La Nation Bénin...
Nouvelles

Présidentielle de février 2016: La Cour constitutionnelle s'informe du niveau d’actualisation du fichier électoral
Les membres du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) ont tenu une séance de travail avec les membres de la Cour constitutionnelle sur les questions relatives à l’actualisation du fichier électoral. Cette rencontre a eu lieu mardi 1er décembre à la Cour constitutionnelle.
« Nous avons été invités à une séance de travail avec les 7 sages de la Cour constitutionnelle pour évoquer les questions relatives à la mise à disposition de la Lépi», explique le président du Cos-Lépi, Augustin Ahouanvoébla à la sortie de la séance. Pour lui, le premier sujet d’échange entre les deux institutions est lié à l’actualisation du fichier électoral, des dispositions mises en œuvre ainsi que les résultats obtenus. Ensuite, dit-il, les échanges ont porté sur le point de la prise en compte des Béninois de l’extérieur sur décision de la Cour constitutionnelle. «Nous avons évoqué que cela se poursuit et nous avons aussi profité pour harmoniser nos points de vue sur les Béninois qui étaient à l’étranger, qui sont rentrés et qui n’étaient pas là au moment où on a fait la dernière activité», développe Augustin Ahouanvoébla.
Aussi, ont-ils échangé sur les questions relatives à la reprise des cartes d’électeur. Pour le président du Cos-Lépi, le point a été fait. Ainsi, les cartes d’électeur seront-elles distribuées du 15 au 30 janvier prochain sur toute l’étendue du territoire national. Il a fait savoir que jusque-là, ils sont toujours dans l’attente du démarrage de la production de ces cartes.
«Le président de la Cour constitutionnelle nous a donc félicités pour tout ce qui a été fait et nous exhorte à continuer sur la même lancée», s’en réjouit Augustin Ahouanvoébla. Pour lui, les opérations d’enrôlement sont prolongées jusqu’au 8 décembre prochain afin de permettre aux compatriotes des pays de fortes densités de Béninois de se faire enrôler.
Abordant les questions financières, Augustin Ahouanvoébla a indiqué qu’en réalité tout va bien mais à la différence que le temps n’est pas extensible pour la production des cartes d’électeur où tout est fin prêt et il n’attend que le sous-financement lié à la réalisation des cartes, soit débloqué. Si ce financement est prêt, il rassure que les choses vont vite aller.
En ce qui concerne les Béninois de l’étranger qui viennent de rentrer au pays, il a fait savoir que 2 postes d’enrôlement ont été mis en place afin qu’ils soient pris en compte?

Afrique : Le président chinois entame une visite de 5 jours
Le président chinois Xi Jinping a démarré mardi 1er décembre au Zimbabwe une visite de cinq jours en Afrique, où les gouvernements s'inquiètent des conséquences du ralentissement de la croissance de la Chine.
Depuis 2009, la Chine est le premier pays partenaire de l'Afrique, multipliant les investissements et important les matières premières du continent pour nourrir sa croissance galopante.
Après le Zimbabwe, Xi Jinping se rendra ce mercredi à Johannesburg où il rencontrera le président Jacob Zuma puis participera vendredi et samedi prochains aux côtés des chefs d'Etat de tout le continent africain au sixième forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC).
Ce sommet se tient alors que les investissements chinois en Afrique ont chuté de 40% au premier semestre 2015, après une forte baisse de la demande en matières premières chez le géant asiatique.
Le président Xi commencera sa visite à Harare, la capitale zimbabwéenne où les projets chinois ont constitué un des principaux piliers d'une économie malmenée ces quinze dernières années par les réformes du président Robert Mugabe, comme la réforme agraire qui a brisé un secteur-clé de l'économie du pays.
"Des accords vont être signés, particulièrement dans les secteurs agricoles, du transport et des infrastructures", a affirmé Joey Bimha, secrétaire d'Etat auprès du ministère zimbabwéen des Affaires étrangères, dans une interview au Herald, le quotidien pro-gouvernemental.
"De nombreux chefs d'entreprises chinois vont rencontrer des hommes d'affaires locaux et cela va conduire à davantage d'investissements chinois, à plus de coentreprises et plus de bénéfices économiques pour le Zimbabwe", a-t-il ajouté.
Prix Confucius
La Chine demeure le principal importateur de tabac zimbabwéen et comme dans de nombreux pays africains elle a investi dans les secteurs miniers, manufacturiers et dans des projets d'infrastructures.
C'est elle qui a construit le stade national d'Harare dans les années 80 mais aussi le plus grand centre commercial du pays et des hôpitaux. Elle a également prêté de l'argent au Zimbabwe pour la construction de centrales électriques et de réseaux de distribution d'eau.
"La Chine et le Zimbabwe, malgré la grande distance qui les sépare, ont maintenu une amitié profonde et solide", a indiqué le président chinois cité par le Herald.
Mais les déboires économiques du Zimbabwe, dont l'inflation a atteint le chiffre démesuré de 500 milliards en 2009, avant que le dollar zimbabwéen ne soit remplacé par le dollar américain comme monnaie officielle, ne devraient pas être résolus par quelques nouveaux investissement chinois, selon certains experts.
"Cela ne va pas changer l'avenir à court terme de notre économie", estime Anthony Hawkins, économiste à l'école de commerce de l'université du Zimbabwe, interrogé par l'AFP.
"Considérant ce qu'il s'est passé avec les accords économiques précédents, nous sommes sceptiques face aux promesses de méga-projets. Nous avons eu de nombreuses promesses chinoises par le passé, mais peu d'améliorations se sont réellement produites", ajoute t-il.
Le président Xi doit participer à un banquet officiel organisé par son homologue Robert Mugabe et doit également visiter le mémorial des Héros à Harare qui rend hommage aux morts de la guerre d'indépendance du Zimbabwe qui s'est achevée en 1980.
Robert Mugabe, 91 ans, qui est régulièrement accusé d'enfreindre les droits de l'Homme en menant une répression féroce contre ses opposants, a cependant remporté le prix Confucius de la Paix au mois d'octobre, l'alternative chinoise du prix Nobel?
AFP

La FESEN poursuit son mouvement
La Fédération des syndicats de l’Education nationale (Fesen) poursuit le mouvement de grève dans les établissements scolaires publics. C’est l’essentiel à obtenir du point de presse fait par cette fédération appuyée par les enseignants vacataires à la Bourse du Travail à Cotonou.
«Nous poursuivons activement la grève pour nos revendications », lance la secrétaire à l’information de la Fesen, Mathurine Sossoukpè. Pour elle, il n’y a pas de raison valable pour suspendre les mouvements de débrayage. Elle a ensuite laissé entendre que le document portant statut particulier des enseignants qui enchante certains syndicalistes est vide. Ce statut, dit-elle, n’arrange pas les conditions de vie et de travail des enseignants. Mathurine Sossoukpè a aussi indiqué que les revendications des vacataires sont restées intactes. De ces deux cas, la secrétaire à l’information de la Fesen conclut que la grève doit se poursuivre.
« Nous sommes traités d’extrémistes », reconnait Mathurine Sossoukpè en indiquant que les enseignants n’ont pour tout avantage que leurs salaires. Par conséquent, il leur est de droit de revendiquer l’augmentation de leurs rémunérations suivant le coût de la vie, justifie-t-elle. Elle va ensuite s’insurger contre la suspension de la motion de grève par le Front d’action des syndicats de l’éducation. Pour elle, cette suspension est motivée de la main invisible du gouvernement.
A sa suite, le secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (CSTB), Paul Essè Iko a rassuré les enseignants de son soutien sans faille. Il a ensuite invité les enseignants à être prêts pour poursuivre la grève car, seule la lutte paie. Il a pour conclure, fait savoir que c’est grâce à lui que les 1.25 inscrit dans le statut particulier des enseignants ont été accordés?

Développement économique local au Bénin: Un nouveau programme pour éradiquer la pauvreté
Le Fonds d’équipement des Nations Unies (UNCDF) et le ministère de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire ont procédé, jeudi 26 novembre dernier à Cotonou, au lancement d’un nouveau programme. Dénommé «Initiative pour le financement du développement économique du Bénin», il vise à faciliter l’accès aux capitaux d’investissement aux acteurs des secteurs public et privé afin d’accélérer le développement économique local et d’améliorer les conditions de vie des populations.
Un nouveau programme pour éradiquer la pauvreté
Le lancement du programme «Initiative pour le financement du développement économique du Bénin» fait partie d’une série d’initiatives du Fonds d’équipement des Nations Unies (UNCDF) en matière de renforcement des capacités des acteurs publics et privés. Il vise à aider les différents acteurs concernés à produire davantage d’impact sur les communautés et contribuer à éradiquer la pauvreté au Bénin.
Xavier Michon, secrétaire exécutif adjoint de l’UNCDF a félicité le gouvernement béninois pour son engagement à accompagner l’approche de financement du développement économique local. Ceci permettra la promotion des projets d’investissements structurants viables qui produiront sans doute des impacts transformateurs importants dans la vie des communautés, indique-t-il. Il a également souligné que ce projet est le meilleur moyen pour créer la durabilité et faciliter la réplication des investissements réussis au Bénin.
Le secrétaire exécutif adjoint de l’UNCDF a aussi rappelé que ce projet a déjà fait ses preuves dans plusieurs pays africains. Il a mis un accent sur l’appropriation locale qui va permettre d’atteindre le plein potentiel des investissements. Xavier Michon s’est enfin engagé au nom de l’UNCDF à accompagner l’Etat béninois par tous les moyens à œuvrer efficacement pour l’éradication de la pauvreté à travers la mobilisation et l’investissement de capitaux dans des projets structurants au niveau local.
Pour sa part, Véronique Brun Hachémè, ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire a estimé que les pays en voie de développement font face, avec très peu de succès, à une concurrence rude du marché international malgré les atouts et potentialités considérables dont ils disposent. Elle en déduit donc plusieurs conséquences dont celle liée à la répartition inégale des richesses à travers le monde. Cette dernière s’observe entre les continents, entre les pays d’un même continent, entre les régions et communes d'un même pays, a-t-elle poursuivi.
Le ministre de la Décentralisation a aussi souligné que les difficultés d’émergence des communes sont dues entre autres à l’inexistence de stratégies efficaces de mobilisation de ressources internes pour financer des projets porteurs de développement. Selon elle, c’est dans le souci de corriger ces insuffisances bien préjudiciables aux populations surtout celles des milieux ruraux défavorisés qu’est née l’initiative. C’est une approche de financement du développement économique local qui vise à fournir aux porteurs de projets innovants, des fonds de démarrage et des appuis techniques ciblés.
Pour Véronique Brun Hachémè, il s’agit d’un programme novateur qui mobilise des capitaux en vue de les investir dans les projets structurants nécessaires pour accélérer le développement économique local et atteindre une croissance inclusive et durable à deux chiffres.
Les résultats attendus au terme de ce projet se résument à l’élargissement des opportunités de mobilisation de ressources de création et de valeur ajoutée, de revenus et de nouveaux emplois. Ce programme constitue également un appui au processus de la décentralisation?

Florent Couao-Zotti: Une plume entre fantasme et vécu
Son œuvre le distingue comme l’un des meilleurs de sa génération et le regard qu’il porte sur les tares de la société, a fini par faire de lui, l’écrivain de la marginalité. Au détour d’une rencontre avec des journalistes, il lève un coin de voile sur cette spécificité qui fait florès dans l’univers littéraire.
Florent Couao-Zotti n’est pas prêt à garder son silence face aux mauvaises tares de la société et à la pitrerie politique. Tel un justicier il dégaine sur presque tout ce qui paraît inique à ses yeux. Prêt à distribuer les bons et mauvais points. Dans un autre registre, l’écrivain se fait le porte-voix des sans voix. Ces chroniques font mouche et l’installent autant sur les réseaux sociaux que dans les médias traditionnels dans un rôle d’éveilleur de conscience. Et le public ne voit pas d’un mauvais œil cette audace qui trahit parfois sa candeur d’enfant gâté et sa simplicité fort déconcertante. Face aux professionnels des médias, l’auteur reconnaît cet engagement vu son statut de journaliste et d’intellectuel ouvert au monde et ayant un vécu. «J’estime qu’ayant été journaliste, j’ai vu des choses qui m’ont choqué et ma position face à certaines situations est tout à fait normale», indique-t-il. Même si celle-ci est parfois mal vue par ceux qui se sentent indexés dans ces chroniques.
Très engagé, Florent Couao-Zotti l’est à travers le regard qu’il porte sur la société africaine et béninoise notamment.
Si dans ces chroniques l’auteur s’épanche sur la réalité et dénonce l’ivraie, dans le registre littéraire, il se fend d’une imagination pour accoucher d’histoires qui dénotent de faits puisés aussi bien dans le vécu que dans l’imaginaire. Des fictions nourries de fantasme et d’imaginaire. «Nous avons cette culture du fantastique. Dans notre vécu, il y a toujours eu des histoires fantastiques qui entourent le quotidien. Le mysticisme notamment. Mon enfance a été tressée d’histoires qu’on nous raconte. Des choses improbables exploitées par l’écrivain pour magnifier ses récits», soutient le natif de Pobè, ville l’ayant marqué. La littérature est considérée, à son avis, comme le moyen pour raconter la vie et donner la possibilité aux lecteurs de s’évader. En somme intéresser par le côté insolite ou baroque d’histoires humaines. «Je parle d’histoires humaines. Ce sont des humains qui sont confrontés à différentes trajectoires et j’y mets des couleurs pour montrer la spécificité », note-t-il. Loin de lui l’idée de présenter des clichés pour susciter de la compassion sur le continent africain. «Ce n’est nullement une Afrique sur laquelle il faut pleurer», nuance-t-il. Révélant qu’à la fiction se mêlent des images qu’il puise de ses découvertes et de ses randonnées à travers les ‘’faux coins’’ des pays?

Travaux budgétaires en Commission au Parlement: Deux ministères et la presse privée bouclent la boucle
Tout est bien qui finit bien ! Après deux semaines de travaux, la commission budgétaire de l’Assemblée nationale a clos lundi 30 novembre, le passage devant elle des ministres du gouvernement, des présidents d’institutions de la République et autres organismes publics et privés. Chacun d’eux a sacrifié à l’exercice annuel de présentation du projet du budget de sa structure. L’honneur a échu au ministère chargé des Relations avec les Institutions et celui de la Jeunesse, des Sports et Loisirs ainsi qu’au Conseil national du patronat de la presse audiovisuelle du Bénin (CNPA-Bénin) d’être reçus en dernière position.
Si les deux ministères ont présenté aux députés leurs projets de budget au titre de 2016, le CNPA-Bénin, quant à lui, a fait un plaidoyer à l’endroit de la Commission budgétaire parlementaire pour l’allègement des charges fiscales au profit des organes de presse privée béninoise (Lire les propos du MCRI et du secrétaire général du CNPA-Bénin à l’issue des travaux).
Thomas Yombo, ministre chargé des Relations avec les Institutions
«Le MCRI doit être élevé au rang de ministère d’Etat»
«Je viens de présenter le projet du budget de mon ministère pour l’exercice 2016 qui tourne autour de 2,3 milliard F CFA en légère augmentation par rapport au budget de l’année 2015 qui était de
1, 801 milliard FCFA. C’est un budget qui a requis l’accord des députés membres de la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Il va prendre en compte les charges salariales, l’acquisition des matériels pour permettre un bon fonctionnement du ministère. Ce montant respecte le cadrage qui nous a été imposé par le ministère des Finances. Sinon, nous avons beaucoup d’autres préoccupations qui n’ont pu être prises en compte dans ce budget. Comme l’ont reconnu certains députés, c’est un ministère qui doit être grand et même élevé au rang de ministère d’Etat. Il devrait donc avoir assez de ressources d’autant plus que nous souffrons. Certains de nos collaborateurs ne travaillent même pas dans des locaux appropriés. C’est pour cela que nous avons essayé d’inscrire ces besoins dans notre budget pour l’exercice 2016. Nous allons poursuivre la construction des bâtiments de certaines de nos directions départementales et acquérir de matériels roulants. Le montant n’étant pas suffisant, nous avons fait un plaidoyer auprès des députés pour qu’on puisse nous trouver des ressources additionnelles. C’est un ministère dont le directeur de cabinet et le secrétaire général n’ont pas de véhicules.
Les préoccupations des députés ont tourné autour des subventions que le gouvernement accorde à nos chefferies traditionnelles. Ils ont voulu comprendre comment celles-ci sont reparties et les conflits éventuels que ça peut engendrer. Naturellement, quand il y a l’aide de l’Etat, il y a toujours de ces genres de conflits que nous gérons. On ne peut plus suspendre cette aide à nos chefferies traditionnelles. Toujours est-il que pour éviter des embrouilles, il y a un projet de loi qui est sur la table des députés. Nous leur avons demandé de nous aider en votant cette loi là qui organise un peu les chefferies traditionnelles au Bénin. Cela va résoudre un certain nombre de problèmes…»
Gérard Agognon, secrétaire général du CNPA-Bénin
«Nous plaidons pour une fiscalité spécifique aux médias»
«Nous avons été en audition publique avec la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Nous avons sollicité de cette commission, son accompagnement aux médias pour qu’il y ait une fiscalité spécifique aux organes de presse privée c’est-à dire une fiscalité de développement comme l’a prescrit le Code de l’information et de la communication au Bénin voté par la même Assemblée. Notre plaidoyer tient compte des dispositions de la loi, du souhait de l’ensemble des participants lors des travaux des deuxièmes états généraux de la presse béninoise et également du souhait des patrons de presse lors de la dernière assemblée générale du Patronat. C’est donc tenant compte de tout cela que nous sommes venus devant la Commission budgétaire, plaider un allègement fiscal vis-à vis des médias. Car la situation aujourd’hui avec la presse privée est celle d’un harcèlement fiscal. Nous souhaitons que notre doléance soit prise en compte dans la loi de finances 2016. Nous avons proposé à cet effet une série de mesures à la Commission budgétaire. Nous lui avons fait part des travaux d’une mission qui a été commanditée par le Patronat de la presse. Laquelle étude a permis de faire l’état des lieux au Bénin, de savoir les types d’impôts que payent les médias béninois, de faire la comparaison avec ce qui se fait avec les médias du secteur public au Bénin et avec les médias de la sous-région. Cette étude nous a permis de parvenir à la conclusion que les médias béninois sont lourdement assujettis. C’est pour cela que nous souhaitons un certain nombre d’exonérations. Nous avons demandé par exemple qu’il y ait un guichet unique pour le secteur des médias au niveau des services des impôts. Nous avons demandé à l’Assemblée nationale de travailler à porter l’aide de l’Etat à la presse privée à au moins un milliard de FCFA. Nous n’avons pas refusé de payer l’impôt mais un impôt spécifique aux médias.
La Commission budgétaire a marqué son accord à nos préoccupations. Elle a promis d’œuvrer pour que dans la loi de finances 2016, les médias ne soient plus lourdement assujettis»?
Plus de 10 milliards F CFA pour le MJSL en 2016
Le ministère de la Jeunesse, des Sports et Loisirs (MJSL) a aussi présenté lundi 30 novembre, à la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale, son projet de budget au titre de l’année 2016. Il s’élève à la somme de 10, 191 385 milliards F CFA contre 9, 987 953 milliards F CFA en 2015, soit une augmentation de 2%. Cette légère progression serait due à la hausse des dépenses en capital. Elle s’explique par la volonté du gouvernement d’accélérer l’achèvement des nombreux chantiers en cours d’exécution au niveau du ministère. Les grandes lignes de ce projet du budget ont été présentées par le ministre des Travaux publics et des Transports, Gustave Dépo Sonon, assurant l’intérim de son collègue Idrissou Safiou Affo à l’étranger.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Contrôle des véhicules administratifs abusivement utilisés: Revoir les textes afin que les sanctions suivent
Le samedi 28 novembre dernier, la Direction générale des matériels et de la logistique (DGML) a organisé un contrôle inopiné à travers la ville de Cotonou et ses environs. Sur 90 véhicules administratifs contrôlés, 4 sont en situation irrégulière. Face à l‘utilisation abusive de ces véhicules qui perdure, la DGML entend passer à la vitesse supérieure.
Les véhicules administratifs destinés aux services de l’Etat sont, depuis plusieurs années, abusivement utilisés. Les week-end, à des fins personnelles, par des agents qui ne sont pas en mission ou autorisés à les utiliser. C’est pourquoi, pour freiner le phénomène, la Direction générale des matériels et de la logistique a entrepris depuis quelques temps des contrôles inopinés. Dans ce cadre, des équipes ont été déployées aux grandes artères de la capitale économique du Bénin, samedi dernier. Au cours de la journée, 90 véhicules administratifs ont été contrôlés. Et parmi ces véhicules, 4 sont en situation irrégulière. Leurs conducteurs ne sont pas munis d’ordre de mission ou de permis de conduire. Le directeur général des matériels et de la logistique, Thomas Akomedi, a rappelé qu’il y a trois mois, sa structure est sortie pour la même opération. Au cours de cette opération, sur 62 véhicules administratifs contrôlés, 2 étaient en situation irrégulière. Dans un délai de trois mois, Thomas Akomedi a fait remarquer qu’il y a eu une augmentation, soit de 2 à 5%. A cet effet, dit-il, la DGML doit maintenir la pression. «Dans l’ensemble, on peut dire que le phénomène s’améliore», affirme-t-il, avant de justifier qu’au début de juin, 19 véhicules en situation irrégulière sur 109 véhicules contrôlés avaient été retirés, soit un taux de 14% environ. «Donc de 14% à 2,5%, la courbe remonte à 5%. On a des raisons de dire que le phénomène de l’utilisation abusive des véhicules administratifs a baissé, mais continue», a-t-il expliqué. Pour lui, il est nécessaire de ne pas relâcher la pression.
Des mesures de répression
Pour freiner le phénomène, Thomas Akomedi estime qu’il importe de demander aux différents ministères bénéficiaires de ces véhicules d’aider la DGML, en prenant des lettres circulaires à l’interne pour obliger les utilisateurs des véhicules administratifs à le faire, selon les normes établies. L’Etat leur fait bénéficier des indemnités compensatrices parce qu’ils n’ont pas de véhicules de fonction, mais ils utilisent les véhicules de pool. Ainsi, la première sanction est naturellement le retrait du véhicule que la DGML garde pendant un temps avant de le libérer. «Nous sommes en train de revoir les textes qui réglementent le parc automobile de l’Etat. De la révision des textes, sortira un volet qui s’occupera de la répression», a averti Thomas Akomedi.
Le directeur du garage central administratif, Alfred Sama relève de l’opération du samedi dernier, deux enseignements. Le premier est que cette opération est nécessaire pour faire prendre conscience aux utilisateurs des véhicules administratifs. Le second est que tout le monde commence par comprendre que leur utilisation de manière abusive, n’est pas bien. Il importe d’améliorer le système en essayant de revoir les textes pour que les sanctions suivent. Alfred Sama a insisté sur les contrôles qui vont continuer jusqu’à la fin de l’année et même jusqu’à ce qu’on atteigne le taux de 0% d’utilisation abusive des véhicules administratifs ¦

Rencontres des belles images africaines à Parakou: La quatrième édition a vécu
Du 23 au 29 novembre, se sont déroulées les quatrièmes Rencontres des belles images africaines à Parakou (Rebiap). Outre la diffusion de récents films du Bénin et du FESPACO, des rencontres thématiques et une distinction de la meilleure photographie ont focalisé l’attention du public.
Vingt-et-un films à l’écran, communications et animations diverses, hommages aux anciens présidents Mathieu Kérékou et Thomas Sankara, à l’écrivain et homme de culture Jean Pliya et à l’ancien directeur de l’ex-Centre culturel français à Parakou, Prosper Nougloï. Parakou a vibré tout au long du week-end aux rythmes de la 4e édition des Rencontres des belles images africaines à Parakou. Placé sous le thème « Cinéma et environnement historique, regard croisé sur l’émergence et l’indépendance économique », le festival annuel Rebiap dirigé par Eric Georges Nougloï a été lancé officiellement, jeudi dernier, par le directeur de la cinématographie, Dorothée Dognon, représentant le ministre de la Culture. Il a salué la persévérance du promoteur malgré les difficultés rencontrées et réitéré le soutien de son département à accompagner ce festival qui valorise le septième art béninois et africain et ses acteurs.
Les manifestations ont connu la participation de cinéastes, vidéastes, photographes et autres amateurs des 24 images/seconde du Bénin tels qu’Ignace Yèchénou, Serge Yéou, Eléphant Mouillé et d’autres professionnels du Niger, du Togo, du Nigeria. Le public cinéphile a marqué son adhésion aux différentes projections, en dépit des retards et des problèmes techniques, notamment au carrefour - Guy Riobé qui a grouillé du monde tous les soirs. Celles qui ont eu lieu dans les établissements scolaires, ont également intéressé les jeunes.
Visant à contribuer à la valorisation du patrimoine culturel africain en général et celui du Bénin en particulier à travers le cinéma, à en croire Eric Georges Nougloï, les Rebiap ont permis la diffusion d’une douzaine de films béninois récents, des courts et longs métrages. On note : la comédie «Délestage et coupure d’eau» de Daouda Séidou et les fictions : «Ménage à trois» de Sorel Agbodémakou, «Salam» et «Quel cadeau à Salam?» d’Aboudou Salam Dondja ; «Talibé» et «Jusqu’à quand ?» de Tiburce Bocovo ; «Avô, (Le rituel)» d’Olivier O. Mèdjigbodo et «Stigmate d’une prêtresse» de Prince Kong Amaneng, «Les règles du jeu » d’Hervé Pereira. Au nombre des documentaires, il y a : «Les réfrigérateurs à brûleur à gaz» de Azick Gnahoui; «Zém, un gagne-pain» de Lariaus Honvo; «Natitingou, une destination perle» de Nimatou Moumouni.
Le public n’a pas manqué d’apprécier les productions étrangères : «Capitaine Thomas Sankara» de Christophe Cupelin, «Un billet pour Niamey » d’Iris Ehrich, «Et si Dieu avait tort» de Justin Kpatcha, «Témoin de l’ombre» de Mireille Idelette Kouyembous, «La croix d’Agadez» de Roufaï Amadou, «L’orphelin» d’Oumarou Kadri.
La meilleure photographie faite au lancement du festival a été distinguée. Le trophée et l’enveloppe financière sont revenus à Thomas Ohoussou.
Plusieurs thèmes ont été débattus avec les professionnels de l’image et du son. Les communications animées par Rock Sanni Orou (ancien directeur de l’ORTB), Claude Balogoun, Ignace Yèchénou, Dorothée Dognon ont porté sur la nouvelle collaboration de l’Afrique avec la Chine, la revalorisation du métier d’acteur de cinéma, les forces et faiblesses des films béninois. Les acteurs du cinéma plaident pour l’amélioration du cadre juridique et du financement public du secteur et une réorganisation de la distribution afin que les artistes vivent de leur art et ne soient pas obligés de vendre eux-mêmes leurs œuvres dans les rues et les feux tricolores pour contourner le fléau de la piraterie?

Rentrée solennelle 2015-2016 du barreau béninois: La profession d’avocat dans de nouvelles dimensions
Le bâtonnier de l'Ordre des avocats du Bénin, Me Cyrille Djikui, a présidé, vendredi 27 novembre dernier, la cérémonie de rentrée solennelle 2015-2016 du barreau du Bénin. C’était en présence du premier président de la Cour d’appel de Cotonou, Félix Dossa et du secrétaire général du ministère de la Justice, Luc Olivier Guézo représentant le ministre
« Nouvelles dimensions de la profession d’avocat». C’est le thème sous lequel les hommes en robe noire ont effectué leur rentrée solennelle 2015-2016, vendredi dernier.
Représentant la Cour d’appel de Cotonou et l’ensemble des magistrats exerçant dans cette juridiction, Félix Dossa, son premier président a magnifié le travail que les avocats abattent. Il a reconnu le mérite attaché à ce dévouement qui lui a valu l’accueil de la 30e conférence internationale des barreaux de tradition juridique commune.
C’est avec plaisir et la même admiration que Luc Olivier Guézo, secrétaire général du ministère de la Justice a félicité le bâtonnier et les avocats pour cette rentrée. Il a rendu grâce aux anciens bâtonniers et à l’actuel dont les actions ont conféré au barreau la notoriété qui lui permet d’abriter la 30e Conférence internationale des Barreaux béninois (CIB).
Selon Luc Olivier Guézo, la rentrée solennelle constitue une tradition reflétant la marque de la vitalité. Cela le replonge en tant que magistrat, a-t-il confié, dans la vie judiciaire où il éprouve du plaisir.
Le thème choisi est d’actualité car le monde judiciaire offre un environnement en perpétuel changement et l’ouverture des frontières accroit la concurrence des professionnels. Ainsi, poursuit le secrétaire général du ministère de la Justice, le développement à l’échelle planétaire de la corruption jusqu’au sport, les migrations et les défis environnementaux requièrent d’ouvrir la réflexion sur les réformes nécessaires. Pour lui, le champ d’intervention de l’avocat s’amplifie et s’élargit. Les avocats, consent-il, doivent donc s’informer et se former pour faire évoluer la jurisprudence et le droit. Ainsi, envisager de nouvelles dimensions suppose sa remise en cause et une attitude au changement ; il faut une formation continue, conçoit-il.
C’est dans la même disposition que le bâtonnier Cyrille Djikui fait remarquer que les avocats de l’espace UEMOA se voient désormais dotés de nouvelles compétences. «Je nous invite à nous mettre professionnellement à jour pour être apte à relever les défis attachés à l’expansion du champ d’action de l’avocat», a-t-il souligné, justifiant le choix du thème de la rentrée.
«Notre profession est à une période charnière de son évolution…le législateur communautaire a reconnu et consacré à l’avocat sa qualité d’acteur principal du service public de la justice», a relevé Me Cyrille Djikui. Le législateur a ouvert son champ d’intervention en disposant que : «Les avocats peuvent exercer les fonctions d’arbitre, de médiateur, de conciliateur. Ils peuvent être liquidateurs amiables ou judiciaires, administrateurs provisoires et syndics». Ainsi, insiste le bâtonnier, l’avocat n’est plus réduit au simple défenseur qui veille sur l’application efficiente de la règle de droit, mais il est élevé au rang de ceux qui tranchent, règlent et solutionnent les problèmes.
«La signature de l’avocat prend une plus grande valeur juridique… Les responsabilités qui sont les nôtres à ces titres nous contraignent à plus de rigueur, plus de professionnalisme dans la rédaction de chaque document qui porte désormais notre signature; prenons donc garde aux dérives, car aucun manquement ne sera toléré», conseille et prévient le bâtonnier.
Selon Me Cyrille Djikui, la justice redore son blason pour retrouver ses lettres de noblesse. «Les avocats sont attendus sur le défi de redonner à la justice son sens, donner aux litiges une solution dans un délai raisonnable», car l’UEMOA est un espace monétaire et les procédures trop longues sont nuisibles pour l’économie?

Recrutement dans la Fonction publique: Le top de la composition des 16 281 candidats lancé à Lokossa
La commune de Lokossa a accueilli, samedi 28 novembre dernier, le lancement officiel des épreuves du concours de recrutement d’une nouvelle promotion de fonctionnaires. C’était sous l’égide du secrétaire général du ministère en charge de la Fonction publique, Ernest Djagoun Afouda.
Retenu comme centre de composition des candidats du Mono-Couffo, le Collège d’enseignement général 1 de Lokossa a abrité samedi dernier, le lancement officiel de la composition des épreuves du concours pour le recrutement des fonctionnaires.
La salle de composition choisie à cet effet, a enregistré une dizaine de corps de métiers dont certains postulants ont vérifié les enveloppes contenant des épreuves avant leur ouverture. A la suite de cet exercice, le chef de la délégation des officiels, Ernest Djagoun Afouda, représentant le ministre en charge de la Fonction publique, a entretenu les candidats en attendant que la sirène retentisse. «Travaillez sereinement et éviter de regarder sur la copie de votre voisin. Ne vous fiez surtout pas aux rumeurs qui font état de ce qu’il faut être parrainé avant de réussir aux concours. Il n’en est rien. Ce sont les meilleurs qui gagnent», clarifie Ernest Djagoun Afouda.
Le secrétaire général du ministère avait à ses côtés, la directrice départementale en charge du Travail, Carine Kèkin Zannou et le commandant Justin Azankpan, chef de l’Inspection forestière du Mono. Et c’est ensemble qu'ils ont distribué les épreuves aux candidats. La composition n’a duré que la journée du samedi.
Ce concours vise le recrutement des médecins, des administrateurs, des ingénieurs des services techniques, des conducteurs de véhicules et bien d’autres agents des corps tels que l’informatique, la gestion et le secrétariat. A cette liste, il faut ajouter les candidats pour le secteur des Eaux et Forêts qui ont subi la phase écrite visant leur recrutement après avoir passé avec succès les épreuves sportives. «Le jumelage de cette phase écrite avec le concours organisé par le ministère de la Fonction publique vise à faire profiter de l’expertise de celui-ci à l’administration des Eaux et Forêts», commente Ernest Djagoun Afouda.
A l’issue de la composition, 101 nouveaux forestiers seront recrutés. Ce qui s’entend comme un «bonheur» pour le chef de l’Inspection forestière du Mono, Justin Azankpan. Pour lui, c’est un effort qui permettra de réduire la pénurie de personnel nécessaire à la sécurité de la superficie des forêts du Bénin.
Dans les rangs des 16 281 candidats qui ont composé, samedi dernier dans les départements du pays, environ 400 fonctionnaires seront retenus pour la nouvelle vague de fonctionnaires recrutés au service de l’Etat. Ils viendront étoffer l'effectif des agents permanents des catégories A, B, C et D?