La Nation Bénin...
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Si l’éducation change la vie des êtres humains en général, elle constitue pour les femmes un facteur d’épanouissement dans divers domaines. Ainsi, selon le Rapport 2014 de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) sur l’Education pour tous (EPT), les compétences qu’elle confère aux femmes leur fournissent les moyens de s’épanouir économiquement et sur les plans sanitaire et socio-politique.
L’éducation a un pouvoir extraordinaire de transformer la vie de ceux qui en bénéficient. Et quand il s’agit des femmes, elle apparaît comme un facteur d’épanouissement sur le triple plan économique, sanitaire et socio-politique.
Dans ses conclusions, le Rapport 2014 de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) reconnaît que l’éducation stimule la prospérité à travers la réduction de la pauvreté. Elle contribue à faire sortir la femme de la pauvreté, en développant les compétences nécessaires pour améliorer ses moyens d’existence. Vue sous cet angle, l’éducation permet à la femme d’augmenter son revenu. En Jordanie, mentionne le Rapport 2014 de l’UNESCO sur l’EPT, 25% des femmes des zones rurales qui n’ont fréquenté que l’enseignement primaire travaillent sans être rémunérées alors que celles qui ont atteint le secondaire, sont seulement 7% dans la situation. Ce faible taux des femmes ayant atteint le niveau secondaire s’explique par leur différence d’action dans l’éducation. C’est pour cette raison que les rapporteurs ont conclu que «les femmes plus instruites bénéficient souvent de meilleures conditions de travail, y compris de la possibilité de travailler à plein temps et d’avoir des contrats sûrs». C’est encore le cas du Pakistan où parmi les femmes travailleuses, celles qui travaillent à plein temps sont un tiers. Cette proportion passe à la moitié quand elles ont fait les études secondaires. Hors du secteur formel, l’alphabétisation donne aux femmes des capacités qui leur permettent de bien réagir face à certaines situations. Soulignant l’importance des connaissances acquises par le biais de ce type d’éducation au Bénin, Franck Arnauld Sédjro, directeur exécutif du Réseau national des opérateurs privés pour la promotion de l’alphabétisation et des langues (ReNOPAL), assure qu’elles permettent aux bénéficiaires de mieux agir. Mentionnant les trois compétences fondamentales, à savoir la lecture, l’écriture et le calcul, il a reconnu que les femmes bénéficiaires sont outillées pour gérer certaines situations. Entre autres, elles sont plus aptes à mieux gérés leurs ressources, à lire par elles-mêmes les documents sans avoir recours à une autre personne. Toutes choses qu’elle ne saurait faire si elles n’avaient pas suivi les classes d’alphabétisation, a-t-il insisté.
Par l’éducation, des maladies sont évitées
En matière de santé, l’éducation génère aussi des gains surtout si la femme est instruite. Sur le plan global, fait observer le rapport, « les personnes instruites sont mieux informées sur les maladies spécifiques et peuvent agir pour les éviter».
Mais les résultats sont plus gais si les femmes sont instruites. Non seulement, les femmes s’occupent de leur propre santé, mais elles se soucient plus de celle de leur foyer, notamment de leurs enfants. Le rapport se base sur les données de certaines enquêtes commanditées dans 140 pays sur les effets de l’enseignement primaire et ceux de l’enseignement secondaire en la matière. Concernant le niveau primaire, les enquêtes ont indiqué que si toutes les femmes avaient achevé les études primaires, cela aurait abouti à l’amélioration du taux de mortalité au niveau des enfants de moins de cinq ans. De façon concrète, poursuit le rapport, ce taux chuterait de 15% dans les pays à revenu faible, moyen et inférieur et près d’un million d’enfants seraient sauvés chaque année.
Impact plus considérable
Quant aux études secondaires, elles ont un impact plus considérable. Au regard des résultats desdites enquêtes, elles contribueraient à une diminution sensible du taux de mortalité infantile. Cette réduction, soutient le rapport, serait de presque moitié. « La mortalité infantile chuterait de 49% », mentionnent les rapporteurs de l’UNESCO. Ce qui n’est pas le cas si l’on considère l’éducation des pères.
Par ailleurs, pour leur propre santé, le rapport n’est pas resté muet. A ce titre, il a été démontré que « l’éducation est un outil essentiel de sauver la vie des mères ». Comme pour les enfants, l’effet de la fréquentation du cours primaire et du cours secondaire a été étudié. Au niveau de l’enseignement primaire, selon les données, si toutes les femmes achevaient le cycle du primaire, la mortalité maternelle chuterait de 66%. « Elle chuterait de 270 à 71 pour 100.000 naissances », retiennent les rapporteurs ajoutant que la vie de 189.000 femmes serait sauvée chaque année. En Afrique Subsaharienne, ce taux baisserait de 500 à 150 décès par an pour 100.000 naissances. Ce qui représenterait une baisse de 70%. En ce qui concerne les études secondaires, les résultats seraient nettement meilleurs.
Analysant cet impact de l’éducation, les rapporteurs ont indiqué qu’il est notamment dû au rôle majeur de prévention qu’elle joue vis-à-vis des maladies. Il s’explique également par les réflexes développés par les femmes dès qu’une maladie survient. En effet, les femmes savent comment avoir recours aux agents de santé.
L’autonomisation des femmes
Considérant les femmes comme des personnes vulnérables, les rapporteurs ont souligné que l’éducation a un pouvoir énorme de les aider à surmonter les limites et les attentes sociales inéquitables et oppressives et de leur permettre de faire leurs propres choix de vie. Cet effet d’autonomisation des femmes par l’éducation est particulièrement accentué dans les pays où la probabilité est élevée que « les filles soient mariées et mères à un très jeune âge et qu’elles aient de nombreux enfants. Cela signifie que l’éducation permet aux femmes de prendre leurs propres décisions quant à leur engagement dans un lien de mariage au moment qu’elles auraient choisi. Selon le rapport, environ 2,9 millions de filles sont mariées avant l’âge de 15 ans en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud et de l’Ouest. Ce qui représente une proportion d’une fille sur huit. « Ces statistiques choquantes signifient que des millions de filles sont privées d’enfance et d’éducation », s’offusquent les rapporteurs. Mais ils font observer qu’une scolarité plus longue est l’un des moyens les plus efficaces de prévenir le phénomène du mariage des enfants.
Ainsi, dans ces régions d’Afrique et d’Asie, l’accès universel des filles aux études primaires ferait chuter de 14% le mariage des enfants, passant de près de 2,9 millions à moins de 2,5 millions. Et si elles remontaient à l’enseignement secondaire, ce taux diminuerait de 64%, ce qui correspondrait à peine plus d’un million de victimes.
Ce pouvoir d’autonomisation de l’éducation conduit les femmes à s’intéresser aux problèmes de leur communauté. En élargissant leur éventail de choix, l’éducation renforce également leur confiance en elles-mêmes et leur perception de la liberté. Cette perception de la liberté pourrait les conduire à s’engager socialement et politiquement, fait remarquer le rapport.

Lancée officiellement vendredi 10 avril dernier, la campagne électorale en vue des élections législatives du dimanche 26 avril prochain, n’a pas encore atteint sa vitesse de croisière sur le terrain. Au niveau des quatre circonscriptions électorales de l’Ouémé et du Plateau, elle se passe avec diverses fortunes. Pendant que certains candidats l’ont démarrée avec vitesse, d’autres sont encore en train de procéder aux derniers réglages.
La campagne électorale a démarré timidement dans l’Ouémé-Plateau. Les candidats ne sortent pas encore le grand jeu. C’est le constat que l’on peut faire sur le terrain trois jours après le lancement de la campagne électorale qui prend fin vendredi 24 avril prochain à minuit. C’est comme si les candidats attendent encore les derniers jours pour mettre les pieds sur l’accélérateur dans l’Ouémé-Plateau qui regroupe les 19è, 20è, 21è et 22è circonscriptions électorales.
A Porto-Novo, seules quelques affiches sont visibles. Il y a les affiches des candidats de la liste du Parti du renouveau démocratique (PRD). Celles-ci ont inondé la ville capitale. Les affiches du PRD sont posées sur des murs des clôtures, des portails de quelques maisons et certains carrefours stratégiques de Porto-Novo. Elles sont flanquées au milieu, de la photo du président du PRD, Me Adrien Houngbédji vêtu d’une chemise blanche avec une cravate rouge bordeau. Il est la tête de cette liste dans la 19è circonscription électorale composée des communes de Porto-Novo, d’Adjarra, de Sèmè-Podji et des Aguégués.
A côté des Tchoco-Tchoco à Porto-Novo, on retrouve également quelques affiches des candidats de la liste ABT et de l’Union fait la Nation. Les candidats de la liste UN conduite par l’ancien ministre Gaston Zossou ont d’ailleurs fait un carnaval pour aller à la conquête des suffrages des électeurs. Le carnaval a sillonné les grandes artères de la ville. Les candidats des autres listes ANG, MECCA, PEU, AND, FDU, FCBE et l’alliance Eclaireur semblent se laisser désirer. Ils sont presque inexistants sur le terrain. Aucune de leurs affiches n’est visible. C’est un peu comme si les candidats de ces listes dans la 19è circonscription électorale procèdent encore aux derniers réglages en attendant de sortir l'artillerie.
Mais si la campagne électorale n’a pas encore connu la vitesse de croisière dans la 19è circonscription électorale, telle n’est pas le cas au niveau de la 21è (Sakété-Ifangni-Adja-Ouèrè) et de la 22è ( Kétou-Pobè) circonscriptions électorales. Les choses bougent sérieusement avec certaines listes qui ont démarré la campagne en trombe. C’est le cas des FCBE avec en tête le ministre d’Etat François Abiola qui n'ont pas perdu leur temps. Ils ont lancé samedi dernier leur campagne dans la commune d’Adja-Ouèrè. Le ministre en charge de la Culture, Jean-Michel Abimbola, tête de liste FCBE dans la 22è circonscription électorale a aussi lancé sa campagne hier dimanche 12 avril pour aller à l’assaut des deux sièges en jeu à Kétou et Pobè.
La campagne électorale se poursuit encore sur le terrain cette semaine avec certainement l’entrée en scène des listes retardataires.

Le ministre du Travail, de la Fonction publique, de la Réforme administrative et institutionnelle, Boubacar Yaya a rendu publique la liste des agents des Douanes déclarés admis au dernier concours professionnel. C’était samedi dernier en présence des responsables du Syndicat de la Douane béninoise et du directeur du Recrutement des agents de l’Etat.
Une semaine après l’organisation du concours professionnel du 4 avril dernier à l’intention des douaniers, les résultats sont disponibles. Au cours d’une conférence de presse organisée samedi dernier, le ministre du Travail, de la Fonction publique, de la Réforme administrative et institutionnelle Boubacar Yaya a présenté la liste des agents admis.
Dans le corps des contrôleurs de la Douane, 11 agents sont déclarés admis tandis que dans celui des agents de Constatation, ils sont au total 52.
«Avec l’organisation de ce concours, j’ai une image forte de la Douane contrairement à ce que des gens disent. Je veux dire que les résultats qui sont sortis sont des résultats crédibles. J’ai été surpris de voir que les douaniers ont eux-mêmes proposés leurs épreuves et corrigés les copies», a déclaré le ministre Boubacar Yaya. Il a indiqué que son département ministériel est prêt à l’accompagner. A sa suite, Marcellin Laourou, le secrétaire général du Syndicat de la Douane a expliqué qu’il avait eu jusqu’à un passé récent, des idées arrêtées sur les concours des agents de l’Etat. Mais avec la forte implication des douaniers dans l’organisation du concours, il dit être agréablement surpris. «Nous avons participé à toutes les étapes depuis le choix des épreuves, la composition, le secrétariat jusqu’à la délibération. Dans l’histoire de la Douane, c’est pour la première fois que l’on a proclamé des résultats de concours une semaine après la composition. Nous avons assisté à un concours, dont on peut dire qu’il est correct à 98%», a déclaré Marcellin Laourou.

Se penchant sur le 27e dossier inscrit à son rôle, la Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou, a écouté, jeudi 9 avril dernier, Achille Mèhoba qui a poignardé son ami Prosper Koutodjo sur les mobiles de son geste criminel. La cour était présidée par Saturnin Avognon entouré de Malick Kossou et d’Euloge Akpo. Le ministère public était représenté par Badirou Lawani. Alain Kakpo avait tenu la plume de l’audience. Pour les jurés, Bernardin Narcisse Marcos, Jean Baptiste Danmado, Osséni Abiossè, Bouraïma Kotchégbé et Landry Akuesson ont siégé. Il y avait du côté de la défense Salomon K. Abou et Max d’Almeida.
«Ce jour-là, j’avais bu un peu d’alcool ; il m’a frappé plusieurs fois; j’ai pris un couteau mais je ne savais pas que cela allait le toucher à une partie vitale/mortelle». Voilà la réponse d’où sont parties toutes les autres questions et explications d’Achille Mèhoba sur les faits de meurtre dont il répondait devant la cour présidée par Saturnin Avognon.
La dispute entre lui et son ami Prosper Koutodjo s’est déroulée en deux phases, explique-t-il. La première à l’endroit où il lui a réclamé l’outil et où, ils prenaient la boisson et la deuxième non loin de là, explique Achille Mèhoba.
Cité pour éclairer la cour, le témoin Séraphin Sohoudji, technicien en électronique, un voisin du lieu où le drame est survenu, a déclaré être intervenu pour séparer deux personnes qui se bagarraient, faisant beaucoup de bruit. Il a confié qu’il ne les connaissait pas vraiment, mais que son attention avait été attirée par les bruits qui troublaient la quiétude des habitants du quartier. C’est lui qui portant assistance à la victime en sang, l’a transportée au CNHU avant que les médecins ne le déclarent déjà morte après le constat.
L’autre témoin, Mathias Koutodjo, grand frère de la victime a confié n’avoir pas assisté au drame, mais avoir été alerté suite au décès de son frère qui avait auparavant été poignardé.
Bernadette Agossou est la femme de la victime. Elle lui a fait un enfant, mais n’a pas non plus pu éclairer davantage la cour sur les circonstances du drame. C’est le résumé lu par le président Saturnin Avognon qui renseignera un peu plus sur les circonstances de survenance du crime.
Les faits
En effet, le nommé Achille Mèhoba est maçon de profession. Il a prêté, il y a environ quelques années, des instruments de travail à Prosper Koutodjo, un de ses collègues maçons qui les a gardés par devers lui. L’ayant perdu de vue pendant plusieurs années, il l’a rencontré fortuitement au quartier Sainte Cécile, le dimanche 4 février 2007. Achille Mèhoba lui a réclamé ses outils de travail, mais cela a entraîné une bagarre entre eux. Prosper Koutodjo aurait porté des coups de bâton à son ami Achille Mèhoba qui en retour, s’est saisi d’un couteau pour le poignarder au flanc gauche. Prosper est décédé sur le champ.
Achille Mèhoba, inculpé de meurtre, a reconnu les faits aussi bien à l’enquête préliminaire que devant le magistrat instructeur. L’enquête de moralité lui est favorable.
Le bulletin n°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation.
Aucun trouble mental
Le rapport d’expertise médico-psychologique et psychiatrique concernant Achille Mèhoba fait état de ce qu’au moment des faits, aucun trouble mental sans discernement des actes objectivables pouvant abolir le contrôle de ses actes, n’a été repéré. C’est donc la lecture de certaines pièces qui a permis d’en savoir davantage sur les circonstances du drame et d’ouvrir la voie pour le réquisitoire du ministère public.
Dans ses réquisitions, Badirou Lawani a souligné que juger un accusé est un attribut divin concédé aux humains. Rappelant les faits, il a déclaré qu’Achille Mèhoba et Prosper Koutodjo sont des amis, tous deux maçons à Cotonou. Le premier a prêté ses outils de travail au second qui ne les lui a pas retournés à temps. Leurs échanges, quand ils se sont revus, après un long moment ont dégénéré en une vive altercation, poursuit-il, qui a tourné au drame. Ainsi, pour lui, Achille Mèhoba a fait usage d’un couteau qui a occasionné une plaie hémorragique à la côte gauche qui a été fatal pour la victime. Des faits, selon lui, qui tombent sous le coup des articles 295 et 304 du Code pénal (élément légal). Ces faits sont-ils constitutifs de meurtre ?, s’interroge-t-il. Pour lui, l’homicide commis volontairement est qualifié de meurtre. C’est ce qu’on reproche à l’accusé, selon Badirou Lawani.
Quid de l’élément matériel ?
L’accusé a posé un acte bien déterminé, le geste criminel accompli sur la personne de Prosper Koutodjo. La commission d’un acte violent de nature à donner la mort ; l’acte d’homicide doit être matériel, a-t-il expliqué. Seuls des actes de violence physique sont à noter pour retenir l’existence de l’élément matériel ; il doit avoir ensuite le lien de causalité entre l’acte posé et la mort survenue. En l’espèce, relève Badirou Lawani, Achille Mèhoba s’est servi d’un couteau pour poignarder son ami. Le couteau n’a pas été retrouvé mais l’accusé a reconnu s’en être servi pour commettre l’homicide sur son ami.
Ses déclarations, poursuit le ministère public, ont été corroborées par Séraphin Sohoudji, l’un des témoins : le coup de poignard et le décès qui s’en est suivi. Prosper Koutodjo est décédé des suites des coups de poignard et l’accusé a parcouru plus de 200 m pour aller chercher le couteau.
L’élément intentionnel du meurtre suppose l’intention criminelle, expose Badirou Lawani. Et de poursuivre que l'accusé doit avoir eu la volonté de provoquer la mort de la victime. Ils ont été séparés, mais le fait d’avoir voulu aller chercher le couteau, suppose qu’il a fait l’option de la violence ; il avait bien conscience de son acte et l’a posé en toute connaissance de cause, retient-il. Le ministère public a confié que le couteau est un instrument dont on se sert pour couper ou perforer. Pour Badirou Lawani, il faut considérer aussi la partie qui a été choisie pour porter le coup. Il ne voulait nullement le blesser, mais il voulait le tuer, déduit-il. «Ils seront tentés d’invoquer à tort la légitime défense ou l’excuse de provocation, erreur ; c’est plutôt un acte bien réfléchi et bien mûri», relève-t-il.
Les enseignements recueillis sur l’accusé lui sont favorables et il n’était pas en état de démence au moment des faits, fait-il remarquer. Il est pénalement responsable et accessible à la sanction pénale, indique le ministère public.
La punition à lui infliger, selon Badirou Lawani, ne ramènera certes la victime à la vie. Le meurtre emportera la peine de mort aux termes de l’article 304 mais comme le Bénin a ratifié la Convention relative à l’abolition de ladite peine, il faut envisager une sanction plus douce.
Toutefois, retient Badirou Lawani, il peut bénéficier de circonstances atténuantes. «Je requiers de le reconnaître coupable de l’homicide volontaire commis sur la personne de Prosper Koutodjo et donc coupable de meurtre et le condamner à 15 ans de travaux forcés», clame-t-il. La défense ne l’entend pas de cette oreille.
Sublime humiliation
C’est Me Salomon K. Abou, qui a d’abord planché pour défendre Achille Mèhoba. « Il y a eu mort d’homme, je m’incline devant sa mémoire», expose-t-il avant de procéder à un bref rappel des faits. Selon sa relation, son client a prêté ses instruments de travail, se privant de l’opportunité de les utiliser pour gagner sa vie ; il est poursuivi pour meurtre. «Quand nous écoutons le ministère public, dès qu’il y a des coups portés et qu’il y a eu mort d’homme, c’est un meurtre ; mon client a porté des coups et la mort s’en est suivie», déclare Me Salomon K. Abou. Mais il précise que c’est un alcoolique. «Il a avoué qu’il avait déjà bu ; son raisonnement était altéré par l’effet de l’alcool», expose la défense avant de poursuivre que c’est une humiliation que de recevoir de l’alcool au visage devant une nouvelle conquête (une femme à côté). Il a porté des coups qui ont entraîné la mort sans intention de la donner, retient la défense.
Selon Me Salomon K. Abou, son client faisant le bon Samaritain est devant la cour aujourd’hui. Il n’a pas voulu donner la mort en portant les coups ; il a déjà passé 8 ans quelques mois, condamnez-le au temps déjà passé en détention préventive pour lui permettre de voir enfin le soleil.
Des observations ponctuées par Me Max d’Almeida, qui sont venues appuyer celles faites plus tôt par son confrère. Pour lui, il s’agit d’un malheureux accident pour lequel son client doit être condamné. Mais il relève que la victime aurait pu être Achille Mèhoba. Il a reçu une sublime humiliation devant sa femme (allusion à la boisson versée à la figure de l’accusé), relève la défense qui réitère que l’accusé n’avait aucune intention de donner la mort. «Je ne plaide ni la légitime défense encore moins l’excuse de provocation», a déclaré la défense qui reconnait qu’il y a eu de l’ingratitude de la part de son ami. C’est un garçon honnête, travailleur, souligne Me Max d’Almeida qui a demandé, pardon, clémence pour ce geste malheureux. «Que tous ceux qui sont ici apprennent à se maîtriser», enseigne-t-il à l’assistance.
La cour, après délibérations, l’a déclaré coupable d’avoir commis un homicide volontaire sur la personne de Prosper Koutodjo à l’aide d’une arme blanche. Une infraction prévue et punie par les articles 295 et 304 du Code pénal. Elle l’a donc condamné à la peine de 8 ans de travaux forcés et aux dépens et ordonne par la même occasion, la destruction des objets mis sous scellés.
Archille Méhoba rentre chez lui puisqu’il a déjà passé plus de huit ans en détention préventive.
Statuant sur les intérêts civils, la cour demande à Mathias Koutodjo, frère de la victime d’exprimer ses prétentions.
Pour le ministère public, il se pose un problème de représentation de la succession de Prosper Koutodjo.
La défense estime que le frère de la victime n’a pas juridiquement qualité pour venir représenter la succession.
Les parties civiles aviseront, selon le président, sur la base de l’arrêt de condamnation. Il y a des formalités à accomplir pour ensuite saisir la Cour d’assises pour éventuellement faire des demandes au nom du de cujus
Société 13 avr. 2015

La tenue des élections crédibles, transparentes et dans la paix continue de préoccuper le réseau des Organisations de la Société civile composé de l’ONG ALCRER, Social Watch, la Coalition nationale pour la paix, Wanep-Bénin et RIFONGA. Après leur sortie médiatique de jeudi dernier à propos de la crise autour du financement du processus électoral, les responsables des différentes ONG de ce réseau sont revenus à la charge samedi 11 avril dernier au cours d’une conférence de presse tenue à Cotonou, suite aux rencontres avec les acteurs impliqués dans le processus. Pour eux, il y a la bonne foi de part et d’autre pour l’organisation et la tenue effective des élections en cours.
«C’est le manque de dialogue entre le COS-LEPI et le ministère de l’Economie et des Finances qui est à la base de la crise autour du financement du processus électoral en cours au Bénin ». C’est la conclusion à laquelle est parvenu le réseau des Organisations de la Société civile composé de l’ONG ALCRER, Social Watch Bénin, Wanep-Bénin, la Coalition nationale pour la paix et RIFONGA. Au cours d’une conférence de presse qu’ils ont animée samedi dernier, les responsables de ces ONG ont montré combien leurs démarches en direction des différents acteurs, notamment le COS-LEPI et le ministère de l’Economie et des Finances ont contribué à faire évoluer les choses.
Selon Julien Oussou de Wanep-Bénin, le réseau des Organisations de la Société civile est descendu, vendredi 10 avril dernier, au COS-LEPI et au ministère de l’Economie et des Finances après la réunion du comité qui a fait suite à leur sortie médiatique de jeudi dernier.
Au ministère de l’Economie et des Finances, il leur a été révélé qu’un courrier aurait été adressé au COS-LEPI comme quoi, dans la trésorerie du Conseil, il y a un montant de 1 364 027 063 FCFA. Et par rapport à ce montant, le ministre de l’Economie et des Finances a demandé au COS-LEPI de privilégier les opérations de finalisation de cartes d’électeurs et leur distribution. Dans le même temps, l’Inspection générale des Finances est envoyée au COS-LEPI pour apprécier le montant des besoins qu’il a exprimés.
Au COS-LEPI, le réseau des Organisations de la Société civile, selon le président de Social Watch, dit avoir vu le matériel au point, des cartes d’électeurs déjà fabriquées et prêtes à être convoyées vers des départements. Leur curiosité a été de savoir combien il faut pour effectuer les dépenses relatives aux besoins urgents. Selon les membres du bureau de l’institution, rappelle-t-il, il faut 2 168 950 298 FCFA pour assurer lesdites dépenses. Alors que dans leur trésorerie, il n’y a que 1 347 506 383 FCFA. Ainsi donc la différence entre le montant des dépenses urgentes et le montant de la trésorerie indiquée par le COS-LEPI dégage un gap de 821 443 915 FCFA qu’il réclame avant le démarrage des opérations de distribution des cartes d’électeurs. Un montant que le ministre de l’Economie et des Finances, selon le président de l’ONG ALCRER, Martin Assogba, accepte de débloquer après une appréciation des dépenses par l’Inspection générale des Finances. Pour le président de l’ONG ALCRER, un problème demeure même si le ministre de l’Economie et des Finances débloquait ce montant que le COS-LEPI attend.
En effet, dans le cadre des opérations antérieures, le COS-LEPI devait aux fournisseurs, notamment ceux qui ont loué des moyens de transport qu’il faut solliciter encore pour le transport des cartes dans les différents départements. En plus de cela, il faut également des ressources pour sensibiliser les populations à aller chercher leurs cartes et payer ceux qui font le travail sur le terrain.
Face à ces problèmes, le réseau des Organisations de la Société civile a formulé des recommandations aux différents acteurs impliqués dans ce processus pour éviter le blocage des opérations.
En direction du gouvernement, le réseau, selon la présidente de la Coalition nationale pour la paix, Fatoumatou Batoko Zossou, demande de prendre un engagement pour payer les dépenses qui ne sont pas incluses dans ce montant qui pourraient bloquer les opérations après le travail de l’Inspection générale des Finances. Au COS-LEPI, il demande de faciliter la tâche à l’Inspection générale des Finances et de continuer le travail afin que les cartes soient vraiment disponibles dans un meilleur délai.

Depuis sa participation aux jeux de la francophonie en 2013, Fidèle Anato dit le Baobab et ses pairs ont pris la résolution de travailler à la pérennisation des arts de la parole, le conte en particulier. De «Théâtre maison» qu’il avait initié à ce propos, on est passé à «Adjrou» comme à l’ancienne. Samedi 11 avril dernier à l’Institut français de Cotonou, il y avait des contes, contés et racontés par une pépinière digne de confiance, quant à la relève de cet art.
« Adjrou» comme à l’ancienne, dernière initiative en date de Fidèle Anato est une trouvaille dont le principal objectif est de garder intact la flamme du conte, tel que conté par les précédentes générations. Il s’agit, pour faire simple, de permettre à la génération actuelle, souvent qualifiée de «génération Internet et TIC» à ne pas perdre de vue ce pan important du patrimoine culturel national. En attendant de trouver les voies et moyens d’intégrer et d’impliquer les contes dans les réalités du moment, c’est plus son vécu comme à l’ancienne qui a été valorisé. Les 8 et 9 avril derniers à Akassato dans la commune d’Abomey-Calavi, des écoliers et élèves ont été à l’école du conte, «Adjrou», et ont également compéti devant un public de plus de 200 personnes, selon les organisateurs.
Pourtant, dans les prévisions, une centaine de personnes était attendue.
Cela réjouit particulièrement l’initiateur, Fidèle Anato pour qui, ce projet ne pouvait donner plus de satisfaction comme résultat. Celui-ci dit avoir beaucoup prospecté avant de mettre le cap sur le conte, dans la localité d’Akassato comme activité d’éveil des populations autour de la culture. Deux catégories d’enfants âgés de 10 à 17 ans répartis en catégories Espoirs et Cadets ont donc pris part à la compétition devant un jury présidé par Dine Alougbine, le directeur de l’école internationale de Théâtre du Bénin (EITB). «Adjrou» comme à l’ancienne étant le successeur de «Théâtre maison», certains candidats de l’année 2014 étaient de nouveau en compétition et ont même eu la chance de se faire à nouveau distinguer.
C’est le cas par exemple de Chance Dossou, 13 ans, élève en classe de 4è, 1er en 2014 et qui cette année, obtient la deuxième place. Idem pour Archimède Kossou, 15 ans, élève en Seconde, classé 2è en 2014 et qui occupe la troisième place. Celle qui a réussi à surclasser les deux lauréats de l’année dernière en se hissant à la première place, c’est Délicia Dossou, 12 ans, élève en classe de 5è.
Devant le public de parents, d’amis et d’acteurs culturels mobilisés pour la séance de restitution organisée samedi dernier à l’Institut français de Cotonou, chacun des candidats et lauréats est passé faire la preuve de son art. Et même si «Adjrou» comme à l’ancienne, tel que présenté, a omis certains éléments comme les nattes, les lampes à pétrole et autres qui faisaient jadis sa singularité, on peut tout de même observer avec fierté que les leçons de morale, de philosophie… bref les leçons de vie contenues dans ses contes racontées autour d’histoire entre les hommes et les animaux n’ont pas pourtant disparu.

L’Alliance pour une Nouvelle gouvernance (ANG) a procédé vendredi dernier au lancement officiel de sa campagne pour l’élection législative du 26 avril prochain. A l’occasion, les candidats en lice ont été présentés aux militants.
Les partis membres de l’Alliance pour une Nouvelle gouvernance (ANG), à savoir le Parti communiste du Bénin, le Parti social démocrate Le Bélier et le Creuset pour le Développement et le Progrès n’ont pas voulu perdre une seule minute après le lancement de la campagne pour l’élection législative prochaine. C’est pourquoi au Centre de promotion et de l’artisanat, vendredi dernier, tous ses ténors étaient présents. Thérese Waounwa, Jean Kocou Zounon, Philippe Noudjènoumè, Laurent Mètongnon, Aboubacar Baparapé entre autres candidats en lice, ont défilé au podium. Pour Laurent Mètongnon qui a pris la parole en premier, l’ANG va à l’Assemblée nationale pour défendre les intérêts des populations notamment des artisans, des étudiants, des diplômés sans emploi. A sa suite, Aboubacar Baparapé a laissé entendre que partout où il passe, les gens sont contents parce l’ANG a placé des candidats de taille pour remplacer ceux qui sont aujourd’hui à l’Assemblée nationale. «Nous avons été positionnés pour relayer la lutte que nous menons depuis quarante ans. Ceux qui sont là-bas aujourd’hui y sont allés chercher des passeports diplomatiques», à des fins inavouables, a indiqué Aboubacar Baparapé. Rodolphe Senyaka a indiqué que l’ANG souhaite faire une révolution en allant à ces élections. Thérèse Waoun-wa réputée pour être la dame de fer de l’ANG, met en garde contre tous ceux qui prendraient le pouvoir si l’ANG n’est pas voté massivement. Jean Kocou Zounon a rappelé pour sa part que les générations de communistes des années de l’indépendance ont lutté pour que les colons quittent le Bénin. Celle à laquelle il appartient, a lutté pour la liberté d’opinion et celle d’aujourd’hui doit lutter pour que la corruption prenne fin. Pour clôturer le ballet des déclarations, Philippe Nou-djènoumè, premier secrétaire de l’Alliance pour une Nouvelle gouvernance (ANG), a, sous les ovations du public, lancé: «Nous luttons pour la fin d’un système. Votez l’avenir! Votez l’ANG. Fâchez-vous ! Levez-vous et donnez vous les moyens de vous libérer !»
Politique 13 avr. 2015

L’Alliance pour une Nouvelle gouvernance (ANG) a procédé vendredi dernier au lancement officiel de sa campagne pour l’élection législative du 26 avril prochain. A l’occasion, les candidats en lice ont été présentés aux militants.
Les partis membres de l’Alliance pour une Nouvelle gouvernance (ANG), à savoir le Parti communiste du Bénin, le Parti social démocrate Le Bélier et le Creuset pour le Développement et le Progrès n’ont pas voulu perdre une seule minute après le lancement de la campagne pour l’élection législative prochaine. C’est pourquoi au Centre de promotion et de l’artisanat, vendredi dernier, tous ses ténors étaient présents. Thérese Waounwa, Jean Kocou Zounon, Philippe Noudjènoumè, Laurent Mètongnon, Aboubacar Baparapé entre autres candidats en lice, ont défilé au podium. Pour Laurent Mètongnon qui a pris la parole en premier, l’ANG va à l’Assemblée nationale pour défendre les intérêts des populations notamment des artisans, des étudiants, des diplômés sans emploi. A sa suite, Aboubacar Baparapé a laissé entendre que partout où il passe, les gens sont contents parce l’ANG a placé des candidats de taille pour remplacer ceux qui sont aujourd’hui à l’Assemblée nationale. «Nous avons été positionnés pour relayer la lutte que nous menons depuis quarante ans. Ceux qui sont là-bas aujourd’hui y sont allés chercher des passeports diplomatiques», à des fins inavouables, a indiqué Aboubacar Baparapé. Rodolphe Senyaka a indiqué que l’ANG souhaite faire une révolution en allant à ces élections. Thérèse Waoun-wa réputée pour être la dame de fer de l’ANG, met en garde contre tous ceux qui prendraient le pouvoir si l’ANG n’est pas voté massivement. Jean Kocou Zounon a rappelé pour sa part que les générations de communistes des années de l’indépendance ont lutté pour que les colons quittent le Bénin. Celle à laquelle il appartient, a lutté pour la liberté d’opinion et celle d’aujourd’hui doit lutter pour que la corruption prenne fin. Pour clôturer le ballet des déclarations, Philippe Nou-djènoumè, premier secrétaire de l’Alliance pour une Nouvelle gouvernance (ANG), a, sous les ovations du public, lancé: «Nous luttons pour la fin d’un système. Votez l’avenir! Votez l’ANG. Fâchez-vous ! Levez-vous et donnez vous les moyens de vous libérer !»
Politique 13 avr. 2015

Le président de la République a réceptionné, hier jeudi 9 avril à Covè, le nouvel hôpital de zone d’Agonlin. Cette nouvelle infrastructure apporte un plus dans l’amélioration du système de santé au Bénin.
La situation sanitaire des communes de Covè, de Zagnanado et de Ouinhi devra s’améliorer avec la construction de l’hôpital de zone de Covè. Cet ouvrage que le président de la République a réceptionné hier est une composante du Projet d’appui au développement du système de santé (PADS) du Bénin, indique Raymond Adékambi, directeur général de l’Agence de gestion des travaux d’intérêt public (AGETIP), qui assure la maîtrise d’ouvrage délégué. Ce projet, souligne-t-il, a été conçu pour contribuer à la mise en œuvre de la politique et des stratégies de développement du secteur de la santé, notamment dans les départements du Zou, du Borgou et de la Donga. En clair, il s’agit d’améliorer l’offre et la qualité des soins de santé dans les zones impactées et d’augmenter leur utilisation des services de santé.
Le coût global des travaux à Covè est estimé à 3 milliards 700 millions de francs CFA. Le financement est assuré par la Banque islamique de développement (BID). Les infrastructures se déclinent en un bloc administratif et une structure technique composée du service des urgences, de la pharmacie de zone, du Laboratoire, de l’ophtalmologie, de la Banque de sang, de la pédiatrie, de la stomatologie, de la chirurgie, de l’ORL, de la maternité gynécologique, de la médecine interne. L’hôpital abrite également une structure à usage d’habitation composée de six logements du personnel.
«Le projet a pris en compte les contraintes d’installation des équipements médico-techniques», rassure Dorothée Kindé Gazard, ministre de la Santé. Les 42 bâtiments que l’hôpital abrite, poursuit-elle, sont construits selon les normes architecturales requises. Une innovation de taille, un générateur d’oxygène est installé pour assurer la production autonome d’oxygène au profit des patients. «L’équipementier nous a rassuré que d’ici la fin du mois de mai tous les équipements seront installés», affirme Dorothée Kindé Gazard qui annonce que le personnel de l’hôpital est en train d’être constitué pour assurer un service de qualité de l’hôpital.
Sécurité humaine, une donnée capitale
«Pour construire la prospérité, il nous faut de l’énergie, mais aussi des infrastructures de tout genre», déclare le président de la République pour qui la sécurité humaine reste une donnée capitale. Pour Boni Yayi, la mise en place du PADS répond au souci de son gouvernement de garantir la bonne santé des populations pour leur meilleure contribution aux actions de développement. «Les infrastructures sociales déterminent aussi la prospérité», assure-t-il, annonçant pour le même jour, la pose de la première pierre pour la construction de l’hôpital de zone d’Allada sous financement japonais. Le chef de l’Etat défend une nouvelle gouvernance des hôpitaux et prône la gestion des nouvelles formations sanitaires sous le partenariat public-privé. «Nous devons protéger nos infrastructures sanitaires contre les grèves interminables», martèle-t-il, accordant la prime à la qualité des services et au rendement des formations sanitaires. Boni Yayi évoque également le développement des moyens de veille sanitaire pour prévenir les épidémies, promouvoir les comportements sains et assurer un environnement sans risques sanitaires, afin de réaliser les meilleurs indicateurs pour la santé de la mère et du nouveau né. « Nous avons une boussole que nous devons suivre dans ce secteur combien important qu’est la santé publique», conclut-il.
En dehors de l’hôpital de zone de Covè, le PADS a également réalisé les hôpitaux de zone de Djidja et de Djougou puis l’extension du Centre hospitalier départemental de Parakou par la construction des Services complémentaires de la vardiologie, de réanimation, d’ORL, du service polyvalent des urgences, de la Pharmacie hospitalière, du Bloc administratif et de l’extension de la pédiatrie.

Sauf prorogation, le délai de dépôt des dossiers pour le concours de recrutement d’Agents permanents de l’Etat au profit de l’administration publique en l’occurrence les Impôts, le Trésor et la Douane a été clôturé hier jeudi 9 janvier. Mais nombreux sont les candidats qui n’ont pas pu déposer leurs dossiers faute d’attestation du diplômé exigé. Ils n’ont pas réussi à retirer ce sésame à la direction des Examens et Concours (DEC) du ministère en charge de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnelle.
Après les difficultés liées à l’achat de quittance au Trésor public, les candidats au concours de recrutement d’Agents permanents de l’Etat au profit des Impôts, du Trésor et de la Douane de juin 2015 doivent faire face à deux épreuves. Celle du retrait de leurs attestations de succès notamment aux examens du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) et du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) pour ceux d’entre eux qui n’en possèdent pas encore. Mais le retrait de ce sésame à la direction des Examens et Concours du ministère en charge de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique, professionnelle (DEC/MESFTRIJ) à Porto-Novo est comme de l'eau de mer à boire. Les diplômés souffrent le martyre avant de retirer cette attestation pour les plus chanceux. Ils sont exposés et alignés au soleil et sous la pluie. Ils doivent faire face à toutes sortes de tracasseries administratives.
En effet, une fois encore la demande déposée, il est demandé à l’impétrant de revenir une semaine après pour retirer l’attestation si celle-ci est prête. Et c’est là que commence le vrai chemin de croix. Les demandeurs sont obligés de faire des aller-retour et d’interminables rangs. Le spectacle est désolant. La cour de la DEC est transformée en un marché. Et c’est les plus habiles qui s’en sortent comme si on était dans une jungle. Ceux qui viennent de loin et qui n’ont personne à Porto-Novo et environs sont condamnés à passer la nuit à la belle étoile. C’est le cas du jeune Franck Mikpon rencontré sur les lieux. Il vient de Matéri pour corriger une erreur sur son attestation de BEPC. Il dit avoir déposé sa demande depuis le 2 avril dernier et il devrait passer trois jours après pour la retirer. Mais jusqu’à la date du 7 avril dernier, l’attestation n’était pas toujours prête. N’ayant personne à Porto-Novo, il dit être obligé de passer la nuit à la belle étoile à la DEC/MESFTIJ pour être parmi les premiers à être reçus le lendemain. Zull Kifl Tchobo, lui, vient de Pira dans la commune de Bantè. Il est venu retirer son attestation de succès au BEPC obtenu en 2011.
Il dit avoir déjà passé une semaine sans réussir encore à se faire établir ce document indispensable pour le bouclage de son dossier de candidature à une des catégories de corps ouvertes pour le concours qu’il tient à garder secret. Lui a été mieux loti que le premier. Zull Kifl Tchobo dit crécher chez sa tante à Porto-Novo pour pouvoir faire les navettes. Mais depuis que celle-ci est allée fêter la Pâques à Abomey-Calavi le week-end dernier, il se débrouille à sa manière pour pouvoir courir derrière l’établissement de cette attestation pour le concours. Il tient à participer à ce concours de recrutement. Jusqu’au mercredi dernier, Zull Kifl Tchobo n’était pas toujours en possession de cette attestation alors que la date de clôture de ce concours est prévue pour hier jeudi 9 avril. Victorine Adégnika vient lui de Pobè et est à la recherche de son attestation de succès au Certificat d’aptitude professionnelle (CAP). Elle confie être en train de faire depuis une semaine la navette Porto-Novo-Pobè mais sans suite. « Pendant ce temps, d’autres viennent le même jour et on les satisfait séance tenante», dénonce-t-elle. Elle trouve que ce sont les bras longs qui vont tuer ce pays. «J’ai beaucoup d’amis qui ont réussi à tirer leur épingle du jeu le même jour parce qu’ils ont des parents haut perchés. Où va-t-on avec de telles pratiques dans ce pays?», s'interroge la jeune fille visiblement remontée contre les autorités de la DEC/MESFTRIJ.
Pour éviter toutes ces tracasseries et le supplice que subissent les diplômés à la DEC, il est souhaitable que le gouvernement décentralise cette structure. Il faut que la DEC mette à cet effet à contribution les directions départementales de l’Enseignement secondaire pour la délivrance des attestations de succès aux examens scolaires. Ce qui faciliterait la tâche tant à la DEC qu’aux diplômés.
Toutes les tentatives pour rencontrer la directrice de la DEC/MESFTRJ et avoir sa version des faits par rapport aux dénonciations ont été vaines. Elle serait toujours occupée par la signature des attestations de succès des impétrants.