La Nation Bénin...
Nouvelles

Dans le cadre du programme African partnership station, la frégate de la Belgique baptisée Léopold I est en escale au Bénin avec au menu, des patrouilles, des simulations et un appui matériel. Hier mardi 17 mars, le commandant du navire, le capitaine de frégate Tanguy Botman et son adjoint le capitaine de corvette Baudoin Coppieters de Gibson ont exposé à la presse l’intérêt de la mission.
Environ 124 mètres de long, 14 mètres de large avec une capacité comprise entre 2800 et 3320 tonnes à pleine charge. L’équipage compte 155 membres dont 15 officiers, 70 sous-officiers et une soixantaine de matelots. A bord, outre l’hélicoptère, il y a 8 missiles Harpoon, un système Sea Sparow, un canon anti-aérien de 76 millimètres, quatre lance-leurres, quatre tubes de lancement de 324 millimètres pour torpilles, deux mitrailleuses et un goalkeeper. Ce sont là les caractéristiques de la frégate de la Belgique baptisée Léopold I visitée par les journalistes hier mardi 17 mars sous la conduite du commandant adjoint du navire, le capitaine de corvette, Baudoin Coppieters de Gibson. Des membres de la marine béninoise ont effectué des simulations sous la supervision du commandant de la frégate, Tanguy Botman.
Ces exercices s’inscrivent dans le cadre du programme African partnership station. C’est un programme qui est une plate-forme de coopération militaire entre plusieurs pays aussi bien africains (Bénin, Togo, Ghana, Côte d’Ivoire) qu’européens et américains. Le programme coordonné par la Belgique a commencé avec le départ le 17 février dernier de la frégate Léopold I. L’équipage a pour principale mission l’appui à la surveillance des frontières maritimes, la dotation en matériel, le renforcement de la coopération militaire d’une part entre les pays africains, et d’autre part entre les pays du Sud et ceux du Nord.
Depuis son arrivée au Bénin début mars, la frégate a effectué des patrouilles dans le golfe de Guinée de concert avec les marines béninoises et togolaises. Le patrouilleur béninois Alibori a envoyé une équipe de visite à bord du Léopold I lors d’un exercice de visite mené mi-mars aux larges des côtes béninoises. Dans le cadre des opérations et pour préparer les équipes locales à l’exercice, l’instruction à terre de fusiliers marins béninois est assurée depuis quelques jours par une équipe d’entrainement tactique de la marine belge. Depuis le 7 mars dernier, une dizaine de marins béninois et togolais sont à bord du Léopold I afin d’y être formés sur les méthodes belges dans divers domaines comme la navigation, la lutte anti-incendie, la propulsion, l’entretien et les premiers soins.
Outre la surveillance et la formation, la frégate belge appuie les ONG locales en aidant au transport du matériel médical, didactique ou sportif à elles offert par des associations basées en Belgique.

Le groupe sectoriel réforme administrative, fonction publique et lutte contre la corruption a passé en revue, hier mardi 17 mars, toutes les réalisations intervenues depuis mai 2014, date de la tenue de sa dernière session. Cette séance de suivi-évaluation qui a eu lieu à Cotonou, vise à préparer la revue conjointe gouvernement-partenaires techniques et financiers du 17 juin prochain dans la mise en œuvre de la Stratégie de croissance de réduction de la pauvreté (SCRP) 2011-2015.
Les membres du groupe sectoriel, réforme administrative, fonction publique et lutte contre la corruption ont tenu hier, la revue de leurs réalisations. Au cœur de ces assises de suivi-évaluation, les ministres du gouvernement, membres de ce groupe sectoriel, les partenaires techniques et financiers, les confédérations et centrales syndicales et les membres de la Société civile ont apprécié les réalisations enregistrées conformément aux recommandations formulées pour le compte de l’année 2014.
Selon Marcel de Souza, assurant l’intérim de son collègue en charge de la Fonction publique, le groupe sectoriel a fait des efforts qu’il convient de saluer à juste titre. Dans le domaine de la gouvernance administrative, Marcel de Souza a cité, l’organisation, la rationalisation et la modernisation des structures administratives, la promotion du développement des ressources humaines, le renforcement de la gouvernance de réforme administrative et institutionnelle et l’amélioration de la gestion des carrières.
A ce sujet, le représentant résident adjoint du PNUD au Bénin, Gilbert Poumangué, chef de file des partenaires techniques et financiers a félicité le gouvernement. «Il faut reconnaitre et apprécier les efforts du gouvernement du Bénin dans ce difficile combat et l’encourager à poursuivre résolument la mise en œuvre des réformes», a-t-il reconnu. Par ailleurs, il a invité la partie gouvernementale à relever les défis.
A en croire Gilbert Poumangué, le portage politique de la réforme administrative et de la Fonction publique ainsi que la lutte contre la corruption dans le dispositif institutionnel reste à clarifier malgré le renforcement de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (ANLC).
Le ministre Marcel de Souza a, au nom du gouvernement, rassuré de ce que les assises vont permettre de mener des analyses pertinentes sur toutes les réalisations intervenues depuis la revue de mai 2014. Pour ce faire, il a invité les participants à analyser minutieusement le point de mise en œuvre des recommandations de la revue conjointe de juin 2014, les évolutions enregistrées dans le secteur en 2014, les mesures et analyses des indicateurs de performance du secteur, les principaux défis et contraintes du secteur et les perspectives du secteur.
Des actions concrètes contre la corruption
Du point de vue de lutte contre la corruption, les partenaires techniques et financiers par la voix de leur chef de file a appelé au renforcement des mesures de lutte contre la corruption. Selon le représentant résident adjoint du PNUD, Gilbert Poumangué, les méfaits de la corruption dans la vie socioéconomique méritent des actions concrètes et efficientes. Au nom des partenaires techniques et financiers engagés dans le groupe sectoriel, il a également dénoncé le fait que la plupart des recommandations de la dernière revue sectorielle sont restées lettres mortes. Pire, ajoutera-t-il, les nombreuses études financées et réalisées sont demeurées sans suite.
Et pour lui et ses pairs, les défis actuels du secteur reposent donc essentiellement sur la nécessité de définir une vision claire ainsi qu’un plan stratégique et opérationnel de mise en œuvre des réformes. «Car on aura beau consacrer de lourds investissements aux projets, si les actions ne sont pas coordonnées avec les partenaires techniques et financiers, les efforts déployés seront vains», ont martelé les partenaires techniques et financiers à l’endroit des membres du groupe sectoriel.
Actualités 18 mars 2015

C’est d’une affaire de tentative d’assassinat que la cour de céans a connue, hier mardi 17 mars. Les jurés Bouraïma Kochégbé, Bernardin Narcisse Marcos, Kuessi Antoine Hossou, Jean-Baptiste Damado et Firmin Gankpa (suppléant) siégeaient aux côtés de Nicolas Pierre Biao (président), Marie Adjouavi Soudé-Godonou et Wilfried Araba (assesseurs). Bienvenu Prosper Djossou officiait comme avocat général et Julien Tiamou tenait la mémoire de l’audience.
Témoins et partie civile absents à l’ouverture du procès, la religion de la cour allait-elle se faire sur la base des seules déclarations de l’accusé et des informations des pièces du dossier ? Pour Max d’Almeida, conseil de l’accusé, il ne conviendrait pas de vider une affaire aussi cruciale que la tentative d’assassinat en l’absence de la victime et des témoins ; leur présence devant permettre de confronter les versions pour en tirer la vérité des faits, soutient l’avocat. Pour qui la caractéristique essentielle de la Cour d’assises, c’est l’oralité. La cour de céans fait observer que ce n’est pas la première fois que des parties au procès, dûment convoquées, manquent à l’appel… mais qu’elles pourraient venir d’un moment à l’autre. Ce qui se vérifia puisque Marie-Claire Sacha (la jeune sœur de l’accusé) et Epiphane Gbègbé, le chef village Glo-centre, feront bien leur entrée dans le prétoire.
Quelle affaire !
Frédéric Sacha, tradi-thérapeute de son Etat, c’est l’accusé du jour. A l’évocation de son nom par le président de la cour de céans, cet ancien militaire répond présent, assis sur le banc des accusés, l’index droit rigoureusement pointé vers le ciel. La cinquantaine, il se porte à la barre, soutenu par deux béquilles. C’est qu’il est amputé de la jambe droite. La cour l’autorise à s’asseoir sur une chaise. Quand le président lui demande s’il sait pourquoi il comparaît, il répond par l’affirmative, soutient que c’est l’œuvre du diable. Mais aussi la volonté de Dieu, autrement rien ne serait arrivé, pas même l’accident qui lui a coûté sa jambe droite.
Les faits qui fondent son renvoi devant la Cour d’assises, renseignent qu’il est un tradi-thérapeute ayant offert de prodiguer des soins à l’enfant de dame Gabrielle Edith Mèhinto. Mais au cours du traitement, il fut victime d’un accident de la circulation ayant occasionné l’amputation de l’une de ses jambes. Pour continuer à prodiguer les soins à la malade, il proposa que l’enfant malade vienne habiter chez lui. Edith, avec la permission de son mari, alla s’installer au domicile de Frédéric pour être au chevet de sa fille. Mais sept mois après, la fille décéda et malgré toutes les tentatives d’Edith pour rejoindre son domicile conjugal, Frédéric s’y opposa, allant des fois jusqu’à proférer des menaces de mort et à user d’intimidation pour la contraindre à rester avec lui. Edith devint ainsi la concubine de Frédéric qui s’opposait formellement à tout contact entre elle et son ancien mari. Il soupçonnait celle-ci de continuer à voir secrètement son ancien mari à qui, selon lui, elle envoyait souvent à manger. Ils en étaient là, Edith supportant tant bien que mal les scènes quotidiennes de jalousie de Frédéric, quand dans la nuit du 24 au 25 juin 2012, Frédéric se saisit de son arme à feu de fabrication artisanale et tira sur Edith. Celle-ci reçut les projectiles au niveau des jambes et sur les parties génitales. Il rechargeait son arme pour tirer à nouveau sur sa victime lorsque Francis Akotohoto Alapini, le fils de la victime, réussit à le désarmer. Edith fut transportée d’urgence à l’hôpital de zone d’Abomey-Calavi pour les premiers soins. A l’enquête préliminaire comme devant le magistrat instructeur, Frédéric a reconnu les faits mis à sa charge mais avec beaucoup de variations. Le bulletin N°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation mais l’enquête de moralité lui est très défavorable. L’expertise médico-psychologique et psychiatrique suggère qu’au moment des faits, aucune lésion mentale objectivable pouvant abolir le contrôle de ses actes n’a été repéré.
Que de bizarreries !
Lui, soutient qu’il connaissait dame Edith Mèhinto avant son accident et avait son contact, et que rentré de son village, il l’a appelée. C’est en le voyant dans son état post accident qu’elle le prend en pitié, lui fait savoir qu’elle envisageait déjà de divorcer de son mari et qu’elle entendait désormais s’établir avec lui, afin d’en prendre soin. Les questions de la cour finissent par incliner celui qui disait avoir connu cette dame alors qu’il était conducteur de taxi-moto (zémidjan), à reconnaître qu’il officiait comme guérisseur traditionnel, qualité qui lui a permis d’avoir à soigner Prisca, la fille de dame Edith Mèhinto au domicile de ses géniteurs, laquelle proposera plus tard, n’ayant plus d’argent pour supporter les frais, que sa fille vienne s’installer chez lui pour y recevoir les soins. Pourtant, reconnaît-il, il la savait mariée. Finalement, Prisca décédera et son père, informé, passera chercher son corps le lendemain, l’implorant de l’aider à enterrer la dépouille chez lui, car elle est le troisième enfant que sa tante lui tuait par des pratiques occultes. Lui aurait donc enterré le cadavre dans sa propre chambre… Soit, admet la cour. Mais pourquoi, après ce drame, dame Edith Mèhinto n’est-elle pas retournée auprès de son mari ? Au regard des souffrances qu’elle a endurées, elle aurait décidé de s’établir avec lui, attendant qu’il touche sa prime d’assurance pour l’accident subi, et qu’ils puissent refaire leur vie… Cet argent, Frédéric dit qu’il s’en est servi pour améliorer son logis, construisant en dur, et remettant un reliquat de 800 000 FCFA à Edith pour son commerce.
S’agissant de la nuit du drame, Frédéric martèle que c’est un accident. Qu’ayant reçu préalablement la visite de trois voleurs, il pensa à eux cette nuit-là en entendant, en pleine nuit, les grognements de ses cochons, et en croyant apercevoir deux silhouettes dans la porcherie, alors que c’est sa femme Edith qui était là. Il s’en rendra compte à son cri de détresse, suite à l’impact de la balle sur son corps. C’est alors que, soutient Frédéric, il a réveillé les enfants et envoyé l’un d’entre eux appeler un zémidjan pour la transporter à l’hôpital… A l’enquête préliminaire, il déclarait avoir eu des rapports sexuels avec sa femme deux fois cette nuit-là avant de s’endormir profondément à ses côtés au salon. Et la cour de lui demander, si à son réveil après 1h du matin et suite au bruit insolite venant de dehors, comme il le prétend, il s’est préoccupé de savoir où était la femme. Il admet alors qu’il aurait dû vérifier dans les chambres avant de s’emparer de son fusil, qu’il fait poser à côté de sa couche toutes les nuits. Cette femme, qu’il considère comme son seul espoir, il réprouve son penchant pour l’eau de vie locale (sodabi) et le lui interdit. Ce qu’elle ne semblait pas disposée à comprendre. Il ressort pourtant du dossier que lui-même en est amateur, autant que de cigarettes ou d’opium. Il assure avoir arrêté depuis.
Faux, faux, faux !
Les pièces du dossier indiquent aussi, lui signale le président, qu’il lui reprochait de continuer à faire à manger à son ex mari. Faux ! assène-t-il, autant que s’agissant d’un prêt qu’il aurait contracté auprès d’elle et qu’il n’a pas cru devoir rembourser quoiqu’ayant perçu ses primes d’assurance. Mais n’a-t-il pas confié au fils aîné d’Edith, les autres enfants de cette dernière ainsi que leur père ayant entre-temps rejoint son domicile, qu’il finirait par tuer sa mère avant de se donner lui-même la mort ? Nenni, oppose-t-il. Cette femme, il l’aimait parce qu’elle lui a redonné vie en prenant soin de lui dans sa détresse. Trop de bizarreries apparaissent à la cour dans cette affaire. Elle ne comprend pas pourquoi, ni comment il accepte qu’on enterre le cadavre de Prisca chez lui, ni comment, comme il le soutient, l’ex mari de sa concubine est venu s’installer chez lui. Que s’il doit y dormir, lui Frédéric lui cède le lit conjugal pour aller dormir auprès de ses fétiches, alors que ce même homme lui aurait laissé la femme sous prétexte d’adultère et parce qu’elle ne pouvait plus retourner chez lui… Tout ceci se faisait-il naturellement ou mettait-il à contribution lesdits fétiches ? Il assure ne pas pouvoir dire, si dans la situation qui était la sienne, les fétiches étaient à l’œuvre. Tout comme il nie à la barre être militaire contrairement à ses affirmations à l’enquête préliminaire ; mais reconnaît s’être déjà servi du fusil de son oncle pour chasser, notamment au Nigeria. Des réponses faites sur un ton qui a eu l’art d’arracher des rires réguliers à l’assistance. Habitué au maniement du fusil, il n’aura aucune gêne à montrer à la cour, le fusil placé sous scellés lui étant remis, comment il s’est positionné pour viser la cible. Mais, rassure-t-il, croyant avoir à faire à un voleur, il visait la jambe afin de l’immobiliser pour le remettre ensuite aux forces de l’ordre. Version qui ne convainc pas la cour. Elle lui rappelle qu’il a déclaré, devant le juge d’instruction, savoir que c’était bien son épouse qui sortait discrètement de la chambre. Et que la soupçonnant d’infidélité, il n’a pas pu se retenir de lui tirer dans les jambes. Frédéric ne s’y reconnaît pas. Pas plus que dans les propos selon lesquels il aurait dit à Edith qu’il lui a tiré dans les jambes parce qu’il ne voulait pas lui donner la mort, et pour qu’elle le sût afin de ne plus recommencer. Encore moins dans une quelconque tentative de tir sur sa propre mère.
La déposition de Marie-Claire Sacha renseigne la cour que Frédéric est quelqu’un de sévère, qui s’énerve parfois comme s’il ne possédait pas toutes ses facultés. Mais elle se dit surprise qu’il ait tiré sur sa femme. Pourtant, reconnaît-elle, cette dernière était allée se plaindre à elle de la menace de son frère, qui lui promettait de lui tirer dessus. En guise de conseil, elle lui avait alors répondu qu’il en est capable car il ne se possède pas.
Quant à celle d’Epiphane Gbègbé, il fait savoir que l’accusé disait reprocher plein de choses à sa femme, notamment qu’elle sortait sans son autorisation. Et que sa petite enquête autour de la personne de l’accusé lui a permis de savoir qu’il avait l’habitude de vouloir régler ses différends au fusil… D’où il déduit qu’en prétextant tirer sur un voleur, Frédéric ment, surtout qu’il ne s’est jamais plaint du moindre cas de vol, et qu’il n’élève aucunement des cochons, contrairement à ses allégations. D’ailleurs, la déclaration de la victime à l’enquête préliminaire, lue à l’audience incline à croire que c’est à l’intérieur du bâtiment que l’accusé a tiré sur elle, après lui avoir dit qu’il la tuerait avant de se suicider ensuite, et alors qu’elle tentait de s’enfuir. Mais renseigne aussi que Frédéric ne lui a jamais fait de reproche sur le fait qu’elle fréquente d’autres hommes…
Faut-il le croire ?
Frédéric a-t-il vraiment voulu assassiner Edith ? C’est la conviction de l’avocat général. Qui relève que l’accusé soupçonnait régulièrement sa concubine d’adultère. Que, s’il n’a pas réussi à tuer Edith cette nuit-là, à 1h du matin alors que tout le monde dort, ce n’est point parce qu’il ne l’a pas voulu mais parce que son dessein n’a pas prospéré car il a minutieusement préparé son acte, et s’est bien résolu à en finir avec elle. Pour Julien Tiamou, c’est le fils de la victime qui a réussi à arracher l’arme à Frédéric. Lequel, a reconnu à l’enquête préliminaire qu’il n’a pu se retenir, s’est rétracté à la barre, insinuant que ses déclarations lui ont été extorquées. Trouvant une similitude entre les versions de l’enfant et du chef village, Julien Tiamou conclut que l’accusé n’a même pas manifesté la volonté d’aider sa victime blessée, signe de sa détermination à en finir, ce que ne saurait effacer la dénégation systématique qu’il a affichée à la barre. Au contraire, le fait que l’arme du crime trône tout le temps à ses côtés est perçu comme un indice de sa volonté d’attenter à la vie de la victime, relève l’avocat général. Ainsi l’accusé a certainement agi par jalousie, en visant notamment le sexe de sa victime comme pour tout gâter, elle qui d’après lui sort trop sans son autorisation, retient Julien Tiamou. Tout ceci prouvant à suffire qu’il connaît le maniement des armes, même s’il soutient finalement, contrairement à des déclarations antérieures, qu’il n’est pas un ancien militaire.
Au total, l’avocat général est convaincu de la culpabilité de l’accusé. Il bat en brèche, par avance, les thèses de légitime défense, de tentative de coups mortels, et requiert que la cour condamne Frédéric à la peine de 15 ans de travaux forcés.
Avis contraire de Me Max d’Almeida. Pour l’avocat de l’accusé, la justice n’est pas la vengeance. Mettant l’accent sur la fragilité de l’accusé, consécutivement à son accident, il met en doute qu’il ait planifié d’attenter à la vie de sa compagne Edith. Relevant que Frédéric a, d’après les constances du dossier, toujours son arme à côté, qu’il a été chasseur, Max d’Almeida retient que le plan ourdi avec froideur, soutenu par l’avocat général, n’est qu’imaginaire. Il est par contre d’avis avec le ministère public que la jalousie est bien en cause dans ce dossier, son client ne supportant certainement pas sa nouvelle condition et supportant encore moins que l’ex, le rival, vienne toujours roder. Dans un tel état, l’homme peut basculer rapidement, soutient-il, insistant pour convaincre la cour que Frédéric n’est pas ce criminel que l’on a dépeint. Mieux, s’il a bien tiré, il n’a pas visé les parties vitales mais les jambes…En clair, en présence de passion, de colère, il faut écarter la préméditation conseille Max d’Almeida, convaincu cependant que son client mérite punition. Mais pour coups et blessures volontaires plutôt. Aussi plaide-t-il la disqualification du chef d’accusation de tentative d’assassinat en coups et blessures volontaires, et implore-t-il le pardon de la cour. Pardon que lui a sans doute déjà accordé Edith, qui l’aime beaucoup et qui est allée le voir plusieurs fois en prison. Pardon pour cet homme qui, craintif, s’emmure dans un système de dénégation, pas par souci d’échapper à la punition, mais plus par peur. C’est pourquoi Max d’Almeida en appelle à une extrême clémence de la cour à l’égard de son client. Lequel, appelé à se prononcer en dernier, y va de sa demande de pardon aussi. Seront-ils entendus ?
La cour, dans le secret de son délibéré, a retenu que Frédéric Sacha est plutôt coupable de tentative de meurtre, les faits ayant été disqualifiés, et l’a condamné à la peine de 7 ans de travaux forcés ainsi qu’aux frais de justice, la durée de la contrainte par corps étant fixée à trois mois.
Mis sous mandat de dépôt depuis le 27 juin 2012, il retourne donc en prison pour un peu plus de cinq ans encore
Société 18 mars 2015

Vingt listes de candidatures devraient finalement prendre part au scrutin législatif du 26 avril prochain, eu égard au point fait par la Commission électorale nationale autonome (CENA). De toutes les listes, certaines seront particulièrement scrutées, tant leurs prestations pourraient influencer le paysage et le débat politiques immédiats ou à venir.
L’échiquier politique pourrait connaître une redéfinition sinon fondamentale, du moins d’envergure au lendemain du scrutin du 26 avril prochain. Ces législatives, les troisièmes de l’ère Boni Yayi, les seules que celui-ci aborde aussi dans un contexte de fin de mandat et de règne, pourraient en effet annoncer une esquisse de ce que serait la carte politique après lui. Si en 2007 et en 2011, il surfait encore sur la vague de l’état de grâce pour réussir à faire gagner les FCBE, en 2015, les réalités apparaissent autrement plus compliquées. A moins d’un an de la fin de son bail à la tête du pays, et alors qu’une érosion relative a commencé à grignoter les terres ‘’fcbéennes’’, le défi pour le chef de l’Etat est de se convaincre qu’il reste maître du jeu et que sa popularité est intacte après 9 ans passés au front. Les couleurs sont d’ailleurs annoncées puisqu’officiellement, les FCBE ambitionnent de glaner 50 sièges de députés sur les 83. De quoi contrôler, seules, la majorité parlementaire. Ambition démesurée dans le contexte actuel, fait d’Opposition de plus en plus frontale entre les FCBE et certains de leurs anciens cadres, dont certains sont tombés en disgrâce alors que d’autres se sont affranchis de la tutelle du président Boni Yayi ? En tout cas, convaincues de contrôler 80% de l’électorat, d’après des études qu’elles disent avoir commanditées, les FCBE veulent y croire en dépit de la conjoncture qui n’autorise pas à croire qu’elles auront autant de députés qu’en 2011, soit 41, et qui fait penser que si même elles arrivaient à accrocher une trentaine de sièges, ce serait une sacrée performance déjà. Car en face, l’Opposition est de plus en plus farouche et, la détermination, grande...
Ces alliés devenus ennemis
Candide Azannaï, Hélène Kèkè-Aholou, Mathurin Nago, Sacca Lafia, Djibril Mama Débourou, Claudine Afiavi Prudencio, Grégoire Laourou (la liste n’est pas exhaustive) : voilà autant de fidèles passés, depuis, à l’ennemi sinon mués en adversaires coriaces et tenaces. Si intrinsèquement certains d’entre eux ne pesaient pas grand-chose et pouvaient ne pas véritablement inquiéter les FCBE, ils auront réussi, prenant sans doute conscience de leurs faiblesses, à concevoir ou conclure des alliances qui leur permettent, dans l’absolu, d’être sereins. Ainsi, Candide Azannaï dans la 16ème circonscription électorale (Cotonou Ouest), tête de liste de l’alliance qu’il a conclue avec l’Union fait la Nation (Opposition traditionnelle), peut espérer, avec le positionnement de Me Joseph Djogbénou juste derrière lui, un effet de ralliement qui l’aiderait à se sortir d’affaire. Mathurin Nago dans sa bonne 18ème circonscription (Bopa, Lokossa, Houéyogbé) a réussi à s’adjuger le ralliement de Dakpè Sossou (2ème titulaire), maire de Lokossa dont l’emprise sur la circonscription, notamment la ville de Lokossa, peut aider le président sortant de l’Assemblée nationale à regagner son siège de député. Le cas échéant, Dakpè Sossou aura été un vrai porteur d’eau et Mathurin Nago peut alors considérer ces législatives comme la rampe de lancement de sa course à la Marina en 2016. Quant à Hélène Kèkè-Aholou, la tâche sera plus ardue pour elle, dans la 20ème (Adjohoun, Akpro-Missérété, Avrankou, Bonou, Dangbo) où elle aura fort à faire face au PRD, maître traditionnel des lieux, et aux FCBE qui la firent élire en 2007 et 2011. Cette alliance des Forces démocratiques unies (FDU) conduite par Mathurin Nago pourrait aussi espérer voir son candidat Bani Samari, réussir à tirer son épingle du jeu dans la 2ème circonscription (Gogounou, Banikoara, Ségbana) où il avait déjà créé la sensation en se faisant élire en 2011 sur une liste concurrente des FCBE. Peut-être faudra-t-il encore compter avec lui… Claudine Prudencio, pour sa part, si son UDBN seule n’aurait pas pu lui permettre de s’en sortir, peut espérer que naisse de son alliance avec l’UN, un résultat nommé victoire pour lui permettre de retourner à l’hémicycle. Et, ainsi, oublier ses noces passées avec les FCBE, des noces qui auront été en dents de scie, l’amenant à voir successivement en Boni Yayi, un «papa bonheur», puis « papa malheur » au gré des circonstances et des intérêts…
Grégoire Laourou, c’est probablement l’un de ceux qui n’auraient pas voulu combattre les FCBE, tant il se sera montré, au fil des années écoulées, un militant disponible et généralement discipliné. Mais l’ascension fulgurante de son poulain Komi Koutché, tel un TGV, aura quelque peu assombri l’éclat de son étoile dans la 9ème circonscription (Bantè, Dassa-Zoumè, Savalou). Les deux étant natifs de Bantè et ne pouvant figurer sur la même liste sans froisser les natifs des autres communes composant la circonscription, c’est sans doute malgré lui que Grégoire Laourou s’en va voir, avec son alliance Eclaireur, si l’herbe sera plus verte ailleurs que chez les cauris.
En ce qui concerne Sacca Lafia et Djibril Mama Débourou, des pontes de la galaxie Yayi dans le Nord du pays, l’on ne sait trop s’ils sont victimes du souci de renouvellement générationnel prôné par une certaine tendance au sein des FCBE, ou s’ils paient pour leur rapprochement d’avec le candidat annoncé à la succession de Boni Yayi, Robert Gbian, dont on sait qu’il n’est pas, pour le moment en tout cas, le favori du locataire de la Marina. Toujours est-il que ceux-ci se montrent critiques envers Boni Yayi. Comme en témoigne leur récent meeting à Kandi dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la femme, à l’occasion de laquelle Sacca Lafia a carrément déclaré et répété avec emphase que «Yayi Boni, c’est fini !» Avec Sacca Lafia, Djibril Mama Débourou et Robert Gbian conduisant l’alliance Soleil, les circonscriptions électorales du Nord en général, les 7ème (Nikki, Bembèrèkè, Sinendé, Kalalé) et 8ème (Pèrèrè, Parakou, Tchaourou, N’Dali) seront particulièrement disputées. Ici, le combat aura un goût relevé car il s’agira d’établir des rapports de force probants qui attestent, pour l’alliance Soleil, qu’elle est la nouvelle force qui contrôle les lieux, et pour les FCBE, que Boni Yayi influencera encore le jeu pendant un moment et donc, qu’il faudra quêter son soutien… Celui-ci cerné par ses anciens alliés, n’est pas moins en proie à l’appétit des opposants traditionnels.
UN, PRD, se tracer une trajectoire prometteuse
Opposants de vieille date à Boni Yayi, l’Union fait la Nation et le PRD auront à cœur de se rassurer, quant à l’avenir immédiat. Faire un résultat conséquent, pour se convaincre que l’adversaire a vendu leurs peaux avant de les avoir tués, et lui démontrer, par la même occasion, qu’ils n’ont pas dit leur dernier mot. L’UN, quoique délestée du PRD et de la RB aura fait montre d’une régularité dans sa ligne politique face au pouvoir durant toute la législature. Une attitude que l’alliance conduite par Bruno Amoussou proposera aux électeurs de récompenser. Un résultat franchement positif, en l’absence du PRD et de la RB convaincrait Bruno Amoussou et compagnie que leur combat est compris et soutenu par le peuple, et leur ferait espérer que l’avenir, qui commencera déjà avec 2016, après les municipales du 31 mai, pourrait être encore plus prometteur. Mais le PRD, dans ses bastions traditionnels entendra marquer son hégémonie mise en doute par les ralliements massifs de la plupart des maires issus de ses rangs, à la majorité présidentielle. Ayant réussi à garder tous ses députés élus en 2011 dans la logique de l’Opposition au pouvoir, logique suivie aussi par Atao Hinnouho quoique parti labourer son propre champ politique, le parti de Me Adrien Houngbédji peut se targuer aussi d’une régularité comportementale face au pouvoir en place, quoique… Ici, le retour à la compétition du leader charismatique des Tchoko-tchoko sera appréhendé comme la sensation et l’on observera s’il suffira à redonner des couleurs au PRD. Qui, s’il se fait maître dans ses fiefs traditionnels, pourra envisager de peser sur la présidentielle de 2016, en s’alliant à un candidat faute d’en avoir en propre.
Dans la même dynamique, la RB, après avoir failli perdre son identité en saisissant «la main tendue» par le chef de l’Etat après la présidentielle de 2011 et alors même que son président Léhady Soglo avait été le directeur de campagne du candidat unique de l’Opposition, qui contestait alors les résultats, aura pour souci de se repentir de sa collaboration avec les FCBE, pour se refaire sinon une virginité politique, du moins une santé à même de lui permettre de continuer d’exister par elle-même. On se demandait bien comment la RB aurait pu, en restant dans son alliance avec les FCBE et le président Boni Yayi, tout en se réclamant de ce dernier, se comporter sur le terrain à l’occasion de ces élections ; sachant que le chef de l’Etat ne manquera pas, comme par le passé, de prêcher aux siens que la seule liste qu’il reconnaisse est la liste FCBE qu’il aura conçue en personne.
En s’affranchissant de son partenariat avec le pouvoir, la RB a probablement fait une partie du chemin. Reste maintenant à convaincre les électeurs que cette rupture n’est pas que conjoncturelle. Pour ce faire, Léhady Soglo dispose d’un argument valable qu’il a d’ailleurs commencé à asséner : l’opposition de la RB à la révision de la Constitution dans les circonstances actuelles. Cela suffira-t-il pour lui permettre de glaner les 15 sièges de députés qu’il envisage ? Revigoré par son alliance avec le parti Réveil patriotique de Janvier Yahouédéou, lequel, dans la 24è circonscription électorale (Covè, Ouinhi, Zagnanado, Za-Kpota, Zogbodomey) entend bien démontrer que l’échec de 2011 n’était qu’une parenthèse de l’histoire, mais pourrait bien profiter des appréciations positives qu’auraient les populations à propos de cette alliance RB-RP pour se propulser à nouveau à l’Assemblée nationale d’où il pourra peut-être conforter son ambition présidentielle. En tout cas, la RB pourrait bien connaître une embellie dans cette circonscription. Mais à l’échelle nationale, cela reste une autre paire de manche…
L’AND aussi
Parmi les listes dont les performances méritent d’être suivies, il y a aussi l’Alliance nationale pour la démocratie et le Développement (AND) de Valentin Aditi Houdé. Un des rares qui, depuis qu’il a osé tourner dos au président Soglo, a toujours réussi à se faire élire député, et qui ambitionne de créer un vaste regroupement politique incarné par l’AND. Mais il aura été aussi un des soutiens du chef de l’Etat, après l’avoir combattu un moment. Un soutien qui s’est tout de même révélé très tôt critique au point d’afficher des désaccords et de l'amener à refuser clairement d’intégrer les FCBE.
Pour Valentin Aditi Houdé, le challenge est donc de prolonger l’histoire en revenant comme membre de la 7ème législature. Et s’il parvient à glaner quelques autres sièges de députés, il marquera les esprits et pourra confirmer le bien que certains pensent de lui, au point de lui promettre un rôle de premier plan dans l’arbitrage de la présidentielle de 2016…
Les présidentiables
Eric Houndété dans la 5è (Allada, Kpamassè, Ouidah, Toffo, Tori-Bossito), Joseph Djogbénou dans la 16è (Cotonou Ouest), Robert Gbian dans la 7è (Nikki, Bembèrèkè, Sinendé, Kalalé) et Janvier Yahouédéou dans la 24è sont les présidentiables annoncés, engagés dans la compétition pour les législatives. Leurs résultats seront donc dignes d’intérêt. Dans sa circonscription, Eric Houndété aura particulièrement à en découdre avec la RB, les FCBE, et l’AND dont la tête de liste, Octave Houdégbé entend bien se révéler comme un homme de terrain. S’il a, certes, l’avantage d’être régulièrement élu dans cette circonscription, Eric Houndété sait sans doute qu’il faut se garder de crier victoire avant l’heure, et doit donc ferrailler ferme face au vénérable candidat Houdégbé.
Quant à Joseph Djogbénou, sa position de 2è titulaire ne lui confère pas d’office la qualité de député. Mais dans cette circonscription où RB, FCBE et UN se partageront probablement les 5 sièges en jeu, il peut espérer, avec du travail et une certaine désaffection pour les FCBE qu’il entend provoquer chez les populations, que sa liste s’en sortira avec deux sièges, ce qui lui garantirait d’intégrer l’Assemblée nationale et de se faire une idée pratique de ce que peut être le combat politique.
Robert Gbian, dans cette 7è circonscription où 4 sièges sont en jeu, aura pour sa part, essentiellement, à en découdre avec les FCBE dont la liste est ici conduite par le ministre Théophile Yarou. Si pour le général à la retraite l’élection semble acquise, ce qui intéressera davantage, c’est le score que l’alliance Soleil fera dans cette circonscription. Un partage égalitaire des sièges avec les FCBE ou même 3 contre 1 au profit de sa liste sonnera comme une bonne entrée en matière et lui donnerait du relief. Une légitimité qui pourrait bien servir sa cause. Mais un score rachitique qui le verrait sauver son seul siège, apparaîtrait comme une contre-performance, un défaut d’ancrage politique. Mais il peut compter sur les tauliers comme Djibril Mama Débourou, son suppléant, pour le travail de mobilisation. Pour lui donc, ce sera comme un référendum local pour attester de sa légitimité à aspirer à la succession de Boni Yayi…
Quant à Nassirou Bako Arifari, en alliance stratégique avec les FCBE, dans sa première circonscription (Kandi, Malanville, Karimama), son adversaire principal sera celui de l’alliance Soleil, Issa Salifou. Si, du fait de ses responsabilités, le ministre a certainement perdu prise sur le terrain, au point qu’on se demandait si avec sa seule liste Amana il réussirait à se faire élire comme il y a quatre ans, le modus operandi trouvé avec les FCBE est de nature à lui garantir une élection sans fioritures. Suffisant pour ensuite prétendre à une quelconque légitimité pour embrasser la présidentielle ? Pas si sûr.
En ce qui concerne Janvier Yahouédéou, qui ne fait non plus mystère de son ambition de siéger à la Marina, ces législatives constituent un bon test. Lui qui, seul, avait glané 17.000 voix dans cette circonscription, qui ne suffirent pas à le propulser au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, devra maintenant prouver que son ambition présidentielle n’est pas démesurée. Le résultat, s’il est concluant, sera cependant bémolisé par l’apport de la RB, qui pourra lui opposer que son élection n’est pas le fait de son poids intrinsèque…
Enfin, Léhady Soglo, dans la 16è, face aux FCBE et à l’UN, aura à convaincre de la justesse de la ligne politique de son parti, de 2011 à récemment, et espérer que les électeurs le comprennent. En tout cas, en deuxième position après ‘’maman’’ Rosine, il lui faudra faire gagner au moins deux sièges à sa liste pour gagner le pari de se faire élire député, même si on sait qu’il ne siégera probablement pas. Moins de deux sièges pour la RB, dans la 16è, serait un échec évident et mettrait quelque peu en doute sa légitimité à envisager la présidentielle.
En attendant, pour les uns et les autres, le plus important, c’est de se faire élire député…

Le président de la République a lancé, dimanche 15 mars dernier, des travaux de pavage et d’assainissement à Comé, dans le département du Mono.
La rue du Calvaire à Comé va bientôt connaître ses premiers pavés. Les travaux de pavage de cette voie qui mène à l’Eglise St Michel de Comé ont été lancés dimanche dernier par le président de la République, ajoutant ainsi la ville carrefour du Mono, à la liste des localités bénéficiaires du programme d’assainissement des communes, sous financement de la Banque mondiale. Selon Christian Sossouhounto, ministre en charge de l’Habitat et de l’Urbanisme, la mise en œuvre de ce projet met en évidence l’intérêt du gouvernement pour le développement équilibré des communes béninoises, dans le sens de l’amélioration de leur cadre de vie.
Le pavage devra être construit sur un linéaire de 470 mètres. Mais le ministre estime qu’il s’agit d’un programme intégré qui prend également en compte la construction des collecteurs à ciel ouvert, la construction d’un bassin de rétention d’eau ainsi que des boutiques et hangars dans le marché de Comé. Le montant total des travaux est estimé à 2 milliards de francs CFA.
Rassurant les populations de Comé sur sa volonté de les intégrer dans les divers programmes nationaux d’investissement, le président de la République a annoncé la pose de lampadaires solaires pour assurer l’éclairage public dans la ville. Boni Yayi a également indiqué que la localité devra bénéficier de la construction des modules de classes ainsi que d’autres infrastructures sociocommunautaires.

Pour le compte du 6e dossier en examen, la Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou s’est penchée sur le cas de Médard Codjo Koudja-gbagba qui y était poursuivi pour détournement de deniers publics au préjudice de La Poste du Bénin pour un montant présumé de 22 459 000 F CFA. La Cour était présidée par Saturnin Avognon avec le concours de Georges Toumatou et Damienne Lima Dossa. Le représentant du ministère public avait nom Apollinaire Dassi. L’Etat béninois était représenté par Séverine Lawson, agent judiciaire du Trésor.
Cinq ans de travaux forcés et l’examen des intérêts civils reporté à la prochaine session. C’est ce qu’il convient de retenir de l’examen du 6e dossier examiné par la Cour d’assises. Puisque l’accusé Médard Codjo Koudjagbagba a varié sur les montants, tantôt 114 000 F CFA, tantôt 700 000, tantôt encore 22 459 000 F CFA. Et il n’y avait pas d’éléments justificatifs pouvant authentifier le montant détourné mis à sa charge.
Les faits
Pour les faits, le président de la cour les a résumés à l’assistance. Il faut en retenir que le directeur de l’Inspection générale, du Contrôle et de l’Audit de La Poste du Bénin S.A., a saisi la Brigade économique et financière de la direction de la Police judiciaire d’une plainte révélant que suite à une vérification des répertoires des boîtes postales du bureau de poste de Cotonou PK 3, des carnets à souches n°1108 de recouvrement des redevances dont l’agent Médard Codjo Koudja-gbagba a la charge , il se dégage un déficit de 22 459 000 F CFA. A l’enquête préliminaire, l’accusé a reconnu les faits mais soutient qu’il n’a détourné qu’un montant de 700 000 F CFA. Devant le magistrat instructeur, il a, lors de l’interrogatoire de première comparution, nié les faits.
A l’interrogatoire au fond, il déclare avoir ramassé un carnet à souches numéro 1108 qu’il a utilisé en le dessouchant et que les fonds détournés portent sur un montant de 114 000 F CFA.
Médard Codjo Koudjagbagba déclare, par ailleurs, que pour éviter d’éveiller tout soupçon et prouver le paiement des redevances par les clients, il inscrivait régulièrement les numéros desdits reçus dans le répertoire de paiement et par la suite, brûlait systématiquement les carnets à souches.
Le rapport d’expertise psychiatrique et psychologique concernant l’accusé fait état de ce qu’aucun trouble mental objectivable pouvant abolir le contrôle de ses actes, n’a été répéré. L’enquête de moralité fait ressortir que le nommé Médard Codjo Koudja-gbagba jouit d’une bonne moralité et d’un grand respect dans son quartier de résidence. Il était un membre influent des sages du quartier. Son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation.
Dans tous les cas, on le soupçonnait d’avoir soustrait au préjudice de La Poste du Bénin S.A., en 2005, 5 789 000 F CFA, en 2006, la somme de 6 942 000 FCFA et jusqu’au 12 juin 2007, le montant de 9 728 000 F CFA, soit 22 459 000 F CFA au total. Ce que Médard Codjo Koudja-gbagba ne reconnaît nullement. Expliquant les circonstances de son forfait, il a indiqué qu’il n’était pas seul à manipuler les carnets et autres documents. En tant que distributeur et compte tenu du manque de personnel, certains de ses collègues et lui étaient commis aux tâches de perception des taxes. Ainsi, a-t-il insisté, il ne pouvait répondre tout seul des malversations qui ont été enregistrées suite au contrôle.
Crime d’argent et non crime de sang
Présentant ses observations, l’agent judiciaire du Trésor qui demandait à en savoir davantage, fait remarquer que c’est depuis 2004 que l’accusé a reconnu avoir commencé à aider les agents de guichets à percevoir les sous des boîtes postales. Et à partir de 2005, les actes de détournement se sont multipliés, selon elle. « Le crime d’argent n’est pas comme le crime de sang ; il se commet de façon insidieuse et il faut fouiller pour le découvrir », a déclaré Séverine Lawson. Pour elle, depuis la plainte de Michel Avocè, le pot-aux-roses a été découvert et les faits sont là. Médard Codjo Koudjagbagba a trahi la confiance placée en lui. Et il faut être reconnaissant à Michel Avocè, sinon la saignée aurait été plus prononcée. La Poste du Bénin S.A. a été délestée de ses avoirs. C’est la raison pour laquelle Séverine Lawson a déclaré se constituer partie civile pour l’Etat béninois, réservant le montant exact que l’Etat entendait réclamer lors de l’examen des intérêts civils.
Mais auparavant, lors de ses réquisitions, Apollinaire Dassi a soutenu que l’appât du gain facile et la volonté de s’enrichir coûte-que-coûte obnubilent et poussent au vice. Les faits reprochés à l’accusé qui constituent l’ossature du 6e dossier s’inscrivent dans cette vérité sociétale, soutient-il. Après avoir rappelé les faits, le représentant du ministère public a indiqué que l’accusé a contesté ce montant. Toutefois, la loi applicable à la cause est l’ordonnance 79/23 du 10 mai 1979. Reconnaissant à l’accusé la qualité d’agent permanent de l’Etat commis à la perception des valeurs, Apollinaire Dassi a reconnu que c’était déjà l’une des conditions pour retenir sa responsabilité.
De plus, il a ajouté sur la base des montants qui étaient successivement mis à sa charge en 2005, 2006 et 2007, que Médard Codjo Koudjagbagba a détourné 5 789 000 F CFA, 6 942 000 F CFA et 9 728 000 F CFA, soit un total de 22 459 000 F CFA. «Les débats me laissent perplexes par rapport au montant. Comment l’inspection a-t-elle été faite ? Comment ce montant a-t-il été retenu ?», s’est-interrogé le ministère public. Instruisant à charge et à décharge, il a fait remarquer que l’accusé a déclaré, compte tenu du manque de personnel, qu’il n’a pas été seul à manipuler les carnets et autres documents de sorte que les 22 millions de francs ne lui étaient pas entièrement imputables. « Dieu seul sait le montant qu’il a détourné ; je ne suis pas partisan du vous en voulez, en voilà.
A-t-il pu agir seul ? Votre tâche est très difficile », a noté Apollinaire Dassi, demandant à la cour de le punir objectivement pour ce qu’il a détourné, sans parti pris. Son casier judiciaire étant vierge et le rapport d’enquête de moralité lui étant favorable, le ministère public a indiqué de le retenir coupable des faits de détournement de deniers publics et de le condamner à une peine correctionnelle ou criminelle, selon sa conviction.
Ce que consent Me Yaya Pognon pour qui il n’y a pas eu des doutes, mais des certitudes que ce n’est pas son client seul qui a détourné la totalité du montant indiqué. «Nous sommes en matière pénale ; l’élément matériel seul existe mais le montant détourné pose problème», a retenu Yaya Pognon. Il a déclaré partager avec l’agent judiciaire du Trésor (AJT) le caractère du souci exemplaire des sanctions du procès en cours. «Les jeunes l’attendent ; offrez-lui cette chance ; jugez au nom du peuple béninois mais jugez juste», a plaidé la défense, indiquant plutôt une loi de 1980 à appliquer.
Une fin de non recevoir
C’est sur cette loi que l’AJT a opposé une fin de non recevoir. «Cette loi n’a rien à voir ; c’est bien l’ordonnance 79/23 qui est applicable. Les faits sont là, il ne les a pas contestés», a-t-elle insisté. Poursuivant que s’il n’est pas seul à avoir utilisé les répertoires, les recherches et contrôles ont été opérés en sa présence, a justifié l’AJT. «Ce n’est pas en voulant payer 114 000 F CFA qu’il va consentir à vendre sa maison et vous avez perçu sa réponse, lorsqu’on lui a demandé ce qu’il va faire du produit de la vente», a encore rétorqué l’AJT.
En répliquant à son tour, la défense a rapporté qu’il revient à la juridiction devant laquelle l’application d’une loi est demandée, d’en apprécier la pertinence.
Après s’être retirée, la cour revient et après délibérations a reconnu Médard Codjo Koudjagbagba coupable des faits de détournement de deniers publics et l’a condamnée à cinq ans de travaux forcé.
Statuant sans les jurés sur les intérêts civils, Saturnin Avognon a demandé à l’AJT de présenter ses observations spécifiques. Ce qui fut fait.
Les débats se sont focalisés sur le montant mis à sa charge. Cela n’a pas été inventé. Les répertoires portant les noms des abonnés ont été sortis. Il fallait rapprocher les montants inscrits des versements faits. C’est le gap obtenu pour chaque année qui constitue le manquant. C’est bien avant sa présentation au commissariat que ces vérifications ont été faites, a-t-elle souligné. L’accusé, a-t-elle indiqué était dans une logique de contestation des montants.
Il a réglé le cas du monsieur qui a permis de découvrir ses manigances, relève-t-elle. Mais pour les autres, il a été surpris par les montants ; il a brûlé les autres preuves, les souches ayant été brûlées ; tout en sachant qu’il y a des abonnés qui paient des pénalités, certains par avance, relève l’AJT. Et de préciser que le répertoire est rempli à la main; il y a eu reconnaissance contradictoire, insiste Séverine Lawson.
En plus du montant compromis, l’accusé devra, selon Séverine Lawson, verser des dommages intérêts pour 2 millions.
Pour le ministère public, il faudra en plus des dommages et intérêts, retenir contre l’accusé le paiement d’intérêts au taux de 3,72% l’an pour compter de la date du prononcé du verdict.
« Je suis perplexe ; j’aurais aimé avoir à affronter des preuves irréfutables ; nous sommes en présence de présomptions », a déploré Yaya Pognon. Surtout que l’AJT a affirmé que le répertoire se remplit à la main. La défense estime qu’il aurait été plus juste de disposer en de pareilles circonstances d’une expertise graphologique. « Il est coupable du gap ; condamnez-le au paiement du gap », ironise la défense.
Devant l’insistance de la défense et la perplexité du ministère public sur le montant exact détourné, l’AJT a déclaré fournir d’autres précisions si la cour n’était pas convaincue de ses explications.
La cour se retire une nouvelle fois et sur les intérêts civils, déclare que le préjudice n’est pas définitivement déterminé. Elle a donc reçu la Poste du Bénin S.A. en sa constitution de partie civile, mais a renvoyé l’examen des intérêts à une session ultérieure en réservant les dépens.
Société 17 mars 2015

L’éducation dans les pays à revenu faible a besoin d’être soutenue, voire appuyée par les partenaires en plus des efforts internes des gouvernements. Cet appui passe par le financement des dépenses liées à l’éducation telles que les infrastructures, la formation des formateurs et autres. Mais selon le rapport 2014 de l’UNESCO sur l’Education pour tous (EPT), l’atteinte des six objectifs est en difficulté à cause de la réduction considérable de l’aide de la plupart des donateurs.
Le déficit de financement est l’un des obstacles majeurs de la réalisation de l’Education pour tous (EPT) à l’horizon de cette année. Il manque actuellement au moins 26 milliards de dollars US. Ce qui fait dire au Rapport 2014 de l’UNESCO sur l’EPT que la scolarisation universelle des enfants est un objectif hors de portée. Et la cause, c’est la tendance de la plupart des donateurs à réduire l’aide à l’éducation.
L’aide totale a diminué de 7% à tous les niveaux d’enseignement entre 2010 et 2011. Cette diminution a touché 19 pays à revenu faible pour l’enseignement de base dont 13 sont en Afrique subsaharienne. Ils sont au total 15 donateurs importants à apporter leur aide à l’éducation de base. Il s’agit de la Banque mondiale (à travers l’Association internationale pour le Développement), du Fonds monétaire international, des Etats-Unis, du Royaume Uni, des institutions de l’Union Européenne, des Pays-Bas, du Japon, du Canada, de l’Allemagne, de l’Australie et du Danemark, de la Suède, de la Norvège, du Fonds spécial BasD, le Fonds africain pour le développement(FAD). En général, l’aide à l’éducation de base a baissé de 6% pour la première fois depuis 2002. Ainsi, note le Rapport 2014 de l’UNESCO sur l’Education pour tous, l’aide était de 6,2 milliards de dollars US en 2010 à 5,8 milliards de dollars US en 2011. Quant à l’enseignement secondaire, il a connu également une chute de l’aide qui lui est destinée. Cette aide a baissé de 11% entre 2010 et 2011 alors qu’elle était déjà faible. Cette nouvelle situation est due à la décision d’une dizaine de donateurs de procéder à une réduction de leur aide. Il s’agit de la Banque mondiale, des Etats-Unis, du Royaume Uni, des institutions de l’Union Européenne, des Pays-Bas, du Japon, du Canada, de l’Allemagne, de l’Australie et du Danemark. Avec cette nouvelle donne, le paysage des donateurs change. Ainsi, les baisses les plus remarquables concernent le Canada, l’Union européenne, la France, le Japon, les Pays-Bas, l’Espagne et les Etats-Unis. En volume, cela «représente au total 90% de la réduction de l’aide à l’éducation de base», remarque le Rapport. En tête des donateurs, les Etats-Unis sont passés au deuxième rang, se faisant ainsi devancer par le Royaume Uni.
A en croire les rapporteurs, les Pays-Bas étaient un bailleur de fonds clé et un leader politique en matière d’éducation. Ainsi, son abandon du secteur devient une source de préoccupation. Son cas a particulièrement touché les pays comme le Mali, le Mozambique et l’Ouganda.
Combler le déficit par les recettes publiques
Face à la diminution de l’aide de la part des donateurs, les rédacteurs du Rapport ont observé que certains gouvernements ne sont pas restés les bras croisés quant au financement de l’éducation sur la période 1999-2011.
En effet, de nombreux gouvernements, notamment ceux des pays pauvres, ont accru leur engagement à l’éducation. «30 pays à revenu faible et moyen ont fait progresser leurs dépenses d’éducation de plus d’un point de pourcentage du PNB entre 1999 et 2011», note le rapport. De même, pour la première fois depuis 2002, l’aide à l’éducation de base a chuté de 6% entre 2010 et 2011. Cette réalité concerne, selon le rapport, les pays à faible revenu particulièrement touchés par la réduction de l’aide à l’éducation de base. Cela, à de cause de la diminution subséquente aux «coupes opérées dans les dépenses» des donateurs. Ces pays sont au nombre de 19 dont 13 sont de la zone Afrique subsaharienne. A l’échelle mondiale, sur les 138 pays disposant de données, ce sont seulement 25 qui ont pu consacrer plus de 20% de leurs budgets au secteur éducatif au titre de l’année 2011. Parmi eux, on compte 17 pays à revenu faible et moyen contre huit à revenu moyen et supérieur. Mais, souligne le rapport, tous les pays n’ont pas le même niveau d’engagement. C’est le cas de la République démocratique du Congo (RDC). Cet Etat a consacré en 2010 moins de 9% de son budget à l’éducation, selon le rapport 2014.
Mesures fiscales pour suppléer le déficit de l’aide
En ce qui concerne les pays comme la RDC, le Rapport préconise qu’il faille accroître le financement de l’éducation. Pour ce faire, plusieurs approches sont envisagées, voire proposées. Dans leurs analyses, les auteurs du rapport sont parvenus à la conclusion que les ressources nationales peuvent aider à combler le déficit de financement de l’éducation, notamment l’aide qui s’amenuise. Ces ressources sont tirées des recettes fiscales d’autant plus que la fiscalité est perçue comme pilier de développement et de progrès de l’éducation. Cette mesure pourrait être mise en œuvre de diverses manières. Entre autres, il a été identifié la collecte de l’impôt et une affectation adéquate à l’éducation. Ce qui suppose que tout système d’imposition qui fonctionne bien permet aux gouvernements de financer le système éducatif par les recettes nationales au lieu d’avoir recours à l’emprunt ou aux aides externes. De même, en termes d’actions à mener, il est, entre autres, question de limiter les exonérations fiscales, de combattre l’évasion fiscale. A ce sujet, le Rapport dénonce l’ampleur de l’évasion fiscale surtout dans les pays d’Afrique. Et les rédacteurs de soutenir : «Si l’on mettait fin aux pratiques fiscales illégales en Afrique, l’éducation pourrait bénéficier de 13 milliards de dollars EU supplémentaires chaque année».
Par ailleurs, les actions appellent également à une diversification, voire à un élargissement de l’assiette de l’impôt. Et à ce niveau, le rapport soutient que les gouvernements pourraient dégager des recettes supplémentaires en renforçant la fiscalité des entreprises. «Ces ressources nationales supplémentaires permettraient de combler à hauteur de 56% le déficit de financement annuel moyen de 26 milliards de dollars EU pour l’éducation de base de 46 pays à revenus faible et moyen inférieurs, soit 54% du déficit de 38 milliards de dollars EU pour l’éducation de base et le premier cycle de l’enseignement secondaire», renchérit le rapport.

Entreprise citoyenne et éco-responsable, MTN Bénin s’appuie sur la grande expérience de l’équipementier Ericsson, pour aider les populations à se débarrasser des déchets électroniques. Le réseau de téléphonie mobile, soucieux de leur mieux-être, les sensibilise aussi sur l’importance de les traiter dans les conditions appropriées afin de sauvegarder l’environnement. C’est pour marquer son adhésion à cette initiative, que Diamond Bank Bénin lui a remis pour destruction, vendredi 13 mars dernier au stade de l’Amitié à Kouhounou, un important lot desdits déchets.
La destruction de l’environnement par les déchets électroniques, préoccupe sérieusement l’opérateur GSM, MTN Bénin. Selon une étude de l’ONU, le volume des déchets électroniques a atteint 49,9 millions de tonnes en 2012 et l’on prévoit une hausse de 33 % d’ici 2017 si rien n’est fait.
Face à cette menace réelle, le réseau de téléphonie mobile a procédé, en partenariat avec Ericsson, au lancement de la campagne de collecte de ces déchets depuis le 19 janvier dernier à Cotonou. Afin de l’accompagner, Diamond Bank Bénin a décidé de se débarrasser de 1 543, 24 kg d’équipements électroniques en les lui livrant. C’était au cours d’une cérémonie qui a eu pour cadre le stade de l’Amitié à Kouhounou, vendredi 13 mars dernier.
A l’instar deTop Ingetract, SCB Lafarge et UNICEF Benin, Diamond Bank Bénin soutient aussi la campagne de collecte des déchets électroniques initiée par MTN Bénin.
Pour le représentant de Diamond Bank Bénin à la cérémonie, Nassir Taïrou, «Les déchets électroniques constituent un danger pour l’environnement. Ils ne sont pas biodégradables et contiennent des produits polluants ou dangereux pour la santé». «En l’absence d’une réglementation sur le plan national visant à assurer une récupération de ces polluants, nous ne pouvons que saisir l’occasion que nous offre une telle campagne pour nous débarrasser de nos déchets électroniques», a-t-il poursuivi, pour justifier l’adhésion de Diamond Bank Bénin à cette campagne de collecte.
Selon la représentante d’Ericsson, Dorothée Fiadjigbé, « Le partenariat avec MTN Bénin ajoute une nouvelle dimension à cette initiative, en intégrant la sensibilisation et en assurant que le matériel en fin de vie est traité de manière éco-responsable et respectant les normes internationales».
A leur suite, le chargé de communication de MTN Bénin, Anselme Ayamou, a exhorté les populations et les entreprises à «adopter des gestes éco-citoyens en se débarrassant des déchets électriques et électroniques afin de rendre notre environnement sain. »
L’Afrique notamment l’Afrique de l’Ouest est l’un des continents les plus touchés en raison des grandes quantités d’équipements en fin de vie, en provenance du monde entier, qui finissent leur parcours dans ses dépôts d’ordures. Ce projet a donc l’avantage de constituer une plate-forme solide dans le cadre de la sensibilisation et de la prise de conscience des populations.

Un grand dépôt d’essence de contrebande communément appelée « kpayo » a pris feu dans l’après-midi du samedi 14 mars dernier au quartier Ganou dans le 1er arrondissement de Parakou.
Grâce à la détermination des sapeurs-pompiers qui sont venus à bout des flammes au bout de quatre heures d’horloge, l’on ne déplore, fort heureusement, aucune perte en vie humaine mais les dégâts matériels sont considérables. Des centaines de bidons d’essence de 25 litres sont partis dans les explosions laissant apercevoir des flammes intenses et une épaisse couche de fumée dans le ciel. Il y avait au total 932 bidons dont 58 bidons d’huile à moteur et plus de 240 bidons vides, à en croire Abdoulaye Gado, gérant du dépôt. L’incendie s’est déclenché, raconte-t-il, alors qu’un client sans bidon vidait l’essence pour défaut de «garanti».
Actualités 16 mars 2015

Le commissaire du commissariat spécial de Dantokpa, Ernest Illamèdji et son épouse ont tous deux péri dans un accident de la circulation dans la journée du samedi 14 mars dernier, en se rendant aux obsèques des parents du maire de Glazoué, décédés aussi en couple, il y a quelques semaines.
Après l’accident dont a été victime l’ancien ministre de l’Intérieur Benoît Assouan Dègla le samedi 31 janvier dernier, c’est le tour ce week-end-ci du couple Illamèdji d’être victime d’un accident mortel de circulation survenu à la hauteur de Moumoudji sur la route de Glazoué. Selon les témoins du drame, le couple faisait partie de la délégation du ministre de l'Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation, Komi Koutché qui allait soutenir le maire de la commune de Glazoué qui inhumait son père et sa mère décédés.
La scène était surréaliste aux yeux de ceux qui l’ont vécue et la douleur était vive sur les visages des parents et amis. C’est un coup dur et difficile à supporter. Un drame qui a porté un coup aux obsèques des Gnancadja à Glazoué.
Outre les amis, collègues et parents, le commissaire Illamèdji et son épouse disparus laissent derrière eux quatre orphelins tous en bas âges compris entre 3 et 14 ans. Des enfants durement éplorés. Selon certaines indiscrétions, l’épouse du commissaire serait même enceinte de quelques mois.
Toutefois, cet accident pose une fois encore le problème de la vitesse sur les axes routiers et renvoie à la prudence une fois au volant.