La Nation Bénin...
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Les 23 et 24 février, se déroule à Banikoara la troisième édition des journées d’éducation environnementale (JEE). Une soixantaine d’apprenants des écoles et collèges de cette commune riveraine du parc W participent aux activités visant à leur faire découvrir les merveilles de ce riche patrimoine faunique national et à susciter leur adhésion pour sa préservation et sa gestion durable.
«La Jeunesse face au défi de la conservation des parcs nationaux», c’est autour de ce thème que se sont ouvertes les troisièmes Journées d’éducation environnementale (JEE), hier lundi 23 février à Banikoara. Organisées par la direction du parc national du W et l’ONG Joie pour l’Enfance (JPE) avec l’appui financier du Projet d’appui à la gestion des aires protégées (PAGAP), elles permettent à 60 apprenants : 30 écoliers et 30 élèves, les plus méritants choisis dans les établissements primaires et secondaires de la commune, et leurs enseignants, de s’informer sur la Réserve de biosphère transfrontalière du W partagée entre le Bénin, le Burkina Faso, le Niger et le Togo, et la nécessité de la protéger contre la pression anthropique.
Le but visé, précise le commandant Théophile A. Sinadouwirou, directeur du parc national du W, représentant la directrice générale du Centre national de gestion des réserves de faune (CENAGREF), c’est d’inculquer à cette couche juvénile, fer de lance du développement et relève du pays, des notions de base sur les ressources naturelles en général et la faune en particulier ainsi que sur les fléaux qui compromettent leur préservation et leur survie.
«Nous les adultes, nous sommes en train de faillir à notre mission : celle de protéger notre environnement et les ressources naturelles qui nous entourent mais vous, vous devez tout faire pour les conserver», insiste le maire de Banikoara, Bio Jean Bio Bougo. Il souligne que l’exploitation forestière, le braconnage, la transhumance, les feux de brousse, l’empiètement agricole, sont des maux qui minent dangereusement nos parcs nationaux pourtant de réputation mondiale.
«Nous voulons vous envoyer en mission pour que vous puissiez parler aux grandes personnes, à vos parents, afin de nous aider à protéger ces réserves menacées de disparition. C’est une noble responsabilité et un devoir qui incombent à chacun et à nous tous, surtout les jeunes», lance le directeur du parc national du W à la jeunesse scolaire présente. «Et, nous espérons que quand vous serez grands, vous n’allez pas contribuer par vos actes à faire disparaître nos parcs qui regorgent de nombreux animaux sauvages et plusieurs types d’arbres, afin que vos enfants puissent être amenés à les voir aussi », poursuit le commandant Théophile A. Sinadouwirou.
La causerie tenue au siège de l’Union communale des producteurs du coton a été marquée par la projection du film «WAPO» portant sur la richesse des aires protégées du complexe W-Arly-Pendjari-Oti-Kéran Mandouri (WAPO) et les actions déployées par leur conservation et qui a suscité l’enthousiasme des jeunes apprenants. En témoignent leurs nombreuses questions d’éclaircissement.
Le directeur du parc national du W a saisi l’occasion pour témoigner sa gratitude aux partenaires du CENAGREF impliqués dans la protection de la biodiversité des écosystèmes de savane du Nord-Bénin à travers différents projets tels que le programme régional Parc W/Ecosystèmes protégés en Afrique sahélienne (ECOPAS), le Projet d’appui aux parcs de l’Entente (PAPE), le PAGAP, etc.
Au terme de la séance d’hier, les écoliers et les élèves ont reçu des jouets, des tee-shirts griffés de slogans de sensibilisation, des ouvrages instructifs sur l’environnement. Ce mardi, une visite guidée dans le parc du W est organisée à leur intention et permettra de leur faire découvrir les attraits floristiques et fauniques de ce patrimoine.

Les professionnels de la santé «demandent plus de temps pour l’étude de la proposition de loi portant exercice en clientèle privée des professions médicales et paramédicales au Bénin». Ils l’ont fait savoir hier, lundi 23 février, à la faveur d’une conférence de presse qu’ils ont animée à Cotonou.
Les ordres et associations professionnels de la santé portent des réserves sur la «proposition de loi portant exercice en clientèle privée des professions médicales et paramédicales au Bénin». C’est le but de la sortie médiatique qu’ils ont organisée hier, à Cotonou. A la tribune, neuf différentes associations professionnelles du secteur de la santé, réunies pour attirer l’attention de l’opinion publique sur ce sujet d’ordre national. Il s’agit, entre autres, des associations nationales des infirmières et infirmiers diplômés d’Etat, des cliniques privées du Bénin, des techniciens supérieurs d’ophtalmologie opticien lunettiers du Bénin, des orthophonistes, des chirurgiens dentistes du Bénin.
La proposition de loi ‘’querellée’’ est un document de 175 pages, réparti en 203 articles.
Elle concerne neuf corporations et émane du député Epiphane Quenum.
Les conférenciers dénoncent la précipitation qui encadre le vote de cette loi. Selon leurs explications, ils n’ont été officiellement informés de ladite proposition de loi que le mardi 3 février dernier. Date à laquelle, ils recevaient la consigne de l’Assemblée nationale de l’étudier en l’espace de 48 heures afin de donner l’avis direct. Ce qui n’est pas de leur goût. Ils estiment que si l’erreur est permise dans les autres disciplines, en médecine une petite faute professionnelle peut être fatale à un patient. Pour eux, la proposition de loi ne saurait donc être votée en l’état actuel, car il exclut une frange importante des Ordres et associations professionnels du Bénin.
Eviter la va-vite
Pour le président de l’Association des infirmières et infirmiers diplômés d’Etat, Jean-Baptiste Elias, «une telle proposition ne saurait aller à la va-vite étant donné qu’elle touche un secteur très sensible et très réglementé». A sa suite, les représentants des autres Ordres et associations ont également apporté des éléments d’appréciation sur le sujet. Ce qu’ils dénoncent également, c’est que la proposition de loi telle que présentée apparaît comme «une mauvaise réponse à un véritable problème».
Pour eux, le texte contient des incohérences et des contradictions. Dans son état actuel, il violerait par endroits des principes chers à la démocratie béninoise et risque de reculer le Bénin de quatre décennies.
Ce qui frappe dans ce document serait la dépendance des professionnels de santé, dénonce pour sa part la présidente de l’ordre des chirurgiens dentistes du Bénin, Paulette Agboton Migan.
Selon la présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens du Bénin, Moutiatou Tidjani Toukourou, la notion d’Ordre est universelle et le texte proposé par l’honorable Epiphane Quenum va à l’encontre de cette assertion.
A en croire la présidente du Conseil national de l’Ordre des Sages-femmes Philomène Sansuamou, «les ordres et associations de santé ont une mission de service public au profit de la population».
Raison pour laquelle, les conférenciers exigent par conséquent, plus de temps pour l’étude de ladite proposition de loi.
Avant de faire une telle proposition de loi, il aurait fallu un débat national autour du concept de l’Ordre et de la nécessité d’avoir des Ordres professionnels au Bénin, ont-ils souligné.
Pour eux, les irrégularités contenues dans le document doivent être prises en compte pour ne pas mettre la vie de tout un peuple en péril.
Au regard du principe qui a guidé la proposition de loi, les conférenciers ont souhaité une pause pour revoir le texte dans son ensemble. Tout en remerciant le député Epiphane Quenum pour son initiative, ils estiment que l’on ne saurait faire une proposition de loi sans tenir compte de tous professionnels de la Santé
Actualités 24 févr. 2015

Le tout nouveau directeur de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), Coovi Célestin Ahonon était face à la presse dans l’après-midi d’hier lundi 23 février. C’était pour faire le point de ses 100 jours à la tête de l’institution avant d’annoncer des perspectives heureuses pour cette structure.
14 novembre 2014-22 février 2015, cela fait 100 jours que Coovi Célestin Ahonon a pris les rênes de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Pour que cette date ne passe hier pas inaperçue, il a rencontré la presse hier pour faire le point des activités menées pendant ces 100 jours.
Après avoir dit sa gratitude au président de la République et à son ministre de tutelle qui lui ont fait confiance en le plaçant à la tête d’une institution aussi importante dans le développement du pays, Coovi Célestin Ahonon a d’abord rappelé les difficultés que traversait la caisse lorsqu’il a été nommé directeur général. «Il a fallu l’intervention répétée de la Conférence interafricaine de prévoyance sociale (CIPRES) dont le travail a permis la résolution de la crise qui a été parachevée au cours de la 21è assemblée extraordinaire du Conseil des ministres de tutelle de la prévoyance sociale des 22 Etats membres de la CIPRES», a-t-il indiqué.
Entre autres actions, il a ajouté qu’il a dû mettre les bouchées doubles afin de faire bénéficier les agents de la Caisse et au grand bonheur des assurés sociaux, des instruments stratégiques de travail tel que le Plan de travail annuel (PTA) 2015 et le budget exercice 2015. «Ceci à l’avantage de mettre en exécution et de façon accélérée les différentes réformes à la CNSS» a dit le nouveau directeur général qui a évoqué également le renforcement des ressources disponibles mais en quantité réduite.
«105 agents ont été recrutés dans une première vague et une quarantaine est en attente de recrutement pour le même statut» a-t-il indiqué.
Coovi Célestin Ahonon a ajouté qu’il a également fait des tournées dans les directions régionales et structures sous tutelle pour s’enquérir des conditions de travail des agents. Ce qui lui a permis, dit-il, de constater qu’il y a encore beaucoup à faire. « Les échanges ont permis de prendre la mesure des attentes tant au niveau des pensionnaires, des allocataires, des rentiers et du personnel de l’administration locale », a-t-il souligné.
Le directeur général de la CNSS a précisé que pour faire face aux enjeux, il entend conformer la CNSS aux exigences qu’impose la modernisation. A cet effet, il parle de la numérisation de toutes les déclarations en collaboration avec le guichet unique de formalisation des entreprises et la mise en place d’un dispositif permettant le paiement électronique des pensions et des allocations familiales. Ce qui passe par l’établissement des cartes de paiement électronique. Pour y arriver, Coovi Célestin Ahonon précise que l’interconnexion de la direction générale avec ses agences régionales s’avère nécessaire. Pour lui, l’aboutissement des réformes passe par l’engagement de chacun à rénover les infrastructures adéquates.
Le directeur général de la CNSS estime que ses objectifs, du moins ceux de la CNSS se traduisent à travers la vision qui est de servir des prestations en temps réel et assez réduit grâce à un système répondant aux normes actuelles. « Cela suppose également que la CNSS doit étendre sa couverture particulièrement aux travailleurs du secteur informel ou à ceux des professions libérales », a conclu Coovi Célestin Ahonon.

Sous l’égide du ministre en charge de l’Agriculture, l’ensemble des acteurs nationaux du système semencier, des universitaires, les services de contrôle qualité et de certification, des organisations de producteurs agricoles ainsi que des partenaires financiers et ceux du développement, sont en conclave depuis hier, lundi 23 février à Cotonou. Leurs assises visent à mettre en place au Bénin l’Alliance nationale pour une industrie semencière en Afrique de l’Ouest.
Mettre en place une alliance nationale durable et inclusive pour faire le plaidoyer et agir sur les enjeux nationaux et régionaux pour l’expansion de la production, l’approvisionnement et l’utilisation des semences végétales de qualité. C’est le but de l’atelier qui a débuté hier à Cotonou et qui prend fin ce jour.
Il est attendu des deux jours de travaux une meilleure appréhension des fondements de l’organisation et du fonctionnement de l’Alliance pour une industrie semencière en Afrique de l’Ouest par ses acteurs et partenaires nationaux ; une adhésion des acteurs et partenaires nationaux à l’Alliance.Les assises permettront également une définition des modalités de fonctionnement de l’Alliance au niveau national y compris la coordination et les responsabilités ; la définition d’une feuille de route pour la mise en place de l’Alliance, puis la mise sur pied d’un comité de suivi
Il faut souligner que le Programme semencier Ouest- africain est porté par le Coraf Wecard pour le compte de partenaires régionaux et internationaux impliqués dans le secteur semencier sous-régional et engagés à travailler ensemble au sein d’une Alliance pour une industrie semencière en Afrique de l’Ouest.
Il compte réaliser ses objectifs à travers la mise en place d’une alliance de l’industrie semencière en Afrique de l’Ouest incluant tous les partenaires opérant dans le secteur des semences et qui garantira une production et une utilisation durable des semences de qualité des principales cultures vivrières.
Selon le secrétaire général du ministère en charge de l’Agriculture, Abdoulaye Toko, le Programme vise à accroitre la disponibilité en semence de qualité du taux actuel de 12% à celui de 25% au terme des cinq années de vie du projet.
Pour lui, les résolutions issues des travaux conduiront à améliorer les stratégies sur le terrain et permettront d’aller d’une agriculture de subsistance à une agriculture de développement

La Commission nationale linguistique Yom de la Donga et des autres localités du Bénin a tenu, vendredi 20 février dernier à la place de la Gaani de Djougou, un séminaire. Les travaux de cette rencontre ont été consacrés à la mise en place d’un bureau définitif qui aura pour défi, l’introduction du Yom dans le système éducatif formel. Œuvrer à l’union et l’entente de tous les ressortissants de l’aire culturelle Yom constitue également sa priorité.
Onzième du genre tenu depuis son avènement, le séminaire de la Commission nationale linguistique Yom de la Donga et des autres localités du Bénin a permis aux participants pendant les trois jours de travaux, d’amender les textes et règlement intérieur proposés par le bureau transitoire et de réfléchir aux maux qui entravent le développement harmonieux de la communauté et de la culture des Yora. A son terme, priorité sera accordée à la mise en place d’un bureau définitif qui aura pour mission première de relever le défi de l’introduction du Yom dans le système éducatif formel. Par ailleurs, ce bureau qui devra œuvrer à l’union et à l’entente de tous les ressortissants de l’aire culturelle Yom veillera à la relance des différentes activités de la commission.
A l’ouverture des travaux, Sayo Akpaki, président du bureau transitoire, s’est réjoui des activités menées par son bureau notamment l’installation des sous-sections communales et l’introduction du Yom dans le système éducatif formel dans sa phase expérimentale. La tenue du séminaire constitue, à ses dires, un véritable point de départ de la commission qui reste un creuset de valorisation du riche patrimoine culturel Yom.
Selon Micaël Bassabi Djara, maire de la commune de Djougou, le développement de la langue doit être une préoccupation majeure pour tous les groupes socioculturels organisés car elle demeure un trait caractéristique de leurs us et coutumes. Le grand défi qui reste aujourd’hui à relever et auquel la Commission nationale linguistique Yom doit faire face, à son avis, est le développement de l’environnement lettré Yom.
Vincent Houessou, représentant du ministre de la Culture et de l’Alphabétisation, a souligné que, outre l’introduction du Yom en phase d’expérimentation dans le système éducatif formel, le ministère a pris les dispositions pour que les supports didactiques de dix langues dont le Yom soient rénovés. Exhortant les autres groupes linguistiques à s’inspirer de l’expérience des Yoras, il a indiqué qu’une langue qu’on ne promeut pas finit toujours par disparaître.

L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin, Michael Raynor a procédé, hier lundi 23 février à Abomey, à la cérémonie de clôture du projet sauvegarde de deux danses de l’ancien royaume du Danxomè menacées de disparition.
Michael Raynor, ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin a officiellement procédé à la clôture du projet intitulé «Fonds de l’ambassadeur pour la préservation culturelle» au Musée historique d'Abomey, en présence du roi d'Abomey, sa Majesté Agoli-Agbo. Il était entouré pour la circonstance des membres de sa cour.
Essentiellement financier, l’appui des USA a été géré par Albert Bienvenu Akoha, directeur du Conservatoire de Danses cérémonielles et royales d'Abomey. Il a consisté surtout en la préservation du patrimoine culturel du Bénin par la collecte et l'archivage des chants et danses Ado et Gokwe.
Au total vingt-six tableaux de la danse Gokwe et vingt-trois de Ado ont été collectés et seront désormais conservés puis archivés grâce à cet appui des USA. Une vidéo numérique a été mise à disposition et dans laquelle les gardiens de la tradition expliquent le sens des chansons ainsi que le contexte de leur réalisation. Les explications des intervenants ont été transcrites pour la première fois en langue fon, puis traduites en français et en anglais. Deux films documentaires ont aussi été réalisés pour enregistrer deux danses spéciales appelées «Sinwé danse Ado dance» et «Le Gokwe de Agoli-Agbo».
Au cours de la cérémonie consacrant la clôture de l’évènement, hier lundi, l'ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin, Michael Raynor, a félicité le roi d'Abomey et Albert B. Akoha pour le travail de collecte et d’archivage qu’ils ont abattu dans le cadre de ce projet. Pour Michael Raynor, la culture se définit «comme notre identité par rapport à nos semblables, nos voisins ainsi que toute autre personne dans le monde». Par conséquent, selon lui, «partager nos cultures avec les autres, augmente forcément notre compréhension des uns des autres».
Le roi Agoli-Agbo a, pour sa part, longuement remercié l’ambassadeur américain pour cet appui très important qu’il vient d’apporter pour la préservation du riche patrimoine d’Abomey.

Les éditions 2013 et 2014 ont enregistré un succès incontestable. Vlisco entend surfer sur cette vague et remet, cette année, sa campagne de promotion de la femme, le «Mois de la femme ». En lice pour remporter l’édition 2015 et succéder à Monique Kotchofa Faïhun comme ambassadrice Vlisco, Huguette Bo-kpè Gnacadja, Chantal Sylvie Tchiakpè et Ghislaine Claude Fagbohoun ; trois femmes béninoises dont le parcours peut inspirer d’autres…
Cette année encore elles sont trois, et la gagnante désignée par un vote public sera consacrée ambassadrice de la marque Vlisco pour 2015, le 28 mars prochain, à l’occasion d’une soirée de remise du prix du «Mois de la femme Vlisco». Il s’agit de Huguette Bokpè Gnacadja, Chantal Sylvie Tchiakpè et Ghislaine Claude Fagbohoun. Cette année, le thème de la célébration est «Vivez le rêve», en hommage aux femmes qui ont le courage de faire de leurs rêves une réalité, malgré les défis auxquels elles font face dans leur vie quotidienne. Aussi, la mascotte de cette édition 2015 est-elle la chanteuse-compositrice congolaise Barbara Kanam, qui a fait preuve de conviction pour transformer sa passion pour la musique en carrière et devenir ainsi une des chanteuses les plus acclamées en Afrique, bien que ses parents eussent d’autres plans pour elle.
Ces mêmes qualités, Vlisco les perçoit au Bénin chez Huguette Bokpè Gnacadja, avocat au Barreau du Bénin, qui a un parcours remarquable en tant que consultante au sein du Comité des Nations Unies pour l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF) mais également sur l’élaboration des lois sur la protection et la défense des droits humains au Bénin et dans plusieurs pays de la sous-région. Chez Chantal Sylvie Tchiakpè aussi, présidente de l’ONG Oasis de Bonheur, initiatrice des «Restaurants du bonheur» au Bénin pour les personnes en difficulté.
Après des études en Europe, elle est rentrée au pays et confrontée à la misère ambiante, elle a décidé de servir les autres, servir la nation. Son ambition, créer des centres sociaux dans chaque localité du Bénin pour allouer aux femmes les fonds nécessaires leur permettant de pouvoir démarrer des activités génératrices de revenus pour réaliser leurs rêves. C’est donc en raison de son sens de sacrifice au profit des personnes défavorisées que Vlisco l’a identifiée et nominée, jugeant que son parcours a quelque chose d’intéressant et peut être une source d’inspiration pour les jeunes filles qui souhaiteraient s’investir dans le social. Chez Ghislaine Claude Fagbohoun enfin qui n’a pas hésité à créer sa propre entreprise spécialisée dans les marchés publics. Une expérience qu’elle mène et qui lui permet d’être aujourd’hui la Trésorière générale de la Fédération des femmes entrepreneurs et femmes d’affaires du Bénin (FEFA-Bénin). Elle qui rêve de liberté et d’indépendance financière pour toutes les femmes du monde, a été identifiée pour le courage dont elle fait preuve en s’investissant dans un domaine généralement réservé aux hommes. En clair, un modèle pour la jeune génération et pour toutes les femmes qui rêvent d’indépendance financière, vante Vlisco.
A l’endroit de ces braves dames, l’ambassadrice Vlisco 2014, Monique Kotchofa Faïhun, a fait l’éloge du label le «Mois de la femme», énumérant les nombreuses actions auxquelles elle a pris part à ce titre, dont la visite à l’usine de fabrication des tissus Vlisco en Hollande ; une année faste donc pour elle qui, dit-elle, lui aura permis d’élargir son horizon et d’apprendre aussi à mieux appréhender les situations qui se posent à elle. Chacune des prétendantes à sa succession aimerait pouvoir vivre autant d’émotions, après toutes celles déjà vécues au cours de leur riche parcours professionnel. Elles considèrent le «Mois de la femme» comme une exhortation à croire profondément à la réalisation de soi, à travers la réalisation de ses rêves.
Quant à Lucette Johnson, responsable Communication et Marketing à Vlisco, elle soutient qu’une seule journée, le 8 mars, ne suffit pas pour magnifier la femme. D’où l’idée d’étendre la célébration à un mois. Et sous les auspices de Vlisco parce que depuis plus de cent ans, la marque a tissé des liens particulièrement forts avec la femme africaine. Par le concept « Vivez le rêve », a-t-elle poursuivi, il s’agit de convaincre que les rêves peuvent et doivent être vécus. Une exhortation donc aux femmes afin qu’elles ne se privent pas de vivre leurs rêves.
Le public décide…
Vlisco a décidé, comme les années précédentes, de faire intervenir le public dans le processus de désignation de la femme ambassadrice de Vlisco pour 2015. A cet effet, un service de SMS voting a été institué, des votes dans la boutique Vlisco sise à Ganhi, dans ses boutiques partenaires, au marché Dantokpa ; ainsi que des votes par internet. Ces votes sont ouverts pour la période du 1er au 26 mars prochain. Pour le vote dans les boutiques, des urnes seront disponibles ainsi que des voting card, et les consommateurs peuvent voter une fois par jour sans obligation d’achat. S’agissant du vote par SMS, les réseaux GSM MOOV et MTN sont mis à contribution.
Là, les votants peuvent opérer leur choix en envoyant au plus cinq (05) messages par jour. Ainsi, pour Huguette Bokpè-Gnacadja, le public aura à envoyer « VLISCO 1» au 95 87 10 10 (MOOV) ou au 61 10 39 39 (MTN). Sur les mêmes numéros, ils enverront «VLISCO 2» ou «VLISCO 3» selon qu’ils votent pour Chantal Sylvie Tchiakpè ou pour Ghislaine Claude Fagbohoun.
Enfin, il est possible pour le public de voter par internet, une fois par jour, sur le www.dream.vlisco.com
Au-delà de la reconnaissance des femmes battantes, Vlisco entend aussi promouvoir les créateurs de mode à travers le «Fonds pour Modélistes », qui aide les futures modélistes et tailleuses d’Afrique Centrale et de l’Ouest à vivre leurs rêves. Principalement, les modélistes et tailleuses débutantes sont encouragées à présenter leur business plan avant le 15 mars prochain pour avoir une chance de gagner des cours de couture de haut niveau, un kit professionnel de démarrage dans la mode et un financement.

La coordination des Forces cauris pour un Bénin émergent de la 6e Circonscription électorale est montée au créneau, vendredi 20 février dernier, dans l’enceinte de la mairie d’Abomey-Calavi. C’était pour fustiger à travers une déclaration de presse lue par Patrice Hounyè Azè, l’appel au chef de l’Etat d’une certaine frange de la population d’Abomey-Calavi à positionner en tête de liste des autochtones aïzo aux prochaines élections législatives.
«Cette démarche maladroite et anti démocratique … qui laisse entrevoir un hold-up électoral, s’apparente à un chantage politique». C’est de cette manière que les membres de la coordination FCBE de la 6e circonscription électorale qualifient la position adoptée par une frange de la population d’Abomey-Calavi qui a fait parler d’elle par deux fois en début de semaine dernière. Une première fois le lundi 16 février devant le domicile du chef de l’Etat et la deuxième fois, le 19 février dernier au Business Promotion Center dans la même ville.
Pour les membres de ladite coordination, cette position ne saurait être prise au sérieux puisque fondée sur des arguments d’une certaine classe politique qui n’entend pas reconnaître son échec face aux idéaux de développement, principale raison que vise l’action politique. Si positionner en tête de liste, un fils ou une fille originaire d’une région donnée, voire l’envoyer au Parlement était un gage de développement, de réduction de la pauvreté et d’amélioration des conditions de vie des paisibles populations, objectent-ils, les communes de Zè, Sô-Ava et d'Abomey-Calavi ne seront pas dans cet état.
La coordination justifie sa position par l’article 20 de la Constitution de la République du Bénin qui prône l’unité, l’indivisibilité et la laïcité et l’article 80 du même ordre juridique qui stipule : «Les députés sont élus au suffrage universel direct…Chaque député est un représentant de la Nation toute entière et tout mandat impératif est nul». Ils ont aussi évoqué la Déclaration universelle des Droits de l’Homme et des peuples qui proscrit tout propos de discrimination ethnique, régionaliste, raciale et religieuse.
Les membres de ladite coordination estiment que les FCBE constituent une alliance politique de rassemblement de tous les Béninois et Béninoises où qu’ils se trouvent sur le territoire national. «Les questions de positionnement sur une liste électorale d’un groupe politique responsable sont des questions sensibles et délicates qui ne sauraient être exposées dans la rue. Encore que cette préoccupation n’a jamais fait l’objet d’un débat au sein du cadre de concertation des FCBE de la 6e circonscription électorale», déplorent-ils.
Ils ont par ailleurs insisté sur le fait que les FCBE constituent une seule et même famille, ont une même vision et un même combat à livrer.
Au total, la coordination FCBE de la 6e circonscription électorale condamne ces manœuvres politiciennes qui n’ont d’autres objectifs que de semer la confusion dans les esprits des paisibles militants et militantes, précise la déclaration.

Le président de la République a procédé, vendredi 20 février dernier, à la mise en service des adductions d’eau dans la commune de Sèmè-Podji. Cette localité a bénéficié d’un projet de densification et d’extension du réseau de la SONEB.
« C’est seulement le 3 février dernier que nous avons été instruits pour procéder à la densification et l’extension du réseau d’adduction dans cette commune, en quelques jours, nous avons pu réaliser les travaux ». David Babalola, directeur général de la Société nationale des eaux du Bénin (SONEB) ne cache pas sa satisfaction de voir le nombre d’abonnés de la compagnie nationale des eaux s’agrandir dans la commune de Sèmè-Podji. Djrérègbé, Djeffa, Zongo, Agongo, Allobatin, Djeffa-Agué sont les localités ayant bénéficié du projet d’extension de la SONEB. Au total, 14 kilomètres de canalisation ont été construits pour impacter environ 8400 personnes.
Le programme de branchement à coût réduit est d’actualité à Sèmè-Kpodji. En moins de deux semaines, environ 300 demandes ont été enregistrées, dont 75 déjà payés et 38 branchements déjà réalisés»,indique David Babalola. Pour améliorer la qualité de l’eau dans Sèmè-Podji, environ 300 millions de francs CFA ont été investis par la société, à travers le raccordement de la commune à partir de la source d’eau de Ouando, dans la ville de Porto-Novo. « Aujourd’hui, la consommation de la localité est passée de 500 000 litres par jour à plus d’1,2 million litres par jour », se réjouit-il. Le directeur général de la SONEB annonce également que Sèmè-Podji devra bénéficier de la troisième phase du Projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable dans la ville de Cotonou et ses environs.
Le montant global de ce projet est de 24 milliards de francs CFA. Il évoque aussi le programme d’assainissement des eaux usées financé par la Banque mondiale dont Sèmè-Podji devra bénéficier.
« Nous sommes ici dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et au cœur de ce combat figure notre détermination à réaliser l’accès universel à l’eau. Lorsqu’il s’agit d’eau, d’électricité, de route, d’école, de centre de santé, vous me rencontrerez là », adresse le président de la République aux populations. Boni Yayi a affirmé sa détermination à assurer au Bénin un meilleur bilan en matière d’Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). « Nous avons déjà pris des mesures sociales pour organiser un accès universel à l’eau dans de meilleures conditions, avec la promotion des branchements à coût réduit. Nous allons continuer à étendre le réseau pour combler le déficit», conclut le chef de l’Etat

Les responsables de quatre grandes organisations de jeunes ont échangé avec les médias, samedi 21 février dernier à Cotonou. Cette rencontre fait suite à une série d’actions au cours desquelles ces organisations et bien d’autres ont martelé la nécessité et l’urgence pour les acteurs politiques du Bénin de comprendre que l’heure de la « rupture » et de la relève a sonné.
Adolescents des années 90, nombre de Béninois sont devenus aujourd’hui, 25 ans après la Conférence des Forces vives de la nation, des jeunes capables et motivés, moulés dans les laboratoires politiques et à même de prendre la relève pour redéfinir l’avenir du pays et retracer un modèle de développement politique qui tienne compte aussi bien de leurs besoins, de leurs aspirations et des réalités du moment. Mais la passation intergénérationnelle de témoin tarde à se faire sinon que, ceux qui ont pour mission de remettre le flambeau à la jeunesse, s’accrochent encore au pouvoir. Une situation qui intrigue nombre de jeunes béninois et qui fait depuis peu, l’objet d’un appel à l’endroit des acteurs politiques.
«Le temps est venu pour les nouvelles générations de capitaliser vos succès et vos échecs pour bâtir un Bénin nouveau », indique, entre autres, l’appel dont copie a été remise, il y a quelques jours, aux partis politiques sur l’esplanade de l’Assemblée nationale. Même si les desiderata exprimés à travers cet appel ne se concrétisent pas encore force est de constater que des lignes ont bougé et face à cela, les initiateurs de ce combat ont pris la résolution de faire partager davantage leurs visions.
Face aux hommes des médias, samedi dernier, ils ont une fois encore, par la voix d’Edmond Ayindé, président du Réseau pour l’éveil patriotique (REP) rappelé que «la soif de la rupture existe et est gérée dans le silence et dans les cœurs». Mais cette rupture, ils la veulent «intelligente » pour le rajeunissement du personnel politique national.
«Nous tenons à clarifier le sens de ce plaidoyer qui est juste une invite à croire en la jeunesse et à lui confier des responsabilités», nuance Edmond Ayindé. Il rappelle au nom de ses pairs qu’il se trouve de nombreux jeunes qui ont fait l’option des mouvements politiques simplement parce que le cadre des formations politiques ne se prête pas toujours à leur éclosion. Malgré cet état de chose, ces organisations sont loin de donner dans le découragement. Bien au contraire, elles comptent porter assez haut et loin le message du rajeunissement de la politique nationale et déjà, pour le compte des élections à venir, notamment les législatives, les ambitions sont clairement définies.
En plus des 75% au moins de jeunes femmes et hommes proposés aux partis politiques comme taux de positionnement sur les listes électorales, ceux-ci disent également « Non ! A une Assemblée nationale dont la moyenne d’âge est supérieure à 54 ans» et proposent un Parlement dont la moyenne d’âge est comprise entre 42 et 52 ans.
Noble ambition sans doute, que se sont fixés ces responsables d’organisations de jeunes, mais qui est loin d’être un combat personnel selon Cephise Béo Aguiar de l’Observatoire des jeunes pour un Bénin nouveau (OJBN).
Pour preuve, illustre-t-il, aucun des conférenciers du samedi dernier n’est candidat sur une quelconque liste. Il s’agit donc tout simplement de faire comprendre aux acteurs politiques actuels qu’ils sont très peu regardants sur la relève, précise de son côté Rathier Agassounon de Forces citoyennes pour la défense de la patrie (FOCIDEP).
Et comme il fallait s’y attendre, beaucoup de questions sur les réelles motivations de ce combat ont été posées à ces jeunes avant-gardistes dont le discours, quoique conciliant, ne manque pas de mise en garde. Ceux-ci ayant clairement exprimé leur ambition de mener une campagne dans les contrées du pays contre les listes de candidatures qui ne feraient pas la part belle aux jeunes.