La Nation Bénin...
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Quotidien- Une illustration de manifestation des fibromes[/caption]Le fibrome utérin encore appelé myome est une tumeur bénigne qui se développe à partir du muscle de l’utérus. Même si la plupart n’ont pas de conséquences sur la santé, certains fibromes utérins peuvent évoluer au point d’entraîner des complications graves pour la femme. La présence d’un fibrome n’empêche pas la survenue d’une grossesse mais peut empêcher celle-ci d’aller à son terme, prévient Dr Chakiratou Badirou Anjorin, gynécologue obstétricienne échographiste.
Toutes les femmes en âge de procréer présentent un risque de fibrome utérin. Mais il y en a qui sont plus exposées que d’autres. C’est le cas de la femme noire qui est beaucoup plus exposée au développement des fibromes, car les tissus conjonctifs sont beaucoup plus développés chez la femme noire que chez la femme blanche. Le fibrome peut être unique ou multiple. Selon Dr Chakiratou Badirou Anjorin, dans la majorité des cas, les fibromes n’entraînent aucun symptôme, ce qui signifie que celles qui les portent l’ignorent. « On reçoit beaucoup de cas mais malheureusement à un stade avancé », se désole la gynécologue. « C’est quand le fibrome commence à poser de problème, ou quand la femme commence par se sentir mal ou saigne beaucoup au point d’être anémiée qu’elle vient consulter », poursuit-elle.
Pourtant, il y a des signes qui peuvent alerter sur la présence de fibromes dans l’utérus. Les saignements abondants lors des menstrues sont le principal signe. Selon Dr Chakiratou Badirou Anjorin, cette abondance des saignements ne se mesure pas forcément en termes de nombre de jours de menstrues mais en termes de quantité de sang éliminé qui contient parfois des caillots. Les saignements en dehors des menstrues, qui ne sont pas forcément signe de fibrome, peuvent également signaler la présence de fibromes. On peut ressentir une masse dure ou un poids dans le bas ventre. « Même si on n’a pas encore la masse au niveau du bas-ventre et qu’on a des saignements abondants, il vaut mieux aller voir le gynécologue qui va faire les examens nécessaires et indiquera la conduite à tenir», conseille-t-elle. Quand on avance en âge, le flux sanguin lors des menstrues doit diminuer, lorsque, au lieu de diminuer cela ne fait qu’augmenter, il faut consulter un spécialiste, ajoute le gynécologue.
De l’avis du spécialiste, l’hérédité joue un rôle dans la survenue du fibrome utérin. Lorsqu’une maman a développé un fibrome, la probabilité que sa fille fasse de même est forte. Parfois ce n’est pas le volume du fibrome qui compte mais sa situation. Lorsqu’il se situe dans l’utérus sous muqueux, à chaque règle la femme va beaucoup saigner et même en dehors des règles. Dans ce cas, le fibrome peut la tuer facilement par rapport à celle dont le fibrome est sur l’utérus et plus volumineux.
Un fibrome n’empêche pas la grossesse mais…
Quand le fibrome s’installe et prend de l’espace, il exerce une pression sur le fœtus et peut empêcher une grossesse d’aller à son terme, donc entrainer une fausse couche. Comme on l’entend dire souvent, « l’utérus qui ne fait pas d’enfant fait des fibromes ». Cette assertion s’explique, selon le gynécologue, par le fait que, « chez la femme qui est sujette à faire des fibromes et qui ne féconde pas, les fibromes se développent plus rapidement que chez celle qui est tout aussi prédisposée mais qui fait régulièrement des enfants ». De façon générale, la plupart des femmes ayant des fibromes sont fertiles et vivent des grossesses normales. Néanmoins, un fibrome volumineux peut diminuer la fertilité en bloquant les trompes de Fallope ou en empêchant la nidation de l’embryon. « Dans certains cas, il peut se développer et empêcher la femme de conduire une grossesse à son terme et d’avoir un enfant ». Si malgré la présence du fibrome, la grosses arrive à son terme, le fibrome volumineux peut entraîner une césarienne s’il bloque le passage empêchant l’expulsion de l’enfant.
S’agissant du traitement du fibrome, Dr Chakiratou Badirou Anjorin souligne que dans le cas où le fibrome est source de problèmes importants pour la femme, il n’y a que la chirurgie pour la tirer d’affaire. Selon le cas, cette chirurgie consiste à enlever la masse et parfois à faire une ablation de l’utérus. Dans certains cas où le fibrome est présent mais ne crée pas beaucoup de problèmes, il y a des traitements médicamenteux pour calmer la douleur et diminuer le flux sanguin jusqu’à ce qu’elle atteigne la ménopause.
Il faut préciser qu’un taux élevé d’œstrogènes dans l’organisme accélère la croissance des fibromes. Après la ménopause, les fibromes régressent progressivement en raison du déclin de la production d’œstrogènes et s’ils ne sont pas trop gros, ils finissent par disparaître. Mais si le fibrome est déjà volumineux au départ, même si la ménopause intervient, il ne disparaît pas et peut être source d’ennuis de santé pour la femme. Lorsqu’il n’est pas pris en charge, le fibrome peut conduire à des complications de divers ordres : anémie, constipations, infections urinaires qui peuvent atteindre les reins et entrainer une insuffisance rénale. Le fibrome, quand il est gros, peut comprimer d’autres organes comme le colon qui n’arrive plus à se vider complètement. Les matières fécales s’accumulent obligeant ces personnes à faire recours au lavement rectal ou à d’autres techniques pour les évacuer. Lorsque le fibrome en arrive à s’infecter, cela peut conduire à une septicémie et tuer. D’où la recommandation du Dr Badirou Anjorin, consulter le médecin dès l’apparition des premiers signes, c’est-à-dire des saignements abondants ou la suspicion d’une masse dure dans le bas-ventre.
Quotidien- le nouveau siège de l'Assemblée Nationale à l'entrée de la ville de Porto Novo[/caption]Les députés ne sont pas allés du dos de la cuillère, ce lundi 7 mai, pour demander au gouvernement de faire rendre gorge à tous les mis en cause dans le scandale du chantier du nouveau siège de l’Assemblée nationale en souffrance à Porto-Novo. Le dossier était au cœur de la séance plénière, avec en toile de fond le rapport de l’audit technique, juridique et financier commandité par le gouvernement du président Patrice Talon pour évaluer de façon approfondie les travaux et situer les responsabilités.
Les promoteurs des entreprises privées et autres cadres de l’Administration publique impliqués dans le chantier de construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale à Porto-Novo sont dans de beaux draps. Les députés recommandent avec insistance qu’ils soient traînés devant les tribunaux et qu’ils soient sommés de rembourser les fonds indûment empochés. Ils souhaitent qu’un autre site soit trouvé à Porto-Novo pour la construction d’un nouveau siège pour l’institution parlementaire et que le bâtiment querellé soit baptisé « Musée de la corruption et de la mal gouvernance ».
Ces propositions ont été faites lors de la séance plénière de ce lundi 7 mai, consacrée à l’examen de la communication sur la réponse à la question, présentée par le gouvernement représenté par le ministre en charge du Cadre de vie, Didier Tonato, et son collègue chargé de la Justice, Me Joseph Djogbénou. Il ressort de l’exposé des deux ministres que 20 010 647 814 F Cfa Ttc ont été déjà engloutis dans ce chantier lancé, le 14 novembre 2008, et qui devrait coûter un montant global de 16 milliards Ttc pour un délai d’exécution de deux ans. Cette somme a été dépensée sur le montant total de 22 664 019 976 F Cfa versé par le gouvernement à la Serhau Sa, maître d’ouvrage délégué.
Les représentants du gouvernement ont été appuyés dans leur présentation par l’expert du cabinet d’étude Qcs ayant été recruté pour faire l’audit technique, financier et juridique du chantier. En dépit de ce coût anormalement déjà élevé, le ministre Didier Tonato note qu’il faut encore 22 501 709 588 F Cfa pour achever les travaux. Et ce financement complémentaire n’offre pas la garantie et la sécurité de l’ouvrage, ni sur la durée de vie possible de l’édifice, dans un contexte où il est juridiquement impossible d’obtenir une assurance en vue d’une garantie décennale pour les travaux d’aussi mauvaise facture, insiste-t-il. Il a été révélé un écart important entre le taux d’exécution physique de 45,71 % et le taux d’exécution financière de 56,19 %. Le taux d’exécution physique du gros-œuvre au 30 septembre 2016 est de 90 % contre 99 % du Taux d’exécution financière.
Malfaçons
Au plan technique, les désordres répertoriés par la mission d’audit remettent en cause la stabilité et la solidité globale des ouvrages notamment pour les principaux bâtiments tels que le bloc administratif et l’hémicycle. Il a été relevé plusieurs malfaçons. Des ségrégations ont été notées un peu partout au niveau des poutres ainsi que l’apparition des aciers au niveau du bâtiment du bloc administratif et de l’hémicycle ; des dimensions de poteaux sont non conformes au plan des chaînages coulés à moitié ; des planchers hors normes ; un défaut d’alignement des briques et des bétons réalisés avec des coquillages de mer. « Malgré l’importance des ressources financières mobilisées pour son exécution et les nombreuses reprises, le chantier est dans un état d’abandon avec de graves malfaçons sur le gros-œuvre des bâtiments », dénonce Didier Tonato. Il relève que le projet a souffert en aval d’une conduite maîtrisée des études architecturales et techniques devant assurer sa qualité à la phase de réalisation, soit une défaillance dans la phase de conception, dans la procédure de permis de construire et l’élaboration d’une notice de sécurité.
« Le gouvernement constate avec amertume que le projet de construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale a accusé un important retard et connu de nombreux dysfonctionnements à cause du manque criant de professionnalisme et de rigueur de tous les acteurs, en particulier du maître d’ouvrage délégué, la Serhau Sa », dénonce Didier Tonato. Il accuse clairement la Serhau Sa, maître d’ouvrage délégué ; le Groupement Trophée,
l’entreprise Gee en charge des gros-œuvres, les bureaux de contrôle ainsi que les administrations respectives qui ont conduit les régies, d’être les responsables effectifs de cet échec. Didier Tonato martèle que leurs responsabilités sont entièrement engagées. Selon le ministre, il n’est pas prouvé que les investissements effectivement réalisés puissent coûter les 20 milliards F Cfa qui ont été décaissés. « Cela impose à l’Etat d’exercer nécessairement tous les recours en garantie contre les différents responsables du scandale », conclut le ministre qui a été appuyé par le cabinet d’études Qcs qui a présenté les principaux constats physiques relevés sur le chantier.
Quotidien- Laurent METOGNON[/caption]Les mis en cause dans le dossier de placement hasardeux moyennant rétro-commissions des fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) à la Bibe, seront présentés au juge, ce mardi 8 mai.
Laurent Mètongnon et ses co-accusés dans ce dossier qui a défrayé la chronique, seront écoutés au cours d’une audience au tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Plusieurs fois reportée à cause des mouvements de grèves dans le secteur judiciaire, l’audience de ce jour devrait enfin permettre de tirer au clair cette affaire qui laisse libre cours aux supputations et suscite la réaction des syndicalistes et des membres du Front pour le sursaut patriotique (Fsp), un regroupement de politiques et d’acteurs de la société civile dont le syndicaliste Laurent Mètongnon est membre fondateur.
Rappelons que c’est le juge Rodolphe Azo qui va écouter les mis en cause, conformément à une décision de la Cour constitutionnelle.
Société 08 mai 2018

Les députés de la Minorité parlementaire ont levé le ton, ce lundi 7 mai, à l’Assemblée nationale pour condamner l’arrestation dont fait l’objet leur collègue Taofick Mohamed Hinnouho actuellement devant la Justice, en dépit de l’article 90 de la Constitution du Bénin. Lequel dispose qu’« Aucun député ne peut, pendant la durée des sessions, être poursuivi ou arrêté en matière criminelle ou correctionnelle qu’avec l’autorisation de l’Assemblée nationale, sauf les cas de fragrants délits ».
En vertu de cette disposition constitutionnelle, l’Opposition parlementaire dénonce une certaine violence physique et psychologique exercée sur le député de la 15e circonscription électorale par le parquet du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Elle a fait savoir son indignation à travers une déclaration lue à la tribune de l’hémicycle par le député Garba Yaya. Les députés de la minorité pointent d’un doigt accusateur le gouvernement qui serait derrière tout le calvaire que vit l’élu du peuple devant la justice qu’on veut coûte que coûte jeter en prison. Ils félicitent, au passage, l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) qui, à travers un communiqué de presse, dénonce l’immixtion de l’Exécutif dans le Judiciaire.
« Du haut de cette tribune, nous voulons appeler et interpeller le gouvernement ; nous voulons interpeller la conscience citoyenne de tous les élus parlementaires ; nous voulons interpeller le brave peuple à l’effet d’espérer que du concours de nos contributions et des vôtres (président de l’Assemblée nationale, ndlr), l’Etat de droit soit rétabli et le député remis en liberté sans délai ; conformément à la Constitution, à la loi et à la décision du juge », insiste Garba Yaya qui s’indigne face à la situation.
Thibaud C. NAGNONHOU

L’avocat en charge de la défense du député Mohamed Taofick Hinnouho alias Atao est monté au créneau, ce lundi 7 mai à Cotonou, pour apprécier la mise sous mandat de dépôt de son client. Me Alfred Bocovo a déclaré, lors de sa conférence de presse, avoir été molesté avec son client par une demi-douzaine d’hommes en civil. Il a été soutenu par Me Aboubacar Baparapé qui dénonce une arrestation du député « non conforme » aux textes de la République.
Porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale sa version des faits sur l’affaire relative à l’arrestation et à la mise sous mandat de dépôt du député Mohamed Taofick Hinnouho alias Atao. C’est le but de la conférence de presse qu’a animée, ce lundi 7 mai à Cotonou, maître Alfred Bocovo, chargé de la défense, et assisté de Me Aboubakar Baparapé, président de l’Organisation pour la défense des droits de l’Homme et des peuples.
Me Alfred Bocovo a dénoncé le matraquage médiatique à travers lequel le procureur de la République et le ministre de la Justice, par médias interposés, ont fait des déclarations non conformes à la réalité. Il importe, selon lui, d’apporter une réponse appropriée pour équilibrer l’information. Me Alfred Bocovo a déclaré que pendant qu’ils marchaient pour rentrer au cabinet du juge des libertés et de la détention, une demi-douzaine d’hommes en civil leur ont barré la voie, les empêchant d’accéder au bureau du juge. « Ils l’ont trituré comme on triture les légumes pour préparer la sauce, de sorte qu’il est tombé essoufflé», a allégué Me Bocovo. Voulant aller à son secours pour le libérer de leur étreinte, « J’ai reçu des coups », précise-t-il.
C’est parce que le procureur de la République arrivé sur les lieux a constaté les dégâts qu’il a ordonné que le Service d’assistance médicale d’urgence vienne le chercher pour l’amener au Cnhu, selon l’avocat du député actuellement mis sous mandat de dépôt en psychiatrie. Il dit avoir été également hospitalisé.
C’est le vendredi 4 mai dernier qu’on a notifié une garde-à-vue suivie d’une détention provisoire au député, fait-il savoir. Cela, pour de nouvelles infractions notamment des fraudes douanières.
L’avocat relève que lorsqu’on parle de flagrance, cela obéit à des exigences, lesquelles ne sont pas réunies en l’espèce. « Où se trouve la flagrance entre la disparition du député et son retour au pays ? » s’interroge-t-il.
Pour Me Alfred Bocovo, le certificat médical se délivre à la victime, et lorsqu’on se met à le rendre public, on tombe sous le coup de la loi, analyse-t-il.
« C’est une procédure conduite avec rage et ruse pour l’abattre. Nous ferons les procédures jusqu’au bout », a insisté l’avocat du député qui dénonce la violation de l’article 90 de la Constitution. Car, justifie-t-il, en l’état actuel de la procédure, le député est couvert par l’immunité parlementaire. De plus, par l’ordre de refus d’arrestation du juge des libertés et de la détention, le mandat tombe. Le fait de décerner un mandat d’arrêt est illégal, selon la défense.
Pour Me Alfred Bocovo, son client s’est d’abord mis à l’écart parce qu’il redoutait les tracasseries qu’il subit actuellement.
Me Aboubakar Baparapé relève que ce lundi, c’est la journée nationale de lutte contre la torture. « La personnalité du délinquant influe sur le procès pénal…le criminel le plus dangereux a des droits constitutionnels et d’autres liés à la défense », a exposé le défenseur des droits de l’Homme. Il estime que c’est parce le député Mohamed Taofick Hinnouho n'est pas de la majorité présidentielle qu’il subit de pareils traitements. Me Aboubakar Baparapé déclare être venu soutenir son confrère en charge de la défense du député pour refuser ce qu’on avait connu sous le Prpb
Declaration UNSTB COSI CSTB[/caption]Les trois dernières confédérations et centrales syndicales encore en grève au Bénin ont suspendu leur motion. Et pour cause, elles disent avoir fait un repli tactique pour mieux réorganiser le milieu syndical béninois. L’annonce a été faite, ce lundi 7 mai 2018 à la presse.
Divisés et affaiblis, les derniers travailleurs encore en grève ont jeté l’éponge, ce lundi 7 mai 2018. Après trois mois et demi de grève et sans satisfaction, l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb), la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin) et la Confédération syndicale des travailleurs du Benin (Cstb) suspendent à leur tour leur motion de grève. L’aboutissement du mouvement de grève des derniers résistants grévistes était visiblement hypothéqué, reconnaît Noël Chadaré, secrétaire général de la Cosi-Bénin et l’un des signataires de la déclaration de suspension.
Face à la réalité de la division et de la démobilisation au sein des mouvements syndicaux, les trois forces syndicales encore en lutte ont pris acte de « la situation objective de l’état du mouvement et de la volonté de la base de se réorganiser pour la poursuite de la lutte ». « Il ressort des dernières assemblées générales organisées, le vendredi 4 mai dernier, que la détermination dans les différents départements du pays s’est quelque peu émoussée et a besoin d’être renforcée dans un bref délai », souligne la déclaration lue par Désiré Sèmèvo, le secrétaire général adjoint de l’Unstb au nom des trois centrales et confédérations syndicales.
L’appel invite expressément tous les travailleurs encore en grève à reprendre le service dès ce mardi matin. Cette déclaration de suspension du mouvement de grève, en cours depuis novembre 2017 pour certains et janvier 2018 pour d’autres, exhorte les travailleurs néanmoins à rester mobilisés pour la poursuite de la lutte sous diverses formes pour la satisfaction de leurs revendications.
En revanche, elles lancent un appel au gouvernement pour la réouverture des négociations « dans un bref délai » pour trouver les solutions aux revendications légitimes des travailleurs.
Noël Chadaré, secrétaire général de la Cosi-Bénin, appuyant la déclaration reconnaît que « tout le long de la grève, il y a eu des défections. Et, ces défections ont eu un impact sur l’issue de la grève, ont affaibli le mouvement syndical et hypothéqué les chances de succès de la grève », Pour lui, ce n’est qu’un repli tactique face à l’option du pourrissement du gouvernement, espérant avoir à l’usure les travailleurs. « Nous avons déposé les armes, mais nous avons le doigt sur la gâchette », avertit-il d’un ton ferme. Aussi invite-t-il à cet effet, le pouvoir à profiter de la trêve pour régler les problèmes et engager les discussions pour trouver des solutions aux problèmes des travailleurs.
Noël Chadaré affirme qu’après analyse, les confédérations encore en grève ont convaincu les travailleurs de reprendre service, malgré la détermination des militants, dit-il, à poursuivre le mouvement et ce, bien que l’essoufflement était là. « Il faut s’arrêter et mieux nous réorganiser pour éviter qu’on conduise tout le monde à l’abattoir », souffle-t-il avant de fustiger l’indifférence du pouvoir.
Quelques acquis de la grève
La déclaration note qu’il y a cependant des acquis à l’issue de cette grève. Elle mentionne, entre autres, la résistance des travailleurs des différents secteurs en grève aux différentes menaces et intimidations du pouvoir visant à les décourager et les démobiliser. Pour la Cosi-Bénin, la Cstb et l’Unstb, la décision de la Cour constitutionnelle N°Dcc18-01 du 18 janvier 2018 qui a définitivement consacré le droit de grève comme droit absolu à l’article 31 de la loi fondamentale, constitue une grande victoire. Mieux, ces syndicats exhibent comme trophée de leur détermination, la signature des décisions d’admission définitive des enseignants agents contractuels de l’État (Ace) de la promotion 2008 en formation dans les différentes écoles normales supérieures et le démarrage timide de leur reclassement.
La suspension de la motion de grève des trois derniers résistants fait suite à celle de l’Union nationale des magistrats du Bénin, (Unamab) intervenue le 4 mai dernier. Avant les magistrats, le Front d’action des syndicats de l’éducation avait déjà appelé à la reprise des cours, le 23 avril dernier. Ses secrétaires généraux avaient suivi la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin), la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb) et la Centrale des syndicats unis du Bénin (Csub) qui ont, quant à elles, suspendu la motion, le 9 avril drnier. Mais la première confédération à opter pour le dégel est la Centrale syndicale du privé, public, parapublic et informel du Bénin (Cspib) qui depuis le 28 mars dernier, n’était plus en mouvement. L’Intersyndicale de la maternelle et du primaire (Imp) avait ouvert le bal de la suspension de la motion, le 20 mars dernier, suivi de l’Intersyndicale des enseignants du supérieur
Declaration de Maitre Alfred Bocovo[/caption]Depuis ce week-end, le dossier des faux médicaments connaît un nouveau développement avec de nouveaux chefs d’accusation contre le principal mis en cause, le député Atao Mohamed Hinnouho. Outre les accusations de trafic de faux médicaments, il lui est également reproché des fraudes douanières pour lesquelles il devra répondre. Mais son avocat Me Alfred Bocovo au cours d’une conférence de presse, ce lundi 7 mai, s’est opposé aux propos du ministre.
Inculpé d’exercice illégal en pharmacie, vente de médicaments falsifiés, fournitures, offre de fournitures, trafic de produits médicaux contrefaits, fabrication ou fourniture de produits médicaux ne remplissant pas les exigences de conformité, association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux, faux en écriture privée et usage de faux en écriture privée, le député Atao Mohamed Hinnouho devra également répondre des accusations de fraude douanière. C’est l’élément nouveau rapporté par le ministre de la Justice, garde des sceaux, Joseph Djogbénou, dans le dossier. Le procureur de la République a les compétences pour décerner un mandat de dépôt en matière de flagrant délit selon les explications du garde des sceaux. Il soutient que les produits incriminés sont entrés sur le territoire béninois sans que le cordon douanier ait pu retracer leur entrée. Ce qui a suscité une plainte de la direction générale des Douanes et des Droits indirects qui a constaté que d’importantes sommes ont échappé au Trésor national. « Cette procédure de flagrant délit a été également ouverte. L’enquête a eu lieu et le procureur de la République a placé le député sous mandat de dépôt suivant cette procédure, sur la base de la plainte de la direction générale des Douanes devant le juge des flagrants délits », a détaillé Joseph Djogbénou. Le député Atao Hinnouho n’est pas placé sous mandat de dépôt en vertu de la procédure d’instruction d’après le ministre, mais sur la base de la plainte de la douane et dans le cadre de la procédure de flagrance conformément à la Constitution, au règlement intérieur de l’Assemblée nationale et au Code de procédure pénale.
L’avocat du député, Me Alfred Bocovo, ne se retrouve pas dans cette nouvelle accusation. « On a inventé les dernières accusations. Une personne qui est libre par une décision de justice, on s’est mis à ses trousses… », regrette-t-il. A ses dires, une personne qui a été déjà poursuivie pour une dizaine d’infractions devant un juge d’instruction même s’il y a une autre infraction, le procureur devrait ouvrir une enquête complémentaire pour constater ces faits. « Donc, il ne s’agit pas de flagrant délit », a-t-il conclu, exigeant la preuve qu’Atao Hinnouho dispose d’une carte d’importateur pour importer des produits au Bénin.
Signalons que le député Atao Hinnouho sera présenté au procureur ce jour

En marge du lancement officiel de la 15ème édition du tour cycliste international du Bénin, demain mardi à Tanguiéta, la Fédération béninoise de cyclisme a fait escale dans la ville de Natitingou pour présenter aux populations les différentes équipes de coureurs engagées dans cette compétition qui connaîtra son épilogue dimanche 13 mai prochain à Cotonou. Sous l'égide de Lydie Déré Chabi Nah, préfet de l'Atacora, qui s'est dite honorée par le choix de la ville de Natitingou pour ce prélude, la cérémonie riche en sons et en couleurs a permis à la foule d'avoir un avant-goût de cet évènement. Aux deux équipes du Bénin composées chacune de six coureurs en lice, s'ajoutent celles du Togo, du Burkina Faso, du Niger, de la Côte d'Ivoire, du Nigeria et du Cameroun.
Parcours du tour
8 mai: Tanguiéta-Djougou 126km
9 mai: Djougou-Parakou 128km
10 mai: Kilibo-Dassa 135km
11 mai: Abomey-Lokossa 87,7km
12 mai: Critérium Porto-Novo 80km
13 mai: Critérium Cotonou 80 km
Sports 07 mai 2018

Un atelier de renforcement des capacités des professionnels des médias sur le contenu du guide des médias pour la protection de l’enfance et de l’adolescence au Bénin a été organisé par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) et l’Unicef, le vendredi 4 mai dernier à Bohicon.
Un atelier sur le contenu du guide des médias pour la protection de l’enfance et de l’adolescence au Bénin a été animé, vendredi dernier à Bohicon, par les journalistes Georges Amlon et Fernand Nouwligbèto et a regroupé une vingtaine de professionnels des médias. Ils ont échangé sur les questions essentielles touchant à la protection de l’enfance dans un environnement fait aujourd’hui de plus en plus d’images violentes ou obscènes qui portent atteinte gravement à l’équilibre de l’enfant. Des images "inadéquates" faites de violence et qui atteignent les enfants dans leur vie quotidienne.
Il était donc question des images et contenus médiatiques. Les enfants et adolescents sont vulnérables donc très sensibles à la violence du monde, celle que leur montrent les journaux et les multiples écrans de leur environnement. Ils sont tout aussi sensibles à la violence que peuvent véhiculer des reportages de faits divers et autres réalisés et diffusés dans des conditions qui ne tiennent pas compte de leurs droits. Des images obscènes et de violence diffusées à des heures où les enfants sont devant les postes téléviseurs. Des déviances qui en réalité portent préjudice à l’enfance et agissent négativement sur son développement.
Ainsi, cette formation des hommes des médias a pour objectif principal, dira Assanatou Ba Orou, directrice de la Formation et de la Documentation à la Haac, à « permettre aux professionnels des médias de s’approprier effectivement le contenu du guide des médias relatif à la protection de l’enfance et de l’adolescence au Bénin ».
Avant elle, Reine David-Gnahoui de l’Unicef Bénin s’est réjouie de la participation effective des hommes des médias à cette formation de Bohicon qui s’inscrit dans le cadre de la protection du droit des enfants à travers le traitement et la diffusion des images de façon à ne surtout pas heurter la sensibilité de ces jeunes âmes qui constituent l’avenir du pays.
Désormais, il est à souhaiter que les bonnes pratiques reviennent dans les médias pour éviter des erreurs préjudiciables à l’enfance. Les participants bien outillés sont exhortés à faire plus attention dans le traitement de l’information de manière à protéger l’enfance et l’adolescence.

L’atelier clôture de la mise en œuvre du projet Coop-Idh avec Gebana Bénin a été organisé, vendredi 4 mai dernier, au Centre Guy Riobé de Parakou. Outre le point des activités menées, des engagements ont été pris dans le cadre de la poursuite de la conquête du marché international du cajou biologique et faire-trade par les petits exploitants agricoles du Bénin.
L’heure était, vendredi 4 mai dernier au Centre Guy Riobé de Parakou, au bilan du projet Coop-Idh arrivé à terme depuis le lundi 30 avril 2018. Démarré en janvier 2016, il a été financé par les structures Coop en Suisse, l’Ong internationale Idh et la société Gebana AG en Suisse. Kouandé dans l’Atacora, Nikki dans le Borgou et Glazoué et Ouèssè dans les Collines, ont été les zones d’intervention du projet. Appelé à aider Gebana Bénin à promouvoir les certifications biologiques et commerce équitable de la noix de cajou au Bénin, le projet Coop a atteint ses objectifs et les résultats escomptés ont été obtenus.
Situant l’objectif de la rencontre, le directeur général de Gebana Bénin, Luc E. Loco, a indiqué qu’il s’agit de présenter les résultats auxquels la mise en œuvre du projet est parvenue. Pour qu’il y ait plus de production de l’anacarde biologique et de bonne gouvernance, à travers le faire-trade au Bénin, il a assuré que les réflexions se poursuivront. « Dans les pays où elle est très développée, la prime du commerce équitable est vraiment importante », a insisté le directeur général, en faisant la genèse du projet au Bénin.
En effet, au nombre des stratégies pour sa mise en œuvre au Bénin, le projet a appuyé les coopératives, les producteurs et les transformateurs. C’est ce qui, reconnaîtra Adolph-César Fagnon, responsable agronomique de Gebana Bénin, a permis l’obtention des certifications Bio UE, Bio Suisse et Commerce équitable, d’améliorer la traçabilité des noix, les techniques post-récoltes et les bonnes pratiques de production, ainsi que la fourniture des plants améliorés aux producteurs.
Le projet Coop a eu le mérite, grâce à une équipe d’agronomes dévoués, de rendre fonctionnel et dynamique le système de contrôle interne destiné à mener auprès des producteurs les activités d’appuis conseils et de suivi des plantations d’anacarde. Le projet Coop a également appuyé quelques transformateurs de cajou dans le domaine de l’amélioration des standards qualités.
Entre autres résultats, 4 certificats faire-trade ont été obtenus par l’Ucpa de Nikki, l’Uccpa de Kouandé, l’Ucfptas de Glazoué et l’Ucfptas de Ouèssè. Les deux dernières coopératives ont également obtenu leur certificat Bio UE, au moment où celle de Kouandé bénéficiait du renouvellement du sien. En lien avec les producteurs de l’Uccpa Kouandé, Gebana Bénin est certifié depuis 2017 au Bio Suisse. En plus de la distribution des plants améliorés à Glazoué et Ouèssè, il y a eu la formation des formateurs au Ghana et à Parakou. Des opérations de géo-référencement et d’identification des parcelles certifiées ont été réalisées dans toutes les zones d’intervention du projet. Globalement, le projet Coop enregistre à ce jour, 1294 producteurs de cajou biologique pour une estimation de récolte de 1442 tonnes dans les certifications Bio Suisse, Bio UE et FLO.
A l’arrivée, Gebana Bénin a exporté vers l’Europe et principalement vers la Suisse, respectivement en 2016 et en 2017, au total 63 et 126 tonnes d’amandes de cajou certifiées Bio et ou Commerce équitable. Les prévisions pour 2018 sont au-delà de 160 tonnes.
Défis et perspectives
« Malgré la fin du projet, le marché existe. Le partenariat avec Coop demeure. Mais Gebana Bénin qui va poursuivre ses activités à travers l’accompagnement des producteurs et des coopératives vers diverses certifications, a désormais l’obligation de chercher d’autres marchés meilleurs et plus porteurs », a insisté le directeur général de la structure, Luc E. Loco. Pour ce faire, Gebana Bénin compte relever un certain nombre de défis. Le premier, selon Adolph-César Fagnon, est lié au problème de la gestion de la fertilité des sols, la pratique de l’agrochimie étant interdite aux producteurs au niveau de l’agriculture biologique. A cela, il faut ajouter le contrôle qualité de la transformation.
Le marché leur étant garanti, la nécessité d’accroître le nombre des producteurs certifiés bio est sérieusement envisagée. Selon les responsables de Gebana Bénin, il ne pourrait en être autrement, dans la mesure où, pour encourager leurs efforts à investir dans la production du cajou biologique, les producteurs reçoivent des primes en retour qui servent à réaliser des ouvrages communautaires au profit de tous.
Comme perspectives, Gebana Bénin entend renforcer le suivi et contrôle du système de contrôle interne (ICS), puis procéder à l’extension des zones de production pour accroître les volumes, en intéressant d’autres producteurs. Dans son champ de mire, il vise le certificat NOP, pour la conquête du marché américain.