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Nouvelles

Séminaire sur la presse face à la montée du numérique: Réfléchir sur l’impact des nouveaux médias
[caption id="attachment_29763" align="alignnone" width="1024"]Les mots de la DA infosec à la séance[/caption]

L’Institut de formation sociale, économique et civique (Infosec) en partenariat avec l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) et le Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel (Cnpa) a organisé, ce jeudi 28 juin, un séminaire de formation sur le thème : « La presse béninoise face à la montée du numérique : enjeux et défis.

L’objectif de cet atelier est d’amener les participants à réfléchir les impacts du numérique sur les médias traditionnels pour pallier la concurrence. A cette occasion, la directrice adjointe de l’Infosec, Mariane Domingo a témoigné sa gratitude au ministre du Travail et de la fonction publique et aux responsables des instances faîtières de la presse béninoise d'avoir contribué à la tenue de ce séminaire. Selon elle, l’arrivée d’un nouveau média ne doit pas constituer une menace pour le secteur si les acteurs parviennent à trouver des moyens pour s’y accommoder. « Les spécificités des médias numériques font que cet impact est particulièrement fort pour la presse. C’est pourquoi, il est impérieux pour la presse de disposer d’une capacité d’adaptation à cette nouvelle donne », a-t-elle déclaré. Pour elle, depuis que l’internet s’est invité dans tous les secteurs d’activités, la population manifeste son intérêt pour les réseaux sociaux et la presse en ligne en vue de s’informer au détriment des médias traditionnels qui sont en train de perdre progressivement du terrain. Ainsi, la directrice adjointe de l’Infosec, Mariane Domingo, souhaite qu’outre les efforts des professionnels des médias une synergie d’action de toutes les forces de la nation pour trouver des solutions qui puissent permettre la collaboration entre les médias traditionnels et le numérique. Elle compte sur la contribution des participants afin que les conclusions et les recommandations issues de cet atelier renforcent non seulement la presse mais aussi le numérique. Le président de l’Union des professionnels des médias du Bénin, Franck Kpochémè, a remercié les responsables de l’Infosec pour avoir initié un tel atelier de réflexion. Selon lui, ce séminaire s'aligne sur la volonté du bureau exécutif de l’Upmb de conduire les médias vers la spécialisation. Abondant dans le même sens, Basile Tchibozo, président du Cnpa, souhaite une synergie d’actions à tous les niveaux de décision afin que l’éclosion du numérique n’influence pas négativement l’espace médiatique mais qu’elle contribue à son émergence

Société 29 juin 2018


Régulation du marché de l’électricité en Afrique de l’Ouest: Les documents réglementaires validés par les experts
[caption id="attachment_29762" align="alignnone" width="1024"]Photo de famille du ministre Jean-Claude Houssou avec les experts à l'issue de la cérémonie d'ouverture[/caption]

Dans le cadre du sixième forum des régulateurs et des producteurs du secteur de l’électricité de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), s’est tenue, ce jeudi 28 juin, la réunion des experts des ministres de l’Energie en prélude à la rencontre des ministres de l’Energie prévue pour ce jour. Consacrée à la validation des documents réglementaires du marché de l’énergie, la rencontre a été ouverte par Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie du Bénin.

Examiner les différents documents et faire des propositions concrètes aux ministres en charge de l’Energie, pour prendre des décisions sur les actes règlementaires qui vont désormais gouverner le secteur d’énergie et être informés sur l’état de mise en œuvre de certains projets dans la région. Tel est le mandat de la réunion des experts des ministres de l’Energie de la Cedeao qui s’est déroulée, ce jeudi à Cotonou.

L’organisation de cette réunion des experts, précise le commissaire de l’énergie et des mines de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), Sédiko Douka, s’inscrit dans le cadre du développement actuel du secteur de l'énergie dans l’espace Cedeao pour le renforcement de la collaboration existante dans ce secteur et le lancement du marché régional de l’électricité. Faisant l’état des lieux de l’énergie électrique dans la zone, il indique que « l’espace régional regorge d’importantes ressources énergétiques qui malheureusement sont sous exploitées et ne permettent pas encore à une population d’environ 180 millions de personnes d’avoir accès à l’électricité ».
Au-delà de cette situation, il ajoute que plusieurs autres facteurs entravent le développement du secteur régional de l’énergie et limitent ainsi l’accès des populations à l’électricité. Sur ce registre, il mentionne le déficit de production d’énergie électrique, le coût élevé des services d’électricité, le surcoût à l’investissement dans les énergies renouvelables, les pertes techniques et commerciales sur les réseaux électriques et un système inefficient d’approvisionnement en énergies fossiles ainsi que les contraintes financières liées à leur renchérissement.

La stratégie de la Cedeao

Selon Sédiko Douka, parmi les actions engagées par la Cedeao pour faire face à ces défis, une priorité a été accordée à l’exploitation commune des ressources naturelles dans la région. Et ce, par l’adoption de document de politique régionale et la réalisation de projets d’interconnexions de réseaux et de centrales de production d’électricité. « Les documents de politiques, stratégies et projets à réaliser doivent faire l’objet d’approbation par les ministres en charge de l’énergie conformément au processus d’adoption statutaire des documents de la Cedeao », fait-il savoir.
Ouvrant les travaux, Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie du Bénin, reconnaît l’urgence de prendre des mesures idoines et des dispositions appropriées pour des approches de solution durable afin de booster le développement du secteur de l’énergie et de mobiliser les ressources financières correspondantes. A titre, il évoque la stratégie retenue par la Cedeao pour inverser la tendance. Celle-ci est relative à la réduction systématique des coûts liés aux approvisionnements énergétiques à travers l’exploitation commune et partagée des ressources naturelles dans la région, l’interconnexion des réseaux électriques, en vue de réaliser des économies d’échelles à travers un marché régional intégré de l’électricité et la promotion des énergies renouvelables. Dans le cadre de la mise en œuvre de cette stratégie, il a été procédé, a dit le ministre Jean-Claude Houssou, à la création d’institutions et d’agences spécialisées en charge de l’énergie (Wapp, Ecreee, Arrec, Agao) en plus de la direction de l’énergie. C’est sur les documents de politiques, stratégies et projets réalisés par chacune de ces institutions que se pencheront les experts pour les analyser et les valider avant leur approbation par les ministres de l’Energie au cours de leur rencontre de ce jour.

Société 29 juin 2018


Aide alimentaire du Japon au Bénin: 3900 tonnes de riz japonais réceptionnées hier
[caption id="attachment_29761" align="alignnone" width="1024"]Le riz Japonais remis aux Gouvernement par le Japon[/caption]

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serges Ahissou, a réceptionné, ce jeudi 28 juin, un don de riz japonais KRI 2016. Un don qu’accorde chaque année le gouvernement du Japon au Bénin et ce, depuis 1982, dans le cadre d’une aide alimentaire appelée Kennedy Round 1 (KRI).

Le don de riz réceptionné par le ministre Serges Ahissou, ce jeudi, est le fruit des notes d’échanges signées entre le Japon et le Bénin dans le cadre de l’aide alimentaire japonaise au titre de l’année fiscale 2016, en vue de pallier le déficit céréalier que connaissent certains pays en développement dont le nôtre.

Ce sont au total 3900 tonnes de riz d’un coût global de 1,25 milliard de francs Cfa qui ont été réceptionnées par le ministre de l’Industrie et du Commerce au port de Cotonou. En réceptionnant ce don, Serges Ahissou a affirmé qu’une fois déchargé, ce riz sera vendu aux populations béninoises à des prix concessionnels afin de le rendre accessible aux plus démunis.
Conformément aux accords conclus chaque année entre les deux gouvernements à l’occasion de ce don, les recettes issues de la vente du riz doivent être au moins égales aux 2/3 de la valeur de la marchandise.
Selon le ministre, ces recettes doivent également servir à accompagner le gouvernement du Bénin dans la mise en œuvre de programmes sociaux tels que la garantie de l’éducation et des soins de santé et la réalisation de micro-projets à caractère sociocommunautaire, notamment la construction des modules de salles de classe, de centres de santé et de hangars de marchés.
Serges Ahissou affirme que le Conseil des ministres va se réunir très prochainement et décider des modalités de la mise en consommation de ce don, qui seront bientôt portées à la connaissance des acteurs à savoir le prix de cession, les quotas par localité et la date de démarrage de la vente.
« Dans tous les cas, le gouvernement du président Patrice Talon reste sensible aux besoins des populations en cette veille de période de soudure alimentaire et prendra les dispositions idoines afin que le riz soit disponible pour tous ceux qui le désirent », assure-t-il.
Le ministre de l’Industrie et du Commerce a exprimé le souhait du gouvernement à savoir que, dans l’accord du prochain don KRI 2017 dont les négociations vont s’ouvrir bientôt, la clause des 2/3 de la valeur FOB du don soit maintenue et que le montant du don soit revu à la hausse pour le bonheur des populations béninoises consommatrices du riz et bénéficiaires des infrastructures réalisées avec les recettes de la vente du riz.
Il a, par la même occasion, exprimé le souhait du gouvernement du Bénin de solliciter un appui supplémentaire du Japon pour soutenir le développement de la filière locale de riz, à travers le financement de la production des semences améliorées et à haut rendement qui est actuellement le grand manquant de cette filière.
L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon près le Bénin, Kiyofumi Konishi, reste convaincu que le riz offert contribuera d’une part à renforcer la sécurité alimentaire au Bénin et permettra d’autre part de réaliser divers projets en faveur du développement socioéconomique, grâce aux fonds de contrepartie qui seront constitués à partir de la vente.
Il rappelle que le Japon s’intéresse beaucoup au développement de la riziculture en Afrique et au Bénin en particulier et encourage l’augmentation de la production et de l’amélioration de la qualité de riz au Bénin à travers les différentes formes de coopération y compris l’appui aux activités du centre de riz pour l’Afrique.

Société 29 juin 2018


Audence au ministère des Sports: Un envoyé spécial de la Fifa reçu par Homéky
[caption id="attachment_29759" align="alignnone" width="1024"]Photo de famille avec hôtes [/caption]

Le ministre en charge des Sports, Oswald Homéky, a reçu, ce jeudi en audience l’expert Fifa, Veron Mosengo Omba, émissaire du président Gianni Infantino. Il a été introduit par Moucharafou Anjorin, président de la Fédération béninoise de football (Fbf). Plusieurs sujets étaient au menu des échanges dont l’élection du prochain bureau de la Fbf.

À la sortie de ce tête-à-tête, M. Mosengo Omba s’est dit satisfait des échanges. Il a remercié le ministre Homéky et Anjorin qui lui ont réservé un accueil chaleureux. Il affirme être ravi d’avoir découvert la maquette du projet que la Fifa compte financer pour plus d’un million de dollars au Bénin. Le projet des classes sportives a séduit l’hôte. « On pense signer une convention entre la fédération, le gouvernement et la Fifa pour qu’on puisse participer à ce magnifique projet », a laissé entendre Mosengo Omba.
Le ministre Homéky remercie son hôte d’avoir fait le déplacement sur Cotonou et la la Fifa pour son soutien au Bénin. Outre les classes sportives, il annonce la remise des sites de construction de 56 stades dès la semaine prochaine. Il se dit très heureux de l’engagement de M. Mosengo Omba, au nom du président de la Fifa, à accompagner le Bénin, en suggérant la signature d’une convention tripartite. Pour lui, la mission de la Fifa a été fructueuse et va au-delà des attentes.
M. Homéky souligne par ailleurs que cette audience a été l’occasion de faire le tour de la situation du football au Bénin, notamment celle de la fédération. Parlant du processus de transition à la Fbf, il dit avoir fait le point à Veron Mosengo Omba. « Je lui ai fait le point de l’accalmie relative que nous avons depuis quelques mois et surtout nous avons évoqué la question des prochaines élections », indique le ministre Homéky, annonçant avoir adressé au président de la Fifa, Gianni Infantino, une invitation à venir au Bénin.

 

Actualités 29 juin 2018


Débat d’orientation budgétaire au Parlement: Le budget général de l’Etat 2019 projeté à 1139,7 milliards F Cfa
[caption id="attachment_29758" align="alignnone" width="1024"]Les députés ont sacrifé à la tradition du débat d'orientation budgétaire[/caption]

Les députés ont sacrifié, ce jeudi 28 juin, à la tradition de débat d’orientation budgétaire, en prélude à l’élaboration du projet de budget général de l’Etat, gestion 2019. Lequel va tourner autour de 1139,7 milliards de F Cfa contre 1063,6 milliards de F Cfa en 2018, soit une hausse de 7,2 %.

Le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (Dpbep) 2019-2021 et les Documents de programmation pluriannuelle des dépenses (Dppd) et autres étaient au cœur de la plénière de ce jeudi 28 juin au Parlement. Cette discussion s’inscrit dans le cadre de l’exercice annuel de débat d’orientation budgétaire prescrit par la loi organique relative aux lois de Finances (Lolf). Elle a surtout porté sur la situation économique et financière au cours de la période 2015-2018 et les perspectives économiques et financières sur le triennal 2019-2021. 

Le débat d’orientation a eu lieu devant le gouvernement représenté par le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, et son collègue en charge de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui. Occasion pour les députés d’exprimer leurs préoccupations et leurs attentes qu’ils souhaiteraient voir prendre en compte par le gouvernement lors de l’élaboration du projet de budget général de l’Etat, gestion 2019.
A l’issue de l’exercice de débat d’orientation budgétaire, le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement a animé un point de presse au cours duquel il a fait la synthèse des travaux. Pour Abdoulaye Bio Tchané, les chiffres présentés à la Représentation nationale par le gouvernement traduisent une nette amélioration de la situation économique du Bénin. Selon lui, le taux de croissance a connu un bond significatif passant de 4 % en 2016 à 5,6 % en 2017. Cette amélioration est due à la performance enregistrée dans le secteur agricole où cette année, le Bénin a atteint une production record de coton de 600 000 tonnes, au dynamisme dans le secteur des Btp et à la reprise progressive des activités économiques au Nigeria. 
Par ailleurs, à en croire le ministre d’Etat, le Bénin a réussi à maîtriser l’inflation et à la maintenir autour de 0,1 % en 2017, largement en deçà de la norme de 3 % fixée dans le cadre de la surveillance multilatérale au sein des Etats membres de l’Union économique monétaire ouest-africaine (Uémoa). Mieux, Aboulaye Bio Tchané soutient que le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle reflète également la rigueur observée par le gouvernement dans la gestion des finances publiques.

Projets annoncés

Ainsi, le déficit budgétaire, dons compris, s’est établi à 5,9 % du Pib en 2017 contre 6,0 % en 2016. Cette réduction en deçà du niveau convenu avec le Fonds monétaire international (Fmi) se poursuit en 2018 avec la projection d’un déficit de 4,7 % du Produit intérieur brut (Pib) d’ici la fin de l’année. De même, les dépenses d’investissement public, vont connaître une hausse en 2018 par rapport au taux enregistré en 2017 du fait de la réalisation des études de faisabilité des projets et programmes du Pag. Le ministre d’Etat annonce que le budget 2019 sera en hausse et les perspectives de croissance économique sont prometteuses. Il en veut pour preuve l’évolution positive des indicateurs énumérés supra. Il pense qu’ils vont impacter le budget général de l’Etat pour les années à venir. Au regard du cadrage macroéconomique, il est projeté une hausse du 10,1 % du budget en moyenne sur la période 2019-2021. Pour ce qui est de la gestion 2019, le budget général de l’Etat va tourner autour de 1139,7 milliards de F Cfa contre 1063,6 milliards de F Cfa en 2018, soit une hausse de 7,2 %.
Concernant les investissements publics, il est annoncé une accélération des grands projets dans l’agriculture, les Btp, l’énergie, la santé, l’éducation, la culture et le tourisme. Ces projets portent, entre autres, sur le développement de nouvelles filières d’exportation et conventionnelles, notamment l’anacarde, l’ananas et le riz, la construction du nouvel aéroport international de Glo-Djigbé et la voie expresse Glo-Togbin, l’asphaltage des rues des principales villes (660 Km), la construction des logements sociaux, la construction de la Cité administrative d’Abomey-Calavi, la construction de la Cité ministérielle de Cotonou. A tous ces projets, le ministre ajoute plusieurs autres dont la construction de l’hôpital de référence d’Abomey-Calavi, l’achèvement de la couverture du territoire en Internet haut et très haut débit, la modernisation et extension du Port de Cotonou, le Développement du parc Pendjari/W, la construction de stades communaux et départementaux, et création des académies de foot". Le ministre Abdoulaye Bio Tchnaé salue la qualité des interventions et leurs différentes contributions des députés, témoignant de la transparence et du caractère participatif qui entoure l’élaboration du budget 2019.

Actualités 29 juin 2018


Amendement technique de la Constitution du 11 décembre 1990: Les grandes motivations de l’initiative parlementaire
[caption id="attachment_29757" align="alignnone" width="1024"]Les députés du Bmp au cours de leur conférence de presse[/caption]

Huit députés membres du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) ont introduit au Parlement, ce jeudi 28 juin, une proposition de loi portant amendement de la Constitution du 11 décembre 1990. Le dossier est affecté à la Commission chargée des Lois pour étude au fond avant son examen par la plénière.

La relecture de la Constitution du 11 décembre 1990 revient sur tapis à l’Assemblée nationale. Après l’échec de la tentative de 2017, le débat refait surface sous une autre forme avec l’introduction, ce jeudi 28 juin, d’une proposition d’amendement. L’initiative émane de huit députés du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) en l’occurrence Bruno Amoussou, Antoine Kolawolé Idji, Robert Gbian, Mathurin Nago, André Okounlola Biaou, Barthélémy Kassa, Raphaël Akotègnon et Nassirou Bako Arifari. 

Selon eux, leur proposition d’amendement constitutionnel vise à consacrer dans la Constitution la suppression de la peine de mort adoptée il y a quelques jours par la loi n° 2018-16 du 04 juin 2018 portant Code pénal. Cette consécration implique un amendement de l’article 15 de la Constitution du 11 décembre 1990. Il y a aussi le souci de promouvoir la représentation des femmes au sein de l’Assemblée nationale, grâce à un amendement de l’article 81 de la Constitution. Cette réforme sera achevée ensuite par la loi électorale qui pourra prescrire des dispositions particulières en faveur de cette couche importante de notre société. La troisième motivation de cette proposition d’amendement constitutionnel, soulignent les signataires de la demande, vise à aligner les mandats et regrouper les élections pour aboutir à l’organisation d ‘élections générales notamment présidentielle, législatives, communales et locales. Ce qui évitera au Bénin d’être constamment en période de campagne électorale et d’élection, et lui permettre ainsi de s’atteler davantage avec sérénité aux tâches de développement. L’atteinte de cet objectif implique que la durée du mandat des députés soit portée à cinq ans à compter de la prochaine législature. Elle implique également que les élections législatives aient lieu au plus tard quatre-vingt-dix jours après l’élection du président de la République. Cette innovation passe par la modification de l’article 80 de la Constitution, soutiennent Bruno Amoussou et ses sept autres collègues dans leur proposition. Ils ont ajouté à leur initiative un quatrième point relatif à la création de la Cour des comptes qui sera détachée de la Cour suprême. Ce faisant, le Bénin pourra se conformer aux dispositions du Traité de l’Union économique monétaire ouest africaine (Uémoa) du 29 janvier 2003 qui promeut la constitutionnalisation de la Cour des comptes pour une gestion transparente et efficiente des finances publiques. Le dossier a été déposé, ce jeudi 28 juin, et affecté à la Commission chargée des Lois pour étude au fond, par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, à la faveur de la séance plénière d’hier. Les regards sont désormais tournés vers ses deux instances de l’Assemblée nationale pour décider de la suite à ce dossier?

Pas de nouvelle République !
La proposition d’amendement constitutionnel sollicitée n’implique pas une nouvelle République. Les députés Jean-Michel Abimbola, André Okounlola et Orden Alladatiin respectivement premier et troisième coordonnateurs et chargé à la communication du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) ont animé une conférence de presse en marge de la séance plénière d’hier au cours laquelle ils ont rassuré l’opinion publique nationale et internationale qu’il s’agit d’une révision technique de la loi fondamentale.
Les amendements portent sur des points clés ayant fait l’objet de consensus notamment lors du dernier séminaire parlementaire sur la réforme du Code électoral avec l’implication de plusieurs acteurs concernés. Ces points concernent l’abolition définitive de la peine de mort, la création de la Cour des comptes, l’amélioration de la représentativité des femmes au Parlement et l’organisation d’élections générales à travers l’alignement à cinq ans de tous les mandats électifs au Bénin afin de faire de l’économie à l’Etat et de remettre véritablement le pays au travail. A l’exception de la disposition concernant l’abolition de la peine de mort que les auteurs de la proposition d’amendement constitutionnel ont ajoutée à leur initiative, tous les autres points ont fait l’objet de convergence des participants aux travaux du dernier séminaire sur la réforme du Code électoral, expliquent les conférenciers. Ils n’ont pas manqué de préciser que la réforme constitutionnelle ne touche pas le mandat du chef de l’Etat qui est toujours maintenu à cinq ans. Le texte prévoit un mandat transitoire pour les députés et les conseillers municipaux, communaux et locaux en 2019. Il sera organisé des élections législatives puis municipales, communales et locales. Ainsi, les députés et les conseillers municipaux, communaux et locaux qui sont élus auront un mandat transitoire de sept ans. En 2021, il sera organisé une élection présidentielle pour le choix d’un nouveau président de la République pour un mandat de cinq ans. Ce qui permettra d’avoir en 2026, l’organisation d’élections générales à savoir présidentielle, législatives puis communales, municipales et locales. Tous ceux qui seront élus, qu’ils soient président de la République, députés ou conseillers municipaux, communaux et locaux auront un mandat de cinq ans. Les conférenciers trouvent cet alignement des mandats électifs avec l’organisation d’élections générales comme un passage obligé pour amorcer le réel développement du Bénin. A cet effet, le Bloc de la majorité parlementaire poursuivra sans relâche, et dans une approche inclusive, les discussions avec tous les acteurs concernés pour la recherche et la consolidation du consensus autour de cette proposition d’amendement constitutionnel, promettent-ils?

Actualités 29 juin 2018


Séminaire sur la presse face à la montée du numérique: Réfléchir sur l’impact des nouveaux médias

L’Institut de formation sociale, économique et civique (Infosec) en partenariat avec l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) et le Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel (Cnpa) a organisé, ce jeudi 28 juin, un séminaire de formation sur le thème : « La presse béninoise face à la montée du numérique : enjeux et défis.

L’objectif de cet atelier est d’amener les participants à réfléchir les impacts du numérique sur les médias traditionnels pour pallier la concurrence. A cette occasion, la directrice adjointe de l’Infosec, Mariane Domingo a témoigné sa gratitude au ministre du Travail et de la fonction publique et aux responsables des instances faîtières de la presse béninoise d'avoir contribué à la tenue de ce séminaire. Selon elle, l’arrivée d’un nouveau média ne doit pas constituer une menace pour le secteur si les acteurs parviennent à trouver des moyens pour s’y accommoder. « Les spécificités des médias numériques font que cet impact est particulièrement fort pour la presse. C’est pourquoi, il est impérieux pour la presse de disposer d’une capacité d’adaptation à cette nouvelle donne », a-t-elle déclaré. Pour elle, depuis que l’internet s’est invité dans tous les secteurs d’activités, la population manifeste son intérêt pour les réseaux sociaux et la presse en ligne en vue de s’informer au détriment des médias traditionnels qui sont en train de perdre progressivement du terrain. Ainsi, la directrice adjointe de l’Infosec, Mariane Domingo, souhaite qu’outre les efforts des professionnels des médias une synergie d’action de toutes les forces de la nation pour trouver des solutions qui puissent permettre la collaboration entre les médias traditionnels et le numérique. Elle compte sur la contribution des participants afin que les conclusions et les recommandations issues de cet atelier renforcent non seulement la presse mais aussi le numérique. Le président de l’Union des professionnels des médias du Bénin, Franck Kpochémè, a remercié les responsables de l’Infosec pour avoir initié un tel atelier de réflexion. Selon lui, ce séminaire s'aligne sur la volonté du bureau exécutif de l’Upmb de conduire les médias vers la spécialisation. Abondant dans le même sens, Basile Tchibozo, président du Cnpa, souhaite une synergie d’actions à tous les niveaux de décision afin que l’éclosion du numérique n’influence pas négativement l’espace médiatique mais qu’elle contribue à son émergence?

Christian HOUNONGBE (Stag.)

Société 29 juin 2018


Retrait d’agrément à la Came: Le gouvernement rassure de la disponibilité des produits pharmaceutiques

Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, et celui de la Justice, Séverin Quenum, ont donné un point de presse conjoint, ce jeudi 28 juin à Sèmè-City. Objectif, informer l’opinion publique des réformes initiées par le gouvernement dans le secteur pharmaceutique et de leur bien-fondé, ainsi que des mesures prises pour éviter la rupture des médicaments, suite au retrait de l’agrément de la Centrale d’achat des médicaments essentiels et consommables médicaux (Came).

Aucune pénurie de médicaments ne sera observée dans les pharmacies et les formations sanitaires, suite au retrait de l’agrément à la Centrale d’achat des médicaments essentiels et consommables médicaux (Came). Cette assurance a été donnée, ce jeudi, par les ministres en charge de la Santé, Benjamin Hounkpatin, et de la Justice, Séverin Quenum, au détour d’un point de presse sur les réformes dans le secteur pharmaceutique au Bénin.
L’exercice auquel les deux membres du gouvernement se sont livrés vise à rassurer l’opinion publique de la disponibilité des médicaments dans les pharmacies et les établissements sanitaires, au lendemain de la crise dans le secteur. Laquelle crise a contraint le gouvernement à prendre ses responsabilités, en initiant un certain nombre de réformes, notamment le retrait d’agrément à la Came.
« Au vu de la crise dans le sous-secteur, le gouvernement a dénoncé la Convention qui le lie à la Came afin de partir sur de nouvelles bases », souligne le ministre de la Santé. Il explique que cette mesure ne signifie pas que la Came a disparu. Cela ne signifie pas non plus qu’il y a une cessation de la distribution des médicaments, nuance-t-il. « Les médicaments sont toujours cédés dans nos formations sanitaires et avec l’accord transitoire des négociations en cours, la Came pourra continuer à bénéficier d’un agrément en vue d’une meilleure qualité de service aux populations », rassure-t-il.
« Les travers et la perversion qu’a connus le sous-secteur pharmaceutique nécessitent des réformes structurées. C’est ce à quoi s’attelle le gouvernement », ajoute le ministre de la Justice, Séverin Quenum.
En prenant la mesure du retrait de l’agrément de la Came, le gouvernement a pris des dispositions utiles pour permettre l’approvisionnement continu des formations sanitaires dans le sens d’une réforme aboutie, développe-t-il. « Il n’est pas question de penser ou de dire que les activités de la Came ont cessé », rectifie-t-il. Bien au contraire, soutient le ministre de la Justice, la structure dispose d’un stock suffisant pour continuer à fournir les établissements sanitaires publics et privés en médicaments ».
La décision du gouvernement de retirer l’agrément de la Came avait alimenté la polémique sur la toile. Contrairement aux rumeurs ventilées sur les réseaux sociaux, faisant état d’une rupture de stock de médicaments et d’une cessation de distribution des produits, le sous-secteur pharmaceutique se porte plutôt bien, apaisent les deux ministres.
En ce qui concerne les informations qui circulent sur internet, le ministre de la Justice lance cet avertissement : « Il faut bien que les gens fassent attention ! Dire que la Came ne fournit plus de médicaments est une fausse information ». Il poursuit : « Le Bénin dispose d’un Code du numérique qui réprime toutes les informations mensongères ; si quelqu’un se permet de diffuser de fausses nouvelles, il se met sous le coup de la loi et subira la rigueur en la matière ».
En marge du point de presse, le gouvernement a convoqué une assemblée générale hier pour définir de nouvelles bases de collaboration avec la Came devront travailler pour assurer aux populations l’offre de produits pharmaceutiques de qualité. Preuve de sa bonne foi à donner une forme régulière aux activités de la structure en vue de fournir de meilleurs produits aux populations?

Actualités 29 juin 2018


Couffo: Le Général Robert Sèwadé et l’artiste Dahouè Doto inhumés ce samedi

Deux illustres ressortissants du département du Couffo seront conduits à leur dernière demeure, ce samedi 30 juin. Les funérailles de chacun d’eux étant prévues pour se dérouler dans leurs communes natales respectives. Le général de brigade Robert Sèwadé sera enterré à Djakotomey tandis que l’artiste concepteur du rythme « gogohoun », Dahouè Doto, reposera à Aplahoué.

Décédé le 19 mai dernier à l'âge de 65 ans, le général de brigade Robert Sèwadé sera inhumé à Ekiohoué, son village natal sis à Bétoumey, un arrondissement de Djakotomey. Ancien directeur général de l’ex-Gendarmerie nationale du Bénin, il a passé l'arme à gauche après son admission à faire valoir ses droits à la pension de retraite. Ses obsèques débuteront par les honneurs militaires prévus pour ce jour, vendredi 29 juin à Cotonou, selon le programme établi à cet effet. Suivra une veillée de prières qui sera organisée, le même jour, à la salle St Charbel à Akpakpa Dodomey, un quartier de Cotonou. A la suite de ces moments d'émotions, son cortège funèbre va s’ébranler pour Djakotomey, commune natale du Général de brigade Robert Sèwadé où il est prévu la messe d'enterrement avant l’inhumation proprement dite dans l’intimité de sa famille.
Le second fils non moins illustre, à qui tout le département du Couffo s’apprête à faire également ses adieux, est le concepteur du rythme « gogohoun », surnommé roi Dahouè Doto. Agé d’un peu plus de quarante ans, l’artiste est décédé, le dimanche 3 juin dernier, des suites d’une courte maladie. Il sera enterré à Takpatchiomè, dans la commune d’Aplahoué, chef-lieu du département du Couffo. Avant le départ du corps pour l’inhumation, indiquent des sources proches de la famille, des hommages populaires lui seront rendus à la place de l’Indépendance de la ville. Dahouè Doto a régné vingt-cinq ans durant sur le rythme « gogohoun ». Les cérémonies de son enterrement ont débuté depuis ce jeudi 28 juin?

Désiré C. VIGAN
A/R Mono-Couffo

Société 29 juin 2018


Cos-Lépi, détention d’Atao et révision constitutionnelle : L’opposition parlementaire lève le ton

La décision Dcc 18-124 du 21 juin 2018 à travers laquelle la Cour constitutionnelle met fin, demain samedi 30 juin, au mandat de l’actuel Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale nationale informatisée (Cos-Lépi) inquiète l’opposition parlementaire. Celle-ci a exprimé ses craintes à la faveur d’une conférence de presse animée, ce jeudi 28 juin, au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.

Pour le député Basile Léon Ahossi, le conférencier principal, la décision Dcc 18-124 du 21 juin 2018 de la Cour constitutionnelle est un revirement jurisprudentiel d’autant qu’il y a eu une première prise par la même Cour constitutionnelle qui a décidé que le mandat des membres de ce Cos-Lépi devrait courir jusqu’au 30 novembre prochain. Tout en reconnaissant que les virements jurisprudentiels sont une forme d’appréciation juridique, il trouve tout de même que le recours fréquent à son usage peut fragiliser la démocratie et affaiblir la foi des citoyens en leurs institutions. Le député de l’opposition qualifie « de trop » la décision Dcc 18-124 du 21 juin 2018 de la Cour constitutionnelle. Basile Léon Ahossi craint, à travers cette décision, une remise en cause programmée et progressive des décisions majeures prises par la mandature de la Cour constitutionnelle écoulée et présidée par Théodore Holo. Ce qui scandalise davantage le conférencier est la célérité avec laquelle la décision a été exécutée par le président de l’Assemblée nationale. Basile Léon Ahosssi dit ne pas comprendre ce qui s’est passé pour que le président de l’Assemblée nationale qui n’a pas exécuté dans le délai requis la décision de décembre 2017 par laquelle la Cour de Théodore Holo enjoignait au Parlement de désigner ses représentants au Cos-Lépi dans un délai précis, puisse se conformer cette fois-ci avec empressement à la nouvelle décision. Il condamne cette attitude du président du Parlement.
Par ailleurs, Léon Ahossi déplore également le silence de Me Adrien Houngbédji par rapport à la détention du député Mohamed Taofick Hinnouho à la prison civile de Cotonou dans une affaire de fraude douanière. Et pourtant, la minorité parlementaire dit avoir fait plusieurs démarches en direction du président de l’Assemblée nationale. « Le temps que prend ce dossier nous inquiète et nous permet de penser que rien ne se fait dans l’ombre au profit de notre collègue », s’inquiète le député de l’opposition.
Sur l’actualité chaude de révision de la Constitutionnelle, le député Basile Léon Ahossi annonce que la minorité parlementaire reste ouverte aux discussions. Mais il dit n’avoir pas encore vu le contenu de la proposition d’amendement constitutionnel. Mais l’opposition parlementaire pense qu’elle pourrait voter le dossier si la proposition ne comporte rien qui dérange. « La minorité parlementaire est toujours dans des prédispositions d’ouverture et d’analyse. Si nous nous réunissons et nous constatons qu’il n’y a rien qui intrigue et que tout est clair dans le document, nous voterons. Mais il est clair qu’il n’y aura pas de saut dans l’inconnu », avertit le député Ahossi. Il a été appuyé dans ses propos par son collègue Valentin Djènontin.
Il faut noter que les deux députés étaient entourés de plusieurs de leurs collègues de l’opposition dont René Bagoudou, Guy Mitokpè, Dafia Abiba, Jean-Marie Allagbé et Justin Adjovi?

Actualités 29 juin 2018


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