La Nation Bénin...
Nouvelles

Quatre diplomates béninois nouvellement nommés ont été reçus en audience ce mercredi 1er mars par le président de l’Assemblée nationale puis le président de la Cour suprême.
Quatre nouveaux ambassadeurs béninois sont allés présenter hier leurs civilités au président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, à qui ils ont annoncé leur départ dans les prochains jours pour rejoindre leurs postes respectifs à l’étranger. Il s’agit de Zachary Richard Akplogan, ambassadeur du Bénin près le Royaume de Belgique et l’Union Européenne (UE), Naïm Akibou, ambassadeur du Bénin près la République islamique d’Iran, Mohamed Barè, ambassadeur du Bénin près l’Etat du Qatar et Eric Saïzonou, ambassadeur du Bénin près la République d’Afrique du Sud. Les quatre ambassadeurs ont été reçus ensemble par le président Ousmane Batoko qui leur a prodigué des conseils pour la réussite de leurs missions.
« C’est devenu une tradition que les nouveaux ambassadeurs nommés rendent visite aux présidents des institutions de la République. C’est donc dans ce cadre que nous avons été reçus ce matin par le président de la Cour suprême. Quand on rencontre le président Ousmane Batoko, on est jamais pressé de repartir parce qu’il vous prodigue de très sages conseils », a laissé entendre Naïm Akibou, porte-parole de la délégation. « Partant du Programme d’action du Gouvernement (Pag) pour la période 2016-2021, il nous a conseillés comme l’a fait d’ailleurs le président de la République, d’être avant tout, des diplomates pour le développement », a-t-il insisté. Cela passe par une diplomatie offensive pour amener beaucoup d’investisseurs au Bénin, la sécurisation des activités du secteur privé qui sera engagé dans le partenariat public-privé. Le porte-parole de la délégation espère le soutien de la Cour suprême pour revoir et corriger l’arsenal juridique béninois afin d’atteindre cet objectif. L’ambassadeur Naïm Akibou se félicite de l’accompagnement du président Ousmane Batoko qui a indiqué à sa suite la voie à suivre dans le contact avec les investisseurs internationaux.
De la coopération interparlementaire
Avant le président de la Cour suprême, les quatre ambassadeurs étaient au cabinet du président de l’Assemblée nationale pour le même exercice. « Le président de l’Assemblée nationale a manifesté sa joie de nous recevoir. Avec lui, nous avons échangé sur la coopération avec nos pays de résidence. Il a surtout mis l’accent sur la coopération interparlementaire et nous a prodigué des conseils et suggéré que dans nos activités, nous mettions beaucoup plus d’accent dans la création de cadres de coopération avec les institutions parlementaires de nos pays de résidence et de nos pays de juridiction », a confié à la presse à la sortie de l’audience, Zachary Richard Akplogan, ambassadeur de la République du Bénin près la Belgique et porte-parole des diplomates.
Le président Adrien Houngbédji a surtout demandé aux quatre ambassadeurs d’être fidèles au Bénin qui les envoie en mission et de faire la promotion de ce pays une fois qu’ils seront en poste.

Le Gouvernement vient de prendre une batterie de mesures pour réorganiser le secteur du bois au Bénin. C’est là, l’une des décisions prises en Conseil des ministres, ce mercredi 1er mars.
Le Gouvernement interdit l’exportation de toute essence de bois à l’exception de celles issues des plantations domaniales et privées, notamment le teck, le gmelina et l’acacia. L’exploitation des essences issues des forêts naturelles dans le domaine classé de l’Etat est également proscrite. L’autorisation de l’exploitation des forêts naturelles protégées est réservée exclusivement à des fins de consommation nationale. La commercialisation du bois issu des plantations domaniales de l’Office national du bois (Onab) est admise par vente aux enchères à tous les usagers agréés par l’administration forestière, de volume défini sur une période de livraison, sur la base d’un prix plancher. L’Etat met en place une ceinture de contrôle autour des zones de production et interdit l’exportation du bois énergie (charbon de bois) ; mais autorise à titre exceptionnel jusqu’au 31 décembre 2017, l’exportation des anciens stocks de produits exploités au titre de 2015 et 2016.
Ces nouvelles mesures prises par le Gouvernement relativement au secteur du bois « conforteront l’économie forestière et les métiers du bois tout en préservant nos forêts », espère le ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki. Selon lui, elles ont été approuvées hier par le Conseil des ministres qui a instruit le ministre du Cadre de vie et du Développement durable à l’effet de prendre les dispositions nécessaires pour leur application sans faille. Aussi, faut-il rappeler que le 13 avril 2016, le Conseil des ministres avait suspendu l’exploitation et l’exportation des produits forestiers, ainsi que la délivrance des agréments. Une Commission nationale de réforme du secteur a été mise en place.
Le Conseil a, par ailleurs, instruit le ministre de l’Economie et des Finances, en collaboration avec celui du Cadre de Vie aux fins d’élaborer, pour le 2 avril prochain au plus tard « une grille de taxation douanière au poids ou ad valorem et selon le niveau de transformation des bois et produits de bois destinés à l’exportation, outre les redevances forestières, un dispositif de contrôle pour le scanning obligatoire du bois et des produits dérivés destinés à l’exportation.
Cajou : le prix plancher du kilo fixé à 500 F Cfa
Le Conseil des ministres a pris un décret portant conditions de déroulement de la campagne de commercialisation 2016-2017 des noix de cajou. La date d’ouverture de ladite campagne est fixée pour demain vendredi 3 mars. « Le prix plancher d’achat au producteur est fixé à 500 F Cfa le kilogramme ».
Actualités 02 mars 2017

Le Bénin a traversé une profonde crise vers la fin des années quatre-vingt et comme pour parer au pire, le Général Mathieu Kérékou, alors grand camarade de lutte et président de la République, convoqua une conférence nationale dite des forces vives de la nation. Il s’agissait essentiellement de réunir dans la même salle, les acteurs politiques que sociaux, les intellectuels ainsi que les artisans du pays pour réfléchir sur la situation calamiteuse du Bénin et de trouver la thérapie nécessaire pour y remédier...
La tension était vive et perceptible. Une forte anxiété habitait chaque conférencier et débordait même par delà les clôtures de l’hôtel Plm Alédjo où se tenaient les assises. Ce n’était pas gagné d’avance. Tous ceux qui ont vécu cette période, se souviennent encore et il est bon de le faire savoir à ceux qui n’ont pas eu ce privilège. Le renouveau démocratique au Bénin n’a pas été un simple cadeau mais il a été gagné de haute lutte.
En effet, les esprits ne se sont libérés qu’après l’historique discours du Président Mathieu Kérékou dont il me plaît ici de ressortir quelques extraits : « En cette séance solennelle de la clôture officielle des travaux de la conférence nationale, nous voudrions remercier et féliciter vivement tous les délégués qui n’ont ménagé ni leurs forces, ni leurs santés pour faire en sorte que l’impasse soit évitée et que les espérances du peuple béninois ne soient pas déçues. Aussi voudrions-nous une fois encore vous dire combien nous nous réjouissons de l’enthousiasme avec lequel vous avez massivement répondu à notre appel et de l’ardeur avec laquelle vous avez travaillé sans désemparer durant neuf jours et souvent tard dans la nuit. Nous tenons également et surtout à féliciter notre présidium et plus particulièrement l’homme de piété qui a présidé vos travaux, Son Excellence Mgr Isidore de Souza ici présent. Nous lui rendons un vibrant hommage pour son courage, sa patience, sa sensibilité et sa fermeté, et surtout pour sa lucidité et sa clairvoyance, toutes qualités rares chez le commun des mortels, qualités avec lesquelles il a réussi à gérer toutes les contradictions concentrées au sein de la conférence. Tous ces remerciements s’adressent aussi à tous les anciens présidents que nous ne considérons pas, en ce qui nous concerne, comme des délégués à la conférence, mais nos invités de marque.
Le renouveau démocratique qui vient d’être consacré au niveau de la conférence ouvre la voie d’une nouvelle légitimité dans notre pays, le Bénin. Commander, c’est prévoir, dira l’autre. Et c’est pourquoi à l’ouverture des travaux de cette conférence, lundi 19 Février 1990, nous avons dit que nous étions pleinement conscients des conséquences et de toutes les implications qui découleront de vos travaux. Nous ne sommes pas surpris et nous sommes donc calme parce que nous nous y attendons, mais dans un cadre plus respectueux que celui que nous avions vécu à certains moments. Dieu merci, la solution a été trouvée grâce au président du présidium.
Aujourd’hui mercredi 28 février 1990, nous prenons à témoin le peuple béninois tout entier en affirmant solennellement notre engagement à faire mettre en œuvre de manière réaliste toutes les décisions issues des travaux de la conférence nationale des forces vives de la nation.
Excellences, Mesdames, Messieurs, au nom de l’intérêt supérieur de la nation et du peuple béninois tout entier, nous disons que les décisions prises par la conférence seront appliquées dans l’ordre et la discipline librement, consentie. Ce n’est pas du défaitisme, ce n’est pas la capitulation, c’est une question de responsabilité nationale. »
Il est important de souligner qu’avant ce discours, les conférenciers avaient déjà eu droit au rapport général de la conférence ; un rapport brillamment présenté par le rapporteur général, le professeur Albert Tévoédjrè. Pour mémoire, je voudrais vous convier à savourer quelques extraits : « Monsieur le président, il n’y a pas de vent favorable à celui qui ne sait où il va. Vous avez voulu que je traduise nos convergences, je m’y suis efforcé sans vraiment toujours réussir à faire passer toute l’intensité du message. Mais je suis persuadé que chacun de nous, de Bertin Bona à Simon Ogouma, de Paulin Hountondji à Robert Dossou, de Joseph Kèkè à Adrien Houngbédji, de Moucharaf Gbadamassi à Théophile Paoletti, du président Emile Derlin Zinsou au président Mathieu Kérékou, nous avons décidé de tendre la main les uns aux autres. Cette Conférence veut avoir réussi à réconcilier la Nation avec elle-même. Tous les autres problèmes, si nous sommes fidèles aux décisions que nous avons prises, sont déjà résolus en puissance. Il serait tragique que notre sort, le sort de tout ce peuple soit celui de l’aiglon « de vouloir à l’histoire ajouter des chapitres, et n’être plus qu’un front qui se colle à des vitres ». Alors parce que nous avons juré de ne plus jamais humilier l’intelligence, parce que les chaînes sont brisées et que nous avons définitivement conquis le droit de parler au nom de l’Afrique, et des libertés fondamentales des hommes et des femmes de ce continent, parce que nous entrons désormais en partenaire majeur, dans un monde majeur, parce que la nuit s’est dissipée et que l’aube nouvelle rayonne : « Au travail mes amis ! » Nous avons vaincu la fatalité »
Aujourd’hui 28 février 2017, soit vingt-sept ans après cette remarquable transition amorcée, que reste-t-il de l’héritage ? Que deviennent les acquis du renouveau démocratique ? Du président Mathieu Kérékou à Monseigneur Isidore de Souza en passant par les présidents Emile Derlin Zinsou, Hubert Maga, Justin Ahomadegbé et autres comme Moucharaf Gbadamassi, Salomon Biokou, Bertin Borna,..etc. peuvent-ils être fiers du Bénin et des Béninois d’aujourd’hui ? Difficile de répondre à ces questions, tellement les fondamentaux sont en difficulté. Tellement l’esprit citoyen a complètement déserté le forum. Tellement la classe politique et même syndicale a perdu tout son charme et a cessé d’être la locomotive ; surtout la classe politique. Les plus vieux ne servent plus d’exemple encore moins de référence ; les plus jeunes rassurent difficilement. Où en sommes-nous vingt-sept ans après avoir donné un si bel exemple à toute l’Afrique et au monde entier. La situation est préoccupante et nous avons le devoir de nous préoccuper de ce que devient le Bénin et les Béninois. De l’extérieur, les observateurs avertis sont confus. Que se passe-t-il dans ce pays qui dans un passé récent servait encore d’exemple dans maints domaines. Que se passe-t-il exactement ? La réponse n’est pas aisée. Il faut absolument renouer avec les repères en donnant priorité au Bénin en tout temps et en tout lieu. La conscience citoyenne doit nécessairement habiter chaque Béninoise et chaque Béninois où qu’il se trouve. Le Bénin reste une promesse que nous devons réaliser. A l’occasion du 28 février 2017, je convie toutes les forces vives de la nation à un ressaisissement pour que vive le Bénin de nos rêves et de nos espérances.
* président du parti Conscience citoyenne
Par Moukaram A.M. BADAROU *
Actualités 01 mars 2017

La Coordination nationale des enseignants pour les travaux du baccalauréat s’est, entre autres, penchée sur la question de l’appellation du baccalauréat comme « premier diplôme universitaire ». C’était au cours d’un atelier de réflexion tenu, vendredi 24 février dernier, au Lycée Coulibaly de Cotonou.
« Le baccalauréat est le diplôme de la fin des études du 2nd cycle de l’enseignement du 2nd degré », rétablit Maxime Okoundé, porte-parole adjoint de la Coordination nationale des enseignants pour les travaux du baccalauréat (Conetra-Bac), pour exiger la correction de l’ancienne définition : « premier diplôme universitaire ». A l’appui de son argumentaire, il fait référence à la loi n°2003-17 du 11 novembre 2003 portant Orientation de l’éducation nationale en République du Bénin rectifiée par la loi n°2005-33 du 6 octobre 2005. Cette loi reste toujours en vigueur, souligne-t-il, en ajoutant qu’elle n’a pas changé l’appellation de cet examen.
En effet, l’article 38 de cette loi stipule : « La fin des études du second cycle de l’enseignement secondaire général est sanctionnée par l’examen du baccalauréat du second degré ».
Les relevés et les attestations du baccalauréat, poursuit-il, portent la mention « diplôme de l’enseignement du second degré ». Dès lors, Maxime Okoundé dit ne pas comprendre pourquoi l’on s’accroche à une appellation qui ne correspond à rien. Toutefois, il dit être conscient que le baccalauréat permet à son titulaire de poursuivre les études du premier cycle de l’enseignement supérieur. A cet effet, il cite les dispositions de l’article 52 de la loi sur l’Orientation de l’éducation nationale : « L’entrée en première année du premier cycle de l’enseignement supérieur est subordonnée à l’obtention du baccalauréat du second degré (…) »
Dans son analyse, M. Okoundé montre que cette façon de désigner le baccalauréat pose le problème de sa tutelle et de sa gestion. « Comme cet examen est à tort considéré comme premier diplôme universitaire, on estime qu’il est sous la tutelle de l’enseignement supérieur. Cela n’est pas juste », dénonce M. Okoundé. Il réclame que la tutelle du baccalauréat soit assurée par les responsables de l’enseignement secondaire. Les enseignements sur lesquels les candidats au baccalauréat sont évalués ont été dispensés par les enseignants du secondaire, argumente-t-il. « Ce sont les enseignants du secondaire qui forment les élèves en les préparant pour l’examen du baccalauréat », insiste-t-il. A l’en croire, la confusion fait que « les enseignants du supérieur se retrouvent sur les tâches attrayantes alors que les enseignants du secondaire sont confinés dans les tâches subalternes » lors des travaux de cet examen.
La Conetra-Bac propose qu’il y ait « une direction rotative » entre l’enseignement secondaire et l’enseignement supérieur. « Il s’agit de la cogestion qui est la solution consensuelle étudiée, il y a quelques années, pour éviter un affrontement entre les deux ordres d’enseignement», indique-t-il. Pour donner un contenu concret à cette option, il précise : « Si le directeur de l’Office du baccalauréat est de l’enseignement supérieur, il lui faut deux adjoints dont un de l’enseignement secondaire général et l’autre de l’enseignement technique et professionnel et ainsi de suite ». Il regrette que le projet du texte proposé par son organisation n’ait pas connu de suite depuis lors.
Sans être plus précis, il annonce que l’affrontement qu’on évite, pourrait avoir lieu un jour si rien n’est fait pour au moins mettre en œuvre les mesures de la cogestion?

Dans le cadre du démarrage prochain des activités du programme Air sain de la Chaire écosanté « Pollution urbaine de l’air et maladies non transmissibles » (Chairepol), la coordination a organisé ce mardi 28 février à Cotonou un atelier de validation des outils de sensibilisation et des stratégies de mise en œuvre dudit programme.
Le programme « Air sain », volet communautaire des interventions de la Chaire écosanté, consiste à mener des campagnes de sensibilisation en direction des communautés concernées et à appuyer les ménages les plus démunies en outils qui les protègent contre l’exposition à la pollution tels que les foyers traditionnels améliorés et les réchauds à gaz. En prélude au démarrage des activités, un atelier de validation des outils a regroupé une vingtaine de participants provenant de diverses structures dont des élus locaux, des représentants de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogema), d’Ong intervenant dans le domaine de l’environnement, des chercheurs et du ministère du Cadre de vie.
A l’ouverture des travaux, Dr Marius Kêdoté, coordonnateur régional de l’équipe de Chairepol, a rappelé que ce programme vise le renforcement de la réglementation actuelle sur la qualité de l’air et la réduction de la pollution de l’air par les industries à Cotonou en les amenant à adopter des stratégies innovantes. A l’en croire, l’exposition aux polluants de l’air est l’un des principaux facteurs de risque de maladies non transmissibles chez l’adulte notamment l’asthme, le cancer, les cardiopathies ischémiques, les accidents vasculaires cérébraux (Avc) et les bronchopneumonies obstructives. Chez les enfants de moins de cinq ans, la pollution de l’air est à l’origine des infections respiratoires aiguës des voies respiratoires inférieures notamment la pneumonie. L’Organisation mondiale de la Santé (Oms), estime à 4,3 millions, le nombre de décès annuels dus à la pollution de l’air à l’intérieur des maisons et à 3,7 millions celui des décès annuels dus à la pollution de l’air ambiant dans le monde pour le compte de l’année 2014.
Face à cette situation, il y a lieu de « redoubler d’efforts pour déterminer, traiter et prévenir l’impact de la pollution de l’air sur la santé, en développant la coopération multisectorielle », souligne Marius Kêdoté. Dans le cadre des activités de la Chaire, une analyse de la réglementation relative à la lutte contre la pollution atmosphérique a été faite. Il en ressort qu’il existe au Bénin un arsenal juridique non négligeable mais le niveau d’application est relativement faible. C’est le cas, par exemple, de la réglementation sur l’âge des véhicules d’occasion importés qui n’est pas appliquée à ce jour.
Pour une prise de conscience individuelle et collective
Pour sa part, le professeur Benjamin Fayomi, coordonnateur de la Chaire, a insisté sur la pollution engendrée par les sachets plastiques qui envahissent les voies d’écoulement des eaux et impactent négativement la santé humaine et animale. Il en appelle à la responsabilité individuelle et collective afin que des actions hardies soient menées pour réduire le niveau des polluants dans nos villes.
Répartis en groupes de travail, les participants ont examiné et validé les différents outils de communication et le chronogramme des activités prévues dans le cadre de la mise en œuvre du programme « Air sain ».
Tout en saluant l’initiative de la Chairepol, ils ont souligné combien la pollution de l’air dans nos villes et à Cotonou en particulier, constitue de nos jours un problème important de santé. Au-delà de la sensibilisation, il faut aller aux mesures coercitives, préconisent certains intervenants.
Rappelons que la Chaire écosanté relative à la pollution de l’air et à la santé est une initiative régionale en Afrique de l’Ouest pour l'enseignement, la recherche et l’application des connaissances en santé environnementale. Elle s’appuie sur les contributions de membres d’Ong et chercheurs de diverses disciplines et vise à assurer un environnement urbain viable, vivable et équitable en Afrique de l’Ouest et du Centre à travers l’application de l’approche écosanté. Une approche multidisciplinaire et participative qui consiste à élaborer des solutions basées sur des approches novatrices d’amélioration de l’écosystème plutôt que des approches des prestations de santé conventionnelles?

Le processus de priorisation des cibles des Objectifs de développement durable (Odd) en lien avec les priorités nationales a été lancé, ce 28 février lors d’un atelier à Cotonou. Il s’agit pour le Bénin d’arrimer les Odd à ses priorités.
Signataire des Objectifs de développement durable (Odd), le Bénin avait besoin d’arrimer le nouvel agenda de développement à ses priorités. Première étape du processus d’alignement, l’atelier méthodologique de mise en place des groupes de travail pour la priorisation des cibles en lien avec les priorités nationales. Alastère Alinsato, directeur général de la Coordination et du Suivi des Odd au ministère en charge du Développement, explique : « Chaque pays doit décider de la manière dont ses aspirations et cibles devront être prises en compte par les mécanismes nationaux de planification et dans les politiques et stratégies, sans méconnaitre les liens existant entre le développement et les autres processus en cours dans les domaines économique, social et environnemental». Il souligne que le processus devra aussi conduire à l’arrimage du Programme d’actions du Gouvernement (Pag) aux Odd.
Les Odd constituent un agenda ambitieux qui couvre un champ large et reconnaît les groupes et les citoyens comme parties prenantes, indique Ginette Mondongou Camara, économiste principale du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) au Bénin. Elle soutient qu’il est donc important de mener la réflexion dans un esprit inclusif afin que l’intégration des cibles dans les priorités nationales concoure à l’atteinte de la réduction de la pauvreté, du développement économique et du défi environnemental.
« Sur les 169 cibles des Odd, lesquelles répondent le mieux à notre contexte, à nos aspirations et à notre vision ? Le succès de l’Agenda post-2015 sera conditionné par la capacité de notre pays à bien répondre à cette question », affirme Rufino d’Almeida, directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement (Mpd). Il assure que le nouvel agenda de développement qui ambitionne d’en finir avec la pauvreté, la faim, les discriminations, les inégalités et la dégradation de la planète s’aligne parfaitement sur les objectifs ultimes du Gouvernement du Bénin. Selon lui, le Pag, principal document d’orientation de la politique publique sur le quinquennat en cours intègre de façon particulière les trois dimensions du développement durable. « Ce programme à caractère universel et porteur de changement pose d’immenses défis. Il exige avant toute chose une gouvernance engagée et dédiée, des partenariats mondiaux revitalisés, soutenus par des politiques publiques cohérentes, une mobilisation accrue des ressources et une révolution des données statistiques », appuie-t-il.
Au-delà du quinquennat !
Le directeur de cabinet informe déjà que le premier pilier du Pag intitulé « Consolider la démocratie, l’Etat de droit et la bonne gouvernance mobilise l’Odd 16 relatif à la paix, la justice et les institutions efficaces. Le deuxième pilier du Pag « Engager la transformation structurelle de l’économie » mobilise l’Odd 4 sur l’éducation de qualité, l’Odd 7 sur l’énergie, l’Odd 8 sur la croissance et l’emploi, l’Odd 9 sur les infrastructures, l’Odd 12 sur la consommation et la production durables et l’Odd 17 sur les partenariats pour la réalisation des objectifs. Quant au dernier pilier « Améliorer les conditions de vie des populations », il mobilise l’Odd 1 sur la pauvreté, l’Odd 2 sur la faim, l’Odd 3 sur la santé, l’Odd 6 sur l’eau et l’assainissement, l’Odd 11 sur les villes et établissements humains durables, l’Odd 14 sur la vie aquatique et l’Odd 15 sur la vie terrestre. Mais Rufino d’Almeida tempère que le travail de priorisation et d’arrimage va au-delà du quinquennat. « Ses résultats viendront alimenter le processus de formulation de la vision 2040 et de l’élaboration du Plan national de développement (Pnd), précise-t-il.
Les Odd ont été adoptés lors du sommet mondial sur le développement, tenu le 25 septembre 2015 au siège des Nations Unies à New-York aux Etats-Unis. Le nouveau programme de développement durable vise à promouvoir une prospérité et un bien-être partagés par tous au cours des quinze prochaines années. Approuvé par les 193 États membres de l’Onu, le programme, qui a pour titre “Transformer notre monde: Le programme de développement durable à l’horizon 2030”, se compose d’une Déclaration, de 17 Objectifs de développement durable et de 169 cibles, d’une section sur les moyens d’application et le renouvellement du partenariat mondial, et d’un cadre d’examen et de suivi.

Le syndicalisme a ses jargons, son lexique, ses codes. Mais le syndicalisme se disgracie, pour peu qu’il se perd en conjectures pour ne pas dire qu’il se fourvoie. Il en est ainsi de la dernière sortie de six centrales syndicales, en décalage avec l’air du temps, en l’occurrence le Nouveau départ prôné par le chef de l’Etat et qui en appelle au changement de paradigmes.
Réunies lundi 27 février dernier à la Bourse du Travail à Cotonou, la Csa-Bénin, la Cosi-Bénin, la Cgtb, l’Unstb, la Csub et la Cspib, ont planché sur un thème à faire dresser les cheveux sur la tête, pour peu que vous soyez Béninois, surtout si vous résidez à l’étranger : «Les défis des libertés et de la Gouvernance à l'ère du régime de la Rupture». On croit volontiers que le feu est mis à la poudre, prenant connaissance d’une telle thématique laissant croire en sibyline que le Bénin se confond à la Syrie de Bachar Al-Assad. De fait, de quoi s’agit-il ?
Prétextant de « la multiplication des plaintes des travailleurs et au désarroi de plus en plus grandissant de nos concitoyens», ces centrales syndicales «ont décidé de prendre à nouveau, la mesure de la situation, et d’assumer leurs responsabilités historiques», disent-ils. Rien que ça ! « Responsabilité historique » ? Il s’agit, sinon d’une imposture historique, à tout le moins d’une posture trompeuse. Car avec un thème aussi gros et lourd de sens, on en attend plus qu’une déclaration aussi alambiquée jonchée de faits qui se veulent alarmants mais frappés hélas d’anémie, en raison de ce qu’ils ne sont pas étayés. La fonction sociale des syndicats n’est pas en cause, loin s’en faut. Et ils ont fait leurs preuves par le passé, dans la part de l’œuvre républicaine qui leur incombe. D’où leur engagement à « contribuer au succès du Gouvernement dans les réformes pertinentes ».
Pour le reste, on ne le sait que trop, un syndicat par définition, ça monte les enchères avant de baisser la barre en négociation, mais de là à agiter l’épouvantail de « multiplication d'actes attentatoires aux libertés publiques et individuelles, collectives et syndicales », il y a une exagération dont il faut se garder. D’autant que ses vocables jettent de l’opprobre sur notre pays et lui font une mauvaise publicité sur la scène internationale, dont il peut faire économie, à l’heure d’un besoin accru de mobilisation de ressources. C’est la seule alerte qui vaille la peine et non le genre de tocsin sonné par les centrales syndicales lundi dernier, lequel relève plus de l’exagération au regard des faits incriminés, et à volonté amplifiés. Mais à quelle fin ?
C’est une variante de la psychose entretenue par les résistances, à tort ou à raison, mais plus subjectives qu’objectives, aux nouveaux paradigmes impulsés par les réformes du Nouveau départ. Des résistances aux changements qui se justifient sociologiquement, et auxquelles les syndicalistes font chorus, par excès, étant eux-mêmes abusés, il faut le croire, bluffés qu’ils sont par certaines opinions relayées surtout sur les réseaux sociaux, laissant supposer quelque « désarroi de plus en plus grandissant de nos concitoyens ».
Les responsables syndicaux, en tant qu’éclaireurs, doivent transcender ses contingentements pour ne pas perdre leur crédit, d’autant plus que dans la déclaration qui a sanctionné leur conclave de lundi dernier, ils ont, disent-ils, « décidé de réserver la primeur des conclusions des assises au président Talon en personne à l'occasion d'une audience…». Ce qui peut susciter légitimement l’interrogation suivante : à quoi répond donc leur déclaration, déclaration sans fonds d’ailleurs, dichotomique au thème abordé et qui n’est pas sans rappeler une pratique pour laquelle certains médias sont tancés, à savoir l’usage de titres ronflants aux contenus creux et vaseux ??

Le directeur régional de l’Unfpa pour l’Afrique de l’Ouest, Mabingue Ngom, effectue une visite de travail au Bénin du 1er au 4 mars prochain. Il sera question du renforcement du partenariat entre l’institution et le Bénin.
Mabingue Ngom a un agenda chargé pour sa prochaine visite au Bénin. Le directeur régional du Fonds des Nations Unies pour la population pour l’Afrique de l’Ouest s’entretiendra avec le président de la République et certains membres du Gouvernement. Les échanges entre ces différentes personnalités porteront sur la consolidation du partenariat entre l’Unfpa et le Bénin.
Selon Frankèle Zossoungbo, chargée de communication à l’Unfpa-Bénin, cette visite va permettre à Mabingue Ngom de reconnaître et d’appuyer les efforts du Bénin pour la réalisation du dividende démographique d’une part et le repositionnement de la planification familiale d’autre part. Au cours de son séjour, M. Ngom rencontrera d’autres personnalités telles que : l’ambassadeur des Pays-Bas, la représentante de la Banque mondiale au Bénin et plusieurs Organisations de la société civile.
Le directeur régional va également participer le jeudi 2 mars au lancement officiel de la Fondation Claudine Talon, de la Première dame du Bénin. Cette visite sera également l’occasion pour le directeur régional de l’Unfpa de renouveler l’engagement de son institution à contribuer à la consolidation des acquis du Bénin en ce qui concerne la réduction de la mortalité maternelle et néonatale. Il finira son séjour par une conférence de presse qui aura lieu vendredi 3 mars. Entretemps, M. Ngom aura pris part au lancement du Comité national de lutte contre le Sida.
L’Unfpa offre son appui aux pays pour utiliser les données démographiques dans la formulation des politiques et programmes visant à réduire la pauvreté. L’institution cherche aussi à répondre aux défis liés à la mortalité maternelle, à la planification familiale, aux grossesses d’adolescentes, aux mariages précoces et aux mutilations génitales féminines. Ces défis seront relevés à travers le 8e programme de coopération qui couvre la période 2014-2018?

Six organisations syndicales ont tenu, hier lundi 27 février à la Bourse du Travail de Cotonou, un forum sur le thème : « Les défis des libertés et de la gouvernance à l’ère du régime de la Rupture ». Après une analyse profonde de la situation qui prévaut dans le pays, la trentaine de cadres syndicaux ayant participé aux travaux, a rendu publique une déclaration.
La situation socioéconomique et politique du Bénin ne laisse personne indifférent ; a fortiori, les confédérations et centrales syndicales soutenues par les travailleurs du Bénin. Pour exprimer leur mécontentement, la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin), l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb), la Confédération des Organisations syndicales indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin), la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), la Centrale des syndicats unis du Bénin (Csub) et la Centrale de syndicats du privé et de l'informel du Bénin (Cspib) se sont penchés sur « la multiplication d’actes attentatoires aux libertés publiques et individuelles, des processus de liquidation de structures publiques et parapubliques sans implication du personnel, en violation de l’article 60 du Code du travail, au non-respect des dispositions contenues dans la charte nationale du dialogue social et de la mise en œuvre de la décision de libération de l’espace public ».
Pour le secrétaire général de la Csa-Bénin, porte-parole des confédérations et centrales syndicales, Anselme Amoussou, la situation actuelle du Bénin appelle à une prise de conscience de la part des acteurs du dialogue social pour un sursaut collectif salvateur. Cette prise de conscience doit commencer par les autorités publiques au plus haut niveau. Toutefois, dit-il, les confédérations et centrales syndicales ont convenu de la nécessité pour les travailleurs et les forces sociales de contribuer au succès des réformes pertinentes entreprises par le Gouvernement. Cette adhésion ou cette contribution aux actions appelle un certain nombre de préalables indispensables à l’efficacité du dialogue social et à la construction de la paix sociale nécessaires à la bonne gouvernance?
Actualités 28 févr. 2017

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, a reçu en audience à son cabinet ce lundi 27 février, deux personnalités en l’occurrence le ministre des Sports, Oswald Homeky, et le consul général du Bénin au Liban, Ara Vanlian.
« J’ai reçu il y a deux jours un message du président de la Cour suprême m’invitant à me rendre à Porto-Novo pour échanger avec lui sur une question importante », a confié ce lundi 27 février le ministre des Sports à sa sortie du tête-à-tête avec Ousmane Batoko. Oswald Homéky précise avoir fait le déplacement de Porto-Novo compte tenu du respect qu’il voue d’abord aux institutions républicaines et ensuite au président de la Cour suprême qui a été son prédécesseur, il y a 32 ans, à la tête de ce ministère. « Je suis venu l’écouter et je suis agréablement surpris qu’il m’ait parlé d’un projet important pour le ministère des Sports », a poursuivi le ministre.
Le président Ousmane Batoko, en homme pétri d’expériences en matière sportive, a saisi l’occasion pour prodiguer quelques conseils à son hôte pour la réussite de sa mission. « Il a une ou deux idées qu’il a commencé par peaufiner et il a souhaité que je puisse prendre le relais. Je me garderai de révéler dans les détails le contenu du projet. Dans les semaines à venir, les Béninois sauront ce dont nous avons parlé », a laissé entendre Oswald Homéky. Il promet d’en rendre compte au chef de l’Etat et surtout de faire avancer ledit projet. Le ministre des Sports dit n’avoir pas manqué de faire le tour d’horizon de ses activités avec le président de la Cour suprême, lesquelles visent le décollage définitif du sport béninois. Il a rappelé au passage le programme sportif qui couvre toutes les écoles dans les 77 communes du Bénin.
Mais avant lui, le président Ousmane Batoko s’est entretenu aussi dans la journée de ce lundi 27 février, avec le consul général du Bénin au Liban. Ara Vanlian est allé présenter ses civilités au président de la Cour suprême qui est un de ses vieux amis depuis le Liban. L’hôte dit qu’il ne peut pas venir en visite de travail au Bénin et repartir sans le voir. Ara Vanlian félicite le président Ousmane Batoko pour la qualité des échanges qui auront par ailleurs tourné autour de la coopération financière et économique entre le Liban et le Bénin. Il promet de continuer de travailler pour améliorer les conditions de vie des 2500 Béninois vivant au Liban. Le consul général du Bénin au Liban avait à ses côtés lors de l’audience, le président de l’Union des Béninois au Liban, Pierre Kpélotossi?