillir les Buffles du Borgou pour un duel de repositionnement entre les deux clubs. Leader provisoire avec 22 points + 4, le club de la cité historique aura envie de gagner à domicile pour se maintenir en tête du classement. Les Buffles du Borgou partent favoris dans cette partie lorsqu’on sait qu’en 6 matchs entre les deux formations, ils comptent deux victoires, trois résultats nuls contre une seule victoire pour Dynamo Abomey. C’est dire que cette rencontre entre le leader provisoire et la quatrième équipe au classement sera épique. ----------------- Programme des matchs ---------------- Mercredi 20 avril 2022 Cavaliers # Loto-Popo à Nikki As Cotonou # Js Pobè à Cotonou II Asvo #Adjidja à Adjohoun Dynamo Abomey # Buffles à Abomey Ayéma # Éternel à Pobè Coton # Djeffa à Ouidah Espoir # Béké à Savalou Panthères # Dadjè à Djougou   Sports 20 avr. 2022


Appui au développement du secteur agricole : des Sfd dotés de matériel informatique
En vue d’une production d’information de qualité sur la finance agricole, des systèmes financiers décentralisés ont été dotés de matériel, vendredi 15 avril dernier, dans le cadre du Programme d’appui au développement durable du secteur agricole (Paddsa). Quinze systèmes financiers décentralisés (Sfd) ont désormais reçu du matériel pour une information de qualité sur la finance agricole. Ces partenaires du Fonds national de développement agricole (Fnda) ont été dotés d’équipements informatiques, de logiciels spécifiques et de scanner, dans le cadre du Programme d’appui au développement durable du secteur agricole (Paddsa). «Cet appui vous permettra d’entrer en lien avec le système d’information sur la finance agricole déjà opérationnel au niveau du consortium Alafia. Ces équipements sont exclusivement destinés à la collecte, le traitement et la diffusion des données sur le financement agricole. Par cet appui, l’Union européenne renforce ainsi vos moyens d’interventions et contribue à moyen terme à l’alimentation du processus décisionnel sur le financement agricole », a souligné Mapolin Houessou, régisseur du Paddsa. En effet, ce programme de l’Union européenne vise entre autres l’amélioration de l’efficacité des mécanismes de financement du secteur. Et puisque les Sfd sont des maillons importants dans l’opérationnalisation du guichet 3 du Fnda, le Paddsa a décidé d’accroître significativement leur portée. Au nombre des axes de renforcement de capacités, il y a la formation sur les exigences des réformes intervenues dans le secteur agricole, l’opérationnalisation d’un système d’information sur la finance agricole (Sifa) puis le renforcement en moyens matériels informatifs nécessaires à l’accroissement des capacités de production de données sur la finance agricole. « Le Fnda ne s’est pas trompé en vous mettant au cœur de son dispositif d’attaque. A travers ce programme, vous avez eu une série de formations pour mieux comprendre le secteur agricole. On vous donne plus de moyens pour valoriser ce que vous faites en vue de mettre à disposition des informations capitales sur le financement du secteur agricole », a déclaré Franck Baropa, représentant du directeur général du Fnda, avant d’inviter les bénéficiaires à faire bon usage du matériel reçu. Le directeur général de l’Association professionnelle des Sfd du Bénin (Apsfd-Bénin) a tenu à remercier le Paddsa et le Fnda pour l’appui qui intervient après les renforcements de capacités sur les spécificités du secteur agricole. « Ce sont des équipements nécessaires. Pour produire les données, il faut des outils. On a besoin d’une plateforme et du matériel. Ces équipements iront aux structures de microfinance, partenaires du Fnda. C’est le personnel qui a en charge la production des données qui les exploitera le plus », a laissé entendre Ignace Dovi, directeur général de l’Apsfd-Bénin. De son côté, le Fnda rassure ses partenaires que d’autres besoins pourront être satisfaits afin qu’ils soient plus outillés à accompagner le secteur agricole. Actualités 20 avr. 2022


Menace d’inondations à Abomey-Calavi : les revers de l’occupation des exutoires
Bien que située, en partie, sur un plateau, Abomey-Calavi fait face de plus en plus à la menace des eaux en saison pluvieuse. C’est encore le cas après les pluies du week-end dernier. Mardi 19 avril 2022. Temps ensoleillé à Abomey-Calavi. Dans la cité La Victoire, aux encablures de la bibliothèque, les eaux se retirent, mais les dégâts après les pluies du week-end sont toujours perceptibles. Occupé à exposer aux rayons du soleil son matelas mouillé, Célestin Loukou peine à trouver les mots pour décrire son calvaire. Cet étudiant s’empresse de chercher son smartphone sauvé de justesse et avec lequel il a pu filmer le désastre dans la nuit profonde, entre samedi et dimanche. « Comme vous le voyez, c’est tard dans la nuit vers 2 heures du matin, que nous avons été surpris par les eaux de ruissellement. En plus de coloniser la maison, elles sont rentrées dans nos chambres. Nous étions obligés de rester sur les tables en espérant que la pluie cesse. Puis, quand la pluie a cessé, avec des bassines, nous avons évacué l’eau de la chambre », se désole-t-i, insistant sur le fait qu’il est resté piégé dans la maison pendant plus de 24 heures sans pouvoir sortir. Son voisin renchérit: « On en a marre ! ». A 200 mètres de là, dans la rue adjacente, les pieds dans des bottes, deux étudiantes regagnent délicatement leur chambre. En les suivant dans cette mare circonstancielle, on apprécie l’ampleur de ce qu’elles disent avoir vécu le week-end et qu’elles ont pris le soin aussi de filmer. «Le samedi, autour de 6 heures du matin, l’eau a envahi notre chambre. C’est ma grande sœur qui m’a sauvée», confie Gwladys Magnindé, étudiante. Ses effets, documents, vivres et vêtements sont exposés au soleil. Il n’en faudra pas plus pour qu’elle décide de déménager. «En louant la chambre il y a trois mois, on ne pouvait pas imaginer vivre un pareil scénario. Nous allons devoir quitter », ajoute-t-elle. Une menace devenue cyclique En effet, ce week-end, la partie méridionale du pays a connu plusieurs évènements pluvieux orageux. A Cotonou, les hauteurs d’eau mesurées ces dernières 72 heures avoisinent 110 mm. Déjà, beaucoup de rues sont colonisées. Pourtant, la saison pluvieuse n’est qu’à son début. Pour une ville qui s’ouvre dans sa partie Nord sur un plateau et sur des sols ferralitiques ou terre de barre, avec des possibilités d’évacuations vers le Lac Nokoué, cela devient préoccupant. « Quand il pleut à Calavi, il est difficile de circuler parce que la terre glisse. Elle contient assez d’argile qui ne facilite pas l’infiltration. Ensuite, il y a l’installation anarchique des populations qui bouchent les exutoires de l’eau. Quand on combine ces facteurs, ajoutés aux déchets qui sont jetés dans les caniveaux, on ne peut qu’assister à ce scénario », analyse Dr Théodore Adjakpa, spécialiste des risques et catastrophes. Il y a deux ans, quelques jours après sa prise de fonction, le maire Angelo Ahouandjinou a été très vite confronté à la réalité. Il indexait l’occupation des exutoires. «A certains endroits, certains habitants ont mal construit. Ils ont empêché la circulation de l’eau. Nous aurons à interpeller ces derniers », disait-il en juin 2020. Les appels au secours à l’endroit de la mairie d’Abomey-Calavi ne font que se multiplier. Maxime Adido, chef quartier de la Cité La Victoire, rassure ses administrés. « C’est une situation qu’on a toujours vécue ces dernières années. Mais actuellement, les dispositions sont prises pour réaliser un grand caniveau qui prendra en compte plusieurs rues dans le quartier et qui doit déboucher sur le grand caniveau au petit portail de l’université. Une première équipe est déjà passée. Nous avons fait le tour pour informer les riverains du démarrage imminent des travaux et des perturbations que cela va engendrer dans leur mobilité. Tout est fin prêt», déclare l’élu local. Du côté de la mairie, les dispositions sont également en train d’être prises, assure-t-on, face à la situation. Actualités 20 avr. 2022


Situation de la microfinance dans l’Umoa : 1933,5 milliards F Cfa de dépôts collectés en 2021 (Le taux de dégradation du portefeuille en baisse)
Les dépôts collectés par les systèmes financiers décentralisés en 2021 sont en hausse dans l’Umoa, selon la Bceao. En dépit de cette augmentation, le taux brut de dégradation du portefeuille s'est inscrit en baisse avec la reprise post-Covid. Les Systèmes financiers décentralisés (Sfd) de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa) ont maintenu la dynamique de croissance de leurs activités, en termes de collecte de dépôts, d’octroi de crédits et d’ouverture de comptes en faveur de leur clientèle, selon la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). Le montant des dépôts collectés par les institutions de microfinance s’est établi à 1933,513 milliards F Cfa à fin 2021 contre 1568,520 milliards F Cfa une année plus tôt, soit une augmentation de 364,992 milliards francs Cfa représentant 23,3 %, précise la fiche de Situation de la microfinance dans l’Umoa au 31 décembre 2021 publiée par la Banque centrale. La progression est notée dans tous les pays membres sauf en Guinée-Bissau où une diminution de 40,0 millions F Cfa a été relevée. L’augmentation est de 99,876 milliards F Cfa soit + 26,2 % en Côte d'Ivoire, de 69,633 milliards F Cfa soit +18,2 % au Sénégal, de 68,692 milliards F Cfa soit +29,5 % au Togo, de 44,995 milliards F Cfa soit +14,7 % au Burkina, de 40,307 milliards F Cfa soit +32,4 % au Bénin, de 37,747 milliards F Cfa soit +33,0 % au Mali et de 3,781 milliards F Cfa soit +13,9 % au Niger. En dépit de cette progression, le taux brut de dégradation du portefeuille s’est inscrit en baisse, ressortant à 7,9 % contre 8,5 % à fin décembre 2020, pour une norme généralement admise de 3 % dans le secteur. Cette situation s’explique notamment par les efforts déployés par les Etats dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 ayant favorisé la reprise des activités économiques, salue la Bceao. En 2020, le portefeuille s’était fortement dégradé en lien avec l’augmentation des crédits en souffrance du fait de la pandémie de Covid-19 qui a affecté les activités économiques. De 16 à fin 2020, le nombre d’institutions de microfinance en difficulté et placées sous administration provisoire dans l’Union est passé à 14 à fin 2021 dont 7 au Bénin, 2 au Burkina, 2 au Niger, 1 en Côte d’Ivoire, 1 au Sénégal et 1 au Togo. Encours des crédits en hausse Les dépôts à vue restent prépondérants avec une part de 57,3 % du total des dépôts, contre 21,1 % de dépôts à terme et 21,6 % pour les autres dépôts. L’épargne mobilisée par les Sfd a été constituée à hauteur de 48,7 % par les hommes, 26,9 % par les femmes et 24,4 % par les groupements. Le montant moyen des dépôts par membre s’est établi à 113 725 F Cfa après 106 924 F Cfa à fin décembre 2020, soit une progression de 6,4 %. L’épargne représente 5,1 % de celle collectée par les établissements de crédit de l’Union. Selon la Bceao, l’encours des crédits des Sfd de l’Union ressort à 1953,462 milliards F Cfa contre 1662,2 milliards F Cfa à fin décembre 2020, soit un accroissement de 356, 056 milliards F Cfa représentant 22,3 %. Cette hausse qui intervient avec la reprise progressive des activités économiques, est notée dans la plupart des pays de l’Union sauf au Niger et en Guinée-Bissau où l’encours des crédits est en baisse. Pour l’ensemble du secteur de la microfinance, l’encours des crédits octroyés représente 7,1 % de celui des établissements de crédit de l'Union. Les crédits à court terme représentent 51,8 % de l’ensemble des concours accordés par les Sfd, contre 31,7 % pour les prêts à moyen terme et 16,5 % pour les prêts à long terme. La clientèle masculine des Sfd a bénéficié de 53,6 % des crédits. La clientèle féminine et les groupements bénéficient respectivement de 21,5 % et 24,9 % des financements. L'encours moyen des financements des Sfd par membre est passé de 108 893 F Cfa en 2020 à 114 898 F Cfa à fin décembre 2021, soit une augmentation de 5,5 %. Economie 20 avr. 2022


Prorogation du délai d'enrôlement au Ravip : Cyrille Gougbédji s’explique
Au cours d'un point de presse, vendredi 15 avril dernier, dans les locaux de la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication, Cyrille Gougbédji, gestionnaire mandataire de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) a évoqué les raisons de la prorogation de l’opération de régularisation des résidus devant figurer sur la Liste électorale informatisée (Lei) dans la perspective des législatives de 2023. Estelle VODOUNNOU (Stag.) L’opération de régularisation des résidus pour les inscriptions sur la Liste électorale informatisée (Lei) prévue pour s’achever le 16 avril dernier, est prorogée au 22 avril. Cette prorogation se justifie par le manque d’engouement de la population au début de l'opération et le bilan très peu satisfaisant. C’est ce qu’a expliqué aux médias, Cyrille Gougbédji, gestionnaire mandataire de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip), lors d’un point de presse tenu vendredi 15 avril à la Haac. « Quand on lance une opération dans notre pays, les gens attendent le dernier délai pour prendre d’assaut les lieux et créent une affluence difficile à maitriser», constate-t-il. A l’en croire, cette prorogation est la dernière chance pour les retardataires. La date du 22 est en effet le deadline pour l’atteinte des objectifs fixés. A cet effet, il sera mis à la disposition des populations une application de consultation de la liste pour leur permettre de consulter à distance et avoir des précisions sur leurs postes de vote. Sur cette liste, indique le gestionnaire mandataire, seuls les potentiels électeurs qui ont satisfait aux exigences du Ravip verront leurs noms. Néanmoins, ceux qui ont fait le Ravip et qui n’ont pas pu faire le déplacement pour la correction de leurs données dans le cadre de cette opération verront leurs noms affichés dans la localité qu’ils ont déclarée comme lieu de résidence pendant qu’ils ont fait le Ravip. Ce serait donc, à l’en croire, un affichage par défaut. Pour la satisfaction de la population et l’atteinte de l’objectif fixé, le gestionnaire mandataire de l’Anip a fait part des dispositions prises pour contrer toutes sortes de corruption et de fraude. Pour lui, il ne s’agit pas actuellement de forcer la main aux agents enrôleurs pour prendre les enfants. La présente opération concerne les citoyens en âge de voter qui n’ont jamais participé aux processus électoraux mais qui ont fait le Ravip ou qui n’ont jamais fait le Ravip. Il ne s’agit pas alors d’un grand Ravip lancé. Le second détail qu'il a évoqué concerne les dispositions que doivent prendre les citoyens contre toute corruption au niveau des agents enrôleurs. « Nous avons reçu quelques bruits ces dernières heures selon lesquels, à Parakou, certains enrôleurs exigent de la population de l’argent avant de les enrôler. Si cela est vrai, je demande que des plaintes soient portées contre ces agents. Ils seront traités comme les indélicats », recommande l’autorité de l’Anip. Il martèle qu’il est interdit de demander de l’argent chez quiconque pour le faire enrôler. Par ailleurs, la bonne nouvelle pour les enfants, est qu’après le 22, ils ont la chance d’être pris en compte pour l’enrôlement, grâce à l’appui de la Banque mondiale. Actualités 20 avr. 2022


Protection de la femme au Bénin : L’Inf, pour le bonheur des victimes de violences
L’Institut national de la femme (Inf) se fait mieux connaître des populations. C’est à travers l’organisation d’une causerie-débat sur le thème «Institut national de la femme. Tout sur l’assistance juridique et judiciaire », ce mardi 19 avril à Cotonou. Plus qu’un gardien des victimes des violences basées sur le genre, l’Institut national de la femme (Inf) se positionne comme leur protecteur, leur secours. Instrument de promotion du leadership féminin, il est en amont et en aval de la lutte contre les infractions commises à raison du sexe au Bénin. Mais ses missions ne sont pas véritablement perçues de tous. C’est ce qui justifie l’organisation d’une causerie-débat, ce mardi à Cotonou. L’objectif est de permettre à toute la population de mieux cerner son importance, sa mission, ses attributions. Sa mission est grande et diversifiée. « Au-delà de la femme béninoise que cet organisme public à caractère social et scientifique est appelé à protéger et à promouvoir, c’est toute la société qui bénéficie de ses actions, car le bien-être de la femme détermine le bonheur de la société et une nation qui abandonne une seule femme en détresse est vouée à la perte et s’enlisera indéfiniment dans le sous-développement », assure Claudine Prudencio, présidente de l’Inf.« Ce sont donc toutes les couches sociales, toutes les catégories socioprofessionnelles, toutes les classes au sein de notre peuple qui sont bénéficiaires de la mission que le président de la République, Patrice Talon a assignée à l’Inf qui est un produit de sa lucidité politique, de sa clairvoyance sociale », apprécie-t-elle. Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, voit à travers l’Inf l’amorce d’un tournant historique pour le Bénin en matière de protection de la femme. L’institut vise, entre autres objectifs, à donner des orientations stratégiques et à proposer des outils techniques pour la formulation, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques, stratégies, plans…, en vue de la protection et de la promotion des femmes et des filles au Bénin. Au nombre des attributions, il est appelé à dresser un état des lieux sur toutes les formes de violences et plus généralement toutes les formes de discriminations à l’égard de la femme et de la fille et à initier des études et recherches en la matière. Conscients de leur mission Ses responsables sont bien conscients des attentes du pays. « A l’Institut national de la femme, nous nous sommes attelés à avoir une juste compréhension de notre mission, nos attributions, nos objectifs à court, moyen et long termes et surtout des attentes du président de la République et des aspirations des Béninoises et Béninois sur la condition féminine. Notre mission est claire, cohérente et multidimensionnelle. Elle a des composantes politiques, économiques, sociales, culturelles », développe Claudine Prudencio. Les facettes de l’Inf reposent également sur le droit dans toutes ses dimensions. Huguette Bokpè Gnacadja, secrétaire exécutive dudit institut, dévoile ses attributions en matière d’assistance juridique et judiciaire. « L’Inf a le devoir de pouvoir assister les victimes en matière de travail ou d’une discrimination spécifique. Il s’intéresse aux infractions liées aux violences basées sur le genre, aux violences sexuelles, au viol, au harcèlement sexuel ordinaire, au harcèlement sexuel sur une apprenante, aux violences patrimoniales, psychologiques». Il assiste les personnes ayant besoin d’aide, mais ne s’occupe pas des cas de divorce, sauf lorsqu’une violence intervient en la matière. Selon Véronique Tognifodé, le chef de l’Etat a vu juste en mettant en place ce modèle (Inf : Ndlr), qui prend en compte toutes les failles du passé. Elle exhorte tout le monde à œuvrer en faveur de la protection de la femme: «La protection de la femme n’est pas seulement une lutte qui concerne l’Institut national de la femme ou le ministère des Affaires sociales. Tout le monde doit se sentir concerné. Chacun doit prendre à cœur la cause de la protection de la femme », lance-t-elle. Actualités 20 avr. 2022


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