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Nouvelles

En dépit des protestations de la CSTB :Le document consacrant la prime de dix mille francs aux enseignants signé

L’attente n’aura pas duré longtemps. Certainement très préoccupé par le bon fonctionnement de l’école béninoise, les responsables des Confédérations syndicales, du moins certains, ont paraphé vendredi 27 mars dernier le document qui consacre le paiement des dix mille francs CFA de prime aux enseignants, en lieu et place des 25% jusque-là exigés.

«Ce qui nous inquiète, c’est que notre proposition pour que les 10 000 francs CFA soient convertis en indice et que cela représente un début d’application des 25% n’a pas été entendue. Nous estimons que si on ne peut pas prendre en compte cet aspect, c’est un piège et ma confédération n’est pas en mesure de signer ni de parapher ce document». Cette clarification, disons plutôt cette objection de Paul Essè Iko, secrétaire général de la Confédération des syndicats des travailleurs du Bénin (CSTB) est tombée comme une goutte d’eau dans la mer. Loin de changer la donne ou de faire changer la position de ses pairs syndicalistes ou même du gouvernement, ces propos ont plutôt été reçus par des railleries au niveau des autres syndicalistes. Pour eux en effet, il fallait comme convenu, prendre les dix mille francs CFA proposés par le gouvernement et les garder comme acquis, tout en poursuivant la lutte. Pour cette raison, estiment Pascal Todjinou, Dieudonné Lokossou, Noël Chadaré et autres, il n’y avait aucun mal à valider la proposition du gouvernement, surtout que, conformément à la demande des enseignants, cette prime de dix mille francs CFA sera prise en compte à partir du mois de janvier.
Passée cette clarification, les syndicalistes acquis à cette prime ont demandé au ministre d’Etat qui représentait le gouvernement avec son collègue en charge de l’Evaluation des politiques publiques et du dialogue social de leur faire signer le document la consécrant. Ce qui se fera séance tenante, avant que copie du document ne soit remis aux signataires. Sauf à préciser que ceux-ci se sont opposés entre temps à ce que les représentants du gouvernement laissent copie dudit document à la confédération non signataire. «Celui qui n’a pas signé ne doit pas avoir copie», ont-ils protesté, donnant ainsi l’occasion à Paul Essè Iko de leur répondre qu’il s’agit tout simplement de «la rançon de la trahison».
Face à ce mic mac syndical, le gouvernement est resté observateur et les rires du ministre d'Etat se faisaient entendre par moments.
A la fin de la séance, le ministre François Abiola qui, cette fois-ci, semble avoir fait une bonne affaire au nom du gouvernement, a soutenu que c’est un pas important qui venait ainsi d’être franchi et que le contact sera maintenu pour régler les autres problèmes en attente. Pour ce qui est du paiement de la prime ainsi validée désormais, il se fera dans les prochaines semaines sous forme de rappel et sera prise en compte, non pas à la date de signature, mais avec un effet retroactif à partir du mois de janvier.

Actualités 30 mars 2015


Elections législatives d’avril 2015:Les positionnements sur le bulletin unique connus

Les partis et alliances de partis politiques sont désormais fixés sur leurs positionnements sur le bulletin unique qui servira pour le scrutin législatif du 26 avril prochain. Le tirage au sort s’est effectué à cet effet, vendredi 27 mars dernier, à la Commission électorale nationale autonome (CENA) par les responsables des formations politiques en lice en présence des membres de la CENA et de la secrétaire exécutive permanente de la CENA.

Les responsables de partis et alliances de partis politiques positionnés pour les élections législatives du 26 avril prochain ont procédé au tirage au sort pour leur positionnement sur le bulletin unique. Le mode opératoire utilisé a consisté à deux tirages effectués par les représentants des 20 partis et alliances de partis politiques.
Après avoir précisé les conditions et principes du mode opératoire, le président de la CENA, Emmanuel Tiando a autorisé les opérations de tirage au sort. Et dans une ambiance bon enfant, chaque représentant des partis ou alliances de partis politiques, (exceptés deux absents) a, à tour de rôle, choisi dans une urne et par hasard un numéro d’ordre de tirage.

Après quoi, sur la base de ces numéros d’ordre précédemment tirés, chaque représentant a procédé au tirage au sort d’un nombre. Celui-ci correspond à la position de son logo sur le bulletin unique.
Au finish, l’Alliance pour un Bénin triomphant (ABT) s’en sort avec le numéro 01 et l’alliance Renaissance du Bénin-Réveil patriotique (RB-RP) occupe le dernier rang avec le numéro 20. Faut-il le souligner, les numérotations sur le bulletin unique se font horizontalement, et de la gauche vers la droite.
Emmanuel Tiando a saisi l’occasion pour rassurer les représentants de partis et alliances de partis politiques de la bonne marche du processus électoral. Il a également affirmé avant de prendre congé de ses hôtes que le spécimen du bulletin unique portant le logo de chaque alliance ou parti politique sera validé au cours d’une réunion à laquelle ils seront conviés incessamment.
La séance a connu la présence de la secrétaire exécutive permanente de la CENA (SEP/CENA), Noëlie Apithy.
Rappelons que la campagne électorale pour l’élection des membres de la 7e législature débutera le vendredi 10 avril prochain à 00 heure et prendra fin le vendredi 24 avril à minuit.

Partis ou alliances de partis politiques Positionnement sur le bulletin unique
ABT 01
RDR 02
RESO ATAO 03
ECLAIREUR 04
MECCA 05
FCBE 06
PRD 07
UB 08
UDD-Wôlôguêdê 09
Coalition Caméléon 10
UDC-NOUNAGNON 11
AND 12
PEU 13
Alliance pour une Nouvelle Gouvernance 14
UFEDD-Bénin 15
Alliance SOLEIL 16
FDU 17
Alliance Nouvel Espoir pour le Bénin 18
UN 19
RB-RP 20

Actualités 30 mars 2015


Processus du retrait d’agrément à la FBF:Un coup de massue pour Augustin Ahouanvoébla et son équipe

Le dernier Conseil des ministres a autorisé le ministre de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs, Idrissou Affo Safiou, à retirer l’agrément à la Fédération béninoise de football (FBF). Une telle décision qui constitue une première dans l’histoire du sport et du football au Bénin, suscite depuis son annonce dans la nuit du vendredi au samedi dernier, beaucoup d’interrogations.

La dissension qui oppose depuis quelques semaines le ministère de la Jeunesse, des Sports et Loisirs et la FBF, par rapport à la gestion du football béninois vient de prendre une autre tournure. A la faveur du dernier Conseil des ministres, le gouvernement a demandé au ministre Idrissou Affo Safiou de prendre ses responsabilités en l’autorisant à engager la procédure de retrait de l’agrément à la fédération. Selon certaines sources, ce sont les conditions dans lesquelles le Bénin s’est vu infliger deux ans de suspension de toutes les compétitions continentales au niveau des catégories d’âges par la CAF, qui n’aurait pas plu au gouvernement. Pour lui, ce serait trop facile d’admettre que le Bénin a été sanctionné pour faute administrative après avoir triché sur l’âge de ses joueurs. Tel un paquet de crotte reçu sur la tête, cette sanction qui discrédite à plus d’un titre le pays, ne saurait donc rester impunie. Mais encore faudrait-il situer les responsabilités. A cette situation est venue s’ajouter l’indisponibilité de l’instance fédérale à aider le ministre des Sports à concrétiser son appel à l’union de tous les acteurs du football béninois. Autant de griefs pour justifier cette décision qui a surpris les observateurs. Ce qui n’est pas le cas des responsables de la fédération qui avaient déjà vu la chose venir.
En effet, ne supportant plus les interpellations et autres interventions du ministre Idrissou Safiou Affo, qu’ils considérent comme des ingérences intempestives dans la gestion de la fédération et du football béninois, le président Augustin Ahouanvoébla et les membres de son bureau ont, il y a quelques jours, vite fait d’informer la FIFA. L’instance faîtière du football mondial, on se souvient, avait rappelé à l’attention de qui de droit, son principe sacro-saint de non-ingérence de l’Exécutif dans la gestion de la fédération.

Des implications d'une décision

Depuis vendredi 27 mars dernier, le gouvernement est passé à la vitesse supérieure, en demandant au ministre des Sports de retirer l’agrément à la FBF. C’est de son droit le plus absolu de décider de retirer ou d’accorder l’agrément à n’importe quelle fédération sportive. En dehors de la suite qu’il importe de donner à ce dossier, il ne devrait plus se poser de problèmes.
Si cet agrément venait à lui être retiré, la FBF et son bureau n’existeraient plus pour le ministère des Sports. Elle ne devrait plus être représentative du football béninois devant la FIFA et la CAF. Ses actions aussi ne devraient plus engager le ministère. Encore qu’elle n’aura plus le droit d’entreprendre quoi que ce soit dans le cadre de la promotion du football sur le territoire national. De même, le Bénin devrait commencer à mettre entre parenthèse sa participation aux éliminatoires de la prochaine CAN 2017 dont le tirage au sort aura lieu dans quelques jours.
C’est à croire que, parce que la décision ne lui a pas encore été officiellement notifiée, la fédération a fait jouer le week-end dernier, les matches de la 10è journée de la Ligue 1 et ceux de la 7è journée au niveau de la Ligue 2, qu’elle avait déjà programmés. Il restera certainement au ministère, à mettre une organisation en place pour gérer le football béninois en attendant le retour à la normale.
Le président Augustin Ahouanvoébla et les membres de son Comité exécutif chercheront-ils à engager le bras de fer avec l’autorité de tutelle ? Toujours est-il, qu’aussitôt après avoir appris la nouvelle, ils se sont réunis, samedi 28 mars dernier au siège de leur institution à Djassin, à Porto-Novo. C’était pour informer la FIFA et la CAF, puis attendre leurs instructions afin de savoir la conduite à tenir.

Sports 30 mars 2015


Promotion de la culture nationale :La première du carnaval de Cotonou s’est déployée samedi dernier

C’est une grande première que le Bénin vient d’initier et compte inscrire sur la liste des pays à grande tradition de carnaval. Samedi 28 mars dernier dans les rues de Cotonou, les populations ont eu droit à un déferlement culturel inhabituel. A cette messe de la célébration de la culture béninoise, on pouvait noter également la participation de six pays étrangers.

La première édition du grand carnaval de Cotonou est passée du rêve à la réalité, depuis le samedi dernier. Après avoir réussi dans plusieurs domaines culturels et fait inscrire le nom du pays sur la liste de plusieurs grandes disciplines culturelles, c’est désormais au niveau du carnaval que le Bénin fait parler de lui. Et pour une première édition, on peut dire que le départ a été bien pris. En tout cas le spectacle offert samedi dernier par les dizaines de troupes et groupes folkloriques n’était pas en deçà des attentes. On dira même que de grands moyens ont été mobilisés à cette fin. Déjà, prophétise le ministre en charge de la Culture, Jean Michel Abimbola, «on en fera davantage pour que le carnaval de Cotonou soit réputé». Pour lui en effet, il ne s’agit pas d’un simple festival comme on en voit, mais plutôt d’un carnaval. Et en tant que tel, ce rendez-vous n’a pas manqué de revêtir les attributs qui sont les siens.
Tout est parti de la place de l’Etoile rouge avec une impressionnante mobilisation d’acteurs culturels pour un tour de ville sur plusieurs kilomètres, avec un arrêt démonstratif au carrefour Cica Toyota, avant le point de chute, l’esplanade intérieure du stade de l’amitié de Cotonou.

Ainsi, pendant plusieurs heures, chants, danses, animations, tambours… étaient le menu de cette grande déferlante qui avait, entre autres, pour acteurs les géantes marionnettes de Porto-Novo, le groupe Makandjou Ola, le Guèlèdè de l’Ensemble artistique Towara, les troupes de la compagnie Super anges, le groupe Forêt sacrée, la troupe Wanilo qui proposait le Sinsinnou, Tonassé avec le Houngan, les Dinosaures avec le Massè Gohoun, Guéli avec Akonhoun, Ashakata de Porto-Novo, les 3L, les Bourian des de Souza de Ouidah et de Cotonou, Ayidoté avec le Sakpata, le groupe Tèkè de Tchaourou, Issè Issè, plusieurs groupes de fanfare… C’est donc cet ensemble vantant divers rythmes et danses du Bénin qui a sillonné le tronçon Etoile rouge-Stade de l’amitié dans une démonstration de force qui n’a pas laissé le public indifférent. Des dizaines d’amateurs de la culture nationale ont ainsi suivi le mouvement et ont accompagné les caravaniers jusqu’à destination, pour être ensuite les témoins de la démonstration de force offerte sur place en présence du ministre en charge de la Culture et son collègue du Développement.
Mais le cocktail n’était pas que béninois. Plusieurs groupes de la sous-région sont venus honorer le rendez-vous du premier carnaval de Cotonou. On notait ainsi par exemple la présence des échasses et des danseuses venues du Togo, d’une troupe chinoise venue proposer les danses du lion et du dragon, les masques du village Gossina au Burkina Faso, une autre troupe venue du Niger avec la danse des génies en l’honneur des femmes. La Côte d’ivoire était également de la partie.
En somme, c’était une belle fête de la culture autour du Bénin qui a permis aux groupes invités de faire parler également leurs cultures. Mais le Bénin n’était pas du reste et comme il fallait s’y attendre, la grande attraction de ce carnaval est restée locale avec les démonstrations proposées par les différentes troupes. Ce carnaval a donc permis de faire découvrir, ainsi que le dira le ministre en charge de la culture, «un large pan de la culture béninoise». Mais il reste une initiative à parfaire, admet Jean Michel Abimbola. Pour les organisateurs même du carnaval, notamment les directeurs de la Promotion artistique et culturelle, de l’Ensemble artistique national et du Fond d’aide à la culture, c’est déjà un grand pas que le Bénin vient ainsi de poser sur le terrain de la valorisation de son patrimoine.

Culture 30 mars 2015


Appui à la mésofinance:Contrat d’assistance technique signé entre Orabank Bénin et l’ABPCD

Orabank Bénin a procédé, hier jeudi 26 mars à son siège à Cotonou, avec l’Agence des banques populaires pour la coopération et le développement (ABPCD), à la signature d’un contrat d’assistance technique dans le cadre du Projet d’Appui à la Mésofinance (PAMESO). Cette cérémonie consacre officiellement le démarrage des activités de ladite banque en faveur des Très petites entreprises et des Petites et moyennes entreprises.

Le Projet d’Appui à la Mésofinance (PAMESO) vise à permettre aux Très petites entreprises (TPE) et aux Petites et moyennes entreprises (PME) d’accéder plus aisément aux services bancaires et financiers. Il est financé par l’Union Européenne et est délégué à l’Agence française pour le développement (AFD).
Avant la signature du contrat d’assistance technique du projet d’appui à la mésofinance et l’échange des documents, le directeur général d’Orabank, Rizwan Haider a tout particulièrement tenu à remercier les principaux partenaires qui ont permis sa concrétisation. Il s’agit de l’Union Européenne, de l’AFD dont l’appui technique, financier et matériel a permis, selon lui, à l’équipe technique de sa banque de procéder à la sélection d’un consultant international. La mission de ce consultant, a-t-il indiqué, est d’assister sa banque dans la création et la structuration d’une agence spécialisée dans le financement des TPE et Petites entreprises. « Depuis 2011, Orabank Bénin a développé une stratégie commerciale ambitieuse dont l’objectif principal est de lui permettre de figurer parmi les banques les plus dynamiques et les plus innovantes au Bénin », a-t-il confié, en assurant que grâce au projet PAMESO, son institution pourra bien diversifier à court terme son segment de clientèle et d’entreprises qui peinent à obtenir des financements bancaires. C’est conscient qu’aucun pays ne peut se développer sans son secteur privé, qu’Orabank Bénin a opté pour ce projet, a justifié le directeur général Rizwan Haider.

Le sens de l'engagement

Il a, par ailleurs, rappelé le processus ayant conduit à la sélection de l’ABPCD. «Orabank Bénin n’a pas l’intention de dormir sur ses lauriers», a-t-il poursuivi. Dans les mois à venir, a laissé entendre Rizwan Haider, elle ouvrira à Akpakpa son agence destinée à la mésofinance.
A sa suite, la directrice générale de l’ABPCD, Cathérine Barbero, a fait remarquer qu’Orabank Bénin l’honore de la confiance qu’elle a placée en son agence. Aussi, a-t-elle réaffirmé son engagement à signer le contrat d’assistance et à s’acquitter avec dévouement la mission qui lui a été assignée à travers l’exécution de ce projet aussi bien ambitieux pour la banque, les TPE et le développement économique du Bénin. «L’enjeu est de taille. Nous en sommes conscients et nous contribuerons à la réalisation des objectifs poursuivis dans le respect des engagements pris de part et d’autre», a-t-elle promis.
L’ambassadeur de la France près le Bénin, Aline Kuster-Ménager et la directrice de l’Agence française de développement à Cotonou, Cathérine Bonnaud, ont ensemble souligné la vision, l’ambition, ainsi que le sens de l’innovation et de l’engagement qui ont conduit Orabank Bénin à devenir partenaire du projet PAMESO dès 2013. Ce projet, ont-elles admis, appuyé par le chef de la section économique et gouvernance à la délégation de l’UE au Bénin, Rafal Lapkowski, répond à de vrais enjeux, surtout en ce qui concerne le rapport Doing business 2015 de la Banque mondiale rendu public le 29 octobre dernier. Il soulignait, malgré les progrès réalisés par 10 économies dont celle du Bénin, que l’indicateur concernant l’accès aux financements n’a lui malheureusement pas évolué. «C’est dans ce contexte et parce que les enjeux sont autant économiques, sociaux que politiques que la France à travers l’Agence française de développement et l’Union Européenne ont souhaité apporter des solutions aux TPE/PME béninoises - et se sont engagées, ensemble, autour du projet PAMESO», a insisté l’ambassadeur français.
C’est par la signature du contrat d’assistance entre le directeur général d’Orabank Bénin et la directrice générale de l’ABPCD, que la cérémonie à pris fin.

Société 27 mars 2015


Meurtre commis pour 100 F CFA dus (15e dossier):Kossigan Aholou condamné à 15 ans de travaux forcés

Le 15e dossier inscrit au role de la Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou qui se déroule actuellement, est relatif à un meurtre commis par le sieur Kossigan Aholou sur Victor Allokpéssodé pour un prêt de 100 F CFA. La cour qui a connu de ce dossier mercredi 25 mars dernier est composée de Thérèse Kossou dans le fauteuil de président assisté de Michel Romaric Azalou et Hélène Achouke. Comme représentant du ministère public, il y avait Cyriaque Raymond Dossa. Le greffier avait nom Bienvenu Prosper Djossou. L’accusé a été défendu par Mes Clarisse Hounzali et Saturnin B. Agbani du cabinet du Bâtonnier Cyrille Djikui.

Les faits de meurtre commis sur Victor Allokpéssodé dans le cadre du 15e dossier de la Cour d’assises de Cotonou et reconnus à la barre mercredi dernier par l’accusé Kossigan Aholou qui des années auparavant, il les avait complètement niés. Interrogé par la présidente de la cour, Thérèse Kossou, sur ce qui s’est passé ce jour, l’accusé a expliqué comment la victime lui a demandé un prêt de 100 F CFA, comment il est allé lui réclamer son dû et la manière dont Victor Allokpéssodé s’est mis en colère. «Pourquoi je viendrai le réveiller en plein sommeil pour 100 F CFA ; là il s’est mis en colère et s’est levé. Il avait un couteau à la main. Nous nous sommes bagarrés ; le couteau est tombé ; moi je m'en suis saisi et je l’ai poignardé», a avoué Kossigan Aholou.

Rappel des faits

Pour mieux comprendre le dossier, Thérèse Kossou a rappelé les faits. Le mardi 3 juin 2008 vers 19h, Victor Allokpéssodé, revenu de la ville a emprunté la somme de 100 F CFA auprès de Kossigan Aholou pour payer les services du conducteur de taxi moto qui l’a transporté dans les environs du marché Ganhi à Cotonou.
Quelques heures plus tard, Victor Allokpéssodé a été réveillé de son sommeil par Kossigan Aholou qui lui a réclamé le remboursement de ladite somme. Non content de la manière dont il l’a été, une dispute a éclaté entre les deux et a dégénéré en bagarre. C’est au cours de cette bagarre que Kossigan Aholou a poignardé Victor Allokpéssodé qui a rendu l’âme sur le champ des suites de ses blessures. Interpellé sur les faits, Kossigan Aholou les a niés à toutes les étapes de la procédure à l’enquête préliminaire, soutenant que la victime est décédée des suites des blessures qu’elle s’est faites par arme blanche.
Le casier judiciaire de l’accusé est sans trace de condamnation antérieure ; l’expertise médico-psychologique et psychiatrique permet de savoir que l’inculpé ne souffrait d’aucun trouble mental lors des faits. L’enquête de moralité lui est favorable.
Dans la suite de ses dépositions à la barre, le ministère public dit avoir noté quelques contradictions dans les propos de l’accusé. Ainsi, a-t-il fait observer que, c’est à la plage qu’il a su que Victor Allokpéssodé avait le couteau sur lui et c’est au moment où ils échangeaient des propos verbaux, qu’il a senti que la victime avait saisi quelque chose, ce qui lui a fait peur. Et place fut faite au témoin pour éclairer la cour.
Apollinaire Kpédjo, l’unique témoin, exécute des jobs et réside à Xwlacodji. Il déclare ne pas connaître l’accusé. Mais la victime, dit-il, est son ami. «Vers 19 h ce jour, je me suis couché», raconte-t-il. Pour lui, il y avait une fine pluie quand Victor s’est couché et dormait, poursuit-il. Kossigan Aholou est venu le gifler pour lui réclamer ses 100 F CFA.

Pas d’objet tranchant

Le temoin a confié avoir remis les 100 F CFA prêtés puis remarqué qu’ils ont commencé à se bagarrer. «Nous n’avons pas d’objet tranchant à l’intérieur ; je ne sais d’où l’accusé a sorti le couteau ; et je dormais», a-t-il servi au ministère public qui voulait des précisions sur les circonstances du drame.
Répondant à la présidente de la cour, Appolinaire Kpédjo a déclaré que Victor était nu et n’avait rien dans sa main ; l’accusé n’était pas furieux mais menaçait de lui retirer son argent, expliquant ne pouvoir situer où est l’arme du crime. Il a confié les avoir séparés, ignorant pourquoi Kossigan est revenu sur ses pas pour poignarder la victime. Entre temps, la défense s’est fait donner acte que Kossigan Aholou était en t-shirt et en jean.
Le témoin, Apollinaire Kpédjo a confié fréquenter les lieux du drame avant Victor Allo-kpéssodé.
Sur insistance de la défense qui soutient que d’habitude les habitants des abords de la plage ont toujours quelque chose pour se défendre, le témoin a confié qu’eux ne portaient rien.
Lors de la confrontation du témoin et de l’accusé, il est apparu que l’accusé n’a pas reconnu avoir empoché le remboursement ni avoir giflé Victor.
«Que réponds-tu ?». Apollinaire Kpédjo persiste que l’accusé a giflé la victime et qu’il a effectivement récupéré les 100 F CFA. La cour insiste mais l’accusé répond qu’il maintient ses déclarations. Cependant, l’accusé confirme que la victime était nue comme le témoin l’a déclaré.
«C’est quand j’ai réveillé la victime que le témoin est venu ; quand Victor a saisi le couteau, il n’était plus là», a répondu Kossigan Aholou toujours lors de la confrontation. Des déclarations que le témoin ne confirme pas.
L’accusé rétorque que le témoin n’a pas restitué les faits tels qu’ils se sont déroulés ; car ils n’avaient pas commencé la bagarre devant lui.
Dans ses réquisitions, le représentant du ministère public Cyriaque Raymond Dossa a retenu que le dossier en examen répond à la formule mathématique une vie égale 100 F CFA. «Dans le monde où nous sommes, Dieu a son plan pour chacune des vies humaines qu’il a créées. Le caractère sacré et consacré de la vie est consacré par la Charte africaine des droits de l’Homme», poursuit-il. Et après un bref rappel des faits, il a parlé de coup de poignard fatal. Et pour lui, à l’enquête préliminaire, l’accusé a amorcé la dénégation.
L’acte commis par Kossigan Aholou est qualifié de meurtre et le meurtre suppose la réunion de trois éléments : les éléments légal (art 295 et 304 du Code pénal), matériel et un lien de la causalité.
Pour l’élément matériel, soutient-il, c’est la nécessité d’un acte positif de violence. Ici, indique-t-il, il y a eu une bagarre qui a débouché sur un coup de poignard ; ensuite, il y a le résultat de l’acte de violence, le fait que Victor Allokpéssodé n’est plus.
Le lien de causalité entre l’acte et la mort : la mort de Victor n’est que l’émanation du poignard reçu.

L’intention de donner la mort

Cyriaque Raymond Dossa relève qu’il importe que le coupable veuille donner la mort. Le meurtrier doit être, selon lui, animé de l'intention de tuer ; l’intention d’homicide qui l’a animé. Il faut scruter les circonstances matérielles des faits du jour.
«C’est ici que nous allons conclure le deuil pour arriver à essorer les pleurs de la famille de la victime ; personne ne peut encourager la vengeance. Les faits justificatifs et la légitime défense, l’homicide involontaire sont à écarter», selon lui. Tout au plus, conçoit-il, on peut imaginer l’excuse de provocation mais cela ne peut prospérer ; il a une seule porte de sortie c’est de plaider coupable, entrevoit-il. «Qui tue par épée périt par l’épée ; vous le retiendrez dans les liens de la prévention, car il a volontairement commis un homicide sur la victime», conclut Cyriaque Raymond Dossa qui s’est appesanti sur l’enquête de moralité et le rapport d’expertise médico-psychiatrique, avant de retenir une condamnation à la peine de travaux forcés à perpétuité.

Planter le décor de la plaidoirie

Me Clarisse Hounzali du cabinet du Bâtonnier Cyrille Djikui a d’abord planté le décor de la plaidoirie. «Nous sommes ici à cause de 100 F CFA ; Victor a perdu la vie et Kossigan a perdu sa liberté ; on ne peut lui redonner la vie», expose-t-il. Et de poursuivre que «Sans aucun franc, nous pouvons donner une chance à Kossigan de refaire sa vie. Quel élément au dossier pour élucider la cour sur les conditions du meurtre, un seul témoin ; nous savons que les témoins ne sont pas neutres», relève-t-elle. Un témoin unique, déplore-t-elle. Un seul témoin ne suffit pas, tant que l’accusé nie, il faut un autre pour les départager, insiste-elle. Lorsqu’il y a absence de témoins ou un seul témoin, il y a problème. Juridiquement, l’infraction n’existe pas. Mais les résultats ne sont pas niés, Victor est mort ; ce témoin qui ignore le nom de sa mère, n’en est pas un. Le meurtre se définit, rappelle-t-elle, comme le fait de donner volontairement la mort à autrui. Il faut que l’accusé ait posé l’acte en connaissance de cause. «Nous étions en train de nous quereller mais je ne sais où il a reçu le coup», indique-t-elle pour justifier sa démonstration. Et son confrère Me Saturnin B. Agbani du même cabinet de poursuivre : «Nous avons eu la chance d'aller l’école ; nous nous demandons de prendre de la hauteur, de vous séparer du dossier ; un crime constitue un manque de raisonnement ; le ministère public a anticipé sur les moyens ; je plaide la légitime défense : regardez sa constitution physique», développe-t-il, justifiant sa ligne de défense.

Un accusé particulier

«En guise de témoin, Apollinaire Kpédjo n’en est pas un», insite-t-il. Personne ne dort à la plage sans prévoir un moyen de défense. Victor a non seulement menacé Kossigan Aholou mais lui a porté des coups, lui-même accusé a été marqué de coup de couteau, développe-t-il encore. «C’est un accusé particulier qui est de bonne foi ; la seule arme sur les lieux, c’était bel et bien le couteau. Dans ces conditions, on prend ce qu’on a sous la main. Il n’y avait que le couteau. Le témoin a cru devoir enfoncer la victime en parlant de gifle. Et il soutient la disqualification du meurtre en coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort et demande à la cour de faire application des dispositions de l’article 309 du code pénal». La défense estime que l'accusé n’a pas eu l’intention. Donc, il ne saurait y avoir meurtre.
«Je plaide la clémence de la cour ensuite, car c’est vous qui prenez la décision, vous jugez un homme. A la question est-il coupable ?, c’est non et vous ajouterez : est-il incorrigible ? Il a fait preuve d’une très bonne foi, le témoin n’en est pas un ; un tel témoin est dangereux pour l’accusation», relève-t-il, en faisant droit à ce qu’il vient de plaider.
Répliquant, le ministère public a soutenu qu’on ne peut pas plaider légitime défense et disqualification de meurtre d’où, il a invité la défense à recadrer sa stratégie de défense. «Que la défense se reprenne et reprécise sa ligne de défense», insiste-t-il.
Pour Me Clarisse Hounzali, il n’appartient pas au ministère public d’indiquer à la défense sa conduite. « Il ne revient pas au parquet de nous donner la piste ; nous sommes accusés de bonne foi », persiste et signe la défense qui réitère les premiers arguments développés.
La cour après délibérations, déclare l'accusé coupable d’avoir le 3 juin 2008, volontairement commis un meurtre sur la personne de Victor Allokpéssodé, crime prévu par les articles 295 et 304 du Code pénal. Elle l’a condamné à 15 ans de travaux forcés, aux dépens et il est interdit de séjour.

Société 27 mars 2015


Crime crapuleux au quartier Gbira à Parakou:Un cambiste abattu et charcuté à son domicile

Un drame s’est produit dans la nuit du mercredi 25 mars dernier au quartier Gbira à Parakou. Issifou Adamou, un cambiste d’origine nigérienne, a été tué à coups de machette dans sa concession par des malfrats lourdement armés et non encore appréhendés.

Un cambiste du nom d’Issifou Adamou, la quarantaine et de nationalité nigérienne, a été froidement abattu dans la nuit du mercredi dernier à son domicile au quartier Gbira à Parakou. Selon les témoignages, la victime est revenue à la maison vers 21 heures et juste à sa descente de véhicule, un groupe de quatre malfrats qui seraient des Peulhs, s’est mis immédiatement à le mitrailler, pendant que sa famille se trouvait dans les chambres. Les tirs nourris de fusils ont alerté tout le voisinage. Les voleurs à main armée auraient réussi à s’emparer d’un sac contenant une forte somme d’argent que la victime aurait ramené de son expédition commerciale de la journée.
Selon les informations glanées sur place, la victime semble avoir été suivie depuis son lieu de travail sans s’en rendre compte, estime Saliou Koda, commissaire central de police de Parakou, qui s’est porté après l’alerte sur les lieux avec le directeur départemental de la Police nationale du Borgou-Alibori, Bio Sourou Orou Nam. «Grande a été notre surprise d’apprendre que des mouvements suspects s’opéraient déjà autour de la maison peu avant l’arrivée du monsieur ; mais personne n’a alerté la police», fustige Saliou Koda. La cadence des tirs, indique-t-il, laisse penser que les malfrats étaient munis d’armes automatiques de guerre perfectionnées. En témoignent les impacts sur les murs et la voiture criblée de balles, les 17 étuis d’AKM et une munition non utilisée retrouvés sur les lieux avec des machettes, un poignard, une torche.
Aux dires du gardien de la maison qui aurait fait le mort pour échapper à la furie des bandits, la victime ne serait pas tombée après les premiers coups de feu. C’est alors que les agresseurs se sont rués sur l’homme pour le rouer de coups de machettes à la tête, aux bras, aux jambes, partout. L’image présentée par le corps inerte gisant dans une mare de sang est affreuse et insoutenable, inspirant désolation et consternation.
Une battue a été organisée aussitôt après le forfait par les forces de sécurité mais en vain : les criminels ont réussi à se fondre dans la nature. De source policière, les enquêtes se poursuivent afin de dénicher et de mettre hors d’état de nuire ce réseau de hors-la-loi qui sème la terreur au sein des populations dont la collaboration avec la police et la gendarmerie est fortement sollicitée.
Après autorisation du procureur de la République, El Hadj Issifou Adamou a été inhumé hier dans la matinée. Il laisse derrière lui trois femmes, une quinzaine d’enfants, son père et autres proches qui, sous le grand choc émotionnel de la cruauté de l’assassinat de leur parent, restent inconsolables et sans voix.

Société 27 mars 2015


Délinquance dans les établissements secondaires à Cotonou :Cinq collégiens trafiquants de munitions arrêtés par la Police

Un réseau de trafiquants de munitions composé de collégiens a été démantelé par le commissariat de police de Vodjè à Cotonou. Cinq élèves dont un Gabonais ont été en effet interpelés, hier jeudi 26 mars, dans une enquête sur un trafic illicite de munitions.

Ils sont tous collégiens dans des établissements privés d’enseignement secondaire de renom de Cotonou. Camus D., Naofal A. et Pierre A., tous trois en terminale, Charly K. en seconde A et Césaire A. en 4e sont tombés dans la nasse de la police. Ils ont été interpellés par les éléments du commissaire de Vodjè, Hugues Sédé Koutchikpa en possession de 24 munitions de pistolet automatique moderne (9 millimètres) de fabrication russe. Un à un, ils ont été interpellés suite à la vente d’une cartouche à un individu, une taupe de la police, positionnée comme acheteur. Les cinq collégiens dans le rang desquels, un mineur, sont gardés au commissariat de Vodjè sur instruction du procureur de la République du Tribunal de première instance de Cotonou à qui ils seront présentés lundi prochain.
Selon les premiers éléments des interrogatoires, les prévenus ont déclaré qu’ils ont vendu une cartouche dans le paquet contenant 25 munitions à 20 000 francs CFA. Pour ce qui concerne la provenance de la marchandise prohibée, ils ont fait savoir qu’un élément de la bande aurait trouvé la boîte de munitions dans un hôtel lors d’un séjour au Nigeria. Les enquêteurs redoutent alors un vaste réseau et n’excluent pas la présence d’armements sophistiqués aux mains de certains membres de ce réseau disséminé dans des collèges. Pour l’instant, les interpellations se poursuivent sur la base d’aveux des prévenus en attendant leur présentation au parquet.

Société 27 mars 2015


Séance de travail à la HAAC avec les organes de presse de service public:Un code de bonne conduite pour la couverture médiatique des législatives

Au lendemain de la publication de la décision 15-019/HAAC portant règlementation de la campagne médiatique pour les élections législatives du 26 avril prochain, les conseillers à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) ont rencontré hier jeudi 26 mars les responsables des médias de service public. Au centre des discussions, la nécessité d’œuvrer pour des élections apaisées.

Un code de bonne conduite pour le respect de l’équité et de la gratuité en ce qui concerne la diffusion des messages et des manifestations des candidats. C’est le sujet sur lequel les conseillers de la HAAC, en l’occurrence le vice-président Souleymane Ashanti, les conseillers Marie-Richard Magnidet, Rosette Bessou Houngnibo et Félix Adimi ont entretenu les responsables des médias de service public.
Le 7 avril prochain, la HAAC procèdera, avec les partis ou alliances de partis en lice pour les élections législatives, au tirage au sort pour le passage des candidats sur les médias de service public. Il s’en suivra l’enregistrement des messages et les conseillers ont voulu savoir les dispositions prises par les responsables de l’Office de radiodiffusion et de télévision du Bénin (ORTB), du journal La Nation et de l’Agence Bénin presse (ABP) pour le bon déroulement de cette phase de la campagne.
Tout en remerciant les responsables de ces organes pour le suivi en général de la décision règlementant la période de pré-campagne, le conseiller Marie-Richard Magnidet n’a pas manqué d’attirer l’attention du directeur général de l’ORTB sur le principe du respect de l’équilibre de l’information au niveau de la télévision nationale notamment au niveau du journal télévisé. En réponse à cette remarque, le DG/ORTB Stéphane Todomè dit avoir le sentiment que c’est un mauvais procès qui, de plus en plus, est fait à l’endroit de l’office dont il a la charge. Il dit donc ne comprendre pas ce que la télévision nationale fait de mauvais pour être tout le temps stigmatisé alors que c’est la HAAC elle-même qui a sorti une décision dans laquelle il est précisé que le chef de l’Etat a un accès illimité aux médias de service public.

«Accès illimité oui, mais le public aussi a le droit à une information variée», lui a répondu le vice-président de la HAAC Souleymane Ashanti. Il a invité le DG/ORTB à faire l’équilibre nécessaire notamment en ce qui concerne le journal télévisé pendant la période électorale. Représentant la directrice générale par intérim de l’ONIP, le rédacteur en chef du journal La Nation Bruno Sèwadé a rassuré les conseillers de ce que l’ONIP est habituée à l’application des décisions de la HAAC en période électorale et que des dispositions sont en train d’être prises pour la publication des messages des candidats. Toutefois, il a voulu savoir la démarche à suivre lorsqu’un parti politique ou alliance de partis pas le journal la Nation pour la couverture médiatique de ses activités parce que les responsables de ce parti collent à l’organe une certaine étiquette. A ces préoccupations, les conseillers ont répondu que l’information est une denrée rare et tous les moyens sont bons pour l’obtenir.
Quant au directeur de l’information de l’ABP Joseph Vodounon, il s’est réjouit du fait que pour une première fois la HAAC associe l’ABP pour la diffusion des messages des candidats. Ce qui contribue, à son avis, à rendre l’agence plus visible.

Actualités 27 mars 2015


Ethique et déontologie dans le secteur de la diplomatie:Les exigences d’un corps d’élite, métier noble

L’Association des ambassadeurs et ministres plénipotentiaires à la retraite (AMPR) a organisé, hier jeudi 26 mars, une conférence-débat sur le thème «La conduite du diplomate au ministère des Affaires étrangères». Elle a été animée par Candide Ahouansou. C’était en présence du président de l’AMPR, Jacques Adandé et des autorités du ministère.

Réflexions et partage sur les exigences d’un corps d’élite, métier noble. C’est en ces termes qu’on peut résumer les échanges que l’Association des ambassadeurs et ministres plénipotentiaires à la retraite (AMPR) a eus hier, jeudi 26 mars avec ses membres et les diplomates encore en activité.
Pour Jacques Adandé président de l’AMPR, de plus en plus, certains actes se posent aujourd’hui dans la diplomatie et interpellent les aînés. D’où la nécessité de réfléchir et d’échanger pour rappeler les fondamentaux et principes qui gouvernent la diplomatie. La compétence, la formation, la conduite et le comportement sont des éléments qui induisent des modèles et des miroirs à imiter lorsqu’on s’engage dans une pareille carrière. Des caractères et qualités auxquels Candide Ahouansou, le communicateur a largement donné écho par la suite dans son exposé. Ainsi, on peut retenir, entre autres, comme principaux points développés par l’intéressé, les préliminaires, les fondamentaux, les qualités socio-administratives, l’origine du désordre et la moralisation nécessaire.
Sur les préliminaires, Candide Ahouansou estime qu’on peut tout acheter dans la vie, mais qu’on ne saurait acheter ou monnayer l’expérience. Il faut, selon lui, savoir tirer leçon des échecs de sa carrière, mais également pouvoir prendre conscience de ses devoirs. Tout cela appelle, relève-t-il, l’observance de certains fondamentaux. D’abord de l’administration tout court et de la diplomatie en particulier.
Pour Candide Ahouansou, le fonctionnaire est un serviteur mais le diplomate est un serviteur particulier au service de la Nation en relation avec d’autres pays. «C’est un acte de trahison que de mettre de la drogue dans la valise ou de s’adonner au commerce de spiritueux», souligne-t-il.
« Le bon diplomate doit être discret et se montrer circonspect, a l’obligation de réserve ; aussi doit-il faire preuve de neutralité et de probité, être ordonné et sûr de lui-même», précise Candide Ahouansou qui admet que le corollaire de l’ordre c’est la hiérarchie et tout ce qui y est attaché. Concernant l’ordre, il s’est appesanti sur le respect de la hiérarchie qui constitue le socle, le fondement des rapports entre le diplomate et son collaborateur pour une bonne image.
Présents aux côtés du conférencier, le directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères, Fréjus Bocco et le secrétaire général dudit ministère, Robert D. Zantan ont salué l’initiative de l’AMPR et consenti à la proposition des participants visant à approfondir le sujet dans le cadre des échanges qui se déroulent à l’Institut des relations internationales et études stratégiques (IRIES).
Des préoccupations des jeunes fonctionnaires du ministère et les contributions des anciens ou aînés ont mis un terme à la conférence-débat bien appréciée.

Actualités 27 mars 2015


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