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Nouvelles

Centrale électrique de Maria Gléta : l’impact socio-communautaire du projet apprécié
La centrale électrique de Maria Gléta n’a pas apporté que l’énergie électrique. Aux populations environnantes, et celles d’Abomey-Calavi en général, elle a apporté aussi des infrastructures socio-communautaires dont certaines ont été mise en service, ce mardi 21 décembre, par le ministre de l’Energie, Dona Jean Claude Houssou. Le commissariat de Houèto est désormais un édifice neuf avec des commodités et un air de modernité qui font la joie des hommes en bleu qui y travaillent, mais aussi la fierté de toute la population de la commune d’Abomey-Calavi. Le projet de construction de la centrale électrique de Maria Gléta a prévu dans son impact socio-communautaire, la réalisation de plusieurs infrastructures dont ce poste destiné à assurer la sécurité des populations voisines de la centrale, mais aussi de la centrale. La mise en service du poste a eu lieu, ce mardi 21 décembre, en présence du maire de la commune d’Abomey-Calavi, mais surtout du ministre de l’Energie et de ses collaborateurs. Le nouveau commissariat de Houèto fait surtout la fierté du ministère de la Sécurité publique dont le représentant à l’occasion, salue la vision de développement autour de la centrale à travers une série de réalisations communautaires. « Tout projet de développement a besoin d’un environnement sécuritaire », pense Mohamed Saké, représentant du ministre. Pour lui, l’érection de ce poste engage les hommes qui y travaillent à renforcer le dispositif sécuritaire dans le coin. « C’est un challenge pour eux à se montrer plus disponibles et plus professionnels… à veiller à la sécurité des populations, mais aussi à préserver la centrale », fait-il observer. En plus du bâtiment, des mobiliers et du matériel d’une valeur estimée à 71 millions de francs Cfa ont été remis par le ministre, toujours dans l’optique d’offrir aux agents de meilleures conditions pour espérer une meilleure sécurisation. A Maria Gléta, « tout a été fait dans une vision dans le temps. L’impact socio-communautaire du projet est fort », indique Dona Jean Claude Houssou. Il fera également entendre son appel aux bénéficiaires en vue de la protection des équipements pour en garantir la durabilité. Il se montre également un peu plus exigeant quant à la sécurité de la centrale électrique. «Si elle est touchée, c’est le Bénin qui est touché au regard de son importance et des investissements», a martelé le ministre. Transformer l’environnement des citoyens A quelques dizaines de mètres de là, se dresse à la joie des populations, le centre de santé de Maria Gléta. Hier en ruine, dans le noir et dans un inconfort notoire, il est devenu grâce au projet, un hôpital moderne. Son ancienne bâtisse a connu des travaux de réfection de plusieurs millions de francs Cfa. Mieux, le projet a fait construire des équipements annexes qui servent à la vaccination des femmes et des enfants. Joie à peine contenue, Dr Virginie Adjanohoun Hossou, au nom du personnel soignant, explique au ministre, tout le bien qui est fait aux populations à travers le nouveau visage donné au centre. L’électricité y est disponible à plein temps et le personnel soignant trouve du plaisir à accueillir les patients qui viennent non seulement de Maria Gléta, mais aussi des quartiers avoisinants de Godomey et de toute la commune. « Depuis l’avènement de la centrale, notre centre de santé est au cœur de mille attentions », reconnaît le médecin. Comme elle, Angelo Ahouandjinou, maire de la commune d’Abomey-Calavi, est heureux de constater que tout ce qui a été prévu dans le cadre de l’impact socio-communautaire du projet a été réalisé. « La centrale amène un développement intégré », selon lui. Maria Gléta n’est plus la seule illustration de l’ambition du président Patrice Talon et de son gouvernement pour le secteur de l’énergie. Cette centrale est aussi la preuve de la vision des gouvernants à transformer l’environnement des citoyens, apprécie le ministre. Pour lui, il est question de faire en sorte que les populations sentent non seulement des améliorations du fait de la disponibilité permanente de l’énergie, mais aussi des changements autour d’eux et dans leur quotidien. Il procèdera ensuite à la mise en service des bâtiments annexes construits dans le centre, puis à la remise des équipements médicaux offerts au centre toujours dans le cadre du projet. Bien d’autres réalisations ont été faites au profit de l’éducation et du sport. De l’énergie à l’éducation en passant par la santé et le sport, Maria Gléta aura tout apporté aux populations, insistera par ailleurs Dona Jean Claude. Actualités 22 déc. 2021


Lutte contre la pandémie du siècle : mieux impliquer les personnes vivant avec le Vih
Pour des résultats plus probants du système de lutte contre le Sida, l’implication des personnes vivant avec le Vih est nécessaire. Le thème de l'édition 2021 de la quinzaine de la Journée mondiale de lutte contre le Sida est évocateur et interpelle tous les acteurs : «Mettre fin aux inégalités. Mettre fin au Sida. Mettre fin aux pandémies ». Une ambition noble dont la réalisation nécessite l’implication des personnes vivant avec le Vih. Valentin Nassara, président du Conseil d’administration du Réseau béninois des associations de personnes vivant avec le Vih/Sida est ferme sur cette question. « Ce n’est pas possible d’atteindre cet objectif en écartant les Pvvih qui sont les principaux concernés», fait-il savoir. Selon lui, il faut passer des discours aux actes concrets et « mener une politique incluant les Pvvih » réunies dans plus de 80 associations. Il s’agit notamment d’améliorer le suivi médical; ce qui renforcerait les efforts du gouvernement qui s’emploie à mettre les malades sous traitements dès la détection de leur sérologie. En décembre 2020, le nombre moyen de personnes vivant avec le Vih au Bénin était de 75 770, selon les estimations du Spectrum 2020. « En réponse à cette situation, le Bénin s’est engagé à assurer l’accès universel aux services de prévention, de traitements Antirétroviraux, de soins et de soutien dans le respect des droits humains. Malgré les progrès réalisés suite à cet engagement, les Pvvih restent confrontées à la discrimination et à la stigmatisation dans les familles, les établissements de santé, en milieu professionnel et au sein de la communauté », indique le rapport de l’enquête index de la stigmatisation 2.0 des personnes vivant avec le Vih au Bénin. Aller plus loin A en croire les Pvvih, il est nécessaire de mener différents types d’actions afin de mettre fin au mal du siècle. D’abord, il s’impose de reprendre une sensibilisation globale des populations notamment des plus jeunes. « Ils sont nombreux ces jeunes qui ignorent les modes de transmission de la maladie et comment se protéger. Il est donc nécessaire de leur apporter l’information utile afin qu’ils ne soient pas des véhicules de la maladie », conseille Valentin Nassara. Le responsable des Pvvih propose également que la distribution des Arv aux malades se fasse par trimestre comme voulu par les autorités et non par semaine comme c’est le cas actuellement. Ce qui, à son avis, ne favorise pas l’épanouissement des bénéficiaires. Car certaines Pvvih continuent de vivre bien de difficultés pour s’approvisionner en Arv, du fait de la stigmatisation. Le président du Conseil d’administration du réseau des associations de Pvvih recommande aussi que ses membres aient à charge la distribution des produits. Si une Pvvih est chargée de la distribution des Arv, elle n’attendra jamais l’épuisement total du stock avant d’alerter les autorités pour un nouvel approvisionnement », estime Valentin Nassara. C’est le remède pour éviter les ruptures de stock que connaissent parfois certains hôpitaux et qui mettent à mal la santé des malades. Santé 21 déc. 2021


En visite sur le site de Pharmaquick by Abt Sa : le président de la Boad satisfait de la bonne tenue de l’usine
Serge Ekué, président de la Banque ouest africaine de développement a visité hier lundi 20 décembre, les installations de l’industrie pharmaceutique Pharmaquick by Abt Sa dont le site est à Akpakpa à Cotonou. Une descente qui lui a permis de constater la bonne tenue de l’usine et la qualité du processus industriel de fabrication des médicaments. « Nous avons visité l’usine de fabrication. Nous avons regardé tout le processus industriel, le mode d'intégration et d’exploitation. Nous sommes en raison de croire que cette usine est bien tenue. La production me semble être de bonne facture. Et il semble important que la Boad continue d’apporter son soutien à ce secteur essentiel », a reconnu et attesté Serge Ekué, président de la Banque ouest africaine de développement, au terme de la visite guidée des installations de l’industrie pharmaceutique Pharmaquick by African Bio technologies Sa. Il précise que deux éléments essentiels fondent la descente de la délégation de la Boad sur les installations de cette usine. «En premier lieu, il est important que nous venions voir ce à quoi nous contribuons. Le deuxième point est relatif au secteur de la santé qui est un secteur sensible et qui fait partie des secteurs prioritaires d’intervention de la Boad », fait-il savoir. A l’en croire, la Boad est en pleine réorganisation et le secteur de la santé occupe, à l’instar d’autres secteurs essentiels, une place de choix. Mais dans ce secteur, la Boad a déjà subi quelques désillusions et entend bien se renseigner avant d’apporter quelque financement. C’est ce qui explique la nécessité pour la Boad d’avoir la meilleure connaissance possible des acteurs et de l’industrie, de connaitre les besoins exacts, et de garder l’œil le plus attentif sur le processus industriel. Lors de la visite guidée, le président de la Boad s’est montré très curieux sur les dispositions prises pour l’assurance qualité et la bonne composition des médicaments. Il a été séduit d’apprendre que les intrants suivent un contrôle qualité minutieux depuis le Canada avant même l’embarquement des matières premières. Plusieurs contrôles s’ensuivent jusqu’à l’obtention du produit livrable. Du laboratoire au magasin de stockage des produits finis ; en passant par la section granulation, les salles de pesée des solvants et des excipients, la salle de séchage, la section compression, l’atelier de maintenance, la salle d'impression…; la délégation de la Boad a pu suivre tout le processus industriel de fabrication des médicaments. Faire de Pharmaquick by Abt Sa une référence Avant la visite guidée du site de Pharmaquick by Abt Sa, une brève séance d’échanges a permis au président de la Boad de comprendre les nouvelles ambitions de l’industrie pharmaceutique. L’objectif est de transformer Pharmaquick by Abt Sa, en une industrie pharmaceutique de référence dans la sous-région, fait savoir Charles Adjalla, Pdg de Pharmaquick by Abt Sa. Il ajoute que dans ce cadre, l’usine va connaître trois phases de refonte. La première, c’est la phase de redynamisation qui a déjà été réalisée sur fonds propres. Cette étape a consisté à ramener l'usine aux conditions optimales d'une industrie pharmaceutique. La vision étant de mettre en place d'ici 2024, de nouvelles lignes aux normes internationales pour accéder aux marchés internationaux. La deuxième phase est celle de la restructuration. C’est d’ailleurs pour franchir cette étape que Pharmaquick by Abt Sa a besoin de l’appui des institutions financières et bancaires. Il s’agit de renforcer les installations afin de passer d’une production de 3 millions 800 mille comprimés par jour, à 12 millions de comprimés par jour. Cette phase assurée, l’industrie pourra passer à la phase de dimensionnement pour réaliser son ambition d’être une référence. Ce processus de refonte de l’usine a été entamé il y a deux ans. « En deux ans de production, nous sommes passés d’un chiffre d’affaires annuel de 800 millions à 4 milliards en 2020. Et nous sommes sur le point de franchir la barre de 5 milliards en 2021 », fait savoir le Pdg de Pharmaquick by Abt Sa. A noter que le plus gros client actuel de Pharmaquick by Abt Sa, c’est la Centrale d'achat des médicaments du Bénin. La crise sanitaire a renforcé cette collaboration. En effet, 80 % des médicaments utilisés dans le cadre de la lutte contre la Covid-19, sont produits par Pharmaquick by Abt Sa. Société 21 déc. 2021


Prof. Dorothée Kindé Gazard sur les maladies hémorragiques : « Il est important d’organiser des campagnes de dépistage »
Les maladies hémorragiques sont des troubles de la coagulation, des anomalies génétiques qui méritent un peu plus d’attention. La plus connue d'entre elles est l'hémophilie. Professeur Dorothée Kindé Gazard, chef de Service de la Clinique Universitaire des Maladies du Sang du Cnhu-Hkm insiste sur l’importance du dépistage et donne quelques conseils. La Nation : Les maladies hémorragiques, qu'est-ce que c'est ? Prof. Dorothée Kindé Gazard: Parlant de maladies hémorragiques, il faut préciser qu’ici, il s’agit de maladies hémorragiques constitutionnelles. Elles sont dues à des anomalies génétiques héréditaires qui sont transmises des parents à leurs descendants. Les sujets qui portent ces anomalies ont des difficultés de coagulation et vont donc saigner plus longtemps et fréquemment surtout au décours de traumatismes très minimes. Quelle est la différence avec les fièvres hémorragiques ? Dans les fièvres hémorragiques, l’hémorragie n’est pas due à des anomalies génétiques, mais plutôt aux désordres créés par un agent pathogène (virus, microbes, parasites) sur le bon déroulement de la coagulation. C’est le cas de certaines pathologies comme la maladie à virus Ebola, la fièvre Lassa, etc. Quelle est la maladie hémorragique qui sévit le plus au Bénin ? La maladie hémorragique la plus fréquente au Bénin est l’hémophilie qui est due à des déficits de facteurs nécessaires à la coagulation avec en tête de liste l’hémophilie A suivie de l’hémophilie B. L’hémophilie A correspond au déficit en facteur VIII, tandis que l’hémophilie B correspond au déficit en facteur IX. L’hémophilie va affecter le plus souvent les sujets de sexe masculin. Nous avons également des cas de la maladie de Willebrand qui est due à des anomalies du facteur de Willebrand. Soulignons que très peu de cas sont dépistés. Ainsi, en ce qui concerne l’hémophilie par exemple, au regard de la taille de la population béninoise, le nombre de malades attendu est d’environ 2000. Toutefois, seulement une centaine sont connus et suivis dans notre Service. Quels sont les signes d'alerte ? En matière d’hémophilie, le symptôme majeur est le saignement. Il s’agit de saignement répétitif spontané ou au décours de traumatismes minimes. Il peut s’agir de saignement buccal (gingivorragie), de saignement dans les articulations (hémarthrose) qui se gonflent et deviennent douloureuses, de saignement dans les muscles (hématomes). Parfois, l’hémorragie est interne notamment dans le cerveau (Avc hémorragique), dans les urines (hématurie), dans le tube digestif (hémorragie digestive). Il peut s’agir également d’hémorragie cataclysmique au décours de la circoncision. Du 08 au 12 décembre 2021, le Centre de traitement de l’Hémophilie (Cth) en collaboration avec l’Association béninoise des Hémophiles (Abh) était dans le Borgou. De quoi était-il question ? Cette activité a pour thème : « Amélioration de la prise en charge de l’hémophilie au Nord du Bénin ». Le Cth Bénin avec la Fédération Mondiale de l’Hémophilie, l’Association Française des Hémophiles et bien d’autres; visent plusieurs objectifs : la formation des professionnels de la santé (médecins, paramédicaux et biotechnologistes), la mise en place et équipement du Cth Parakou, la formation des membres et l’installation du bureau régional de l’Abh (Borgou/Alibori), le dépistage des maladies hémorragiques. Pourquoi insistez-vous sur le dépistage ? Il est important d’organiser des campagnes de dépistage, car les maladies hémorragiques ne sont pas connues de nos populations qui pensent qu’il s’agit de causes occultes. Comme nous l’avons dit plus haut, moins de 10 % des patients souffrant de maladies hémorragiques sont dépistés et suivis en Afrique subsaharienne. Pourtant, le traitement est gratuit avec l’appui de la Fédération mondiale de l’Hémophilie qui met à notre disposition les facteurs dont le déficit est à l’origine de cette maladie. Il est donc important de travailler à ce que les patients soient diagnostiqués et pris en charge correctement. Soulignons que cette activité a bénéficié du soutien direct de la Direction Nationale de la Médecine Hospitalière dirigée par le Dr Ange Dossou. Quelques conseils Les maladies hémorragiques notamment l’hémophilie ne constituent pas une fatalité. Ce sont des maladies qui, diagnostiquées, sont bien prises en charge. En cas de saignement répétitif, il vaut mieux se rapprocher rapidement d’un agent de santé pour faciliter le diagnostic. C’est aussi le lieu de rappeler qu’avant toute circoncision, il faut faire des analyses pour s’assurer qu’il n’y a pas de risque de saignement. Santé 21 déc. 2021


Fabrication d’emballages au Bénin : une unité industrielle s’installe
Une industrie pose ses valises dans la Zone industrielle de Glo-Djigbé (Gdiz) pour produire des emballages aux normes internationales. Le protocole d’accord marquant l’implantation et le démarrage des activités de l’entreprise, a été signé, ce lundi 20 décembre, au siège de l'Agence de promotion des investissements et des exportations (Apiex). Finis les soucis d’emballages cartons non conformes aux normes internationales. Une entreprise s’implante au Bénin pour répondre aux besoins pressants dans le pays mais aussi dans toute la sous-région, en emballages cartons de qualité et en quantité. Avec cette offre disponible sur place, les entreprises locales n’auront donc plus à importer des emballages. « Pour nous, il est important qu’en même temps que nous faisons venir les industries dans les grands secteurs de transformation, nous puissions travailler à mettre en place ces industries qui vont intégrer l’ensemble des chaînes de valeur. C’est la raison pour laquelle nous nous sommes mis en quête des industries qui répondent à cette problématique. C’est ainsi que nous avons trouvé Wapack… Compte tenu de la politique du gouvernement, des facilités offertes sur place, l’entreprise a décidé de s’installer au Bénin », explique le directeur général de l’Apiex, Laurent Gangbès. Wapack Industries a prévu investir à peu près 2,5 milliards au Bénin dans un premier temps. En mars 2022, l’usine sera en place avec une centaine d’emplois créés. A long terme, elle va fournir des sacs de jute pour le transport et le stockage de différentes spéculations à l’instar de la noix d’anacarde. Laurent Gangbès est heureux que cet investissement vienne limiter les importations d’emballages au Bénin et surtout garantir aux industriels locaux un accès beaucoup plus aisé à des emballages de qualité. Les producteurs béninois et ceux de l’Afrique de l’Ouest ont donc désormais, une industrie capable de leur fournir le meilleur emballage correspondant à la qualité de leurs produits. Cet élément supplémentaire de compétitivité permettra d’améliorer la présentation physique des produits et d’accélérer leur accès aux marchés sous-régional et international, apprécie le premier responsable de l’Apiex. Au-delà, Wapack Industries vient positionner le Bénin comme l’une des plus grandes unités industrielles de production d’emballages cartons de la sous-région. Rohan Garg, directeur général de Wapack Industries, exprime sa satisfaction après la signature du contrat. Il rappelle la problématique des emballages au Bénin et dans la sous-région, sa conséquence sur les petites et moyennes entreprises et la volonté manifeste du gouvernement de changer la donne très rapidement. « C’est une opportunité pour nous de non seulement nous installer au Bénin mais aussi créer un impact réel qui pourra améliorer le secteur de l’emballage au Bénin », se réjouit-il. Dans quelques semaines, l’entreprise va lancer un vaste recrutement et procéder à la formation de la main-d’œuvre pour son usine totalement automatisée. Rohan Garg assure que le transfert de compétences sera chose effective de sorte que l’on ait des usines du même type à l’avenir. Actualités 21 déc. 2021


Présidence du Prd : les militants s’opposent au retrait d’Adrien Houngbédji (Il est reconduit avec les législatives 2023 comme défi)
Alors qu’il a annoncé son retrait de la tête du Parti du renouveau démocratique (Prd) pour passer la main après 32 ans de gestion, Me Adrien Houngbédji s’est vu reconduit par les délégués au cinquième congrès ordinaire de sa formation politique tenu à Porto-Novo, dimanche 19 décembre dernier. Il est maintenu pour un nouveau mandat afin d’aider le parti, aujourd’hui sans députés et sans élus communaux, à réussir sa remontée et gagner des sièges aux législatives 2023. « Il est temps que je me retire pour un repos auquel j’aspire du plus profond de mon être. Mais ce congrès n’est qu’un moment, une escale. Le bateau devra reprendre le large ; bientôt ; très bientôt. Pour affronter le mauvais temps ; entendre les chants des sirènes, côtoyer les récifs ; et pour survivre. Serais-je bien inspiré de rester à quai et de le regarder partir ? Et si je montais de nouveau à bord, aurais-je encore la force de tenir le gouvernail ? ». Ces propos du président du Parti du renouveau démocratique (Prd), Me Adrien Houngbédji, dans son discours d’ouverture des travaux du 5e congrès ordinaire de sa formation politique, tenu dimanche 19 décembre dernier à Porto-Novo, ont suscité une vive réaction d’opposition des militants et délégués à ces assises. A travers un tonnerre de « Non » en chœur, ils ont dit Niet à une retraite politique de leur leader charismatique qui souffle ses 80 bougies le 5 mars 2022. Les militants Tchoco-Tchoco n’ont pas voulu entendre parler de cela. Pour eux, le président Adrien Houngbédji doit poursuivre son mandat à la tête du parti. Le « Non » retentissant des militants a été entériné sans surprise à l’issue des travaux du congrès. Adrien Houngbédji sera ainsi reconduit pour un nouveau mandat. Le président du Prd annonçait son retrait pour avoir passé déjà plus de trois décennies à la tête du parti. « 32 ans, une éternité en politique, que je dirige ce merveilleux parti, créé pour conquérir et exercer le pouvoir d’Etat. Nous avons fait de notre mieux sans y parvenir. Je mesure combien vous êtes jaloux des marques que nous laissons dans la conscience politique de notre pays. Au-delà des passions, la marque que nous laissons est la marque de la tolérance, de la magnanimité, de la paix. Soyez donc sans crainte… Un jour viendra. Ne baissez pas les bras… Un jour viendra. Gardons la ligne ! Ce jour viendra parce que nous constituons une chance pour le Bénin », a souligné le leader des Tchoco-Tchoco. Appel à la réconciliation Me Adrien Houngbédji croit dur comme fer à la remontée politique du Prd aujourd’hui sans députés, sans élus communaux et sans maires. « Nous nous battons aussi pour notre retour à l’Assemblée nationale ; pour notre retour à la tête de nos communes. En démocratie, chacun doit occuper la place que lui accorde le suffrage des électeurs », martèle-t-il. Pour lui, ce 5e congrès se veut celui de l’espérance. Une espérance que le Prd nourrit depuis son congrès extraordinaire du 6 février dernier à l’issue duquel il a adopté la candidature de Patrice Talon et appelé ses militants à mouiller le maillot pour lui, et qui, selon Me Adrien Houngbédji, n’est pas une incantation magique encore moins une fatalité. Cette option est une dynamique au service d’une conviction propulsée dans l’action après l’analyse et la réflexion pour reprendre sur l’échiquier politique et dans les institutions les places qui reviennent au parti. « La Remontada n’est pas une incantation ; c’est un défi lancé à nous-mêmes. Nous remonterons parce que nous travaillerons. Nous remonterons parce que nous aurons rassemblé autour de nous, un plus grand nombre de Béninois », a laissé entendre le président du Prd. Me Adrien Houngbédji appelle la réconciliation du parti avec tous les militants qui l’ont quitté par incompréhension. Il leur tend la main pour la concrétisation de cette remontée dont le match test reste et demeure les élections législatives de 2023. Le parti dit en avoir les moyens pour y aller et enlever beaucoup de sièges seul comme il a d’ailleurs fait à maintes échéances législatives par le passé. « Au chapitre de l’arithmétique électorale, nous ne sommes pas mal lotis. Seuls contre tous, nous avons fait élire des députés dans 5 des 6 départements que comptait notre pays en 1995. Seuls et sans détenir aucun pouvoir, nous avons été des faiseurs de roi à la présidentielle de 1996 ; finalistes aux élections présidentielles de 2006 et 2011. Et parce que notre parti est un parti qui compte, votre président a été hissé 3 fois à la présidence de l’Assemblée nationale, non pas par la force d’une majorité mécanique que nous n’avons jamais eue, mais grâce au consensus que nous avons réalisé avec d’autres partis qui nous ont appuyés », explique Me Adrien Houngbédji. Actualités 21 déc. 2021


Tournée de la Cour suprême dans l’Ouémé-Plateau : des dysfonctionnements relevés dans l’œuvre de justice
L’insuffisance de moyens tant humains, matériels que financiers plombe l’œuvre de justice au niveau du Tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo, du Tribunal de première instance de deuxième classe de Pobé et des Officiers de police judiciaire (Opj) opérant dans les commissariats. La Cour suprême a fait l’amer constat lors de sa tournée d’inspection, du 13 au 17 décembre dernier, dans les juridictions du fond, les centres de garde à vue et de détention des départements de l’Ouémé et du Plateau. Se rendre sur le terrain, échanger avec les acteurs de la justice et leur apporter un accompagnement pédagogique devant leur permettre de rendre mieux que par le passé les décisions de justice. Tel est l’objectif de la tournée d’inspection de la Cour suprême qui s’est rendue, du 13 au 17 décembre dernier, dans les juridictions du fond, les centres de garde à vue et de détention des départements de l’Ouémé et du Plateau. Pour le président de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou, au terme de la mission, cette descente sur le terrain lui a permis de relever que tout ne tourne pas rond sur le terrain. Il y a des dysfonctionnements. La délégation de la haute juridiction a relevé notamment un manque criant de magistrats au niveau du Parquet du Tpi de Porto-Novo qui n’a que deux membres à savoir le procureur de la République et son substitut. Selon Victor Dassi Adossou, ce nombre est insuffisant par rapport au volume du travail à abattre. C’est carrément un déficit de juges qui a été noté au niveau du Tribunal de Pobé. Le ratio nombre de juges par rapport à la population est minable, relève le président de la Cour suprême. La situation est le même au niveau des Opj. Victor Dassi Adossou dit avoir constaté dans un commissariat de Police seulement deux Opj, le commissaire et un policier pour faire face au lourd travail de constat et de constatation des infractions qui se perpètrent tous les jours. Le président de la Cour suprême salue, tout de même, le professionnalisme, l’assiduité, la compétence et l’expertise avec lesquelles, ses collègues magistrats ou les Opj exécutent la mission sur le terrain en dépit de l’insuffisance des moyens. « Les Opj sont en amont de la chaîne pénale. Lorsqu’une enquête judiciaire est faussée, elle impacte négativement l’œuvre de justice », a fait remarquer le premier juge béninois. Victor Dassi Adossou fait observer que la justice n’intervient que lorsque les autres formes de l’organisation sociale ont échoué dans leur mission. Solutionner les problèmes Cette tournée d’inspection est placée sous le thème : « Le temps de la justice ». Laquelle justice est le pilier de l’édifice démocratique et le socle de l’Etat de droit. « Il y a quelque chose qui ne va pas lorsque le justiciable va attendre deux ans, cinq ans, 10 ans voire 20 ans pour trouver solution à un problème préoccupant qui l’aura amené devant le juge. Il faut mettre fin à cela », indique Victor Dassi Adossou. Sa mandature, à l’en croire, veut faire en sorte que la justice qui est un service public éminent soit rendue dans des délais raisonnables depuis le tribunal jusqu’à la Cour suprême. « Que celui qui va devant le juge n’attend pas de mourir avant que ce dernier ne se prononce sur l’affaire qu’il a porté devant la justice », ambitionne-t-il. Le président de la Cour suprême se dit rassuré d’avoir obtenu de ses collègues magistrats des engagements nécessaires pour qu’il en soit ainsi désormais. « Le temps de la justice doit être un temps bref, raisonnable, un temps qui permet de donner un sens et un contenu à la justice qui doit être réparatrice des contentieux et des torts causés à nos semblables », explique Victor Dassi Adossou qui a visité aussi les prisons civiles d’Akpro-Missérété et de Porto-Novo. Il promet de rendre compte au président de la République, Patrice Talon et au président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, conformément aux dispositions de la loi, de tous les dysfonctionnements relevés sur le terrain pour que des solutions y soient apportées. Actualités 21 déc. 2021


Femmes et enfants au Bénin : un état nutritionnel inquiétant
Au Bénin, les femmes et les enfants se nourrissent très mal. Les études le confirment et un appel est lancé pour un changement de comportement. Une nutrition peu organisée qui ne tient pas compte des besoins de chaque membre de la famille mais des possibilités du chef du ménage. C’est le quotidien dans les familles au Bénin. Menus non diversifiés, absence de fruits, alimentation non adaptée à l’âge ou aux activités professionnelles, … la liste des causes de la malnutrition chez les enfants et les femmes est longue. Charles Zèvounou, habitant à Porto-Novo, la quarantaine révolue et tenancier d’un bar l’illustre bien. « Nous donnons à nos femmes les moyens selon nos possibilités pour qu’elles fassent la cuisine. Nous ne sommes pas riches pour modifier indéfiniment les menus sur nos tables », indique-t-il. Hélène Djimassè, sa conjointe, ne dit pas le contraire. Pour s’adapter à la capacité financière du chef de ménage, elle s’abonne aux repas classiques tels que le riz, la pâte de maïs et le haricot. « Il nous arrive de consommer la pâte de maïs durant toute une semaine et parfois avec la même sauce. Pour les fruits, c’est un luxe pour nous », confie la jeune dame. Comme ce ménage, la plupart des familles béninoises voguent sur les vagues de la malnutrition. Selon l’Organisation mondiale de la santé, la malnutrition se définit par les carences, les excès ou les déséquilibres dans l’apport énergétique et/ou nutritionnel d’une personne. C’est un état nutritionnel qui est la conséquence d’une alimentation mal équilibrée en quantité et/ou en qualité. Les femmes et les enfants en sont les premières victimes avec à la clé de nombreuses conséquences. Alarmant ! Selon l’Enquête démographique et de santé 2017-2018, environ un tiers des enfants de moins de 5 ans (32 %) souffrent d’un retard de croissance, 5 % sont émaciés, 17 % présentent une insuffisance pondérale et 2 % un surpoids. Parmi les enfants de 6-23 mois non allaités, seulement 15 % ont un apport alimentaire minimum acceptable tel que défini par l’Oms. Environ sept enfants de 6-59 mois sur dix (72 %) et 58 % des femmes de 15-49 ans sont anémiés. Parmi les femmes de 15-49 ans, 11 % ont un indice de masse corporelle (Imc) inférieur à 18,5 et présentent donc un état de déficience énergétique chronique. A l’opposé, 26 % présentent une surcharge pondérale ou sont obèses. Les statistiques sur le plan mondial et les perspectives ne sont pas plus reluisantes. « La prévalence de la sous-alimentation, qui était restée à peu près stable pendant cinq ans, a progressé de 1,5 point de pourcentage en 2020, pour atteindre 9,9 pour cent environ – ce qui rend plus difficile la réalisation de l’objectif « Faim zéro » d’ici à 2030 », publie l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) et d’autres institutions dans le rapport 2021 sur la sécurité alimentaire et la nutrition dans le monde. Le même rapport souligne qu’« en 2020, près d’une personne sur trois dans le monde (2,37 milliards) n’avait pas accès à une nourriture adéquate, soit une augmentation de près de 320 millions de personnes en seulement un an. Près de 12 pour cent de la population mondiale était en situation d’insécurité alimentaire grave en 2020, ce qui représente 928 millions de personnes – soit 148 millions de plus qu’en 2019 ». Des causes aux actions Selon les spécialistes, plusieurs raisons expliquent la situation de la malnutrition infantile à laquelle peu d’attention semble être accordée. Le nutritionniste Fiacre Alladayè énumère comme causes immédiates l’inadéquation des apports alimentaires en qualité et en quantité des enfants, les maladies infectieuses, etc. La mauvaise alimentation de la mère, le non-respect des temps de vaccination, le manque d’accès à l’eau potable et bien d’autres sont des facteurs qui maintiennent particulièrement les enfants dans la malnutrition. Le rapport de la Fao ajoute, pour sa part, comme facteurs de la malnutrition les conflits, la variabilité du climat et les extrêmes climatiques, la pauvreté, les ralentissements et les fléchissements économiques. Face à ce tableau sombre, le nutritionniste Fiacre Alladayè ne manque pas de propositions. « Nous devons revoir les produits que nous consommons. Consommer local, c’est maîtriser ce que nous consommons. Ce serait déjà un premier pas », suggère-t-il. Egalement, il appelle à une meilleure sensibilisation pour l’allaitement maternel exclusif des enfants. La diversification des aliments est aussi recommandée, même dans la pauvreté. Société 20 déc. 2021


Conseil des ministres de tutelle de la Cipres : Mathys Adidjatou réélue présidente
La 31e session du Conseil des ministres de la Conférence internationale de la prévoyance sociale (Cipres) a pris fin, jeudi 16 décembre dernier, à Cotonou. Au terme des travaux, la ministre béninoise du Travail et de la Fonction publique, Mathys Adidjatou a été réélue à l’unanimité pour conduire les destinées de l’institution. A l’issue du Conseil des ministres de la Conférence internationale de la prévoyance sociale (Cipres) qui a tenu sa 31e session ordinaire, jeudi 16 décembre dernier à Cotonou, Mathys Adidjatou, ministre du Travail et de la Fonction Publique, a été réélue à l’unanimité pour présider l’institution. «J’adresse mes vifs remerciements à toutes les personnalités présentes de près ou de loin à cette cérémonie de clôture et leur témoigne toute ma gratitude pour leur participation active aux différents travaux », a déclaré Mathys Adidjatou. Pour elle, le Bénin ne ménagera aucun effort pour la traduction effective des décisions prises en actions concrètes dans l’intérêt général des populations. « En ce qui me concerne, je continuerai à jouer pleinement jusqu’à la prochaine session ordinaire, le rôle qui m’incombe à la tête de l’institution, conformément aux textes qui la régissent et à vos attentes », a-t-elle ajouté. Pour Mathys Adidjatou, les travaux de la 31e session du Conseil des ministres de la Cipres viennent confirmer l’importance qui est accordée aux questions de sécurité sociale dans l’espace Cipres. « Le niveau d’implication et de motivation noté au cours de la présente session témoigne de notre ferme détermination à assurer une viabilité et une pérennité à nos institutions de sécurité sociale », a-t-elle souligné. Pour conclure, Mathys Adidjatou a fait savoir que toutes les décisions et recommandations issues de cette session sont non seulement importantes, mais également opportunes. Des défis à relever Pour Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État chargé du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale, les questions relatives à l’instauration du système de couverture maladie universelle, à la promotion du secteur de la prévoyance sociale, à l’extension de la couverture sociale aux populations actuellement non couvertes, à la sauvegarde des droits acquis par les travailleurs migrants sont toujours au cœur des politiques de sécurité sociale dans les Etats membres de la Cipres. Il a rappelé qu’en dehors de ces préoccupations, d’autres inquiétudes ayant rapport à la gouvernance des organismes de prévoyance sociale, à l’appropriation des Tic par les organismes de prévoyance sociale et à une gestion plus efficiente des ressources desdits organismes avaient été relevées lors de la précédente session. Selon le ministre d’Etat, l’Afrique a la couverture de protection sociale la plus faible au monde, soit moins de 17,8 % de la population totale de la zone Afrique par rapport à la moyenne mondiale qui est de 45 %. « La zone Cipres, quant à elle, est à environ 10 % de couverture », a-t-il indiqué. Face à ces statistiques peu satisfaisantes, il s’avère nécessaire pour les membres de la Cipres de relever les défis pour remonter la pente. « Notre conférence doit être en mesure de proposer des solutions simples, innovantes qui prennent appui et s’inspirent des réalités socio-économiques de nos pays. Des mesures qui doivent impacter qualitativement et quantitativement le niveau de vie des populations », a souligné Abdoulaye Bio Tchané. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Actualités 20 déc. 2021


Coopération bénino-japonaise : un engagement en faveur de la formation des jeunes
L’ambassade du Japon près le Bénin a organisé une visite de terrain sur des sites des projets de la Jica, vendredi 17 décembre dernier. A Cotonou et Abomey-Calavi, les hommes des médias ont touché du doigt un pan des réalisations dans l’enseignement et la formation professionnelle. Un module de six classes en R+1 avec bureaux, magasins et latrines, construit à l’Epp Missessinto, commune d’Abomey-Calavi, fait la fierté d’écoliers, enseignants et parents d’élèves. Ce joyau a radicalement changé le quotidien des bénéficiaires. Ils étaient autrefois coincés dans les classes du fait des effectifs pléthoriques, obligés de faire les besoins dans la nature et en proie aux intempéries qui affectent les outils didactiques et fournitures scolaires et perturbent les activités pédagogiques. Ce temps est fini. Hanielle David-Ganhoui et Francis B. Amadjikpè, respectivement représentante des apprenants et directeur de l’école, ont exprimé leur joie face à la presse, vendredi 17 décembre dernier, à l’occasion de la visite de terrain sur des sites de réalisations de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) dénommée « Press Tour », initiée par l’ambassade du Japon près le Bénin. A la délégation conduite par Manami Inaba, chargée de coopération à l’ambassade du Japon près le Bénin, ils ont témoigné leur reconnaissance et pris l’engagement de faire bon usage des ouvrages. Le directeur a saisi l’occasion pour exprimer d’autres doléances relatives à l’installation de jardins et surtout de panneaux et de lampes solaires pour l’électricité. L’érection des bâtiments s’inscrit dans le cadre du projet Japon VI de construction de salles de classe dans le département de l’Atlantique. Au total, 176 salles de classe, 28 bureaux-magasins et 146 latrines ont été érigés dans 33 écoles pour un coût total de 7,285 milliards F Cfa, indique Hermann Hounguèvou, assistant du superviseur général du projet. Il assure que les ouvrages respectent les normes et peuvent résister même en cas de catastrophe naturelle. Les travaux de construction ont été achevés en mars dernier et ainsi dans le délai, en dépit de la pandémie de Covid-19. Les ouvrages ont fait l’objet d’une cérémonie d’inauguration en juin dernier. A ce jour, le Japon a contribué à réaliser plus de 1200 salles de classe au Bénin. Mécaniciens outillés Grâce à la coopération nippone, 54 enseignants formateurs des lycées techniques du Bénin ont renforcé leurs capacités sur les outils pédagogiques de la mécanique automobile. C’est à travers trois sessions de deux semaines tenues dans le cadre d’une initiative démarrée le 2 mars 2020 en collaboration avec Cfao Motors Bénin, filiale du groupe japonais Toyota Tsusho Corporation. La dernière a eu lieu au Centre de formation professionnelle et technique (Cfpt) Sénégal-Japon. « Ces formations ont été pour nous de grandes opportunités d’apprentissage et nous ont permis d’acquérir de nouvelles notions techniques, afin non seulement de les restituer à nos apprenants mais aussi de transformer nos ateliers en unités de production, un point crucial de développement de l’enseignement technique», affirme William Adjovi, au nom des bénéficiaires. Devant Garba Ayouba, directeur de cabinet du ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, la délégation de l’ambassade du Japon et la presse, les mécaniciens formateurs du lycée technique et professionnel de Kpondéhou (Cotonou) affirment avoir approfondi leurs connaissances en mécatronique et acquis la notion des « 5 S japonais » (Seiri, Seiton, Seiso, Seiketsu et Shitsuke) pour réorganiser les ateliers. L’initiative mérite d’être pérennisée, plaident les bénéficiaires qui assurent qu’ils sont désormais mieux outillés sur les différentes méthodes de diagnostic et de remédiation de n’importe quelle panne sur les engins des travaux publics et les engins de manutention. Toutefois, ils souhaitent avoir plus de connaissances en hydraulique pour une intervention efficiente dans les lycées et centres de formation. Outre l’éducation et la formation professionnelle, la Jica intervient dans plusieurs autres secteurs au Bénin, notamment l’agriculture, l’aquaculture, la pisciculture, la santé, l’eau et l’assainissement, les infrastructures routières, l’énergie. Tradition renouée Après l’édition manquée de 2020 pour cause de Covid-19, l’ambassade du Japon près le Bénin renoue avec la visite de terrain des journalistes « Press Tour ». « Il était primordial pour nous de pouvoir relancer la visite de terrain, qui nous permet d’une part de renforcer nos liens avec les médias, et d’autre part de communiquer sur les projets financés par le Japon et mis en œuvre par l’équipe de la Jica ainsi que tous ses partenaires », laisse entendre Shigeru Kondo, chargé d’affaires par intérim de l’ambassade. « En raison des relations amicales exceptionnelles entre le Bénin et le Japon ainsi que l’adhésion des deux pays à la Déclaration de Yokohama de 2019, affirme-t-il, le Japon est fortement engagé dans la coopération au développement au Bénin, et fier de partager ces réalisations avec les populations béninoises. » A l’en croire, la visite du vendredi dernier ouvrira la porte à une dynamisation des initiatives culturelles japonaises. Education 20 déc. 2021


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