La Nation Bénin...
Nouvelles

Le ministre délégué auprès du président de la République, chargé de la Défense nationale, Fortunet Nouatin a planché, ce lundi 26 novembre, devant la commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Il a présenté le projet de budget de son département ministériel au titre de 2019. Mais Fortunet Nouatin n’a pas dit grand-chose à la presse sur le montant des crédits alloués à son ministère, compte tenu de la sensibilité de l’information frappée de secret-défense.
Selon Fortunet Nouatin, deux actions phares sont inscrites au budget 2019 de son ministère. Elles ont essentiellement trait au renforcement des capacités opérationnelles des Forces armées d’une part et à l’amélioration des conditions de vie et de travail aussi bien du militaire en général que de la pépinière des enfants de troupe qui arrive en particulier. En dehors de ces deux préoccupations, le ministre délégué auprès du président de la République, chargé de la Défense nationale entend également poursuivre et renforcer en 2019 les actions entamées en 2018. « Tout citoyen béninois doit se préoccuper de sa sécurité. Si la représentation nationale se préoccupe de comment se porte le ministère de la Défense, c’est une chose normale et légitime et c’est ce qui explique peut-être la longueur des travaux au Parlement », fait savoir le ministre qui se dit satisfait de la qualité des débats qui se sont très bien déroulés.
Actualités 27 nov. 2018

Le Bénin va disposer bientôt d’une usine de décorticage de riz étuvé. Les travaux de construction ont été lancés, le samedi 24 novembre dernier à Djinoukoui dans la commune de Djidja, par Rufino d’Almeida, directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement en présence des autorités communales et locales, ainsi que des populations sorties massivement.
L’usine est d’une capacité totale de 190 mille tonnes par an. Ses travaux vont coûter 75 milliards de francs Cfa, entièrement financés par des banques brésiliennes. « Ce que nous souhaitons de la part de l’Etat béninois, ce n’est pas les moyens, mais plutôt les facilités administratives pour que le projet soit conduit à bon port. Nous, on est prêt à y mettre les moyens matériels et financiers indispensables », a déclaré Antonio Reis, représentant de la partie brésilienne.
En plus des moyens, la partie brésilienne va apporter une technologie qui pourra faire école dans la sous-région. Les travaux de construction de cette usine de riz vont durer 24 mois et occuper une bonne partie de la jeunesse de la localité. « C’est un grand jour pour la commune de Djidja et pour notre pays. Ce projet que nous avons porté depuis des années entre dans sa phase active. Dans moins de deux ans, vous verrez sur ces lieux une gigantesque infrastructure, la plus grande usine de riz de l’Afrique francophone », s’est réjoui Philipe Sèdjro, président de la Société Cliwanix Groupe S.A, principal prometteur du projet dénommé Société d’Industries Agricoles du Bénin (Ciab).
Ensuite, il a remercié les autorités du ministère du Plan et du Développement, plus particulièrement Rufino d’Almeida, directeur de cabinet du ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané, pour son implication personnelle. « Nuit et jour, il est à nos côtés. Il nous a dit que tant qu’il y aura des opportunités d’emplois en jeu, nous le verrons à nos côtés. A travers lui, c’est à tout le gouvernement que nous adressons nos sincères remerciements pour leur accompagnement », a-t-il poursuivi.
L’usine de décorticage du riz étuvé de Djidja va offrir, en effet, plus de 884 emplois directs et des milliers d’emplois indirects, prioritairement aux fils et filles du plateau d’Abomey. C’est pourquoi Rufino d’Almeida a rassuré les promoteurs de l’accompagnement du gouvernement béninois. «Je vous livre une confidence. L’autorisation des exonérations que vous avez demandée est effective. Elle vous sera communiquée dans les tout prochains jours par une lettre officielle. Vous pourrez toujours compter sur nous pour la suite du projet », a confié Rufino d’Almeida.
Avec ce projet, le Bénin pourrait devenir la plaque tournante de la production du riz dans la sous-région. La capacité de cette usine peut permettre d’accueillir du riz venant d’autres pays.
Source : Agence Carre Design
Société 27 nov. 2018

Les habitants de la ville de Cotonou et environs sont invités du 25 au 27 novembre sur l’esplanade intérieure du stade de l’Amitié Mathieu Kérékou pour découvrir, le temps d’une foire, des semences du pays. Mais la plus grande attraction de cette foire, c’est bien les mets locaux dont certains déjà en voie de disparition.
A l’instar du ministre en charge de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui, des invités, cadres et autres curieux qui ont effectué le déplacement du stade de l’Amitié Mathieu Kérékou pour le lancement de la « Foire semencière et de dégustation des mets locaux » sont repartis nostalgiques. La visite des stands des exposants leur a laissé une note de souvenir, relativement aux mets locaux qui ont marqué, pour certains, leur enfance et pour d’autres leur jeunesse. Les échanges au cours de cette visite des stands ont porté sur de petites anecdotes qui ont souvent pris fin par des éclats de rire. Mais à l’unanimité, tous ont reconnu que ces mets locaux, spécificités de certaines régions du pays font défaut à l’alimentation quotidienne aussi bien dans les villes que dans les campagnes et disparaissent progressivement de l’art culinaire du pays. L’initiative d’une foire pour les ramener dans le subconscient des populations et les faire découvrir à ceux qui ne les connaissaient pas est donc tout bénefique.
Pour le ministre, cela permet de montrer la différence sensible et significative qu’il y a dans le goût culinaire des mets assurés avec des ingrédients originels.
Plus de 300 caravaniers et des représentants d’organisations paysannes du Burkina Faso, de Madagascar, du Niger, du Togo, de la fédération agro-écologique du Bénin prennent part à cette foire dont la quintessence est aussi, selon le ministre Gaston Dossouhoui, la mise en valeur des semences végétales, animales et aquacoles. Il insiste sur la qualité de ces semences sans lesquelles, aucun bon score n’est envisageable dans le secteur agricole. Il vante ensuite tous les bienfaits des produits bio qui sécurisent la santé des populations et permettent d’avoir un champ homogène. « Je ne suis pas un pro des Organismes génétiquement modifiés (Ogm) », dira aussi le ministre pour rassurer les forains.
A la manœuvre de cette initiative, le réseau Jinukun, ardent défenseur des produits naturels et mets locaux dans le monde paysan. Son représentant à l’occasion, Pierre Bédiyé, est heureux de l’aboutissement de l’initiative. « Nous essayons de répondre à notre manière au combat contre les Ogm », souligne-t-il. Par cette foire, nous célébrons les semences, poursuit-il. Aussi, expliquera-t-il qu’aucune semence ne dure dans le temps s’il ne migre des champs vers la table. Fierté des générations d’hier, Pierre Bédiyé émet le vœu de voir le monde paysan se tourner à nouveau par les produits naturels et les mets locaux. Ils ont traversé des époques et ont nourri l’humanité pendant longtemps, apprécie-t-il. Une étude récente dans certains pays de la sous-région, indique-t-il, a révélé que 80% des producteurs utilisent des semences paysannes et seulement 20% viennent des semences dites améliorées. L’espoir est encore permis, assure-t-il aux forains qui, comme lui, font confiance à la nature et voudraient demeurer en symbiose avec elle pour préserver la santé et le bien-être des générations actuelles et futures.

L'éducation sexuelle est un droit pour tous. Son absence comporte de nombreuses conséquences, surtout chez les adolescents qui se laissent aller aux déviances. Pour être à l’abri des dangers que peut entraîner la méconnaissance de l’éducation sexuelle et toutes ses implications, Dr Mabou Ahokpossi, médecin de santé publique en service à la Direction de la Santé de la mère et de l’enfant (DSME) nous parle du processus d’une bonne éducation sexuelle chez les adolescents.
La Nation : Que peut-on comprendre par adolescence ?
Mabou Ahokpossi : La définition de l'adolescence n'est pas universelle. C'est des conventions que la société des savoirs a mises en place. Selon l'Organisation des Nations Unies, l'adolescence, c'est la période de la vie compris entre 10 et 19 ans. On distingue la petite enfance dont l'âge est compris entre 10 à 14 ans. Et la grande enfance dont l'âge est compris entre 15 et 19 ans. Cette réparation en plusieurs entités se justifie par le fait que, déjà à partir de 8 ans, l'enfant commence à voir son corps se modifier physiquement, psychologiquement pour se préparer à un changement important qui marque la vie. Ce changement détermine les comportements que nous observons après.
L'éducation sexuelle doit plutôt être désignée comme l'éducation à la sexualité puisque c'est l'éducation qui se rapporte à la sexualité et aux relations interpersonnelles. L'éducation à la sexualité s'impose en ce sens que déjà, à partir de la petite enfance, 4 ans, 6 ans, un être humain apprend déjà des éléments de la sexualité, notamment la différenciation par rapport au sexe. Il faut donc prendre en considération les relations interhumaines et suivre l'enfant par rapport à son identification.
Pourquoi doit-on parler de sexualité aux adolescents?
Le problème qui se pose aujourd’hui, c’est que les adolescents ont accès à la pornographie très facilement, et cela leur donne une vision erronée de la sexualité. Les statistiques montrent que la majorité d'entre eux, dès l’âge de 12 ans, regardent des films à caractère pornographique gratuitement sur Internet et sur les téléphones mobiles. Cela peut influer sur leur sexualité. Les garçons peuvent être angoissés à l’idée de devoir reproduire ce qu'ils y voient. Ils peuvent se méprendre sur la réalité et penser que faire l’amour est un rapport de domination. Les filles peuvent être amenées à penser que la vraie valeur de la féminité, c’est de jouer le rôle de l’actrice porno, ou au contraire d'être dans une soumission à des pratiques qui sont loin de leurs désirs. C’est pour ces raisons qu’aujourd’hui, les médecins conseillent aux parents qu’il y ait une discussion sur le sujet, pour que les adolescents ne se méprennent pas sur la réalité de la sexualité.
Qu’est-ce qui caractérise l’éducation sexuelle chez les adolescents?
L'éducation sexuelle chez les adolescents se caractérise par trois éléments. Premièrement, il faut que cette éducation soit adaptée à l'âge. On ne peut aborder la question de la même manière chez les enfants de différents âges. Il s'agit de différentes phases de la vie où les questions de l'éducation ne sont pas les mêmes. Deuxièmement, il faut que cela soit basé sur des connaissances scientifiquement justes. C'est important parce que lorsqu'un enfant pose une question par rapport à un sujet, c'est que le moment est venu pour que le sujet soit abordé avec lui. Si nous voulons construire des relations de confiance avec l'enfant, il faut répondre à toutes ses questions même si nous les trouvons embarrassantes. Si nous répondons en faisant des faux-fuyants, l'enfant comprendra naïvement que ses parents ne sont pas des sources fiables d'informations. Il faut donc apporter l'information précise à l'enfant selon son âge.
L'éducation sexuelle, c'est tout ce qui se rapporte à la vie sexuelle. Par conséquent, aux rapports sexuels. Donc, on peut aborder le sujet le plus tôt possible parce qu'il y a beaucoup d'aspects de la vie sexuelle qui n'ont aucun lien avec les rapports sexuels. Même déjà à la maternelle, surtout pour tout ce qui est lié aux relations du genre. A cet âge, les enfants distinguent déjà les relations amicales des relations amoureuses. Les parents doivent parler de rapport sexuel avec les enfants à l'âge pubère. Il faut y aller graduellement en tenant compte des connaissances de l'enfant.
Que dire sur la sexualité à un adolescent ?
Il n’est jamais trop tôt pour commencer à parler à votre enfant de son corps et de sa sexualité. Votre discours doit évoluer au fur et à mesure que votre enfant grandit et approche de l’adolescence. Assurez-vous que votre enfant connaît l'essentiel. A 10 ans, un enfant n’est pas encore travaillé par ses hormones et peut entendre de manière objective un discours général sur la sexualité. C'est aussi plus facile qu'au moment de l'adolescence où ils ne veulent plus entendre parler des conseils de leurs parents. Expliquez-lui que son corps va changer. Pendant l'adolescence, les garçons comme les filles se posent des questions sur le changement que subissent leur corp. Ils s'interrogent beaucoup sur ce qui est normal et ce qui ne l'est pas. Discutez avec l'enfant des conséquences du comportement sexuel. Vous pouvez lui faire prendre conscience des conséquences de ses actes : une grossesse non désirée peut entraîner un avortement qui peut rester sur sa conscience toute sa vie. Un rapport non protégé peut engendrer des maladies très graves. Une sexualité qui débute trop tôt peut aussi avoir des conséquences psychologiques difficiles. Encouragez votre enfant à vous parler de n'importe quelle question qu'il peut avoir sur la sexualité. Adoptez une attitude de non-jugement, afin que l’enfant ose continuer à vous poser des questions ou se confier à vous. Rappelez-vous que vous êtes sa référence quand il s’agit des valeurs.
Entre l’adolescent et le parent, qui doit susciter le dialogue ?
Entre la fille et le parent, ce sont les deux qui doivent susciter le dialogue. D'abord, l'enfant parce qu'elle a des préoccupations qu'il doit chercher à partager avec ses parents. Reste à savoir si ses parents sont prêts à aborder le sujet. Il faut donc avoir l'ouverture d'esprit d'échanger avec lui et lui faire comprendre que l'amour, c'est quelque chose de naturel qui n'est pas mauvais à la seule différence que le sexe est réservé aux adultes. Les enfants n'y ont pas droit. Les parents doivent saisir toutes les occasions pour parler de ces sujets avec les enfants. Il faut savoir d'abord que pour pouvoir discuter avec les enfants, il faut être proche d'eux. C'est la condition cardinale. Si vous n'êtes pas proche d'eux, vous allez manquer d'opportunité de discuter avec eux. Entre 18 et 24 ans, il faut faire la différence entre le sexe, la romance, la sexualité, les rapports sexuels.
Quels sont les dangers d'une vie sans éducation sexuelle?
Toute la vie est sexuée. Dans notre processus de socialisation, le sexe détermine beaucoup de comportements sociaux. Si quelqu'un n'acquiert pas les bons codes nécessaires pour un bon comportement social, il sera malheureusement déviant. Il faut savoir que quelle que soit la personne, qu'il s'agisse de l'adolescent, de l'adulte ou de la personne âgée, nous avons tous besoin d'éducation à la sexualité. Si nous en manquons, cela peut entrainer des pratiques déviantes. C'est le cas des jeunes qui s'adonnent aujourd'hui à des rapports sexuels multiples parce qu'ils n'ont pas encore découvert toute la satisfaction qu'on pouvait tirer d'une relation sexuelle épanouie. Donc, les dangers sont entre autres : le multiple partenariat qui est une pratique néfaste courante, les agressions sexuelles et les viols. Ce sont là quelques pratiques néfastes qui sont les conséquences d'une éducation à la sexualité qui aurait manqué son objectif.
L'éducation à la sexualité est un processus. C’est pourquoi il est important que l'espace où l'enfant passe plus de temps soit une opportunité pour mettre en place cette éducation sexuelle. Et cet espace, c'est l'école. Les enseignants sont donc appelés à jouer un rôle très important dans ce processus. Les parents devront accompagner les actions des enseignants, notamment par le dialogue parents-enfant. Enfin, toute la société devrait accompagner ce processus par des services adaptés aux adolescents et jeunes. La sensibilisation seule ne suffira pas, mais c'est déjà un pas. Si nous voulons vraiment avoir une société meilleure pour demain, il faut que nous encouragions les pouvoirs publics à généraliser l'éducation à la sexualité dans les établissements scolaires.
Concrètement, qu'est-ce-que les adolescents ont-ils besoin de savoir ?
Parler sexualité avec son adolescent, c’est lui dire combien cela est merveilleux et important, mais c'est aussi l'informer des conséquences éventuelles d'une relation physique, comme je l’ai dit plus haut. Votre adolescent devra comprendre que la manière dont il se voit et l’estime qu’il a de lui-même seront essentielles dans sa vie en général, et notamment celle sexuelle.
Essayez de lui renvoyer une image positive de son corps et de sa personne. Faites-lui des compliments. La puberté peut être une période ingrate sur le plan physique, donnez-lui de la perspective, une personne est souvent plus belle en tant qu’adulte. Apprenez-lui à apprécier l’être et non juste le physique d’une personne. L’important n’est-il pas de se forger une personnalité aimable, et non de tout miser sur le physique? Il doit découvrir qu’il est normal d’avoir du désir sexuel. Cela lui permettra de le reconnaître et de l’accepter de manière plus mature.
Il est cependant important de préciser à un ado qu'il doit toujours être respectueux du désir de l'autre en ne forçant jamais qui que ce soit à quoi que ce soit. Il doit comprendre ce que signifie l’acte sexuel et que la relation sexuelle peut être belle et agréable si lon ne fait pas n’importe quoi, n’importe comment et avec n’importe qui, au risque de le regretter toute sa vie. Qui plus est, l'adolescent doit apprendre qu'il y a plus d'une façon de faire l'amour et que cela ne se résume pas à la pénétration. Il devra comprendre qu’il peut y avoir des orientations sexuelles différentes homosexuel, hétérosexuel et bisexuel. Les adolescents devront aussi apprendre à ne pas avoir de préjugés contre des orientations sexuelles différentes. L'adolescent doit être au courant des risques liés aux rapports sexuels non protégés : grossesses et infections sexuellement transmissibles. Il faut lui apprendre qu’il existe plusieurs méthodes de contraception efficaces et qu’il lui revient de trouver celle qui lui convient le mieux. Votre adolescent devrait comprendre comment la sexualité est liée à la relation amoureuse.
Le sexe crée un lien qui peut être très fort et ne doit pas être pratiqué à la légère, au risque de blesser l’autre. Même un baiser peut laisser croire à l’autre qu’on a des sentiments, ça ne devrait donc pas être un acte égoïste, uniquement dans le but de voir ce que l'on ressent.
Globalement, lui apprendre qu’on ne peut pas jouer avec les sentiments ou le désir des autres. Il devra être conscient de ce qu’est la violence psychologique et sexuelle, ainsi que l'exploitation sexuelle. Il doit comprendre qu’il y a des personnes, adultes ou adolescentes, qui sont capables d’abus sexuels, même si elles lui sont familières. Ce dernier point devra être évoqué dès son plus jeune âge et personne n’a le droit de toucher ses zones sexuelles.
Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun[/caption]Le médiateur de la République démarre, ce lundi 26 novembre, sa session annuelle au titre de 2018, pour examiner avec l’administration les plaintes des citoyens restées sans suite. L’exercice concerne, pour l’édition de cette année, vingt-six structures publiques dont des ministères ; des mairies ; des préfectures et des sociétés ou offices d’Etat qui défileront devant l’institution jusqu’au 7 décembre prochain pour que solution soit trouvée aux 258 dossiers au menu.
Instituée depuis 2015, la session annuelle du médiateur de la République est à sa quatrième édition cette année. Elle connaîtra de l’étude de 258 dossiers constitués de plaintes des citoyens interpellant vingt-six administrations publiques notamment des ministères, des mairies, des préfectures et des sociétés ou offices d’Etat. Les réclamations concernent surtout des affaires domaniales et foncières, la carrière des agents, les pensions de retraite, les versements des cotisations sociales, les créances sur l’Etat ou sur les collectivités locales ou encore les licenciements abusifs. Certains des dossiers n’avaient pas été étudiés au cours de la session de 2017 faute d’absence des responsables des structures publiques mises en cause. Ils ont été à nouveau reconduits pour la présente session qui démarre ce lundi 26 novembre et s’étend jusqu’au 7 décembre prochain. Les travaux ont été officiellement lancés ce vendredi 23 novembre par le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun. Selon lui, le bal sera ouvert ce matin avec le ministère des Enseignements maternel et primaire. Et la marche sera fermée, le 7 décembre prochain, par le ministère du Cadre de vie et du Développement durable. Seize ministères sont attendus, au total, pour défiler devant l’équipe du médiateur de la République. Les mairies d’Abomey-Calavi, de Sèmè-Podji, de Porto-Novo, d’Akpro-Missérété, les préfectures de Porto-Novo et d’Allada ainsi que l’Agent judiciaire du trésor et plusieurs autres sociétés ou offices d’Etat, doivent également plancher.
Pour le médiateur de la République, la session annuelle est l’une des activités majeures de son institution. Car, elle permet à cette dernière d’assurer un suivi rigoureux des demandes d’intervention qu’elle a adressées aux différentes administrations. Cette activité trouve son ancrage juridique dans les dispositions de l’article 8 de la loi n°2009-22 du 3 janvier 2014 instituant le médiateur de la République. Lesquelles précisent que « Le médiateur de la République reçoit les griefs des administrés relatifs au fonctionnement de l’administration centrale de l’Etat, des collectivités décentralisées, des établissements publics et les étudie afin d’y apporter des solutions équitables. Il suggère au chef de l’Etat des propositions tendant au fonctionnement normal et à l’efficience des services publics ». L’article 18 de la même loi se veut plus précis. Il dispose que : « Les ministres et toutes autorités publiques doivent faciliter la tâche au médiateur de la République. Ils sont tenus d’autoriser les agents placés sous leur autorité à répondre aux questions et éventuellement aux convocations du médiateur de la République ». Ainsi, cette session annuelle du médiateur de la République vise surtout l’amélioration de l’Etat de droit et de la démocratie, souligne Joseph Gnonlonfoun.
Société 26 nov. 2018

Le Conseil municipal de Parakou a tenu, vendredi 23 novembre dernier, sa quatrième session ordinaire. Considérée comme sa dernière au titre de l’année 2018, cette rencontre a été consacrée à l’étude et au vote du budget de la municipalité pour 2019 estimé en recettes et en dépenses à 5 474 623 783 F Cfa.
Le budget de 2019 soumis aux 25 membres du Conseil municipal de Parakou, au cours de leur session ordinaire, vendredi 23 novembre dernier, est évalué à 2 110 183 828 F Cfa pour le fonctionnement et à 3 364 439 955 F Cfa pour l’investissement. Adopté à l’unanimité des conseillers, il est estimé en recettes et en dépenses à 5 474 623 783 F Cfa.
Comparé au collectif budgétaire de 2018, le présent projet de budget a connu une évolution de 2,7%. Son établissement a été fortement encadré par les nouvelles directives du ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale.
En effet, c’est à partir d’une plate-forme mise en place par la Commission nationale des finances locales (Conafil), que les prévisions pour 2019 ont été déterminées sur la base des réalisations des exercices 2015, 2016, 2017 et 2018. Ce sont ces contraintes qui ont conduit à la réduction de plusieurs postes de dépenses.
« C’est déjà un bon signe », a indiqué le maire Charles Toko, appréciant la contexture de ce budget. Selon lui, c’est l’une des rares fois que les prévisions d’investissement dépassent celles du fonctionnement dans la commune de Parakou.
Cette session budgétaire a connu la présence des 25 conseillers que compte la municipalité.

L’Agence judiciaire du trésor s’est dotée d’un bureau installé à Lokossa pour le compte des départements du Mono et du Couffo. Le responsable du bureau a levé un coin de voile sur la structure, à la Conférence administrative départementale (Cad) réunie, mercredi 21 novembre dernier, à la préfecture de Lokossa.
Rattachée récemment à la présidence de la République, l’Agence judiciaire du trésor est régie par le décret N°2007-074 du 22 février 2007 portant attributions, organisation et fonctionnement. Elle est mise en place pour assurer la défense des intérêts de l’Etat à travers trois principaux axes d’intervention. Le premier est le monopole de la représentation de l’Etat devant les tribunaux et Cour d’appel ou Cour suprême à l’interne comme sur le plan international, au dire de Serge Hangbahou de l’antenne Mono-Couffo qui a présenté la structure à la onzième session de la Cad.
Ensuite, dit-il, l’agent judiciaire du trésor prévient les contentieux. Nommé parmi les magistrats réunissant au moins cinq années d’expérience ou dans les rangs des juristes de haut niveau, il dispose des compétences nécessaires,à en croire le communicateur, pour des contentieux portant sur des affaires administratives, domaniales, fiscales ou autres. Son dernier axe d’intervention principale est le recouvrement des créances de l’Etat qui sont étrangères à l’Impôt et aux Domaines, ajoute Serge Hangbahou qui détaille que ce recouvrement concerne notamment les amendes et les frais de justice.
En somme, la communication renseigne que de l’assistance-conseil à l’exécution des décisions de justice en passant par la gestion des contentieux, l’Ajt est compétente grâce à son personnel qui regorge de profils variés de professionnel de droit. Et si l’Etat en vient à recruter des avocats dans certains dossiers fortement médiatisés, selon Serge Hangbahou, c’est souvent pour limiter les conjectures. Les offices de l’Ajt sont offerts aux ministères et à toutes les structures de service public, a-t-on appris.
Fortement intéressés, ses participants se sont penchés sur le mode de saisine, les éventuels frais à la charge de la structure qui sollicite les services de l’Ajt et les limites des compétences.
Le ministre en charge des Affaires Sociales, Bintou Adam Taro [/caption]Le projet d’enregistrement à titre dérogatoire à l’état civil entre dans sa phase active du 26 novembre au 10 décembre prochain, a confirmé samedi dernier à Bopa, dans le Mono, le ministre en charge des Affaires Sociales.
Aux dires de Bintou Adam Taro les opérations inscrites dans ce cadre démarrent effectivement ce jour, lundi 26 novembre et concernent deux millions cinq cents mille personnes enrôlées suivant des témoignages lors du Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip). « Le gouvernement a décidé de les doter gracieusement d’actes de naissance afin qu’ils recouvrent le statut de citoyens à part entière », a renseigné le ministre. Les opérations vont se dérouler simultanément dans les chefs-lieux des arrondissements de toutes les communes du Bénin. Y sont déployées, selon le ministre, des équipes dirigées par un professionnel de santé assermenté et un fonctionnaire d’état civil pour prendre en charge prioritairement seize mille requérants qui, au nombre des enrôlés par témoignages, n’ont pu dire leur âge de naissance. Rappelant les utilités attendues au bout du Ravip, elle a exhorté la cible concernée par l’enregistrement à titre dérogatoire à l’état civil à ne pas trainer les pas. « Je vous invite à sortir massivement pour le succès de cette opération », a-t-elle martelé.
Société 26 nov. 2018
Au-delà des ordinateurs, une classe numérique est un passeport pour l’avenir[/caption]Le gouvernement ne cesse de démontrer sa volonté affichée de promouvoir le numérique au Bénin. Il poursuit son programme d’installation de classe numérique au profit des jeunes. Vendredi 23 novembre dernier, le ministre en charge de l’Economie numérique, Aurélie Adam Soulé, a inauguré, avec le ministre en charge de la Défense nationale, la classe numérique mise à la disposition du lycée militaire de jeunes filles de Natitingou dans le cadre du programme Bénin start-up week.
Le chef de l’Etat, le président Patrice Talon, a, dès sa prise de fonction manifesté sa volonté de faire une place d’honneur à la technologie, et pour y parvenir, il faut préparer la jeunesse aux mutations.
Le ministère de l’Economie numérique mène depuis plusieurs mois des actions pour promouvoir cette discipline, surtout au niveau de la couche juvénile du Bénin. Elle installe des classes numériques dans tous les départements grâce à l’appui de la Fondation Mtn qui y met de l’internet gratuit pour un an.
Vendredi dernier, la Semaine du numérique a été mise à profit par le ministre en charge de l’Economie numérique, Aurélie Adam Soulé, soutenue par son collègue de la Défense, Fortunet Nouatin, pour inaugurer la classe numérique équipée de vingt ordinateurs dont le lycée militaire de jeunes filles de Natitingou a été dotée par le gouvernement.
Appréciant la portée de ce geste, le préfet du département de l’Atacora, Lydie Déré Chabi Nah, a salué l’engagement du gouvernement à accélérer le développement du Bénin à travers le numérique qui, selon elle, est un instrument de lutte contre le chômage des jeunes. Elle accueille favorablement par ailleurs la mise en œuvre de la fibre optique dans toutes les communes de l’Atacora.
Le directeur de l’Agence du développement du numérique rappelle qu’une classe numérique, au-delà des ordinateurs, est un passeport pour intégrer le métier voulu.
Passeport
« Avec la compétence numérique vous pouvez être les meilleurs, donc il représente un passeport pour l’avenir », a-t-il dit pour encourager les apprenantes du lycée à s’intéresser au numérique et à l’adopter. Il peut, à ses dires, servir à plusieurs activités pour les communautés et reste un instrument sans lequel le développement n’est plus possible aujourd’hui.
Abondant dans le même sens, le ministre délégué chargé de la Défense nationale, Fortunet Nouatin, indique que l’Afrique qui a été absente jusque-là de toutes les révolutions, notamment industrielles qu’a connues le monde, est obligée d’être à l’avant-garde de la révolution du numérique qui s’opère aujourd’hui comme le fait le Bénin dans la sous-région.
Il demande aux apprenantes du lycée militaire de jeunes filles de Natitingou de rentabiliser et de mieux entretenir les installations.
Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé, affirme que la mise en place de classe numérique répond à la volonté du gouvernement d’apprendre aux jeunes comment utiliser les instruments pour les préparer aux mutations liées au numérique.
Aurélie Adam Soulé a annoncé que l’ambition du gouvernement est de doter tous les lycées et collèges de classe numérique pour amener les apprenants à faire des recherches, des simulations.
La Fondation MTN a gratuitement offert de l’internet 3G, comme elle le fait déjà dans d’autres lycées et collèges pendant douze mois pour le fonctionnement de la classe numérique du lycée militaire de jeunes filles de Natitingou.
La délégation était également au lycée de jeunes filles de Natitingou, qui dispose depuis 2016 d’une classe numérique. Elle a échangé avec les jeunes apprenantes sur l’importance et les bienfaits du numérique.
La délégation ministérielle lors de la visite d’une start-up[/caption]Le ministère de l’Economie numérique et de la Communication organise depuis le 22 novembre dernier la 3e édition de Bénin start-up week. Pour la réussite de cet évènement, une délégation gouvernementale conduite par le ministre Aurélie Adam Soulé a visité, vendredi dernier, les start-up de Natitingou pour échanger avec leurs promoteurs sur leur fonctionnement, les difficultés qu’ils rencontrent et les opportunités qui leur sont offertes.
Le Bénin n’entend pas rester en marge de la révolution numérique qui s’opère en Afrique. Pour réaliser cette ambition, le ministère de l’Economie numérique et de la Communication organise la semaine du numérique.
Le Bénin start-up week est l’une des activités phares de cette semaine qui s’avère une occasion pour échanger avec des start-up sur le territoire les promoteurs et de partage d’expériences entre les jeunes.
Dans ce cadre, une délégation gouvernementale conduite par le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé, est allée à la rencontre des promoteurs de start-ups dans la ville de Natitingou.
Tic Agro business center, la première à avoir reçu la visite de la délégation dispose d’une bibliothèque en ligne pour capitaliser les outils de vulgarisation agricole développés par les partenaires techniques et financiers, les Organisations non gouvernementales et les structures étatiques.
Ce start-up fait cas aux paysans de tout ce qu’il faut connaître dans une application à travers des images, des vidéos et une autre application pour envoyer des messages vocaux aux producteurs en langues nationales et des vidéos sur la vulgarisation des bonnes pratiques.
Solutions
Le directeur de ce start-up Donald Tchaou et ses collaborateurs ont exposé les activités, le fonctionnement et les difficultés que rencontre leur entreprise au quotidien. Parmi elles, l’éternelle question de l’indisponibilité permanente ou le faible débit d’internet est revenue. Cette situation ralentit le rythme de fonctionnement de ce start-up qui travaille surtout avec des structures internationales telles que la Giz.
La seconde start-up visitée par la délégation est dénommée Green Tech services, créée le 31 juillet 2018 par un groupe de jeunes diplômés sans-emploi. Elle est dirigée par Martin
Tessingou. Elle opère dans l’agroalimentaire, notamment dans la transformation des produits agricoles, dans l’électrotechnique en faisant la maintenance et la réparation des ordinateurs, des portables, la vente, l’installation et l’entretien de matériel électrique solaire et conventionnel.
Green Tech services fait également de l’assistance juridique et la communication. Elle a créé sa propre plate-forme pour y mettre des informations utiles aux populations et aux pouvoirs publics.
Dans ces deux start-up visitées, les discussions ont tourné essentiellement autour des difficultés des plateformes et de leur hébergement.
Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé, dans un langage franc, a expliqué à ses interlocuteurs que l’Etat ne peut satisfaire tout ce dont les start-up ont besoin pour leur meilleur fonctionnement, car des projets ambitieux sont en cours pour leur permettre d’exercer dans de meilleures conditions.
La bonne nouvelle annoncée sur le terrain aux start-up par le directeur général de l’Agence béninoise du Service universel des communications électroniques et de la Poste
(Absu-Cep), Emile Kougbadi, est qu’un opérateur a été déjà retenu par le gouvernement pour mettre des points d’accès internet à haut débit communautaires. Une formation itinérante est initiée à l’endroit des start-up.
--------------------------------- Ils ont dit -----------------------------------------------
Saisissant l’initiative de Bénin Digital Tour, des professionnels de l’informatique se sont remis à niveau et ont acquis des connaissances dont ils témoignent l’intérêt. Ils évoquent spécifiquement la formation sur le marketing digital dans le cadre de Bénin start-up week.
« Il y avait du boulot qu’on peut faire sur Facebook »
« J’ai beaucoup appris de cette formation. En réalité, nous utilisons beaucoup Facebook, mais nous ne connaissons pas assez son utilité. Grâce à la formation, nous avons su distinguer ce qui devrait être fait sur Facebook et ce qui revient à aimer et partager les émotions des autres.
Il y avait du boulot qu’on peut faire sur Facebook. On peut faire du marketing en boostant ses produits. C’est très important et la formation nous a permis d’en avoir une idée claire. Nous avons été assez édifiés par rapport au contenu de la formation et le formateur était bien à la hauteur.
Nous remercions beaucoup Madame le ministre pour l’effort qu’elle a fourni pour que Bénin Digital Tour touche toutes les contrées du pays. C’est une très belle initiative que nous apprécions beaucoup, parce que nous étions sous-informés. Nous nous réjouissons du fait que depuis un moment la bonne information circule partout et ne soit plus diffusée uniquement au Sud ».
Aboubakari karimou Fataou, informaticien à Djougou
-----------------------------------------------------------------------------------
« L’effort consenti pour faire du numérique une réalité est à saluer »
« Nous remercions Madame le ministre pour l’initiative et pour que l’information nous parvienne jusqu’ici. À travers elle, c’est le gouvernement tout entier qui est remercié pour l’effort consenti pour faire du numérique une réalité au Bénin. J’apprécie beaucoup la formation. Nous utilisions Facebook, mais pas tel qu’on vient de nous l’enseigner.
Il y avait une utilité à en disposer, mais nous passons très souvent à côté de l’essentiel. On ne savait pas qu’avec Facebook on pouvait créer beaucoup de richesses grâce à la formation de ce matin, nous avons su qu’avec Facebook beaucoup de choses sont possibles.
Nous remercions également le formateur qui a quitté le Sénégal pour nous entretenir ».
Société 26 nov. 2018