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Rentrée solennelle 2015-2016 du barreau béninois: La profession d’avocat dans de nouvelles dimensions
Le bâtonnier de l'Ordre des avocats du Bénin, Me Cyrille Djikui, a présidé, vendredi 27 novembre dernier, la cérémonie de rentrée solennelle 2015-2016 du barreau du Bénin. C’était en présence du premier président de la Cour d’appel de Cotonou, Félix Dossa et du secrétaire général du ministère de la Justice, Luc Olivier Guézo représentant le ministre
« Nouvelles dimensions de la profession d’avocat». C’est le thème sous lequel les hommes en robe noire ont effectué leur rentrée solennelle 2015-2016, vendredi dernier.
Représentant la Cour d’appel de Cotonou et l’ensemble des magistrats exerçant dans cette juridiction, Félix Dossa, son premier président a magnifié le travail que les avocats abattent. Il a reconnu le mérite attaché à ce dévouement qui lui a valu l’accueil de la 30e conférence internationale des barreaux de tradition juridique commune.
C’est avec plaisir et la même admiration que Luc Olivier Guézo, secrétaire général du ministère de la Justice a félicité le bâtonnier et les avocats pour cette rentrée. Il a rendu grâce aux anciens bâtonniers et à l’actuel dont les actions ont conféré au barreau la notoriété qui lui permet d’abriter la 30e Conférence internationale des Barreaux béninois (CIB).
Selon Luc Olivier Guézo, la rentrée solennelle constitue une tradition reflétant la marque de la vitalité. Cela le replonge en tant que magistrat, a-t-il confié, dans la vie judiciaire où il éprouve du plaisir.
Le thème choisi est d’actualité car le monde judiciaire offre un environnement en perpétuel changement et l’ouverture des frontières accroit la concurrence des professionnels. Ainsi, poursuit le secrétaire général du ministère de la Justice, le développement à l’échelle planétaire de la corruption jusqu’au sport, les migrations et les défis environnementaux requièrent d’ouvrir la réflexion sur les réformes nécessaires. Pour lui, le champ d’intervention de l’avocat s’amplifie et s’élargit. Les avocats, consent-il, doivent donc s’informer et se former pour faire évoluer la jurisprudence et le droit. Ainsi, envisager de nouvelles dimensions suppose sa remise en cause et une attitude au changement ; il faut une formation continue, conçoit-il.
C’est dans la même disposition que le bâtonnier Cyrille Djikui fait remarquer que les avocats de l’espace UEMOA se voient désormais dotés de nouvelles compétences. «Je nous invite à nous mettre professionnellement à jour pour être apte à relever les défis attachés à l’expansion du champ d’action de l’avocat», a-t-il souligné, justifiant le choix du thème de la rentrée.
«Notre profession est à une période charnière de son évolution…le législateur communautaire a reconnu et consacré à l’avocat sa qualité d’acteur principal du service public de la justice», a relevé Me Cyrille Djikui. Le législateur a ouvert son champ d’intervention en disposant que : «Les avocats peuvent exercer les fonctions d’arbitre, de médiateur, de conciliateur. Ils peuvent être liquidateurs amiables ou judiciaires, administrateurs provisoires et syndics». Ainsi, insiste le bâtonnier, l’avocat n’est plus réduit au simple défenseur qui veille sur l’application efficiente de la règle de droit, mais il est élevé au rang de ceux qui tranchent, règlent et solutionnent les problèmes.
«La signature de l’avocat prend une plus grande valeur juridique… Les responsabilités qui sont les nôtres à ces titres nous contraignent à plus de rigueur, plus de professionnalisme dans la rédaction de chaque document qui porte désormais notre signature; prenons donc garde aux dérives, car aucun manquement ne sera toléré», conseille et prévient le bâtonnier.
Selon Me Cyrille Djikui, la justice redore son blason pour retrouver ses lettres de noblesse. «Les avocats sont attendus sur le défi de redonner à la justice son sens, donner aux litiges une solution dans un délai raisonnable», car l’UEMOA est un espace monétaire et les procédures trop longues sont nuisibles pour l’économie?

Recrutement dans la Fonction publique: Le top de la composition des 16 281 candidats lancé à Lokossa
La commune de Lokossa a accueilli, samedi 28 novembre dernier, le lancement officiel des épreuves du concours de recrutement d’une nouvelle promotion de fonctionnaires. C’était sous l’égide du secrétaire général du ministère en charge de la Fonction publique, Ernest Djagoun Afouda.
Retenu comme centre de composition des candidats du Mono-Couffo, le Collège d’enseignement général 1 de Lokossa a abrité samedi dernier, le lancement officiel de la composition des épreuves du concours pour le recrutement des fonctionnaires.
La salle de composition choisie à cet effet, a enregistré une dizaine de corps de métiers dont certains postulants ont vérifié les enveloppes contenant des épreuves avant leur ouverture. A la suite de cet exercice, le chef de la délégation des officiels, Ernest Djagoun Afouda, représentant le ministre en charge de la Fonction publique, a entretenu les candidats en attendant que la sirène retentisse. «Travaillez sereinement et éviter de regarder sur la copie de votre voisin. Ne vous fiez surtout pas aux rumeurs qui font état de ce qu’il faut être parrainé avant de réussir aux concours. Il n’en est rien. Ce sont les meilleurs qui gagnent», clarifie Ernest Djagoun Afouda.
Le secrétaire général du ministère avait à ses côtés, la directrice départementale en charge du Travail, Carine Kèkin Zannou et le commandant Justin Azankpan, chef de l’Inspection forestière du Mono. Et c’est ensemble qu'ils ont distribué les épreuves aux candidats. La composition n’a duré que la journée du samedi.
Ce concours vise le recrutement des médecins, des administrateurs, des ingénieurs des services techniques, des conducteurs de véhicules et bien d’autres agents des corps tels que l’informatique, la gestion et le secrétariat. A cette liste, il faut ajouter les candidats pour le secteur des Eaux et Forêts qui ont subi la phase écrite visant leur recrutement après avoir passé avec succès les épreuves sportives. «Le jumelage de cette phase écrite avec le concours organisé par le ministère de la Fonction publique vise à faire profiter de l’expertise de celui-ci à l’administration des Eaux et Forêts», commente Ernest Djagoun Afouda.
A l’issue de la composition, 101 nouveaux forestiers seront recrutés. Ce qui s’entend comme un «bonheur» pour le chef de l’Inspection forestière du Mono, Justin Azankpan. Pour lui, c’est un effort qui permettra de réduire la pénurie de personnel nécessaire à la sécurité de la superficie des forêts du Bénin.
Dans les rangs des 16 281 candidats qui ont composé, samedi dernier dans les départements du pays, environ 400 fonctionnaires seront retenus pour la nouvelle vague de fonctionnaires recrutés au service de l’Etat. Ils viendront étoffer l'effectif des agents permanents des catégories A, B, C et D?

Table ronde des partenaires de l’Université africaine de Développement coopératif (UADC): Promouvoir le programme de Master Genre et Développement de l’UADC
Une table ronde des partenaires techniques et financiers sur le programme de Master Genre et Développement (MDEG) de l’UADC s’est tenue jeudi 26 novembre à Cotonou. Occasion pour l’université et ses partenaires de procéder au lancement dudit programme.
A l’orée de ses cinquante ans, qu’elle célèbrera en 2017, l’Université africaine de Développement coopératif entend bien se donner une dynamique nouvelle : celle de bonifier ses offres de formation. Etablissement inter-Etats de formation, de recherche et d’intégration régionale dans le domaine de l’économie coopérative, de l’économie sociale et du développement, elle réunit aujourd’hui 20 Etats africains dont le Bénin qui abrite son siège. Elle offre trois types de formation : les formations présentielles, les formations à distance et les formations sur mesure. Au titre des premières, il y a la licence professionnelle en Economie coopérative et Gestion des Organisations (BAC+3) avec quatre options disponibles : Economie et Gestion des Organisations coopératives et associatives, Microfinance, Gestion des structures de micro-assurance santé, et Développement local et Décentralisation. Ce sont également les Masters (BAC+5), avec 6 diplômes proposés : Master Genre et Développement (le tout nouveau), Master en Economie coopérative et Gestion des Organisations, Master en Micro finance, Master en Gestion des Structures de micro assurance santé, Master en Développement local et Décentralisation, et Diplôme d’Etudes supérieures en Economie coopérative (DESEC/Bac+5). C’est enfin le doctorat en Economie coopérative, Gestion et Développement auquel on accède avec un BAC+5. Quant aux formations à distance, elles concernent deux programmes : Programme entrepreneuriat et Développement des Organisations coopératives et associatives (PREDOCA) et le Programme d’appui à la mobilisation de l’épargne dans la francophonie (PAMEF). S’agissant des formations à distance, elles s’effectuent dans l’un quelconque des modules voire unités composant les programmes de spécialisation.
Qu’est-ce que le programme MGED ?
Ces formations se font à travers des programmes spéciaux à la demande des personnes physiques ou morales intéressées en fonction de leurs besoins spécifiques de formation.
Le programme de Master en Genre et Développement vise à former des spécialistes ou des professionnels immédiatement opérationnels, capables de formuler des stratégies visant à faire intervenir des éléments de genre dans la conception, la planification, l’exécution, le suivi et l’évaluation de projets à base communautaire, et dans les structures, les politiques et le fonctionnement des institutions. Il poursuit les objectifs spécifiques de rendre les apprenants capables de « faire avancer les débats sur les droits des femmes et la participation citoyenne ou politique, analyser, selon le genre, des réalités qui leur sont connues de près et de définir des plans d’actions ; identifier des solutions à l’inégalité de contrôle des femmes sur les ressources ; définir des stratégies d’intervention avec l’approche genre, pour les projets, programmes, politiques et pour les organisations ». Mais à qui est destiné ce programme ? Hommes et femmes politiques, leaders des organisations d’auto promotion, acteurs et actrices des organisations d’appui au développement, du développement local et de la décentralisation, gestionnaires et dirigeants des organisations ou institutions, des coopératives agricoles, consultants indépendants, etc. y sont attendus. Pour ce faire, ils doivent être titulaires au moins d’une licence en sciences juridiques, économie, gestion, agronomie, sociologie, philosophie, histoire, géographie, lettre modernes ou bilingue. Cependant, les titulaires d’un BAC+4 ou équivalents sont admis sur étude de dossier ou test de niveau, en deuxième année de ce programme.
Professeur Emmanuel Kamdem, recteur de l’UADC, à l’ouverture de la table-ronde, a remercié tous les partenaires de son institution, et à faire remarquer que cette activité est capitale. Soulignant le caractère spécifique de ce programme, il engage les partenaires à le soutenir pour aider, ce faisant, à la promotion de l’égalité hommes-femmes, et à celle des femmes en particulier, afin qu’elles accèdent davantage aux postes de responsabilité.
Au nom du représentant résident de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) au Bénin, le conseiller Béatrice Kangah a remercié tous les partenaires techniques et financiers pour leur appui au programme. Puis elle a exprimé sa fierté pour cette offre de formation que déploie l’UADC. Et, a-t-elle rappelé, la Conférence mondiale de Beijing sur les femmes, tenue en 1995, s’est engagée « à promouvoir le respect intégral de la dignité humaine, à instaurer l’équité entre les hommes et les femmes, à reconnaître et renforcer la participation et le rôle de ces dernières dans la vie politique, civile, économique et culturelle et dans le développement »¦

Prestation de serment à la Cour d’appel de Cotonou: Le barreau béninois s’enrichit de 3 nouveaux membres
Le premier président de la Cour d’appel de Cotonou, Félix Dossa, a présidé, le jeudi 26 novembre, la cérémonie de prestation de serment de trois nouveaux avocats. Entourés de 4 conseillers et en présence du premier substitut général Julien Tiamou, du bâtonnier de l’Ordre des avocats Me Cyrille Djikui et des membres de la famille judiciaire, Félix Dossa a reçu le serment des lauréats et les a renvoyés à l’exercice de leurs fonctions.
« Ce jour 26 novembre le barreau du Bénin s’enrichit de trois nouveaux membres », se réjouit Cyrille Djikui, le bâtonnier de l’Ordre des avocats. Maurille Lionel Monnou, Rokas Amoussouvi et Narcisse C. Atoun sont les heureux du jour.
Selon le bâtonnier, trois dans l’histoire de l’humanité est un chiffre dont le symbolisme est chargé de sens : il est signe de la trinité : le Père, le Fils et le Saint esprit ; symbole de la créativité, de l’adaptabilité et de l’originalité; dans bien de traditions est le socle qui tient la marmite pour qu’elle ne se renverse point.
Pour Me Cyrille Djikui , en lieu et place de l’article 21 de la loi 65-6 du 20 avril 1965 instituant le barreau du Bénin, c’est plutôt selon l’article 2 du règlement de l’UEMOA relatif à l’harmonisation des règles régissant la profession d’avocat que ces professionnels de la justice seront considérés : «les avocats sont un des acteurs principaux du service public de la justice ». Désormais retient-il, l’avocat prêtera serment en ces termes : «Je jure, en tant qu’avocat, d’exercer ma profession avec honneur, indépendance, probité, délicatesse, loyauté et dignité dans le respect des règles de mon Ordre».
Pour le bâtonnier, ils sont les premiers à prêter serment en ces termes et, ils doivent le défendre envers et contre tout, savoir se tenir par leur comportement à l’audience, envers leurs confrères, toute la famille judiciaire, envers les autorités publiques et dans la vie tout court, a-t-il conseillé.
C’est justement sur ces termes que le président Félix Dossa a invité les récipiendaires à prêter le serment requis. Ce qui fut fait.
Recevant donc le serment des trois jeunes avocats, le premier président de la Cour d’appel de Cotonou retient qu’aucun recours n’ayant été formé pour s’opposer à leur admission dans l’Ordre, qu’ils ont satisfait aux conditions d’aptitude et de moralité prévus par les textes.
«J’ai la ferme conviction que vous êtes conscients de l’engagement que vous prenez et qui vous lie», rappelle Félix Dossa qui n’a pas oublié de s’attarder sur l’obligation relative à la tenue d’une comptabilité régulière qui leur incombe et sur toutes les autres qui feront d’eux des avocats accomplis. « Je prends acte et vous renvoie à l’exercice de vos fonctions ; il sera dressé PV de la présente cérémonie, lequel sera déposé au greffe et auquel il sera fait recours en cas de besoin», a souligné le premier président de la Cour d’appel de Cotonou.
Dans le cadre de ses réquisitions, Julien Tiamou, substitut général a confié que les CV des récipiendaires sont denses et révèlent leurs expériences. Après avoir rappelé les tâches et obligations qui incombent aux avocats et les missions auxquelles ils sont appelés, le substitut les a exhortés au courage et au travail bien fait ¦

Passeports diplomatiques et de service biométriques: Le Bénin en retard prend des dispositions
Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’extérieur, Saliou Akadiri a tenu, jeudi 26 novembre à Cotonou, une conférence de presse pour informer l’opinion sur les dispositions prises par le Bénin pour se conformer aux exigences de l’Organisation de l’aviation civile internationale en ce qui concerne les passeports diplomatiques et de service biométriques.
Depuis quelques semaines, l’établissement de passeports diplomatiques et de service biométriques, alimente l’actualité nationale.
Au vu des nombreux problèmes liés à l’insécurité, l’Organisation de l’aviation civile (OACI), qui est l’organisme qui régule le trafic aérien, exige de tous les pays la délivrance pour leurs citoyens de passeports biométriques, c'est-à-dire avec des empreintes digitales. Suite au refus de certains pays de laisser entrer sur leur territoire les personnes ne disposant pas de passeports biométriques, des inquiétudes sont nées.
Le ministère en charge des Affaires étrangères est chargé d’établir des passeports diplomatiques et de service pour une certaine catégorie de personnes.
Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie des Béninois de l’extérieur, Saliou Akadiri, a rappelé que le passeport diplomatique et de service biométrique est un document de voyage qui permet de circuler librement dans un pays et à l’extérieur. Jusque-là, les mentions qu’il comporte sont écrites à la main. Selon les recommandations de l’OACI, les pays ont jusqu’en 2018 pour se conformer.
Au Bénin, le gouvernement à travers le ministère en charge des Affaires étrangères a engagé des discussions et signé un contrat avec une imprimerie de la France pour la réalisation du document. Saliou Akadiri a affirmé que dans ledit contrat, il est prévu que le document soit prêt dans les trois ou six mois maximum, mais à la condition que chaque partie respecte ses engagements. Au nombre de ceux-ci, il y a le paiement dès la signature du contrat des 30% du coût de confection des passeports commandés. Malheureusement, dira-t-il, il y a eu des dysfonctionnements et le Bénin a connu un retard dans le respect dudit engagement. Donc le délai n’a pu être respecté par la faute du Bénin.
Les détenteurs de passeports diplomatiques et de service actuels peuvent voyager à condition que le pays d’accueil n’exige pas le passeport biométrique.
Pour ne pas les exposer, certains pays autorisent le passeport diplomatique et celui de service numérisé, car c’est la traçabilité qui est recherché.
Le ministre en charge des Affaires étrangères, a indiqué qu’en attendant d’être en conformité avec ce que souhaite l’OACI, le Bénin délivre déjà des passeports diplomatiques et de service numérisés portant le code MRZ, des photos scannées, avec des mentions écrites à la machine ¦

Réglementation de la précampagne électorale au Benin: La HAAC réclame le respect des textes en vigueur
La Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a rencontré les responsables des médias, jeudi 26 novembre, au siège de l’institution. L’objectif visé par l’organe de régulation est la vulgarisation de sa décision n°15-052/HAAC du 18 novembre 2015 portant règlementation des activités des médias pendant la période de précampagne pour l’élection présidentielle de 2016.
Réussir une gestion apaisée de l’élection présidentielle de 2016 au Bénin, permettre aux petits candidats d’avoir accès aux médias et de bénéficier d’un traitement équitable, veiller à ce que les pratiques visant à faire la propagande politique ne puissent pas être relayées par les médias béninois en période de précampagne électorale. Voilà le but recherché par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication à travers sa décision n°15-052/HAAC du 18 novembre 2015 portant règlementation des activités des médias pendant la période de précampagne pour l’élection présidentielle de 2016.
La rencontre du jeudi 26 novembre fait suite à la dernière conférence de presse animée par l’Alliance ABT pour dénoncer ladite décision. La HAAC n’ayant pas apprécié cette sortie médiatique a dû convoquer par la même occasion les partis politiques. L’Alliance ABT était la seule formation politique présente à cette séance. Le député Assan Séïbou a expliqué que la sortie de sa formation politique ne peut en aucun cas être considérée comme une attaque contre la décision de l’organe de régulation. «Notre sortie ne visait pas la HAAC qui est d’ailleurs dans son rôle. Nous avons juste attiré l’attention sur le fait que l’application de cette décision profite plus aux présidentiables actuellement aux affaires qu'aux autres partis politiques», explique-t-il. Il reconnaît par ailleurs que lui-même a participé au vote du Code électoral. Selon lui, l’application de cette loi qui fonde la décision de la HAAC pose aujourd’hui problème. «Nous avons voulu lancer ce débat pour que le législateur saisisse l’occasion pour revoir le Code électoral», renchérit-il.
Les débats qui ont eu lieu entre les professionnels des médias et les conseillers de la HAAC ont été très houleux. La plupart des journalistes qui sont intervenus, estiment que certaines dispositions du Code électoral dont s’est inspirée la HAAC pour fonder sa décision posent des problèmes d’application.
En réponse aux préoccupations des journalistes, les conseillers ont réaffirmé le principe fondamental qui caractérise la cinquième mandature qui n’est autre que le respect des textes en vigueur. «Ces décisions pourraient ne pas être raisonnables aux yeux de certains, mais elles restent applicables en l’état. La HAAC n’a pas vocation à modifier une loi, ce ne sont pas ses prérogatives», lance le président Adam Boni Tessi. Notre institution a l’obligation de rechercher la paix et l’harmonie pour que la démocratie béninoise se porte mieux», ajoute-t-il ¦

Restitution d’un pan du patrimoine culturel du Nord-Bénin: Faire renaître les vestiges et la technologie de la métallurgie du fer
Sur initiative de l’Organisation non gouvernementale Bénin culture développement et amitié (BCDA) soutenue par Laboratorio art contemporain, il s’est tenu les 21 et 22 novembre derniers à Natitingou, un atelier pour réfléchir et faire renaître de ses cendres, les vestiges et la technologie de la métallurgie du fer au nord du Bénin. Plusieurs professionnels du patrimoine culturel, des universitaires, les communautés de base et autres personnes ressources y ont pris part.
L’activité, organisée les 21 et 22 novembre derniers à Natitingou, porte une perspective principale : mettre en place un cadre scientifique, actif et opérationnel en vue de la valorisation et de la sauvegarde de l’art de la métallurgie à travers la transmission des savoirs à la jeune génération. Une connaissance de vieille date qui tend à s’effacer de la mémoire collective. Raison de cette mobilisation sonnée majoritairement par des acteurs engagés pour la protection du patrimoine. Ainsi, ont-ils rappelé que le Bénin développait avant l’arrivée des colons, le savoir-faire de la métallurgie du fer. «C’est une technologie ingénieusement maîtrisée par certaines classes de la société Waaba, Bétamaribè et Otamari du Nord-Est du Bénin» qui laisse à la communauté béninoise de nos jours, de nombreux vestiges que composent les fourneaux, les scories et ateliers de forge dispersés dans plusieurs communes de l’Atacora. Ces éléments, certifient les professionnels du patrimoine, témoignent de la réalité d’un savoir-faire ancestral mais semble-t-il condamné à la destruction du fait des intempéries, des pressions humaines et de la négligence.
Vite agir
Et c’est pour ne pas en arriver là que l’ONG BCDA et Laboratorio art contemporain se sont donnés la main, pour susciter une prise de conscience des professionnels du patrimoine et des universitaires. Ils étaient une trentaine, venus du Bénin et du Burkina Faso à prendre part à la rencontre tenue à Natitingou et qui a «permis une réflexion profonde sur la pertinence de cette richesse culturelle et la définition des stratégies pouvant favoriser la protection et la valorisation des vestiges».
Trois thèmes principaux ont nourri les débats à savoir l’état des lieux des savoirs et leurs impacts sur les relations intra et inter communautaires, l’expérience Mossi en matière de travail du fer et de l’état des savoirs endogènes en matière de réduction du fer et développement des territoires. Ils ont été présentés, entre autres, par Didier N’dah, Oumarou Guenne et Jacob Bamogo. Deux évidences interdépendantes se dégagent de leurs interventions. La première, c’est que la métallurgie du fer est une réalité de la civilisation béninoise et constitue une pratique sociale à travers laquelle toute une société s’est organisée sur les plans culturel, économique et politique. Secundo, les reliques et éléments de preuve de ce savoir-faire sont en voie de disparition avancée. Une situation plus qu’urgence qui appelle à l'action et face à laquelle les participants de la rencontre sur «les gens du fer et de la forge» promettent de relever le défi.
Après avoir pris connaissance de la situation qui prévaut et suivi avec attention les présentations faites par les experts invités, plusieurs actions ont été décidées par les participants à cette rencontre.
Ressusciter le fer
Ils ont convenu, entre autres, de l’inventaire des sites archéologiques de la métallurgie du fer, de la mobilisation et de la sensibilisation des communautés à la base sur l’importance de ces sites, des recherches archéologiques, la valorisation des sites… Pour joindre la théorie à la pratique, les gens du fer et de la forge ont, au cours de la seconde journée de leurs travaux, effectué une descente dans le village de Tektiboyaou situé dans la commune de Toukountouna. Là, ils ont visité des vestiges d’un site d’extraction et de transformation de fer. Sur le même site, il y avait des ateliers de forge des fourneaux traditionnels dont certains sont en état de détérioration avancée. «Au total, les participants à la rencontre scientifique de Natitingou ont pris conscience en visitant Tektiboyaou, de la réalité des vestiges de la métallurgie primaire et secondaire du fer dans l’Atacora. L’urgence de la protection des sites s’avère une priorité. Et les débats attirent suffisamment l’attention des structures organisatrices de cette rencontre sur les actions urgentes à mener», lit-on dans le rapport final de la rencontre?
Culture 27 nov. 2015

Revue annuelle du plan d’assistance au Développement : Pour un meilleur suivi des actions identifiées
Le ministère du Travail et de la Fonction publique a organisé, mercredi 25 novembre à Cotonou, la revue annuelle du Plan cadre d’assistance au Développement du Système des Nations Unies (Undaf) 2014-2018. Elle vise à évaluer le niveau d’exécution des actions identifiées et faire par la même occasion des projections dans le but d’atteindre les objectifs initialement fixés.
Depuis mercredi 25 novembre, se tient la revue annuelle de l’effet 5 du Plan cadre d’assistance au Développement du Système des Nations Unies (Undaf) 2014-2018. Cet atelier réunit les acteurs devant contribuer à ce que d’ici fin 2018, les institutions nationales et locales appliquent les bonnes pratiques et principes de gouvernance inclusive transparente. Ce plan est axé essentiellement sur la gouvernance-participation et la décentralisation.
Selon Izbath Djaboutouboutou, présidente du comité de pilotage de la composante dudit programme, cet atelier vise à apprécier l’évolution des différentes activités. Il s’agira d’analyser les difficultés, d’identifier des approches de solutions et de formuler des recommandations. Lesquelles recommandations, a-t-elle poursuivi, visent à accélérer la mise en œuvre des différents plans de travail annuel. La mise en place des ressources à temps est le véritable problème auquel fait face ce comité de pilotage et cela agit sur le rendement des résultats attendus. Il était également question de se pencher sur les stratégies visant à renforcer le cadre juridique et institutionnel du comité de pilotage, ceci dans le but d’assurer la veille stratégique permanente dans la mise en œuvre des différents plans de travail annuel.
Pour Gilbert Poumangue, Représentant résident adjoint du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), le soutien de son institution à ce programme se justifie par le fait que ledit projet répond à l’application des bonnes pratiques et bons principes de gouvernance inclusive et redevable des institutions nationales et locales. «Le Pnud fait et promeut la bonne gouvernance en vue d’en faire un vecteur de développement. C’est pourquoi chaque fois que le besoin se fait sentir, l’institution s’investit pour permettre son effectivité et procède de ce fait à de nombreuses réformes», indique Gilbert Poumangue.
Pour sa part, Amidou Adamou, directeur de cabinet du ministre du Travail et de la Fonction publique, s’est focalisé sur de nombreuses réformes politiques, économiques, administratives et institutionnelles. Selon lui, l’atelier permet d’assurer une concertation entre les acteurs impliqués, d’évaluer les performances par rapport aux objectifs fixés et d’identifier les opportunités programmatiques pour consolider les acquis ¦

Yannick Baglo, conseiller technique aux changements climatiques: Appel pour un accord équitable, inclusif et ambitieux
De nombreuses activités sont organisées dans le cadre de la Conférence des parties sur les changements climatiques (COP21). Au détour de l’une d’elles et à quelques jours de la grand’ messe de Paris qui mobilise toutes les attentions, Yannick A. Baglo, conseiller technique aux changements climatiques du ministère de l’Environnement, se prononce sur les attentes du Bénin et ce que les populations pourront en tirer.
« En allant à la COP21, il y a 3 points qui nous intéressent : l’adaptation, l’accord en lui-même et les problèmes de financement (les initiatives pour mobiliser le financement)», relève Yannick A. Baglo, conseiller technique aux changements climatiques du ministère de l’Environnement.
Au niveau de l’Afrique et du Bénin, poursuit-il, on souhaite que l’accord soit équitable, inclusif et ambitieux. Contrairement à ce que certaines personnes pensent, retient-il, l’accord doit être contraignant parce qu’il doit concerner tout le monde. Autant les pays du Sud que ceux du Nord. «On sait comment les pays africains se sont battus pour qu’on puisse accepter l’inclusion de l’adaptation, il faut que ce soit contraignant pour que les pays du Nord puissent l’accepter et le mettre en œuvre», admet-il.
A côté de cela, il y a le problème du financement, fait-il remarquer. Pour s’adapter, poursuit Yannick A. Baglo, «il faut du financement. Mais il faut que ce financement, soit gouverné par des règles claires : le montant alloué, les formalités à accomplir pour en bénéficier et les règles subséquentes».
Il y a également le problème de formation ou de renforcement des capacités dont les acteurs ont besoin, analyse-t-il. Il faut donc que nous soyons aptes et prêts à capter les financements mis à notre disposition, déduit Yannick A. Baglo. Car si nous ne sommes pas préparés, conçoit-il, malgré la disponibilité du financement, nous pourrions être incapables de gérer ou de faire face aux problèmes de changements climatiques qui nous assaillent. Autrement, nous ne pourrions les capter parce que nous ne nous serions pas préparés à le faire, prévoit-il.
Il y a également le problème de transfert des technologies pour accompagner le financement. Voilà les principaux points qui nous occuperont à la COP21.
Toutefois, avertit le conseiller technique aux changements climatiques, il ne faut non plus pousser au loin la thématique atténuation. «Il est vrai qu’on entend souvent dire que l’Afrique n’est pas émettrice de gaz à effet de serre. Les gaz qui sont émis sont séquestrés grâce à nos forêts qui jouent ici un important rôle», justifie-t-il. Aujourd’hui, poursuit-il, si vous voyez nos contributions prévues et déterminées au niveau national (CPDN) notre émission est en moins, rappelle Yannick A. Baglo. Ce qui veut dire, déduit-il, que nous avons une séquestration supérieure à notre émission. Toutefois, cette séquestration va diminuant, donc l’atténuation sur laquelle nous allons nous engager, c’est de tout faire aujourd’hui pour que cette séquestration augmente, suggère-t-il. Renforcer la séquestration et l’augmenter pour séquestrer plus de gaz à effet de serre, propose-t-il.
Comment faire pour passer à l’énergie propre dans nos pays?, s’interroge le conseiller technique aux changements climatiques. Pour lui, l’Afrique dispose d’un fort potentiel en énergie renouvelable. Il faut que nous puissions le capitaliser, l’optimiser. Voilà selon lui, l’autre défi sur lequel nous devons nous aligner pour l’adaptation.
Par ailleurs, avertit Yannick A. Baglo, l’éternelle problématique de l'agriculture n’est pas à négliger. «Vous n’êtes pas sans savoir que les variations climatiques influencent les rendements agricoles. De sorte que nos agriculteurs ne savent plus quand planter ou semer pour ne pas être surpris par le temps, pour ne pas avoir des problèmes de rentabilité agricole», fait-il remarquer. Le domaine agricole a une corrélation avec l’autosuffisance alimentaire, précise-t-il. Et d’en déduire que «Ce sont des points très importants pour nous par rapport à notre participation à la COP21».
Avec la COP21, nous disposons d’une tribune internationale (plus de 96 pays ), de plusieurs délégations et organismes, pour faire part de nos problèmes et aptitudes et pour profiter des opportunités.
A part les thématiques évoquées plus haut, il est de notoriété que le président de la République s’est vraiment investi dans les préparatifs de cette réunion. «Cela entraine une sollicitude vis-à-vis de notre pays et offre un privilège, une certaine considération à notre sous-région. La délégation sera conduite par le chef de l’Etat même. Tous nos problèmes et difficultés seront exposés», informe-t-il.
Le gouvernement, selon lui, a besoin de l’appui de tout le monde. C’est l’affaire de tous. Les changements climatiques influencent toutes les couches sociales. Autant les paysans en subissent les revers, autant les scientifiques et autres en dénoncent les conséquences. Pour Yannick A.Baglo, nous devons tous nous donner la main pour la gestion de cette problématique de développement. «Nous avons besoin de l’engagement de tout le monde, y compris les médias et la Société civile surtout, pour la veille; il ne faut pas perdre de vue l’engagement de tout le gouvernement pour tout ce qui abonde dans le sens du bonheur pour les populations», retient-il.
Pour l’Afrique en général et le Bénin en particulier, il y a ce qu’on appelle les deux paradoxes. L’ Afrique au niveau énergie est le continent qui a le plus grand potentiel, mais qui en même temps a plus de problème d’énergie. Parallèlement, il est le continent qui émet le moins de gaz à effet de serre, mais est le plus touché par les problèmes climatiques.
On parle de l’atténuation, mais ce n’est pas là le problème crucial. C’est la thématique d’adaptation qui intéresse aujourd’hui?

Lutte contre les changements climatiques: Le Bénin, avant-gardiste de la question du climat
Le Bénin peut se prévaloir d’être aussi à l’avant-garde de la question du climat. De nombreuses initiatives gouvernementales plaident réellement en sa faveur.
Son statut de PMA ne l’a jamais dédouané de l’intérêt pour la question du climat, tant le Bénin au même titre que plusieurs Etats côtiers subit de plein fouet les préjudices des changements climatiques. En 2010, le pays se frotte à une période d’inondations extrêmes. Plusieurs milliers d’hectares de cultures, des infrastructures et des stocks de vivres ont été emportés par le flot, occasionnant des pertes évaluées à plus 127 milliards de francs CFA. Mais les changements climatiques s’y manifestent surtout à travers l’épineux phénomène de l’érosion, d’une acuité exceptionnelle. A Cotonou, plus de 400 mètres de terre, par endroits, ont déjà été avalées par la mer qui a ainsi englouti des maisons, et emporté des infrastructures hôtelières. Les pertes annuelles sont estimées à plus de 49 millions de tonnes de sols. Une étude de l’International Institute for Environment and Economic Development (IIED) signalait en 2007 que l’érosion du Littoral pourrait rayer de la carte les zones de Donatin, Tokplégbé, Finagnon, Akpakpa-Dodomey et JAK, si rien n’est fait pour freiner l’avancée des eaux. La menace a été prise très au sérieux par le gouvernement du président Boni Yayi qui a engagé une réelle croisade contre l’avancée de la mer, sur la côte est de Cotonou. Le projet de construction des épis d’arrêt de sable à l’Est Siafato a ainsi vu le jour, avec à la clé la construction de 7 épis sur une distance de plus de 8 km, grâce à l’appui des partenaires techniques et financiers. Coût global du projet : 40 milliards de francs CFA.
Efforts d’atténuation et d’adaptation
Au-delà de la lutte contre l’érosion du Littoral (côtière) le gouvernement était aussi conscient de la nécessité d’agir pour atténuer les émissions de gaz à effet de serre, bien que le Bénin ne soit pas reconnu comme un pays émetteur. Plusieurs projets se sont déployés pour favoriser un développement vert, faible en émissions et résilient aux changements climatiques. La plus célèbre est sans doute, le projet « 10 millions d’âmes, 10 millions d’arbres ». Placé sous le leadership du président de la République, cette initiative a permis d’enclencher des opérations de reboisement massif dans plusieurs localités du pays, aux fins de renforcer le couvert végétal, et accroître la position du Bénin comme véritable puits de réserves de carbone. En deux ans de mise en œuvre, environ 7 millions de plants sont déjà mis en terre, selon les données du ministère en charge de l’Environnement et de la lutte contre les changements climatiques.
L’enjeu d’atténuation des émissions justifie aussi le regain d’intérêt du Bénin pour les énergies renouvelables. Aujourd’hui les panneaux photovoltaïques et les mini-centrales solaires sont désormais courants dans le jargon de la production énergétique du pays. D’abord grâce au Projet de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (PRODERE), financé par la Commission de l’UEMOA, environ 2,8 milliards de francs CFA ont été investis dans la mise en place des panneaux solaires pour l’éclairage public dans plusieurs villes du pays ainsi que des mini-centrales en faveur de certaines localités rurales. Le gouvernement a saisi la balle au bond en mettant en place une enveloppe 40 milliards de francs CFA pour la généralisation de l’initiative. Aujourd’hui, les énergies renouvelables occupent une place non négligeable dans le parc de production énergétique locale. L’Etat béninois entend Conforter cette avancée à l’issue de la Conférence de Paris sur le climat.
Tirant leçon des inondations récurrentes qu’il subit et les bouleversements que connait parfois le calendrier cultural, le Bénin fait des efforts en matière d’adaptation aux changements climatiques. Plusieurs projets se déploient à travers le pays, en l’occurrence le Programme intégré d’adaptation pour la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques sur la production agricole et la sécurité alimentaire au Bénin (PANA), le projet «Renforcement de l’information sur le climat et système d’alerte précoce en Afrique pour un développement résilient au climat et adaptation aux changements climatiques» dénommé SAP-Bénin. Les collectivités décentralisées sont aussi associées à la lutte à travers notamment le projet de mise en œuvre de l’initiative LoCAL (Local Climate Adaptive Living Facility) qui vise à combler le déficit de financement de l’adaptation aux changements climatiques au niveau des collectivités locales.
Le Bénin s’annonce à la COP 21 avec une vision plus claire sur les enjeux climatiques le concernant. Et entend mobiliser davantage de partenaires pour renforcer son image d’avant-gardiste dans la lutte contre les changements climatiques?