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Nouvelles

Conseil des ministres: Des mesures hardies pour la fourniture de l'eau potable aux populations

Le Conseil des ministres s’est réuni en séance extraordinaire le mardi 2 juin 2015 sous la présidence du président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.

Au début de la séance, le chef de l’Etat a fait observer une minute de silence en la mémoire des feus :
• Sena Dépé épouse Akouè, belle-mère de monsieur Gustave D. Sonon, ministre chargé des relations avec les Institutions ;
• Yves William Trougnin, photographe du chef de l’Etat, en service à la Cellule de communication de la présidence ;
• Marcel Gbèdjinon, agent de l’ORTB à la retraite, père de monsieur Franck Gbédjinon, technicien d’image à l’ORTB et caméraman du président de la République ;
• Léon Awessou, chevalier de l’Ordre du mérite agricole, précédemment producteur dans la commune d’Abomey ;
• Moussa Shabi Mane, inspecteur de l’Enseignement maternel et primaire à la retraite et 1er adjoint au maire de Bembèrèkè, beau-père de monsieur Mouhamadou Arikama Chabi, administrateur des Services financiers, directeur des Ressources financières et du Matériel du ministère de l’Economie maritime et des Infrastructures portuaires ;
• Marie Capo-chichi née Adi-kpéto, mère de monsieur Eugène Capo-Chichi, ancien directeur de cabinet du ministère des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique, ancien directeur général du Centre national d’essai et de recherches des Travaux publics, ancien directeur des Etudes techniques et actuellement en détachement au Parlement de la CEDEAO ;
• Aubert Capo-Chichi, précédemment directeur de l’Ecole nationale des instituteurs du Borgou, père de monsieur Eugène Capo-Chichi, ancien directeur de cabinet du ministère des Travaux publics et des Transports, ancien directeur de cabinet du ministère des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique, ancien directeur général du Centre national d’essai et de recherches des Travaux publics, ancien directeur des Etudes techniques et actuellement en détachement au Parlement de la CEDEAO ;
• Assogba Gabriel Dossou, précédemment directeur de la Formation et des Projets de l’Office béninois des services de volontariat des jeunes ;
• Albert Ahidazan Azansien alias papa Djrado, ancien commissaire du peuple à l’Assemblée nationale révolutionaire, chevalier de l’Ordre de mérite agricole, président de l’ONG ASADES, initiateur et fondateur du culte Hwendonafa, père de madame A. Florentine Yêyinou Ahidazan en service à la présidence de la République ;
• Essoulé Dorcas Atanlé Koudé, belle-mère du révérend docteur Nicodème I. Alagbada, président de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin,
• Joseph Dovoédo, professeur certifié d’Histoire et Géographie, premier directeur africain du Cours secondaire protestant de Cotonou ;
• Reine Y. Zannou, précédemment chef du Service de la communication, des archives et de la documentation à la préfecture de Porto-Novo ;
• Kochégbé Nouatin, précédemment chef du village d’Ahozon, situé dans l’arrondissement de Pahou dans la commune de Ouidah.
Au cours de la séance, le Conseil des ministres a adopté plusieurs projets de décrets notamment :
• un projet de décret portant autorisation de participation de l’Etat au capital social de la société dénommée Benirail Infrastructure ;
• un projet de décret portant autorisation d’installation d’une usine de fabrication d’engrais au Bénin par la Société export trading group (ETG) ;
• un projet de décret portant autorisation d’installation d’une usine d’égrenage de coton graine à Kérou, département de l’Atacora ;
• un projet de décret portant approbation des statuts de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) ;
• un projet de décret portant modification de l’article 3 du décret n° 2011-679 du 14 octobre 2011 et prorogation de la durée de la période d’exploitation du projet d’exercice des activités de manutention de conteneurs au Port de Cotonou, de la société Bénin Terminal S.A. agréée au régime «D» du Code des investissements ;
• un nouveau projet de décret portant attributions, organisation et fonctionnement du Centre national hospitalier universitaire Hubert K. Maga (CNHU-HKM) ;
• un projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’administration de la Caisse mutuelle de prévoyance sociale.
Le ministre de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières, de l’Eau et du Développement des énergies renouvelables, le ministre des ODD en charge des grands travaux et le ministre en charge de l’Economie et des Finances ont rendu compte au Conseil des ministres de la mise en œuvre de l’installation et de la mise en service des lampadaires solaires photovoltaïques, des kits solaires photovoltaïques, des lampes basse consommation, des systèmes d’adduction d’eau potable et mini centrales solaires au travers des programmes PRODERE de l’UEMOA, du programme des jeunes Américains et du programme national PROVES.
En prenant acte de ce compte rendu, le Conseil des ministres a instruit le ministre des ODD, responsable du comité de réception de ces équipements, d’adjoindre le Génie militaire à ce comité en vue de procéder à la vérification, sur toute l’étendue du territoire national, de l’implantation et du bon fonctionnement de cet important matériel destiné à assurer l’électrification de nos villes et campagnes dans un délai de deux (02) semaines et d’en rendre compte au Conseil des ministres.
Dans la même perspective, ce mécanisme de vérification, examinera et rendra compte au Conseil des ministres, toujours dans un délai de deux (02) semaines, du programme UEMOA de forage d’une centaine de puits et du programme national de forage de puits d’une valeur d’un milliard de francs CFA.
Le ministre de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières, de l’Eau et du Développement des énergies renouvelables a également rendu compte au Conseil des ministres du Projet de renforcement du système d’adduction d’eau potable (AEP) de la ville de Cotonou et ses agglomérations.
Ce projet qui a connu deux phases va se poursuivre en une troisième qui vise à :
• satisfaire les besoins en eau potable des populations à l’horizon 2025 ;
• atteindre sur le plan national un taux de desserte en eau de 90% à l’horizon 2025 et
• garantir la pérennité et la continuité du service d’eau potable.
D’un coût estimé à 23 milliards de francs et dont la moitié sera financée par la Banque européenne d’investissement (BEI), avec des perspectives heureuses de financement complémentaire par la Banque africaine de développement (BAD) et la KFW, le projet devrait permettre non seulement d’exploiter les capacités existantes mais de procéder à l’extension de près de 800 km de canalisation.
Le ministre en charge en rendant compte de ce projet d’eau a fait le point des dessertes en eau en milieu urbain de 2005 à 2015. Il ressort de ce compte rendu, que :
? en 2005, le taux de desserte en eau était de 40,8% pour un effectif d’abonnés de 1 277 265 ;
? en 2014, le taux de desserte en eau est de 72% pour un effectif d’abonnés de 2 603 249 habitants ;
? le ratio 38litres/jours/habitant en 2005 contre 48 litres/jour/habitant en 2015.
En termes financiers, plus de 83 milliards de francs CFA ont été injectés dans le secteur dont 16% par le budget national et 10% sur fonds propres de la SONEB.
Par rapport à la fourniture de l’énergie électrique dans les ménages, le ministre en charge de l’Energie a été instruit pour rendre compte dans un délai de soixante-douze heures de la situation de l’existant en matière de compteurs, des besoins exprimés afin de permettre au Conseil des ministres de faire satisfaire le gap des demandes dans ce secteur.
Le conseiller spécial chargé de la Gouvernance des entreprises publiques et du contrôle interne du président de la République, a rendu compte au Conseil du choix du cabinet international d’investigation «KROLL» sur les quatre postulants par les représentants des Pays-Bas et ceux du Bénin aux fins de connaître le dossier du PPEA-II pour situer les responsabilités dans ce dossier. Le cabinet démarrera ses activités le 04 juin 2015.
Le ministre en charge des Télécommunications a fait le point de ses entretiens avec les GSM sur leurs contributions aux côtés des entreprises publiques au financement du programme national d’alimentation en eau potable en milieu rural. S’agissant de ce programme, le Conseil des ministres précise qu’il sera piloté par un comité composé des représentants des GSM, des entreprises publiques et du ministère de l’Energie avec le PNUD comme maître d’ouvrage. A cet effet, il sera demandé au PNUD d’ouvrir un compte bancaire aux fins de recevoir les contributions des GSM et des entreprises publiques.
Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a rendu compte au Conseil des ministres de l’utilisation des premiers kits de tracteurs. Le ministre de l’Agriculture a été instruit aux fins de mettre en place un comité de réflexion sur la politique de répartition et d’utilisation optimale de ces kits.
Le ministre à la présidence de la République chargé des OMD et des ODD a rendu compte au Conseil des ministres des diligences en cours notamment au niveau du ministère de l’Economie et des Finances au titre du Doing Business.
Du compte rendu du ministre, il ressort que les diligences attendues ont été pour la plupart exécutées en vue de l’amélioration du climat des affaires. Une mission de vérification des diligences sera diligentée aux fins de s’assurer de leur exécution.
Le Conseil des ministres a examiné et approuvé plusieurs dossiers notamment :
? une communication du ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation relative à l’adoption du projet de document de programmation budgétaire et économique pluriannuel 2016-2018;
? une communication du ministre de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières relative à la mise en place de mesures spécifiques pour la poursuite des activités d’alimentation en eau potable en milieux urbain et périurbain et l’atteinte des OMD dans le secteur de l’eau au Bénin ;
? une communication du ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication relative à la mise en place d’un Centre national de données pour la promotion du numérique au Bénin ;
? une communication du ministre de l’Enseignement supérieur sur les réunions statutaires du ministère au titre de l’année 2015 ;
?quatre communications du ministre des Travaux publics et des Transports relatives successivement à :
- la prise en charge sur les ressources du budget national du gap financier relatif aux travaux confortatifs du projet d’aménagement et de bitumage de la route N’Dali-Nikki-Chikandou-Frontière du Nigeria ;
- l’approbation des frais nécessaires à la mise à disposition des sites pour les bases vie des entreprises chinoises dans le cadre des travaux de réhabilitation de la route Akassato-Bohicon, (Lots 2 et 3+) ;
- la suspension provisoire de la concession du poste de péage/pesage d’AHOZON sur la route PAHOU-OUIDAH ;
- la rémunération forfaitaire du contrat n°74/MTPT/DNCMP/SP du 05/03/20136 et son avenant N°1 signés avec la Compagnie nationale Xinxing Group de la République populaire de Chine pour l’exécution des travaux du lot 3 (PK45+760 à Allada au PK117+865 à Bohicon) du projet de réhabilitation de la route Akassato-Bohicon.
Le Conseil a approuvé plusieurs autres comptes rendus notamment :
? un compte rendu conjoint du ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique , du ministre de l’Evaluation des Politiques publiques, de la Promotion de la Bonne gouvernance et du Dialogue social et du ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation des travaux de la session extraordinaire de la commission nationale permanente de concertation et de négociations collectives gouvernement /centrale et confédération syndicales ;
? un compte rendu du ministre de l’Evaluation des Politiques publiques, de la Promotion de la Bonne gouvernance et du Dialogue social des négociations avec les organisations syndicales membres de l’intersyndicale des ressources humaines en santé; (IRHS) ;
? un compte rendu du ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes des travaux de la Commission interministérielle chargée de réexaminer le dossier de reconstitution de carrière des 1 468 fonctionnaires de la Police nationale.
En adoptant ce compte rendu, le ministre d’Etat a été instruit de discuter des modalités de mise en œuvre avec le responsables de la Police nationale ;
? un compte rendu du ministre du Développement, de l’Analyse économique et de la Prospective de la participation du Bénin aux négociations sur le deuxième Compact du Bénin (Washington DC, du 11 au 13 mai 2015) ;
? un compte rendu d’étape du ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication de la mise en œuvre du Programme de transition numérique au Bénin. Le ministre en charge de la Communication et le ministre en charge de l’Economie et des Finances ont été instruits pour prendre toutes les dispositions afin que le Bénin soit au rendez-vous du passage au numérique le 17 juin 2015 ;
? un compte rendu du ministre des Affaires étrangères sur les affrontements entre éleveurs transhumants et agriculteurs. Le Conseil des ministres déplore et regrette les morts survenus au cours de ces affrontements. En outre, le Conseil a décidé de l’organisation d’un séminaire gouvernemental avec le concours des personnes ressources et des compétences nécessaires en vue de cerner tous les aspects de la problématique de la transhumance et prendre les mesures adéquates afin de juguler ce phénomène, source de drames périodiques ;
? un compte rendu du ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes relatif à l’audience que le président de la République a accordée aux représentants des associations de consommateurs. En approuvant ce compte rendu, le Conseil a apprécié la qualité des échanges avec les représentants des associations de consommateurs et instruit le ministre de l’Intérieur de maintenir le dialogue avec elles et d’assurer l’insertion de leurs représentants dans les structures traitant des problèmes les concernant notamment l’Autorité nationale de régulation de l’Energie dont le décret sera repris.

Le Conseil a autorisé :
? la participation du chef de l’Etat à la 25ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine à Johannesburg et Pretoria, en Afrique du Sud, du 07 au 15 juin 2015 ;
? la candidature du Bénin au poste de président de la confédération africaine de Wushu ;
? la participation du Bénin à la réunion des ministres francophones de l’enseignement supérieur sur le développement du numérique dans l’espace universitaire francophone à Paris du 04 au 06 juin 2015.
Enfin, à la présidence de la République, sur proposition du président de la République, les conseillers spéciaux dont les noms suivent ont été reconduits dans leurs fonctions :
1- Conseiller spécial aux Affaires diplomatiques du président de la République, madame Mariam Aladji Boni Diallo ;
2- Conseiller spécial chargé de la gouvernance des entreprises publiques et du contrôle interne du président de la République, monsieur Michel Dognon.

Fait à Cotonou, le 02 juin 2015

Le secrétaire général
du gouvernement,

Alassani Tigri

Actualités 10 juin 2015


Leadership, management et gouvernance: Des cadres du ministère de la Santé en formation à Ouidah

A l’intention des cadres du ministère de la Santé, se tient depuis hier mardi 9 juin à l’Institut régional de santé publique (IRSP) à Ouidah, une formation sur le leadership, management et gouvernance (LMG). C’est une initiative de l’USAID en collaboration avec le ministère de la Santé.

Ils sont au total plus d'une vingtaine de cadres du ministère en charge de la Santé à prendre part à une formation sur le leadership, management et gouvernance (LMG). Ladite formation dont la cérémonie officielle de lancement a été placée sous l’égide du secrétaire général adjoint du ministère de la Santé, Justin Sossou, prend fin le 11 juin prochain. En accueillant les apprenants, le point focal du projet LMG près l’IRSP, le Dr Gualbert Tolomè a donné d’amples explications sur ledit projet. Il s’agit, dit-il, d’un projet initié par l’USAID en collaboration avec le ministère de la Santé pour améliorer les performances au niveau du système de santé. Lequel système ne manque pas de savoir-faire, ajoute t-il.

A l’attention des participants, il précise que «Pendant longtemps on a toujours cru que le développement du système de santé serait dû au financement. Mais les indicateurs ne changent pas. Il en découle que c’est au niveau des hommes qui mettent en œuvre les stratégies qu’il y a problème», dit-il, pour en conclure que c’est d’ailleurs ce qui est à la base de l’initiative de ce projet.
«Malgré le fait que le système ne manque pas de savoir-faire, c’est la gestion émotionnelle pour en arriver à un résultat qui fait défaut», ajoute le Dr Noël Moussiliou Paraiso, chercheur principal au niveau du projet. Il ajoute que pour le projet, l’IRSP formera un pôle de formateurs qui sont des cadres du ministère de la Santé dont la mission sera désormais de former en cascade au niveau opérationnel, afin qu’on puisse aboutir à un résultat intéressant.
Pour sa part, le directeur de l’IRSP, le professeur Michel Makoutodé a salué l’initiative et a rassuré de ce que son institut ne ménagera aucun effort pour satisfaire aux attentes des initiateurs dudit projet. «Le projet est conçu pour accompagner le ministère de la Santé dans sa volonté d’améliorer le système sanitaire», confie-t-il.
En procédant au lancement officiel de ladite formation, le représentant du ministre de la Santé, Justin Sossou a insisté sur la nécessité de parvenir à une meilleure performance via le formatage des hommes. «La santé est capitale pour les hommes. Comment nous entendre pour mieux faire face à la demande ; être toujours apte à satisfaire la demande doit être le crédo. Ce n’est point question d’argent, de ressources, mais de formatage des hommes à agir pour un bon résultat qui compte. Et à ce titre chaque maillon de la chaine doit jouer convenablement son rôle, d’où la nécessité de se mettre en cause», a dit le représentant du ministre. Il souhaite alors un nouveau dynamisme qui permettra de remettre en cause beaucoup de choses qui se faisaient. «Le formateur a la lourde responsabilité d’être le porte flambeau capable de convaincre sur la manière de réviser la gestion», conclut Justin Sossou
Durant cette formation, les participants auront à bénéficier des notions de leadership, de management et de gouvernance. «A cela s’ajoute des notions sur la manière de former les adultes», précise Noël M.Paraiso.

Santé 10 juin 2015


A travers ses premières rencontres hospitalières: Le RESHAOC se concerte sur l’amélioration du système de santé à l’ère du numérique

A l’heure où les mutations technologiques imposent le numérique à tous les secteurs d’activités, celui de Santé, appelé à sauver des vies humaines ne saurait rester en marge des gains et innovations qu’apporte le numérique. Il faut donc commencer assez tôt, notamment pour les pays technologiquement peu avancés, et engager la réflexion sur les problématiques y afférentes. Cotonou s’offre comme champ d’expérimentation à cet effet et les premières Rencontres hospitalières intermédiaires du Réseau des hôpitaux d’Afrique, de l’Océan indien et des Caraïbes (RESHAOC) qui ont démarré hier, mardi 9 juin et qui durent trois jours s’y penchent.

Les premières Rencontres hospitalières intermédiaires du Réseau des hôpitaux d’Afrique, de l’Océan indien et des Caraïbes (RESHAOC) dont les travaux ont démarré hier à Cotonou portent sur le thème «L’hôpital africain face au défi du numérique». Y prennent part, des acteurs et experts des deux secteurs, pour parvenir à dégager beaucoup plus pour le secteur de la Santé, l’apport dont il peut bénéficier de la part du numérique. «La thématique est d’intérêt», dira le président du comité d’organisation des assises, le professeur Hyppolyte Agboton qui se justifie à travers le profil des participants. Et au-delà des profils, ce sont les retombées et recommandations des présentes rencontres qui sont très attendues. L’expérience béninoise en la matière ne sera pas inutile. « Le Bénin fait des efforts pour être au rendez-vous du numérique et le secteur de la santé ne sera pas épargné », s’est engagé de son côté le ministre Jean Gbéto Dansou en charge de la Communication, des Technologies de l’Information et de la Communication. «On ne pourra plus rien faire sans le numérique», rappelle-t-il au passage, un peu comme pour dire aux acteurs de la santé que leur secteur doit demeurer dans la ligne de ceux qui comptent s’améliorer via le numérique.

Faire l’état des lieux de la numérisation des hôpitaux

Les premières Rencontres hospitalières intermédiaires du Réseau des hôpitaux d’Afrique, de l’Océan indien et des Caraïbes (RESHAOC) s’annoncent capitales afin de mettre le numérique au service de la santé, pourrait-on dire. Le réseau étant lui-même un creuset de brassage et d’échanges d’expériences par excellence, lesdites rencontres offrent donc l’opportunité aux pays participants d’exposer leurs vécus et de s’extérioriser en vue d’une mutualisation des acquis respectifs. Le Bénin a en tout cas de la matière à apporter à ce propos. Quoique marquant le pas en ce qui concerne la marche vers le numérique, le pays a fait déjà des bonds significatifs dans les rapports numérique-hôpitaux. Le ministre de la Santé, le professeur Dorothée Akoko Kindé Gazard en a rappelé quelques-uns, évoquant notamment la mise en place d’un comité interministériel de télémédecine, le démarrage effectif de l’informatisation d’une dizaine d’hôpitaux… Mais c’est beaucoup plus sur l’avènement du numérique que semble compter le numéro 1 de la santé au Bénin, pour bousculer les choses et faire basculer son secteur vers l’ère de la technologie. Le personnel soignant et les patients auront à y gagner, si l’on s’en tient aux avantages exposés par le ministre de la Santé. Le numérique permettra par exemple, selon elle, d’éviter les examens inutiles et redondants, d’améliorer les performances des diagnostics, de gagner du temps, d’améliorer le partage de l’information et donc d’assurer un service maximal en un temps minimum avec une meilleure satisfaction des patients. Mais avant elle, Antoine de Tovac, au nom de l’ACODESS avait lui aussi mis le doigt sur les avantages pour le secteur de la santé de s'approprier le numérique. Celui-ci voit la technologie au service de la santé comme une ambition légitime d’améliorer le fonctionnement du secteur. «L’introduction du numérique apporte l’approche systémique», note-t-il. L’enjeu, rappelle-t-il, à l’instar du ministre Dorothée Akoko Kindé Gazard, c’est de travailler dans un esprit de pragmatisme et celle-ci ajoutera de son côté que la rencontre de Cotonou doit accoucher de propositions réalistes pour améliorer la qualité des soins en Afrique, dans les Caraïbes et l’Océan indien.

Que savoir du RESHAOC ?

Le Réseau des hôpitaux d’Afrique, de l’Océan indien et des Caraïbes (RESHAOC), selon son secrétaire exécutif, Pascal Omyalé est une association non gouvernementale d’envergure internationale de type Loi 1901 créée à Ouagadougou en 1996. Il célèbre bientôt ses 20 ans de vie et est présent dans plusieurs pays. Son secrétariat exécutif est domicilié à Cotonou. Il regroupe en son sein des pays comme le Bénin, le Togo, le Burkina Faso, le Gabon, la Guinée, le Maroc, la Mauritanie, Madagascar, le Sénégal… qui s’y sont réunis pour améliorer les systèmes hospitaliers des pays membres en partageant la connaissance et l’expérience.

Santé 10 juin 2015


Visite du président de la République à l’Elysée: Ce que Boni Yayi et François Hollande se sont dit

En visite de travail à Paris, le président de la République a été reçu, hier mardi 9 juin, à l’Elysée par son homologue français François Hollande. Les deux personnalités ont évoqué des questions chaudes, en attendant l’arrivée historique de Hollande à Cotonou.

Les relations bilatérales entre la France et le Bénin sont au beau fixe. Les échanges entre le président de la République, Boni Yayi et son homologue français hier à l’Elysée viennent conforter la nouvelle dynamique qui se crée, en attendant cette période charnière, la visite annoncée de François Hollande le 2 juillet prochain à Cotonou. «Nous avons parlé de la coopération bilatérale. Nous avons un document cadre de partenariat, d’un montant de 140 millions d’euros (environ 92 milliards de francs CFA) sur trois ans. Ce programme s’exécute bien», confie le chef de l’Etat, à l’issue de l’entretien avec l’actuel locataire de l’Elysée. La visite de François Hollande à Cotonou, soutient-il, revêt une importance particulière pour le Bénin d’autant plus que c’est la toute première fois sous le renouveau démocratique qu’un chef d’Etat français foulera le sol béninois en visite officielle. «C’est une décision qui nous fait chaud au cœur et le Bénin entier est mobilisé pour souhaiter la bienvenue au président français», assure Boni Yayi. François Hollande a tenu à saluer la vitalité de la démocratie béninoise et son pluralisme, encore illustrés lors des récentes élections législatives. «Il a rappelé l’exemplarité de l’histoire politique du Bénin, où la Constitution a toujours été et restera respectée, permettant plusieurs alternances depuis 1990 », note un communiqué de l’Elysée. Une appréciation qui s’illustre encore à travers ce mot de Boni Yayi aux médias français: «Mon nom ne figurera plus jamais dans aucun bulletin. Je veillerai en tant que garant du fonctionnement des institutions à ce que les élections se déroulent dans de bonnes conditions de transparence, dans la paix. Et que ce soit des élections démocratiques pour que le peuple puisse élire un nouveau président qui prendra en main les affaires de la cité».

La France et le Bénin, même combat !

Les deux hommes sont en phase sur le défi climatique, au sujet duquel Paris mobilise toute la communauté internationale afin que la COP 21, prévue en fin d’année soit couronnée d’une avancée pour l’humanité. «Le moment est venu pour que toute la planète soit consciente de la nécessité d’aller de l’avant en ce qui concerne la gestion des conséquences des changements climatiques. Nous soutenons cette décision prise par le G7 de réduire entre 40 et 70% les gaz à effet de serre d’ici 2050. J’ai rassuré le président Hollande que mon pays sera au rendez-vous. Nous sommes en train de décliner en ce moment notre contribution. Toute l’Afrique est mobilisée derrière la France pour que nous puissions régler cette question fondamentale », insiste le président de la République.
La question de la sécurité dans la sous-région a également meublé les discussions entre les deux personnalités, en l’occurrence les efforts que déploie actuellement le Bénin aux côtés de la Commission des Etats du Lac Tchad pour mettre fin aux dérives de la secte islamiste Boko Haram. Le président de la République a donc fait part à son homologue de la tenue demain 11 juin à Abuja, d’un sommet dédié à la lutte contre ce mouvement terroriste. «Sans la sécurité, il ne peut pas avoir de prospérité. Nous allons nous retrouver à Abuja pour peaufiner notre stratégie dans le cadre de la lutte contre Boko Haram. Ce sommet sera décisif. Nous sommes décidés à régler très vite cette question. Le président Buhari est très décidé. Les discussions que nous avons eues avec lui nous rassurent de ce que nous devons arriver à bout de ce phénomène odieux», souligne Boni Yayi, qui ajoute avoir aussi évoqué la situation en Libye et de la bande sahélo-saharienne.

Actualités 10 juin 2015


Augmentation des tarifs de visite technique des véhicules: Les syndicats de transporteurs et les associations de consommateurs s’opposent et dénoncent

Sous l’impulsion du Mouvement ad'hoc pour la réhabilitation de l’image du Bénin (MARIB) de Jacques Ayadji, syndicaliste du secteur des transports, des syndicats de transporteurs, des Organisations de la Société civile et des associations de consommateurs sont montés, hier mardi 9 juin, au créneau pour dénoncer ce qu’ils appellent l’arnaque ou le racket des usagers des services du Centre national de sécurité routière. Cette dernière a selon eux récemment augmenté les tarifs de la visite technique des véhicules qui sont passés globalement de 11 500 F CFA à 17000F CFA. C’était lors d’une conférence publique à Cotonou.

« Ça ne passera simplement pas. Nous disons non. Nous sommes responsables de ce qui nous arrive. Nous sommes tous coupables de ce qu’on nous impose». Voilà en quels termes on peut résumer les réactions, hier mardi 9 juin, de Jacques Ayadji, Ernest Gbaguidi de l’ONG Bénin Santé Secours, Darius Agbo porte-parole d’ADECO-Bénin, Romain Accrombessi, Pierre Agoli-Agbo, président national de la Confédération des entreprises de transports et Gabriel Kato Atita, lors de la conférence publique de dénonciation qu’ils ont animée.
Darius Agbo, dans la déclaration lue à l’occasion en leur nom a dit opposer un refus catégorique à cette augmentation unilatérale du tarif de 11 500F CFA à 17 000 F CFA. Il demande au Centre national de sécurité routière (CNSR) de surseoir immédiatement à l’application des nouveaux tarifs et de recourir pour ses investissements au financement de l’Etat, propriétaire du centre. Dans la déclaration, il exige le remboursement immédiat et sans conditions des trop perçus à tous les usagers contraints de payer les nouveaux tarifs.
Les "manifestants" dénoncent la mise à l’écart des syndicats (conducteurs et transporteurs) et des associations de consommateurs dans la gestion du centre, exigeant la dissolution immédiate du Conseil d’administration et son remplacement par un autre constitué et composé de tous les acteurs de la sécurité routière et l’ouverture immédiate du dialogue avec les différents acteurs pour une réforme consensuelle du CNSR.
Justifiant cette augmentation, les autorités du CNSR, précise Darius Agbo dans sa déclaration, veulent acquérir des équipements pour assurer leurs prestations de contrôle technique, des radars de contrôle de vitesse, construire des immeubles pour étendre leurs locaux afin de rapprocher les services des usagers et recruter du personnel pour faire face au parc sans cesse croissant.
Plusieurs intervenants se sont associés à cette initiative du MARIB, notamment Martin Assogba d’ALCRER et entendent descendre dans la rue dans le cadre d’une marche pacifique, sous huitaine, si rien n’est fait pour dire non à cette décision qui a déjà des répercussions sur les tarifs des transports.

Société 10 juin 2015


Augmentation des tarifs de visite technique des véhicules: Les syndicats de transporteurs et les associations de consommateurs s’opposent et dénoncent

Sous l’impulsion du Mouvement ad'hoc pour la réhabilitation de l’image du Bénin (MARIB) de Jacques Ayadji, syndicaliste du secteur des transports, des syndicats de transporteurs, des Organisations de la Société civile et des associations de consommateurs sont montés, hier mardi 9 juin, au créneau pour dénoncer ce qu’ils appellent l’arnaque ou le racket des usagers des services du Centre national de sécurité routière. Cette dernière a selon eux récemment augmenté les tarifs de la visite technique des véhicules qui sont passés globalement de 11 500 F CFA à 17000F CFA. C’était lors d’une conférence publique à Cotonou.

« Ça ne passera simplement pas. Nous disons non. Nous sommes responsables de ce qui nous arrive. Nous sommes tous coupables de ce qu’on nous impose». Voilà en quels termes on peut résumer les réactions, hier mardi 9 juin, de Jacques Ayadji, Ernest Gbaguidi de l’ONG Bénin Santé Secours, Darius Agbo porte-parole d’ADECO-Bénin, Romain Accrombessi, Pierre Agoli-Agbo, président national de la Confédération des entreprises de transports et Gabriel Kato Atita, lors de la conférence publique de dénonciation qu’ils ont animée.
Darius Agbo, dans la déclaration lue à l’occasion en leur nom a dit opposer un refus catégorique à cette augmentation unilatérale du tarif de 11 500F CFA à 17 000 F CFA. Il demande au Centre national de sécurité routière (CNSR) de surseoir immédiatement à l’application des nouveaux tarifs et de recourir pour ses investissements au financement de l’Etat, propriétaire du centre. Dans la déclaration, il exige le remboursement immédiat et sans conditions des trop perçus à tous les usagers contraints de payer les nouveaux tarifs.
Les "manifestants" dénoncent la mise à l’écart des syndicats (conducteurs et transporteurs) et des associations de consommateurs dans la gestion du centre, exigeant la dissolution immédiate du Conseil d’administration et son remplacement par un autre constitué et composé de tous les acteurs de la sécurité routière et l’ouverture immédiate du dialogue avec les différents acteurs pour une réforme consensuelle du CNSR.
Justifiant cette augmentation, les autorités du CNSR, précise Darius Agbo dans sa déclaration, veulent acquérir des équipements pour assurer leurs prestations de contrôle technique, des radars de contrôle de vitesse, construire des immeubles pour étendre leurs locaux afin de rapprocher les services des usagers et recruter du personnel pour faire face au parc sans cesse croissant.
Plusieurs intervenants se sont associés à cette initiative du MARIB, notamment Martin Assogba d’ALCRER et entendent descendre dans la rue dans le cadre d’une marche pacifique, sous huitaine, si rien n’est fait pour dire non à cette décision qui a déjà des répercussions sur les tarifs des transports.

Société 10 juin 2015


Démarche qualité et réformes dans les télécommunications: Bientôt, Bénin Télécoms SA certifiée ISO 9001-2008

Une des structures sous tutelle du ministère de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication, Bénin Télécoms SA, l’opérateur historique des télécommunications au Bénin est en voie d’être certifiée ISO 9001 version 2008. La revue de direction organisée jeudi 4 juin dernier en attendant l’audit qualité avec les experts internationaux dans les prochains jours, constitue une des étapes qui conduit vers cette certification.

« Consciente des enjeux liés aux fortes exigences de son secteur, répondant à une ambition qu’elle a pour la société, son personnel et ses clients, la Direction générale de Bénin Télécoms SA a décidé de s’engager dans une démarche d’amélioration continue de la qualité ». C’est en ces termes que le directeur général de l’opérateur historique des télécommunications au Bénin Djalil Assouma a mis l’entreprise sur la voie de la démarche qualité. Cette démarche répond au vœu du chef de l’Etat Boni Yayi de voir les entreprises publiques, travailler à améliorer leurs performances.

Cette volonté avait en effet été traduite par Komi Koutché alors ministre de la Communication et des Technologies de l’Information de la Communication, par l’inscription de toutes les structures sous sa tutelle dans la démarche qualité. C’était à l’occasion de la remise des lettres de mission à ses proches collaborateurs, le 05 juin 2014 à l’Hôtel Azalaï de la Plage à Cotonou. Dès lors, plusieurs diligences ont été accomplies par Bénin Télécoms SA. La sensibilisation du personnel et l’audit diagnostic qui ont permis de faire un état des lieux et de s’imprégner des subtilités de la certification ISO jusqu’à l’audit qualité du 29 mai 2015, la garantie de la cohésion, la compétitivité de l’entreprise, la satisfaction des clients et les axes de progrès pour l’amélioration continue des performances de la société ont été les maître-mots des actions de tout le personnel.

Revue de direction

Le jeudi 4 juin dernier encore, à la faveur d’une revue de direction qui est une des étapes ultimes devant conduire à la certification, le directeur général et son personnel assistés du Bureau ISOSUD, le cabinet qui accompagne l’entreprise dans cette démarche, ont revu les systèmes mis en place à travers les indicateurs, les procédures et autres.
En effet, la revue de direction fait suite à l’audit interne qualité qui, en prélude à l’audit de certification, permet de relever les insuffisances, les écarts éventuels subsistant encore dans la mise en place du système de management de la qualité. Ce fut l’occasion, de réexaminer les résultats de cet audit qualité, d’étudier les retours d’enquêtes sur la satisfaction des clients, de s’assurer du bon fonctionnement des processus et la conformité des indicateurs, de revoir les objectifs qualité et d’actualiser les indicateurs, d’analyser la mise en œuvre des actions correctives et préventives, de recenser les risques pouvant affecter le système et de faire des recommandations d’amélioration.
Fiers des résultats de cette revue de direction, le personnel et la Direction générale se sentent désormais prêts à subir l’audit de certification prévu pour les tous prochains jours.
Avec la rigueur qui a jalonné la conduite de cette démarche, Bénin Télécoms SA est en passe d’obtenir sa certification ISO 9001 version 2008, preuve de l’atteinte des objectifs.
En effet, au niveau de la société aujourd’hui, il y a un regain de confiance de la clientèle dans le cadre des réformes pour l’amélioration de son image. Elle fournit dans le secteur de meilleures solutions aux clients ; de même que la réduction des charges pour un meilleur équilibre financier ; puis la maîtrise de tous les processus à valeur ajoutée pour une pérennisation à l’entreprise. Tout ceci dans un processus d’amélioration continue comme le recommandent les normes ISO.

Société 10 juin 2015


Démarche qualité et réformes dans les télécommunications: Bientôt, Bénin Télécoms SA certifiée ISO 9001-2008

Une des structures sous tutelle du ministère de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication, Bénin Télécoms SA, l’opérateur historique des télécommunications au Bénin est en voie d’être certifiée ISO 9001 version 2008. La revue de direction organisée jeudi 4 juin dernier en attendant l’audit qualité avec les experts internationaux dans les prochains jours, constitue une des étapes qui conduit vers cette certification.

« Consciente des enjeux liés aux fortes exigences de son secteur, répondant à une ambition qu’elle a pour la société, son personnel et ses clients, la Direction générale de Bénin Télécoms SA a décidé de s’engager dans une démarche d’amélioration continue de la qualité ». C’est en ces termes que le directeur général de l’opérateur historique des télécommunications au Bénin Djalil Assouma a mis l’entreprise sur la voie de la démarche qualité. Cette démarche répond au vœu du chef de l’Etat Boni Yayi de voir les entreprises publiques, travailler à améliorer leurs performances.

Cette volonté avait en effet été traduite par Komi Koutché alors ministre de la Communication et des Technologies de l’Information de la Communication, par l’inscription de toutes les structures sous sa tutelle dans la démarche qualité. C’était à l’occasion de la remise des lettres de mission à ses proches collaborateurs, le 05 juin 2014 à l’Hôtel Azalaï de la Plage à Cotonou. Dès lors, plusieurs diligences ont été accomplies par Bénin Télécoms SA. La sensibilisation du personnel et l’audit diagnostic qui ont permis de faire un état des lieux et de s’imprégner des subtilités de la certification ISO jusqu’à l’audit qualité du 29 mai 2015, la garantie de la cohésion, la compétitivité de l’entreprise, la satisfaction des clients et les axes de progrès pour l’amélioration continue des performances de la société ont été les maître-mots des actions de tout le personnel.

Revue de direction

Le jeudi 4 juin dernier encore, à la faveur d’une revue de direction qui est une des étapes ultimes devant conduire à la certification, le directeur général et son personnel assistés du Bureau ISOSUD, le cabinet qui accompagne l’entreprise dans cette démarche, ont revu les systèmes mis en place à travers les indicateurs, les procédures et autres.
En effet, la revue de direction fait suite à l’audit interne qualité qui, en prélude à l’audit de certification, permet de relever les insuffisances, les écarts éventuels subsistant encore dans la mise en place du système de management de la qualité. Ce fut l’occasion, de réexaminer les résultats de cet audit qualité, d’étudier les retours d’enquêtes sur la satisfaction des clients, de s’assurer du bon fonctionnement des processus et la conformité des indicateurs, de revoir les objectifs qualité et d’actualiser les indicateurs, d’analyser la mise en œuvre des actions correctives et préventives, de recenser les risques pouvant affecter le système et de faire des recommandations d’amélioration.
Fiers des résultats de cette revue de direction, le personnel et la Direction générale se sentent désormais prêts à subir l’audit de certification prévu pour les tous prochains jours.
Avec la rigueur qui a jalonné la conduite de cette démarche, Bénin Télécoms SA est en passe d’obtenir sa certification ISO 9001 version 2008, preuve de l’atteinte des objectifs.
En effet, au niveau de la société aujourd’hui, il y a un regain de confiance de la clientèle dans le cadre des réformes pour l’amélioration de son image. Elle fournit dans le secteur de meilleures solutions aux clients ; de même que la réduction des charges pour un meilleur équilibre financier ; puis la maîtrise de tous les processus à valeur ajoutée pour une pérennisation à l’entreprise. Tout ceci dans un processus d’amélioration continue comme le recommandent les normes ISO.

Société 10 juin 2015


Tensions entre étudiants et autorités rectorales de l’UAC: Le médiateur de la République appelle au calme

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun a échangé, hier mardi 9 juin, avec une délégation d’étudiants de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC). La grève déclenchée par ces derniers contre les autorités rectorales de cette université était au cœur des discussions qui se sont déroulées au siège de l’institution à Porto-Novo.

Quels sont les motifs de la grève dénommée «Campus mort» déclenchée depuis lundi 8 juin dernier par l’ensemble des trois syndicats d’étudiants de l’Université d’Abomey-Calavi? C’est pour avoir une réponse à cette interrogation et tenter d’offrir ses bons offices que le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun a jugé utile de rencontrer les responsables des syndicats d’étudiants signataires de la motion de grève de 72heures. Une motion de grève pour laquelle son institution a été ampliataire. Face à lui hier à son siège à Porto-Novo, il y avait trois représentants des syndicats estudiantins. Il y avait Fidèle Bokossa, président de l’Union nationale des étudiants du Bénin (UNEB), accompagné de son vice-président, Raymond Zonmagbo. Le troisième membre de la délégation était le président de la Fédération nationale des étudiants du Bénin (FNEB), Bill Soulémane Kingninouho.

Les trois responsables estudiantins ont expliqué de long en large la situation qui les oppose aux autorités en charge de l’Université d’Abomey-Calavi. Selon leurs explications, il ressort que leur grève dénommée «Campus mort » est partie de la décision du comité de direction (CoDir) de la Faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines (FLASH) d’imposer désormais une session unique aux étudiants de cette entité. Cette décision date du 23 mars dernier mais n’a jamais reçu l’approbation des responsables d’étudiants du Bureau d’union d’entité (BUE) de la FLASH. Dès lors, si cette décision arrivait à entrer en application, la session de rattrapage communément appelée «deuxième session» n’existerait plus au niveau de cette faculté.

Menace

A en croire les hôtes du médiateur de la République, les autorités de la FLASH justifient cette décision par le temps relativement long que durent les examens au niveau de cette faculté. Et ensuite le coût trop onéreux des examens au niveau de cette faculté qu'à elle seule compte 39 000 étudiants sur un effectif de 79 000 étudiants régulièrement inscrits pour toute l’UAC. Cette mesure de suppression de la session de rattrapage au niveau de la FLASH sera ensuite soutenue par les autorités rectorales. Celles-ci menacent d’aller de main forte pour la faire appliquer à partir de cette année 2015. Ce qu’elles ont commencé par faire en déployant une horde de policiers sur le campus depuis samedi dernier. Tout ceci n’a pas été du goût des trois mouvements syndicaux de l’UAC qui ont décidé d’aller en Assemblée générale pour apprécier la situation. C’est ainsi que l’Assemblée générale de l’Intersyndicale estudiantine a décidé de déclencher ce mouvement dénommé «Campus mort», a expliqué Fidèle Bokossa de l’UNEB. Il martèle que tant que les autorités ne reviendront pas sur leur décision les étudiants aussi ne démordront pas. «La deuxième session doit exister à la FLASH», insiste-t-il avant de dire que cette revendication est non négociable tout comme celle contre la mobilisation des forces de l’ordre sur l’UAC.
Après avoir écouté attentivement les explications de ses hôtes, le médiateur de la République leur a reprécisé que son institution n’a pas de jugement de valeur à faire sur la situation. Elle est à l’étape des investigations pour comprendre les motivations de la grève. Tout comme il a écouté les responsables d’étudiants.
Joseph Gnonlonfoun échangera aussi sous peu avec les autorités rectorales de l’UAC pour entendre leur son de cloche. Ce n’est qu’après tout cela que l’institution tentera une médiation entre les deux parties. Pour l’instant, Joseph Gnonlonfoun a invité les étudiants au calme et à la paix.

Actualités 10 juin 2015


Assemblée nationale : La Mouvance crée un seul groupe parlementaire, l’Opposition non inscrite

Après la pression la veille du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji sur les députés, les choses sont allées très vite au cours de la séance plénière d'hier à l’hémicycle. Les députés du camp présidentiel ont décidé de se fondre dans un seul groupe parlementaire pendant que leurs collègues de l’Opposition ont préféré être non inscrits.

«République et Unité nationale». C’est le nom de baptême du groupe parlementaire créé par les députés du camp présidentiel. Il a été créé au cours de la plénière d’hier mardi 9 juin à l’Assemblée nationale. La déclaration de création a été lue à la tribune de l’hémicycle par le député André Okounlola qui en est d’ailleurs le président. Le groupe parlementaire «République et Unité nationale» est composé de 40 membres à savoir les 33 députés FCBE, les 2 de l’Allance Eclaireur, les 2 de l’UB et les 3 transfuges de l’AND. Tous ceux-ci ont décidé de se fondre au sein de ce seul groupe. Selon la déclaration de constitution, l’Assemblée nationale ne doit pas être un lieu de distraction ni de blocage des institutions de la République. Il est attaché aux valeurs qui doivent fonder la République.
Les 40 députés FCBE et alliés attendent donner leur totale adhésion et à la vision stratégique de développement qu’imprime depuis 2006 le chef de l’Etat, Boni Yayi. Le groupe parlementaire «République et Unité nationale» annonce travailler pour assainir le climat social, a confié André Okounlola.

Tous non inscrits

Pendant que la Mouvance présidentielle fait bouger les lignes hier, l’Opposition est restée toujours sans réaction. Avec ses 43 députés, elle n’a manifesté aucune intention de création de groupe parlementaire. Ce constat a été fait par le président de l’Assemblée nationale. Ce qui amène Me Adrien Houngbédji à déclarer les 43 députés y compris lui-même non inscrits conformément au Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Ainsi depuis hier, on a une idée de la configuration politique du Parlement. On a d’un côté, le groupe parlementaire «République et Unité nationale» avec 40 députés FCBE et alliés et d’un autre, 43 députés tous non inscrits. Ce qui balise désormais la voie à la constitution des commissions permanentes.
Le président de l’Assemblée nationale a invité le président du groupe parlementaire «République et Unité nationale» à envoyer les noms de ses représentants au sein des cinq commissions permanentes. Les 40 députés doivent se répartir proportionnellement comme l’exige la loi. Pour les 43 députés non inscrits, Me Adrien Houngbédji les a invités à choisir individuellement la Commission de leur choix. La constitution des Commissions permanentes doit être achevée avant l’ouverture de la plénière de demain. Laquelle plénière sera consacrée à l’élection du bureau à l’interne de chaque Commission permanente, a rappellé le président de l’Assemblée nationale.

Actualités 10 juin 2015


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