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La communauté internationale a célébré, mercredi 23 mars, la Journée mondiale de la météorologie sur le thème « Plus chaud, plus sec, plus humide, regardons l’avenir en face ». Au Bénin, l’Agence nationale de la météorologie (Météo Bénin) a programmé, à Cotonou, des activités pour faire connaître au public son rôle et son importance.
«Plus chaud, plus sec, plus humide, regardons l’avenir en face». C’est le thème sous lequel est célébrée, cette année, la Journée mondiale de la météorologie. Au niveau du Bénin, c’est à Cotonou que les manifestations officielles ont eu lieu.
Dans son mot de bienvenue, Marcellin Nakpon, directeur générale de l’Agence nationale de la météorologie (Météo Bénin), a précisé que la célébration vise à faire connaître le rôle et l’importance de l’Agence dans le développement socio-économique du Bénin. A cet effet, Météo Bénin a prévu la présentation d’un certain nombre de communications dont l’historique du service météorologique national du Bénin, sur l’évolution du climat au Bénin, une exposition couplée de visite guidée de quelques équipements et instruments météorologiques.
Par rapport au rôle de sa structure, Marcellin Nakpon a précisé qu’elle fournit des informations météorologiques fiables à travers son réseau d’observation et de surveillance du temps et du climat. Selon lui, grâce à ces informations, les paysans peuvent connaître le début et la fin des saisons des pluies, l’intensité des précipitations pour savoir quelles variétés de culture faire.
A la suite du directeur général de Météo Bénin, le président de l’Association des professionnels de la météorologie du Bénin(APMEB), Isaac Gaétan Codjo Kouyè a salué les initiatives gouvernementales et surtout du ministère des Travaux publics et des Transports en faveur du secteur météorologique.
Le cycle naturel des saisons perturbé
Entre autres, il a mentionné la transformation récente de la direction nationale de la météorologie devenue Agence nationale de la météorologie (Météo Bénin). Selon lui, pour que l’agence soit efficace dans la fourniture de ses services, il faut accélérer la mise en place des organes et outils de gestion. De même, il a souhaité l’implication des autorités pour l’aboutissement rapide du dossier de construction du siège de l’agence.
Au nom du ministre d’Etat chargé des Travaux publics et des Transports, Laurent Okiki Idossou, directeur adjoint de cabinet, dira que la célébration s’inscrit dans le cadre de la commémoration de l’entrée en vigueur le 23 mars 1950 de la convention instituant l’Organisation météorologique mondiale. Il s’agit, a-t-il expliqué, d’une institution spécialisée des Nations Unies qui a contribué au progrès rapide des sciences météorologiques et à l’essor de la coopération internationale. Ainsi, a poursuivi Laurent Okiki Idossou, des systèmes opérationnels d’envergure mondiale ont été mises en place pour la protection des personnes et des biens, l’atténuation des effets des catastrophes naturelles et la mise en œuvre d’activités socio-économiques au profit du développement durable. Rappelant le thème de la journée, il a souligné le caractère très actuel du changement climatique qui, a-t-il insisté, n’est pas futur. « Chacune des dernières décennies a été nettement plus chaude que la précédente », a-t-il relevé ajoutant que l’année 2015 a été la plus chaude depuis la fin des années 1800 qu’ont débuté les observations météorologiques. Ces changements perturbent le cycle naturel des saisons, augmentent la fréquence et l’intensité de certains phénomènes météorologiques extrêmes tels que les vagues de chaleur, les sécheresses et les fortes précipitations. Mais il s’est réjoui de la prise de conscience des gouvernements qui ont, sur le plan mondial, pris des mesures urgentes. Parmi celles-ci, il a mentionné l’adoption en décembre de l’Accord de Paris lors de la COP21 prévoyant les réductions rapides et importantes de des émissions des gaz à effets de serre. L’accord concerne aussi le soutien financier aux pays en développement, la résilience climatique, le transfert de technologie, le renforcement des capacités, l’éducation, la formation et la sensibilisation du public?

Trois acteurs d’une autre époque, aux expériences diverses pour évoquer le théâtre d’hier, celui d’aujourd’hui et de demain. C’est le plateau offert par la direction du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb) comme premier panel d’échanges dans le cadre de l’édition 2016 de la biennale du théâtre qui se déploie depuis mercredi 23 mars.
Koffi Gahou, Alou-gbine Dine, Boniface Makponsè. Pour ceux qui connaissent le théâtre béninois, ces trois noms figurent en bonne place parmi les pionniers de cet art de la scène. Même s’ils n’ont pas un parcours identique, ils ont en commun, la passion pour le théâtre et cela s’est fait ressentir tout au long de leurs carrières qui d’ailleurs se poursuivent. A l’heure du bilan du quart de siècle du renouveau théâtral au Bénin, on peut donc logiquement leur tendre la perche, et c’est ce qu’ont fait le directeur du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb), Erick Hector Hounkpè et l’équipe qui l’accompagne dans sa mission. D’ailleurs pour lui, le théâtre et le renouveau démocratique au Bénin ont un destin intimement lié et l’un n’a pas pu connaître son ascension sans l’autre. Mais l’espace théâtral s’érode. Sa visibilité baisse et sa qualité s’effrite en dépit des énergies qui lui sont consacrées. Que faire alors ? Comment puiser dans le passé pour construire le présent et préserver l’avenir? Voilà l’énigme que tente de résoudre la direction du Fitheb en convoquant « ce conseil des sages » au chevet du théâtre avec la modération de Eric Totah, acteur culturel de renom.
Déjà, pour Koffi Gahou, (et il sera repris par la plupart des intervenants), il faut repartir à la base, notamment dans les écoles et redonner vie au théâtre à la base. C’est la sève du bien-être de cet art, pense-t-il. Lui qui, comme bien d’autres, reste nostalgique des coopératives scolaires. Ces instants de retrouvailles entre élèves, lycéens et collégiens d’antan pour faire éclore les talents artistiques. Géniteur des « Germes de l’authenticité africaine » avant son aventure au Gabon, Alougbine fait aussi partie des pères du théâtre moderne béninois et croit dur comme fer qu’il y a encore du travail à faire pour remettre les choses à l’endroit. Que dire de Boniface Makponsè ? Très peu de la jeune génération, mais grand acteur du théâtre qui aura indiqué le chemin à suivre à plusieurs générations.
Unanimement, ces trois acteurs ont regretté le déclin de l’engouement théâtral et ont fait observer que le regain d’intérêt pour les activités artistiques et culturelles a considérablement baissé. Koffi pour enfoncer le clou indexera même le renouveau démocratique comme un facteur qui a sérieusement grippé l’intérêt pour la chose culturelle. Très amer face au désintéressement qui s’observe au fil des ans, ces panélistes ont plaidé pour plus de financement dans ce secteur. Mais avant, ils ont soutenu que le budget qui lui est consacré actuellement peut être réorienté et mieux exploité pour plus de résultats. Mais rien de tout cela ne peut porter si l’amour du métier n’est pas inculqué aux plus jeunes, dira Boniface Makponsè . Et c’est à ce niveau que Alougbine Dine apparaît comme un visionnaire. Lui qui à ce jour, demeure le fondateur de la seule école qui forme surplace les professionnels du théâtre?

Du 21 au 25 mars se déroule à l’Université d’Abomey-Calavi (UAC), la semaine des sciences et technologies dont l’objectif est de promouvoir le développement économique et le progrès social au profit des populations. Elle a été officiellement lancée, lundi 21 mars dernier par le recteur de l’UAC, Brice Sinsin.
«La science et la technologie sont devenues omniprésentes dans tous les secteurs de l’activité humaine», a déclaré, lundi dernier le représentant du personnel de l’Université d’Abomey-Calavi à l’ouverture des travaux de la semaine des sciences et technologies.
Pour que l’Afrique puisse être compétitive sur le marché international selon le représentant du personnel, elle a besoin de technologies qui permettront d’enclencher une révolution industrielle. Il a expliqué que les sciences, les technologies et l’innovation contribuent grandement à favoriser la productivité, la compétitivité et la croissance d’une nation. Or, ce sont les universités qui sont les noyaux centraux dans la production des connaissances en produits et services à valeur ajoutée au profit de leurs communautés. «C’est en cela que l’Université d’Abomey-Calavi s’attèle avec toute l’équipe rectorale ces dernières années en instituant la semaine des sciences et technologies», justifie-t-il. Cette semaine des sciences et technologies s’inscrit dans les efforts de la nation pour le développement de la science afin de promouvoir le développement économique et le progrès social au profit des populations. A ce titre, l’UAC doit remplir un certain nombre de fonctions essentielles parmi lesquelles : être un foyer de recherche et créativité, un foyer de diffusion et de transmission de connaissances nouvelles au profit du grand nombre au niveau national, régional et continental. Aussi doit-elle être un centre critique et de remise en cause du savoir pour un renouvellement permanent de la pensée, être un centre de mobilité, d’échanges privilégiés et de coopération interafricaine et internationale, et être un véritable pôle d’impulsion du développement national, régional et continental.
Importants leviers du développement
Le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Ambaliou Sanni a dit que la promotion de la recherche universitaire est indubitablement l’un des plus importants leviers du développement économique de la nation béninoise. C’est pourquoi, indique-t-il, le ministère a institué une variété de mécanismes institutionnels pour venir en appui aux travaux des laboratoires et centres de recherche de nos universités.
Pour Ambaliou Sanni, la semaine des sciences et technologies est un évènement majeur initié à l’UAC pour donner de la visibilité à ses laboratoires et centres de recherche. Son champ d’intervention, explique-t-il, couvre tous les domaines de recherche du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES). Au nombre de ces domaines, on peut citer les sciences de la santé, les sciences et technologies, les sciences juridiques et administratives, les sciences économiques et de gestion, les sciences de l’homme et de la société, les lettres, langues et arts, les sciences agronomiques et les sciences de l’éducation et de la formation.
Cinq jours durant, cette 3eédition des sciences et technologies offre une variété d’activités à savoir : le marché des innovations qui rassemble autour des stands dressés à cet effet tous les centres de recherche de l’Université d’Abomey-Calavi et de ses partenaires qui viendront exposer leurs différentes innovations, une table ronde télévisée sur les innovations technologiques et leurs impacts sur le développement, des formations thématiques et un grand prix décerné au laboratoire ayant présenté la meilleure innovation technologique de la semaine des sciences et technologies 2016.?

La Société financière internationale (IFC), membre du groupe de la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement (BEI) et Ecobank Transnational Incorporated (ETI) viennent en aide aux Petites et moyennes entreprises (PME) des pays de l’Afrique subsaharienne. Elles ont signé à cet effet un accord historique de partage de risque qui permettra de mettre à la disposition desdites PME, les financements qui leur font cruellement défaut. C’était mardi 22 mars à Abidjan en Côte d’Ivoire selon un communiqué de la Société financière internationale (SFI).
Le mécanisme de partage de risque de la Société financière internationale de la Banque mondiale reçoit l’adhésion d’autres structures financières. C’est ainsi qu’au terme de l’accord signé mardi 22 mars à Abidjan par la Société financière internationale (SFI), la Banque européenne d’investissement (BEI) et Ecobank Transnational Incorporated (ETI), la BEI, qui est déjà un partenaire majeur du Mécanisme mondial de financement des Petites et moyennes entreprises (PME), un instrument d’IFC, rejoindra, comme ETI, le mécanisme de partage de risque. Selon un communiqué de la Banque mondiale, les deux institutions ont lancé ce mécanisme en mai 2015.
La BEI et l’IFC supporteront selon le communiqué, au côté d’ETI, 25 % du risque lié à ce mécanisme de 110 millions de dollars. Il est conçu pour faciliter l’accès au prêt pour les petites entreprises qui présentent un profil de risque plus élevé.
Pour la directrice d’IFC pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Vera Songwe, les PME africaines font face à un énorme déficit de financement. Et des partenariats tels que celui entre IFC, la BEI et ETI selon elle, sont essentiels pour aider ces PME, ainsi que les économies, à générer de la croissance et à créer des emplois.
Vera Songwe estime qu’en s’appuyant sur le vaste réseau de partenaires d’IFC, la structure unique du Mécanisme mondial de financement des PME a la capacité de combler plus efficacement le déficit de financement qu’une institution financière internationale, une institution de financement du développement ou un bailleur de fonds ne le pourrait tout seul.
Pour sa part, le vice-président de la BEI, Ambroise Fayolle, selon le communiqué, a affirmé qu’«En tant que banque de l’Union européenne, la BEI s’engage fortement à soutenir l’investissement dans le secteur privé en Afrique. Le nouvel accord signé hier bénéficiera directement aux PME de toute l’Afrique subsaharienne, y compris celles de la Côte d’Ivoire, favorisant ainsi le développement durable et la création d’emplois. Chaque année, la BEI investit 2,5 milliards d’euros en Afrique pour améliorer l’accès des PME et des micro-entreprises au financement, développer les infrastructures sociales et économiques qui font tant défaut et promouvoir l’action pour le climat».
Pour Ade Ayeyemi, directeur général du groupe Ecobank, cet accord renforce l’engagement continu de sa banque à soutenir les PME en Afrique. Leur financement et leur croissance constituent à son avis un facteur important du développement du secteur privé en Afrique et de la croissance des économies en général.
Les pays auxquels le mécanisme s’adressera
Le communiqué de la Banque mondiale indique que l'accord sur le mécanisme de partage de risque signé, mardi 22 mars, amènera IFC, la BEI et ETI à collaborer dans des pays où plus de 50 % de la population vit dans la pauvreté, où le chômage est élevé et où les infrastructures sont insuffisantes. Toutes choses qui compliquent davantage la tâche des petites entreprises. Le mécanisme s’adressera plus particulièrement aux PME de la Côte d’Ivoire, de la République démocratique du Congo, du Burundi, du Tchad, de la Guinée, du Mali et du Togo.
La Société financière internationale et Ecobank entretiennent une collaboration ancienne qui remonte à 1993. Le réseau sans équivalent d’ETI en Afrique a permis d’étendre l’accès aux services financiers à des environnements difficiles, et ce à une échelle à laquelle peu d’autres institutions financières partenaires d’IFC peuvent prétendre.
La BEI quant à elle, est l’institution de l’Union Européenne chargée des prêts à long terme. Elle est aussi un partenaire de premier ordre de l’IFC. Les deux institutions co-investissent dans de nombreux projets à travers le monde et ont mis en place un partenariat particulièrement solide durant la crise financière de 2008. La BEI a apporté 100 millions de dollars au Mécanisme mondial de financement des PME en 2014, avec pour cible prioritaire les PME en Afrique.
Le Mécanisme mondial de financement des PME en question
Le Mécanisme mondial de financement des PME est un instrument de financement mixte qui intègre à la fois l’investissement et des services- conseil afin d’aider les banques à toucher plus de PME. Il a été lancé en avril 2012 suite à l’appel du G20 pour combler le déficit de financement des PME qui s’élevait à 1000 milliards de dollars. C'est un mécanisme véritablement unique, car il mobilise des financements auprès des bailleurs de fonds, des institutions financières internationales et du secteur privé afin d’aider les banques à accroître les prêts aux PME et à couvrir le risque lié auxdits prêts. Il cible les PME qui n’ont pas accès aux financements, y compris les PME appartenant à des femmes, les entreprises agricoles et celles intervenant dans le secteur climatique, ainsi que les PME basées dans les États fragiles.
Le mécanisme possède une large couverture géographique et couvre tous les pays du portefeuille de l’IDA. Il a déjà des engagements dans 27 pays, dont 15 qui sont classés États fragiles et touchés par des conflits. Avant fin décembre 2015, le mécanisme avait déjà effectué plus de 100 000 prêts au bénéfice de PME, pour une valeur totale de 6,4 milliards de dollars. Sa structure unique lui a permis de réaliser des investissements qui ont changé la vie de leurs bénéficiaires. L’agence britannique pour le développement international (DFID) a été le premier partenaire du mécanisme, avec une contribution de 120 millions de dollars destinée tant aux services de conseil qu’au financement mixte. Depuis lors, au titre du mécanisme, la Société financière internationale s’est engagée dans des projets à hauteur de 595 millions de dollars, contre 200 millions de dollars en phase initiale.

Les travaux de la deuxième session ordinaire du Conseil d’administration du deuxième programme du Millennium challenge account (MCA-Bénin II) ont eu lieu mardi 22 mars à Cotonou. Il s’agit d’une session qui a généré des résolutions pragmatiques devant permettre de satisfaire les exigences requises pour la satisfaction des préalables à l’entrée en vigueur du Programme.
Sous l’égide du président du Conseil d’administration du deuxième Programme du Millennium Challenge Account, Géro Amoussouga, a eu lieu mardi 22 mars, à Cotonou, la deuxième session ordinaire de l’institution. Les assises visent entre autres à connaitre de l’accord de mise en œuvre du Programme, du document relatif au recrutement du personnel de MCA Bénin II ; de la modification apportée à l’accord de subvention et de mise en œuvre ; de l’accord de banque des plans de passation de marchés semestriels pour la période de novembre 2015 à avril 2016 et de mai à octobre 2016. Les différentes demandes de décaissement de fonds, et de fonds de mise en œuvre du compact soumis au Millennium Challenge Corporation (MCC) le 10 mars dernier.
Dans son allocution de bienvenue, le coordonnateur national de MCA-Bénin II Samuel Batcho a dit toute sa gratitude aux administrateurs. Il leur a précisé que le processus de recrutement du personnel clé a démarré depuis novembre 2015. Puis, il leur a témoigné et renouvelé son engagement ainsi que celui de toute son équipe à travailler au respect des délais relatifs aux grandes étapes de la mise en œuvre du 2è compact du Bénin. Il s’agit essentiellement, précise-t-il, de la préparation de l’entrée en vigueur qui est prévue pour septembre de cette année, de la période de la mise en œuvre sur 5 ans, à compter de l’entrée en vigueur et également de la période de clôture, ajoute-t-il. Il a annoncé par ailleurs que des défis attendent à toutes ces étapes.
La coordination compte sur le Conseil d'administration
«La coordination nationale de MCA II voudrait compter sur le Conseil d’administration, son engagement démontré à plusieurs reprises que ce soit collectivement ou individuellement à travers les nombreux défis que vous nous avez déjà aidé à relever», a indiqué Samuel Batcho. La coordination souhaite également compter sur l’engagement des administrateurs pour l’atteinte de certains résultats immédiats que sont entre autres : la libération de la contribution du Bénin dont le ministère de l’Economie et des Finances serait déjà à pied d’œuvre, «puisque la partie américaine a déjà libéré 18 milliards de dollars pour la phase de la préparation de l’entrée en vigueur».
Samuel Batcho souhaite également compter sur les administrateurs pour la mise en œuvre satisfaisante de certaines réformes qui constituent pour le programme des conditions préalables pour un certain nombre de décaissement. «Vous nous avez déjà aidé et vous constaterez que beaucoup de défis ont été relevés», a-t-il martelé.
Pour sa part, le président du Conseil d’administration de MCA-Bénin II, Géro Amoussouga a d’abord réitéré la gratitude du peuple béninois et celui de son gouvernement aux dirigeants des USA et au peuple américain pour le soutien financier et l’attention particulière dont bénéficie le Bénin, à travers le Programme MCA-Bénin et MCA Bénin II financé par le MCC. «Il est attendu à l’issue de la session des résolutions pragmatiques et perspicaces pouvant permettre de satisfaire les exigences requises pour la satisfaction des préalables à l’entrée en vigueur du Programme», a-t-il révélé.
Géro Amoussouga a invité les administrateurs à examiner avec minutie tous les points inscrits à l’ordre du jour soumis à leur appréciation. Il dit compter sur eux pour donner des orientations pertinentes et prendre des décisions adéquates en toute indépendance en vue de relever le défi qui les attend.
Plusieurs communications ainsi que d’autres documents ont été présentés à l’assistance pour débats et autres échanges.

Le député Marcel de Souza est désormais le nouveau président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Sa nomination par le chef de l’Etat, mardi 22 mars, ouvre la voie de l’hémicycle à son suppléant Justin Adjovi, actuellement chef du 13e arrondissement de Cotonou.
L’information de la nomination de Marcel de Souza pour présider désormais aux destinées de la Commission de la Cédéao n’est pas encore officielle. Mais elle a été confirmée par plusieurs sources proches du président de la République. Cette promotion de l’ancien ministre chargé du Développement, fait le bonheur de Justin Adjovi, chef du 13e arrondissement de Cotonou. Il devient désormais député à l’Assemblée nationale. L’élu municipal est le suppléant du député Marcel de Souza sur la liste des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) lors des législatives de 2015 dans la 16e circonscription électorale. Il doit être le plus joyeux suite à la promotion de l’ancien ministre. Car, son entrée au Parlement lui permettra de faire l’expérience de la fonction parlementaire après celle de chef d’arrondissement de Cotonou. C’est une grande chance pour ce militant des Fcbe.
Le chef de l’Etat a préféré son beau-frère pour occuper ce prestigieux et très convoité poste de président de la Commission de la Cédéao. C’est en quelque sorte le gouvernement de la Cédéao. C’est un très gros poste dont les avantages dépasseraient de très loin ceux du président de l’Assemblée nationale du Bénin par exemple. S’il lui était possible, le chef de l’Etat en fin de mandat, allait même se proposer. C’est la première fois, depuis la création de cette organisation sous-régionale, il y a 41 ans, que le Bénin accède à ce poste. Le choix de notre pays pour présider aux destinées de cette commission, a été fait à l’issue de la 48esession ordinaire des chefs d’Etat de la Cédéao tenue à Abuja au Nigeria du 16 au 17 décembre 2015. La nomination de cette personnalité béninoise devrait se faire depuis février dernier. Mais le chef de l’Etat, Boni Yayi a demandé à ses pairs de la sous-région un moratoire de quelques semaines pour faire un choix bien éclairé. Cette nomination est désormais chose faite. Marcel de Souza va ainsi succéder au Burkinabè Désiré Kadré retenu au cours du mandat écoulé. Et ce, on se rappelle, au détriment de l’ancien ministre béninois en charge des Affaires étrangères, Jean-Marie Ehuzu dont la candidature a été écartée à la dernière minute. Comme si Marcel de Souza est né sous une bonne étoile, le voilà qui atterrit à la tête de la présidence de la Commission de la Cédéao après avoir été successivement directeur national de la Bcéao au Bénin, ministre, et député à l’Assemblée nationale. Sa promotion ouvre la voie du palais des Gouverneurs à Porto-Novo à Justin Adjovi qui poursuivra le reste du mandat jusqu’en 2019.
Actualités 23 mars 2016

La Nation : Vous avez suivi le déroulement du 2e tour du scrutin présidentiel, quelles sont les grandes leçons que vous en tirez ?
Laurent Mètognon : J’ai suivi les élections du dimanche 20 mars en tant qu’observateur au nom du comité populaire anti-fraude qui avait déjà travaillé au premier tour. C’est un comité qui existe sur toute l’étendue du territoire national. Comme son nom l’indique, c’est un comité populaire anti-fraude qui appelle à la vigilance des populations et à la transparence dans le vote. A part le faible taux de participation constaté çà et là, les électeurs béninois se sont acquittés de leur devoir citoyen. Quand on parle du peuple, les gens s’étonnent souvent. Le peuple, ce sont les gens qui souffrent, ce sont ces petits employés du privé, du public ou du semi-public. Le peuple, ce sont ceux qui revendiquent l’accès à l’eau potable, l’accès aux soins de santé, le droit à l’information et à la lumière. Il s’agit des jeunes, des femmes, des travailleurs. Ce sont eux qui ont souffert de la gestion de ces dix dernières années. Ce sont ceux-là qui pleurent parce que l’impunité a atteint un seuil de non retour dans notre pays. Ce sont ceux-là qui ont honte de vivre en tant que Béninois à cause de ces scandales, ces crimes de sang, ces assassinats. Ils ont soif de la vraie liberté, la liberté d’aller et de venir. Vous avez remarqué qu’au niveau des travailleurs, il y a beaucoup d’actions qui ont été étouffées dans le sang; même au niveau de la presse avec des interpellations des radios et télés privées.
Il faut saluer également la maturité de notre peuple qui s’est levé comme un seul homme pour sauvegarder le patrimoine de nos ancêtres, Béhanzin, Bio Guéra, etc. Ce peuple s’est levé pour dire non à la recolonisation de notre pays, parce qu’il s’agissait effectivement d’une recolonisation.
En juin 2015, lorsque le candidat, Premier ministre Lionel Zinsou avait été nommé, cela avait déjà fait l’objet d’une inquiétude notamment au niveau de certains partis dont le Parti communiste du Bénin (PCB) qui avait tiré la sonnette d’alarme. Cette campagne avec le peuple qui souffre nous a permis de savoir que les Béninois ont vraiment pris conscience. Et c’est la première leçon que nous tirons de cette élection présidentielle, à savoir le rejet de la recolonisation de notre pays. La deuxième que nous tirons, c’est le rejet de la gestion des dix dernières années par le président Boni Yayi. C’est une gestion qui est basée sur l’impunité, la fraude, les scandales. Le peuple a été unanime sur ce rejet et c’est ce qui a favorisé ce que nous appelons aujourd’hui la rupture. Et la rupture pour un nouveau départ suppose également que le peuple a des exigences à satisfaire. Une exigence, c’est d’abord l’impunité qui doit être combattue dans tous ces méandres. Et lorsqu’on parle de l’égalité des chances de tous les Béninois aujourd’hui, cela suppose une véritable justice. Parce que ce n’est que dans la justice et la vérité que l’homme peut être satisfait. Qu’il soit pauvre ou riche, justice doit lui être rendue. Dans un service public, qu’il connaisse quelqu’un ou pas, il faut qu’il soit traité comme un être humain.
Qu’attendez-vous du Nouveau départ ?
Le Nouveau départ, c’est assez d’exigences et les 100 premiers jours doivent être déterminants comme dans le Changement mué en Refondation. C’est pourquoi, le rejet de la recolonisation, on doit le voir dans les actes du nouveau président, de façon concrète. Le programme du Nouveau départ de Patrice Talon a des limites, sur lesquelles, nous devons travailler. Ceux qui avaient parlé des états généraux du peuple à savoir le Front de refus du Bénin Wahala, le Parti communiste du Bénin, la Convention patriotique des forces de gauche et des travailleurs, la jeunesse, les femmes, c’est maintenant que nous devons pouvoir faire ces états généraux. Il va falloir alors mettre ce qu’il y a de bon dans tous les autres programmes des candidats malheureux dans le programme de Patrice Talon pour avoir le programme du peuple. Parce que c’est maintenant que le plus difficile commence. Lorsque c’est le peuple qui a décidé, il a toute la force et toute la puissance pour agir.
Il va falloir que le nouvel élu soit à l’écoute de ce peuple. Le peuple veut d’une rupture pour un véritable nouveau départ et s’il veut être accompagné, il faut qu’il écoute le peuple et non ceux qui sont arrivés autour de lui pour se faire une nouvelle vie. Je félicite les Béninois d’avoir refusé la recolonisation, pour avoir chassé la Françafrique. Je l’exhorte à se mettre debout pour que toutes les réformes portent son empreinte et non l’empreinte de ceux qui pensent qu’ils sont plus intelligents que le peuple. En direction des travailleurs, des responsables syndicaux, il faut qu’ils soient vigilants à partir d’aujourd’hui jusqu’à la passation de service pour sécuriser les ministères, les biens meubles et immeubles. Pour ceux qui sont au niveau du secteur financier, il faut qu’ils sécurisent le trésor public parce qu’il ne faut pas que les gens profitent de leur défaite pour vider nos ministères et les quelques ressources qui restent. Les agents qui ont été très dociles parce qu’ils pensaient que Lionel Zinsou allait revenir, si aujourd’hui, ils prêtent main forte à ces ministres qui savent quand il faut faire disparaître les papiers les plus sécurisants pour notre pays, ils seront appréhendés. Tous les comités anti-fraude, toutes les organisations au niveau des Ongs qui ont veillé sur l’élection sont également dans tous les ministères et veilleront à ce que ces travailleurs ne se livrent pas à ce vilain jeu. D’un moment à l’autre, je sortirai un papier dans ce sens surtout au niveau du secteur financier et des entreprises publiques pour donner les directives à suivre pour qu’ils ne rendent pas difficile la tâche au nouveau président.
La Commission électorale nationale autonome a donné les grandes tendances. Les regards sont à présent tournés vers la Cour constitutionnelle. N’est-ce pas un jubilé avant l’heure ?
Je ne pense pas. Comme je l’ai dit, nous étions sur le terrain comme plusieurs observateurs et ce qu’on a vu dans les urnes ne peut plus être tronqué quelque part. Et lorsque le candidat Premier ministre, Lionel Zinsou, lui-même reconnait que l’écart est si grand, il ne pourrait plus avoir inversion des tendances. La Céna a donné les grandes tendances sans grandes modifications. La Cour constitutionnelle, même si elle arrive à invalider des voix, il n’y aura pas d’inversion si ce n’est que par rapport au taux de participation. Je pense que nous avons déjà un président qui s’appelle Patrice Talon, un président qui doit organiser les états généraux le plus tôt possible et avoir un programme consensuel. Parce que des autres programmes, il doit prendre en compte les exigences du peuple, pour un véritable nouveau départ.
Propos recueillis par Maryse ASSOGBADJO
Actualités 22 mars 2016

Candidat malheureux du second tour de l’élection présidentielle, Lionel Zinsou n’entend pas contester la victoire de son challenger, encore moins s’opposer à la décision des institutions en charge de l’organisation du scrutin. Lundi 21 mars, quelques minutes après la proclamation des grandes tendances par la Commission électorale nationale autonome, (Céna), il a fait une déclaration à la presse à son siège de campagne à Cotonou.
C’est d’abord le peuple béninois que le candidat Lionel Zinsou salue en premier, dans sa déclaration faite, lundi 21 mars à son siège de campagne pour reconnaître sa défaite et admettre que c’est bien Patrice Talon qui est sorti victorieux des urnes. Il remercie pour ce fait les électeurs qui, dit-il, ont su comme au premier tour, voter dans la sérénité, sans violence. Cette réussite est l’accomplissement du Bénin, pense Lionel Zinsou. Selon lui, «le peuple a exprimé une volonté très claire». A l’endroit de son challenger, le candidat de l’alliance dite républicaine le félicite pour sa campagne et ses projets pour le pays. Sous son autre casquette de Premier ministre du gouvernement, Lionel Zinsou s’est dit prêt à apporter au président élu et à son équipe, son aide, pour la transition entre les deux mandats, au cas où celui-ci le désirerait. Lionel Zinsou évoque ensuite dans sa brève déclaration, une consécration cordiale à la suite du processus électoral et se réjouit que l’image du pays n’ait pas été écornée. Patrice Talon, admettra-t-il, «est le président de tous les Béninois» avant d’en appeler une fois encore au respect des résultats. Pour ce qui est du nouveau président de la République appelé à succéder à Boni Yayi dans quinze jours, il déclare que ce dernier «peut réussir, doit réussir et réussira». Lionel Zinsou n’a pas non plus oublié ses collaborateurs. Bien que n’ayant pas pu atteindre la magistrature suprême qui était son vœu le plus cher, il reconnaît avoir eu à ses côtés une équipe d’hommes engagés et qui, comme lui, ont cru en un idéal commun. Maintenant que la page des élections est tournée, il veut servir son pays et continuer par le servir. «Il y a mille manières d’être utile à la patrie pour accompagner l’élan de développement au-delà des opinions politiques», déclare-t-il. «Notre pays souffre et il faut beaucoup de réformes pour tacler et défaire la pauvreté», suggère-t-il pour finir.
Lire l'intégralité de sa déclaration
Béninoises, Béninois,mes chers compatriotes
Au delà du Bénin, je m'adresse aussi à mes frères africains. Le Bénin a voté au second tour de l'élection présidentielle. Je m'adresse à vous après que la Commission électorale ait publié les premières tendances des résultats. Et je saisis cette occasion pour dire que dans la démocratie du Bénin, les institutions ont parfaitement fonctionné; qu'il s'agisse de celles qui gèrent les listes électorales informatisées, qu'il s'agisse de celles qui gèrent le processus électoral, la Céna, et qu'il s'agisse de la Cour constitutionnelle, je veux les remercier.
Je voudrais féliciter notre peuple. Nous avons eu un second tour comme le premier, et comme la campagne électorale empreinte de calme, de sérénité, d'espoir. Nous n'avons eu aucune violence. Je dis cela devant le monde entier, c'est vraiment une réussite, un accomplissement du Bénin.
Je voudrais également féliciter à travers le peuple si mûr, ce grand sens de l'avenir, ce grand sens de l'intérêt général. Le peuple a exprimé par les résultats une volonté très claire. J'ai exprimé cette nuit très rapidement mes félicitations à Patrice Talon qui a remporté cette présidentielle. Je l'ai félicité pour sa campagne, pour ses projets et je lui ai souhaité bonne chance.
Je lui ai indiqué aussi qu'en tant que premier ministre j'étais à disposition de son équipe de transition et de lui-même, s'il le souhaitait, pour aller plus vite dans les dossiers et recevoir toutes les informations dont il a besoin. Cette conversation a été à l'image de la démocratie du Bénin, une conversation cordiale. Le nouveau président qui prêtera serment le 6 avril, sera bien évidemment le président de tous les Béninois, et j'appelle évidemment tous à respecter le scrutin dans tout notre pays.
Le nouveau président peut réussir, il doit réussir, il va réussir. Je voudrais remercier tous les électeurs qui m'ont fait confiance. C'est avec respect et humilité que je les remercie. Je voudrais évidemment remercier les équipes qui se sont dévouées de façon extraordinaire. Un grand espoir s'est levé et vraiment je les remercie tous de ce dévouement extraordinaire, de cette espérance.
Je voudrais aussi vous dire qu'à titre personnel, c'est bien mon intention de servir mon pays et de continuer à servir. Il y a de très nombreuses façons de se rendre utile à son pays. Et je compte bien être dans l'amour de la patrie, dans le respect des institutions, dans le respect des nouvelles institutions. Je compte bien être là pour accompagner cet élan de développement, au-delà de toutes les opinions politiques, notre peuple tout entier veut voir se réaliser notre pays. Je suis très serein à titre personnel et je suis très confiant dans notre pays, dans ses compétences, dans son potentiel, je sais que notre pays comme beaucoup d'autres pays frères souffrent et qu'il faut beaucoup de réformes, et qu'il faut tacler les misères, la défaire et le chômage.
Mais nous avons des atouts très importants, et je suis sûr que la nouvelle administration saura réaliser ce potentiel. Voilà c'est ce message de confiance et d'espoir dans le pays, de respect et de confiance dans les institutions nouvelles qui vont se mettre en place que je voulais communiquer à tous avec mes remerciements.
Mesdames et messieurs de la presse je vous remercie d'avoir été à nos côtés sur le terrain avec tous les candidats et d'avoir couvert cette élection dont je crois qu'elle est devant le monde un bon exemple pour la démocratie, je vous remercie?
Actualités 22 mars 2016

A quelques jours de la fin de son mandat, le chef de l’Etat Boni Yayi peut mettre à son actif les réformes entreprises pour booster l’économie béninoise. Au nombre de celles-ci la dématérialisation des procédures de dédouanement qui a multiplié le trafic au Port de Cotonou.
Accroissement des performances du port de Cotonou et l’amélioration sensible de ses revenus fiscaux. C’est l’objectif principal de la dématérialisation des procédures au port de Cotonou engagée par le gouvernement béninois depuis novembre 2014 avec la Société d’exploitation du guichet unique du Bénin (Segub). Conscients de l’importance de cette réforme, les concessionnaires agréés en douane, de transporteurs, d’opérateurs économiques,… ont apporté leur contribution pour sa réussite.
En effet, la dématérialisation est une opération qui consiste à informatiser tous les documents nécessaires au dédouanement avec pour but, un gain substantiel de temps et l’élimination des faux frais. Selon les explications des responsables de la Société d’exploitation du guichet unique du Bénin (Segub), une énorme perte de temps s’observe encore au port de Cotonou puisqu’il faut environ quatorze jours, assortis de tracasseries de toutes sortes, pour remplir les formalités administratives. Avec la réforme de dématérialisation, l’ensemble des documents, désormais informatisés et réunis sous l’appellation de documents administratifs uniques, devrait permettre de passer de quatorze à un ou deux jours ouvrables.
La réforme de dématérialisation, telle que démontrée et expliquée devrait à très court terme, occasionner l’accroissement des performances du port de Cotonou et l’amélioration sensible de ses revenus fiscaux.
Au lendemain de la mise en œuvre de cette nouvelle réforme, les autorités béninoises au plus haut niveau ont reconnu qu’elle répond aux besoins de fluidité nécessaires à la facilitation du commerce béninois. C’est un projet qui, selon le ministre de l’Economie maritime Rufin Nansounon, est placé au centre des stratégies du gouvernement pour la modernisation structurelle du pays, et qui le renforce comme acteur régional clé sur le long terme.
Trafic multiplié
Cette réforme a permis de multiplier le trafic avec une évolution sans précédent des recettes. Ajouté aux investissements entrant dans le cadre du premier programme du Millennium Challenge Account, qui s’élèvent à plus de 93 milliards de francs CFA, la réforme a induit des résultats satisfaisants et classe le port de Cotonou au rang des ports enviés en Afrique de l’Ouest.
Les inquiétudes qui ont été exprimées le jour de la présentation du projet et qui ont pour nom : mécanisme d’envoi des documents, valeur légale des documents dématérialisés, étroitesse du réseau d’exportation, l’environnement juridique international, etc. sont aujourd’hui dissipées. Car, selon le directeur général de la Segub Thierry Verdier, des dispositions ont été prises pour intégrer ces différents paramètres. Il avait également promis que sa société va travailler en symbiose avec tous les acteurs afin de rendre le système le plus performant possible.
Il avait été mis l’accent sur la nécessité pour les acteurs portuaires, d’accélérer les opérations d’enlèvement, pour permettre au port de tirer meilleur profit de cette nouvelle réforme. Une trajectoire des marchandises, est déjà tracée, tant à l’importation qu’à l’exportation, pour une plus grande fluidité dans les opérations d’enlèvement.
Pour la mise en œuvre de cette réforme, la Chambre de commerce et d’industrie n’avait pas été mise à l’écart. Pour son président, Jean-Baptiste Satchivi, au-delà des outils, il faut travailler à élargir les capacités de production, indispensables à l’augmentation de la marge d’exportation. S’agissant de la création et de la formalisation des entreprises, le directeur général du Guichet unique de formalisation des entreprises (GUFE) Is-Dine Bouraima a présenté les contours de la nouvelle réforme visant à faire passer de 8 heures à une heure ouvrable, le délai de formalisation des entreprises. Et pour réussir cette réforme, précise-t-il, il est impérieux de régler un certain nombre de préalables. Il s’agit entre autres du renforcement de connexion internet, de la dématérialisation de tous les documents y afférents.

Dans le calme et la discipline, les citoyens en âge de voter étaient encore aux urnes dimanche 20 mars pour départager les deux candidats qualifiés pour le second tour : Lionel Zinsou et Patrice Talon.
A Parakou, le scrutin s’est déroulé globalement sans incident majeur. Les opérations de vote ont démarré dans l’ensemble à temps. Le retard dans les postes de vote qui n’ont pas commencé à l’heure ne dépasse guère le quart d’heure. A cet effet, observateurs et électeurs rencontrés décernent un satisfecit à la Commission électorale nationale autonome (Céna) et à ses démembrements pour avoir déployé le matériel à temps dans les centres de vote, quoique le matériel ne soit pas au complet dans certains centres de vote. Aussi, les agents de vote paraissent-ils mieux formés et ont moins balbutié dans la conduite de l’opération et le remplissage des feuilles de dépouillement.
Seulement, le taux de participation reste faible par rapport au premier tour de la présidentielle qui a eu lieu le 6 mars dernier. Moins de trois citoyens sur cinq sont effectivement sortis pour accomplir leur devoir civique. C’est le cas à l’EPP OCBN de Parakou où au poste de vote (PV) n°1 du groupe B, sur 426 inscrits, seulement 194 se sont rendus aux urnes y compris les votes par dérogation. Dans ce centre de vote qui compte sept postes, le manque d’affluence est général. Cependant, il y a des centres où la participation est relativement un peu plus élevée, comme à l’EPP Camp Adagbè où au PV n°3, sur 479 inscrits, 314 ont effectivement voté. Dans la mi-journée, des chefs de quartiers, des sages et notables ont dû faire appel à des crieurs publics et passer dans certaines maisons pour faire sortir les électeurs qui se laissaient désirer dans les centres de vote clairsemés.
Le manque d’engouement à ce second tour de l’élection présidentielle serait dû au fait que la journée d’hier, une journée consacrée à la fête des rameaux, chère aux chrétiens. Aussi, certains électeurs sont-ils découragés parce que leur candidat préféré ne s’est pas retrouvé au second tour et ils ne seraient intéressés outre mesure par l’affiche du second tour entre Patrice Talon et Lionel Zinsou-Derlin. De sources concordantes, d’autres auraient vendu leurs cartes d’électeur alors que d’autres encore disent ne pas percevoir l’enjeu de l’élection de celui qui prendra les destinées du Bénin pendant les cinq prochaines années. ?
Couacs du 2nd tour
Le second tour de l’élection présidentielle a été émaillé d’irrégularités à Parakou et environs. L’électeur Apollinaire Alagbé porteur de la carte n°10225317 s’est présenté au poste de vote du CEG Titirou où il dit avoir voté au premier tour, le 6 mars dernier, mais comme par enchantement, son nom a disparu de la liste d’émargement deux semaines après. L’homme a été simplement éconduit par le président du poste de vote, non sans manifester sa désapprobation et en vain. D’autres cas ont été signalés dans la ville. Toujours à Titirou, un homme tentait de photographier son vote mais surpris, il a été rappelé rapidement à l’ordre par la présidente du poste de vote qui a ordonné le dépôt des téléphones et smartphones avant l’accès à l’isoloir.
Au nombre des fausses notes, un garçon qui n’a pas l’âge de voter a été démasqué à l’Ecole maternelle de Ladjifarani où il était muni de la carte d’autrui. Avant que les forces de sécurité alertées ne s’occupent de lui, le jeune homme a pris la clé des champs abandonnant la pièce présentée. Un monsieur s’est présenté par la suite pour la retirer et le président du poste de vote s’est opposé et cela a créé un remue-ménage. Il y a eu également une mésintelligence à l’EPP Orou Tokorou où un représentant de la majorité présidentielle a voulu exprimer son suffrage, alors qu’il n’avait pas sa carte d’électeur. Il n’est muni que d’un ordre de mission et de sa carte d’identité nationale. Comme lui, beaucoup sont éconduits pour avoir mal compris la décision de la Céna de faire voter les nouveaux majeurs qui n’ont pas pu retirer leurs cartes d’électeur, avec leurs cartes d’identité nationale. Mais d’abord, faudrait-il que ces nouveaux majeurs soient effectivement inscrits sur la liste électorale et sur la liste d’émargement.
A l’EPP Baka, un militaire s’est pointé dans le centre de vote avec son arme au poing ; ce qui a fait peur à nombre de citoyens venus voter. Il a quitté les lieux plus tard.
Autre raté, le matériel n’était au complet dans plusieurs centres de vote, surtout à Tchaourou où certains agents ont déploré l’absence du coton, de liste électorale, de calculatrice, de procès-verbal, de cahier d’observations.
Gbadamassi menace de saisir la justice
Alerté, le député Rachidi Gbadamassi a fait remarquer que certains bulletins de vote portaient par endroits à Parakou des signes distinctifs et il n’a pas manqué de tempêter. « Nos amis d’en face veulent le pouvoir à tout prix. On ne peut pas comprendre que sur le candidat Lionel Zinsou, il y a des signes visibles, en violation flagrante du Code électoral », indique le soutien du candidat Patrice Talon. Il a menacé de faire appel à un huissier et espère que « les milliers de bulletins pré-cachetés sur le candidat Lionel Zinsou soient simplement annulés ». « Pour tous les bulletins pré-estampillés, nous allons utiliser toutes les voies de recours pour qu’on les annule sur toute l’étendue du territoire national », insiste-t-il.
Rachidi Gbadamassi a saisi l’occasion pour fustiger le fait que des autorités aient fait campagne la veille du scrutin en organisant des meetings et distribué de l’argent, en donnant des consignes de vote et en injuriant même un des candidats. « C’est avec regret que j’ai constaté qu’après la fin de la campagne électorale, certaines autorités au plus haut niveau ont continué à violer violemment le Code électoral en faisant des meetings hors-délai », fustige le député. « Nul n’est au-dessus de la loi, fut-il président de la République, ministre ou député...Et c’est parce qu’on ne respecte pas la loi, qu’il y a les guerres délibérées », relève Rachidi Gbadamassi. ?
Liesse dans des rues de Parakou
D’Okédama à Dokparou en passant par Gah, Dépôt, Wansirou, certains électeurs ont manifesté leur joie dimanche 20 mars dans les rues de Parakou en chantant : « Oyé Talon ! Talon président ! Vive la Rupture ! C’est le Nouveau départ ! etc. » A l’affichage des premiers résultats provisoires issus des urnes, le porte-flambeau de la coalition de la Rupture vient largement en tête dans la majorité des postes de vote de Parakou. Ses partisans ont jubilé pour ce qu’ils appellent « le K.O. , le requiem du Changement, la fin de la Refondation ». Outre les klaxons et les cris assourdissants, certains se laissaient aller à des acrobaties sur les motos tout en criant à tue-tête une prétendue victoire. « On a pris ABT, ça n’a pas marché. Avec Talon maintenant, c’est un vrai K.O. Maintenant, le chômage va diminuer », exulte Soulé Abdoulaye, un trentenaire rencontré à l’EPP Camp Adagbè. Dans tous les trois postes de vote de ce centre, Patrice Talon vient en tête respectivement avec 187 contre 89 ; 197 contre 81 et 191 contre 114 pour Lionel Zinsou. Plus loin, au quartier Alaga dans le premier arrondissement, les chiffres provisoires en disent long sur le raz-de-marée. Dans les quartiers parcourus dimanche 20 mars au terme du dépouillement, le candidat Patrice Talon vient, de façon provisoire, largement en tête, en dehors des quartiers tels que Gah, Madina. Là encore, les écarts de voix entre les deux challengers sont assez minces. ?
Par Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori
Actualités 21 mars 2016