La Nation Bénin...
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Ninon Ahoudjinou remet le trophée de Patrice Talon à Urbain Amégbédji[/caption]Comme annoncée, la grande finale de la 5e édition des meilleurs modèles de ponctualité a effectivement eu lieu, samedi 8 décembre, à Blue zone de Cotonou. Elle a permis de distinguer nombre de personnalités dont le président de la République.
Au total, 19 personnes réparties dans sept catégories ont été nominées pour prendre part à la 5e édition du programme Best Models of Punctuality 2018 qui a eu lieu samedi dernier. L’édition de cette année revêt un caractère spécial, car les meilleurs ont été récompensés au cours d’un dîner de gala. Le programme Best Models of Punctuality (Bmp) se veut être la contribution de l’Ong Be the Best à la promotion au Bénin de la bonne gestion du temps et de la ponctualité qui sont des facteurs de développement.
Dans son allocution, le président de l’Ong Be the Best (Soyons les Meilleurs), Ninon Ahoudjinou, n’a pas manqué de préciser que tout a été fait sur des bases transparentes. Mieux, poursuit-il, les nominés disposent de valeurs positives et agissent en adéquation avec les quatre valeurs fondamentales de l’Ong Be the Best (Ponctualité, Innovation, Professionnalisme, Excellence). Au cours de la soirée, les 19 nominés ont été dévoilés. Pour Ninon Ahoudjinou, la vision de l’Ong est de faire de la ponctualité chez chaque Béninois un réflexe. Pour lui, le temps est un facteur de développement, d’où la lutte que mène son Ong.
Sur les 19 nominés, on compte 7 lauréats. Il s’agit de Louise Colette Aguey-Houessou, chef d’Agence Libercom dans la catégorie ‘’Agents Responsables, etc.’’, de Gislain Agossou Hossou, président du Consortium des juristes leaders progressistes dans la catégorie ‘’société civile’’ ; de Diane Gandonou Oboube, secrétaire générale de l’Université de Parakou dans la catégorie ‘’Education’’ ; de Guy Kpakpo, directeur général de Radio Tokpa dans la catégorie ‘’société privée’’ ; d’Eric Houndété dans la catégorie ‘’parlement’’ ; d’Urbain Amégbédji, Dg Anpe dans la catégorie ‘’société d’Etat’’ et de Patrice Talon dans la catégorie ‘’administration publique et institutions de la République’’. A ces sept lauréats, s’ajoutent trois autres qui ont reçu des prix spéciaux. Il s’agit de Joseph Djogbénou, de Noukpo Agossou et de Stanislas Sossou Amoussou. Les nominés et les lauréats repartent chez eux avec des trophées et des lots offerts par les partenaires. Ces derniers n’ont pas manqué de remercier les responsables de l’Ong pour cette initiative qui va changer les mauvaises habitudes. La soirée a été marquée par des prestations artistiques et la coupure du gâteau des cinq ans d’existence du programme.
Le ministre procédant à la coupure du ruban symbolique[/caption]Les nouveaux bureaux de la direction départementale du Travail et de la Fonction publique du Borgou ont été inaugurés, vendredi 7 décembre dernier, à Parakou. C’est au cours d’une cérémonie présidée par le ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys.
Comme inscrit dans le Programme d’actions du gouvernement, un certain nombre d’activités ont été prévues pour être réalisées au ministère du Travail et de la Fonction publique. Il s’agit notamment du renforcement des capacités et de l’amélioration des conditions de travail des agents qui y sont en service. La mise en service, à Parakou, du nouveau bâtiment de la direction départementale du Travail et de la Fonction publique du Borgou-Alibori participe de cette volonté.
Procédant à sa remise, le ministre du Travail et la Fonction publique, Adidjatou Mathys, a rappelé que l’amélioration du cadre de travail est une des conditions d’un bon rendement des agents d’une administration. « A la direction départementale du Travail et de la Fonction publique du Borgou-Alibori en cours de réhabilitation, au moins une bonne partie des travaux est achevée. Dans le Zou-Collines, les bâtiments sont également livrés. Les travaux sont arrivés à leur terme dans l’Atlantique-Littoral et l’Atacora-Donga », a précisé le ministre.
En dehors de ses nouveaux bureaux qui ont été inaugurés, la cour de la direction a été aménagée et son ancien bâtiment réfectionné. A cela, il faut également ajouter son équipement en mobiliers. Ces réalisations font partie d’un ensemble de travaux à réaliser de 2018 à 2019 et dont le montant global est estimé à 350 millions de francs Cfa. « La phase de 2018 dont la mise en service vient d’être effectuée, est d’un coût de 252 millions de francs Cfa », a fait observer le directeur de la Programmation et de la Prospective du ministère, Abdoulaziz Malick. En 2019, le R+1 du bâtiment inauguré sera achevé. Outre un véhicule qui lui sera affecté, la dotation en équipements de la direction va se poursuivre, sans oublier le renforcement de l’effectif du personnel. Ce sera dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de déconcentration et de décentralisation (Pdd).
« Tout ceci force l’admiration », s’est réjoui le directeur départemental du Travail et de la Fonction publique du Borgou, Ramanou Arouna. « Avec vous et surtout, le changement du visage de notre direction, nous avons désormais acquis la fierté de nous considérer comme ses agents», a-t-il souligné.
Remise d’équipement au Dg/Anac par la formatrice[/caption]
La Conférence européenne de l’aviation civile (Ceac) en collaboration avec l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac) organise une formation à l’intention des évaluateurs de vulnérabilités en sûreté de l’aviation civile. Cette formation ouverte, ce mardi 11 décembre à Cotonou, s’étend jusqu’au 14 décembre et regroupe différents acteurs des pays de l’Uemoa.
La formation des évaluateurs de vulnérabilités en sûreté de l’aviation civile entre dans le cadre de l’amélioration de la gestion des risques liés à la sûreté de l’aviation civile. Elle vise à prendre des mesures en amont pour évaluer les risques que court l’aviation afin de prendre les dispositions adéquates pour pallier d’éventuels désagréments.
Venus de différents pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), tels que le Burkina Faso, le Togo, le Bénin, le Niger, les participants échangent sur les diverses menaces contre l’aviation civile. Selon Karl Lègba, directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac), il est nécessaire d’adopter une approche complète visant à promouvoir une bonne culture de sûreté au sein des stratégies d’atténuation des risques et des plans d’interventions en situation de crise appropriés. Mieux, des mécanismes visant à faire face aux menaces changeant et le partage des informations relatives aux menaces par l’Etat pour améliorer leur situation en matière de sûreté, a-t-il soutenu dans son intervention. Le Dg/Anac estime que c’est une chance pour le Bénin d’abriter cette formation, une première organisée dans la sous-région. Ce qui a vallu le déplacement de tous les Etats pour profiter de l’opportunité qu’offrent les partenaires de se faire former et former des spécialistes, des experts dans ce domaine qui est tout nouveau.
Ladite formation s’inscrit dans un contexte où la sûreté de l’aviation civile se heurte à des risques de plus en plus complexes, et où les systèmes aéronautiques restent une cible à risque élevé. Aussi, l’environnement actuel est-il favorable aux nouvelles menaces telles que les menaces chimiques, biologiques et radiologiques, ainsi qu’aux systèmes d’aéronefs télé pilotés, la cyber-sécurité.
Au terme de la formation, les différents acteurs seront outillés sur les questions de renforcement des mesures d’atténuation de risques et la mise en œuvre des mesures visant à promouvoir la culture de la sûreté et la résilience des systèmes de sûreté de l’aviation ainsi que le développement des outils pour la gestion des risques liés à la sûreté de l’aviation civile.
C’est aussi une occasion pour les participants de s’assurer de l’identification des mesures de sûreté appropriées, de réévaluer constamment le niveau de menace et de procéder aux évaluations de risques en tenant compte de la situation et de l’environnement international, national et régional. L’organisation de l’aviation civile nécessite que les Etats prennent des mesures pour que la sûreté soit améliorée.

Après son audience avec le chef de l’Etat, l’ambassadeur plénipotentiaire de la Norvège près le Bénin avec résidence à Abuja, Jens-Peter Kjemprud, et le chef de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci, ont co-animé, ce mardi au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, une conférence de presse. A cette occasion, il a été révélé que le Bénin est retenu pour bénéficier du programme Oil of developement.
La coopération entre la Norvège et le Bénin amorce un nouveau tournant. L’ambassadeur plénipotentiaire de la Norvège près le Bénin avec résidence à Abuja, Jens-Peter Kjemprud, porteur d’un message pour le président Patrice Talon l’a fait savoir au cours d’une conférence de presse co-animée avec le chef de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci.
Dans son exposé, le diplomate norvégien, Jens-Peter Kjemprud, a précisé qu’il est porteur d’un message de son Premier ministre pour le chef de l’Etat béninois après son passage à Oslo du 7 au 9 novembre dernier. Selon lui, au regard de la nouvelle dynamique de coopération, son pays a décidé de rendre éligible le Bénin au programme Oil of development (Pétrole pour le développement). Dans ce cadre, des compagnies norvégiennes pourront s’intéresser au Bénin. A ce sujet, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a ajouté que, grâce à ce programme auquel le Bénin a été admis, seulement jeudi dernier, la Norvège offre son assistance dans les domaines de la gestion des ressources pétrolières de manière durable, de l’exploration, de l’accompagnement technique, de l’approche écologique. « Cela permettra de démanteler les installations du site pétrolifère de Sèmè », a annoncé Aurélien Agbénonci. Le ministre a fait savoir que le président de la République a répondu favorablement à la Norvège pour soutenir sa candidature au poste de membre non permanent du Conseil de sécurité de l’Onu pour la période 2021-2022.
Par ailleurs, au premier trimestre de 2019, le comité consultatif chargé de faire avancer les accords signés sera au Bénin en même temps qu’une délégation d’hommes d’affaires norvégiens dans les secteurs du pétrole, du gaz, des énergies renouvelables, de l’aquaculture et du tourisme. Au second semestre, a-t-il poursuivi, le chef de l’Etat a annoncé l’organisation d’une semaine du Bénin en Norvège pour permettre aux opérateurs économiques béninois de mieux se familiariser avec les normes du marché norvégien.

L’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna) fête, ce 12 décembre, le cinquante-neuvième anniversaire de sa création. A l’occasion de cette commémoration, le représentant de cette structure près la République du Bénin, Wilfrid E. R. Adjovi, revient sur sa mission et son évolution dans le temps ainsi que les manifestations prévues pour marquer l’événement.
La Nation : Cela fait 59 ans qu’a été signée à Saint-Louis au Sénégal la Convention qui crée l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna). Quelles sont les manifestations prévues dans le cadre de cet anniversaire au Bénin ?
Wilfrid Adjovi : Nous avons prévu une journée portes ouvertes le 20 décembre prochain dans l’enceinte du siège de la Représentation sis à l’aéroport, des entretiens à travers les médias pour nous faire connaître davantage du public, notamment un plateau télévisé sur la vie de l’Asecna à l’Ortb avec le Dg de l’Agence nationale de l’Aviation civile (Anac) et le gestionnaire de l’aéroport. Nous avons également initié un tournoi de football dont la finale et la remise de prix auront lieu ce mercredi 12 décembre.
Quel bilan peut-on faire de l’Asecna, 59 ans après sa création ?
En 1959, il n’y avait pas encore nos Etats. Il y a eu des esprits clairvoyants qui ont vu qu’il fallait se mettre ensemble pour éviter d’émietter l’espace aérien ; ce qui pourrait rendre la sécurité un peu difficile. Les colonies de l’époque, sous l’impulsion de la France, se sont réunies pour créer l’Asecna. Le Bénin, notre pays, en est un Etat fondateur. Aujourd’hui, l’Agence compte dix-sept pays africains à savoir: Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée-Bissau, Guinée Equatoriale, Mauritanie, Madagascar, Mali, Niger, Sénégal, Tchad, Togo, Union des Comores, et la France. Ce qui fait plus de 19 millions de km² d’espace aérien gérés par l’Asecna. L’Agence était dirigée jusqu’en 1974 par des Européens. En 1975, nous avons eu notre premier directeur général africain.
Il y a quelques dates marquantes. En 1990, l’Asecna a déchargé les Etats membres de leur participation financière. C’est la seule institution publique régionale, si je ne me trompe, qui a décidé de se passer des contributions de ses Etats membres. Au contraire, elle accompagne ces Etats à travers des subventions. L’Agence vit essentiellement des redevances perçues pour les services rendus.
Avant, c’était plusieurs lois qui géraient le personnel, selon chaque pays membre. Mais en 1992, il a été créé un statut unique du personnel.
En décembre 1999, l’Agence a signé un contrat d’entreprise avec son personnel ; ce qui a permis d’apaiser les tensions sociales entre les agents et la direction.
Comment l’Asecna s’adapte-t-elle à l’évolution technologique?
Nous sommes dans un domaine très technique où nous devons guider les avions pour qu’il n’y ait pas d’abordage (collision). Nous avons des équipements au sol qui communiquent avec les aéronefs et les pilotes en l’air et au sol. Tout est assis sur la technologie qui évolue très rapidement ; ce qui fait que l’Asecna investit beaucoup dans le renouvellement de ses équipements et dans la formation de son personnel. Pour ce faire, l’Agence a créé trois écoles : l’Ecole africaine de la Météorologie et de l’Aviation civile (Eamac) à Niamey au Niger pour former les ingénieurs et techniciens ; l’Ecole régionale pour la Sécurité Incendie (Ersi) à Douala au Cameroun pour les pompiers d’aérodrome et l’Ecole régionale de la navigation aérienne et du management (Ernam) à Dakar au Sénégal pour former et recycler le personnel administratif et financier.
Avant, nous avions des techniciens qui calculaient manuellement les paramètres de navigation aérienne. Aujourd’hui, le Bénin fait partie des trois premiers pays de l’Asecna à faire le basculement vers le guidage Radar qui rend automatique le contrôle aérien.
L’Asecna a pris le contrôle effectif de la totalité de l’espace aérien au Bénin depuis le 25 juin 2015 des mains du Ghana qui avait à charge la région d’information de vol appelée Flight Information Region (Fir) composée du Bénin, du Togo et du Ghana. Désormais, la navigation aérienne est entièrement assurée par l’Asecna dans notre pays et nous pouvons dire avec confiance que le ciel béninois est sûr. Les Ghanéens sont passés ici et ont décerné un satisfecit à nos techniciens.
Le Conseil des ministres avait autorisé, le 11 janvier 2017, la résiliation du contrat de délégation de gestion des activités aéronautiques nationales entre le gouvernement et l’Asecna. Qu’est-ce qui s’est passé pour qu’on en arrive là ?
L’Asecna assure principalement une mission de service public de sécurité de la navigation aérienne. Les fondateurs avaient prévu à l’article 10 de la convention que chaque Etat membre est libre de confier la gestion commerciale de son aéroport à l’Agence. C’est ce qui est fait par le Bénin depuis le début jusqu’en août 2017 par un contrat de délégation. Mais le Bénin, estimant qu’il a de nouvelles orientations de gestion commerciale pour son aéroport, a dénoncé le contrat de délégation. La rétrocession des activités aéronautiques nationales à l’Etat béninois a eu lieu le 27 août 2017 après les différentes étapes de rupture prévues au contrat de délégation. C’est le lieu de préciser que, contrairement à certaines allégations, le Bénin n’a jamais quitté l’Asecna. Le Bénin reste et demeure un membre à part entière de l’Agence. Le 10 juillet dernier a eu lieu la signature de l’accord de siège révisé entre le Bénin et l’Asecna, qui consacre un statut diplomatique à la Représentation. De par cette signature, l’Asecna constitue une mission diplomatique et bénéficie des facilités dues à une institution de son rang.
Société 12 déc. 2018

Neuf athlètes béninois dont 4 filles et 5 garçons participeront, du 15 au 20 décembre prochain, aux championnats d’Afrique de badminton des scolaires à Accra au Ghana. La délégation béninoise quitte Cotonou ce mercredi 12 décembre pour défendre les couleurs nationales à cette compétition.
En prélude aux championnats d’Afrique de badminton des scolaires, une délégation béninoise constituée de 9 athlètes dont 4 filles et 5 garçons va rallier, ce mercredi 12 décembre, la capitale ghanéenne où se tient cette compétition. Chez les filles, il s’agit de Pascaline Vitou, Pernelle Fabossou, Ruth Zannou et Michelle Kpanou. Dans la catégorie des garçons, Carlos Ahouangassi, Oswald Doch Fanou, Préféré Adomahou, Carlos Kpanou et Jean-Marc Agossouwi vont défendre les couleurs nationales. Au cours de la compétition, les épreuves se dérouleront par équipe et en individuel. L'équipe féminine du Bénin évoluera sous l’égide de Lisette Koulemi alors que les garçons seront coachés par Bernardin Bokpè, qui fera office de chef de délégation lors de cette expédition.
Selon le président de la Fédération béninoise de badminton, Aubin Assogba, les athlètes se sont bien préparés pour affronter d’autres badistes venus de l’Algérie, de l’Égypte, du Kenya, du Rwanda, du Zimbabwe, du Ghana, de l’Ouganda, du Nigeria, de Lesotho, de la Côte d'Ivoire, de la République démocratique du Congo et de l'Éthiopie, attendus à cette compétition. « Présents au dernier championnat national de la discipline qui s'est achevé le week-end écoulé, tous nos athlètes ont profité de l’occasion pour se mettre au pas pour ce tournoi », a-t-il confié.
Abondant dans le même sens, l’entraîneur de l’équipe masculine, Bernardin Bokpè, confirme que ces athlètes, sélectionnés pour la plupart en mai dernier, à l’issue du championnat scolaire de badminton, pourront valablement représenter le Bénin. Selon lui, la Fédération béninoise de badminton s’est beaucoup investie dans la promotion et la vulgarisation de cette discipline cette année. A l’en croire, après avoir déployé le programme Shuttle time « Badminton à l’école » qui vise l’extension et la promotion de la discipline dans les établissements scolaires, la Fédération béninoise de badminton entend donner la chance aux athlètes béninois sur la scène continentale. « Le Bénin a été engagé pour la première fois dans cette compétition pour évaluer les élèves badistes », a-t-il signalé.
Faut-il le rappeler, au total 25 collèges et écoles primaires bénéficient de ce programme de vulgarisation du badminton à la base sur toute l’entendue du territoire national.

Le directeur de cabinet du ministre de la Santé, Pétas E. Akogbéto, a lancé, ce lundi 10 décembre, le projet de coopération et de renforcement du système assurance qualité des laboratoires de contrôle de qualité des médicaments (Coraq-Lab). Financé par Initiatives 5% du Fonds mondial, ce projet vise à éradiquer le phénomène du trafic des médicaments falsifiés.
La garantie de médicaments de bonne qualité disponibles à la consommation des populations passe par une réorganisation du secteur pharmaceutique d’une part et par l’existence d’un outil performant de contrôle de qualité. C’est pourquoi le Centre national de contrôle de qualité (Cncq) d’autre part a initié ce projet officiellement lancé hier à Cotonou.
Ce projet, rappelle le directeur de cabinet du ministre de la Santé, Pétas E. Akogbéto, est lancé pour appuyer quatre pays francophones d’Afrique dont le Bénin, pour faire face au constat amer selon lequel aucun laboratoire de contrôle de qualité de médicament des pays francophones n’est qualifié par l’Organisation mondiale de la Santé. La mise en œuvre de ce projet couvre environ 36 mois et a pour objectif d’accompagner les laboratoires nationaux de contrôle de qualité dans les pays bénéficiaires. Il s’agit, dit-il, d’éradiquer un phénomène auquel l’Afrique est confrontée.
Selon le directeur général du Cncq, Parfait Adjakidjè, pour un laboratoire performant de contrôle de qualité, il faut : des hommes et femmes qualifiés et formés de façon continue et soutenue, des équipements de bonne source, périodiquement maintenus et renouvelés au besoin, un système de management de qualité fréquemment revisité et en amélioration continue et un système d’information et de gestion optimale des données bien au point. Aussi, ce projet, poursuit-il, a deux volets à savoir la formation continue et soutenue des ressources humaines dans plusieurs domaines, le diagnostic et la mise en place d’un système d’information, de gestion et de protection des données du laboratoire. La mise en œuvre rigoureuse de ce projet permettra aussi d’améliorer le niveau technique du personnel du laboratoire national de contrôle de qualité du Bénin.
Moïse-Marceliano Loko[/caption]L’année 2019 s’ouvrira au plan musical par le lancement le 5 janvier d’un nouvel album. Œuvre d’un jeune artiste béninois amoureux de la salsa, cette sortie discographique, la première de sa carrière, permettra de le révéler davantage au public.
Moïse-Marceliano Loko. Sur la scène musicale nationale, ce nom n’est pas encore vraiment connu. Pourtant, il faudra compter avec lui dans les mois à venir. Ce jeune artiste qui ne manque pas de talent fera parler de lui à travers la sortie de son premier album en début d’année prochaine. Pour l’instant, il ne souhaite pas dire grand-chose du fruit de son labeur. La primeur et les surprises y contenues sont réservées à ses fans et au public. Pourtant Moïse-Marceliano Loko, plus connu sous le nom d’artiste « Prince Loko » n’est pas apparu ex abrupto sur la scène musicale. Il fait son petit bonhomme de chemin depuis des années. C’est le genre de personne qui épouse la philosophie selon laquelle « le bien ne fait pas de bruit ». Choriste depuis son enfance au sein de l’église du christianisme céleste, il a également roulé sa bosse dans quelques groupes musicaux de la place avant de fonder avec ses amis, « Le son du gospel », un groupe atypique qui s’illustre souvent lors des manifestations religieuses.
L’université polytechnique internationale Obiang N’guéma M’Bassogo lui doit sa toute première chorale. A peine admis dans cet établissement privé d’enseignement supérieur, Moïse-Marceliano Loko a soumis un projet de création d’une chorale des étudiants qui a été validé par les responsables. Sous sa houlette, une cinquantaine d’étudiants de diverses nationalités ont ainsi mis sur pied un groupe qui forçait l’admiration, selon les témoignages. Leur passion pour la musique va les amener à composer « l’hymne Orageu » en l’honneur de leur centre de formation.
Pour mieux comprendre la passion de Prince Loko pour la musique, il faut s’en référer à sa famille. Fils d’Etienne Loko et d’Irène Soumaho, il s’est vu inoculer le virus musical depuis les entrailles de sa mère. Dire de lui qu’il est le fils d’un musicien, c’est peu dire. Son père Étienne Loko n’est pas seulement un grand artiste gospel de l’église du christianisme céleste avec déjà trois albums à son actif, il est aussi un des tout-premiers maîtres de chœur de cette communauté religieuse. Communauté dont le rapport à la musique et aux instruments fait l’unanimité. « Au sein de l’église, l’histoire retient son nom, car c’est le seul maître de chants dont la chorale a gagné le trophée international initié à l’endroit des chorales par le prophète pasteur fondateur de l’église », raconte avec fierté son fils.
Du père, mais aussi de sa mère, le jeune artiste en pleine éclosion tient son talent. Sa génitrice, malgré l’âge, est demeurée fidèle à sa passion pour le chant et continue d’être choriste. Ce précieux héritage aidant, Prince Loko a entrepris de chercher sa propre voie. A sa passion pour la salsa, il a associé, le slam. Pour ses amis, il est donc un « Salséro-slameur ». Mais l’artiste, lui n’a pas innové par caprice ou par plaisir. « Après avoir parcouru la musique de façon générale, je me suis dit qu’il faut que je choisisse une variété avec laquelle on puisse me reconnaitre désormais dans le monde », laisse-t-il entendre. « J’ai décidé de mettre ma touche pour que même quand je vais descendre sur le marché international, l’on puisse, en m’écoutant, savoir que ça, c’est de l’Afrique. C’est cette touche qui fait de mon œuvre, une œuvre tradi-afro-cubaine », révèle-t-il. Des mots, il est déjà passé à l’acte avec son premier album de douze titres dont le lancement est prévu pour le 5 janvier 2019. Un tout salsa que Prince Loko réserve comme un cadeau de Nouvel an à ses fans et à tous ceux qui, pendant des années, ont attendu d’avoir en main son œuvre.
Le lancement de la caravane Water school permet d’associer les apprenants au combat pour une bonne gestion de l’eau[/caption]Pour un changement de comportement chez les jeunes en matière de gestion de l’eau, la Giz, en collaboration avec Eau Afrique, a procédé, ce lundi 10 décembre, au lancement de la 10e édition du programme Water School et de la 2e édition du film Eau Ciné sur les eaux usées à l’Université d’Abomey-Calavi. Ce sont les étudiants de l’Ecole nationale des Sciences et techniques de l’information et de la communication (Enstic) qui en sont bénéficiaires.
L’eau, c’est la vie. Mais quand elle n’est pas de bonne qualité, elle peut engendrer des maladies et la mort. Pour attirer l’attention des jeunes sur la nécessité d’une bonne gestion de l’eau, la Giz, à travers le Programme sectoriel Eau, hygiène et assainissement (ProSeha), a lancé la 10e édition de la caravane Water School à l’Université d’Abomey-Calavi.
Pour Cyprien Fabilé, manager de Eau Afrique, le programme Water School qui est un programme panafricain sur l’eau a pour objectif d’éduquer et d’éveiller la conscience des populations dont les étudiants. Il s’agit d’une caravane de sensibilisation qui a déjà parcouru six communes dans l’Atacora et la Donga en novembre sans oublier autant de communes aussi bien dans l’Ouémé-Plateau que dans le Mono- Couffo en janvier dernier. S’agissant du festival de film Eau Ciné, poursuit-il, il vise à susciter l’adhésion de la population. « Le cinéma est un puissant moyen de mobilisation et de communication pour un changement de comportement », souligne Cyprien Fabilé ajoutant qu’un débat suivra la projection du documentaire intitulé ‘’Descentes en eaux usées’’. Sur le campus d’Abomey-Calavi, trois groupes d’étudiants de l’Ecole nationale des Sciences et techniques de l’information et de la communication (Enstic) ont participé à des ateliers de sensibilisation sur le thème retenu, à savoir « Eau, qualité et santé ».
Au nom du recteur de l’Uac, le professeur Félicien Avlessi, 2e vice-recteur chargé des recherches, a salué l’initiative de la Giz et de Eau Afrique. Se référant au thème, il a fait le lien entre la qualité de l’eau et la santé.
Après avoir souligné les conséquences du manque et de la mauvaise qualité de l’eau sur la vie et la santé, Elga Fink, chargée du Programme sectoriel Eau, hygiène et assainissement (ProSeha), a indiqué que la Giz et Eau Afrique tentent de trouver solution à travers Water School et Eau Ciné 2018. Pour elle, il faut agir ensemble. C’est pourquoi les étudiants ont été associés pour relever les défis liés à l’eau, a-t-elle expliqué.
Emmanuel Lawin, directeur de cabinet du ministère de l’Eau et des Mines, a fait savoir que l’accès à l’eau fait partie de l’objectif n°6 des Objectifs de développement durable (Odd) avec un accent particulier sur sa qualité, la gestion des eaux usées, l’utilisation rationnelle des ressources en eau et la préservation des milieux aquatiques. Pour le gouvernement, a rappelé le directeur de cabinet, l’accès à l’eau est un droit inaliénable et un facteur de développement. Aussi, a-t-il prévu des actions pour l’accès universel à l’eau potable en milieu urbain comme en zone rurale, a assuré Emmanuel Lawin avant d’apprécier la démarche de la Giz et de Eau Afrique.
En termes d’attente, Cyprien Fabilé indique qu’il espère de la part des populations en général et des étudiants en particulier un changement de comportement. Ces jeunes de l’Uac serviront de relais dans les ménages, au sein de leurs camarades. « En février 2019, il y aura l’installation du réseau Water School », annonce-t-il.
Les manifestations ont été clôturées par la remise d’attestations de participation aux étudiants.

Le Bénin renoue encore avec la fièvre hémorragique à virus Lassa cette année après 2014, 2016 et 2017. Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, l’a officiellement annoncé, vendredi 7 décembre dernier à Cotonou, à la faveur d’un point de presse.
« Notre pays, le Bénin, fait face encore à une épidémie de la fièvre hémorragique à virus Lassa », a annoncé, vendredi dernier, le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin. Cette annonce fait suite aux conclusions des analyses de prélèvement sur un cas suspect au Centre hospitalier universitaire départemental de Parakou.
En effet, la Direction départementale de la Santé du Borgou a notifié, jeudi 6 décembre, au ministre de la Santé un cas suspect de fièvre hémorragique à virus Lassa admis au Centre hospitalier universitaire départemental de Parakou (Chud). Il s’agit, explique le ministre, d’une Béninoise âgée de 22 ans, ménagère résidant à Tabèrou au Nigeria. Elle est rentrée au Bénin le 29 novembre dernier suite à la persistance d’un ensemble de malaises à savoir la fièvre, le vomissement, la fatigue et la diarrhée, survenus une semaine plus tôt.
Face à cette situation, poursuit le ministre, le dispositif de riposte a été activé. La patiente a été isolée et mise sous traitement spécifique. Les personnes qui ont été en contact avec elle sont en observation. Il a rassuré toute la population que les mesures de santé publique en cours permettront d’endiguer rapidement cette flambée. Il s’agit de la présence de l’équipe d’intervention rapide formée et qui est déjà à l’œuvre sur le terrain. Ensuite, des salles d’isolement et de traitement sont apprêtées pour la gestion des cas suspects et confirmés, et la sensibilisation de la population en particulier des guérisseurs, des notables, leaders religieux et traditionnels est déjà en cours. Enfin, des équipements de protection individuelle, médicaments, consommables médicaux, matériel d’hygiène précédemment positionnés seront complétés au besoin.
Il a saisi cette occasion pour rappeler à toute la population que le virus responsable de la fièvre hémorragique à virus Lassa se transmet d’une personne infectée malade à une personne non malade par contact avec les liquides biologiques, c’est-à-dire le sang, les vomissures, les selles et les urines. Il se transmet également par contact avec les excréments de rongeurs, notamment le rat à multiple mamelles.
Après avoir rappelé les manifestations de cette maladie, il a invité les populations à observer un certain nombre de comportements. Dès les premiers signes, conseille-t-il, il est impératif de se rendre immédiatement au centre de santé le plus proche. En plus, les populations doivent observer les mesures d’hygiène et éviter la manipulation et la consommation des rats et tout contact avec une personne suspecte ou malade de cette fièvre. Aussi, doivent-elles éviter tout contact avec les liquides biologiques, selles, urine, salive, vomissures et les objets contaminés d’une personne suspecte, malade ou décédée de la fièvre hémorragique à virus Lassa.