La Nation Bénin...
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Les débats portant sur l’examen du 26e dossier inscrit au rôle de la Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou se sont déroulés, mercredi 8 avril dernier. Ils ont été conduits par Michèle Odette Carrena-Adossou, présidente et dans le rôle d’assesseurs, Georges Toumatou et Célestine Bakpé. Les jurés titulaires avaient noms, Léopold Pascal Marcellin Bada, Dotou Désiré Gbedehessi, Mariette Ahouansou, Louise Olympiade Hounmènou et Léandre Alohou. Le ministère public était représenté par Honoré Alowakinnou et la mémoire de l’audience était tenue par Edouard Zavonon.
La jalousie et la vengeance ont largement plané sur les débats du 26e dossier de la Cour d’assises, mercredi dernier. Deux amis aiment la même femme et se la disputent au point où l’un d’eux en a voulu à l’autre et a incendié nuitamment la maison qui abritait son rival et son amante. Les faits se sont déroulés en 2008 à Agoué dans la commune de Grand-Popo.
Que s'est-il passé ?
En effet, Sossou Amessinko et Boni Amèkoudji vivant tous deux dans l’arrondissement d’Agoué (commune de Grand-Popo) courtisent la même femme, la nommée Adinsi Allowanou. Cette dernière a finalement porté son choix sur Boni Amèkoudji.
Mécontent et décidé à se venger des deux amoureux, Sossou Amessinko a, dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre 2008, mis le feu à la case dans laquelle se trouvaient les deux fiancés et ceci à l’aide d’essence et d’allumettes qu’il a pris soin d’acheter à cette fin. Boni Amèkoudji et Adinsi Allowanou n’ont eu la vie sauve que grâce au secours porté par la population alertée.
Dans la même nuit, les amoureux Boni Amèkoudji et Adinsi Allowanou qui ont trouvé refuge dans une autre case, y ont été surpris une seconde fois par un incendie. Cette fois encore, la vigilance et la promptitude de la population ont permis de les sauver. Interpellé et inculpé de tentative d’assassinat et d’incendie volontaire, Sossou Amessinko reconnaît les faits même si à l’interrogatoire au fond, il nie être l’auteur du second incendie.
Le bulletin N°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation. L’enquête de moralité lui est plus ou moins favorable.
Sossou l'amoureux
A la barre, l’accusé Sossou Amessinko a reconnu les premiers faits d’incendie qui lui sont reprochés. Mais pour les 2es, il n’en reconnaît la responsabilité. Le feu aurait pu être propagé par le vent qui a soulevé la braise du foyer d’une vendeuse de pâte fermentée (communément appelée Konhoun) et l’a envoyé par mégarde sur ce toit. Pour lui, il était en amitié avec Adinsi Allowanou depuis environ deux mois et n’a nullement digéré que son amante qu’il déclare bien entretenir, s’accoquine avec son rival. Il a confié qu’il l’aime vraiment et qu’il pourvoit à tous ses besoins.
En ce qui le concerne, Boni Amèkoudji, l’amant de la femme, il ne se constitue pas partie civile. Pour lui, il y a eu deux semaines d’amitié entre la fille et lui. Il a confié que c’est lui qui rendait plutôt visite à Sossou Amessinko et non l’inverse. L’accusé ne le fréquentait pas.
La lecture des pièces du dossier a permis à la présidente de la cour, Michèle Odette Carrena-Adossou de donner la parole au ministère public pour ses réquisitions.
La vengeance, jalousie meurtrière
Pour Honoré Alowakinnou, citant André Malraux, «La vengeance est douce à tous les cœurs transis, il leur en faut une...». Sossou Amessinko, rappelle-t-il, a voulu se venger. Le voilà, a-t-il confié, devant votre cour. Tout est parti, selon lui, d’une aventure amoureuse qui a suscité une jalousie meurtrière. Pour lui, les deux rivaux vivaient à Ayiguinnou, arrondissement d'Agoué, commune de Grand-Popo. Le cœur d’Adinsi Allowanou battait beaucoup plus pour Boni Amèkoudji. Armé d’un bidon contenant de l’essence et d’une boîte d'allumettes, poursuit-il, il a mis le feu à leur demeure. Il reconnait vouloir leur faire du mal ; il dit vouloir leur occasionner des blessures. Lors de l’interrogatoire au fond, il a confirmé ses propos, rappelle le ministère public.
Pour le deuxième incendie, il déclare que le feu serait venu du foyer de la vendeuse de pâte fermentée (konhoun). L’accusé, selon Honoré Alowakinnou, a soigneusement préparé son crime. Il a choisi d’attenter à la vie de son ami et de celle de leur amante commune. Il y a eu des actes préparatoires, relève le ministère public. Il n’en veut pour preuve que l’essence et l’allumette soigneusement apprêtées, a souligné le ministère public. Il ne s’est pas arrêté là, reconnaît-il encore, car il est passé à l’acte en mettant le feu. Il savait que son rival était couché avec Adinsi Allowanou. Partant donc de ces éléments constants du dossier, Honoré Alowakinnou a déduit que le crime d’incendie est constitué. Et pour lui, l’accusé Sossou Amessinko savait que des gens étaient couchés et a décidé de commettre un homicide volontaire sur eux. Il y a donc tentative d’assassinat et l’infraction d’incendie est établie en tous ses éléments constitutifs.
Parce que le casier judiciaire de Sossou Amessinko est vierge et qu’il n’est pas en état de démence au moment des faits, le ministère public a retenu qu’il est bien accessible à la sanction pénale et a requis de le condamner à 15 ans de travaux forcés et aux dépens, et ce serait justice, a-t-il retenu.
Prenant le contre-pied des réquisitions, Me Magloire Yansunnou l’avocat de la défense a expliqué que son client est un homme ordinaire alors qu’on le décrit comme un monstre. Les hommes sont généralement très jaloux. Ainsi, tous les hommes nourrissent ce sentiment et il trouve que c’est normal. « Tous les hommes nourrissent cette haine ; les femmes ne savent pas », explique-t-il.
Comme tout homme normal qui aime, il ne supporte pas de voir son rival et celle qu'il aime, se coucher ensemble. Il a donc entrepris de faire ce qu’il a fait, justifie-t-il. A suivre Me Magloire Yansunnou, le feu se propage souvent vite dans ces milieux; c’est un endroit que je connais bien ; l’on ne peut pas partir du feu de la 2e case pour dire qu’il veut assassiner ; quand la case du voisin est en feu, vous avez intérêt à l’éteindre, rappelle-t-il. «On l’a battu, il a subi des sévices de sorte que lorsqu’il était libre, il a dit la vérité. Il n’y avait pas de préméditation ; il aurait pu empoisonner puisque celui-là était son ami ; il n’y a aucune préméditation», observe la défense pour qui le ministère public ne l’a pas démontré.
Par contre, il y a eu, selon lui, incendie volontaire, il y a eu passion; obnubilé et subjugué par la passion, il n’a pu se retenir. Il faut diminuer sa peine, suggère la défense. «C’est un homme ordinaire », relève Me Magloire Yansunnou. «Vous n’avez aucun intérêt à le maintenir en détention», fait-il observer avant d’ajouter qu’il a déjà fait 4 ans. «Un an en plus et ce serait bien pour la répression ; c’est un enfant unique, essayez de ne pas l’éloigner afin qu’il s’occupe de sa mère et ce serait justice», conseille l’avocat.
Après délibérations, la cour l’a reconnu coupable des infractions mises à sa charge et l’a condamné à 10 ans de travaux forcés. Il retourne donc en prison pour environ un peu plus de 4 ans.

Aujourd’hui 10 avril démarre la campagne médiatique pour le compte des législatives du 26 avril prochain. A la veille de cette échéance, le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Adam Boni Tessi, a fait une déclaration pour inviter les médias au respect des textes.
La période électorale est amorcée depuis la publication des listes des partis politiques et alliances de partis politiques par la Commission électorale nationale autonome (CENA). Pendant les deux semaines à venir, les partis, les alliances de partis, les électeurs et les citoyens resteront attentifs aux propos qui seront tenus dans le cadre desdites campagnes.
La HAAC, dans son devoir de conduire cette période avec responsabilité et professionnalisme, a fait une déclaration hier jeudi visant à informer les médias sur les dérapages à éviter et les dispositions prises par l’institution à cet effet.
Se référant à l’article 3 de la loi organique n°92-021 du 21 août 1992, relative à la HAAC, le président de l’institution, Adam Boni Tessi a souligné que la liberté de presse ne peut connaître des limites dans les cas du « respect de la dignité de la personne humaine, de la liberté et de la propriété d’autrui, du caractère pluraliste de l’expression des courants de pensée et d’opinion; de la sauvegarde de l’ordre public, de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale».
Préserver la paix sociale
Le président de la HAAC a souligné que l’article 32 de ladite loi interdit les émissions qui portent atteinte à la moralité publique ou qui font l’apologie de la violence ou la banalisent.
Dans le souci de préserver la paix sociale en cette période, le président de la HAAC, a invité tous les responsables des organes de presse de service public et du secteur privé à respecter les conventions, le Code de déontologie de la presse et la décision n°15-019/HAAC du 25 mars 2015 portant «Réglementation de la campagne médiatique des élections législatives» du 26 avril 2015 notamment en son article 4. Lequel article stipule que les organes de presse doivent s’interdire, entre autres, la diffusion de sondages en rapport avec les élections législatives, s’interdire la revue de presse en quelque langue que ce soit.
L’article 7 de la même décision invite les organes de presse audiovisuelle de service public à veiller au respect strict de la déontologie en matière d’information et à assurer l’accès égalitaire des partis politiques ou alliances de partis politiques qui prennent part aux élections.
Après avoir rappelé ces dispositions, Adam Boni Tessi dans sa déclaration a fait cas du dispositif mis en place par l’institution en vue du déroulement normal de cette période. Outre les différentes séances de travail avec les principaux acteurs des médias et les hommes politiques, et les séances de vulgarisation des décisions relatives à la précampagne et à la campagne médiatique, l’institution a pris des dispositions techniques pour le suivi des élections. A ce titre, souligne-t-il, elle a recruté une centaine de correspondants régionaux et des dizaines d’analystes occasionnels pour la circonstance. Il a ensuite indiqué qu’il est loisible à tout citoyen de contacter les antennes de la HAAC à Parakou, Natitingou, Abomey et Lokossa, en cas de dérapages constatés ou de recherches d’informations. Le numéro vert 21 31 77 67 est disponible à cet effet.
‘’Le Matinal’’ devant la HAAC
A la suite de la déclaration du président de la HAAC, Adam Boni Tessi, l’institution a eu une séance de travail avec les responsables du quotidien "Le Matinal". Selon les propos liminaires du président de la HAAC et de son vice-président, Soulemane Ashanti, le journal a, dans sa publication n°4570 du 30 mars dernier, relayé des informations jugées troublantes à l’ordre public. L’article de presse incriminé est intitulé : «A propos des législatives de 2015 : les vendus aux Fons du Sud ».
Appelé pour répondre de ces faits, l’organe de presse s’est fait représenter par son directeur général, Tikandé Yallou, son directeur de publication, Epiphane Bognanho, et le rédacteur en chef, Jean Claude Kouagou. Ceux-ci, au cours d’une séance à huis clos, devront fournir des éléments d’appréciation sur la situation.

La Commission électorale nationale autonome (CENA) a enclenché un volet important de son chronogramme. Hier jeudi 9 avril, elle a procédé à la formation des formateurs des agents électoraux à Cotonou. L’atelier prévu pour durer une journée a été ouvert par sa vice-présidente Geneviève Bocco Nadjo .
La Commission électorale nationale autonome (CENA) évolue dans son chronogramme. Elle est passée hier à la phase de la formation des formateurs qui se chargeront de former les agents électoraux sur le terrain pour le bon déroulement des prochaines législatives.
Moïse Bossou, commissaire chargé des études, de la formation et du suivi des agents électoraux à la CENA, a fait observer qu’à chaque élection, des insuffisances sont notées. Ces dernières sont dues, selon des observateurs et les institutions chargées du contentieux, au manque de formation des agents électoraux notamment des membres des postes de vote. Rappelant l’ancien contexte, Moïse Bossou a mentionné qu’avant, c’est l’Assemblée nationale qui désignait les coordonnateurs départementaux, les membres des Commissions électorales départementales, communales et d’arrondissement.
Et à leur tour, ces derniers proposaient les membres des bureaux de vote pour nomination par la CENA, a-t-il poursuivi. Dans ces conditions, a-t-il laissé entendre, on assistait à des procès-verbaux mal remplis, des feuilles de dépouillement mal traitées, ce qui conduit à l’annulation de grand nombre de voix dans les bureaux de vote. Mais pour mettre fin à ces faiblesses et dysfonctionnements, des dispositions légales ont été prises. A cet effet, a fait savoir Moïse Bossou, la loi 2013-06 portant Code électoral en République du Bénin a décidé que ce soit la CENA elle-même qui désigne les coordonnateurs d’arrondissement. Selon lui, la présente formation va dans le sens de cette loi. Au total, les formateurs en formation sont au nombre de 24, soit 6 équipes de 4 personnes. Elles auront à former à travers le pays les 2236 agents électoraux de manière itinérante dans les 77 communes. Au programme de chaque atelier de formation trois communications sont prévues sur la mission du coordonnateur d’arrondissement et celle des membres des postes de vote.
Ces communications seront appuyées par une séance de simulation de vote qui permettra aux coordonnateurs d’arrondissement et à leurs assistants de s’approprier les techniques de réception, de centralisation et de compilation des résultats.
En procédant au lancement officiel de la formation, Geneviève Bocco Nadjo, vice-présidente, a indiqué que la CENA a entamé un volet important de son chronogramme d’activités. «Il s’agit de la formation des formateurs», a-t-elle insisté avant de revenir sur l’importance du rôle des formateurs dans le processus électoral. Ils constituent, selon elle, un maillon important dans la chaîne du processus électoral en cours. Leur responsabilité est de transmettre le savoir. « Vous serez le canal par lequel on pourra dire que la CENA a réussi ou non », a-t-elle déclaré à l’endroit des participants.

Comme il en a pris l’habitude chaque mois, la FIFA a procédé, hier jeudi 9 avril, au classement des sélections de football des pays dont les associations nationales lui sont affiliées. Par rapport au précédent intervenu le 12 mars dernier, le Bénin a dégringolé de deux places.
L’édition d’avril 2015 du classement FIFA/Coca-Cola publiée depuis hier, jeudi 9 avril par l’instance faîtière du football mondial, a pris en compte 135 nouveaux matches internationaux "A". Ce qui porte à 217 le nombre de matches déjà disputés depuis le début de l’année. Vingt-cinq rencontres ont eu lieu dans le cadre des qualifications pour l’EURO 2016, 26 en vue de la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™ (CONCACAF et AFC) tandis que les 84 rencontres restantes étaient des matches amicaux.
Mais s’il est une sélection qui devrait le plus se réjouir dudit classement, c’est celle des Diables rouges de la Belgique. Elle occupe la 3è place du podium, derrière l’Argentine et l’Allemagne toujours leader. C’est le meilleur classement de son histoire. Dans le Top 10, on retrouve entre autres, le Brésil, 5è, les Pays-Bas, 6è, la Suisse, 9è, et l’Espagne, 10è.
Sur le continent africain, le trio de tête est resté inchangé. L’Algérie, 21è, malgré le recul de trois places mondiales pour ses Fennecs, devance toujours la Côte d’Ivoire, 23è, et le Ghana, 26è.
Le Bénin, après avoir occupé la 92è place lors du classement établi le 12 mars dernier, se retrouve 94è sur 209. Tout juste derrière des pays comme l’Ouganda (72è), le Rwanda (74è), Haïti (79è), le Togo (80è ) et l’Estonie (93è ), puis devant l’Arabie Saoudite (95è), il a régressé en termes de positionnement de deux places et reculé de 15 points. Pour n’avoir disputé aucun match, le Bénin devrait se contenter de son rang, déjà qu’il vient loin devant l’Ethiopie (101è), le Soudan (110è), la Libye (111è), Kenya (117è), le Niger (119è), Madagascar (150è), le Tchad (151è) et la Gambie (156è). Il ne pourrait en être autrement surtout que le pays n’avait plus une sélection nationale et que, le ministère de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs, s’était empressé d’indiquer la porte de sortie au Français Michel Ollé-Nicolle, en le limogeant sans aucune forme de procédure. Et comme dirait l’autre, le pire reste à venir avec la décision de retrait d’agrément à la Fédération béninoise de Football (FBF). Aujourd’hui, le Bénin peut encore s’honorer de figurer parmi les 209 associations nationales concernées par le classement. N’ayant plus désormais une fédération représentative devant la FIFA, ce n’est pas évident qu'on l'y retrouve dans celui prévu pour le 7 mai prochain.

Depuis le mercredi 1er avril dernier, le café cauris coquillages de Togbin est devenu un vaste champ sur lequel, une dizaine de jeunes peintres laissent libre cours à leur passion. «La liberté» ! C’est le thème de la résidence qui les réunit et chacun d’eux y est allé selon ses envies, son talent, ses couleurs et son inspiration.
Le «Cénacle expérimental», résidence de création et de formation initiée par le peintre Charly d’Almeida en collaboration avec l’association « Mibo » prend fin ce jour à l’Institut français de Cotonou à travers une exposition qui permettra à un public averti de découvrir les œuvres réalisées par les artistes qui y ont pris part. Plus d’une semaine de travaux qui leur ont permis d’accoucher d’œuvres à la fois splendides et très inspirées. Saisissant l’opportunité de la liberté qui leur a été donnée de s’exprimer à travers leurs créations, ils y sont allés de fort belle manière. L’ambiance était conviviale, faite de petites taquineries, de slogans, de chants… sans pour autant détourner l’attention de chaque résident. Mais tous ne participent pas à l’animation à plein temps. Par moment, certains se montrent assez concentrés sur leurs œuvres.
Un peu plus en retrait, Elon-m Catilina Tossou mélange les couleurs, peint, observe sa toile, l’arrange… Au fur et à mesure que le temps passe, la toile blanche prend des formes à peine compréhensibles et laisse voir diverses couleurs dont le mélange est plutôt attirant. Cette réalisation qui, du regard distrait ou néophyte, est sans rapport avec le thème de travail, la liberté, est pourtant la matérialisation même de la liberté d’expression. L’artiste explique qu’il s’agit d’une compilation des outils d’expression comme le gong, la trompette, le vuvuzela et que c’est cela que traduit les formes comparables à des entonnoirs qu’on peut apercevoir sur son tableau. « Ce sont des outils qui passent un message », détaille-t-il par ailleurs. Quelques formes humaines apparentes sont aussi visibles sur cette toile et Elon-m Catilina Tossou les assimile à des hommes défendant leurs droits, notamment celui relatif à l’expression. La multiplicité des couleurs qu’on y note, symbolise selon l’artiste, la diversité des envies d’expression que nourrit chaque homme. En somme, l’œuvre baptisée « laissez-moi dire » n’est que le symbole d’un monde dans lequel la soif de se faire entendre reste à étancher.
Sika vole entre les arbres
Le spectateur qui visite «Cénacle expérimental» est avant tout séduit par le respect de l’approche genre. Trois jeunes femmes peintres y sont présentes. Parmi elles, Adjélè Sika da Silveira, plus connue sous son nom d’artiste «Sika» retient très vite l’attention. Visiblement distraite, elle réalise pourtant des œuvres dont la composition et le mélange des couleurs frappent à première vue. Mieux encore pour ceux qui connaissent le milieu des arts au Bénin, visiter les réalisations de Sika sont d’un intérêt, puisque la jeune artiste produit, pourrait-on dire, des œuvres philosophiques. Cela aurait-il un lien avec son autre activité, celle de perleuse ? Difficile à dire. Mais toujours est-il que pour le compte de «Cénacle expérimental», elle a choisi une fois encore d’amener ceux qui viennent à sa rencontre via ses tableaux dans un voyage au milieu des arbres. Elle a donc choisi pour cette résidence de travailler sur la tolérance.
Pour Adjélè Sika da Silveira, il n’y a pas de liberté sans tolérance et pour illustrer ceci, elle a choisi comme à ses habitudes de s’exprimer à travers les branchages. A vrai dire, c’est une artiste trop inspirée par l’arbre. Lequel n’est rien d’autre, soutient-elle, que « le message de la nature à l’endroit de l’homme». L’arbre selon elle, est un ensemble dont les éléments, quoique isolés, contribuent, chacun à sa manière à l’harmonie du groupe. Qu’ils s’agissent des feuilles mortes ou vertes, des racines, des branches, du tronc… Chacun de ces éléments accepte et tolère l’autre, encore que l’arbre en lui-même accepte tous les caprices de la nature sans dire mot. «J’exprime la liberté de faire et d’exercer pleinement», dira alors l’artiste.
Comme elle, d’autres artistes retiennent l’attention du visiteur avec leurs œuvres. Constantine Gbétoho par exemple est préoccupée par la «liberté des femmes». Mais la jeune artiste se montre beaucoup plus défenseur de celle-ci. Son œuvre vise à protéger «l’être faible» qu’est la femme contre les misères qui lui sont faites. Lionel Férrèol Yamadjako, Eliane Aïsso… ne sont pas du reste. Sébastien Boko lui est le monsieur bruiteur de la cour. Travaillant sur du bois, il est obligé par moments d’user de sa tronçonneuse, ce qui crée un bruit assourdissant au milieu du silence des autres artistes. « Mais cela participe de l’ambiance de travail », soutiennent ses pairs.
Dans cette ambiance plutôt fraternelle, les participants au «Cénacle expérimental» ne sont pas abandonnés à eux-mêmes. En dehors des séances de formation qui sont prévues, l’initiateur, Charly d’Almeida visite par moment chacun d’eux, les oriente, les conseille et parfois même échange avec eux pour mieux comprendre et pénétrer le travail qui se fait à leur niveau.

Initialement prévue pour hier jeudi 9 avril, la clôture du dépôt des dossiers pour le compte du recrutement des 1175 agents permanents de l’Etat est reportée à ce jour vendredi 10 mars. Une situation qui soulage bien de postulants notamment ceux des départements du Mono et du Couffo.
Le délai du dépôt des dossiers pour le compte du concours de recrutement du 17 juin prochain dans la Fonction publique, est prolongé à ce jour vendredi 10 mars. Ainsi en a décidé le ministère du Travail et de la Fonction publique qui, ce faisant, offre une journée de plus aux candidats retardataires. C’est un report particulièrement salutaire pour les postulants des départements du Mono et du Couffo très intéressés par cette opportunité de servir l’Etat béninois. Aucun d’eux ne veut être du reste. Natifs de Dogbo, de Djakotomey, de Bopa ou des autres communes du Mono ou du Couffo, ils affluent de partout vers la direction départementale du Travail et de la Fonction publique sise à Lokossa. Jusqu’à hier jeudi 9 avril dans la soirée, la foule de porteurs de dossier grossissait sans cesse.
Cette affluence qui a commencé depuis mardi 7 avril dernier, a fini par déborder les capacités d’accueil du personnel de la direction départementale. La structure a dû faire appel aux agents de la police départementale qui sont encore sur les lieux, en vue de contenir des tentatives de trouble. A en croire la directrice départementale, Carine Kèkin Zannou, tous ses collaborateurs sont mobilisés et répartis dans sept postes en vue d’enregistrer les dossiers de candidature. « Ce dispositif fonctionne sans arrêt jusqu’aux environs de 21 heures avec le consentement spontané de mes collaborateurs depuis mardi », indique Carine Kèkin Zannou. L’engouement observé pour le compte du présent concours de recrutement est particulier selon la directrice départementale qui tente un bilan statistique à mi-chemin. Elle révèle que le gros lot des candidats est enregistré au niveau des catégories B et C, notamment pour les postes en lien avec les Douanes et les Impôts.
Société 10 avr. 2015

C’est d'un cas de viol sur mineure qu’a connu mercredi 8 avril dernier la Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou pour le compte de son 25è dossier. La cour a été présidée par Thérèse Kossou assistée de Marie Soudé Godonou et Joseph Kploca. Le procureur général Gilles Sodonon était assis dans le fauteuil du ministère public. La greffe a été assurée par Théogène Zountchékon .
Au terme du procès qui a duré une demi-journée, Mathurin Aïssi 61 ans a été simplement acquitté. Il peut jouir de sa liberté et vaquer à ses activités, après avoir passé 5 ans 4 mois en prison.
Les faits
En effet, courant février 2005, dans le quartier Sikècodji à Cotonou, profitant de l’absence des parents de mademoiselle X alors agée de 9 ans, Mathurin Aïssi l'invita dans sa chambre pour qu’elle lui gratte les poils au niveau du sexe. Naïvement, la petite céda à sa demande. C’est ainsi que Mathurin profita pour abuser d’elle. Interpellé, il a reconnu les faits tant à l’enquête préliminaire que devant le juge d’instruction lors de sa première comparution, avant de se rétracter au cours de l’interrogatoire au fond.
Le certificat médical délivré après consultation de la petite par le médecin, renseigne sur l’absence de l’hymen.
Le casier judiciaire de l’inculpé est sans trace de condamnation antérieure. Le rapport de l’examen psychologique et psychiatrique conclut que l’inculpé a une personnalité normalement structurée et équilibrée. Il est normal et jouit de toutes ses facultés mentales. L’enquête de moralité lui est favorable.
Précisons qu’aucun des deux témoins invités à la barre n’était présent.
Alors que la présidente de céans a voulu le huis clos compte tenu de la nature du dossier, l’avocat de l’inculpé a expliqué que le huis clos n’est pas systématique. «La victime n’étant pas présente à la barre, l’audience pourra être publique. Il suffit que chacun fasse l’effort d’éviter de prononcer son nom», a souhaité, Me Arthur Ballé. Doléance à laquelle la présidente de la cour a accédé.
Il nie tout en bloc
A la barre, mercredi dernier, Mathurin Aïssi, père de six enfants et ancien manœuvre au port de Cotonou a nié en bloc les faits. «J’ai l’habitude de commander les enfants de la maison. Quelquefois, il arrive que je les invite à me gratter le dos, juste pour les occuper lorsqu’ils se mettent à créer le vacarme dans la maison», a expliqué Mathurin Aïssi. Il rappelle avec précision que le 1er mars 2005, alors qu’il faisait son ménage, une de ses locataires est venue toute affolée lui dire qu’il aurait violé sa fille, il y a trois jours. «J’étais surpris par ce que j’ai entendu», indique l’inculpé, avant de préciser que dans les minutes qui ont suivi, la même dame lui a apporté des ordonnances médicales à payer. «Il vaut mieux les régler pour que l’affaire reste entre nous sinon cela t’amènera loin surtout si ma sœur commandant de police apprenait l’affaire», a menacé la dame tutrice de la victime du viol.
C’est son refus de cautionner cette affaire pour laquelle il se dit innocent, que des agents de police sont venus le chercher pour le conduire au commissariat où des aveux lui sont extorqués sous la torture, confie-t-il à la barre.
«Mais vous n’avez pas été frappé devant le juge d’instruction et pourtant vous avez reconnu les faits», avance la présidente. Mathurin Aïssi d’avouer que c’est parce qu’on lui aurait dit dans les couloirs que s’il n’avouait pas les faits, il sera pendu au cocotier, déclare-t-il.
«Avez-vous des antécédents avec vos locataires au point où ils comploteraient contre vous ?», poursuit la présidente dans son interrogatoire. L’inculpé répond par la négative, en précisant que l’ambiance dans la maison était bon enfant.
En tout cas, harcelé de questions aussi bien de la part de la présidente de la cour que par le représentant du ministère public, Mathurin Aïssi n’a pas varié dans ses propos. Il soutient qu’une parente de la tutrice de la victime qui serait un haut gradé dans la police, est intervenue dans l’affaire en sa défaveur.
Assainir les mœurs pour sauver la jeunesse
Dans ses réquisitions, le ministère public a fait recours aux articles 332 et 333 du Code pénal qui punissent le viol, avant de démontrer que les éléments constitutifs du viol sont réunis. «Il y a eu l’acte sexuel puisque le rapport médical fait état de ce que l’hymen n’y est plus. A cela s’ajoute la violence physique puisque l’inculpé a fait violence sur la victime en la brutalisant et a cogné sa tête contre le rebord du lit avant d'abuser d'elle.
Quant à la violence morale, elle réside dans le rapport sexuel sans le consentement de cette petite fille. «C’est un traumatisme que la victime gardera toute sa vie», martèle Gilles Sodonon qui argue que c’est exprès que l’inculpé a créé une familiarité avec les enfants aux fins d'abuser d'eux plus tard. Ainsi demande-t-il que l’inculpé soit «puni pour l’exemple et condamné à dix ans de travaux forcés pour rendre justice à une jeunesse naïve et innocente».
Pour sa part, Me Arthur Ballé se dit scandalisé. Il confie ne pas comprendre comment on peut conduire cet interrogatoire en l’absence des plaignants et des témoins. Mieux, il dit ne pas comprendre pourquoi il a fallu attendre 8 mois avant de présenter son client devant le juge d’instruction. «Je veux que la cour dise le droit sur la base des faits. Si l’enquête de moralité lui est favorable, que son casier judiciaire est vierge et que surtout l’expertise médicale révèle que l’hymen n’y est pas mais qu’il n’y a aucune lésion, alors les faits parlent d’eux-mêmes», indique Me Arthur Ballé. Il soutient qu’un adulte de 51 ans au moment des faits, ne peut avoir des rapports sexuels avec une mineure de 9 ans sans qu’il y ait des lésions. «Mieux, le médecin gynécologue mentionne dans son rapport que le doigté opéré n’a montré aucune anomalie». Me Arthur Ballé d’ajouter que rien ne pressait et pourtant on présente un procès- verbal manuscrit au niveau de la police. «C’est juste parce qu’on est pressé de liquider quelqu’un», a-t-il avancé, en faisant remarquer qu’il n’y a aucune trace de la parente policière dans le dossier; quid de la déclaration de la voisine qui est allée alerter la tutrice de la victime présumée. A cette allure vous comprenez qu’il y a assez de fils blancs dans ce qui est cousu ?, s’interroge l’avocat qui demande à la cour de juger avec son cœur. «Il faut dire le droit à partir des faits», conseille l’avocat.
Après s’être retirée pour délibérer, la cour est revenue prononcer l’acquittement pur et simple de Mathurin Aïssi.

L’insécurité alimentaire est devenue aujourd’hui une préoccupation pour les gouvernants, que ce soit au niveau national, régional ou international. Et la promotion de la filière soja peut contribuer à résoudre tant soit peu ce problème.
Par Cell. Com. Alliance Soja / DEDRAS ONG
Selon le rapport de «L’Analyse globale de la vulnérabilité et de la Sécurité alimentaire (AGVSA)» du Programme alimentaire mondial (PAM) en 2013, 11% des ménages fait face à une insécurité alimentaire sévère ou modérée au Bénin. Au total, 1,1 million de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire. Ces ménages ont une consommation alimentaire déficiente ou ne peuvent assurer leurs besoins alimentaires minimum sans avoir recours à des stratégies d’adaptation irréversibles.
Environ 34% des ménages sont en sécurité alimentaire limite, c'est-à-dire qu’ils peuvent assurer une consommation alimentaire tout juste adéquate aux membres du ménage sans recourir à des stratégies d’adaptation irréversibles mais ils ne peuvent pas se permettre certaines dépenses non alimentaires essentielles. Environ 55% des ménages sont en sécurité alimentaire. Le taux d’insécurité alimentaire est plus élevé dans les zones rurales (15%) que dans les zones urbaines autres que Cotonou (8%). L’insécurité alimentaire des enfants (0-12 mois) a des effets irréversibles sur le développement physique et intellectuel de la personne humaine, et pourrait compromettre le développement d’une nation. Et pourtant, le Bénin peut améliorer cette statistique, en faisant la promotion de la filière soja.
Une culture au service des ménages
La culture du soja dans les exploitations de production agricole, permet de générer des revenus pour le chef de l’exploitation et facilite l’acquisition des céréales non produits et autres aliments durant toute l’année. Les revenus issus de la commercialisation du soja permettent d’assurer la disponibilité des aliments pendant toute l’année surtout les périodes de soudure.
La transformation artisanale du soja permet aux communautés rurales d’accéder à moindre coût aux protéines d’origine végétale. Aussi, les différents acteurs de la filière contribuent-ils à la disponibilité des aliments dans leurs ménages à travers les revenus issus des activités liées à la filière. Une transformatrice du fromage de soja au Centre Bénin témoigne : «C’est grâce au fromage de soja, que je parviens à assurer le manger régulier de ma petite famille».
«Ce sont les revenus du soja qui me permettent de financer les cultures de maïs et de coton. Cela me permet d’éviter les ventes en herbes de mes cultures», confie un producteur de soja à Djidja.
Par ailleurs, le soja est une légumineuse dont la production facilite la restauration de la fertilité des sols. Sa production permet aux ménages de lutter efficacement contre la dégradation accélérée des terrains due à l’utilisation abusive des intrants.
Valeur nutritionnelle du soja
Le soja est fortement riche et dispose d’un grand potentiel nutritionnel. C’est une légumineuse à graines remarquable par sa grande richesse en protéines (40%), en glucides (38 %), en lipides (18 %) et en matières minérales (4 %).
En effet, 1 kg de soja équivaut en protéines à 40 kg de manioc, 13 litres de lait de vache, 3 kg de viande de bœuf et 60 œufs de poule. Notons que pour produire 1 kg de protéine de soja, il faut 20 fois moins de surface de terre cultivée, 5 fois moins d’eau et 15 fois moins de gaz carbonique (CO2) que pour produire 1kg de protéines de bœuf. Outre le facteur de stabilisation des revenus au niveau des ménages que constitue sa culture, consommer le soja et ses sous-produits constitue donc un moyen pour faire face au déficit en nutriments basiques et à l’insécurité alimentaire. Sa riche composition permet de renforcer le système immunitaire des organismes, permettant ainsi d’éviter plusieurs maladies.

Tête de liste de l’alliance Forces démocratiques unies (FDU) dans la 18e circonscription électorale, Mathurin Nago était en tournée mardi 7 avril dernier dans les communes de Bopa et Klouékanmè. A chacune de ces deux étapes, les représentantes des femmes ont clamé leur détermination à assurer la victoire au candidat le 26 avril prochain.
Les relations sont revenues aux beaux fixes, entre le candidat Mathurin Nago et les femmes de sa circonscription électorale. C’est par exemple le cas avec les femmes des communes de Klouékanmè et de Bopa, deux communes relevant de la 18e circonscription électorale où le président sortant de l’Assemblée nationale conduit la liste Forces démocratiques unies. A la faveur d’une tournée qu’il a effectuée mardi 7 avril dernier dans ces deux communes, le candidat Mathurin Nago va entendre dire des représentantes des femmes que les difficultés ayant refroidi leurs relations dans le passé n’étaient qu’une «fausse route». Et à ce sujet, elles ont imploré la clémence du candidat Mathurin Nago. Mieux, «Nous vous demandons pardon pour avoir fait fausse route», a déclaré Blandine Adanho à l’étape de Klouékanmè.
Pour sa part, le candidat Mathurin Nago s’est dit « ému et fier d’appartenir à la même communauté » que ces femmes. Et, fidèle à son verbe devenu haut par ces temps-ci, il va réaffirmer son engagement à combattre toute révision opportuniste de la Constitution en vigueur au Bénin, les menaces sur l’unité nationale… «Ces combats, je les poursuivrai partout», a martelé le président de l’Assemblée nationale.
Filant désormais le parfait amour avec le candidat Mathurin Nago, les femmes ont promis de s’unir derrière lui en vue d’une victoire certaine au soir du scrutin du 26 avril prochain. Le président sortant de l’Assemblée nationale lui n’entend pas trahir leur confiance encore moins transiger sur les valeurs qu’il prône. On a noté à ses côtés, la présence du maire de Lokossa, Dakpè Sossou et bien d’autres figures politiques des départements du Mono et du Couffo.

Depuis hier mercredi 8 avril, se tient à Bohicon un atelier de renforcement de capacités des ONG considérées comme les Points Focaux du Système d'alerte précoce BeWARN sur le thème "Genre et suivi du processus électoral ". Organisé par le réseau WANEP-Bénin, cet atelier de deux jours vise à apporter aux participants des éléments de base sur la notion du Genre.
Le Bénin entre lentement mais sûrement dans la fièvre électorale. Et pour aller vers des élections démocratiques, transparentes et apaisées, les Organisations de la Société civile ont une part importante de responsabilité à jouer. C’est dans ce cadre que s’inscrivent la plupart des actions du réseau béninois WANEP.
En effet, depuis l'historique Conférence de février 1990, le Bénin a tenu 14 différentes consultations électorales toujours sur la base de lois éparses, prises la plupart du temps à la veille des échéances au gré des calculs politiciens. Cet état de choses n'était pas sans incidences sur le suivi des processus électoraux par les Organisations de la Société civile ainsi que sur la qualité des élections.
Hier, à l’ouverture des travaux, Prudence Dahodékou, vice-président de WANEP devait rappeler qu’en cette année 2015 et dans les deux prochains mois, les Béninois iront deux fois aux urnes pour les élections législatives, le 26 avril prochain et pour les municipales, communales et locales, le 31 mai prochain. Ce contexte impose aux points focaux communautaires de WANEP, le suivi du processus électoral non seulement suivant les indicateurs habituels, mais également dans une approche genre. C’est afin que des alertes soient données à temps pour la tenue d'élections pacifiques et intégrant le plus possible la perspective genre. Il s’agit de renforcer leurs compétences genre et améliorer ainsi la collecte des données relatives au processus électoral pour l'alimentation du système d'alerte précoce BeWARN que WANEP-Bénin, avec l'appui financier de la GIZ organise cet atelier.
Depuis les dernières élections de 2011, des réformes ont été engagées dans le sens d'une amélioration et une professionnalisation de l'organisation des élections. L'une de ces réformes est la promulgation d'un code électoral qui consacre une CENA permanente et de long terme, fixe les règles générales pour toutes les élections en République du Bénin et les règles particulières pour chaque type d'élections avec quelques innovations.
A l’issue des deux jours que dure cet atelier, les points focaux communautaires vont donc s’approprier le système national d'alerte précoce dénommé BeWARN et auront les outils nécessaires pour faire face aux prochaines échéances électorales.