La Nation Bénin...
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Depuis le vendredi 13 mars dernier, Novotel Cotonou Orisha hôtel a sa 4e étoile. La remise de la plaque 4 étoiles a eu lieu au cours d’une cérémonie à Cotonou, placée sous l’égide du ministre de la Culture, de l’Alphabétisation et de l’Artisanat et du Tourisme Jean Michel Abimbola ainsi que de nombreux promoteurs d’hôtels dans le pays.Une distinction considérée comme le symbole de son projet constant d’amélioration et de développement.
Novotel Cotonou Orisha hôtel est désormais classé 4 étoiles. Le confort des lieux ainsi que la prestation des services offerts aux clients ont amené les autorités chargées du classement et déclassement des établissements hôteliers à attribuer la 4è étoile à cet hôtel.
En recevant officiellement le panonceau qui le consacre 4 étoiles, le directeur des hôtels Novotel Cotonou Orisha et Ibis, Richard Robaix, s’est dit satisfait. «La constance est notre défi. Nous voulons rester 4 étoiles», a-t-il laissé entendre, précisant que sa structure prévoit des réformes allant dans le sens de la totale satisfaction de sa clientèle.
Avant de dévoiler le panonceau et le remettre, le ministre Jean-Michel Abimbola a rappelé que c’est dans le souci de faire du Bénin l’une des destinations touristiques les plus en vue sur le continent qu’il a été initié des réformes.
Lesquelles réformes ont conduit à la mise sur pied d’une commission nationale de classement et de déclassement des structures hôtelières exerçant sur toute l’étendue du territoire national. «Votre profession est exigeante et c’est l’image du Bénin que vous vendez à travers vos prestations. C’est donc dans le souci d’aider à mieux vous distinguer par des signes que cela a été fait», a-t-il précisé, en ajoutant que c’est le début d’un long processus qui conduira à faire la distinction entre les bons et les moins bons. Toutefois, rasure le ministre, «le processus de classification et de déclassification n’a souffert d’aucune tricherie ou autre pression». C’est pourquoi, demande-t-il aux promoteurs des hôtels, d'accepter la place que leur attribue la commission en charge du classement. «A terme, nous pourrons faire de l’industrie hôtelier du Bénin quelque chose de qualité», conclut le ministre en charge du Tourisme.
Quant au directeur des professions et établissements touristiques, Georges Lègba, il a rappelé le travail professionnel qui a conduit au résultat de classement des établissements hôteliers, avant de d’indiquer que ce qui distinguera désormais chaque établissement sera les couleurs. Il s’agit de la couleur bleue pour les hôtels de 1 et 2 étoiles, la couleur cendre pour les hôtels 3 étoiles et la couleur dorée pour les 4 et 5 étoiles.
Le représentant des associations des tours opérators et agences de tourisme du Bénin, Jean-Marie John-Ayeh a salué les efforts du ministère de tutelle. «Loin d’être terminé, cet acte engagé est une grande œuvre à poursuivre pour le rayonnement du Bénin dans le monde», a-t-il souligné.
Novotel 4 étoiles, un rêve concrétisé
Novotel Cotonou Orisha est un hôtel ouvert en 1995 lors du sommet de la Francophonie au Bénin. Après une rénovation partielle de l’établissement en 2003, l’hôtel est classé 3 étoiles. Une rénovation totale se programme à partir de juillet 2006. Ce n’est qu’en juin 2014 que le Novotel se rapproche des autorités compétentes pour solliciter une reclassification. La procédure de classification des hôtels au Bénin est identique à la classification internationale. C’est ainsi qu’une visite de l’équipe de classification s’effectue en septembre 2014 et la confirmation des résultats est proclamée fin décembre 2014. Après une visite de contrôle des non conformités, la décision est validée le 10 février 2015. Le Novotel reçoit ainsi sa 4e étoile.
Société 16 mars 2015

La réception provisoire de la pelouse en gazon synthétique du terrain de football et d’autres équipements sportifs du Centre d’excellence de formation de Missérété a eu lieu mercredi 11 mars dernier. Au cours de la cérémonie, le président de la Fédération béninoise de Football, Augustin Ahouanvoèbla avait à ses côtés des membres de son bureau, des cadres de la Direction technique nationale (DTN) et des responsables de centres de formation.
Les infrastructures sportives provisoirement réceptionnées sont le fruit du projet Goal de la FIFA. Parmi elles, il y a le gazon synthétique posé par la société Greenfiels dont c’était la troisième œuvre au Bénin, après les aires de jeu du stade René Pleven de Cotonou 2 et du stade municipal de Parakou.
A l’occasion, le président de la FBF, Augustin Ahouanvoébla a rappelé que la pelouse a été entièrement financée par la FIFA grâce au projet spécial « Goal». Ainsi, le Centre d’excellence de Formation de Missérété dispose désormais d’une aire de jeu adéquate, plus adaptée et moderne. Laquelle peut accueillir les séances d’entraînement de la sélection nationale senior et celles des catégories d’âge, ainsi que des matches des différents championnats.
«Avec la construction de l’hôtel haut standing promis par le président Sepp Blatter dont la cérémonie de pose de première pierre se fera ici même, au-delà de la formation des jeunes, la FBF disposera désormais d’un cadre qui permettra dans les tout prochains mois d’abriter des équipes nationales de catégories d'âge pour leur mise au vert mais aussi recevoir des équipes étrangères ou des pays amis pour leur préparation aux différentes échéances internationales voire pour leur championnat », a-t-il par ailleurs annoncé.
En promettant que l’aire de jeu sera bien entretenue, le président Augustin Ahouanvoébla a indiqué que des dispositions seront prises par sa fédération, pour la clôturer avec la pose de grillage et des pare-ballons. Suivra ensuite l’éclairage des lieux avec des projecteurs afin qu’avec les deux autres aires de jeu, elle puisse être utilisée 24 heures sur 24 heures, pour le développement du football béninois.
Le président de la fédération a enfin témoigné sa reconnaissance et celle du Bénin à la FIFA et à la CAF pour leurs appuis constants au football béninois. Désormais, il ne reste donc qu’à rendre fonctionnel le centre en lançant ses activités.
Vers une levée des sanctions de la CAF
En marge de la cérémonie de réception, le président Augustin Ahouanvoébla a tenu à préciser que la Fédération béninoise de Football a été sanctionnée pour une faute administrative sans intention délibérée et non pour tricherie. Il a ensuite rassuré que dans les tout prochains jours, ladite sanction qui pèse sur le Bénin et qui prive de compétitions toutes les sélections nationales au niveau des catégories d’âge pour deux ans, sera levée par la CAF. « Car après les deux CAN à savoir celle cadette qui a pris fin au Niger et celle en cours au Sénégal, le président Issa Hayatou avec son Comité exécutif, vont lever les sanctions qui pèsent sur le Bénin, le Ghana, le Sénégal et le Cameroun. Et le Comité exécutif de la FBF met les bouchées doubles actuellement, pour la mobilisation des ressources pour une bonne campagne, car le Bénin sera bel et bien présent pour les éliminatoires des championnats africains cadets et juniors à venir », a-t-il promis. M.G
Sports 16 mars 2015

A la recherche d’une thérapie face à l’insécurité grandissante, des spécialistes de la sécurité, des responsables de la police, de la gendarmerie et des militaires sont, depuis hier jeudi 12 mars à Bohicon, pour mener la réflexion sur le concept de la police de proximité.
Déjà expérimenté dans les grands pays, le concept de police de proximité, désigne des unités de policiers évoluant au quotidien dans les quartiers difficiles. Une police proche des populations tout en étant aussi courtoise qu’efficace. En France comme aux États-Unis, le succès de la police de proximité témoigne de la réciprocité des relations qui existent entre les policiers et les citoyens dont ils assurent la sécurité. Le concept semble relativement prendre au Bénin avec la police municipale de Cotonou. Mais très tôt, il s’est égaré dans une sorte de tradition. La police de proximité n’est pas celle qui violente le citoyen, qui le rançonne et est incapable de le secourir.
A l’ouverture des travaux de la réflexion hier à Bohicon, Ralf Wittek, représentant régional de la Fondation Hans Seidel qui appuie l’organisation de cet atelier qui dure trois jours, souligne que l’Afrique se distingue par certaines pratiques qu’il serait indispensable de corriger.
En effet, il n’est pas rare qu’on observe dans les rues ou à des postes de contrôle, qu’un citoyen ou un étranger soit mal traité ou mal accueilli.
Pour aller vers des solutions appropriées, la rencontre de Bohicon se veut une contribution au débat public sur la police au quotidien. Ouvrir la voie à une nouvelle police en faisant en sorte qu’elle soit proche des habitants, à l’écoute des victimes, attentive aux préoccupations des élus, et puisse répondre effectivement aux attentes desdites populations, doit être un objectif des forces de l’ordre.
Mais cet objectif ne doit pas être poursuivi au détriment d’autres actions tout aussi importantes comme la prévention contre le terrorisme, la recherche des auteurs d’infractions ou, plus généralement, la lutte contre la criminalité.
Pour le colonel de gendarmerie Placide Ayamou, la sécurité de proximité représente une approche récente pour la gestion de cette problématique qu’est l’insécurité au niveau des populations. Elle va au-delà des concepts classiques de lutte contre l'insécurité de par ses acteurs et ses dimensions. L’étude de ce concept relativement nouveau devra prendre en compte les principes et stratégies qui le sous-tendent, les acteurs auxquels il fait appel et les cibles. Il poursuit en rappelant que la sécurité de proximité est perçue comme une réponse plus adaptée au sentiment d’insécurité qui anime les populations dans certains pays. Il s’agit d’un concept basé sur la prévention et la communication en vue d’une meilleure prise en compte par anticipation des besoins des populations dans le domaine de la sécurité.
Certes, la prévention faisait déjà partie des principes d’action mis en œuvre par les forces de sécurité publique que sont la Police nationale et la Gendarmerie nationale dans la lutte contre l’insécurité. Mais dans le cadre de la sécurité de proximité, il s’agit d’une prévention basée sur des axes spécifiques d’actions adaptées aux différents besoins des populations en la matière.
Abondant dans le même sens, le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, Simplice Dossou Codjo, en procédant à l’ouverture des travaux de cet atelier devait rappeler surtout le climat sécuritaire actuel au niveau régional voire mondial, caractérisé par des actes terroristes des groupes Boko Haram et Djihadistes.
Aussi, le ministre Simplice Dossou Codjo est-il d’accord avec le colonel Placide Ayamou, l’un des communicateurs de cet atelier qui assure que le concept de sécurité de proximité est de nature à rassurer davantage les populations et à résorber le sentiment d'insécurité qui les anime à travers une approche de solution adaptée à chaque situation spécifique.

L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin, Michaël Raynor, a procédé hier jeudi 12 mars, au lancement de la campagne de traitement de masse contre la schistosomiase (bilharziose) et les vers intestinaux en milieu scolaire à l’Ecole primaire publique Kotchi à Malanville. Au total, 662 967 enfants de 5 à 14 ans dont 50 392 à Malanville sont visés par le déparasitage contre la maladie.
Réduire les impacts des schistosomiases chez les enfants de 5 à 14 ans en général et les écoliers et élèves en particulier afin qu’ils poursuivent normalement les cours et accroissent leur rendement en classe. Tel est l’objectif visé à travers la campagne nationale de traitement de masse contre la schistosomiase et les vers intestinaux en milieu scolaire dont l’édition 2015 a été lancée hier à Malanville.
C’est l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin, Michael Raynor, qui a procédé à l’administration des comprimés de Praziquantel au premier enfant de l’école primaire publique de Kotchi à Malanville, donnant ainsi le top de cette campagne qui concerne plus de 50.000 apprenants de 69 écoles primaires publiques et privées ainsi que des collégiens et des non scolarisés de la commune situés dans la tranche d’âge.
Le directeur de l’EPP Kotchi, Hector Sabi Mékiré s’est réjoui du choix porté sur son école pour abriter le lancement de la campagne. La manifestation a eu lieu en présence du maire de Malanville, El Hadj Issiaka I. Bako, le conseiller technique pour RTI International au Bénin, Dr Jean-Jacques Tougoue, le conseiller-résident de RTI International au Bénin, Dr Aboudou Daré, le représentant du directeur départemental de la Santé Borgou-Alibori, Jacques Dagba, le médecin coordonnateur de la zone sanitaire Karimama-Malanville, Dr Mahoussi Hounkanrin.
Organisée par le Programme national de lutte contre les maladies transmissibles (PNLMT) avec l’appui technique et financier de RTI/ENVISION/USAID et la collaboration du ministère des Enseignements maternel et primaire (MEMP), la campagne concerne 28 communes pour 662 967 enfants au total dans les départements du Borgou-Alibori, de l’Atacora-Donga, du Zou-Collines et du Mono-Couffo, précise le docteur Wilfrid Batcho, coordonnateur du PNLMT. Pour le Borgou-Alibori, 909.700 comprimés de praziquantel sont mis à disposition pour déparasiter 316.602 enfants au total contre la schistosomiase.
La bilharziose, une maladie parasitaire, se transmet à l’homme par l’intermédiaire de petits escargots qui vivent dans les rivières, ce qui lui confère l’appellation de maladie des eaux souillées par les selles, indique Dr Wilfrid Batcho. Le parasite infecte les humains par pénétration de la peau dans l'eau douce et provoque des lésions au niveau des organes hôtes par l'accumulation des œufs des parasites dans les tissus des appareils urinaire, digestif, génital, etc. pendant des années, poursuit-il.
La maladie expose les enfants à une morbidité grave et les populations contaminées à d’importantes répercussions sanitaires et socio-économiques sur leurs activités productives. En effet, elle peut entraîner la stérilité, le cancer de la vessie et même la mort. Il faut souligner que la plupart des 77 communes du Bénin sont endémiques à cette maladie qui constitue, en termes de ravages, la deuxième affection liée à l’eau après le paludisme.
Santé 13 mars 2015

La FIFA a publié hier jeudi 12 mars, son dernier classement mondial. Aussi paradoxal que cela pourrait paraître, le Bénin sans entraîneur et dont la sélection n’a plus livré le moindre match depuis quelques mois, se retrouve à la 92è place.
Pour le présent classement qu’elle vient d’effectuer, l’instance faîtière du football mondial a seulement pris en compte les sept matches amicaux qui ont été disputés après sa publication de février. Les principales évolutions étant donc imputables à la dépréciation d’anciens matches, la tête du classement reste inchangée avec l’Allemagne qui continue de devancer l’Argentine et la Colombie.
Par ailleurs, l’Italie qui a progressé de deux places, réintègre le Top 10 aux dépens de l’Espagne qui n’y figure plus.
L’UEFA a 29 équipes au sein du Top 50. Quant à la CAF, elle y est représentée avec 11 équipes, suivie de la CONMEBOL, six, trois pour la CONCACAF, une pour l’AFC et aucune pour l’OFC.
De la 95è place qu’il occupait dans le précédent classement publié le 12 février dernier, après avoir régressé de six points, le Bénin est devenu 92è. En termes de points et de places, il a enregistré des progressions respectives de (+14) et (+3).
Les responsables de la Fédération béninoise de football ne devraient pas se complaire de ces avancées apparentes. Ils devraient plutôt se remettre en cause, surtout que d’ici la mi-avril, il sera procédé au tirage au sort pour les éliminatoires de la 31è édition de la CAN Orange. Et à ce jour, le Bénin est sans entraîneur et sans sélection.

L’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) a parrainé, hier jeudi 12 mars à l’Université d’Abomey-Calavi, la restitution d’une étude sur la production d’aliments sans farine de poisson. Cette recherche, faite par quatre doctorants sous la coordination du professeur Emile Didier Fiogbé, s’inscrit dans le cadre de la coopération universitaire entre l’Université d’Abomey-Calavi et l’Université de Kagoshima au Japon. La séance a connu la présence du doyen de la Faculté des Sciences techniques (FAST) Félix Hontinfindé et du représentant résident de la JICA Togawa Toru.
La problématique de l’alimentation des poissons est à la base d’une recherche sur le thème : «La production d’aliments sans farine de poisson pour la production intensive du Tilapia (Aréochromis niloticus) et du Silure africain (Clarias gariépinus)». Fruit de la coopération universitaire entre l’Université d’Abomey-Calavi et l’Université de Kagoshima au Japon, cette étude a été facilitée par l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA). Les résultats des recherches montrent qu’il est bien possible de substituer dans l’alimentation des poissons la farine de poisson par la farine de vers de terre et d’asticots.
A la cérémonie de restitution de l’étude hier, le doyen de la Faculté des Sciences techniques (FAST) Félix Hontinfindé a souligné que le développement du secteur agricole passe par la sécurité alimentaire. Il fait constater qu’alors que l’aquaculture est une activité récente qui prend de l’essor, le domaine de la pisciculture est confronté à de réels problèmes d’alimentation. D’où la nécessité de trouver des aliments moins chers pour résoudre ce problème.
«C’est en cela que les résultats de cette étude viennent apporter un démenti formel à la thèse selon laquelle on ne peut produire du poisson sans y mettre de la farine de poisson», a-t-il laissé entendre.
Le représentant résident de la JICA au Bénin, Togawa Toru se dit très heureux d’assister à cette séance finale de restitution des résultats du projet de développement de la pisciculture en eau douce. Selon lui, cette étude constitue une preuve que la vulgarisation de l’aquaculture est un domaine prioritaire de la coopération entre le Bénin et son pays le Japon.
Les résultats, présentés par le coordonnateur du projet, le professeur Emile Didier Fiogbé, montrent que dans un contexte où la demande en aliment en protéines animales est élevée soit 15 kg par habitant, alors que la pêche est limitée et qu’un important lot de poissons congelés soit 75 000 tonnes sont déversés par jour sur le marché, la nécessité de mettre au point des aliments sans farine de poisson à partir des sources de protéines s’impose.
De façon plus spécifique, l’étude s’est consacrée à la formulation et la fabrication d’aliments à partir de la composition en acides aminés des matières premières et la substitution totale de la farine de poisson par d’autres sources de protéines animale et végétale tels que les vers de terre et les asticots.
L’expérience a duré huit semaines et a porté sur 750 Tilapias. Ils ont été mis dans un volume d’eau de 300 litres pour 50 poissons, nourris deux fois par jour avec un renouvellement à 100% par jour de l’eau.
Au niveau du Silure africain (Clarias gariepinus) ou encore appelé « Aboli » en langue fon, la même expérience a été faite et a duré six semaines. Le résultat montre que la substitution totale de la farine de poisson est possible sans que les poissons ne perdent de poids avec un équilibre certain des acides aminés, l’amélioration de l’appétence et de la digestibilité des aliments. Il en ressort que dans un contexte où la farine de poisson qui est importé au Bénin est très coûteuse et de qualité tantôt mauvaise, tantôt intermédiaire, on peut bien s’en passer dans l’alimentation des poissons.

A l’instar des autres pays de la sous-région ouest africaine, le Bénin organise désormais le tournoi dénommé la Coupe de l’ambassadeur du Japon. A la veille de la compétition, le secrétaire général de la Fédération béninoise de judo, Eric Olafa apporte ici des précisions sur le déroulé, les trophées mis en jeu ainsi que les participants.
La Nation: Votre Fédération organise un évènement important ce week-end. De quoi s’agit –il ?
Eric Olafa : Nous organisons le dimanche 15 mars au Hall des Arts, Loisirs et Sports de Cotonou la première édition de la Coupe de l’ambassadeur du Japon.
Pourquoi la compétition est-elle dénommée «Coupe de l’ambassadeur du Japon»?
D’abord parce que le judo est un art martial d’origine japonaise. Et tout part du constat que dans les autres pays de la sous-région ouest africaine, toutes les ambassades du Japon qui y sont accréditées organisent régulièrement cette compétition dénommée la Coupe de l’ambassadeur du Japon. C’est ainsi que nous nous sommes rapprochés de l’ambassadeur du Japon près le Bénin, son excellence Daini Tsukahara et avons négocié avec lui. Le diplomate a fait un très bon travail avec nous et a accepté, courant janvier dernier, l’organisation de cette manifestation.
Qui sont ceux qui prennent part à la compétition ?
Il s’agit des judokas des catégories minimes, cadettes, juniors et seniors. Aussi avons-nous invité des athlètes de la catégorie senior du Togo et du Ghana.
Quels sont les prix mis en jeu ?
L’ambassade a mis à notre disposition de nombreux trophées. Les quatre premiers recevront une coupe et une médaille. Je précise qu’il y a une coupe et une médaille pour chaque premier. Nous aurons au total 19 catégories au cours de cette manifestation.
Quelle est la valeur de ces trophées ?
Je ne saurai réellement estimer la valeur de ces médailles et trophées puisqu’ils viennent directement de l’Empire du soleil levant.
Comment se porte la maison judo aujourd’hui ?
A vrai dire, la Fédération béninoise de judo se porte à merveille. Elle se porte très bien sauf que les moyens ne suivent pas toujours pour réaliser nos rêves.
Un appel au public
J’exhorte le public qui est toujours derrière le football à croire en nous aussi fédérations d’arts martiaux, en l’occurrence le judo. Qu’il fasse massivement le déplacement du Hall des Arts, Loisirs et Sports de Cotonou ce dimanche pour nous assister.
Sports 13 mars 2015

Le Village SOS d’enfants de Natitingou abrite demain samedi 14 mars la phase départementale de l’élection Miss Bénin 2015. Douze candidates sont en course pour représenter les départements de l’Atacora et de la Donga à la grande soirée de sacre de la beauté béninoise.
La ville de Natitingou célèbre demain samedi 14 mars la beauté béninoise dans les départements de l’Atacora et de la Donga. Douze jeunes filles âgées de 18 à 22 ans sont en course pour la couronne de reine de la beauté. Et en prime à leur participation à la grande finale du concours Miss Bénin 2015 prévue pour le 25 juillet prochain. Six à l’arrivée pour chacun des deux départements, elles se retrouveront à deux pour représenter leurs régions respectives à la phase finale. Demain samedi elles offrent au public une belle soirée que Fortuné Dégbégni, président de l’Association culturelle Miss Bénin, qualifie d’unique vu toutes les attractions y attendues.
Axée autour du thème ‘’Beauté, engagement social’’, la phase départementale de Miss Bénin dans l’Atacora-Donga se veut une fête au cours de laquelle les candidates défileront en tenues traditionnelle, olympique et de soirée avec tout le prestige conféré à un tel évènement.
Pour sa dixième édition sous l’égide de l’association, le concours Miss Bénin innove avec la volonté de ses organisateurs de célébrer la beauté en grande pompe. Aussi les phases départementales ne se feront-elles pas dans la dentelle. Kalamoulaï, Adjima et Star Glory sont les artistes qui animeront cette soirée qui se tient pour la première fois sur un podium en plein air.
Depuis hier, les douze candidates sont suivies par les encadreurs du comité d’organisation. Leurs tenue et démarche sur scène et l’initiation à la prise de parole constituent la trame de ces séances organisées pour les préparer aux enjeux de ce prestigieux concours.

Le Bénin regorge de talents aux quatre coins du monde qui se laissent découvrir à petits coups. Très peu connu sur sa terre natale, mais faisant la pluie et le beau temps en Europe et en Amérique surtout, épatant de par son art, Emo de Medeiros est actuellement en séjour à Cotonou. Une aubaine qui permet d’en savoir un peu plus sur ses réalisations.
Le travail artistique d'Emo de Medeiros part des œuvres les plus simplistes, parcourt des réalisations gigantesques qui impliquent au besoin d’autres formes d’expression artistique tout en surfant fortement sur la spiritualité. Celle-ci occupe d’ailleurs une place de choix dans son travail et la perception de l’artiste lui-même sur ce sujet est sans équivoque. Pour lui, «l’art et la spiritualité constituent la même chose » et il ne servirait à rien de dissocier l’un de l’autre. Encore que, soutient-il, chaque œuvre artistique est l’expression, non pas d’une quelconque religion, mais de la spiritualité prise au vrai sens.Autant le discours de Emo de Medeiros sur la spiritualité séduit, autant son travail épate par l’originalité qui l’entoure.
Même si l’artiste lui-même ne l’évoque pas, on peut en premier lieu ranger sa pluridisciplinarité sur son origine (métis né d’un père béninois et d’une mère française), et ensuite à la variété de sa formation. Emo de Medeiros vit actuellement et travaille à Paris et à Cotonou. Mais il a grandi à Cotonou, avant de s'envoler à Paris, Boston et New-York et est passé par différents instituts et centres. Son œuvre «Saint WaHo, priez pour nous», réalisée en 2012, à qui il est «hautement recommandé de faire une petite offrande, même silencieuse, pour accroître sa chance de manière générale, même si l’on n’a pas en tête de souhait précis», n’en est pas moins une illustration. Cette œuvre assemble à elle toute seule du bois, des boîtes métalliques, des ailes de geai, un smartphone, une image numérique, deux fichiers audio, deux assiettes en métal, deux poids d’haltère et est dressée sur 185 × 40 × 40 cm. «Saint WaHo» peut être aussi détaché de sa colonne inférieure pour les processions et lorsqu'on flashe le QR code avec son électro-extension, ou appelle directement le numéro de Saint WaHo, la voix d’Andy Warhol (souvent distrait) transite par l’œuvre et le vœu peut être fait.
Le «pape» de la contexture
Tout en concédant à la «contexture», son explication à la base, c'est-à-dire «un ensemble considéré sous l’angle des interrelations ou des interconnections entre ses éléments constitutifs», Emo comme on l’appelle, a trouvé à ce mot, un autre sens qui n’est pas pour autant similaire, partant du principe de la contexture d’un roman, d’une symphonie, d’une fresque...
«Dans mon travail, contexturer représente ce processus dynamique, conceptuel autant que plastique, qui consiste à mobiliser des textures, matérielles ou abstraites, qui vont par exemple de l’urbanité contemporaine (comme tissu de symboles, de signes, de pratiques, de traces) à l’acier usiné et peint comme texture physique, en passant par la musique électronique, la notion de transcendance ou bien encore la figure de l’artiste comme antipersona», soutient l’artiste.
Pour lui en effet, «une contexture implique et autorise d'infinies recontexturations. Elles consistent à transgresser les limites culturelles, esthétiques, technologiques, historiques, géographiques et sociales qui séparent d'ordinaire la production et la diffusion des images, des sons, des objets ou autres artefacts, de provenances, d'époques et d'usages divers». Ceux-ci, poursuit-il, «font l'objet de remixages, de métissages, de bricolages et/ou de randomisations audiovisuelles et plastiques, donnant lieu à des œuvres qui se déclinent spatialement sous forme de séries cooptatives».
S’agissant des éléments constitutifs de cette innovation tout à son actif, Emo explique qu’elle est régie par trois processus moteurs. Primo, celui d’une rythmique, ou périodicité efficiente, qui induit des effets de réactivation, de recyclage, de réitération, de récurrence et/ou de ritournelle dans l’agencement des textures au sein des œuvres ou entre elles, dans leur contexte de création puis de démonstration. Secundo, il y a l'improvisation, déterminant la part d’indéterminé nécessaire à tout artefact, ou œuvre d’art et enfin la participation collective, que ce soit celle induite par la collaboration avec des artisans dans la fabrication des œuvres, ou celle dérivée du dispositif de l'exposition ou de l'installation qui permet de faire l’expérience des artefacts. Pour faire plus simple, l’artiste fait observer qu’il compose ses œuvres «concrètement et au sens large, à partir de textures» et qu’en tant qu’élément, celle-ci va du tissu ou du pixel au texte. Puis, en tant que notion, «elle traverse le matériel et le mental, et inscrit dans le même continuum le matériau et le concept».
Forte dose de spiritualité
Chaque réalisation d'Emo est abritée par une certaine spiritualité, pourrait-on dire. Avec «Saint Y’Kono» par exemple, il enseigne que «les pensées sont à la conscience ce que les oiseaux sont au ciel» et que les sentiments sont à l’âme ce que les nuages sont à l’orage. Cette double réalisation (Saint Y’Kono et Sainte Y’Kona) sont, selon ses propres mots, des «inducteurs d’illumination instantanée». Ce que Emo appelle par exemple la victoire d’aujourd’hui contre le vous-même d’hier est matérialisé par «Mempo». Cette série d’œuvres emprunte son nom aux masques traditionnels japonais portés par les samouraïs au combat. Ils sont tous composés d’un masque reproduisant le casque d’Iron Man, le héros de bande dessinée Marvel, recouvert de plumes, derrière lequel passent des films réalisés à partir de fragments de journaux vidéo, de moments critiques, et de citations issues du Traité des cinq roues de Miyamoto Musashi. «Chacun des Mempo est en outre lié à un ange protecteur.
Pour réussir cette innovation qu’il s’impose et pour mieux impacter le public, Emo travaille sur de nombreux média, dont la vidéo, la performance, la musique électronique, les fétiches, les sèmes irréguliers, les appels téléphoniques, les QR codes, la photographie, les installations performatives, les écrans embarqués, ou encore les cornes de taureau.
Ce qui lui permet de se distinguer des autres artistes de sa trempe et lui a valu au 58è salon de Montrouge en 2013 et au Palais de Tokyo l’année dernière, l’admiration de nombreux collectionneurs et amateurs d’art. Malgré tout, Emo garde la tête froide sur ses épaules. Sa modestie franchit bien souvent les frontières de la timidité, lorsque face au public, il préfère se cacher derrière de grosses lunettes pour échapper au regard du public. Ce qui importe, ce n’est point l’artiste tout court, mais son art, rit-il.
Un touche à tout !
L’observation de certaines réalisations d'Emo de Medeiros laisse entrevoir un travail de récupération. C’est le cas par exemple avec «Radio Vodun», une sculpture qui incorpore un smartphone et diffusant aléatoirement des citations tirées du Yi-King (ou Livre des Mutations, le manuel de divination chinois) et des extraits brefs de morceaux percussifs électroniques, ou encore «Série Helmets», composée d’œuvres diverses, de fragments d’armures comportant, «Série toiles de métal», constituée de contenants industriels dont les dimensions et l’iconographie sont dédiés aux «ferventiers» du Bénin. Pendant que le néophyte y voit de la récupération, le professionnel des arts lui verra des œuvres d’une autre nature, pendant que Emo lui-même comme à ses habitudes, fait parler une série d’éléments tout aussi disparates.
La diversité artistique d'Emo lui fait réaliser également des toiles de métal avec pour particularité d’y faire véhiculer deux messages distincts. Le premier, c’est celui exposé à la vue de tous, tandis que l’envers comporte un autre, souvent plus important, propriété exclusive du collectionneur ou du détenteur de l’œuvre. Ses photographies, collections de la vie aux quatre coins du monde et ses dessins numériques, réalisés dernièrement sur les taxi-moto «Zémidjan» constituent aussi des attractions, sinon un autre pan des réalisations de ce jeune artiste au talent avéré, dont le travail, encore peu connu du public local, est néanmoins d’un grand intérêt.

Cotonou enchaîne les cadres d’échanges sur l’avenir de l’or blanc et ses enjeux sur le continent. A la suite d’une précédente rencontre, se sont ouvertes hier, mardi 12 mars au palais des Congrès, les 13e assises annuelles de l’Association africaine du coton (ACA). Cadre de concertation par excellence pour traiter des questions d’intérêt commun autour de cette culture, les membres et acteurs de l’ACA, pour les présentes assises se pencheront surtout sur la problématique de leur filière face à la sécurité alimentaire.
Depuis hier, jeudi 12 mars et ce jusqu’à demain samedi 14 mars, Cotonou s’offre comme le cadre d’échanges des acteurs de la filière coton. Les membres et dirigeants de l’Association africaine du coton (ACA) s'y sont en effet donné rendez-vous pour échanger sur les enjeux actuels qui touchent à leur secteur.
Le thème retenu, à cet effet «La filière cotonnière, un levier pour la sécurité alimentaire», est assez évocateur, a fait savoir à l’ouverture des travaux, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et la Pêche (MAEP), Issa Azizou aux participants, venus du continent africain et d’autres contrées.
Ce thème, souligne-t-il, apparaît comme un gage de paix et de concorde sociale, et vient contredire la thèse de ceux qui pensent que «la culture du coton est concurrente de la culture vivrière et que le coton empêcherait les paysans de produire en quantité et en qualité ce qu’ils doivent consommer». Le ministre en charge de l’Agriculture dit attendre les conclusions de ces 13e journées de l’ACA « pour convaincre les producteurs de la capacité du coton à résoudre la double problématique d’insuffisance de devises et d’insécurité alimentaire pour nos pays ».
Au-delà du seul thème, c’est l’ensemble des travaux qui apparaît aux yeux du directeur général de la Société nationale pour la promotion agricole (SONAPRA), Idrissou Bako, comme une aubaine pour redéfinir les enjeux autour du coton africain. Il inscrit alors ces enjeux dans le sens d’une meilleure participation des acteurs à la défense de leur secteur, à sa promotion et à sa valorisation dans le respect des règles du commerce international.
«Il sera question d’échanger sur les enjeux actuels de la filière coton à savoir, l’amélioration de la productivité et de la qualité, l’impact de la filière sur la sécurité alimentaire, et l’amélioration de la compétitivité de l’environnement», note par ailleurs Idrissou Bako qui fonde son argumentaire sur le fait que «le développement socioéconomique du Bénin et de la plupart des pays africains repose sur la culture de l’or blanc». Dès lors, il faut repenser et réorienter au mieux le secteur, et c’est bien l’une des missions essentielles que les dizaines de participants venus à Cotonou se sont assignées.
Asseoir un cadre de gestion approprié
Au regard des enjeux économiques actuels et de l’importance croissante de la filière coton dans le développement des pays producteurs, il urge de lui définir une vision futuriste qui prenne en compte les approches du moment et les attentes des dirigeants tout comme celles des producteurs, s’est évertué à expliquer pour sa part, le président de l’Association africaine du coton (ACA), Mahieldin Ali Mohamed Abdalla. Même si l’association dont il assure la présidence fait déjà beaucoup à cet effet, le défi «d’asseoir un cadre de gestion approprié pour favoriser l’accroissement significatif des productions et des revenus des acteurs dans une optique d’amélioration durable de la filière coton et de la lutte contre l’insécurité alimentaire» n’est pas non plus perdu de vue.
L’ACA qui a vu le jour en septembre 2002 y a beaucoup contribué, positivement, ont soutenu les intervenants. Mais, la question de la sécurité alimentaire se montre depuis en plus pesante et il faut y travailler. L’importance de la redéfinition du nouveau cadre d’échanges sur les enjeux du coton s’illustre également, selon le ministre Issa Azizou, par le fait que dans les pays africians, le destin de millions de personnes est lié à l’agriculture en général et surtout à la culture du coton. C’est pourquoi l’importance de la culture du coton dans la garantie de la sécurité alimentaire doit être débattue afin de tirer des leçons pour une amélioration du système de production, martèle-t-il, après avoir présenté la situation du coton béninois et son évolution au cours des dix dernières années.
Les assises de Cotonou sont donc porteuses de beaucoup d’espoirs pour l'or blanc sur le continent et même dans le monde. Et déjà, le rêve de voir le coton africain transformé sur le sol africain par des Africains est annoncé pour être bientôt une réalité.