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Nouvelles

Supposée tentative d’arrestation du député Candide Azannaï: Le général Fernand Amoussou invite les forces de sécurité au professionnalisme et à la neutralité politique

Les évènements qui se sont déroulés dans la journée d’hier, dans plusieurs quartiers de la ville de Cotonou et singulièrement au quartier Zogbo ont suscité la réaction de plusieurs responsabilités du monde politique.

L’éclairage attendu d’une autorité militaire est venu du général Fernand Amoussou, ancien chef d’état-major général des Forces armées béninoises (FAB). Dans une déclaration faite dans la soirée d’hier, il a soutenu que «les évènements qui ont court à Cotonou et visant l’honorable Candide Azannaï sont graves et susceptibles d’entrainer notre pays dans une crise aux conséquences imprévisibles». Pour ce faire, il a invité « le chef de l’Etat à faire prendre les mesures nécessaires pour ramener le calme et éviter à notre pays de basculer dans la violence».

L’autre invite faite par le général Fernand Amoussou est allée en direction de ses frères d’armes. «Je voudrais aussi inviter les forces de sécurité à faire montre de professionnalisme et de neutralité politique dans l’exercice des missions qui leur sont confiées. Les forces de sécurité et de défense doivent continuer d’être au service du peuple béninois qu’elles ont le devoir de protéger», a clairement signifié le général à la retraite. L’heure étant déjà au débordement, l’ancien chef d’état major des FAB a lancé «un appel au calme et à la sérénité». Enfin, il a soutenu que «notre pays est un pays de droit et tout doit se faire comme prévu par la loi», et donc à l’antipode de «tout acte susceptible de provoquer la violence et le désordre». Sur ce point précis, il se voudra même sans ambages, soutenant que «la responsabilité première incombe aux forces de sécurité et aux autorités en charge de nous protéger».

J.F.M.

Actualités 05 mai 2015


Journée internationale de la danse : De la réflexion à la célébration, pour vivre autrement la danse

Depuis plusieurs années, le Bénin, du moins les acteurs de la danse au Bénin ont fait de la Journée internationale de la danse, un moment de réflexion, aussi bien sur leur art que sur son avenir. Cette année encore, la tradition a été respectée et avant les manifestations populaires faites essentiellement de démonstrations, danseurs, chorégraphes et responsables de troupes de danse et de ballets ont longuement échangé sur une meilleure contribution de leur art au développement du pays.

La conférence débat organisée dans le cadre de la Journée internationale de la danse, le mercredi 28 avril dernier, était selon Adolphe Coffi Aladé, président de la Fédération des Associations des danseurs des ballets du Bénin et président fondateur de la troupe les «Super anges Hwendo nan boua» un moment d’échanges qui s’est soldé par deux gains essentiels. Le premier, c’est qu’il a permis aux acteurs de cet art que sont entre autres les danseurs, les chorégraphes, les maîtres chorégraphes, les responsables des troupes de danses et de ballets d’échanger entre eux sur un meilleur devenir de leur art. Selon lui, la danse comme beaucoup d’autres arts est un grand contributeur au développement du pays. Mais cela, soutient-il, ne se fait pas toujours voir. Au point où certains estiment qu’il s’agit juste d’une distraction et rien d’autre. Le second avantage tiré de la causerie, poursuit Adolphe Coffi Aladé, et cela concerne beaucoup plus les responsables des groupes et troupes de danses, ce sont les échanges pour une meilleure gestion de leurs groupes. Cela également n’est pas moins important, soutient le président de la Fédération des Associations des danseurs des ballets du Bénin qui estime qu’au regard de l’importance de la danse aujourd’hui, il faut faire des responsables des troupes, de véritables acteurs culturels et acteurs de développement.
Ces propos seront renchéris par Stanislas Dègbo, numéro 2 de la Fédération des Associations des danseurs des ballets du Bénin et premier responsable de la troupe les «As du Bénin». Pour ce dernier, les acteurs de la danse au Bénin, à partir de la célébration 2015 s’engagent pour une meilleure valorisation de ce pan du patrimoine culturel national. Lequel perd du terrain face aux danses étrangères. Celui-ci soutient que c’est le moment plus que jamais d’amener les jeunes surtout à renouer le contact avec les danses et rythmes de chez eux. Ces nombreux engagements, selon ces deux responsables, étaient devenus plus qu’indispensables à prendre, au regard de la percée connue par les danses béninoises ces dernières années au plan international. Ils en ont voulu pour preuve les nombreuses distinctions raflées par leurs poulains, les danseurs du ballet national, dans plusieurs pays du monde. Autant d’éléments qui ont fait dire à plusieurs des invités conviés aux manifestations du mercredi dernier que le Bénin, plus que par le passé, doit une part substantielle de ses revenus touristiques au ballet national et à ses prestations hors du pays. Passé le moment des explications et discours, place à été faite, comme il est de coutume, aux troupes de danses pour l’instant de démonstrations. Plus d’une dizaine de troupes de danses et de ballets, comme le groupe Ashakata de Porto-Novo, les As du Bénin, Super anges Hwendo nan boua, Forêt sacrée…. se sont succédé pour des prestations qui, comme on pouvait l’imaginer, n’ont pas laissé le public indifférent.
Il faut rappeler que cette année, le message de la Journée internationale de la danse a été écrite par le célèbre danseur espagnol Israel Galván de los Reyes. «J’aimerais pouvoir dédier cette Journée internationale de la danse à quiconque au monde est en train de danser en ce moment précis… danseuses, musiciens, producteurs, critiques, programmateurs, lançons les festivités et dansons tous, … dansons en grand, dansons-le ensemble», a-t-il entre autres, écrit dans son message.

Culture 05 mai 2015


Contrôle du prochain Parlement: Les équations possibles

Les jeux sont ouverts pour le contrôle du Parlement, aucune formation politique n’étant en position de force au regard des résultats disponibles.

C’est parti pour les tractations. Après la proclamation par la Cour constitutionnelle des résultats des dernières législatives, l’ossature des forces politiques qui siégeront à la 7e législature s’est nettement dessinée. L’enjeu prochain est la composition du bureau du Parlement. Et les conciliabules à ce sujet avaient commencé dès le soir même du scrutin. Certains candidats potentiels au perchoir, sur la base des fiches de dépouillement souvent disponibles au niveau de tous les états-majors politiques n’avaient en effet pas perdu de temps pour féliciter des probables députés au soir du scrutin du 26 avril dernier, surtout les présidents d’alliances dont le poids supposé ou réel sur l’échiquier politique ne serait pas des moindres. Edmond Agoua de l’Alliance Eclaireur a été l’un des chouchous sur ce registre. Et avec deux élus dans son escarcelle, inutile de préciser que les courtisans vont affluer à son portillon et que son téléphone ne va pas arrêter de sonner. Idem pour Valentin Houdé de l’Alliance nationale pour la démocratie et le développement (AND) avec cinq députés. Lucien Houngnibo et sa surprenante Union pour le Bénin (UB) n’étant pas des quantités négligeables avec deux députés, encore moins les Forces démocratiques unies de Mathurin Nago.

L'addition, une valeur cardinale en politique

C’est bien connu qu’en politique l’addition est une valeur cardinale quand bien même rien n’y est mathématique, dit-on, car comme soutiendrait l’astrophysicien, 2+2 ne font toujours pas 4. En politique plus qu’en physique. Là réside toute l’alchimie du jeu des alliances politiques. Dans ce véritable tour de magie dont les politiciens béninois ont le secret et dont la réputation ne se démentira pas une fois encore, les recettes sont constituées, en l’occurrence, des postes du bureau du Parlement, des présidences de commissions et des strapontins que pourrait mettre dans la balance le chef de l’Exécutif qui peut encore aguicher et appâter, à onze mois de la fin de son mandat, fort des postes ministériels disponibles avec l’imminent et inéluctable remaniement ministériel. Ajouté à cela, les libéralités qui ont été de tout temps une variable décisive, en raison de la cupidité et du peu de cas que certains élus font de leur titre d’honorable, qui pour se faire rembourser ses frais de campagne, qui pour une compensation (immorale en définitive) en récompense de son ralliement. Les incrédules face à une telle hypothèse devraient se rappeler, s’ils n’ont pas la mémoire sélective, que c’est bien au Bénin qu’on a «acheté» des députés et que des indiscrétions persistantes, allèguent que le vote de certaines lois au Parlement se font moyennant rétribution. Phénomène dont se rendent compte certaines organisations non gouvernementales facilement lorsqu’elles font du plaidoyer à l’Assemblée nationale pour le vote de lois en matière sociale ! La résistance de certains députés à accéder aux plaidoyers n’a d’égal que leur avidité et insistance à se faire «entretenir».

Parlementer ?

Le profil moral de l’élu béninois ainsi peint, toute chose qui concourt à lui forger une image bien désagréable dans l’opinion, on imagine aisément que les lignes sont mouvantes et offrent à qui le peut de considérables marges de manœuvre. Il ne suffit pas seulement de caresser dans le bon sens du poil l’élu béninois ainsi défini, il faut savoir également dénouer largement le cordon de sa bourse. Les ayants droit pour le contrôle du Parlement ne le savent que trop. Mais d’autres paradigmes peuvent être empruntés.
Le Parlement est par définition le lieu où il faut parlementer, c'est-à-dire discuter avec son adversaire. Les jeux sont donc ouverts. Mais si on s’en tient aux antagonismes actuels sur l’échiquier politique, certains accommodements paraissent difficiles. Il en va clairement ainsi de l’Union fait la Nation (UN) avec les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), les deux épicentres autour desquels devraient graviter les tractations pour le contrôle du Parlement sont hémo-incompatibles. Quant à l’Alliance Soleil, composera-t-elle avec les FCBE après une campagne législative au cours de laquelle son chef de file s’est montré, plus que l’UN pourtant ouvertement de l’Opposition, d’une rare virulence ? Le plus modéré des saillies de Sacca Lafia a consisté à appeler les électeurs à sanctionner le pouvoir pour la «campagne déloyale» et «en violation de la loi» et aussi pour avoir laissé croire par ses nouvelles promesses qu’il pouvait «faire en un an », le temps restant de son mandat, «ce qu’il n’a pas fait en 9 ans». L’AND s’est inscrite sur le même registre. Idem pour l’Alliance pour un Bénin triomphant (ABT) qui «pense avoir des idées et les politiques pour inverser le cours des choses. Et, ont soutenu les partisans d’Abdoulaye Bio Tchané pendant les législatives, «Cela passe par l’élection de députés qui veulent marquer la rupture avec les pratiques actuelles et proposer une alternative». Les lignes de démarcation paraissent nettes. Mais un poste de Questeur, un poste de vice-président peut contrebalancer la donne voire décrisper les antagonismes d’hier et créer de nouvelles perspectives politiques. Car, il ne faut pas perdre de vue, qu’au-delà du combat pour le contrôle du Parlement, la prochaine présidence après les présidentielles de 2016 est un enjeu auquel la législature actuelle reste tributaire.

Des déterminants

En l’état actuel des rapports de force, un rapprochement entre le PRD d’Adrien Houngbédji et les FCBE parait l’équation la plus simple comme lorsqu’il s’agissait de constituer la CENA, soit 33+10 députés consacrant la majorité, à la condition que Adrien Houngbédji décroche le graal c'est-à-dire le perchoir, celui-ci n’ayant pas la réputation de se contenter de strapontin et, buvant du petit lait depuis qu’il s’est conforté dans le manteau de faiseur attitré de roi à défaut de pouvoir encore l’être lui-même, il doit prendre du plaisir à se faire désirer. Une telle alliance à toutefois ceci qu’il pourrait paraître contre-nature aux yeux des électeurs et surtout de l’opinion nationale qui pourraient mal interpréter un tel choix du PRD marqué de l’Opposition sur l’échiquier politique national et récompensé comme tel aux législatives.
L’UN, selon toute évidence, avec 15 députés, a plus fort à faire pour réunir une majorité autour de son projet, car il lui faut compter avec la quasi-totalité des autres forces, hormis les FCBE, pour l’emporter. Ce qui mettrait en exergue la théorie de tous contre les FCBE. All is lost (tout est perdu), un remake du film joué par Robert Redford, à première vue, s’imposerait alors au chef de l’Etat et ses supporters. Seul, Boni Yayi, comme Tom Hanks dans le film éponyme? Il n’en est rien, car en réalité, pour peu que l’on est observateur averti du paysage politique béninois, il est loisible de déceler, en plus des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), parmi les probables députés, des fidèles du président Yayi qui n’ont pu pour une raison ou une autre être casés sur la liste des FCBE dont la capacité débordait. Et qui, de ce fait, se sont porté candidats sur d’autres listes. La biche retournera-t-elle à la rivière comme dirait le président Soglo ? Ces élus satellites tapis dans les rangs d’autres alliances renoueront-elles avec leurs vieilles amours, une fois élus? Là réside l’une des clefs déterminantes pour la cristallisation des rapports de force au sein de la 7è législature et pour le contrôle du prochain Parlement.
P. A.

Actualités 05 mai 2015


Gestion du contentieux des élections communales et locales du 31 mai: Les animateurs de la Cour suprême aguerris

Vendredi 30 avril dernier, l’atelier sur l’appropriation des textes électoraux et les dispositions pratiques à prendre pour une gestion efficiente des élections du 31 mai 2015, organisé par la Cour suprême avec le soutien du PNUD, a pris fin. Les participants étant mieux outillés pour aborder leurs responsabilités.

Quand, au lendemain du 31 mai prochain, des recours divers atterriront sur sa table, la Cour suprême veut être en mesure d’y répondre efficacement, édifiée par les expériences accumulées suite aux élections de 2002 et 2008. Et par le renforcement des capacités dont viennent de bénéficier, pendant 48 heures, conseillers, avocats généraux, auditeurs et greffiers de la Haute juridiction. Nourris d’enseignements pratiques relativement à leur mission dans le cadre du contentieux des élections locales, ils savent que désormais, le législateur a enfermé le contentieux dans un délai de six mois ; ce qui nécessite imagination et célérité de leur part. Aussi l’atelier a-t-il retenu que la Haute juridiction s’en tienne à ce délai pour achever l’instruction des litiges et ordonner la reprise des élections, le cas échéant, en deux fois au plus ; la CENA étant invitée à faire diligence dans ce sens.

C’est ce qui ressort, entre autres, du rapport général du séminaire, qui suggère que les participants ont fait preuve d’une assiduité et d’un intérêt remarquables pour les communications présentées. Un intérêt marqué par les riches et pertinents débats ayant fait suite aux présentations. Ce qui concourt à la réalisation de l’objectif principal assigné à ces assises : mettre tous les acteurs au même niveau d’information et de compréhension.
Satisfait du déroulement des assises, Ousmane Batoko, président de la Cour suprême, réitère ses remerciements au Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) pour son appui technique et financier à leur tenue. Et plaide pour la mobilisation des ressources financières nécessaires à la tenue de la 3e et dernière session de formation prévue par la Cour suprême, dans le cadre encore de sa préparation à la gestion du contentieux des prochaines élections locales. En attendant, Ousmane Batoko constate que cet atelier aura permis aux acteurs de la Cour de s’armer aux plans intellectuel et pratique, pour mieux faire face à leur mission constitutionnelle de juge du contentieux des élections locales. A ce propos, il félicite les participants pour leur grande assiduité et leur haute implication dans l’atteinte des résultats.

Lesquels déboucheront, incessamment, sur l’actualisation et l’édition diligente des différents guides mais aussi à la logistique nécessaire à l’exploitation des documents électoraux. D’ici à là, Ousmane Batoko invite les animateurs de la Haute juridiction à une bonne assimilation de tout ce qu’ils ont appris et mis à jour en termes de connaissances juridiques nécessaires à la meilleure gestion possible du contentieux des élections locales de 2015. En tout cas, rassure-t-il, son cabinet s’acquittera avec diligence des tâches qui lui incombent pour fournir toutes les commodités pour un accomplissement aisé et agréable de la mission de la Cour. A cela devrait concourir un dernier séminaire, à propos duquel Ousmane Batoko exhorte les équipes de préparation à toujours plus d’efficacité. Et, se convainc déjà le président de la Cour suprême, la haute juridiction donnera aux élections municipales, communales et locales à venir, un caractère sincère et démocratique car conformes, non seulement à la volonté populaire, mais aussi aux lois et règlements en vigueur.

Actualités 05 mai 2015


Formation au profit des artiste: Faire du patrimoine l'élément primordial des œuvres artistiques

A l’heure de la mondialisation, le Bénin doit se distinguer dans le secteur culturel par la qualité et la facture de ses œuvres. Il leur faut avoir une touche originelle, une marque distinctive. L’association Africa’Racine et l’Association des éditeurs de presse culturels du Bénin ont fait de cette préoccupation leur cheval de bataille et s’emploient de plus en plus à outiller les artistes à cet effet. Jeudi 30 avril dernier au Centre culturel Arttistik Africa de Agla, une cinquantaine d’artistes était à l’école de ce savoir et visiblement, ils s’en sont sortis ragaillardis.

Le thème de l’atelier de formation initié par l’association Africa’Racine et l’Association des éditeurs de presse culturels du Bénin à première vue, manque de pertinence, puisqu’il semble relever d’une évidence. En effet, organiser un atelier de formation au profit d’une cinquantaine d’artistes de toutes catégories et des acteurs culturels sur «Importance pour les artistes de s’inspirer du patrimoine » dans la création de leurs œuvres paraît étonnant, surtout dans un contexte béninois. Pourtant, c’est une œuvre de grande importance qu’ont accompli les initiateurs de cette rencontre.
En effet, contrairement à ce que laisse croire le travail de certains artistes, le patrimoine béninois n’est pas aussi présent dans les oeuvres. Beaucoup de créations ne sont qu’une copie plate, souvent mal réalisée des œuvres ou productions réalisées par d’autres artistes. A défaut, ce sont alors des œuvres inspirées par les cultures d’ailleurs et qui logiquement, écartent le public béninois qui lui ne s’y retrouve pas.
Entre ce qui devrait être la réalité, le fossé est donc profond. Si énorme d’ailleurs que si on ne fait rien, le made in Bénin pourrait s’effacer sans qu’on s’en rende compte. L’initiative de ces deux associations via ce projet piloté par Franck Raoul Pedro est donc salutaire et Ousmane Alédji, hôte de la formation y voit «un projet significatif» qui va en faveur des artistes et qui les orientent vers les fondamentaux. Pour le responsable du projet, Franck Raoul Pedro, il est donc question de «réfléchir ensemble aux éventuelles opportunités qu’offre le patrimoine» pour faciliter le travail aux artistes. Et, à un moment où les TICs font de l’invasion, «il urge de préserver nos cultures et de les mettre à l’abri pour construire une identité culturelle » et « pour ne pas être absent sur le marché des arts», plaide-t-il alors. La représentante du Fonds d’aide à la Culture à cette occasion, ne s’écarte pas elle aussi de cette logique. « Chaque pays se doit d’apporter son originalité à son art », soutient celle-ci.
C’est justement pour parvenir à ce résultat que cette formation est initiée et le communicateur identifié pour entretenir les impétrants était tout aussi bien trouvé. Hermas Gbaguidi dont les réalisations portent toujours une touche et des saveurs à la béninoises, a été invité pour les entretenir sur l’importance du patrimoine national. Pour lui, les producteurs d’œuvres de culture du Bénin ont la nécessité d’ingurgiter l’ADN du patrimoine béninois à leurs réalisations. Ensuite, explique-t-il, il y a que des enjeux subsistent à ce propos. Il y a d’abord les enjeux esthétiques, puis ceux sociaux et économiques, soutient le communicateur. Réussir alors un tel cocktail autour de la réalisation des œuvres artistiques suffirait d’abord à valoriser le patrimoine national, puis ensuite à donner une connotation originelle aux œuvres et enfin à mieux les promouvoir sur le marché mondial, n’en déplaise à la mondialisation et autre globalisation.

Culture 05 mai 2015


9è Journée internationale de l’énergie solaire : Sensibiliser le peuple à s’approprier la nouvelle forme d’énergie

L’esplanade extérieure du stade de l’Amitié de Kouhounou a abrité du 31 avril au samedi 2 mai dernier, la manifestation officielle marquant la 9e Journée internationale de l’énergie solaire. C’est sous l’égide du secrétaire général du ministère en charge de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières, de l’Eau et Développement des Energies renouvelables, Armand Dakehoun qu’a été placée la cérémonie officielle de lancement desdites manifestations.

Jeudi 30 avril dernier, le Bénin a célébré à l’instar des autres pays membres de l’espace sahélo-saharien, la Journée internationale de l’énergie solaire. Les manifestations ont été couplées avec une Journée portes-ouvertes de l’Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables (ANADER).
En procédant au lancement des manifestations, le représentant du ministre en charge de l’Energie, Armand Dakehoun a indiqué que la célébration de la Journée marque la volonté du gouvernement de se conformer aux décisions des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEN-SAD de célébrer chaque 7 avril la Journée internationale de l’Energie renouvelable. «C’est pour se conformer à ce principe que le Bénin célèbre depuis bientôt neuf éditions cet évènement. L’énergie renouvelable est accessible à tous, et à coût plus bas», précise-t-il. Il joute que les manifestations permettront la poursuite de la promotion de cette énergie comme solution alternative. Une énergie qui sera utilisée pour éclairer les zones rurales afin de contribuer au développement des populations de ces localités.
«Il faut faire recours à cette potentialité offerte par la nature», a ajouté Armand Dakehoun. Il a également mis un accent sur les différentes réalisations du gouvernement à travers l’ANADER au profit des écoles, des centres de santé, des postes de gendarmerie, avancés dans les zones éloignées du réseau conventionnel de la SBEE.
Avant son intervention, le directeur général de l’Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables Orou Batta Seh Dan a expliqué les nombreux avantages de l'énergie solaire et la nécessité pour les populations de se l’approprier. Car, il s‘agit «d’une énergie propre et moins chère qui fait oublier les désagréments du délestage du réseau conventionnel»
Pour leur part, les représentants de l’Association interprofessionnelle des spécialistes des énergies renouvelables (AISER), Faustin Dahito et celui des partenaires d’ANADER, Christian Tokoro ont rappelé tout ce qui a été fait dans le domaine ces derniers temps-ci. Ils ont surtout déploré la réticence des banques de la place supposées les accompagner dans le secteur. «Nous voulons travailler. Associez-nous plus intimement et vous ne serez pas déçus. Car, toutes les compétences sont là, nous attendons seulement un accompagnement de la part du gouvernement» a laissé entendre Faustin Dahito

Société 04 mai 2015


Commémoration de la fête internationale du travail au Bénin: Le CSA-Bénin et le SYNTRAB-ORTB sacrifient à la tradition

La célébration de la fête du travail n’est pas passée inaperçue à la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (CSA-Bénin). Pour le faire cette année, elle a choisi l’enceinte de la Télévision nationale et vivre en communion avec le SyntraB-Ortb

C’est par une causerie suivie de débats sur le thème : «La situation de la liberté de la presse au Bénin : état des lieux», que les membres de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin et leurs pairs du SYNTRAB-ORTB ont commencé la commémoration de la fête du 1er mai. Il s'agit de faire connaître aux travailleurs l’état des lieux de la presse. A cet effet, le magistrat Gilbert Togbonon leur a présenté un exposé. Il a aussi saisi l’occasion pour faire connaître à l’assistance les textes qui régissent la corporation et la nouvelle loi sur la presse.
Selon lui, si tous ces textes parvenaient à être appliqués, ils vont redorer l’image de la presse. Tout en évoquant quelques faiblesses contenues dans lesdits textes, il a mis l’accent sur l’incarcération des journalistes.
Pour Gilbert Togbonon, beaucoup de journalistes se retrouvent en prison à cause de la méconnaissance des textes. Il a ensuite exhorté les journalistes à respecter le Code de déontologie et de l’éthique dans les médias.
Présent à cette célébration, le ministre du Travail et de la Fonction publique, Aboubakar Yaya, a invité les membres de la CSA-Bénin et du Syntrab-Ortb à travailler davantage et ceci pour leur propre épanouissement.
Le 1er mai ayant souvent constitué l'occasion pour les syndicalistes pour présenter à l’employeur leur cahier de doléances, Angelo Amoussou, secrétaire général du SYNTRAB-ORTB, a sacrifié à cet exercice. Il n’a pas manqué de dresser un chapelet de doléances. Au nombre des doléances formulées, figurent en bonne place le paiement des primes à certaines catégories d’agents de la structure, l’effectivité et ceci à bonne date du passage de l’analogique au numérique, la visite médicale du personnel de l’office, la sécurisation des différents sites de l’Ortb.
Pour sa part, le directeur général de l’Office, Stéphane Todomè a invité chacun de ses employés à apporter sa pierre à la construction de l’ORTB qui est le bien commun de tous. Pour lui, cela passe par l’assiduité au travail par rapport aux différentes doléances formulées par le secrétaire général du Syndicat, le directeur général de l’Ortb estime qu’il joue déjà sa partition pour que les primes soient payées aux agents concernés.
En ce qui concerne le passage de l’analogique au numérique dont la date butoir est pour le 17 juin, le directeur général de l’ORTB pense que son Office est très avancé à ce sujet et ceci grâce à l’expertise et à la disponibilité des membres de la commission qui a eu en charge le dossier.

Actualités 04 mai 2015


Commémoration de la fête internationale du travail au Bénin: Isidore Gnonlonfoun reçoit les do- léances des travailleurs du MDGLAAT

Le personnel du ministère de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire (MDGLAAT) a célébré, vendredi 1er mai dernier, la fête des travailleurs. C’était en présence de leur ministre, Isidore Gnolonfoun.

Le Bénin, à l’instar des autres pays de la communauté internationale a célébré vendredi 1er mai dernier, la fête du travail. Dans la plupart des ministères et autres institutions de la République, l’heure était à la présentation des doléances. Au ministère de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire (MDGLAAT), les travailleurs entourés des directeurs techniques et centraux ont commémoré cette fête dans la convivialité. C’est à la directrice des ressources humaines, Carine Adahou Ketchion, qu’il est revenu de souhaiter la bienvenue à l’assistance. Elle a fait l’historique de la fête du travail qui remonte, selon elle, à mai 1889, année à laquelle le Congrès international socialiste avait décidé de célébrer pour la première fois cette journée. «Mais loin d’être une journée festive, le 1er mai devrait nous plonger dans de grandes réflexions où nous devons évaluer le chemin parcouru et scruter l’horizon de sorte que l’avenir soit plus radieux», a estimé Carine Adahou Ketchion. Le secrétaire général du Syndicat national des travailleurs du secteur de l’administration territoriale (SYNTRA-SAT), Zacharie Adam Mohamed, a remercié le ministre pour son sens de concertation et du dialogue permanent. «Il y a eu certes des moments de tension, d’angoisse mais tout est bien considéré. Il y a eu des avancées notables et significatives. Sur les dix revendications inscrites sur la plate-forme, il ne reste plus pratiquement rien aujourd’hui», a indiqué Zacharie Adam Mohamed. Il a ensuite égrené un chapelet de doléances. Entre autres, il demande la mise à disposition d’un groupe électrogène au niveau des bureaux annexes du ministère basés à Ste Rita, la signature d’un contrat de ramassage d’ordures au niveau des bâtiments, la finalisation des travaux de cloisonnement et la transmission officielle du rapport issu de la retraite du syndicat. Dans son discours de lancement des festivités, le ministre Isidore Gnonlonfoun a rappelé quelques acquis de son département. Parmi les réalisations clés, il y a la formation diplômante des agents de transmission, l’acquisition de quelques véhicules tant pour les directions centrales que pour les préfectures, la location du bâtiment de Ste Rita, l’élaboration du plan de formation triennal 2015-2017. Il s’est ensuite engagé à tenir compte de leurs doléances. «Nous promettons d’ores et déjà que nous ne ménagerons aucun effort pour que ce qui est de notre ressort soit exécuté», a promis Isidore Gnonlonfoun aux travailleurs.

Actualités 04 mai 2015


Match MCTIC # ONIP (0-1tab): De grandes retrouvailles au dénouement difficile

Dans le cadre de la célébration de la fête du travail, vendredi 1er mai dernier, l’Office national d’Imprimerie et de Presse (ONIP) et le ministère de la Communication des Technologies de l’Information et de la Communication (MCTIC), ont disputé un match de football sur le terrain de sport du collège Catholique Père Aupiais de Cotonou. Il a fallu aller à la séance des tirs au but, avant de les départager.

Au match aller joué le 1er mai 2014, le MCTIC et l’ONIP s’étaient séparés sur un score nul et vierge. Lors de leurs retrouvailles, vendredi 1er mai dernier sur le terrain de sport du collège Père Aupiais, les deux formations ne se sont pas fait de cadeaux une nouvelle fois. Parmi le public venu assister à la rencontre, il y avait la directrice générale par intérim de l’office, Reine Azifan Sagbo, le directeur de publication de La Nation, Edgard Couao-Zotti, le secrétaire général du SYNTRA ONIP, Désiré Gbodougbé, ainsi que des responsables du MCTIC.
Sur une petite aire de jeu communément appelée petit camp aménagé pour la circonstance, les joueurs des deux équipes ont rivalisé de tactiques et de stratégies pour pouvoir prendre le contrôle du match. Ils ont tenté de s’ouvrir des brèches dans le camp adverse. Mais ce sera en vain, leurs rêves n’ayant pas pu se concrétiser, avant la fin des premières 35 mn de jeu. Revenu de la pause, puis ragaillardies par les consignes de leurs différents staffs techniques, c’est avec de nouvelles dispositions que les deux équipes engageront la seconde partie avec des attaques placées par là, des contre attaques par ci. Mais la vigilance de leurs gardiens de but notamment celui de l’équipe de l’ONIP, Sosthène Gauthé, n’a pas facilité la tâche aux attaquants.
Au terme du temps réglementaire soldé par un nul (0-0), les deux équipes ont été conviées à la séance des tirs au but. Si le premier tireur de l’équipe du MCTIC a manqué de réussite, celui de l’ONIP, Sylvain Djossou, dossard N°9, en bon attaquant, montrera la voie à suivre à ses coéquipiers, grâce à un splendide tir à ras le sol. Il venait ainsi de délivrer ses coéquipiers et les encadreurs de sa formation. Entre temps, les deux autres tireurs de l’équipe adverse ainsi que Wilfried Léandre Houngbédji, capitaine de l’équipe de l’ONIP Sport n’ont pu mettre le ballon dans les filets.
Pour le capitaine de l’équipe adverse, Yannick Landjohou, il n’est pas question de s’avouer vaincu car au-delà du jeu, c’est une rencontre qui, à la faveur de la commémoration de la fête du travail, permettra de consolider l’amitié entre le ministère et sa structure sous tutelle, l’ONIP. Selon lui, les tirs aux buts sont une épreuve de chance. Il promet que son équipe prendra sa revanche la prochaine fois.
Le capitaine de l’ONIP Sport, Wilfried L. Houngbédji, a quant à lui reconnu la suprématie de l’équipe du Mctic. Car, explique t-il, avec l’aisance constatée dans leur jeu et les automatismes qu’ils ont développés, c’est à croire qu’ils jouent pour la plupart du temps ensemble. Il a par ailleurs remercié tous ses coéquipiers ainsi que ceux qui sont venus soutenir chacune des deux équipes. Il a dédié la victoire aux deux équipes puis a souhaité par la même occasion, une bonne fête de travail du 1er mai à tous les travailleurs de l’ONIP, du MCTIC et du Bénin en général.

Sports 04 mai 2015


Le développement endogène par l’agriculture: Une autre stratégie adéquate et innovante

L’Institut de développement et d’échanges endogènes (IDEE) du professeur Honorat Aguessy abrite du 27 avril au 2 mai prochain, un colloque international sur le thème : "Pour une agriculture panafricaine, autosuffisante, compétitive et impulsant le développement". A cette occasion, plusieurs ateliers seront tenus et différents sous-thèmes exposés. Les contextes et objectifs des ateliers 4 et 5 abordent les métiers verts dans les systèmes d’éducation, de formation et de réinsertion, d’une part et l’agriculture et l’industrialisation d’autre part.

Démontrer que l’agriculture demeure l’arme la plus efficace dont dispose le panafricanisme dans sa vision d’une Afrique épanouie et prospère. Tel est l’objectif fondamental que vise le colloque de l’IDEE à Ouidah ouvert lundi dernier et qui prend fin samedi prochain.
En Afrique, l’agriculture reste une organisation du cercle familial. Il convient aussi de souligner que le pilier de cette agriculture familiale reste et demeure la femme depuis les temps immémoriaux. Aujourd’hui, les denrées en Afrique sont produites à près de 80% par les femmes avec des méthodes endogènes de pratiques culturales. Donc, tant que c’est la femme qui gère le système de production, les techniques et méthodes culturales endogènes séculaires sont toujours préservées. Avec la femme, l’agriculture reste respectueuse de l’environnement et de la santé à travers des systèmes de rotation de culture et de compostage.

De même, l’agro-écologie reste une réalité. Mais il est regrettable que cette dynamique millénaire finisse par être mise à mal avec l’introduction de plus en plus constatée de produits de synthèse dans l’agriculture : pesticide, engrais chimique, semences hybrides, Organismes génétiquement modifiés. Comme en Occident, la tendance est vers une "phallocratisation" de l’agriculture avec pour conséquence immédiate, la marginalisation des règles d’éthique de santé et de protection de la nature.
Le but de l’atelier est de faire une étude comparative entre l’agriculture de synthèse et l’agro-écologie/agriculture biologique en vue de montrer chiffres à l’appui, laquelle est bénéfique pour l’Afrique, faire l’état des lieux sur le niveau de pénétration des produits de l’eugénisme scientifique (OGM) en Afrique et de proposer un plan de préservation et de sauvegarde du savoir cultural endogène. Il s’agit également de faire l’état des lieux sur l’industrialisation de l’agriculture en Afrique, de proposer une méthode d’industrialisation équilibrée et adaptée à l’Afrique à travers une technologie et une mécanisation innovante et montrer l’influence de l’exploitation agricole sur la modification de la couche d’ozone voire le changement climatique.
L’atelier n°5 évoque les métiers verts dans les systèmes d’éducation, de formation et de réinsertion.
En effet, l’agriculture demeure également, le moyen le plus immédiat et disponible dont dispose l’Afrique pour concrétiser le panafricanisme et impulser le développement. Il est alors nécessaire à cette fin de développer une autre stratégie adéquate et innovante dans l’élaboration et la mise en application des modules d’enseignement. Il y a un constat du divorce entre l’intellectuel citadin et le paysan à tel point qu’un certain rapport de "centre" et "périphérie" rend aujourd’hui presqu’impossible toute idée de rapprochement entre les deux. Pourtant, dans ce rapport de "centre" et "périphérie", le paysan est celui de qui dépend le plus l’intellectuel citadin pour satisfaire ses besoins vitaux en l’occurrence celui de l’alimentation.
Par ces temps d’incertitudes, face à la dégradation de l’écosystème, au changement climatique et au péril alimentaire constatés en Afrique, une reconnexion s’avère indispensable entre l’intellectuel et le paysan à travers des aptitudes pour une vie saine (assainissement de l’environnement et santé) afin que l’agriculture soit transversale à tous les secteurs d’activités.
L’atelier n°5 vise à élaborer un programme d’introduction et de réintroduction de l’agriculture à la formation de base (maternelle, primaire et secondaire), proposer un système de rééducation et de réinsertion de la population carcérale basé sur l’agriculture et un plan de financement incitatif en vue du développement de ce secteur d’activités agricoles.

Environnement 30 avr. 2015


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