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Nouvelles

Deux Nigérians poursuivis pour association de malfaiteurs (12e dossier): L’accusé Divine Obi tombe lourdement à l’audience, la cause renvoyée

Ce sont deux Nigérians, accusés des crimes d’association de malfaiteurs, de vol qualifié et de coups et blessures volontaires, qui comparaissaient devant la Cour d’assises de Cotonou, en sa deuxième session de l’année 2015, hier lundi 10 août. Divine Obi et Ifeanyi Moses Ofoukwu alias Chief Okofor, la quarantaine, sont présentés comme les braqueurs de la Recette-perception de Grand-Popo en 2006. Ils sont défendus par Mes Vincent Tohozin, Julien Togbadja et Bonaventure Essou. La cour de céans est présidée par Saturnin Calixte Avognon, assisté de William Kodjoh Kpakpassou et Virgile Kpomalègni (assesseurs) puis de Benoît Gbènassoua, Zanmènou Louis Hounkanrin, Hounyèmè Honoré Mello, François Koundé et Osséni Abiossè (jurés, le dernier étant suppléant). Des débats, Me Théogène Zountchékon, greffier, a assuré la transcription.

Les faits dont répondent les accusés remontent au 29 août 2006. Ce jour-là, à Grand-Popo, aux environs de 13h, Divine Obi, Ifeanyi Moses Ofoukwu alias Chief Okofor, un certain Bidémi Bada dit Coach et un autre non encore identifié, armés de fusils auraient fait irruption dans le logement de fonction de Cyrille Agnandji, receveur de la Recette des Impôts de Grand-Popo. Sous la menace d’armes à feu, ils ont tenu en respect Cyrille Agnandji et toute sa famille. Après avoir enfermé ses enfants dans une chambre, ils lui ont porté des coups et fait des blessures pour le contraindre vainement à leur ouvrir la porte de la caisse et à leur remettre la clé du coffre-fort de la Recette-perception. Tous les bureaux étaient passés aux peignes fins. Aux environs de 15h, chaque usager et employé de la Recette-perception était pris en charge par les malfrats. Ils auraient été roués de coups, dessaisis de leurs portables et de leur argent avant d’être enfermés dans un local de la Recette-perception. Michel Wongla, le caissier aurait été accueilli dans les mêmes conditions et contraint d’ouvrir le coffre-fort de la Recette d’où les malfrats auraient soustrait 10 000 000 F CFA avant de s’emparer des 8 639 719 F CFA se trouvant sous une trappe. A la fin, ils auraient enfermé toutes leurs victimes dans le magasin de la Recette avant de s’enfuir. Les bulletins N°1 de leurs casiers judiciaires ne portent mention d’aucune condamnation. Et il ressort du rapport d’expertise médico-psychiatrique des accusés qu’ils ne présentaient aucun trouble mental ni d’antécédent psychiatrique pouvant abolir le contrôle de leurs actes au moment des faits.

L’arrêt de renvoi renseigne par ailleurs que le receveur n’ayant pas donné la combinaison du coffre-fort, les malfrats ont maintenu leurs otages sous pression jusqu’à 15h, attendant l’arrivée des autres employés. C’est ainsi que le caissier Michel Wongla aurait été pris en charge… Et suite aux dénonciations de Watchiou Souin, le nommé Moukaramou Otekpola a été arrêté. Courant 2007, Chief Okofor et Divine, détenus à la prison civile de Cotonou dans le cadre du braquage du véhicule SAGAM (intervenu le 6 décembre 2006 derrière la présidence de la République) ont été identifiés par certaines personnes victimes du braquage de la Recette-perception de Grand-Popo…

Ils nient les faits

Les accusés passent déposer à la barre. Dans un français approximatif, ils plaident non coupables et quand ils n’en peuvent plus, ils y vont en anglais pour mieux se faire comprendre. Le traducteur joue alors sa partition. Parfois, un des accusés a le sentiment qu’il ne traduit pas bien ses pensées et le reprend. Le premier à déposer, Chief Okofor, raconte que le jour des faits, il était au Nigeria, vaquant à ses affaires. Et s’il a été en prison ensuite, parce que les policiers nigérians l’ont appréhendé et remis à la police béninoise, c’est que son nom a été cité dans le braquage intervenu derrière la présidence de la République courant 2006 ; et sa photo diffusée dans les journaux, alors qu’il n’aurait rien à y voir. Ce n’est qu’à l’occasion de son arrestation, dit-il, qu’il a vu Divine Obi pour la première fois au commissariat. «Mais quel sort le poursuit pour que, dans chaque cas de braquage, son nom surgisse ?», veut comprendre la Cour. Il jure qu’il n’a rien fait, explique qu’il était à sa boutique. Le ministère public s’étonne que l’accusé se souvienne bien de sa journée du 28 août 2006 mais oublie curieusement tout ce qu’il s’est produit le reste de l’année…
Comme lui, Divine vient clamer son innocence. Et si des plaignants disent l’avoir reconnu, il soutient n’avoir pas été sur les lieux du crime. C’est donc à tort, dénonce-t-il, qu’il est jeté en prison. «Mais que faisiez-vous à Grand-Popo ce jour-là ?», lance le président. «Je n’ai jamais été à Grand-Popo». «Et comment se fait-il que deux personnes vous aient reconnu ?», «C’est une personne sur les trois qui a prétendu me reconnaître», rectifie-t-il. «Justement parce vous n’étiez pas postés au même endroit non, votre ami et vous ?», engage Saturnin Avognon, qui enchaîne en lui demandant combien ils étaient à mener l’opération. L’accusé ne varie pas. «Je n’ai jamais été à Grand-Popo», remet-il. La Cour n’est pas satisfaite, cherche à tirer tout cela au clair. Aussi, demande-t-elle à l’accusé si la personne qui a dit le reconnaître, en sa présence, est dans le prétoire. Lui est imperturbable : «Je ne connais personne». Mais si les policiers nigérians n’étaient pas convaincus de son implication dans les faits, pourquoi auraient-ils remis un national de chez eux à une police étrangère? N’était-il pas associé au braquage de la boutique Azar Jean à Cotonou ?, veut encore savoir Christophe Atinmankan du ministère public… Divine assure que le jour des faits de Grand-Popo, il était en voyage sur l’Espagne et n’est rentré au Nigeria qu’en décembre 2006, que son passeport fait foi mais est gardé par la police nigériane. Déclaration contenue dans le procès-verbal d’interrogatoire au fond, fait observer Me Julien Togbadja. Qui précise que l’accusé, au Nigeria, était allé voir au commissariat la femme de son frère aîné, lui-même en fuite, lorsque les policiers ayant su les liens de parenté, l’ont gardé à son tour. Car des amis à ce frère auraient perpétré le coup du 6 décembre à Cotonou et c’est une carte Sim délaissée dans le véhicule utilisé pour l’opération qui aurait permis d’établir la connexion.

L’accusé tombe lourdement, l’audience s’achève prématurément

Version trop belle pour être gobée par l’avocat de l’Agence judiciaire du Trésor, Me Victoire Agbanrin-Elisha. Autant que par la Cour qui lui demande de dire «Bonjour monsieur» en espagnol. Impossible. Surprenant pour quelqu’un qui dit avoir passé trois ans en Espagne à travailler dans un champ. Il lui est alors demandé de dire «Je suis au champ» en espagnol. Pas plus de chance. A chaque fois, le président de la Cour de céans lui donne la réponse. Ses avocats, pour l’aider, lui demandent de dire des mots espagnols qu’il connaît. Toujours rien. Saturnin Avognon lui propose alors de dire simplement «le mot» en espagnol. «Word» répond Divine. «C’est de l’anglais», lui fait observer le président qui vient une nouvelle fois à sa rescousse, déclarant que « le mot» en espagnol c’est «la palabra». Coup de théâtre, l’accusé se laisse lourdement tomber par l’arrière, raide tel un sac. Le sol carrelé révèle des traces de sang. Hypoglycémie ? Cinéma ? Malaise ? Les gendarmes du service d’ordre se penchent sur lui, lui font des signes de mains. Il réagit bien. «Il est lucide, c’est le plus important», lâche l’un d’entre eux. Entre-temps, Saturnin Avognon a prononcé la suspension de l’audience, le temps que l’accusé soit pris en charge… Celui-ci, une dizaine de minutes plus tard, se redresse et s’assied, la nuque légèrement ouverte et ensanglantée. Il secoue la tête, évalue la blessure par un toucher de la main gauche, puis se couche à nouveau. Son compère, Chief Okofor le regarde, lui-même la tête portant des traces de coupures antérieures…Une trentaine de minutes plus tard, les sapeurs-pompiers sont là. Ils l’emmènent sur une civière. Dans le véhicule de secours, il reste bras croisés, les détend pour faire des gestes quand un pompier engage la conversation avec lui, pour s’assurer qu’il est toujours conscient.
Quelques instants plus tard, la Cour fait constater l’incident et l’acheminement de l’accusé sur le CNHU et prononce le renvoi de l’affaire à une session ultérieure de la Cour d’assises.

Société 10 août 2015


Deux Nigérians poursuivis pour association de malfaiteurs (12e dossier): L’accusé Divine Obi tombe lourdement à l’audience, la cause renvoyée

Ce sont deux Nigérians, accusés des crimes d’association de malfaiteurs, de vol qualifié et de coups et blessures volontaires, qui comparaissaient devant la Cour d’assises de Cotonou, en sa deuxième session de l’année 2015, hier lundi 10 août. Divine Obi et Ifeanyi Moses Ofoukwu alias Chief Okofor, la quarantaine, sont présentés comme les braqueurs de la Recette-perception de Grand-Popo en 2006. Ils sont défendus par Mes Vincent Tohozin, Julien Togbadja et Bonaventure Essou. La cour de céans est présidée par Saturnin Calixte Avognon, assisté de William Kodjoh Kpakpassou et Virgile Kpomalègni (assesseurs) puis de Benoît Gbènassoua, Zanmènou Louis Hounkanrin, Hounyèmè Honoré Mello, François Koundé et Osséni Abiossè (jurés, le dernier étant suppléant). Des débats, Me Théogène Zountchékon, greffier, a assuré la transcription.

Les faits dont répondent les accusés remontent au 29 août 2006. Ce jour-là, à Grand-Popo, aux environs de 13h, Divine Obi, Ifeanyi Moses Ofoukwu alias Chief Okofor, un certain Bidémi Bada dit Coach et un autre non encore identifié, armés de fusils auraient fait irruption dans le logement de fonction de Cyrille Agnandji, receveur de la Recette des Impôts de Grand-Popo. Sous la menace d’armes à feu, ils ont tenu en respect Cyrille Agnandji et toute sa famille. Après avoir enfermé ses enfants dans une chambre, ils lui ont porté des coups et fait des blessures pour le contraindre vainement à leur ouvrir la porte de la caisse et à leur remettre la clé du coffre-fort de la Recette-perception. Tous les bureaux étaient passés aux peignes fins. Aux environs de 15h, chaque usager et employé de la Recette-perception était pris en charge par les malfrats. Ils auraient été roués de coups, dessaisis de leurs portables et de leur argent avant d’être enfermés dans un local de la Recette-perception. Michel Wongla, le caissier aurait été accueilli dans les mêmes conditions et contraint d’ouvrir le coffre-fort de la Recette d’où les malfrats auraient soustrait 10 000 000 F CFA avant de s’emparer des 8 639 719 F CFA se trouvant sous une trappe. A la fin, ils auraient enfermé toutes leurs victimes dans le magasin de la Recette avant de s’enfuir. Les bulletins N°1 de leurs casiers judiciaires ne portent mention d’aucune condamnation. Et il ressort du rapport d’expertise médico-psychiatrique des accusés qu’ils ne présentaient aucun trouble mental ni d’antécédent psychiatrique pouvant abolir le contrôle de leurs actes au moment des faits.

L’arrêt de renvoi renseigne par ailleurs que le receveur n’ayant pas donné la combinaison du coffre-fort, les malfrats ont maintenu leurs otages sous pression jusqu’à 15h, attendant l’arrivée des autres employés. C’est ainsi que le caissier Michel Wongla aurait été pris en charge… Et suite aux dénonciations de Watchiou Souin, le nommé Moukaramou Otekpola a été arrêté. Courant 2007, Chief Okofor et Divine, détenus à la prison civile de Cotonou dans le cadre du braquage du véhicule SAGAM (intervenu le 6 décembre 2006 derrière la présidence de la République) ont été identifiés par certaines personnes victimes du braquage de la Recette-perception de Grand-Popo…

Ils nient les faits

Les accusés passent déposer à la barre. Dans un français approximatif, ils plaident non coupables et quand ils n’en peuvent plus, ils y vont en anglais pour mieux se faire comprendre. Le traducteur joue alors sa partition. Parfois, un des accusés a le sentiment qu’il ne traduit pas bien ses pensées et le reprend. Le premier à déposer, Chief Okofor, raconte que le jour des faits, il était au Nigeria, vaquant à ses affaires. Et s’il a été en prison ensuite, parce que les policiers nigérians l’ont appréhendé et remis à la police béninoise, c’est que son nom a été cité dans le braquage intervenu derrière la présidence de la République courant 2006 ; et sa photo diffusée dans les journaux, alors qu’il n’aurait rien à y voir. Ce n’est qu’à l’occasion de son arrestation, dit-il, qu’il a vu Divine Obi pour la première fois au commissariat. «Mais quel sort le poursuit pour que, dans chaque cas de braquage, son nom surgisse ?», veut comprendre la Cour. Il jure qu’il n’a rien fait, explique qu’il était à sa boutique. Le ministère public s’étonne que l’accusé se souvienne bien de sa journée du 28 août 2006 mais oublie curieusement tout ce qu’il s’est produit le reste de l’année…
Comme lui, Divine vient clamer son innocence. Et si des plaignants disent l’avoir reconnu, il soutient n’avoir pas été sur les lieux du crime. C’est donc à tort, dénonce-t-il, qu’il est jeté en prison. «Mais que faisiez-vous à Grand-Popo ce jour-là ?», lance le président. «Je n’ai jamais été à Grand-Popo». «Et comment se fait-il que deux personnes vous aient reconnu ?», «C’est une personne sur les trois qui a prétendu me reconnaître», rectifie-t-il. «Justement parce vous n’étiez pas postés au même endroit non, votre ami et vous ?», engage Saturnin Avognon, qui enchaîne en lui demandant combien ils étaient à mener l’opération. L’accusé ne varie pas. «Je n’ai jamais été à Grand-Popo», remet-il. La Cour n’est pas satisfaite, cherche à tirer tout cela au clair. Aussi, demande-t-elle à l’accusé si la personne qui a dit le reconnaître, en sa présence, est dans le prétoire. Lui est imperturbable : «Je ne connais personne». Mais si les policiers nigérians n’étaient pas convaincus de son implication dans les faits, pourquoi auraient-ils remis un national de chez eux à une police étrangère? N’était-il pas associé au braquage de la boutique Azar Jean à Cotonou ?, veut encore savoir Christophe Atinmankan du ministère public… Divine assure que le jour des faits de Grand-Popo, il était en voyage sur l’Espagne et n’est rentré au Nigeria qu’en décembre 2006, que son passeport fait foi mais est gardé par la police nigériane. Déclaration contenue dans le procès-verbal d’interrogatoire au fond, fait observer Me Julien Togbadja. Qui précise que l’accusé, au Nigeria, était allé voir au commissariat la femme de son frère aîné, lui-même en fuite, lorsque les policiers ayant su les liens de parenté, l’ont gardé à son tour. Car des amis à ce frère auraient perpétré le coup du 6 décembre à Cotonou et c’est une carte Sim délaissée dans le véhicule utilisé pour l’opération qui aurait permis d’établir la connexion.

L’accusé tombe lourdement, l’audience s’achève prématurément

Version trop belle pour être gobée par l’avocat de l’Agence judiciaire du Trésor, Me Victoire Agbanrin-Elisha. Autant que par la Cour qui lui demande de dire «Bonjour monsieur» en espagnol. Impossible. Surprenant pour quelqu’un qui dit avoir passé trois ans en Espagne à travailler dans un champ. Il lui est alors demandé de dire «Je suis au champ» en espagnol. Pas plus de chance. A chaque fois, le président de la Cour de céans lui donne la réponse. Ses avocats, pour l’aider, lui demandent de dire des mots espagnols qu’il connaît. Toujours rien. Saturnin Avognon lui propose alors de dire simplement «le mot» en espagnol. «Word» répond Divine. «C’est de l’anglais», lui fait observer le président qui vient une nouvelle fois à sa rescousse, déclarant que « le mot» en espagnol c’est «la palabra». Coup de théâtre, l’accusé se laisse lourdement tomber par l’arrière, raide tel un sac. Le sol carrelé révèle des traces de sang. Hypoglycémie ? Cinéma ? Malaise ? Les gendarmes du service d’ordre se penchent sur lui, lui font des signes de mains. Il réagit bien. «Il est lucide, c’est le plus important», lâche l’un d’entre eux. Entre-temps, Saturnin Avognon a prononcé la suspension de l’audience, le temps que l’accusé soit pris en charge… Celui-ci, une dizaine de minutes plus tard, se redresse et s’assied, la nuque légèrement ouverte et ensanglantée. Il secoue la tête, évalue la blessure par un toucher de la main gauche, puis se couche à nouveau. Son compère, Chief Okofor le regarde, lui-même la tête portant des traces de coupures antérieures…Une trentaine de minutes plus tard, les sapeurs-pompiers sont là. Ils l’emmènent sur une civière. Dans le véhicule de secours, il reste bras croisés, les détend pour faire des gestes quand un pompier engage la conversation avec lui, pour s’assurer qu’il est toujours conscient.
Quelques instants plus tard, la Cour fait constater l’incident et l’acheminement de l’accusé sur le CNHU et prononce le renvoi de l’affaire à une session ultérieure de la Cour d’assises.

Société 10 août 2015


Organisation des cours de vacances: Remettre les pendules à l’heure dans le rang des apprenants et enseignants

A défaut de consacrer toutes les vacances à la seule récupération physique, certaines écoles en profitent pour aider les élèves à renforcer leurs capacités. Les cours de vacances organisés à cet effet, sont bénéfiques aussi bien aux élèves qu’aux enseignants. Dans les établissements privés comme publics, la rigueur est bien de mise cette année dans l’organisation de ces séances de remise à niveau. C’est le constat fait hier, lundi 10 août, sur le terrain.

Les vacances constituent une période de repos par excellence et de distraction tous azimuts pour les écoliers et élèves. Mais…, pas pour tous ! Ces moments ne sont pas seulement réservés aux activités ludiques ou à la détente. Hier, lundi 10 août, à 9h50 mn. L’atmosphère qui régnait au collège catholique Père Aupiais pouvait bien renseigner à ce sujet. Tout porte à croire que nous étions dans une période d’examen ou de démarrage effectif de la rentrée des classes. Dans les salles de cours, ce sont des séances de remise à niveau qui sont organisées afin de remettre les pendules à l’heure dans le rang des élèves et éducateurs en attendant la rentrée proprement dite. Pour les enseignants, les cours de vacances revêtent un intérêt particulier pour les participants. Ils permettent de faire le point de l’année écoulée afin de mieux préparer l’année suivante.

«Même si l’on considère que les vacances sont destinées à la récupération physique et intellectuelle, il faut également penser qu’elles constituent le moment pour les élèves et leurs enseignants, de revisiter les notions acquises et/ou enseignées au cours de l’année scolaire et d’essayer de voir les réglages nécessaires à opérer avant la reprise prochaine des cours », explique Bruno Ahossi, conseiller pédagogique. Selon lui, la tête est comme le corps. Si on la laisse totalement, la reprise risque d’être difficile. «Même pendant la détente, l’esprit doit être fortifié pour permettre une bonne reprise des cours», insiste-t-il pour justifier la nécessité desdites séances.
Emmanuel Gnanvéamè et son collègue Ibrahim Chabi Sika, associés à cette activité pédagogique au collège catholique Père Aupiais, sont également convaincus de l’importance des cours de vacances pour tous. «Les vacances couvrent une période assez longue pour les apprenants. Pendant ce temps, ils s’amusent beaucoup et ont le temps d’oublier certaines notions avant la reprise des classes. Il faut donc une séance de remise à niveau et un minimum de temps de préparation aux différents examens», argumentent-ils. Ils soulignent que pour les élèves qui participent avec assiduité aux cours de vacances, cela influence positivement les premières moyennes à la rentrée scolaire. Aussi, ces séances leur permettent-ils d’actualiser les connaissances en tant qu’enseignants, affirment-ils.

Même rigueur

Au collège d’enseignement général de Gbégamey, le dispositif mis en place rassure également de la rigueur qui caractérise l’opération. On note une disponibilité dans le rang des enseignants.
«Nous faisons un rappel des situations d’apprentissage des années antérieures avant de démarrer les cours proprement dits», a indiqué Firmin Bessanh, enseignant dans ledit collège.
Ici, comme au collège catholique Père Aupiais, l’absentéisme et le désordre n’ont pas droit de cité. Qu’il s’agisse des écoles privées comme publiques, chaque établissement a mis en place ses stratégies pour dissuader les apprenants contre les retards et les absences, en vue de la réussite de l’opération.
Pour leur part, les élèves aussi savent les raisons de leur présence en ces lieux. Lionnella Houngbédji est élève en classe de 4è. Comme ses camarades, elle suivait avec beaucoup d’attention le cours d’anglais dans la matinée d’hier, lundi 10 août.
Cette réaction est également notée chez Abdoul Arouna, élève en classe de 3è. «Je participe aux cours de vacances pour avoir une longueur d’avance sur mes camarades qui en sont privés». Ce dernier précise surtout qu’il a beaucoup à gagner de ces séances, car n’ayant pas obtenu une bonne moyenne pour passer de la classe de 4è en 3è.
A en croire le professeur Emmanuel Gnanvéamè, «l’élève qui ne participe pas aux cours de vacances perd l’adaptation rapide aux programmes qui seront enseignés dans les premières semaines de reprise des cours».
Mieux, ce sont des professeurs doués d’une expérience avérée qui assurent l’encadrement des élèves, rassure-t-il. «Pour le sérieux qui caractérise notre collège, nous devons aussi faire appel à des enseignants sérieux pour animer ces séances. Aucun professeur ne dispense les cours ici, s’il n’est de notre établissement», a-t-il précisé.
Bien que se déroulant sur une période relativement courte, l’opération est également sanctionnée par deux évaluations avec l’obtention d’un bulletin de note mentionnant le niveau d’assimilation de l’élève aux parents, a-t-il poursuivi.
Quant à la question de savoir si ces séances de renforcement de capacités ont des répercussions sur la santé des participants, Ibrahim Chabi Sika souligne que la période de ce séjour académique n’est pas choisie au hasard. «Les enfants disposent d’un mois de repos avant et après les cours de vacances», justifie-t-il, ajoutant que les séances de remise à niveau ne durent que quatre semaines au maximum.
De plus, nuance-t-il, les matières enseignées sont également sélectionnées selon les séries pour favoriser une bonne assimilation dans le rang des apprenants.

Aucun intérêt pécuniaire pour les enseignants

Loin de permettre aux enseignants de se faire un peu de sous, les cours de vacances n’ont d’autres buts que de renforcer le niveau des élèves. «Notre objectif principal est d’aider les élèves à se mettre aux pas pour donner de meilleurs résultats à la rentrée prochaine», indique Firmin Bessanh. S’il faut consacrer toutes les vacances à la récupération, nous risquons de reprendre la rentrée, la tête vide, argumente-t-il. Il souligne par ailleurs, que l’essentiel pour un parent n’est pas forcément de faire participer les enfants à ces séances académiques. Le plus important pour chaque éducateur, selon lui, est de les orienter pour qu’ils s’adonnent à des activités saines, même si ce dernier reste à la maison, afin de renforcer leur niveau intellectuel.
Quant aux personnes qui estiment que ces séances sont uniquement motivées par des intérêts pécuniaires, Ibrahim Chabi répond quant à lui que les frais de participation ne peuvent aucunement couvrir tous les besoins des enseignants.

Société 10 août 2015


Organisation des cours de vacances: Remettre les pendules à l’heure dans le rang des apprenants et enseignants

A défaut de consacrer toutes les vacances à la seule récupération physique, certaines écoles en profitent pour aider les élèves à renforcer leurs capacités. Les cours de vacances organisés à cet effet, sont bénéfiques aussi bien aux élèves qu’aux enseignants. Dans les établissements privés comme publics, la rigueur est bien de mise cette année dans l’organisation de ces séances de remise à niveau. C’est le constat fait hier, lundi 10 août, sur le terrain.

Les vacances constituent une période de repos par excellence et de distraction tous azimuts pour les écoliers et élèves. Mais…, pas pour tous ! Ces moments ne sont pas seulement réservés aux activités ludiques ou à la détente. Hier, lundi 10 août, à 9h50 mn. L’atmosphère qui régnait au collège catholique Père Aupiais pouvait bien renseigner à ce sujet. Tout porte à croire que nous étions dans une période d’examen ou de démarrage effectif de la rentrée des classes. Dans les salles de cours, ce sont des séances de remise à niveau qui sont organisées afin de remettre les pendules à l’heure dans le rang des élèves et éducateurs en attendant la rentrée proprement dite. Pour les enseignants, les cours de vacances revêtent un intérêt particulier pour les participants. Ils permettent de faire le point de l’année écoulée afin de mieux préparer l’année suivante.

«Même si l’on considère que les vacances sont destinées à la récupération physique et intellectuelle, il faut également penser qu’elles constituent le moment pour les élèves et leurs enseignants, de revisiter les notions acquises et/ou enseignées au cours de l’année scolaire et d’essayer de voir les réglages nécessaires à opérer avant la reprise prochaine des cours », explique Bruno Ahossi, conseiller pédagogique. Selon lui, la tête est comme le corps. Si on la laisse totalement, la reprise risque d’être difficile. «Même pendant la détente, l’esprit doit être fortifié pour permettre une bonne reprise des cours», insiste-t-il pour justifier la nécessité desdites séances.
Emmanuel Gnanvéamè et son collègue Ibrahim Chabi Sika, associés à cette activité pédagogique au collège catholique Père Aupiais, sont également convaincus de l’importance des cours de vacances pour tous. «Les vacances couvrent une période assez longue pour les apprenants. Pendant ce temps, ils s’amusent beaucoup et ont le temps d’oublier certaines notions avant la reprise des classes. Il faut donc une séance de remise à niveau et un minimum de temps de préparation aux différents examens», argumentent-ils. Ils soulignent que pour les élèves qui participent avec assiduité aux cours de vacances, cela influence positivement les premières moyennes à la rentrée scolaire. Aussi, ces séances leur permettent-ils d’actualiser les connaissances en tant qu’enseignants, affirment-ils.

Même rigueur

Au collège d’enseignement général de Gbégamey, le dispositif mis en place rassure également de la rigueur qui caractérise l’opération. On note une disponibilité dans le rang des enseignants.
«Nous faisons un rappel des situations d’apprentissage des années antérieures avant de démarrer les cours proprement dits», a indiqué Firmin Bessanh, enseignant dans ledit collège.
Ici, comme au collège catholique Père Aupiais, l’absentéisme et le désordre n’ont pas droit de cité. Qu’il s’agisse des écoles privées comme publiques, chaque établissement a mis en place ses stratégies pour dissuader les apprenants contre les retards et les absences, en vue de la réussite de l’opération.
Pour leur part, les élèves aussi savent les raisons de leur présence en ces lieux. Lionnella Houngbédji est élève en classe de 4è. Comme ses camarades, elle suivait avec beaucoup d’attention le cours d’anglais dans la matinée d’hier, lundi 10 août.
Cette réaction est également notée chez Abdoul Arouna, élève en classe de 3è. «Je participe aux cours de vacances pour avoir une longueur d’avance sur mes camarades qui en sont privés». Ce dernier précise surtout qu’il a beaucoup à gagner de ces séances, car n’ayant pas obtenu une bonne moyenne pour passer de la classe de 4è en 3è.
A en croire le professeur Emmanuel Gnanvéamè, «l’élève qui ne participe pas aux cours de vacances perd l’adaptation rapide aux programmes qui seront enseignés dans les premières semaines de reprise des cours».
Mieux, ce sont des professeurs doués d’une expérience avérée qui assurent l’encadrement des élèves, rassure-t-il. «Pour le sérieux qui caractérise notre collège, nous devons aussi faire appel à des enseignants sérieux pour animer ces séances. Aucun professeur ne dispense les cours ici, s’il n’est de notre établissement», a-t-il précisé.
Bien que se déroulant sur une période relativement courte, l’opération est également sanctionnée par deux évaluations avec l’obtention d’un bulletin de note mentionnant le niveau d’assimilation de l’élève aux parents, a-t-il poursuivi.
Quant à la question de savoir si ces séances de renforcement de capacités ont des répercussions sur la santé des participants, Ibrahim Chabi Sika souligne que la période de ce séjour académique n’est pas choisie au hasard. «Les enfants disposent d’un mois de repos avant et après les cours de vacances», justifie-t-il, ajoutant que les séances de remise à niveau ne durent que quatre semaines au maximum.
De plus, nuance-t-il, les matières enseignées sont également sélectionnées selon les séries pour favoriser une bonne assimilation dans le rang des apprenants.

Aucun intérêt pécuniaire pour les enseignants

Loin de permettre aux enseignants de se faire un peu de sous, les cours de vacances n’ont d’autres buts que de renforcer le niveau des élèves. «Notre objectif principal est d’aider les élèves à se mettre aux pas pour donner de meilleurs résultats à la rentrée prochaine», indique Firmin Bessanh. S’il faut consacrer toutes les vacances à la récupération, nous risquons de reprendre la rentrée, la tête vide, argumente-t-il. Il souligne par ailleurs, que l’essentiel pour un parent n’est pas forcément de faire participer les enfants à ces séances académiques. Le plus important pour chaque éducateur, selon lui, est de les orienter pour qu’ils s’adonnent à des activités saines, même si ce dernier reste à la maison, afin de renforcer leur niveau intellectuel.
Quant aux personnes qui estiment que ces séances sont uniquement motivées par des intérêts pécuniaires, Ibrahim Chabi répond quant à lui que les frais de participation ne peuvent aucunement couvrir tous les besoins des enseignants.

Société 10 août 2015


Descente du ministre en charge de l’Environnement à la SCB: Pour le respect des normes environnementales

Le ministre de l’Environnement chargé de la Gestion des Changements climatiques du Reboisement et de la Protection des Ressources naturelles et forestiers, Théophile C. Worou a visité, vendredi 7 août dernier, les installations de la Société des ciments du Bénin (SCB) « Bouclier » à Cotonou. Cette visite lui a permis d’inviter les responsables de ladite société à respecter les normes en matière de pollution.

Dans son programme de visiter les industries installées à Cotonou, le ministre de l’Environnement chargé de la Gestion des Changements climatiques, du Reboisement et de la Protection des Ressources naturelles et forestiers, Théophile C. Worou a accordé la priorité à la Société des ciments du Bénin (SCB) «Bouclier».

Selon le directeur général adjoint de la SCB, Zacharie Okiri, depuis sept ans environ, quelques investissements ont été entrepris pour améliorer la qualité du cadre de travail en matière de plan environnemental au sein de la société. La visite a permis au ministre de constater la nette amélioration dudit cadre. Le taux de poussière enregistré est de 0,5 milligramme par m3. Le directeur général adjoint a expliqué que la norme limite environnementale de la SCB est fixée à 50 milligrammes par m3. Le même cabinet qui a été commis pour effectuer des prélèvements hebdomadaires de poussière à titre d’essai, le fait également dans les feux tricolores de Cotonou. Ces prélèvements révèlent qu’ils sont dix fois supérieurs à l’intérieur de la SCB. «Nous sommes conscients que la population nous a rattrapés, mais il faut suivre les sociétés pour qu’elles respectent les normes environnementales», a-t-il souligné.
Zacharie Okiri ajoute qu’il y a beaucoup d’industries aujourd’hui et la plus vieille en Tunisie est située en plein cœur de la capitale Tunis depuis 1932. Elle continue de fonctionner et se développe jusqu’à ce jour. D’où l’essentiel pour les sociétés est de respecter les normes. «Le problème de pollution est réglé en partie», a indiqué Zacharie Okiri. Même si l’on déplore que la SCB a été rattrapée par la population, il se demande si la délocalisation de l’usine serait la meilleure solution. La première méthode, pour lui, est d’imposer aux usines le respect des normes.
Le ministre de l’Environnement chargé de la Gestion des Changements climatiques du Reboisement et de la Protection des Ressources naturelles et forestiers, Théophile C. Worou a reconnu les nombreux efforts consentis depuis près de 7 ans pour améliorer l’environnement dans lequel végétaient l’usine et les populations environnantes. Il a relevé, tout de même, que ces efforts sont à poursuivre pour qu’effectivement les riverains sentent de moins en moins les effets de la nuisance de poussière dans l’exercice de leurs activités.
«Nous recevons des plaintes», avoue-t-il. C’est pourquoi il a invité les responsables de la SCB à poursuivre les efforts d’amélioration de l’environnement du travail.
Par ailleurs, le ministre a demandé au directeur général adjoint, Zacharie Okiri, de beaucoup communiquer afin d'informer le public par rapport à ce qui est fait et ce qui reste à faire.
Il devient alors impérieux au gouvernement d’accompagner la SCB. Le ministre estime qu’il n’est pas question de faire la chasse aux entreprises. «Sans les entreprises, que pouvons-nous ?», s’est-il, interrogé. Le gouvernement a intérêt, insiste-t-il à accompagner les entreprises qui créent de la richesse. De la même façon, ces entreprises doivent faire un effort pour respecter les normes de la République.

Actualités 10 août 2015


Visite des structures sous tutelle: Le ministre des mines à la Société béninoise des hydrocarbures

Le ministre de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières et des Energies renouvelables, Spéro Mensah a effectué vendredi 7 août dernier, une descente au siège de la Société béninoise des hydrocarbures (SOBEH). Il y a eu une séance de travail avec le directeur général, Jean Claude Atchadé et les agents de la société.

Le ministre de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières et des Energies renouvelables, Spéro Mensah, est préoccupé par le bon fonctionnement des structures sous sa tutelle. Après la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE) et l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie (ABERME), il était vendredi dernier à la Société béninoise des hydrocarbures (SOBEH).

Dans son mot de bienvenue, le directeur général de la SOBEH, Jean-Claude Atchadé a laissé entendre que l’idée de la création d’une société des hydrocarbures sur le plan national est née à la veille de la fermeture du champ pétrolifère de Sèmè-Podji en 1998 sans jamais devenir une réalité faute de moyens. L’avènement de la SOBEH remonte donc à l’approbation des statuts de la société en 2013. « Avec un capital social d’un milliard de francs CFA, la SOBEH a pour mission de détenir, gérer et prendre les participations dans toutes activités liées à la recherche, l’exploitation, la commercialisation du pétrole brut ou le raffinage», a-t-il expliqué. L’option de création d’une société nationale par le Bénin qui n’est pas un pays producteur, est une décision salutaire mais risquée, selon lui. «Avant notre pays, le Ghana et le Sénégal avaient emprunté la même voie. Cette courageuse décision s’est révélée payante pour eux. Je demeure convaincu que si le Bénin s’engage sincèrement sur cette voie, il y récoltera de bons fruits», a-t-il insisté. Malheureusement, le constat, selon lui, ne laisse pas penser que la SOBEH va vers des succès.
En effet, explique, Jean-Claude Atchadé, la SOBEH manque de tout. Ces problèmes ont noms, manque de personnel, d’équipements, de cadre de travail inadéquat, la gestion problématique des hélicoptères et la non identification des ressources financières.
Le ministre Spéro Mensah a laissé entendre que même si les entreprises qui mènent des recherches pétrolières reviennent souvent bredouille, qu'il garde toujours l’espoir parce que la technologie évolue. Il a cité l’exemple du gaz-schiste américain qui aurait été découvert grâce à une recente technologie. Il a laissé entendre que d’ici à la fin de l’année, un plan directeur sera dévolppé et va définir les potentialités et les avantages. «On ne peut pas demander au gouvernement d’injecter de l’argent sans savoir quel va être le retour sur investissement», a martelé le ministre.
Comme dans les autres structures sous tutelle, Spéro Mensah a rencontré le personnel et tenu une séance de travail avec le directeur général et le Comité de direction. Après 3 heures d’entretien avec le personnel et l’équipe de direction, le ministre s’est dit confiant en l’avenir de la SOBEH. Il a indiqué qu’ensemble ils ont identifié une série d’actions pour changer de façon substantielle le futur de la société.
«Nous allons développer un plan stratégique pour la SOBEH qui va faire l’état des lieux ; où est-ce que nous en sommes ; où est-ce que nous voulons aller ; comment mobiliser les ressources pour pouvoir atteindre les objectifs et travailler avec les partenaires», a souhaité Spéro Mensah.

Par Sênoudé P. TOMETISSI & Joanna KPO-N-MEY (Stg)

Actualités 10 août 2015


4è édition de la CAN de Maracana: Les vétérans béninois détrônés à Lomé

La capitale togolaise, Lomé, a accueilli en fin de semaine dernière, la 4è édition de la CAN de Maracana. C’est au stade des demi-finales que l’aventure s’est arrêtée pour les Ecureuils du Bénin, aussi bien chez les vétérans qu’au niveau des seniors.

Le rideau est tombé depuis samedi 8 août dernier, sur la 4è édition de la CAN de Maracana. C’est avec le sacre du Togo chez les vétérans et celui des Ivoiriens, qualifiés pour les deux finales de la compétition, au niveau des seniors.

S’agissant des Écureuils du Bénin, ils n'ont pas pu rééditer leur exploit de l'édition précédente à Niamey, chez les vétérans. Eliminés en demi-finale (0-3) par les Eléphants de la Côte d’Ivoire, Jonas Bidé et ses coéquipiers ont été détrônés par les Eperviers du Togo.
A domicile, les Togolais sont arrivés à bout des Ivoiriens pourtant considérés comme les favoris. Au terme des 20 minutes de jeu, le score était de 0-0. C’est au cours de la séance fatidique et éprouvante des tirs au but, que le Togo, devant son public, a réalisé sa victoire.
Comme les vétérans, les seniors béninois ont aussi manqué de réussite. La Côte d’Ivoire, avant de s’adjuger le titre de champion, s’étant d’abord tapé leur scalp (3-1) en demi-finale.

Les récompenses

Meilleurs buteurs vétérans Coulibaly Mamadou de la Côte d'Ivoire avec 5 buts
Meilleurs buteurs senior Ouro Moustapha du Togo avec 5 buts
Vainqueur chez les vétérans le Togo
Vice-champion la Côte d'Ivoire.

Sports 10 août 2015


Commission béninoise des Droits de l’Homme: Les députés Léon Ahossi et Jacques Yempabou désignés pour siéger

Par 64 voix pour, 00 contre et 00 abstention, l’Assemblée nationale a désigné les députés Léon Comlan Ahossi et Jacques Yempabou pour siéger à la Commission béninoise des Droits de l’Homme.

Leur désignation est intervenue à la faveur de la séance plénière du vendredi 7 août dernier. Ce sont donc ces deux qui vont représenter l’institution parlementaire au sein de cette commission tombée dans une certaine léthargie depuis plusieurs mois du fait de l’inactivité de ses membres dont la plupart serait en fin de mandat. La désignation des représentants de l’Assemblée nationale était attendue depuis la 6è législature. Le rapport de la Commission en charge des Lois à cet effet avait été même adopté. Mais faute de temps, les deux députés n’ont jamais été désignés jusqu’à la fin de la 6è législature. Depuis vendredi dernier, c’est désormais chose faite. Les deux sièges du Parlement au sein de la CBDH, une structure de défense des droits de l’Homme au Bénin, sont désormais pourvus.
Th. C. N.

Actualités 10 août 2015


Enseignement supérieur: Boni Yayi désamorce la crise à l’UAC

Le président de la République a tenu, vendredi 7 août dernier, une séance de travail avec l'ensemble des protagonistes de la crise à l’Université d’Abomey-Calavi. Au terme de la rencontre, autorités administratives et étudiants s'engagent à jouer chacun leur partition pour une normalisation de la situation.

La crise à l’Université d’Abomey-Calavi est débloquée à l’issue d’une réunion au Palais de la Marina. Le président de la République Boni Yayi a obtenu des enseignants de l’UAC, la faveur d’organiser pour l’année académique en cours une session de rattrapage, principale pomme de discorde entre les fédérations d’étudiants et les autorités rectorales. Flavien Gbéto, doyen de la Faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines (FLASH) indique que trois décisions majeures ont été prises au cours de cette séance. La première est l'injonction faite aux étudiants de présenter des excuses publiques à leurs enseignants pour les abus dont ces derniers ont été l'objet tout au long de la crise. En second lieu, le chef de l'Etat a pris la décision salutaire de s'impliquer personnellement pour la sécurisation du campus afin d'éviter les actes de vandalisme et de violences physiques sur la plate-forme universitaire. Mais la plus grande retombée de cette rencontre est l'acceptation par les autorités rectorales et décanales de la FLASH, d'organiser à titre exceptionnel la seconde session au titre de l'année académique 2014-2015, au grand bonheur des étudiants, qui, par la voix de leur responsable Kevin Codjo Davi, remercient le chef de l'Etat. Il saisit l'occasion pour appeler ses camarades à jouer leur partition pour un retour au calme durable sur le campus.

Actualités 10 août 2015


Levée de l’immunité de Barthélémy Kassa dans le cadre du dossier PPEAII: Les membres de la Commission spéciale parlementaire connus

La Commission spéciale parlementaire devant écouter l’ex-ministre et actuel député Barthélémy Kassa dans le dossier de détournement de fonds du Projet pluriannuel d’adduction d’eau, phase II (PPEAII) est désormais opérationnelle. La décision portant son institution et signée du président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji, a été rendue publique lors de la séance plénière du vendredi 7 août dernier.

Une étape de franchie dans la procédure devant permettre à la Haute cour de Justice d’écouter, comme le demande le chef de l’Etat, l’ex-ministre et actuel député Barthélémy Kassa mis en cause dans le scandale financier du PPEAII. La commission spéciale tendant à la levée de son immunité est déjà mise sur pied. Sa composition est connue depuis vendredi 7 août dernier.
Selon la décision du président de l’Assemblée nationale prise à cet effet, cette Commission spéciale sera présidée par le deuxième secrétaire parlementaire, le magistrat Alexis Agbélessessi avec comme rapporteur, Me Joseph Djogbénou, président de la Commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme de l’Assemblée nationale. Ce sont donc ces juristes de haut rang qui dirigeront les travaux avec les autres membres qui ne sont rien d’autres que les représentants des groupes parlementaires. Il s’agit de Léon Comlan Ahossi, René Bagoudou, Wallis Zoumarou, Corneille Padonou, issus des groupes parlementaires de l’Opposition, puis Gilbert Bangana, Abdoulaye Gounou, André Okounlola et Rachidi Gbadamassi proposés par ceux de la Mouvance présidentielle. Cette commission spéciale parlementaire a été créée conformément à l'article 71 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale dont l'alinéa dispose que toute demande de levée d'immunité soit instruite par une commission spéciale composée d'un membre du bureau qui en est le président, le président ou à défaut le rapporteur de la commission des lois qui en est le rapporteur, un représentant de chaque groupe parlementaire. C’est donc ces dix députés qui entendront en avant-première Barthélémy Kassa dans le scandale financier du PPEA II qui ternit sérieusement l’image du Bénin à l’extérieur et auprès des Pays-Bas qui ont mis les fonds à la disposition du pays. Le rapport de la commission spéciale est attendu pour demain mardi 11 août. Il sera déposé sur la table du président de l'Assemblée nationale.
Les dispositions de l’article 71 précisent qu’au cours de cette séance plénière, il n’est donné lecture que des conclusions du rapport de la commission spéciale. En plénière, la décision relative à la levée ou non d'immunité parlementaire sera votée sous forme d'une résolution par la majorité absolue des députés effectivement présents. En cas de rejet, aucune autre demande relative aux mêmes faits et à la même personne n’est recevable au cours de la même session, prescrit le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. C’est dire donc que cette semaine qui démarre est décisive à l’Assemblée nationale en ce qui concerne ce dossier de détournement des 2,6 milliards F CFA des Pays-Bas destinés au PPEA II.

Actualités 10 août 2015


1493 - 1583