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Nouvelles

3e revue du Projet de lutte contre les maladies tropicales négligées: Evaluer les actions menées pour mieux repartir en 2016

3e revue du Projet de lutte contre les maladies tropicales négligées: Evaluer les actions menées pour mieux repartir en 2016

Une soixantaine d’acteurs du système sanitaire béninois ainsi que des élus locaux prennent part à Bohicon, du 23 au 26 novembre prochain, à la 3e revue annuelle du Projet de lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN). Il s’agit pour eux, de faire le point des activités de lutte contre ces maladies au titre de l’année 2015.

A l’ouverture des travaux de cette rencontre, le Dr Raoul Saïzonou, représentant le représentant résident de l’OMS a expliqué les contours de ce projet, en exhortant surtout tous ses acteurs à véritablement s’impliquer pour l’atteinte des résultats attendus. Il a loué «l’appui considérable du partenaire RTI au programme et grâce auquel le Bénin a pu achever la cartographie des maladies tropicales négligées ainsi que la couverture thérapeutique à certains endroits».

Quant au Dr Jean-Jacques Tougoué, conseiller technique en charge du Bénin pour le RTI à Washington aux USA, il s’est réjoui de la grande mobilisation des différents acteurs à cette rencontre. Ce qui témoigne, selon lui, de l’intérêt qu’ils accordent à la lutte contre les maladies tropicales négligées. La preuve,a-t-il poursuivi, en est que le Bénin est désormais cartographié pour les seules maladies ciblées. «Nous avons une couverture géographique de 100% pour l’Onchocercose. Nous étions à une couverture de 98% pour la bilharziose avec l’espoir que cette couverture sera à 100% en 2016. En ce qui concerne les parasitoses intestinales, on en est à près de 70 % de couverture» indique-t-il. A en croire Dr Jean Jacques Tougoué, le programme évolue à un bon rythme. Après le lancement des activités dans ce secteur, une mise à l’échelle aura permis de partir de zéro cartographie pour aboutir à un Bénin cartographié dans son ensemble au cours de cette année, sans occulter les traitements de masse.
Toutefois, précise Dr Jean-Jacques Tougoué, il ne s’agit pas juste d’une mise à l’échelle, mais de s’assurer que les maladies ciblées pour élimination le seront vraiment et que les ciblées pour les contrôles le seront certainement. C’est dire que «les acteurs concernés ont désormais l’obligation d’atteindre une certaine couverture programmatique afin d’amener le niveau de transmission de ces maladies en dessous du seuil qui pourrait permettre l’élimination», avertit Dr Jean-Jacques Tougoué.
Aujourd’hui, les maladies dites MTN impactent disproportionnellement les populations pauvres et rurales qui n'ont pas accès à l’eau, aux médicaments essentiels.
Invité à procéder à l’ouverture de cette 3e revue, le directeur départemental de la Santé (DDS) du Zou-Collines, François Kossouoh, a rappelé l’importance de cette rencontre qui vise à faire le bilan des actions menées sur le terrain en 2015 par le Projet de lutte contre les maladies tropicales puis à jeter les bases des perspectives pour l’année à venir.
Entre temps, le Dr Wilfrid Bacho, coordonateur national du Projet de lutte contre les maladies tropicales négligées a rappelé que les affections les plus fréquentes au sein de la population béninoise sont le paludisme, les infections respiratoires aiguës, les affections gastro-intestinales, les diarrhées, les anémies, les affections dermatologiques, le diabète, l’hypertension artérielle, les affections urogénitales, les affections respiratoires, sans oublier des affections oculaires. S’agissant de ces maladies tropicales négligées dites MTN, elles sont un groupe de maladies transmissibles qui sévissent dans les pays pauvres comme le Bénin et altèrent la vie des personnes vulnérables?

Santé 24 nov. 2015


Ubi bene et Jean Adagbénon en concert: Rythmes et accords ont embrasé l’Institut français

Ubi bene et Jean Adagbénon en concert: Rythmes et accords ont embrasé l’Institut français

Dans la soirée du samedi 22 novembre dernier, l’Institut français a vibré au rythme frénétique de la "super batterie" de Jean Adagbénon et de l’arsenal instrumental de "Ubi bene". Intitulée «Houn ho dié», la composition musicale présentée par ces artistes a mis l’Afrique en valeur devant un beau monde emballé par l’ambiance et la qualité de la prestation.

Ils n’étaient que trois, mais vu la pléthore d’instruments utilisés, la puissance vocale, la qualité des interventions ainsi que l’ambiance qui prévalait à l’Institut français au soir du samedi 22 novembre dernier, l’on aurait cru une vingtaine d’artistes en concert. L’érudit percussionniste-batteur Jean Adagbénon, le féru des instruments à vents Pierre Claude Artus et l’homme de la table électronique Basil Diouf ! Ce sont là, les trois noms qui ont donné ce spectacle. Le public était sous le charme des notes musicales qui retentissaient de leurs instruments musicaux et de leurs cordes vocales. Il est vrai qu’on pouvait s’y attendre vu le calibre des artistes.

Avec son saxophone soprano, sa flûte irlandaise, son Banjo américain à 5cordes et son «ukulele» branchés sur une pédale électronique pour en amplifier le son, Pierre Claude Artus, a fait fureur. Il manipulait tous ces instruments avec une vélocité indescriptible. Sa voix puissante et parfois volontairement désinvolte ravivait l’ambiance. Assis au creux de sa batterie tradi-moderne, renforcée par une sorte de tam tam appelé "Agonmé" et une caisse claire en peau de tambour bariba, Jean Adagbénon, lui, faisait crépiter sa combinaison rythmique avec une précision sidérante. Tous ses membres étaient en activité et chaque membre suivait un tempo bien distinct. Quant à Basil Diouf, il était plongé dans sa table électronique dont les effets donnaient un aspect moderne aux morceaux.
L’ambiance était telle que le public lui-même accompagnait le spectacle. Entre autres, le morceau jazz “I can see you”, le chant de fin “Tell me what to do to satisfy you babe”, les jeux et plages musicaux… ont laissé le public enchanté. «C’est un concert impeccable. J’ai aimé l’ambiance. C’était vraiment show», commente Salinath Wézou, une artiste compositrice originaire du Nord Togo. Au total, 14 morceaux exécutés par la fusion Ubi bene et Jean Adagbénon. «Notre prestation est faite d’une part de morceaux de Ubi Bene, auxquels Jean Adagbénon a apporté sa touche et d’autre part de compositions», renseigne Pierre Claude Artus. A la fin du concert, on pouvait encore entendre le public reprendre certains refrains. Les bonnes choses finissent parfois trop vite.
Le titre de la composition exécutée hier par Jean Adagbénon et Ubi Bene est évocateur. «C’est une création musicale dénommée "Houn ho dié" qui littéralement signifie : Voici l’histoire du sang. C’est une histoire qui se rapporte à la traite négrière?

Culture 22 nov. 2015


Sortie officielle de l’association FAAB: Sept femmes artistes en campagne pour la paix

Sortie officielle de l’association FAAB: Sept femmes artistes en campagne pour la paix

Constituée de sept actrices béninoises, l’association Femmes artistes et ambassadrices des arts (FAAB) est officiellement sortie jeudi 19 novembre dernier avec pour leitmotiv, la paix. C’était à la faveur d’une conférence de presse qui s’est tenue au Bureau béninois des droits d’auteur (Bubedra) en présence d’autorités et d’acteurs du milieu culturel béninois.

Sept actrices bien connues du grand public se proposent de conjuguer leurs talents et leur audience en faveur de la préservation de la paix. Femmes artistes et ambassadrices des arts (FAAB), c’est le nom que Grâce Agnila, Fatima Alley (Sambiéni), Edith Béhanzin Hessou, Rosaline Daguè, Aurélie Guézo, Olga Vigouroux (Da Yovo) et Coffi Padonou Geneviève ont donné à leur association. Laquelle a vu le jour pour porter les messages de paix dans tous les confins du Bénin. Jeudi 19 novembre dernier, lors de la conférence de presse qui a consacré leur sortie officielle, elles ont partagé les raisons qui fondent leur initiative commune, puis présenté le clip qu’elles ont réalisé pour cette campagne en faveur de la paix.
«La problématique de la paix se pose avec acuité dans le monde en général et au Bénin en particulier surtout en cette veille de la présidentielle. Et nous, d’abord femmes, puis citoyennes et par surcroit artistes, sommes interpellées. Eveilleurs de conscience, écoutées et aimées du public, nous devons porter à la population et à nos fans le message de paix, de tranquillité, de tolérance et de dialogue», explique la présidente de l’association, Grâce Agnila. «La paix est un joyau que nous devons préserver à tout prix. C’est pourquoi nous organisons une vaste tournée de sensibilisation pour la paix dans tous les départements du pays. Lors de cette tournée, nous chanterons la paix, présenterons des sketchs éducatifs et sensibiliserons le peuple», poursuit-elle pour annoncer les perspectives à court terme de l’association. Ce sera pour ces femmes, l’occasion de vulgariser leur clip intitulé "La paix". C’est une vidéo musicale, en rythme "bolsa", qui prône la paix à travers des messages de tolérance dans plusieurs langues locales (fon, nago, mina, dendi…) d’une part et d’autre part des images fustigeant la guerre et encourageant la cohésion sociale.
Représentant le ministre en charge de la Culture, le directeur du Fonds d’Aide à la Culture (DFAC), Bachirou Gilles Coffe a félicité et encouragé les sept femmes qui ont décidé de mettre leur influence au service de la paix dans la patrie. «Je suis convaincu de ce que votre amour pour la patrie vous fera transcender les difficultés inévitables que vous pourriez rencontrer», a-t-il exprimé. Il est utile d’indiquer que l’association a choisi pour parrain l’acteur culturel Claude Balogoun?

Culture 22 nov. 2015


Négociations gouvernement-centrales syndicales: La reprise des classes conditionnée par la signature du décret

Négociations gouvernement-centrales syndicales: La reprise des classes conditionnée par la signature du décret

A la faveur d’une rencontre avec le chef de l’Etat, tenue à la présidence de la République mercredi 18 novembre dernier, les négociations gouvernements-centrales syndicales suspendues mardi 27 octobre dernier ont repris hier jeudi 19 novembre. Elles ont été conduites par le vice Premier ministre chargé de l’Enseignement supérieur, François A. Abiola assisté d’une forte délégation gouvernementale.

« Nous sommes en train de sortir de l’impasse», «Nous avons fait une très belle séance. Aujourd’hui, nous avons évolué suite au signal donné par le chef de l’Etat d’accorder aux enseignants les 25% ». Tels sont les propos tenus respectivement par Maxime Okoundé porte-parole du Front des trois ordres des syndicats de l’enseignement, le ministre d’Etat chargé de l’Enseignement secondaire, Alassane Soumanou Djimba et Pascal Todjinou, secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (CGTB). Propos qui augurent d’une pacification de la tension qui oppose les enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire au gouvernement sur la revalorisation de 1,5 du point indiciaire.

Pour le ministre d’Etat Alassane Soumanou, c’est la rencontre avec le chef de l’Etat, mercredi dernier qui a été le déclic pour cette sortie de crise. Ainsi, la principale pomme de discorde que constituaient les 25% ou le 1,5 point de revalorisation du point indiciaire à l’ordre du jour a été évacuée et prendra effet à compter de janvier 2016. Le chef de l’Etat a montré sa disponibilité, a confié le ministre d’Etat en charge de l’Enseignement secondaire. Il s’agit là d’un acquis pour les enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire. Il a déclaré ensuite que les autres points relatifs aux contractuels, aux vacataires, bref, les autres dossiers seront confiés à un comité pour étude et solutions à proposer dans les prochains mois, étant entendu que le chef de l’Etat ne veut pas laisser une note salée à son successeur. Sur ce, s’est-il réjoui, «les syndicalistes ont signé, nous allons préparer le décret, ils rendront compte pour que l’école reprenne vie; le reste suivra et l’espoir est permis», a conclu le ministre d’Etat Alassane Soumanou Djimba.
Même si l’espoir est vraiment permis, Maxime Okoundé du Front des trois ordres déclare attendre qu’effectivement le Conseil des ministres valide les signatures faites hier par un relevé en bonne et due forme et les statuts signés. « Nous allons aviser la base, car une motion de grève ne se lève pas automatiquement », répond l’enseignant lorsqu’on lui demande si les cours reprendront la semaine prochaine.

Avis partagé

Pascal Todjinou partage également le même avis sur la question. «Nous autres ne voulons pas être menés en bateau. On a réussi à décrocher les 25% mais la grève ne s’arrête pas au palais ni là où on signe les accords; après la copie du décret, nous irons vers la base avant toute décision de suspension de la motion», a clairement signifié le secrétaire général de la CGTB.
«Je suis parent d’élève et j’ai expliqué toute la douleur que je ressens à mes enfants qui fréquentent un collège public ; et aussi la pertinence du combat que nous menons», a-t-il expliqué.
C’est sur un ton plus virulent que Paul Essè Iko a réagi à la fin de la rencontre. Pour lui, la CSTB n’est pas contente que les statuts particuliers relatifs aux primes soient enlevés. Les enseignants veulent des statuts particuliers ou rien.
En ce qui concerne la situation des contractuels, vacataires et communautaires, le gouvernement a accepté d’ouvrir les négociations, a-t-il reconnu.
Hier, on pouvait noter aux négociations, en la présence du vice- Premier ministre François Abiola, du ministre des Enseignements maternel et primaire, Eléonore Yaï Ladékan, du ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, Komi Koutché, des ministres de la Justice Evelyne da Silva, du Travail et de la Fonction publique, Aboubakar Yaya. Du côté des confédérations et centrales syndicales, il y avait entre autres Paul Essè Iko, Pascal Todjinou, Dieudonné Lokossou, Maxime Okoundé et quelques membres affiliés.
Rappelons que la dernière rencontre des négociations remonte au 28 octobre dernier et avait conclu à la disponibilité des actes avant tout fléchissement?

Education 20 nov. 2015


Défilé devant la commission budgétaire du Parlement : La Cour constitutionnelle et trois ministères à l'honneur hier

Défilé devant la commission budgétaire du Parlement : La Cour constitutionnelle et trois ministères à l'honneur hier

Les députés membres de la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale ont reçu hier une institution de la République et trois ministres pour l’exercice de présentation du budget 2016. Il s’agit de la Cour constitutionnelle, de Ruffin Nansounon, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Nadine Dako Tamadaho, ministre de l’Emploi des Jeunes et des Petites et moyennes entreprises et Honorine Attikpa, ministre de la Famille, des Affaires Sociales, de la Solidarité nationale, des Handicapés et des personnes de Troisième Age. (Lire leurs propos après l’exercice).

Rufin Nansounon, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche.

«J’ai un budget de 79, 752 milliards FCFA en 2016»

«Le budget du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche au titre de la gestion 2016 se chiffre à 79 752 000 000 FCFA. Les principales actions qui sont priorisées au niveau de ce budget au titre de la gestion 2016 sont essentiellement la promotion des filières agricoles, notamment le riz, le maïs, l’ananas, et le palmier à huile. On veut loger ces filières émergentes aux côtés du coton. La deuxième action est la promotion de l’entreprenariat agricole. Ensuite, nous avons mis l’accent sur l’accroissement des rendements de la production cotonnière, la production vivrière, et autres productions. L’autre action importante portée au niveau de ce budget est la décentralisation et la déconcentration des investissements agricoles. Les députés ont
posé plusieurs préoccupations, notamment la question de la relance de la filière palmier à huile. A ce niveau, j’ai répondu aux questions des députés en mettant en exergue les efforts du gouvernement par rapport à cette filière. Mais ces efforts ne sont pas perceptibles du fait de la crise institutionnelle qu’il y a dans cette filière (la crise entre les Car et URCAR, ndr). Tant qu’on ne va pas régler le problème de la crise institutionnelle sur fond de conflit d’intérêt, des guerres de clan, du non respect des textes que les coopérateurs se sont eux-mêmes donnés et des décisions du gouvernement, on ne pourra pas faire la relance de cette filière…».


Nadine Dako Tamadaho, ministre de l’Emploi des Jeunes et des Petites et moyennes entreprises
«Nous créerons des BPC dans quatre autres départements»

«…L’exercice constitutionnel annuel de présentation de budget devant la commission budgétaire de l’Assemblée nationale, nous l’avons fait. Le budget du ministère de l’Emploi des jeunes et des Petites et moyennes entreprises pour la gestion 2016 s’élève à 6 750 150 000 FCFA. Nous avons essentiellement à mettre en place les Business promotion center (PBC) dans quatre autres départements et nous avons aussi un vaste projet d’emplois jeunes qui suit son
cours pour impacter près de 17 500 jeunes. Par ailleurs, nous avons
l’accompagnement des groupements de coopératives de femmes et de jeunes à travers le programme spécial des petites et moyennes
entreprises sans oublier la charte qui leur permet de quitter l’informel. Nous tenons à remercier très sincèrement les honorables députés pour leur appréciation de ce que nous faisons. Quand nous prenons le ratio du budget alloué au ministère de l’Emploi des jeunes par rapport au montant du projet de budget général de l’Etat, c’est un peu bas. Les députés ont donc plaidé pour qu’on le revoie à la hausse en vue de prendre en charge le maximum de jeunes dans l’octroi du premier emploi. Aussi, ont-ils mis l’accent sur la nécessité de renforcer la synergie et la transversalité de l’emploi qui est mis en exergue dans plusieurs ministères…»

Honorine Attikpa, ministre de la Famille, des Affaires Sociales, de la Solidarité nationale, des Handicapés et des personnes de Troisième Age
«Le budget de mon ministère a connu un augmentation de 3,34%»

«…Je voudrais d’abord remercier les honorables députés pour cet exercice qu’il y a eu ce matin et au cours duquel je suis sortie très satisfaite. La satisfaction vient du fait que les députés ont reconnu l’importance de ce ministère et ont remercié le chef de l’Etat qui l’a créé. Ils ont tous reconnu qu’il nous faut plus de moyens pour travailler. Le budget alloué sur le budget général de l’Etat à notre ministère est passé de 6, 116 milliards FCFA en 2015 à 6, 300 milliards FCFA pour le compte de l’année 2016 soit une augmentation de 3,34%. Les innovations dans ce budget sont nombreuses. C’est un budget révolutionnaire, non pas dans l’augmentation, mais dans la répartition et dans les objectifs que nous nous sommes fixés (…) Au cours de l’année 2016, nous aurons beaucoup plus de possibilité pour prendre en charge nos cibles de manière générale et les personnes handicapées de manière particulière. Chacune de ces cibles a pu avoir un programme. Nous travaillons avec les partenaires techniques et financiers. Nous allons également compter sur la solidarité nationale pour nous accompagner?

Actualités 20 nov. 2015


Cérémonie de remise de lettres de notification d’accord de crédit: 1000 jeunes femmes bénéficient du crédit d’appui à l’entreprenariat féminin

Cérémonie de remise de lettres de notification d’accord de crédit: 1000 jeunes femmes bénéficient du crédit d’appui à l’entreprenariat féminin

Le président de la République a procédé, hier mercredi 18 novembre, à la remise officielle des lettres de notification d’accord de crédit à 1000 femmes bénéficiaires de crédit d’appui à l’entreprenariat féminin. Environ 130 millions de francs CFA serviront à lancer ces jeunes femmes dans les affaires.

C’est un nouvel instrument que le gouvernement met en place dans sa politique d’autonomisation de la femme. Un millier de jeunes femmes viennent de bénéficier du crédit d’appui à l’entreprenariat féminin (CAEF) devant les aider à promouvoir leurs affaires. Christophe Vignigbé, directeur général du Fonds national de promotion de l’entreprise et de l’entreprenariat des jeunes (FNPEEJ) se dit heureux de voir concrétiser ce projet, un an après le lancement du redémarrage des activités du Fonds par le chef de l’Etat. «Le crédit d’appui à l’entreprenariat féminin va booster l’entreprenariat des femmes en milieu rural et périurbain. Il apporte une réponse adéquate au besoin de financement des femmes qui ont des difficultés à financer leurs activités génératrices de revenus», souligne-t-il. Ce faisant, indique Christophe Vignigbé, la structure qu’il dirige est ancrée résolument dans une dynamique de new deal entrepreneurial à l’endroit des jeunes et des femmes. «Le prochain pari est de faire du FNPEEJ le vivier de l’employabilité de la jeunesse dans l’économie numérique», assure-t-il.

Les femmes bénéficiaires n’ont pas manqué de saluer la vision du chef de l’Etat qui accorde un intérêt certain à l’autonomisation des femmes. Le crédit concerne particulièrement les jeunes femmes âgées entre 22 et 40 ans. «Il s’agit d’une bouffée d’oxygène qui nous permet de relancer nos activités», fait observer Bénédicte Wanégou, porte-parole des bénéficiaires qui rassure qu’elles veilleront au remboursement à bonne date du crédit mis à leur disposition.
Noamie Azaria, ministre en charge de la Microfinance indique que 1000 femmes constituées en 361 groupes solidaires bénéficient du présent crédit octroyé à un taux d’intérêt de 6%.

Consolider la vision

Elle soutient que l’introduction des femmes dans le portefeuille du FNPEEJ vient consolider la vision du chef de l’Etat d’insérer des femmes dans le tissu économique national. Le montant global du financement est de 130 millions de francs CFA. En dehors de la tranche d’âge, les jeunes femmes bénéficiaires justifient d’une expérience dans le domaine des activités génératrices de revenus et disposent d’un statut de l’entreprenant au guichet unique de formalités des entreprises. «Ce projet limité actuellement aux départements de l’Atlantique et du Littoral sera progressivement étendu aux femmes des 77 communes du Bénin», promet Noamie Azaria. Ce produit, poursuit-elle, vient compléter la gamme de financement des femmes, notamment les microcrédits aux plus pauvres (MCPP) nouvelle génération qui a déjà impacté plus d’un million de femmes. Elle a invité les jeunes femmes bénéficiaires à adopter un comportement citoyen en remboursant les crédits à bonne date.
«La transformation du Bénin passera par la transformation de la femme », soutient le président de la République. Boni Yayi rappelle que depuis 2006, son gouvernement a initié un train de programmes en faveur de la gent féminine. Il évoque la gratuité de l’enseignement primaire et du premier cycle du secondaire pour les filles, la gratuité de la césarienne, la gratuité des soins de traitement de paludisme pour les enfants de 0 à 5 ans, le programme de microcrédit aux plus pauvres. Le CAEF traduit encore la volonté de son gouvernement de sortir la femme de la précarité. Cet instrument, précise-t-il, répond au souci du gouvernement d’adapter son offre aux besoins des bénéficiaires. «Le plafond du microcrédit aux plus pauvres est actuellement de 100 000 francs CFA. Le CAEF s’inscrit dans une dynamique de complémentarité avec le FNM», explique le chef de l’Etat. Il souligne que ce nouveau produit du FNPEEJ est un bel instrument de mise en œuvre des Objectifs du développement durable d’autant qu’elle contribuera à l’élimination de la pauvreté.
Le chef de l’Etat a annoncé la mise en place d’un fonds de 6 milliards de francs CFA pour impacter 50 000 femmes.

Actualités 19 nov. 2015


Promotion de la sécurité alimentaire au Bénin: Filière riz, un potentiel encore sous-exploité !

Promotion de la sécurité alimentaire au Bénin: Filière riz, un potentiel encore sous-exploité !

Produire ce que l’on consomme et consommer ce que l’on produit, c’est sans doute l’une des clés du développement en général et du développement de l’agriculture en particulier. Où en sommes-nous au Bénin, s’agissant de la filière riz ? Cette spéculation est-elle produite en quantité suffisante ? Dans quelles conditions ? Quel sort pour les producteurs ?

« La sécurité alimentaire existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès physique et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active », disent les spécialistes.

Le riz aussi à la base de l'alimentation

Si le maïs est généralement considéré comme la base de l’alimentation au Bénin, le riz semble devenir, de plus en plus, une composante essentielle au point de générer un intérêt particulier tant de la part de particuliers que de l’Etat lui-même. Et si la production évolue en dents de scie, en raison des aléas climatiques ou des techniques culturales, elle est tout de même en dynamique positive. A la direction de la Statistique agricole du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, les données renseignent que la production nationale s’établit à 234.145 tonnes pour la saison 2014-2015, pour une superficie emblavée de 74.586 hectares, avec un rendement moyen de 3,139 tonnes à l’hectare. Des statistiques nettement meilleures à celles de la campagne précédente qui révèlent une production nationale de 206.943 tonnes, pour une superficie emblavée de 68.259 hectares et un rendement par hectare de 3,032 tonnes. Moins bien que la campagne agricole 2012-2013 au cours de laquelle, pour moins de superficie emblavée (65.730 hectares), la production s’est portée à 219.101 tonnes, soit un rendement moyen à l’hectare de 3,333 tonnes. Un rendement moyen à l’hectare plus intéressant encore en 2011-2012, s’établissant à 3,924 tonnes et générant une production nationale de 218.939 tonnes pour 55.797 hectares de superficie emblavée. En fait, c’est à partir de cette campagne, semble-t-il, que le Bénin a pris conscience de ses potentialités rizicoles. Précédemment en effet, la production était de moindre importance. 124.974 tonnes en 2010-2011, 112.705 tonnes en 2009-2010, 105.599 tonnes en 2008-2009, 74.867 tonnes en 2007-2008. Par rapport à ces données, certains bassins rizicoles se distinguent. Cas par exemple des départements du Borgou-Alibori, 95.944 tonnes en 2014-2015 (Malanville, Karimama et Banikoara étant les greniers essentiels), de l’Atacora-Donga, 70.514 tonnes en 2014-2015 (avec Boukoumbé, Matéri, Djougou et Ouaké comme champions de la production), du Zou-Collines, 53.811 tonnes en 2014-2015 (avec Glazoué, Dassa-Zoumè et Savalou en tête). A côté d’eux, le Mono-Couffo (6.032 tonnes en 2014-2015), l’Ouémé-Plateau (7.298 tonnes en 2014-2015) et l’Atlantique (546 tonnes en 2014-2015) font figure de nains rizicoles. Somme toute, une production qui gagnerait à s’intensifier sur les prochaines années, pour que l’offre nationale réponde de façon adéquate à la demande. En effet, les chiffres de l’importation de cette céréale au Bénin témoignent que la demande est largement supérieure à l’offre. Selon l’Office national d’Appui à la Sécurité alimentaire (ONASA), le Bénin a importé 725.001 tonnes de riz en 2014, soit plus de trois fois la production domestique. En 2013, ce furent 730.521 tonnes importées contre 335.925 tonnes en 2012, 199.889 tonnes en 2011, 421.360 tonnes en 2010, 521.138 tonnes en 2009, etc. Déduction logique, la production nationale n’arrive pas encore à couvrir les besoins. Pourtant le potentiel rizicole du Bénin est manifeste.

Nous les producteurs de riz…

Grand-Popo. Nous sommes dans le village de Houndjohoundji, agglomération de Matékpo. Ici, une rizière s’étend sur 20 hectares. C’est l’œuvre de sieur Eloi Hounkponou. Ce particulier y mène son expérience depuis 2011. Pour produire son riz qu’il garantit entièrement bio et donc sans engrais, il emploie une centaine de personnes préposées au sarclage, à la chasse aviaire, à l’étuvage, à l’ensachage, etc.). Eloi Hounkponou pense que le soutien et l’accompagnement de l’Etat en termes techniques et matériels doivent être effectifs pour que la filière se porte davantage bien… Car, expose-t-il, « pour la chasse aviaire par exemple, il faut se lever tôt, se mettre à l’œuvre dès 6h du matin et y rester jusqu’à 19h. Je dois nourrir trois fois par jour les personnes qui le font, et leur payer 30 000 FCFA chacune à la fin du mois. Et il faut le faire sur trois mois. Mais avant, j’avais élevé des piliers dans mon champ, puis acheté des filets pour le couvrir. Ceux-ci se sont révélés pas très adaptés. Ce fut donc une grosse dépense sans résultat probant». C’est au prix de ces efforts et investissements qu’il peut se réjouir d’avoir un rendement de 6,2 tonnes à l’hectare, lequel peut être bonifié si les techniques de semis elles-mêmes sont améliorées, assure-t-il. Pour le moment, après le décorticage, il se retrouve avec 80 à 90 tonnes de riz.
Comme lui, Léopold S. Azonhoumon et Pierre Azian sont des producteurs de riz. Eux sont dans le village Gangban dans la commune d’Adjohoun. En fait, ils ne produisent pas de façon isolée. Ils appartiennent au groupement Gbénonkpo (Entente en langue locale), lequel regroupe 17 personnes et a emblavé une superficie de 100 hectares en 2015 pour un rendement moyen de 5 tonnes à l’hectare. Ici aussi la variété IR 841 est prisée et, comme à Grand-Popo, des investissements sont nécessaires. Le groupement Gbénonkpo doit, en effet, veiller à disposer de bonnes semences ; car leur mauvaise qualité affecte la production, tout comme une pluviométrie trop abondante est nuisible. De même, il faut organiser la lutte contre les criquets, les termites, les oiseaux. Relativement à ces derniers parasites, le recours aux filets de protection s’est révélé inefficace aussi. Par suite, Gbénonkpo emploie une centaine de personnes, sur une période d’un mois et demi. Des manœuvres rémunérés en fonction de la pénibilité de la tâche à laquelle ils sont préposés. Mais un problème de taille se pose ici: l’indisponibilité de la main d’œuvre.

Avec 350 hectares de terres aménagées et exploitées pour une surface disponible de 516 hectares, pour un rendement moyen de 3,5 tonnes/hectare et un pic de 6 à 7 tonnes parfois, les 1053 producteurs membres de l’UGPPM, dont environ 300 femmes, sont plus ou moins à l’abri des intempéries. Leur périmètre dispose de digues de protection et ne subit que rarement l’inondation, notamment lorsqu’il est envahit par les eaux de ruissellement qui descendent de la ville.
Les riziculteurs béninois vivent-ils de leur activité ? De l’avis général, la filière est rentable même si quelques réglages devraient être encore faits. Eloi Hounkponou, par exemple, informe que globalement, s’il faut tenir compte du coût de production seulement, l’activité est rentable. Et il explique : « Ma production s’écoule entièrement sur le marché local, mes clients sont essentiellement des particuliers. Je cède mon riz à 3 500 FCFA le sac de 5kg, après une campagne promotionnelle au cours de laquelle le même sac était vendu bien en deçà. Mes sacs d’emballage, je les commande sur la Chine mais le conditionnement se fait sur place à Matékpo.» Mais s’il faut intégrer toutes les charges, la rentabilité s’en trouve relativisée. David Dansou de l’URIZOP est tout formel: «la filière riz est très rentable dans la Vallée de l’Ouémé. Les producteurs font de bonnes affaires, nous aussi. Nous n’arrivons même pas à satisfaire la demande. Il en va de même d’Entreprise et Services aux Organisations de Producteurs (ESOP-Vallée) aussi à Dangbo où cette structure a une unité de transformation… Le sac de 5KG, variété IR 841 conditionnée par la Coopérative d’amélioration de la filière riz dans l’Ouémé-Plateau (CAFROP), mise en place par l’URIZOP, est cédé à 2 700 FCFA et coule très bien.» Les producteurs sont-ils aussi satisfaits ? En général, ils sont plus nuancés.

Le principal partenaire

Demandez à Léopold S. Azonhoumon et Pierre Azian, s’ils vivent de leur activité. Pudiquement, ils concèdent que oui, mais sans pouvoir vous renseigner sur la masse d’argent qu’ils engrangent. Ils semblent même la minorer quand vous insistez, évoquant un bénéfice d’à peine 300 000 FCFA. Sur la même préoccupation, Faustin Etèkpo, entre des rires, répond que «ce devrait être le cas mais les aléas climatiques ne nous aident pas.» Amadou S. Idrissou, lui, vous lance simplement avec un sourire qui trahit sa gêne: «Qu’il en soit ainsi…» En fait, en interrogeant les réalités, on comprendrait les hésitations des producteurs. Dans la Vallée de l’Ouémé, la CAFROP et ESOP-Vallée achètent le paddy (riz non décortiqué) aux producteurs à 150 000 FCFA/tonne alors que ceux-ci dépensent 10kg de semence à l’hectare, laquelle est acquise pour 300 FCFA le kilo. Quand la CAFROP, qui fait en moyenne 100 tonnes de riz long grain par an, n’arrive pas à leur prendre toute leur production, les riziculteurs vendent la différence à la SONAPRA. C’est cette structure qui est le principal partenaire des producteurs de Glazoué et de Malanville. Suivant les producteurs, la SONAPRA leur prend le produit à 170 000 FCFA la tonne mais ne paye pas au comptant. Parfois même, c’est 6 à 12 mois plus tard que les paiements sont effectués. A Malanville particulièrement, signale le président de l’UGPPM, un contrat lie les producteurs à la SONAPRA. Celle-ci leur livre les intrants, notamment l’engrais, à crédit. Ensuite ils remboursent en nature à raison de 170 000 FCFA la tonne. De même ils bénéficient du système de microcrédits mis en place pour soutenir certaines spéculations. Ces renseignements n’ont pu, hélas, être confrontés à ceux de la SONAPRA, nos démarches pour en recueillir la version, étant restées vaines.
Mais ce qui fait surtout que les producteurs sont nuancés dans l’appréciation de leur chiffre d’affaires, ce sont les difficultés. En fait, «une fois qu’ils ont remboursé la SONAPRA, les producteurs ont du mal à écouler le reste de leur production. Ils sont donc obligés de céder le sac de 100 kg à 10 000 FCFA au lieu de 17 000 FCFA. En clair, on brade le riz et ce sont les Nigérians et Nigériens qui, via des intermédiaires locaux, le rachètent», fait constater Amadou S. Idrissou. De même, lui comme les producteurs de Glazoué, d’Adjohoun ou de Grand-Popo, déplorent la propension de l’Etat à faire la part belle au riz importé, qu’il fait venir selon eux, lui fait de la publicité et écoule au détriment de la production nationale. Or, suggère le président de l’UGPPM, «l’Etat devrait prendre systématiquement le riz produit au pays et en faire la promotion. Le faire servir dans les prisons civiles, les camps militaires…comme en 2008-2009, lors de la crise alimentaire, nous avions fait de bonnes affaires puisque l’ONASA nous avait acheté toute notre production.»
Et si les producteurs ne trouvent pas forcément leur compte, d’autres acteurs intermédiaires, par contre, font de bonnes affaires. «Parce que notre riz est très apprécié de par sa qualité, certains grossistes nous le prennent, parfois à crédit, et pratiquent une marge bénéficiaire trop importante qui dessert la production nationale, jugée dès lors trop chère.»

La mécanisation en soutien…

L’utilisation de machines agricoles n’est pas encore un réflexe dans les exploitations rizicoles. Là où elle est effective, quand elle n’est pas à l’étape embryonnaire, c’est qu’elle présente encore des insuffisances. Ainsi, si le groupement Gbénonkpo de Léopold S. Azonhoumon et Pierre Azian, a une exploitation de 100 hectares, tout y est encore manuel, signalent-ils. En fait, parce qu’ils recourent aux services d’une main d’œuvre constituée de 100 personnes qu’ils emploient sur un mois et demi chaque saison, ils n’y ont jamais pensé. Désormais, ils y réfléchissent. Surtout qu’ils ont appris que le Programme de promotion de la mécanisation agricole (PPMA) peut leur venir en appui. Comme elle l’a fait pour Eloi Hounkponou en lui vendant une moissonneuse-batteuse en 2014 pour un peu plus de 5 000 000 FCFA dont le remboursement est échelonné sur cinq ans. C’est que lui a pris conscience très tôt de la nécessité de faire de la production intensive. Aussi, après avoir évolué en mode artisanal les deux premières années, a-t-il acquis sur fonds propres, dès 2013, une décortiqueuse. Puis il a récupéré deux tracteurs abandonnés par la mairie de Grand-Popo, les a réparés et les utilise désormais autant que la mairie peut s’en servir. Problème, quand les machines tombent en panne, les pièces de rechange sont, sinon introuvables, du moins très difficiles à avoir. Aujourd’hui, Eloi Hounkponou rêve d’avoir une vanneuse «pour dégager les déchets du riz car ce serait mieux que ce que font les femmes à la main» et d’une calibreuse «pour séparer le riz cassé du long grain». Dans tous les cas, confie-t-il, «mon ambition est d’emblaver davantage de superficie. Je vais donc persévérer puisque je suis persuadé que la filière est rentable, tant ma production est entièrement écoulée et la demande reste insatisfaite.» S’il salue bien le geste du PPMA, il pense que l’Etat pourrait aider la filière à optimiser ses rendements en mécanisant entièrement le processus de production et en mettant l’énergie électrique à disposition. Autrement, les producteurs engagent trop de dépenses.» La CAFROP de l’URIZOP a plus de chance. Elle bénéficie de l’appui de ses partenaires européens pour l’acquisition des machines de transformation. C’est ainsi qu’elle a pu acquérir 3 décortiqueuses, 3 vanneuses-batteuses, une motopompe… grâce à l’Union européenne, aux Ong italiennes CISV et RC. Faustin Etèkpo et ses amis de l’UNIRIZ-C ne dédaigneraient pas d’avoir l’appui du PPMA en plus de celui de ses partenaires traditionnels. L’Union des Groupements de producteurs du périmètre irrigué de Malanville, par contre, n’est plus à l’étape de souhait. Elle a déjà bénéficié de batteuses mises à sa disposition par le PPMA mais celles-ci n’ont pas fonctionné, souligne Adamou S. Idrissou. Qui déplore qu’on n’ait pas pris l’avis des producteurs avant. « Autrement, nous aurions demandé des moissonneuses », laisse-t-il entendre pointant du doigt des machines (motoculteurs et moissonneuses notamment) répandues sur une partie du périmètre irrigué, dons de la Chine, qui fonctionnent globalement bien et sont très utiles pour la production ; même si des difficultés d’approvisionnement en pièces de rechange sont évidentes.
Par ailleurs, un motif de déception à l’UGPPM, c’est cette machine offerte par la Chine, en plus d’une motopompe, pour drainer vers le fleuve Niger, les eaux de pluie qui pourraient débouler de la ville et inonder le périmètre. « Depuis trois ans, déplore Adamou S. Idrissou, elle n’a jamais été installée pour être mise en service. Toutes nos démarches en direction du ministère de l’Agriculture sont restées vaines. De fait, ce don fait à l’UGPPM par la Chine est toujours dans son emballage ! »
Par contre, le problème d’énergie ne se pose plus ici. Depuis quelques années, le périmètre est autonome sur le plan énergétique, grâce à l’écoute du chef de l’Etat qui y a fait réaliser un programme à cet effet. Ce dont le président de l’UGPPM lui sait gré.

Actualités 18 nov. 2015


Risques liés aux avortements clandestins: Comment prévenir les riques?

Risques liés aux avortements clandestins: Comment prévenir les riques?

Les méthodes contraceptives visent à réduire la mortalité maternelle. Elles aident les couples à mieux planifier leur vie en espaçant les naissances. Bien que bénéfiques pour celles qui les ont adoptées, des femmes pour certaines raisons n’en font pas usage et tombent enceintes. Ces grossesses involontaires subissent généralement une interruption dont la plupart sont fatales pour les porteuses.

«Aucune femme ne souhaite un jour avoir un avortement. Pourtant, face à une grossesse non planifiée, certaines femmes, les célibataires en particulier, ne voient pas d’autre issue que l’avortement», déclare Hélène Houngbo, présidente nationale du Mouvement d’action des Jeunes de l’Agence béninoise pour la planification familiale (ABPF). C’était au cours des travaux de l’atelier de renfoncement des capacités des journalistes sur la contraception et les avortements à risque qui ont commencé depuis le lundi 16 novembre dernier à Bohicon. Il résulte de cette déclaration que la non planification des grossesses est la principale cause des avortements clandestins qui conduisent généralement à des complications et à la mort. Hormis les rares situations où l’on est contraint de mettre fin à une grossesse désirée en vue de sauver la vie ou préserver la santé d’une femme, ou du fait que le fœtus ne peut survivre en dehors de l’utérus, poursuit Hélène Houngbo, la grande majorité des avortements provoqués visent à interrompre des grossesses non planifiées. Pour elle, une grossesse peut être non planifiée pour plusieurs raisons parce qu’elle est le résultat de rapports sexuels forcés et incestueux; ou parce qu’une femme manque de moyens pour élever un enfant, elle n’a pas encore fini l’école, elle se trouve dans une relation instable, est encore célibataire, a un partenaire qui ne peut pas prendre un enfant en charge, elle veut un intervalle inter génésique suffisant, ou a atteint la taille de famille qu’elle désire. La plupart de ces grossesses pourraient être évitées grâce à l’utilisation des contraceptifs, y compris la contraception d’urgence.

Les préférences croissantes pour moins d’enfants

Selon l’OMS, 215 millions de femmes vivant dans des pays en développement n’ont pas accès à des moyens de contraception modernes malgré le désir de limiter les naissances. Ainsi, 82% des grossesses non désirées dans les pays en développement surviennent chez des femmes dont les besoins en matière de contraception ne sont pas satisfaits.
Au Bénin, les jeunes filles des collèges et lycées et surtout les femmes en couple pratiquent l’avortement. «Ce phénomène n’est pas sans explication», souligne Hélène Houngbo. Lorsque les désirs des femmes pour des familles moins nombreuses augmentent plus vite que l’adoption et l’utilisation effective des contraceptifs modernes, le résultat inévitable est une hausse des grossesses non planifiées qui à son tour augmente les naissances non planifiées et des avortements provoqués. Ce comportement montre que des femmes manifestent le désir d’avoir moins d’enfants mais ne sont pas toujours autorisées à utiliser des contraceptions. Elles se heurtent à des obstacles qu’il faille analyser et corriger. La cause immédiate d’une grossesse non planifiée est la non-utilisation des contraceptifs, l’utilisation abusive ou l’échec d’une méthode contraceptive. Pour agir sur leurs préférences d’avoir moins d’enfants, les femmes ont besoin d’obtenir et d’utiliser avec succès les contraceptifs modernes.
Au nombre des obstacles liés à l’utilisation des méthodes de la planification, contrairement aux objections culturelles évoquées pour la non-utilisation, il y a les raisons liées aux effets secondaires ou aux rumeurs liées aux méthodes. Une autre barrière qui peut être levée grâce à de meilleurs conseils, est la croyance commune selon laquelle les femmes doivent d’abord reprendre leurs menstruations après une grossesse, avant de redémarrer la pratique contraceptive.
Certains des obstacles structurels profondément ancrés contre l’utilisation des contraceptifs à grande échelle, prennent en compte les problèmes habituels de financement insuffisant, la pénurie des ressources humaines et le manque de formation adéquate chez le personnel de santé.

Des complications liées aux méthodes utilisées

Une raison justifiant le niveau très élevé des besoins non satisfaits chez les femmes célibataires est que la stigmatisation sociale contre l’activité sexuelle en dehors du mariage, empêche les femmes de solliciter et de recevoir les services de contraception. Tant que cette situation perdure, les jeunes femmes célibataires seront à risque élevé de grossesses non planifiées et, par extension, très exposées aux dangers de l’avortement à risque.
Les complications d’avortement et leur gravité sont étroitement liées au type de méthodes abortives utilisées. Les méthodes les plus " à risque " sont surtout celles basées sur la pharmacopée traditionnelle, l’insertion d’objets dans l’utérus, l’utilisation de médicaments en surdosage, les produits chimiques. Mais les méthodes chirurgicales ne sont pas non plus dénuées de risques surtout lorsqu’elles sont pratiquées par des personnels de santé non qualifiés ou dans un environnement sanitaire inadéquat. L’utilisation de certaines méthodes ne produit pas toujours l’effet escompté. Elle se solde parfois par un échec de cet avortement, des séquelles pour l’enfant à naître ou des problèmes de santé pour la femme.
Les complications les plus fréquentes sont des lésions des organes génitaux, des douleurs pelviennes chroniques, des infections, des hémorragies, des hystérectomies, des problèmes de stérilité et d’incontinence, et même le décès de la femme. À ces problèmes de santé s’ajoutent toutes les conséquences psychologiques et sociales pour les femmes, conséquences peu abordées dans les études.

Les risques liés aux avortements
et moyens de prévention

Le chargé de programme à l’ABPF, Serge Kitihoun, a rappelé que les principaux risques des avortements chirurgicaux sont les mêmes que pour ceux médicamenteux. A savoir des douleurs, des saignements et des nausées. Cependant, l'IVG chirurgicale présente des risques inhérents à toute intervention chirurgicale, mais également un risque de perforation de l'utérus, de perforation de l'intestin, d’hémorragie et des infections. Il a expliqué que l'introduction dans l'utérus de matériel médical, parfois en métal met en danger l'intégrité de l'utérus. La complication la plus grave et redoutée des gynécologues est la perforation de l'utérus. La lacération du col de l'utérus, si elle est moins grave que la perforation, est cependant beaucoup plus fréquente : 1% des avortements d'un embryon de moins de 3 mois réclame des points de suture. Les risques sont accrus lorsque l'embryon a plus de trois mois, pour les adolescentes, ou quand le praticien néglige d'utiliser une laminaire pour dilater le col. La perforation ou la lacération de l'utérus peut entraîner des complications pour les grossesses futures, et peuvent obliger les médecins à procéder à une hystérectomie et donc les complications spécifiques à cette opération. Elles sont aussi mises en causes dans les cas de stérilité des femmes. Les femmes qui ont eu un, deux ou trois avortements courent respectivement 1,89; 2,02 et 2,66 fois plus de risques d'avoir un accouchement prématuré en comparaison à celles qui ont mené à terme une grossesse. L'avortement, associé à des dommages de l'utérus accroît le risque de prématurés, de complications durant la naissance, d'un développement anormal du placenta pour les grossesses tardives. Ces complications sont les principales causes de handicap pour les nouveau-nés. Il est évident, a rassuré Serge Kitihoun, que prévenir les interruptions volontaires de grossesses revient à prévenir celles non désirées par des moyens de contraceptions adéquats et par une information et une éducation sexuelles. Il reste encore beaucoup de craintes, de croyances, de pressions familiales ou de la part du mari, en plus d’un accès difficile et parfois onéreux aux contraceptifs, qui entravent l’accès des femmes à la contraception?

Santé 18 nov. 2015


Deuxième forum national sur l’alimentation scolaire: Attirer l’enfant vers l’école et l’y maintenir

Deuxième forum national sur l’alimentation scolaire: Attirer l’enfant vers l’école et l’y maintenir

Il se tient depuis le lundi 16 novembre dernier à Cotonou, le deuxième forum national sur l’alimentation scolaire. La cérémonie d’ouverture de cet évènement qui se tient en présence de nombreuses délégations étrangères a été présidée hier mardi 17 novembre, par le ministre des Travaux publics et des Transports, Gustave Dépo Sonon, représentant le chef de l’Etat.

La cantine scolaire occupe une place privilégiée dans le développement harmonieux du système éducatif de notre pays. Nombreux sont les élèves en milieu défavorisés qui mangent à peine, car issus de parents ayant des moyens limités. Ces derniers ont alors très peu de chance de poursuivre jusqu’au bout leurs études.

Le ministre des Enseignements maternel et primaire. Eléonore Yaï Ladékan, a affirmé que le repas de la cantine scolaire contribue non seulement à attirer l’enfant vers l’école, mais contribue également à l’y maintenir de sorte qu’il apprenne mieux, qu’il ait de meilleurs résultats et qu’il achève son cycle primaire.
«Offrir un repas à un enfant à l’école ne constitue, ni un luxe, ni un gaspillage, mais une nécessité», poursuit-elle avant d’affirmer qu’en milieu scolaire, tous les instituteurs et les professeurs des lycées et collèges, témoignent que les enfants affamés sont moins dociles, moins attentifs, moins studieux et moins mobilisés pour les études qu’il s’agisse de leçons à réciter, d’exercices à effectuer, de devoirs à traiter ou de rôles à jouer pour la discipline dans la classe.
Aussi, a-t-elle justifié la tenue du forum national sur l’alimentation scolaire par la volonté du chef de l’Etat de généraliser les cantines scolaires et surtout son attachement à l’alimentation et à la santé scolaires. Elle s’est voulue alors reconnaissante aux partenaires du secteur de l’éducation pour leur soutien à une éducation de qualité.
Eléonore Yaï Ladékan a indiqué, que ce forum, après avoir présenté le point d’avancement des recommandations du premier, tenu en 2010, définira le champ d’application de la nouvelle politique et élaborera un plan d’actions pertinent, crédible et soutenable pour l’opérationnalisation de l’alimentation scolaire au Bénin, les pistes de mobilisation des ressources humaines et financières pour la mise en œuvre de ladite politique et le renforcement des capacités des communautés pour les années à venir.
Au-delà de cet objectif, des thèmes comme : ''Les relations entre le fonctionnement des cantines scolaires et la production agricole locale "La situation nutritionnelle et l’amélioration de la situation sanitaire par une sélection des produits''; ''La production et la circulation des denrées alimentaires''; ''La qualité des nutriments proposés et la satisfaction des besoins nutritionnels et les innovations en matière de financement durable de l’alimentation scolaire'' seront au centre des préoccupations.

Gratitude et engagements

Axelle Houénoussi, de l’école primaire publique de Jéricho, a dans un mot de gratitude dit au nom de ses pairs, remercié le gouvernement pour avoir organisé ce forum qui se penche sur l’alimentation scolaire. Soutenant que c’est grâce à la cantine scolaire que certains élèves travaillent bien, Axelle Houénoussi a plaidé pour que tous les écoliers y aient accès.
Le représentant résident du Programme alimentaire mondial (PAM) au Bénin, Housainou Tall a exprimé le soutien de son institution au gouvernement du Bénin dans le renforcement de ses capacités dans le domaine avant d’affirmer que l’alimentation scolaire est un investissement qui porte ses fruits.
Le représentant résident du PNUD au Bénin, chef de file des partenaires techniques et financiers, Rosine Sori Coulibaly, a affirmé que l’alimentation scolaire est un choix qui contribue à l’amélioration de l’alimentation des enfants.
En dépit des progrès réalisés au Bénin, elle recommande un réajustement des cantines scolaires à l’échelle nationale et surtout la contribution des parents.
Le ministre des Travaux publics et des Transports, Gustave Dépo Sonon, représentant le chef de l’Etat, a dit au nom de celui-ci que le deuxième forum national sur l’alimentation scolaire est la marque de la concrétisation du souhait de la promotion de l’alimentation scolaire au Bénin, au regard de la vision du gouvernement pour le secteur de l’éducation et particulièrement pour les questions de santé et d’alimentation.
Il a rappelé que le gouvernement du Bénin a mobilisé et continue de mobiliser assez de moyens, certes insuffisants pour promouvoir la scolarisation des enfants en vue de garantir l’éducation pour tous.
Gustave Dépo Sonon a, au nom du chef de l’Etat demandé aux enseignants en grève de reprendre le chemin de l’école et a dit la volonté du gouvernement d’étudier les possibilités de résolution de la crise qui paralyse le milieu scolaire au Bénin?

Education 18 nov. 2015


Journée mondiale du coeur et du diabète: Lokossa exécute une dizaine de kilomètres de marche

Journée mondiale du coeur et du diabète: Lokossa exécute une dizaine de kilomètres de marche

La direction départementale de la Santé a organisé, samedi 14 novembre dernier dans les communes du Mono-Couffo, une marche visant le maintien du cœur comme arme efficace contre les maladies chroniques. A Lokossa, le premier responsable du service déconcentré, Julien Atinon a pris une part active à cette activité.

Inscrite dans une dynamique nationale, la marche de Lokossa a mobilisé des citoyens issus des différentes couches socio-professionnelles y compris le personnel du système sanitaire. Ensemble avec le directeur départemental de la Santé, Julien Atinon et son collaborateur Oscar Aubain Amoussou, directeur du Centre hospitalier départemental, des citoyens de Lokossa ont parcouru, samedi dernier, une dizaine de kilomètres dans le cadre de la marche du cœur.

Les marcheurs sont partis tôt de l’hôpital de zone de la commune, pour arpenter l’axe feux tricolores de la mairie – carrefour Agnivèdji en passant par la SITEX et l’Institut universitaire de Lokossa et ce, dans le sens aller et retour. Le long du parcours, une septuagénaire s’est révélée en s’imposant à la tête de la marche jusqu’à destination, à l’hôpital de zone de Lokossa. A ce niveau et en dépit de la sueur perlant encore sur certains visages, les participants se sont remis à une séance d’étirement. Pendant une dizaine de minutes, le médecin capitaine dans le rôle de coach, leur a fait exécuter des exercices initiés par ses soins.
«Nous comptons mettre sur pied un club sportif en vue de perpétuer cette activité et rapprocher la fréquence de son exercice», dévoile le directeur départemental de la Santé. Le médecin capitaine justifie son initiative par «l’accroissement des maladies cardiovasculaires et cérébraux-vasculaires, des patients de l’hypertension artérielle et du diabète puis d’autres maladies chroniques, sources de nombreux décès subites enregistrés désormais dans le rang de la jeunesse».
Déjà, un peu plus tôt avant cette phase, le chef du service départemental de la Santé, Richepin Aplogan, replaçant l’activité dans son cadre formel, a exhorté les athlètes du jour à consacrer au moins deux heures de temps par semaine à l’exercice physique. Richepin Aplogan insiste sur la nécessité d’éliminer le surplus de poids. Ce phénomène se répand du fait de l’adoption de nouvelles habitudes alimentaires intégrant une bonne part de calories, commente-t-il, en mettant à l’index la consommation non modérée du sel, d’huile, etc. La seule arme de lutte efficace contre le surplus de poids, conseillent Richepin Aplogan et Julien Atinon, demeure l’exercice physique en l’occurrence la marche?

Santé 17 nov. 2015


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