La Nation Bénin...
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« Pascal Irénée Koupaki l’énigme ». Cet ouvrage est à lire, depuis le jeudi 24 janvier dernier sous la plume d’Anique Djimadja. 220 pages d’écriture avec quelques déclarations marquantes de l’homme, pour tenter de faire tomber les a priori sur cet acteur politique béninois et surtout présenter son parcours.
Anique Florence Djimadja révèle Pascal Irénée Koupaki (Pik) à ses lecteurs. C’est le moins qu’on puisse dire quand on parcourt les pages de son ouvrage sur l’homme. La sociologue et communicatrice passionnée désormais par la biographie des personnalités signe son premier ouvrage dans ce genre en jetant son dévolu sur Pascal Irénée Koupaki. Ce dernier n’est vraiment pas une énigme pour les Béninois et d’autres aussi qui l’ont vu à l’œuvre l’ont observé et se sont fait leur religion à son propos. L’auteure s’est sans doute livrée elle-aussi à ce même exercice. Mais, bien plus que d’autres, elle a eu le mérite de plus s’intéresser à lui. Un cadre qu’on confesse émérite, un dirigeant dit exemplaire, une personnalité sobre, probe et marquée par la rigueur, la ponctualité et la conscience. Le fin technocrate de 68 ans, Anique Djimadja en a fait un objet de curiosité qu’elle livre dans une critique ni malveillante, ni dithyrambique. Elle relève son parcours d’un style enjoué, révèle des facettes peu connues de lui, se veut laudatrice par endroits, sans perdre de vue l’objet de son écriture. Son analyse est objective, parfois sévère sur cet homme qui se laisse peu découvrir, cachotier à la limite sur son intimité.
Mais, ce sexagénaire comparé à d’autres est un homme bien. « Un homme d’Etat, le seul à avoir en toute humilité fait son mea culpa au peuple béninois, non pas parce qu’il était coupable de quelque chose, mais juste par le sentiment de n’avoir pas pu voir le Bénin décoller malgré tous les efforts fournis en son temps ». Observatrice, spectatrice et témoin privilégié aussi, l’auteure a bien vu des scènes avec et autour de cet homme qui ne l’ont pas laissée de marbre. Si elle a décidé d’ouvrir son ouvrage par l’inédite rencontre qu’elle a eue avec cet « homme coincé» dans un ascenseur, ce n’est pas par hasard non plus. Elle se proposait de le livrer nu à la lecture de ceux qui en viendraient à feuilleter ses pages. L’ouvrage est structuré en 22 petits titres charpentés autour de quatre chapitres qui partent de la rencontre entre l’auteure et le sujet de sa plume à une rétrospective sur la campagne électorale de 2016 avant de jauger le Koupaki du Nouveau départ pour chuter sur l’homme entre apparat, apparence et appareils.
Un exercice courageux !
Pour se lancer dans un tel exercice et le réussir, il faut du courage, admet le directeur des arts et des livres, Koffi Attedé. Courage également reconnu et sans doute apprécié par les membres du gouvernement, les acteurs politiques et autres hautes personnalités comme Bruno Amoussou, témoins du lancement de l’ouvrage.
Le langage est élégant mais simple. Il se laisse lire avec une structuration plutôt simple, sans fioritures, ce qui facilite davantage la lecture. On découvre un Pik sous mille facettes. Du cadre émérite au ministre adulé, rigoureux et peut-être trop rigoriste, l’homme politique avec un discours en avance sur son temps, le chantre de la ''Nouvelle conscience'' dans le champ électoral avec un chant peu ordinaire, l’homme politique incompris, l’ami vilipendé, le serviteur livré à la critique populaire… Cet homme dont l’histoire suscite admiration et intrigues est tout de même un citoyen qui a sa marque, sa vision et son approche de chaque situation.
Inquisitrice par endroits, Anique Djimadja, à travers son œuvre, ne dit pas certes tout de Pik, mais le dévoile tout de même. « J’ai perçu un bon sujet de curiosité », dira l’auteure elle-même au lancement. Le lecteur, lui, découvrira au-delà de cette curiosité, l’envie de rendre témoignage à un homme singulier qui, malgré ses défauts, reste un modèle perfectible. C’est à peine si elle ne demandait pas de dupliquer Koupaki en quelque onze millions de modèles et de les déverser dans le pays. Et, c’est là, l’une des faiblesses majeures de l’ouvrage. La démarcation entre l’auteure et la militante de la Nouvelle conscience devient parfois difficile entre les lignes. Les deux actrices se confondent à une Anique trop ‘’pikiste’’ qui se croirait encore sur sa fiche de campagne pour l'élection présidentielle de 2016. Le père Maurice Hounmènou, le préfacier, reste lui convaincu que « l’on ne peut entrer dans l’esprit de cette magnifique œuvre et dans les méandres de la personnalité de Koupaki si l’on méconnait la profondeur de sa culture intérieure ». Plus loin, il reconnaitra aussi que sans iconoclasme de mauvais aloi, « Anique assume d’emblée la pertinence de l’idéologie défendue par Koupaki ». Quand on a fini de parcourir ces lignes, on dort moins ignorant sur le parcours et la vie de cet ancien professeur de mathématiques, qui a été un brillant élève de la série C, mais aussi un sportif non moins excellent.

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, semble ne pas apprécier l’absentéisme au sein de son institution. A l’occasion de la cérémonie de présentation de vœux du nouvel an, vendredi 25 janvier dernier, il a dénoncé les agents indélicats et les a exhortés au respect des règles de l’administration publique béninoise.
La Cour suprême n’est pas exempte de certains maux qui gangrènent l’administration publique béninoise. Certains agents cultivant ces tares au sein de la haute juridiction ont été dénoncés, vendredi 25 janvier dernier, par le président de l’institution, Ousmane Batoko, à la faveur de la cérémonie d’échange de vœux de nouvel an. Le président de la Cour suprême n’est pas allé du dos de la cuillère pour fustiger les retards quotidiens et les absences répétées au service de certains de ses collaborateurs. « Certains se sont même octroyé des jours hors-Cour en semaine ; d’autres font des déplacements à l’intérieur du pays, voire à l’extérieur, sans autorisation », dénonce Ousmane Batoko. Pis, poursuit-il : « des bureaux sont transformés en salle d’information et de consultation juridiques sur des dossiers pendants devant la Cour ; des dossiers juridictionnels sur lesquels on ne donne aucun souffle ni frémissement pendant plusieurs mois, voire des années durant ; des cadres ou des agents qu’on ne trouve presque jamais à leur poste…. ». Le président de la Cour suprême dit avoir cité ces quelques cas à travers lesquels il espère que chacun des concernés va se reconnaître pour changer de comportement.
Pour ce faire, Ousmane Batoko exhorte tous ses collaborateurs à faire preuve de perspicacité et davantage de responsabilité tout au long de cette année 2019. « Nous ne venons pas au service par plaisir. Nous sommes venus pour travailler. Chacun est utile et nécessaire, du plus petit au plus grand », insiste le président de la Cour suprême. « Certes, les habitudes sont difficiles à abandonner, mais si nous en prenons conscience et que nous nous engageons à nous en débarrasser, nous y parviendrons. C’est ce à quoi je vous convie, mesdames et messieurs, les membres et personnels de la Cour », souligne-t-il. Pour lui donc, ce n’est qu’à cette seule condition que le combat pour une justice béninoise, efficiente, efficace et plus proche du justiciable sera gagné à la Cour suprême. Il assure de jouer sa partition, notamment pour l’amélioration des conditions de vie et de travail à la Cour suprême. Ousmane Botako rappelle que c’est dans ce cadre qu’il a pris le 21 décembre 2018, une ordonnance pour mettre en place un comité technique chargé d’étudier les modalités de revalorisation du régime salarial des magistrats et du régime indemnitaire du personnel civil et militaire non magistrat. « Si ces régimes doivent être revus, avantageusement, nous devons le mériter. Engageons-nous donc dans cette perspective pour répondre avec efficacité à ce à quoi la nation nous a commis », invite le président de la Cour suprême. Il n’a pas manqué, par ailleurs, de féliciter le personnel de la haute juridiction pour les résultats obtenus en 2018. Ces résultats sont passés en revue, au début de la cérémonie, par le président de la Chambre administrative de la Cour suprême, Victor Adossou.
L’autre temps fort de la cérémonie de présentation de vœux a été la distinction de certains magistrats de la Cour suprême admis à faire valoir leurs droits à la retraite. Le président de la Cour suprême compte sur le chef de l’Etat pour que le vide créé par ces départs soit comblé, voire étoffé pour la bonne marche des activités au niveau de la haute juridiction.

Les acquéreurs de biens immeubles des promoteurs de la structure illégale de collecte d’épargne et de placement d’argent Icc-Services sont dans le collimateur du procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), Gilbert Ulrich Togbonon. Celui-ci entend les poursuivre de même que leurs co-auteurs et complices devant la justice.
Le procès de l’affaire des structures illégales de collecte d’épargne et de placement d’argent Icc-Services se poursuit à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) à Porto-Novo. A l’entame de l’audience du vendredi 25 janvier dernier, la vingt-cinquième, depuis le démarrage du procès le 17 décembre 2018, le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), Gilbert Ulrich Togbonon, a informé la cour de céans de la vente de certains immeubles des promoteurs d’Icc-Services alors qu'ils sont encore sous mains de justice.
Des informations persistantes avec des preuves de ces transactions foncières sont parvenues à Gilbert Ulrich Togbonon qui en est bien surpris. Pour lui, les biens des promoteurs d'Icc-Services étant déjà mis sous mains de justice, tous ceux qui en ont acheté n’ont qu’à savoir que l’achat est nul. Non seulement la vente est nulle, mais aussi le parquet spécial prendra toutes les dispositions pour les poursuivre. Outre les acquéreurs, le procureur spécial près la Criet menace de poursuivre également les démarcheurs, les parents et amis, les chefs-quartiers, les chefs d’arrondissements, les maires et autres qui ont participé à la vente et ont apposé leurs signatures sur la convention de vente. Gilbert Ulrich Togbonon n’exclut pas non plus la poursuite des notaires qui ont favorisé la transaction foncière. « Nous sommes dans un Etat de droit et force doit rester aux lois de la République. Nous allons exercer l’action publique au superlatif. Et quand le parquet parle, sachez que la procédure est déjà enclenchée», menace l’avocat général. Le cas d’un immeuble appartenant au président directeur général d’Icc-Services, Guy Akplogan, sis en plein cœur de la ville d’Abomey-Calavi et qui aurait été cédé à une ''Alaja'' à 43 millions F Cfa a été évoqué. La transaction foncière a été opérée alors qu’il a été marqué sur l’immeuble qu’il est sous mains de justice et fait partie de biens recensés par la commission autonome d’enquête judiciaire.
Invité à la barre, l’accusé ne manque pas d’explications. Guy Akplogan informe qu’il a entamé certaines opérations de vente immobilière avant son arrestation et son incarcération en juin 2010.
Rétrécissement d’assiette
« La plupart des opérations dont vous parlez étaient en cours avant mon arrestation. Je n’ai pas procédé à la vente au cours de ma détention provisoire », précise le Pdg d’Icc-Services, Guy Akplogan. Tout cela sera tiré au clair avec la procédure enclenchée par le parquet spécial près la Criet. Gilbert Ulrich Togbonon promet de faire retransmettre en direct sur les ondes de la radiodiffusion le procès de ces acquéreurs d’immeubles Icc-Services. Ce qui désole surtout le président de la cour de céans, Edouard Cyriaque Dossa, est que ces ventes vont rétrécir l’assiette vénale qui devrait être versée aux victimes que la cour s’en va sauver. « Ces ventes compliquent le dossier », relève le président de la Criet.
Les avocats de la partie civile, Me Gustave Anani Kassa et Me Alain Orounla, de même que leur collègue Olga Anassidé assurant le conseil de l’Etat béninois représenté par l’Agent judiciaire du Trésor, soutiennent le président de la cour de céans et le ministère public dans la procédure annoncée. Ce qui montre qu’ils sont soucieux de la cause des victimes qui ont été grugées par les promoteurs d’Icc-Services. Me Alain Orounla martèle et rappelle au passage qu’un bien placé sous mains de justice n’appartient à personne jusqu’à la décision du juge. Me Hervé Gbaguidi, avocat des accusés, invite les uns et les autres au calme et à faire la part des choses. Selon lui, autant il n’est pas pour la distraction des biens sous mains de justice, autant il n’est pas pour la vente des biens d’autrui et ne faisant pas partie du patrimoine de ses clients. L’avocat de la défense dit être pour l’apurement des biens recensés par la commission autonome d’enquête judiciaire. Ce qui permettra de faire la part des choses entre les biens appartenant à d’autres personnes et ceux propres des accusés.
Me Olga Anassidé rassure la cour et le procureur spécial que l’Etat béninois accompagnera la procédure pour la manifestation de la vérité. Tous les moyens matériels, logistiques et financiers seront mis à la disposition de cette procédure mais à condition que les choses se fassent dans les règles de l’art, insiste Olga Anassidé qui assure le conseil de l’Etat béninois représenté par l’Agent judiciaire du Trésor dans le procès Icc-Services.
Après ce débat préliminaire, la cour de céans a poursuivi l’audition des victimes. Au total, six ont été entendues pour le compte de l’audience du vendredi 25 janvier dernier contre deux la veille.

Tous en fête autour du cinéma et des produits de la Société béninoise de brasserie (Sobébra) ! Depuis le 25 janvier dernier et jusqu’au 17 février prochain, le Bénin entier sera en mouvement grâce au Ciné tour 2019. Projection de films, ambiance de fête et de réjouissance, dégustation de produits divers, jeux et surtout des milliers de cadeaux à emporter… seront au rendez-vous.
Vendredi 25 janvier, place du Centenaire de Kétou. Le murmure habituel du feuillage des grands arbres a cédé place à une ferveur inhabituelle qui se laisse deviner de loin à travers à un décor festif aux couleurs de la Société béninoise de brasserie (Sobébra). C’est bien elle qui a transformé les lieux en un cadre de grandes célébrations autour du cinéma et de ses produits.
La ville de Kétou, première étape et point de lancement de la Sobébra Ciné tour 2019 a honoré l’évènement dont elle est l’hôte à travers une présence massive de ses habitants. Adultes, jeunes, enfants, élèves, artisans et fonctionnaires, tous ont pris rendez-vous avec la Sobébra. Folle ambiance de musique, de danses et de show époustouflant et personne n’a voulu se faire conter l’événement.
« Je suis très ravi de voir une telle animation à Kétou parce que depuis ma naissance, je n’ai jamais vu une telle manifestation dans ma localité. Cela restera longtemps dans les esprits. C’est vrai qu’à la fin de l’évènement, les organisateurs vont tout ramasser et partir, mais les populations n’oublieront pas de sitôt cette manifestation. Je remercie vivement la Sobébra et je souhaite qu’elle nous revienne souvent ici avec des animations de ce genre. Je suis vraiment dans la joie », s’extasie Samuel Ifèoluwa. Il aurait pu manquer de place à la fête. S’il n’avait pas pressé les pas et quitté son lieu de travail un peu plus tôt que d’habitude. Jeune employé, la trentaine environ, il aurait eu du mal à se faire une place pour suivre le show du Ciné tour 2019 à Kétou. Fort heureusement, il y est parvenu, heureux comme un gamin de vivre une ambiance qu’il juge inédite. Pour lui, c’est une fête après les fêtes de fin d’année, et comme bien de jeunes de son âge, le temps est à la danse et aux cris de joie.
Les élèves eux aussi, sortis des cours, ont rallié les lieux à pas pressés. Ils avaient entendu annoncer le Ciné tour et se doutaient bien de l’ambiance, connaissant l’armada que déploie la Sobébra en de pareilles occasions. Emmanuel Dénakpo, élève en classe de Terminale, est dans l’euphorie au milieu de ses camarades. Pour lui, « Si tout le monde pouvait permettre à la commune d’abriter de telles manifestations, nous serions très contents ». On comprend alors son vœu : « Tout ce que je peux demander, c’est que Dieu fasse que la Sobébra puisse cette année nous offrir plus de bonnes choses et nous permettre de consommer encore plus de produits. J’ai apprécié surtout l’organisation autour de cette fête ». On aurait cru que les jeunes filles du coin n’ont pas été de la partie. Pourtant, elles étaient bien là, très nombreuses aussi dans la même ferveur notée. Blue jeans et tee-shirt Sobébra, habillée pour une ambiance de fête qui va durer jusqu’au petit matin, Célestine N’Tcha est aussi en joie. « L’ambiance est telle que même si tu étais dans un souci avant de venir ici, tu vas l’oublier tout de suite », assure la jeune fille sollicitée de part et d’autre par deux jeunes garçons pour une partie de danse.
Quinze localités à l’honneur
Grâce au Ciné tour 2019, quinze localités du pays seront à l’honneur. Il s’agit des communes de Kétou, Pobè, Dangbo, Djidja, Paouignan, Savè, Tchaourou, Tchatchou, N’dali, Gogounou, Ségbana, Tanguiéta, Natitingou, Djougou, Bassila. Dans chacune d’elles, la Sobébra mettra le paquet pour une belle fête, confirme Evariste Tchoukpa, coordonnateur animations, sponsorings et évènements à la Sobébra. Le top a été déjà donné à Kétou, ce 25 janvier. Dans la journée, la fête était beaucoup plus au niveau des enfants avec des produits comme Youki, Malta tonic, Posso citron, mais aussi de nombreux jeux. Des jeux de devinettes, des parties de foot, des démonstrations sur scène pour égayer les populations. Dans la soirée, place aux adultes et aux bières.
« La caravane s’ouvre à partir de douze heures. Chaque jour, nous prévoyons de grandes animations avec les produits de la Sobébra, et les valeurs culturelles et sociales qu’elle incarne sont mises en avant. Beaucoup d’artistes seront sur la caravane pour faire vivre des moments inoubliables aux populations », assure Evariste Tchoukpa. Il est aussi prévu, à chaque étape, un stand Sobébra pour avoir toutes les informations sur les produits et les activités sociales de la société.
Projection de films
Le Ciné tour de la Sobébra, c’est d’abord et avant tout des films. L’euphorie exprimée par les populations de Kétou se justifie donc. Quand pour la première fois dans sa vie, on voit débarquer un écran de trente mètres carrés et que les minutes d’après, on peut s’asseoir pour suivre des films, cela ne peut que fasciner et susciter joie et émotion.
« Depuis un moment, nos salles de cinéma sont de moins en moins utilisées. C’est une occasion pour la brasserie de permettre aux populations les plus reculées de vivre des moments cinématographiques sur un écran géant », soutient Evariste Tchoukpa. L’une des particularités de la présente édition, c’est qu’elle fait la part belle aux productions locales, notamment au film « Biyondo, l’enfant sorcier » qui sera projeté dans toutes les localités, annonce le coordonnateur animations, sponsorings et évènements à la Sobébra. Des films étrangers seront également de la partie, mais « la Sobébra met un point d’honneur à ce qu’un film de chez nous soit projeté chaque soir. Elle tient à cette sensibilisation », précise-t-il.

Les travailleurs de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) ont échangé les vœux de nouvel an avec leurs responsables, vendredi 25 janvier dernier, au sein de l’office. A l’occasion, le directeur général a fait le point des activités de l’année écoulée,et annoncé les perspectives pour la nouvelle année .
Au titre de la nouvelle année, l’équipe de direction et les travailleurs de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) ont sacrifié à la tradition de la présentation de vœux le vendredi 25 janvier dernier.
Le directeur général de l’Onip par intérim, Bertin Sowakoudé, a fait un bilan général des activités menées au cours de l’année écoulée et présenté les perspectives pour l’année 2019. De façon globale, il a précisé que toutes les composantes de l’administration ont joué leur partition quant à la réussite de la mission à eux assignée. Néanmoins, des défis restent à relever. Bertin Sowakoudé a remercié la Rédaction et l’Imprimerie qui, de jour comme de nuit, ne ménagent aucun effort pour hisser l’office. Quant aux difficultés relevées, il promet que des solutions seront trouvées pour l’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel.
Au cours de cette cérémonie de présentation de vœux, il a été aussi procédé à la remise de prix aux gagnants du jeu-concours du 7000 e numéro du quotidien La Nation. Pour le porte-parole des lauréats, Urbain Romain Babadankpodji, c’est un concours organisé dans la transparence et l’Onip a bien pensé en organisant ce jeux concours pour encourager les jeunes à la lecture.
L’autre étape non moins importante est la remise de présents à trois agents admis à faire valoir leurs droits à la retraite. Il s’agit de Francois Kpétchékou, ayant servi dans l’office pendant 39 ans 3 mois et 11 jours, en tant qu’agent à la reliure. Aussi, Damien Houssou Sodjinou a-t-il été typographe compositeur du 2 janvier 1980 au 30 août 2014, et chef Service commercial Imprimerie du 1er septembre 2014 au 30 mars 2016 à l’Onip. Il a fait valoir ses droits à la retraite après 38 ans 2 mois et 28 jours de service. L’Onip a gratifié aussi Amédée Akotègnon Dossou, ingénieur électronicien et télécom. Il a occupé respectivement les postes de directeur adjoint de la documentation, de directeur de l’administration, d’assistant du secrétaire général du ministère de l’Economie numérique et de la communication avant de faire valoir ses droits à la retraite après 33 ans 6 mois et 24 jours de service. Selon le porte-parole des retraités, Amédée Akotègnon Dossou, c’est une grande joie d’avoir été honoré par l’Office après tant d’années de dur labeur. Il demande aux autres travailleurs de faire preuve de patience et d’abnégation au travail pour qu’un jour ils puissent être comptés parmi eux.

Démarrés depuis le 27 septembre 2018, les travaux de la deuxième session ordinaire de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) ont pris fin hier, au siège de l’institution à Cotonou. Les travaux ont débouché sur d’importants rapports relatifs à la vie de l’institution et au développement des médias.
Pendant les quatre mois de travaux de la 2e session ordinaire, d’importants rapports ont été élaborés. Pour Lambert Dogo, conseiller à la Haac, il s’agit, entre autres, du rapport de l’élaboration et de l’adoption du budget exercice 2019 de l’institution, du rapport de la mise en place effective du Fonds d’appui au développement des médias (Fadem) et l’adoption du rapport relatif à l’appel à candidature pour l’exploitation de médias en ligne. Cette session a aussi été marquée par des activités de renforcement de la Haac dans les aspects essentiels de ses missions. Il convient aussi de noter que la Haac a également procédé à l’installation officielle des membres du Fadem, à l’élaboration des plans stratégiques 2018-2021 de l’institution et à l’assainissement du climat au sein de l’administration.
Par ailleurs, deux décisions ont été rendues publiques au cours de la cérémonie de clôture de cette session. La première est la décision n°19-006/Haac du 24 janvier 2019 portant publication des journaux et écrits périodiques ayant une existence légale en République du Bénin. La seconde est la décision n°19-007/Haac du 24 janvier 2019 portant réglementation des activités des médias pendant la période de précampagne pour les élections législatives du 28 avril 2019.
Dans son intervention, le président de la Haac, Adam Boni Tessi, a attiré l’attention sur les défis à relever par l’institution surtout en cette veille des élections législatives. Dans ce cadre, Adam Boni Tessi annonce la mise en place d’une commission temporaire spécialement chargée de planifier les activités inhérentes à cette échéance, de les exécuter et d’en assurer le suivi et le contrôle conséquents. Il invite ses collègues conseillers à plus de responsabilité en vue de l’atteinte des objectifs de cette cinquième mandature qui égrène ses derniers jours.

Le procès criminel de l’affaire des structures illégales de collecte d’épargne et de placement d’argent dite Icc-Services a amorcé une étape cruciale, ce jeudi, avec l’audition des victimes qui défilent à la barre et exigent des accusés le payement de leur argent.
Le procès de l’affaire dite Icc- Services évolue lentement mais sûrement à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) à Porto-Novo.
En effet, après l’audition des accusés, des témoins et des sachants depuis le démarrage de l’audience criminelle, le 17 décembre 2018, la cour de céans a entamé, ce jeudi 24 janvier, la déposition des victimes. Celles-ci étaient une quinzaine à se lever quand le président de la cour de céans, Edouard Cyriaque Dossa, a voulu savoir s’il y avait dans la salle d’audience des victimes de la structure de collecte d’épargne et de placement d’argent Icc- Services. Elles se sont aussitôt alignées avec à leur tête Hermann Mèton, par ailleurs président de leur collectif. Lequel collectif est défendu dans ce procès par trois avocats, en l’occurrence Mes Gustave Anani Kassa ; Alain Orounla et Agathe Affougnon-Ago.
Deux victimes ont été écoutées en l’occurrence Paulette Olowolagba, commerçante au marché Dantokpa et Hermann Mèton, opérateur économique. Ils ont respectivement déposé 2,100 millions F Cfa et 750 mille F Cfa. Hermann Mèton par qui la cour a ouvert le bal, a déclaré à la barre avoir déposé ses sous à l’agence Icc-Services de Dédokpo, dans le troisième arrondissement de Cotonou. Il a fait le dépôt par deux fois. Il a remis une somme de 150 mille en septembre 2009 qui a généré un intérêt de 60 mille F Cfa qu’il a retiré au bout de trois mois, soit en décembre 2009. Ce retrait l’a incité à souscrire, le 7 janvier 2010, un contrat de 600 mille F Cfa en dehors des 150 mille déposés. Il allait retirer, trois mois après, l’intérêt que devrait générer ce dépôt quand il a constaté que l’agence était bondée de monde. Il a vu des clients qui tempêtaient parce que les payements posaient problèmes. Il n’a pas pu être payé jusqu’à ce jour. Hermann Mèton dit avoir perdu dans cette crise la somme de 690 mille F Cfa s’il devrait retrancher les 60 mille F Cfa d’intérêt qu’il a perçus. Il a apporté à la cour toutes les preuves de ces dépôts, notamment le carnet d’épargne des 150 mille et le contrat pour les 600 mille F Cfa. Les documents ont été reconnus et attestés par l’accusé Pamphile Ludovic Dohou, directeur général d’Icc-Services, cosignataire d’ailleurs des carnets et contrats. A la question de la cour de savoir ce qui l’a motivé à aller déposer ses fonds à Icc-Services, Hermann Mèton n’est pas allé par quatre chemins pour y répondre. Il a expliqué que c’est la fréquence des œuvres sociales des promoteurs de cette structure à l’endroit des couches démunies et la proximité de ces derniers avec les autorités au sommet de l’Etat qui l’ont surtout convaincu qu’Icc-Services devrait être une structure sérieuse.
Où est passée l’Ong Jas ?
Mieux, la plupart des dirigeants d'alors du pays étaient des docteurs en Economie et en Banque. Ceux-ci ne pouvaient pas laisser les promoteurs faire, de 2007 à 2010, si l’activité n’était pas licite. Hermann Mèton dit avoir eu la plus grande certitude le jour où il a vu l’ancien président de la République, Boni Yayi, recevoir en audience au palais de la présidence, les promoteurs d’Icc-Services. Avec son niveau d'études de la classe de Première, il ne pouvait pas douter un seul instant de la légalité de l’activité de collecte d’épargne et de placement de fonds que menait Icc-Services sur l’ensemble du territoire national. Pour lui, le silence du régime d’alors valait approbation. «Vous avez subi quel préjudice ?», demande le président de la cour de céans, Edouard Cyriaque Dossa, à Hermann Mèton. Celui-ci situe le préjudice financier à deux niveaux. Il y a d’abord les montants nominaux déposés à savoir 150 mille et 600 mille F Cfa. Il y a, ensuite, le montant que devraient générer ces fonds conformément aux clauses de l’accord qui lie Icc-Services à lui. Hermann Mèton semble ne pas trop vouloir tirer sur la ficelle en matière de réparation de préjudice subi. Il dit se plier à la décision que prendra la cour par rapport aux intérêts civils. Justement à ce sujet, un passage du contrat a surtout retenu l’attention de la cour de céans. Il a été écrit en effet que l’Ong Jas qui se définirait tel « Jeunesse action solidarité », avec qui Icc-Services serait en partenariat, garantit un taux de 1,2% à ses clients en cas de défaillance. La cour a voulu comprendre l’existence de l'Ong Jas et sa responsabilité dans la cause en examen. Edouard Cyriaque Dossa appelle à la barre le directeur général d’Icc-Services, Pamphile Ludovic Dohou, pour des questions d’éclaircissements au sujet des activités de cette Ong dont le nom n’est jamais sorti depuis l’enquête préliminaire jusqu’à la barre hier en passant par le magistrat instructeur. Très sérieux sur son objectif, le président isole le président directeur général d’Icc-Services, Guy Akpoglan, et le directeur départemental d’Icc-Services de l’Ouémé-Plateau, Emile Tégbénou dans deux salles distinctes pour éviter une certaine connexion entre eux sur la question. Pamphile Ludovic Dohou a été écouté le premier, ensuite, Guy Akplogan et en dernière position Emile Tégbénou. Mais, il a été remarqué que les deux derniers étaient beaucoup plus dans l’économie de la présence de l’Ong Jas dans l’organisation d’Icc-Services contrairement à Pamphile Ludovic Dohou. Celui-ci situait l’Ong en France. Les auditions de Guy Akplogan et d’Emile Tégbénou ont permis de savoir que l’Ong était plutôt à Cotonou. Selon le Pdg d’Icc-Services, l’Ong Jas est une structure de son jeune frère Jean-Marc Akplogan qui ne vit plus aujourd’hui. Icc-Services avait un contrat avec l’Ong et en vertu duquel elle devrait réparer les préjudices en cas de sinistre. Une sorte de police d’assurance qui ne dit pas son nom. A ce titre, l’Ong Jas percevait un taux de 5% sur les intérêts générés par chaque contrat. Lequel taux devrait lui permettre de supporter normalement en cas de survenance de sinistre qui mettrait Icc-Services en cessation de payement. L’Ong Jas, malheureusement, n’a rien pu, pour soulager la peine des clients depuis l’éclatement de la crise jusqu’à la mort de Jean-Marc Akplogan qui était également l’un des membres influents d’Icc-Services.
Société 25 janv. 2019

Les députés ont adopté, ce jeudi 24 janvier, la loi n°2019-07 fixant le régime des armes, de leurs munitions et autres matériels connexes en République du Bénin.
Le Bénin comble un grand fossé avec l’adoption de la loi n°2019-07 fixant le régime des armes, de leurs munitions et autres matériels connexes en République du Bénin dont l’examen a démarré, mardi 22 janvier dernier. Le texte a été adopté ce jeudi, à l’unanimité, par les députés. Il est composé de 119 articles structurés en six titres traitant notamment de la fabrication, du montage, de l’importation, de la détention, du port et du transport des armes et munitions ; de la vente et l’entreposage les armes et munitions sans oublier des pénalités.
L’adoption de cette loi permet ainsi au Bénin de conformer sa législation aux principes et valeurs réaffirmés dans plusieurs conventions et protocoles dont le Traité sur le commerce des armes (Tca) auxquels il est partie prenante.
Dans le fond, la loi interdit sur toute l’étendue du territoire national la détention, l’usage, le prêt, l’emprunt, la cession, l’échange à titre gratuit ou onéreux, le commerce des armes, des munitions et les matériels connexes par les civils. Cette interdiction est assortie de quelques cas de dérogations autorisant toute personne désireuse, mais ayant satisfait à certaines formalités prévues par ladite loi, d’importer, acquérir, détenir une arme perfectionnée pour son usage personnel ou à la céder.Toute violation de cette disposition est fortement réprimée.
La loi retient, par exemple, qu’en cas de proclamation de l’état d’urgence, de l’état de siège ou de toutes autres circonstances graves menaçant l’ordre public, le ministre en charge de la Défense nationale peut procéder à des retraits individuels ou collectifs d’armes, munitions et de tous matériels connexes. En pareilles circonstances, les armes, munitions et matériels connexes en dépôt chez les commerçants et les fabricants peuvent être mis sous scellés. Mieux, les citoyens légalement détenteurs d’armes, de munitions et autres matériels connexes peuvent, s’ils le souhaitent, s’en débarrasser, les déposer au commissariat de la Police républicaine territorialement compétent. Le ministre en charge de la Sécurité peut, pour des motifs d’ordre public, à tout moment, retirer aux commerçants, monteurs, fabricants et réparateurs, l’autorisation du commerce, de la fabrication, de la réparation ou du montage des armes, des munitions et autres matériels connexes.
La loi met également l’accent sur les sanctions pénales. Elle punit de cinq ans à dix ans et d’une amende de cinq millions F Cfa à cinquante millions F Cfa, la fabrication, l’importation, la contrefaçon, la détention, le stockage, le port et le transport illégaux ou le trafic des armes. Aussi, est passible d’une peine de travaux forcés de dix ans à vingt ans et d’une amende égale au moins à dix fois la valeur de cession des armes, munitions et autres matériels connexes, toute personne qui importe, fabrique, monte, détient ou utilise illégalement des armes, munitions et autres matériels connexes, de guerre. De même, toute personne qui a transporté une arme, des munitions et autres matériels connexes sans le visa des autorités administratives, est passible d’un emprisonnement de deux mois à six mois et d’une amende de deux cent mille à cinq cent mille francs Cfa.
Outre ces condamnations, les tribunaux ou cours ordonnent la confiscation des armes, munitions et autres matériels connexes au profit de l’Etat, prévoit la loi n°2019-07 fixant le régime des armes, de leurs munitions et autres matériels connexes en République du Bénin et dont le projet a été transmis au Parlement depuis 2007.
La session budgétaire 2018 close
L’Assemblée nationale a clos, ce jeudi 24 janvier, la deuxième session ordinaire de l’année 2018 encore appelée session budgétaire. Celle-ci a été clôturée par le président de l’institution, Me Adrien Houngbédji, après trois mois de travaux, conformément aux dispositions de l’article 87 de la Constitution du 11 décembre 1990. Mais, aussitôt clôturée, les députés ont tenté d’ouvrir une session extraordinaire. Ce qui n’a pas été possible, faute de quorum. Les travaux ont été renvoyés au lundi 28 janvier prochain. Là, quel que soit le nombre de députés, le Règlement intérieur du Parlement autorise les parlementaires à délibérer.
Il faut signaler que cette première session extraordinaire de l’année 2019 va permettre aux députés de se pencher sur certains dossiers en instance et d’extrême urgence. Il s’agit surtout du projet de loi portant statut du barreau béninois dont l’examen a même été poursuivi ce jeudi après avoir été suspendu depuis juillet 2016 pour clarifications de certaines dispositions. Le texte pourra être examiné et soumis au vote à la faveur de la prochaine session extraordinaire qui s’ouvre le lundi 28 janvier prochain au Parlement.
Cour d'anglais au CI à l'EPP Fifadji[/caption]Depuis la rentrée scolaire d’octobre 2017, le gouvernement a introduit l’enseignement de l’anglais dans le programme des écoles primaires. Dans la 2e année d’exécution de cette décision, le résultat est encourageant.
Ecole primaire publique de Fifadji, dans le neuvième arrondissement de Cotonou. Il est 9 heures. Un monsieur fait son entrée dans la classe du Ci. Un brouhaha de « Good morning, teacher. Good morning, teacher » venant des écoliers l’accueille. C’est Liamidi Amadou, l’enseignant d’anglais. Il leur lance à son tour
« How are you ? » et aux apprenants de lui répondre : « Fine ». Et d’ajouter : « And you ? ».
Ce cours d’anglais qui débute à l’instant est réservé uniquement à la prononciation. Dans la salle de classe, différents objets tels que le chiffon, l’ardoise, la règle, la craie sont bien en vue sur le bureau de l’instituteur. L’exercice est simple. Chaque apprenant désigné passe devant la table, touche et montre un objet, en prenant soin de répéter à haute voix le nom de l’objet prononcé par l’enseignant.
Pendant une quarantaine de minutes, l’ambiance est bon enfant. Les écoliers se montrent enthousiastes face à l’enseignant qui leur donne ainsi le goût d’apprendre la langue de Shakespeare.
Décidé en Conseil des ministres, en sa séance du mercredi 02 août 2017, l’apprentissage de l’anglais au cours primaire réjouit plus d’un. Aline Togbéto, directrice du groupe B de l’Epp Fifadji, est satisfaite. « Les objectifs sont presque atteints avec cette deuxième année d’expérimentation de l’anglais dans les écoles, vu l’enthousiasme avec lequel les écoliers s’adaptent et apprécient le cours. Les écoliers sont en joie quand ils voient l’enseignant d’anglais », se réjouit-elle. « L’anglais intéresse les enfants ; les écoliers sont toujours joyeux quand l’heure du cours d’anglais sonne», renchérit Johanness Dadjo, directeur du groupe C. Il pense que si le programme continue jusqu’à la fin du cycle primaire, les élèves n’auront plus de difficultés d’expression au collège.
Ainsi, le train de l’initiation à la langue anglaise est en marche afin de former des apprenants capables de bien s’exprimer dans la langue.
Si l’initiative est bien appréciée, elle est toutefois confrontée à un problème de manque d’enseignants. En effet, chaque année, le recrutement se fait par vagues de 36 enseignants répartis dans 256 écoles béninoises à titre expérimental. Au total, cette année, on compte 72 expérimentateurs. À chaque instituteur, incombe la responsabilité de parcourir six écoles par jour pour donner aux apprenants le goût de la langue.
Pour Liamidi Amadou, enseignant expérimentateur et maître d’anglais, l’apprentissage n’est pas sans difficultés malgré l’engouement des apprenants. A ce sujet, il évoque des problèmes de prononciation de certains mots par les écoliers et de disponibilité de manuels d’apprentissage et le problème de suivi des apprenants par leurs parents à la maison. Face à ces difficultés, il dit apporter au quotidien des solutions pour que l’objectif recherché soit atteint.
Pour l’heure, les quarante minutes imparties s’égrènent et Liamidi retourne près de ces apprenants pour remplir sa mission, après dix minutes d’échanges avec notre équipe de reportage.

Le Bénin met depuis plusieurs mois un point d’honneur à la dématérialisation des finances publiques. Une réforme à laquelle bien d’autres ont été associés avec des bilans d’étape qui forcent l’admiration, notamment dans le rang des partenaires techniques et financiers.
Les autorités béninoises ont des raisons d’être fières de certaines de leurs options de gouvernance, vu le regard plutôt positif que portent les observateurs sur les rendements du pays ces derniers mois. Dans le domaine des finances publiques, la dématérialisation, devenue indispensable et incontournable, loin d’inquiéter suscite plutôt l’admiration. Mais il n’y a pas que cela. Bien d’autres réformes introduites dans les finances forcent aujourd’hui l’admiration des Partenaires techniques et financiers (Ptfs). La tenue de la dernière revue des finances publiques au titre de l’année 2018, sur le thème « finances publiques à l'aune de la dématérialisation » a été l’occasion pour ces derniers de dire tout le bien qu’ils pensent du travail abattu par le ministère de l’Economie et des Finances et ses cadres.
Ruben Alba Aguilera, chef de coopération de la délégation de l’Union européenne au Bénin, salue l’initiative et l’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan global de réformes de la gestion des finances publiques 2018-2021, lancé officiellement en mai 2017. « Cet ambitieux plan capture les priorités du Bénin en matière de gestion des finances publiques, s'aligne sur les ambitions du pays représentées dans ses différents documents de politiques (Pag, Pnd, Pcdd). Ces documents guident l'action publique tout en accordant un rôle important au secteur privé », apprécie-t-il d’entrée. Une occasion propice pour le gouvernement béninois et ses partenaires de se retrouver pour échanger sur la mise en œuvre des réformes passées et en cours, et de définir les priorités pour les années à venir, laisse-t-il entendre. Mais ce qu’apprécie encore plus le chef de file des Ptfs, c’est que « le Bénin dispose d’un cadre macro-économique stable et relativement résilient » et son économie a réussi à surmonter la crise nigériane en 2016. Pour ce qui est des estimations, elles prévoient le maintien d'un taux de croissance de près de 7% à moyen terme. « Dès lors, les réformes autour de la mobilisation des recettes internes, de la qualité de la dépense et de la gestion de la dette, mais aussi autour de la transparence et la lutte contre la corruption et l’impunité déjà entreprises par le gouvernement devront se poursuivre », souhaite-t-il.
De son analyse, il ressort que l’année 2018, dans la continuité des efforts initiés en 2017 avec la mise en œuvre du Plan global de réformes de la gestion des finances publiques, a été marquée par des avancées encourageantes dans de nombreux domaines. « On notera tout particulièrement l'accélération de la réforme de l'administration des ressources fiscales par la dématérialisation des services de la douane et des impôts, de l'autorité foncière et des services décentralisés-dématérialisation qui est au centre de cette revue». Puis il enchaine que « d’autres progrès notoires ont été enregistrés dans des réformes telles que la mise en œuvre du compte unique du trésor, le contrôle des dépenses courantes par la bancarisation des paiements, la mise en place du cadre organisationnel et institutionnel des comptables des matières, la gestion de la dette et les questions de transparence budgétaire et de participation citoyenne». Ces progrès devront être consolidés au cours des années à venir, souhaite ensuite le chef de coopération de la délégation de l’Union européenne.
Néanmoins…
Ruben Alba Aguilera convient sans ambages que de nombreux chantiers ont été ouverts et engagés sur une bonne voie. Mais il bémolise. Certaines réformes profondes, de nature plus complexe et transversale, n'ont pas connu un développement aussi rapide. « Nous pensons particulièrement au passage au budget programme. Il transformera complètement le processus budgétaire et le système de gestion des finances publiques tel que nous le connaissons aujourd'hui, en introduisant une plus grande flexibilité dans l'exécution du budget, une allocation des ressources pluriannuelle basée sur les résultats, et une information plus transparente et accessible », suggère-t-il. La bascule généralisée de l’ensemble des ministères au budget programme, prévue pour le 1er janvier 2020, représente un défi très important, insiste-t-il. S’agissant des réformes en relation avec le contrôle interne, les réformes comptables et la qualité de la dépense et la gestion des investissements publics, ils devraient également s’accélérer, indique le chef de file des Ptfs.
Pour lui en effet, avec des investissements de plus en plus conséquents, la sélection, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des projets d'infrastructures et des dépenses sociales sont des éléments centraux pour assurer efficience et valeur ajoutée des investissements, notamment leur contribution aux objectifs des plans nationaux et aux Objectifs de développement durable. « Ces réformes clés sont plus difficiles, peut-être moins tangibles à court terme, et pourtant centrales pour optimiser l’utilisation des fonds publics et permettre au gouvernement de gérer des opérations complexes et les risques inhérents à ces opérations », dira également Ruben Alba Aguilera. Pour mener ce combat qui du moins, sera bénéfique pour la gouvernance du pays et par ricochet pour le bien-être des populations, il voudrait une «collaboration plus étroite avec les Ptfs» dont il a, à l’occasion, réaffirma la volonté et la disponibilité. « Nous sommes convaincus que le gouvernement du Bénin, par sa volonté de s'attaquer à des réformes structurelles au-delà même de la gestion des finances publiques, fera le nécessaire pour les accélérer », conclut-il.